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  • Chine : Nokia pourrait être bientôt de retour sur le marché de la digital health

    Nokia envisage de réinvestir le marché de l’électronique grand public en Chine. La société finlandaise a annoncé début juillet 2017 qu’elle cherchait des opportunités d’investissement et les bons partenaires pour se développer dans les secteurs de la santé numérique et de la réalité virtuelle au sein de la deuxième plus grande économie du monde.

    Health tech : Nokia cherche des opportunités pour réussir son retour sur le marché chinois

    Jimmy Zhong, directeur général de Nokia Technologies (Pékin), a déclaré au journal local South China Morning Post que le groupe préparait activement une implantation sur le marché chinois, où Nokia est une marque très populaire.

    L’ancien leader de la téléphonie mobile envisage de localiser la production de ses derniers produits numériques.

    « Nous recherchons des opportunités pour réussir un retour sur le marché. (…) Nous ne sommes pas là pour simplement importer des produits Nokia », a précisé M. Zhong.

    Nokia a besoin du soutien du gouvernement et de partenaires locaux

    Le projet concerne Nokia Technologies, une unité de l’entreprise Nokia Oyj spécialisée dans les TIC, qui développe des produits pour des applications dans des domaines tels que l’imagerie, la détection et la connexion sans fil.

    La société a mis en place ses opérations chinoises à Pékin en 2016 afin de montrer aux consommateurs locaux que Nokia allait très prochainement revenir sur le marché.

    Le soutien du gouvernement et la mise en place de partenariats avec des entreprises locales aideront le groupe à prendre des décisions éclairées pour des investissements potentiels en Chine, a indiqué Jimmy Zhong, sans délivrer davantage de détails.

    Lancement d’un portefeuille de produits de santé numérique

    L’un des domaines sur lesquels se concentre l’entreprise est celui de la health tech.

    Fin juin, Nokia Technologies a lancé un portefeuille de produits de santé numériques sur le marché chinois, dont des balances connectées wifi, un moniteur de pression sanguine et l’application Nokia Health Mate, qui permet aux utilisateurs d’obtenir des informations relatives à leur bien-être.

    Une montre connectée bientôt disponible

    Par ailleurs, la montre connectée Steel HR conçue par l’entreprise finlandaise, qui suit l’activité physique et surveille le rythme cardiaque de ses utilisateurs, sera disponible sur le marché chinois à l’automne, au prix de 1 900 yuans (241 € ; 281US$).

    Nokia devrait élargir sa gamme de produits afin de cibler davantage de clients, a précisé Julien de Preaumont, directeur du marketing pour la division « santé numérique » de Nokia Technologies en Asie.

    Les experts estiment que la marque Nokia a encore le potentiel de séduire les consommateurs chinois mais qu’elle sera confrontée à une forte concurrence puisque, actuellement, quasiment tous les acteurs internationaux et locaux du secteur cherchent activement à investir le marché de la nation la plus peuplée du monde.

  • Australia: A secure, national e-mail for caregivers

    The Australian Digital Health Agency (DHA) announced in July 2017 that it would like to implement a secure electronic messaging between healthcare providers at the national level.

    The system would provide a secure flow of health data between healthcare providers, regardless of the software they use, the organization they work for and with whom they communicate.

    3 consortia with private companies

    For this new project, the DHA is working with clinical information systems vendors. The organization called for tenders in February. Finally, it concluded an agreement to lead a consortium with:

    • the local company HealthLink to send secure messages between General Practitioners and specialists;
    • with the Australian group Telstra to send discharge summaries to general practitioners and other healthcare providers.

    A third consortia is expected to be announced shortly.

    Healthcare professionals are testing the new messaging

    Currently, various healthcare providers across different locations of the country are engaged in trials. The success of the messaging integration between different clinical information systems from different vendors will be evaluated based on approval from the healthcare providers.

    An interoperability solution

    « The number one issue to be resolved in health care communications is the ability for healthcare providers to electronically communicate with each other directly, seamlessly and securely, » said Dr Nathan Pinskier, Chair of the The Royal Australian College of General Practitioners (RACGP) Expert Committee on eHealth and Practice Systems. « The interoperability solution is within our grasp and I thank the Australian Digital Health Agency and its CEO, Tim Kelsey, for listening to the sector and making this a high priority item. »

    An investment of AU$374.2 million over two years

    The Australian government will invest AU$374.2 million (US$297.9 M; €255.7 M) over a two-year period starting in 2017-18 onwards for the nationwide rollout of an opt-out model of My Health Record, the current national digital health record. It ensures that every Australian is a part of it, unless they prefer not to.

  • Australie : une messagerie électronique sécurisée et nationale pour le professionnels de santé

    L’Agence de la santé numérique australienne (the Australian Digital Health Agency, DHA) a annoncé en juillet 2017 qu’elle souhaitait mettre en place à l’échelle nationale une messagerie électronique sécurisée pour les fournisseurs de soins.

    Le système permettrait de proposer un flux sécurisé de données sur la santé entre les fournisseurs de soins, quel que soit le logiciel qu’ils utilisent, l’organisation pour laquelle ils travaillent et avec qui ils communiquent.

    3 consortiums avec des sociétés privées

    Pour ce nouveau projet, la DHA collabore avec les fournisseurs de systèmes d’information clinique. Elle avait lancé un appel d’offre en février. Finalement, elle a conclu un accord pour mener un consortium avec :

    • la société locale HealthLink afin de mettre en place un dispositif permettant d’envoyer des messages sécurisés entre les médecins généralistes et les spécialistes ;
    • le groupe de télécommunication australien Telstra dans l’optique de déployer un système pour envoyer des comptes rendus médicaux aux médecins généralistes et à d’autres fournisseurs de soins.

    Un troisième consortium devrait être prochainement annoncé.

    Les professionnels de la santé sont en train de tester la messagerie

    Des essais sont en cours avec divers fournisseurs de soins situés dans différentes régions du pays. Le succès de la technologie sera évaluée sur la base de l’approbation des professionnels de la santé participant au test.

    Une solution d’interopérabilité

    « Le problème numéro un à résoudre dans les communications en matière de santé est la capacité des prestataires de soins à communiquer électroniquement de manière directe, transparente et sécurisée, a déclaré le Dr. Nathan Pinskier, président du comité d’experts du Royal Australian College of General Practitioners (RACGP) sur les systèmes de santé numérique et des pratiques de la santé. Une solution d’interopérabilité est à notre portée et je remercie l’Agence australienne de la santé numérique et son P.-D.G., Tim Kelsey, d’avoir écouté les acteurs du secteur et d’avoir fait de ce sujet un élément prioritaire. »

    Un investissement de 374,2 millions de dollars australiens sur deux ans

    Le gouvernement australien va débourser 374,2 millions de dollars australiens (255,7 M € ; 297,9 M US$) sur une période de deux ans débutant à partir de 2017-18, pour le déploiement à l’échelle nationale d’un modèle remplaçant My Health Record, le dossier de santé numérique national actuel. Il garantit que tous les Australiens seront inclus dans ce projet, à l’exception de ceux qui ne souhaitent pas en faire partie.

  • Israël est-elle en passe de devenir la « ehealth nation » ?

    Levées de fonds, partenariats transnationaux, multiplication des investissements tels sont les moteurs de la progression d’Israël dans le secteur de la e-santé.

    Le partenariat récent entre l’Inde et Israël, comme la mise en place de Startup India Hub Innovation Challenge, pour soutenir le déploiement des innovations en e-santé constitue une illustration du positionnement d’Israël dans le domaine des start-ups et des innovations en santé.

    Un vivier de start-ups en e-santé

    Depuis plusieurs années Israël a axé sa communication à destination des investisseurs et des entrepreneurs en se définissant comme étant une, si ce n’est la « startup nation » s’illustrant par la profération de start-ups sur le territoire.

    385 entreprises sont spécialisées en e-santé en Israël, faisant de ce pays l’un des acteurs majeurs dans ce domaine au niveau mondial avec les États-Unis. Pour rappel, le rapport Startup Nation Central évaluait à 175 M€ la somme des investissements en Israël à destination du secteur de la santé numérique. 

    L’évènement MEDinISRAEL qui a eu lieu en mars 2017 a regroupé quant à lui, plus de 500 exportateurs israéliens de matériels médical et de bien-être augmentant ainsi la visibilité de l’expertise israélienne dans la santé numérique.

    Il est en effet possible pour les start-ups de bénéficier d’une grande visibilité pour leurs innovations ou leur recherche de fonds comme l’a démontrée l’exemple de la start-up sweetch qui vient de lever 3,5 M$ pour développer sa technologie visant à identifier les individus qui risquent de développer le diabète ou d’autres maladies chroniques (une plateforme de prédiction clinique et un moteur d’analyse comportementale).

    Une politique économique favorable à l’innovation en santé

    Israël dispose d’un écosystème mature renforcé par une volonté gouvernementale de favoriser et d’encourager l’innovation notamment en e-santé comme le montrent plusieurs initiatives récentes :

    dans le cadre du partenariat avec l’Inde :

    • la mise en place d’un fond d’investissement commun dédié à l’innovation d’un montant de 40M$ (35 M€) ;
    • le lancement du Startup India Hub Innovation Challenge pour les start-ups en early-stage dans les domaines de l’agriculture, de l’eau et de la santé, dans le cadre duquel les candidatures pourront être soumises à partir du 10 septembre 2017 ;
    • lancement d’une base de données publique, CliniTrial, donnant accès aux essais cliniques conduits dans 41 spécialités médicales dans les hôpitaux du pays.
  • Point de vue : le machine learning provoquera des effets indésirables (Jama)

    En médecine, la révolution du machine learning risque fort d’avoir des effets indésirables. Trois chercheurs italiens ont publié un point de vue* le 20 juillet 2017 dans le Jama dans lequel ils égrainent les risques potentiels : la diminution des compétences, l’incertitude intrinsèque de la médecine qui est gommée et la non prise en compte des informations qualitatives au profit du quantitatif.

    L’efficacité clinique du machine learning à l’épreuve

    Rendre les pronostics plus fiables, médecins et patients en rêvent. C’est la promesse que nous fait le machine learning. Et tout particulièrement dans certaines disciplines que sont la cancérologie et la radiologie. Des algorithmes d’apprentissage automatique sont élaborés puis testés.

    « Cependant, on manque cruellement d’études comparatives sur l’efficacité des systèmes d’aide à la décision basés sur du machine learning, et tout particulièrement des études mesurant l’impact sur la santé des personnes, regrettent Gian Granco Gensini, Raffaelle Rasoini, médecins et Federico Cabitza, expert en informatique. Or, ajoutent les trois auteurs du « Point de vue » dans le Jama », « l’introduction de nouvelles technologies en médecine n’a pas toujours été simple, ni sans effets indésirables. »

    Des compétences humaines en baisse

    La principale conséquence de l’arrivée du machine learning pourrait être une confiance excessive dans les capacités d’automatisation. Soulagés par des systèmes d’aide à la décision, les médecins pourraient perdre des compétences. Ce qui pourrait avoir des conséquences redoutables en cas de déficience des machines. Les chercheurs italiens citent notamment en exemple une étude menée auprès de 50 radiologues mis en compétition avec des ordinateurs pour analyser des mammographies. Leur diagnostic se révélait alors 14% moins fiable que quand les radiologues n’étaient pas assistés par une machine.

    Les données qualitatives négligées

    L’autre effet pervers du machine learning pourrait venir de la construction des algorithmes eux-mêmes. Ils se nourrissent essentiellement de données quantitatives et négligent les aspects qualitatifs recueillis en consultation et dont le médecin se nourrit pour établir un diagnostic. L’évaluation holistique des patients, la prise en compte des données psychologiques ou encore sociales risque fort d’être mise à mal. « Or, ces données sont fondamentales pour l’individualisation des soins, » insistent les chercheurs italiens.

    Peu de place pour le doute

    L’autre danger que représente le machine learning, c’est qu’il oublierait que la médecine avance de manière empirique et qu’une même situation médicale peut être interprétée différemment selon les praticiens. Pour Gian Granco Gensini, Raffaelle Rasoini et Federico Cabitza, cette variabilité ne serait pas due à des lacunes humaines mais à l’ambiguité même des situations. Traduire cette forme d’incertitude intrinsèque à la pratique médicale dans les algorithmes leur semble donc une nécessité. D’autant que l’exactitude et l’exhaustivité des données est loin d’être la règle.

    Prudence avec les algorithmes

    Les auteurs appellent donc à une forme de prudence. Le machine learning va très probablement avoir un impact positif sur les soins mais il aura aussi « des conséquences inattendues », prédisent-ils.

    La qualité des systèmes d’aide à la décision basés sur le machine learning ne devra donc pas être évaluée seulement sur ses aspects métriques. Ces systèmes devront apporter la preuve qu’ils améliorent cliniquement les situations par rapport à une prise en charge traditionnelle. Et comme tout service aujourd’hui, la satisfaction des « clients » – médecins et patients- devra être au rendez-vous.

  • Data : BigData@Heart, mieux traiter les maladies cardiaques grâce à la plateforme translationnelle

    Le consortium BigData@Heart vise le développement d’une plateforme de recherche translationnelle regroupant des données avec comme objectif final l’amélioration de l’état de santé du patient et la réduction de la charge liée aux maladies cardiovasculaires qui pèse sur la société européenne.

    La feuille de route des chercheurs consiste à identifier les phénotypes cliniquement valables des maladies visées, fournir des éléments de compréhension s’appuyant sur une expérience réelle et proposer les bonnes pratiques à suivre lors du développement de médicament et de la médecine personnalisée, grâce à l’analyse avancée des données.

    Les pathologies visées sont:
    • l’insuffisance cardiaque
    • la fibrillation auriculaire et
    • le trouble du rythme cardiaque le plus commun, le syndrome coronaire aigu.

    19 millions d’euros sont dédiés au projet d’une durée de 5 ans, apportés pour la moitié par la Commission européenne et pour l’autre moitié par les acteurs de l’industrie pharmaceutique.

    Moyens et outils

    Dans le cadre du projet, seront examinés les données issues d’essais cliniques classiques, les dossiers électroniques hospitaliers, les registres d’amélioration qualitative, l’imagerie clinique de plus de 75 000 patient à travers l’Europe.

    Les conclusions émises dans le cadre du projet s’appuieront également sur les données issues de:

    • plus de 5 millions de patients suivi pour une maladie cardiaque
    • plus de 16 millions de volontaires sains
    • 500 000 cas de suivi.

    Les objectifs du projet

    La gestion des maladies cardiovasculaire en Europe pèse pour 210 milliards d’euros par an, avec 111 milliards dédiés aux soins, 54 milliards d’euros dûs à la perte de productivité et 45 milliards d’euros absorbés par d’autres types de soins.

    Les entraves actuelles à une gestion efficace des pathologies cardiaques sont l’étiologie complexe des maladies et l’impossibilité de faire des prévisions homogènes de l’évolution de la maladie.

    Pour les dépasser, les objectifs que se fixe le consortium sont les suivants:

    • établir de nouvelles définitions des maladies et des résultats universels, quantifiables et pertinents pour les patients, cliniciens, les industriels et les législateurs
    • développer des plateformes informatiques qui permettent de mettre en lien, visualiser et harmoniser les sources de données de types différents et présentant des degrés de complétude et structure variables
    • mettre en place des techniques émanant de la science des données et débouchant sur de nouvelles caractérisations des maladies, l’identification de nouveaux phénotypes et l’élaboration de de modèles prédictifs personnalisés
    • définir un cadre permettant le flux de données (big data) international dans le respect des contraintes éthiques, légales et sécuritaires dans ce domaine.

    Les chercheurs missionnés espèrent grâce à ces outils pouvoir fournir une meilleure compréhension des maladies du cœur, développer de nouvelles thérapies, arriver à un développement et une utilisation plus efficaces des médicaments et des dispositifs utilisés et asseoir les fondations scientifiques pour une avancée en traitements personnalisés et en gestion des maladies en question.

    Le consortium

    Le consortium est composé de 19 partenaires comprenant des représentants d’associations médicales et d’associations de patients, d’universitaires et du monde de la recherche, d’industriels de petites et moyennes entreprises et de l’industrie pharmaceutique avec notamment quelques laboratoires français dans cette dernière catégorie:

    • University Medical Center Utrecht
    • Charité -Universitätsmedizin Berlin
    • European Society of Cardiology
    • European Heart Network
    • University College London
    • University of Cambridge
    • International Consortium for Health Outcomes Measurement
    • Fundación para la investigación del Hospital Clinico de la Comunidad Valenciana
    • Karolinska Institutet
    • Universitätsklinikum Hamburg-Eppendorf
    • MLC Foundation
    • University of Birmingham
    • Uppsala Clinical Research Center
    • Uppsala University
    • Bayer
    • Novartis
    • Servier
    • SomaLogic
    • Vifor Pharma
    • The Hyve.
  • Neuroscience : Neurovalens lance un casque stimulant le cerveau pour lutter contre le surpoids

    La start-up Neurovalens spécialisée dans les neurosciences annonce le 19 juillet 2017 la commercialisation de son innovation Modius le 8 août 2017.

    Cette healtech a développé Modius, un casque comportant des capteurs afin d’augmenter le métabolisme et lutter contre le surpoids.

    L’article est disponible en précommande au prix de 199 $ (171 €). La commercialisation officielle aura lieu à partir du 8 août 2017 et s’adresse directement aux patients en visant pour l’heure le marché américain. 

    Modius est un casque composé de capteurs afin de réguler le métabolisme notamment dans les cas de personnes souffrant de surpoids. Concrètement, les capteurs stimulent l’hypothalamus où se situent les zones relatives à la faim et au métabolisme.

    Le casque s’utilise par des séances de 45 minutes sur plusieurs semaines. L’objectif de ce casque est de stimuler les zones citées plus haut pour augmenter le métabolisme et diminuer la faim afin de favoriser la perte de poids.

    Modius a été présenté à la société des neurosciences de San Diego le 30 juin 2017, à la suite de son autorisation de mise sur le marché par la FDA en mai 2017 en tant que « dispositif de bien-être » (wellness device). 

    Par ailleurs, Neurovalens a également annoncé le 19 juillet 2017 une levée de fonds à hauteur d’1,1 M£ (1,2 M€) auprès de business angels notamment Angel Co fund.

    Cette levée de fonds intervient peu de temps après le lancement de l’innovation de Neurovalens, Modius, un casque connecté servant à augmenter le métabolisme pour favoriser la perte de poids.

    Les fonds récoltés serviront à renforcer la croissance de l’entreprise en parallèle à la commercialisation de Modius qui aura lieu le 8 août 2017.

  • HIPAA

    Health Insurance Portability and Accountability Act : lois sur la portabilité de l’assurance santé et la responsabilité, 1998null

  • Smart Behavior

    Comportement intelligent incité par des campagnes de prévention notamment ou des mesures de l’état de santénull

  • Télémédecine : Dialogue Technologies développe ses téléconsultations en entreprise (Canada)

    21 employés à temps plein, un réseau d’une quarantaine de professionnels de santé et une trentaine d’entreprises clientes dans quatre province canadienne, telle est la trajectoire de la start-up créée en octobre 2016 – Dialogue Technologies.

    Les téléconsultations qui peuvent aussi se faire en visioconférence sont à destination des salariés d’entreprises qui souscrivent à ce service et proposent les téléconsultations comme avantage social. Certaines parmi elles ont été impliquées dans la conception de la plateforme mettant en lien employés et professionnels de santé.

    L’argumentaire de la start-up, qui se positionne en tant facilitateur d’accès des salariés aux professionnels de santé, repose sur le gain temps pour les salariés et la réduction de l’absentéisme au travail.

    Service de téléconsultation classique

    Face à un imprévu ou une question liée à la santé, les salariés d’entreprises clientes de Dialogue peuvent contacter la plateforme de cette dernière où leur appel sera pris en charge par une infirmière, chargée de faire le triage. L’appelant peut être dirigé vers un médecin généraliste ou directement vers un spécialiste en dermatologie, pédiatrie, psychiatrie, psychologie, etc.

    Une consultation par chat ou vidéoconférence est alors déclenchée, service accessible depuis un mobile ou un ordinateur. Elle peut donner lieu à l’émission d’une prescription que le praticien transmet directement à la pharmacie choisie pour une livraison dans les 24 heures suivantes au domicile ou au travail du salarié.

    Un suivi du patient est assurée tout au long du parcours de soin, jusqu’à la résolution de son problème et son dossier est alimenté avec toutes les données générées, accessible en toute sécurité et en continu au patient. La start-up souligne l’importance de la confidentialité des échanges de nature médicale dont ni les employés de Dialogue n’ont connaissance, ni l’employeur. Quant aux données, l’entreprise assure recourir aux moyens techniques les plus avancés sur le marché.

    Modèle économique

    La start-up affiche à ce jour une trentaine d’entreprises clients dont une vingtaine compte 5 000 employés. Ces dernière ont par ailleurs fourni un soutien financier au développement de la plateforme.

    Les soins paramédicaux associés sont remboursés par l’assureur du régime collectif, alors que les soins infirmiers et médicaux sont financés directement par l’employeur.

    Le coût du service est fonction de la taille de l’entreprise, mais démarre à environ une vingtaine de dollars canadiens par mois et par employé.

    Prévisions de développement

    Dialogues Technologies est en négociation avec des assureurs et des courtiers pour augmenter ses parts de marchés et elle vient d’annoncer le 22 juin 2017 un partenariat avec League, une plateforme de mise en relation entre les fournisseurs de services de santé et l’industrie canadienne.

    Dialogue Technologies est déjà présente au Québec, en Ontario, en Nouvelle-Écosse et en Colombie-Britannique. L’objectif est de s’implanter d’ici la fin de l’été en Alberta et d’ici la fin de 2017 dans le reste du Canada.

    Pour certaines entreprises, ce service constitue un avantage social proposé aux employés qui peut faire la différence au moment de la signature d’un contrat dans un environnement très concurrentiel.