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  • Près de 70 % des dirigeants de santé aux US misent sur le numérique et l’IA pour rester compétitifs d’ici 2026 (Deloitte)

    L’impact des incertitudes réglementaires en 2026

    Selon le rapport 2026 U.S. Healthcare Outlook publié par Deloitte, 67 % des dirigeants de systèmes de santé et d’assureurs aux États-Unis estiment que leur organisation surpassera ses concurrentes en 2026. Toutefois, 43 % d’entre eux déclarent une perception qualifiée de « neutre » ou « incertaine » de l’avenir du secteur, contre 28 % en 2024. Ce recul de confiance est principalement lié à des incertitudes politiques et réglementaires : fin des subventions de l’Affordable Care Act, flou autour des assouplissements du télésoin via Medicare. Pour Alicia Janisch, vice-présidente et responsable du secteur santé chez Deloitte, les stratégies classiques ne suffiront pas à affronter les pressions financières et réglementaires croissantes, l’étude montre une inquiétude face aux mutations politiques, aux enjeux d’accessibilité et à un moment de transformation pour les modèles de soins et la santé numérique.

    60 % des dirigeants santé américains prévoient d’investir dans le numérique

    L’étude — menée auprès de 120 dirigeants d’organisations de santé — montre que les investissements se concentrent fortement sur les services numériques. En réponse à la demande des usagers, 60 % des répondants prévoient d’investir dans des services de santé numériques, notamment dans une optique de prévention. Côté usagers, l’adoption est déjà forte : plus de 90 % des patients ayant eu recours à une téléconsultation se disent prêts à renouveler l’expérience. Par ailleurs, 47 % des consommateurs utilisent des dispositifs de suivi de la forme ou de la santé, et 37 % des objets de suivi pour des pathologies.

    IA en santé : seuls 33 % des établissements américains ont franchi le cap du déploiement à l’échelle

    Plus de 80 % des dirigeants interrogés considèrent que l’intelligence artificielle générative et agentique pourrait apporter une valeur modérée à “significative” dans les fonctions cliniques, opérationnelles et administratives. Cependant, seuls 33 % des établissements utilisent l’IA à l’échelle de leur organisation. La majorité (49 %) est encore en phase d’expérimentation, et 18 % n’ont pas encore amorcé d’adoption. Le rapport souligne que l’impact réel de l’IA repose sur son déploiement global, au-delà des silos organisationnels, afin de réduire la charge administrative, améliorer les prises de décision et renforcer l’expérience des patients et des professionnels.

    Ouverture aux partenariats intersectoriels

    Enfin, 80 % des dirigeants considèrent les partenariats hors secteur santé comme une priorité stratégique. Les collaborations avec des acteurs du retail, de la tech ou de la grande distribution visent notamment à répondre aux déterminants sociaux de santé. Les coopérations avec des organisations communautaires sont envisagées pour agir sur les besoins économiques et sociaux, tandis que les alliances avec les enseignes alimentaires visent à mieux prendre en compte les besoins nutritionnels. Pour Alicia Janisch, il est nécessaire de « penser les innovations en dehors du périmètre classique de la santé ».

  • IA en santé : les usages augmentent, les cadres peinent à suivre

    L’IA en santé reste opaque pour les usagers (4 patients sur 10 savent pas que les médecins l’utilisent)

    Le baromètre Data & IA en santé, réalisé par Toluna pour l’Acsel, révèle une adoption massive de l’intelligence artificielle (IA) par les professionnels de santé : 90 % déclarent l’utiliser dans leur pratique quotidienne. Les cas d’usage sont variés, allant de l’aide au diagnostic à la planification des soins, en passant par la formation ou l’analyse épidémiologique. Pourtant, cette réalité technologique reste largement méconnue du grand public. Quatre Français sur dix ne savent pas si leur praticien utilise l’IA, et 20 % pensent que ce n’est pas le cas. Seul un professionnel sur deux informe ses patients de cet usage, alors que 84 % des citoyens aimeraient en être avertis.

    Des usages qui précèdent les cadres

    Le phénomène de « Shadow IA » est souligné dans l’étude : l’utilisation des outils devance l’encadrement institutionnel. Les cadres de gouvernance, les standards de formation et les dispositifs d’information sont encore en construction. La confiance reste nuancée : l’IA est perçue comme une opportunité, mais la supervision humaine et la protection des données sont attendues comme des garanties minimales. 91 % des soignants demandent un cadre d’usage clair et contrôlé. La confidentialité, les biais et la responsabilité en cas d’erreur figurent parmi les principales préoccupations exprimées lors de l’événement de restitution organisé le 11 décembre à Paris.

    Structurer la formation et l’accès aux données

    Le baromètre pointe également le besoin d’une formation neutre, universitaire et transversale. L’objectif est de donner les bases pour une utilisation responsable. Plusieurs intervenants ont évoqué l’idée d’un « permis de conduire de l’IA » en santé. Autre point critique : l’accès aux données de santé, jugé encore trop lent et trop complexe pour permettre un développement fluide de l’innovation. Les enjeux d’interopérabilité et de qualité des données, notamment pour les usages en prévention et en gestion des maladies chroniques, sont considérés comme prioritaires.

    Vers une nouvelle gouvernance numérique en santé

    L’étude met en lumière un virage déjà amorcé : l’IA s’inscrit dans une logique de parcours de soins, au service de l’identification précoce des risques, de la personnalisation de la prévention, et de la réduction de l’errance thérapeutique. Les messages clés convergent vers trois impératifs : des données accessibles et fiables, une formation structurée, et un climat de confiance encadré par des principes opérationnels.

  • Vivalto Santé digitalise plus de la moitié des préadmissions avec son application « Espace Patient »

    Vivalto Santé, groupe hospitalier privé, poursuit la transformation numérique de son organisation avec le déploiement de l’« Espace Patient ». Accessible sur mobile et en ligne, cette application facilite le parcours des patients en centralisant les démarches liées à leur séjour hospitalier, et en allégeant la charge des équipes soignantes et administratives. Co-construite avec les professionnels de terrain, l’application répond à un triple objectif : organiser les soins, améliorer l’expérience patient et renforcer l’efficacité opérationnelle.

    Depuis janvier 2023, elle est progressivement déployée au sein du Groupe, avec une dynamique de livraison toutes les trois semaines. Vingt établissements sont déjà équipés.

    Des fonctionnalités pensées pour les patients

    L’« Espace Patient » propose plusieurs services pour simplifier la préparation des séjours hospitaliers. Il permet notamment de :

    • Réaliser la préadmission en ligne et formuler des souhaits en matière de prestations hôtelières ;
    • Saisir ses informations de couverture sociale ;
    • Identifier un praticien ou un établissement du Groupe via un moteur de recherche ;
    • Recevoir des notifications pratiques par SMS, e‑mail ou push (convocation, rappels, etc.).

    Un accompagnement téléphonique est également prévu pour les patients moins familiers avec le numérique, afin de garantir l’inclusivité du dispositif. Vivalto Santé est éditeur de sa propre solution. L’application repose sur une architecture développée et pilotée en interne. Les données sont hébergées dans un environnement certifié HDS (Hébergeur de Données de Santé). Cette centralisation rend possible la continuité du dossier patient, quel que soit l’établissement fréquenté.

    Un back-office conçu pour les équipes de terrain

    Côté établissements, un logiciel de back-office accompagne la personnalisation de l’application (livrets d’accueil, prestations hôtelières, etc.). Il permet de suivre les préadmissions, de gérer les échanges avec les mutuelles et d’intégrer automatiquement les informations dans le système d’information hospitalier du Groupe. La fluidité des démarches contribue à la réduction des tâches répétitives.

    Vivalto Santé franchit le cap des 55 % de digitalisation

    Dans les établissements équipés depuis plus de six mois, le taux de préadmissions entièrement digitalisées dépasse 55 %. Les retours patients sont également positifs, avec des notes moyennes de 4,5 sur l’App Store et de 4,4 sur Google Play. Le déploiement régional est en cours : les Hauts-de-France et l’Île-de-France sont entièrement couverts, la Bretagne approche la fin du processus et la Normandie devrait être intégrée d’ici fin 2025.

    Les développements à venir portent sur l’accessibilité numérique, les questionnaires ambulatoires pré- et post-opératoires, ainsi que l’amélioration continue de l’ergonomie et de la maintenance applicative. À terme, le Groupe ambitionne de faire de cette application un standard d’hospitalité numérique en santé.

  • Protection sociale : en 2024, les prestations progressent plus vite que le PIB et l’inflation

    Protection sociale : 932,5 milliards d’euros dépensés en France en 2024, en hausse de 4,8 %

    En 2024, les dépenses de prestations sociales connaissent une accélération importante à l’échelle européenne. En France, elles augmentent de 4,8 % en euros courants, atteignant 932,5 milliards d’euros, contre +4,1 % en 2023 et +1,5 % en 2022. Dans l’Union européenne à 27, la hausse s’élève à 6,9 %, après +6,5 % en 2023. Ces croissances dépassent nettement l’inflation, établie à 2,3 % en France et à 2,6 % dans l’UE. Pour la première fois depuis le pic de 2020 lié à la crise sanitaire, les prestations sociales augmentent plus rapidement que le produit intérieur brut. En France, leur part dans le PIB progresse de 0,4 point pour atteindre 31,9 %, contre 27,3 % en moyenne dans l’UE-27, en hausse de 0,6 point. Les données préliminaires indiquent que la Finlande se positionne en tête des pays européens en part de dépenses de protection sociale.

    La retraite et la santé concentrent 80 % des dépenses

    Les risques vieillesse-survie et santé expliquent l’essentiel de cette hausse. Le vieillissement démographique généralisé en Europe contribue à l’augmentation des pensions de retraite, malgré les réformes engagées. En France, l’évolution des dépenses de santé est également marquée par la revalorisation des honoraires médicaux et la progression des coûts liés aux traitements innovants. Tous les postes de dépenses sociales augmentent, à l’exception du risque pauvreté-exclusion sociale. La diminution de ces dépenses en 2024 résulte de la suppression de dispositifs exceptionnels instaurés en réponse à la crise inflationniste, comme le chèque énergie exceptionnel. À l’inverse, les prestations liées à l’emploi, au logement ou à la famille poursuivent leur progression, portée par des mécanismes d’indexation différée.

    Un montant par habitant supérieur à la moyenne européenne

    13 650 € par habitant en France en 2024, en hausse de 2,2 %

    En moyenne, les prestations sociales atteignent 13 650 euros par habitant en France en 2024, soit une hausse de 2,2 % en euros constants. Les prestations vieillesse-survie en représentent 46 %, soit 6 250 euros. En parité de pouvoir d’achat, la France dépasse la moyenne de l’UE (12 200 euros), mais reste en deçà de pays comme l’Allemagne, le Danemark ou le Luxembourg, dont les dépenses par habitant peuvent atteindre 24 300 euros.

    Du côté des recettes, les ressources de la protection sociale progressent à un rythme plus modéré : +3,9 % en 2024, contre +4,7 % en 2023. Cette décélération est surtout portée par le ralentissement des contributions publiques (+1,5 % après +5,7 %), plus sensibles aux variations immédiates de l’inflation. En revanche, les cotisations sociales (+4,6 %) et les impôts et taxes affectés (+3,5 %) maintiennent une dynamique soutenue.

  • Une étude internationale montre qu’éliminer cinq facteurs de risque cardiovasculaires peut faire gagner jusqu’à 14 ans d’espérance de vie

    Une vaste étude mondiale pilotée depuis Toulouse

    Menée par le Pr Jean Ferrières, cardiologue au CHU de Toulouse, professeur à l’Université de Toulouse et chercheur à l’Inserm, une étude internationale vient de démontrer que les maladies cardiovasculaires pourraient devenir rares si les principaux facteurs de risque modifiables étaient éliminés. L’étude repose sur l’analyse de données issues de plus de 2 millions de personnes adultes, réparties dans 39 pays sur six continents et suivies pendant 30 ans. Au cours de ce suivi, plus de 1,2 million de cas de maladies cardiovasculaires ont été recensés (infarctus, AVC, angines de poitrine, revascularisations coronariennes), ainsi que plus de 2 millions de décès. L’objectif des chercheurs : mesurer précisément l’impact de cinq facteurs de risque modifiables – hypertension, tabagisme, cholestérol, diabète et surpoids – sur l’espérance de vie et la probabilité de survenue d’un événement cardiovasculaire.

    Résultat : jusqu’à 14 ans d’espérance de vie gagnée

    • Les résultats montrent des écarts nets selon la présence ou l’absence de ces facteurs de risque. À 50 ans :
    • Une femme sans aucun des cinq facteurs de risque peut espérer vivre 14,5 années de plus qu’une femme les cumulant tous ; chez les hommes, le gain est de 11,8 années.
    • La probabilité de développer une maladie cardiovasculaire est de 13 % chez les femmes et 21 % chez les hommes sans facteur de risque, contre respectivement 24 % et 38 % en cas de cumul des cinq.
    • La probabilité de décès avant 90 ans varie de 53 % à 88 % chez les femmes, et de 68 % à 94 % chez les hommes, selon la présence ou non de ces facteurs.

    Les chercheurs soulignent qu’agir sur un seul de ces facteurs permet déjà de gagner entre 4 et 6 ans d’espérance de vie, selon le facteur ciblé et le sexe.

    Une prévention à portée individuelle

    Ces résultats renforcent les messages de prévention primaire. Pour le Pr Jean Ferrières, « protéger son cœur est à la portée de tous : arrêter de fumer, surveiller sa tension, son cholestérol, son poids et son diabète ». Cette approche individuelle pourrait à terme faire reculer l’incidence des maladies cardiovasculaires dans le monde.

  • Mon espace santé : un kit de déploiement dédié pour le médico-social

    Deux boîtes complémentaires : professionnels et usagers

    L’Agence du Numérique en Santé met à disposition un kit de déploiement de Mon espace santé, conçu pour les établissements sociaux et médico-sociaux ainsi que leurs professionnels. Objectif : faciliter l’appropriation du service par les équipes et les personnes accompagnées, grâce à des ressources prêtes à l’emploi et réutilisables. Ce kit s’appuie sur une phase d’expérimentation conduite en 2024 dans des établissements pilotes et dans cinq régions volontaires. Il combine des documents issus du secteur sanitaire, des productions des établissements impliqués et de nouvelles ressources élaborées à partir des besoins exprimés pendant cette phase.

    Le kit se structure autour de deux volets :

    • La boîte “professionnels”, qui propose des outils pour organiser en interne le déploiement de MES, informer les équipes, et communiquer avec les partenaires.
    • La boîte “usagers”, qui contient des supports accessibles pour accompagner les personnes accompagnées et leurs aidants, y compris des contenus en Facile à Lire et à Comprendre (FALC).

    Ces ressources ont été conçues en co-construction avec le terrain, intégrant les retours d’expérience des établissements et des régions pilotes. Plusieurs canaux ont nourri le développement du kit :

    • Les enseignements de l’expérimentation de 2024, notamment le sondage “Expérimentation Mon espace santé, 6 mois après”.
    • Les retours des ambassadeurs Mon espace santé dans les cinq régions engagées.
    • Les tests conduits par huit structures médico-sociales.
    • Les contributions de cinq membres du Cercle des experts médico-sociaux.

  • Les outils d’ALOGIA pour les diagnostics territoriaux adoptés par la CDC

    La stratégie du groupe CDC pour la santé et le grand âge

    La Caisse des dépôts et consignations (CDC) a présenté récemment la stratégie du groupe pour accompagner le vieillissement de la population, financer les innovations en santé et développer des acteurs de taille critique dans ce secteur en croissance.

    Le plan de la CDC mobilise 25 Md€ sur 5 ans et s’articule autour de 4 axes majeurs :

    • Financement de l’offre de soins pour la santé et le grand âge ;
    • Soutien aux innovations pour la santé de demain et le bien vieillir ;
    • Structuration, avec le développement d’acteurs de taille critique du parcours de santé et du bien-vieillir ;
    • Solvabilisation de la perte d’autonomie (assurances).

    Plusieurs entités du groupe sont impliquées dans l’implémentation de cet axe stratégique en faveur de la santé et du grand âge. Historiquement la préservation de la santé et la prévention de la perte d’autonomie font partie des intérêts du groupe, soit en tant que prêteur ou assureur (Banque postale, banque des territoires, CNP assurances), investisseur (BPI France, Banque des territoires, CNP assurances) ou même opérateur avec les Ehpad du groupe Emeis, les logements de CDC Habitat ou encore les prestations à domicile de La Poste Santé & Autonomie.

    Le rôle d’ALOGIA dans la mise en œuvre du plan de la CDC

    La CDC s’appuie sur la solution RevealCare développée par ALOGIA pour orienter l’application de son plan stratégique sur tous les territoires. RevealCare est un logiciel d’aide à la décision dédié à l’exploitation de l’ensemble des données disponibles en open source ayant un lien utile avec le vieillissement. Les algorithmes de RevealCare permettent une exploitation de l’ensemble des données sur les individus, les structures sanitaires et médicosociales, les habitats, etc. La version dédiée à la Banque des territoires de cet outil est destinée à l’élaboration d’une stratégie territoriale de prise en compte du vieillissement. Un diagnostic territorial de la question du vieillissement peut être réalisé à toutes les échelles de collectivités, en se référant à plusieurs thématiques comme la démographie, la santé, l’habitat, le climat ou la sécurité.

    Les algorithmes de croisements de données thématiques de RevealCare permettent d’élaborer une vision précise sur des thèmes tels que :

    • La croissance de la population âgée et ses implications en termes de dépendance ;
    • Les déserts médicaux et les inégalités d’accès aux soins ;
    • Les besoins en logements adaptés pour les seniors ;
    • Le maillage médicosocial et les dispositifs existants.

    L’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) par RevealCare permet en plus d’élaborer des inférences relatives à l’évolution de situations locales.

    ALOGIA, partenaire des bailleurs sociaux avec RevealCare

    Selon l’Agence nationale de contrôle du logement social (Ancols), seulement 10% des logements sociaux sont adaptés à la perte d’autonomie, alors que 30% des locataires ont 60 ans ou plus. Un partenariat a été mis en place entre de nombreux bailleurs sociaux et ALOGIA. Par sa puissance d’analyse des données des locataires et du parc social et avec l’apport de l’IA, RevealCare fournit aux bailleurs sociaux un outil d’aide à la décision stratégique, pour répondre aux besoins du parc immobilier et de leurs locataires.

    RevealCare permet également, dans le respect du RGPD, d’identifier les locataires, présentant le plus de risque de perte d’autonomie. ALOGIA propose ensuite des actions de prévention pour prévenir cette perte d’autonomie.

     

  • L’AP-HP et les HCL mutualisent leurs plateformes d’innovation pour tester les solutions en santé sur plusieurs terrains hospitaliers

    L’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) et les Hospices Civils de Lyon (HCL) annoncent la mise en place d’un partenariat entre leurs tiers-lieux d’expérimentation et plateformes d’innovation. Ce rapprochement offre aux start-up et entreprises un accompagnement enrichi, en leur donnant accès aux expertises et terrains d’expérimentation des deux établissements. Ce dispositif permet d’élargir la diversité des contextes d’évaluation, tant sur le plan clinique qu’organisationnel.

    Depuis 2021, les deux CHU ont structuré des dispositifs dédiés à l’accélération de l’innovation, dans le cadre de la stratégie d’accélération en santé numérique du plan France 2030. À l’AP-HP, cette dynamique s’est traduite par la création des tiers-lieux @Hôtel-Dieu, BOpEx, Unirein et SANTINEL. Du côté des HCL, elle s’est concrétisée avec les TLE Platines et Station H, ainsi que les plateformes Colybri et CO’Lab3D.

    Ces structures ont progressivement développé des offres similaires à destination des acteurs économiques, avec un triple objectif :

    • comprendre les besoins des équipes hospitalières ;
    • analyser la pertinence clinique et organisationnelle des solutions ;
    • tester leur intégration dans les pratiques de soins.

    Une offre complémentaire pour les porteurs de projet

    Le partenariat permet aux projets déjà accompagnés par l’un des deux CHU d’accéder à une option d’accompagnement élargie. Cette nouvelle modalité offre :

    • un second regard institutionnel dans les phases d’étude de faisabilité ou de pertinence, depuis un autre environnement clinique ;
    • la possibilité d’impliquer des services hospitaliers du second site lors des phases de test.

    Vers un réseau d’acteurs publics mutualisant leurs ressources

    L’initiative portée par l’AP-HP et les HCL est conçue pour s’ouvrir à d’autres établissements publics poursuivant des objectifs similaires. L’ambition est de constituer un collectif d’acteurs capables de partager certaines ressources, de diffuser des méthodes communes et de renforcer l’accompagnement des porteurs d’innovation.

  • IA rétinienne et dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer à Hong Kong

    55 M personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer dans le monde

    Deux acteurs basés à Hong Kong ont développé un système d’intelligence artificielle capable d’analyser des images rétiniennes afin d’estimer le risque de maladie d’Alzheimer, pathologie neurodégénérative majeure, marquée par un déclin cognitif progressif touche

    • 55 millions de personnes atteintes dans le monde (OMS).
    • Jusqu’à 1 personne sur 3 ≥ 85 ans concernée par une démence en Asie-Pacifique.

    Les examens conventionnels tels que IRM, TEP et analyses du liquide cérébrospinal sont coûteux, et invasifs

    Une IA de détection Alzheimer a intégré sur l’imagerie rétinienne

    L’entreprise i-Cognitio Sciences, spin-off de la Chinese University of Hong Kong, et le groupe de santé Humansa ont développé une IA reposant exclusivement sur l’imagerie rétinienne avec :

    • Un apprentissage profond sur ≈ 13 000 photographies du fond d’œil.
    • Un modèle multicentrique, multi-ethnique.
    • Un outil non invasif, compatible avec la pratique ophtalmologique courante.

    Une étude rétrospective, multicentrique, cas-témoins

    Un étude rétrospective, multicentrique, cas-témoins utilisant des photographies rétiniennes tirées de données collectées rétrospectivement a été menée dans plusieurs cohortes existantes couvrant différents environnements cliniques (dont Hong Kong, Singapour, Royaume-Uni).   pour entraîner et valider un modèle d’IA. Au total, la cohorte a compris

    • 648 patients Alzheimer
    • 3 240 témoins.
    • Total de fonds d’œil analysés : ≈ 12 949 images rétiniennes

    Les performances et perspectives cliniques

    Les résultats de l’étude publiée dans dans  Lancet Digital Health montre :  :

    • une sensibilité : 93,2 %
    • une spécificité : 82,0 %..

    Cette technologie pourrait s’intégrer au dépistage communautaire, réduire les délais diagnostiques et améliorer l’accès au repérage précoce dans les zones à ressources limitées.

  • La FDA autorise un dispositif de neurostimulation à domicile pour traiter la dépression modérée à sévère

    La FDA autorise le casque de neurostimulation FL-100 de Flow Neuroscience

    La Food and Drug Administration (FDA) vient d’approuver le dispositif de neurostimulation FL-100 de la société suédoise Flow Neuroscience, destiné au traitement non invasif du trouble dépressif majeur (MDD). Ce casque connecté, conçu pour une utilisation à domicile, repose sur la stimulation transcrânienne par courant continu (tDCS). Il cible le cortex préfrontal via des électrodes placées sur le cuir chevelu, afin de renforcer l’activité neuronale dans cette région souvent hypoactive chez les personnes dépressives.

    Le FL-100 est désormais autorisé aux États-Unis pour les adultes souffrant de dépression modérée à sévère, en traitement autonome ou complémentaire, à condition qu’ils ne soient pas considérés comme résistants aux traitements médicamenteux. Flow prévoit une commercialisation sur le marché américain au deuxième trimestre 2026.

    Déjà disponible en Europe et en Australie

    En Europe, notamment au Royaume-Uni, le dispositif est déjà vendu sans ordonnance au prix de 399 £ (environ 535 $), ou en location pour 79 £ par mois. Il est expérimenté dans plusieurs établissements du NHS, associé à un suivi clinique hebdomadaire et, dans certains cas, à un traitement médicamenteux. Plus de 55 000 utilisateurs dans le monde auraient déjà eu recours au FL-100, selon les données de l’entreprise.

    Une étude Nature Medicine confirme l’efficacité du casque FL-100

    Les données d’une étude, publiée en 2024 dans Nature Medicine, ont appuyé la demande d’approbation. L’étude portait sur 174 adultes atteints de MDD, traités pendant dix semaines avec cinq séances hebdomadaires de 30 minutes au départ, puis trois séances par semaine. À la dixième semaine, une baisse moyenne de 9,41 points du score HDRS (Hamilton Depression Rating Scale) a été observée chez les utilisateurs du FL-100, contre 7,14 dans le groupe placebo. Le taux de rémission atteignait 58 % à la fin de la phase randomisée.

    Flow met en avant les résultats obtenus en conditions réelles, avec 77 % des utilisateurs rapportant une amélioration en trois semaines.