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  • Le rapport « le CHU de demain » présenté aux Assises Hospitalo-universitaires, 14/12/18, Poitiers

    Le rapport sur l’avenir des CHU intitulé « le CHU de demain », demandé à l’occasion des 60 ans des CHU, sera présenté le vendredi 14 décembre 2018 au Futuroscope de Poitiers devant Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, et Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation à l’occasion des 16e Assises nationales Hospitalo-universitaires.

    300 professionnels sont attendus à cet événement.

    D’après la lettre de mission datée du 10 novembre 2017 et signée par les deux ministres, il est attendu de ce rapport, placé dans le cadre de la stratégie nationale de santé et de l’écosystème de soins, qu’il propose :
    – des évolutions en réponse aux enjeux d’organisation territoriale, de santé publique notamment de prévention, de pluriprofessionnalité, d’accès aux soins, de pertinence et de qualité des actes et prises en charge ;
    – des solutions permettant de favoriser la recherche et l’innovation en santé ;
    – des évolution du rôle du CHU dans la formation professionnelle.

    La conférence des directeurs généraux de CHU, la conférence des présidents de CME de CHU, la conférence des doyens des facultés de médecine, la conférence des présidents d’université, la conférence des doyens des facultés de pharmacie, la conférence des doyens des facultés de chirurgie dentaire auront toutes les six co-rédigé ce document.

    Programme à venir.

    Cet événement comprend la conférence des directeurs généraux de CHU, la conférence des présidents de CME de CHU, la conférence des doyens des facultés de médecine, la conférence des présidents d’université, la conférence des doyens des facultés de pharmacie, la conférence des doyens des facultés de chirurgie dentaire.

  • Marchés : le GHT d’Armor choisit le SI de Pharmagest pour assurer un parcours patient territorial

    Pour inscrire les patients au sein d’un parcours coordonnée, le GHT d’Armor a retenu la solution aXigate de la division Solutions pour les établissements sanitaires et médico-sociaux du groupe Pharmagest, selon un communiqué du 22 mai 2018 de ce dernier.

    Il s’agit d’une solution innovante 100% cloud qui permet de couvrir de bout-en-bout la prise en charge du patient en milieu hospitalier. Dans le cas du GHT d’Armor, il s’agit d’assurer un parcours de soin coordonné au sein des cinq centres hospitaliers membres du GHT.

    La solution proposée aux établissements est déployée grâce à la collaboration de l’intégrateur GFI.

    Une solution opérationnelle dans d’autres centres et groupements

    Cette annonce s’inscrit dans le cadre de l’appel à projet lancé fin 2016 par le GHT qui regroupe 5 centres hospitaliers, à savoir celui de Guingamp, de Lannion-Trestel, de Paimpol, de Saint-Brieuc et celui de Tréguier.

    À noter que la solution aXigate a déjà été déployée au sein de structures de grande taille comme l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM), le GHT Eure-Seine–Pays d’Ouche et le GHT Genevois-Annecy-Albanais.

    Caractéristiques de la solution Axigate

    aXigate est une solution 100% cloud s’appuyant sur un socle technologique compact (base unique) et récent (Web HTML5). La solution se présente sous la forme d’un progiciel utilisable par l’ensemble des acteurs de santé du territoire incluant les médecins, soignants, chirurgiens, obstétriciens, anesthésistes, urgentistes, etc. Elle a été conçu pour répondre répondre à la prise en charge multi-établissements des patients.

    aXigate permet la gestion de la mobilité, du parcours patient sur le territoire et le pilotage par les données (big data). Elle comprend les éléments nécessaires à un SI de GHT suivants:

    • composants d’urbanisation du GHT autour d’un serveur de rapprochement d’identités ;
    • un portail documentaire de territoire dès la première année pour inscrire le GHT dans une trajectoire rapide de migration des cinq établissements vers une vision « parcours patients en filière » ;
    • l’ensemble des briques fonctionnelles d’un dossier patient informatisé, pour les filières sanitaires (dossier médical, paramédical, codage/PMSI, circuit du médicament, bloc opératoire, anesthésie et réanimation, obstétriqu, etc.) autant que médico-sociales (Ehpad, HAD…) ;
    • un système d’information intégré ouvert sur la ville : toute personne habilitée – un utilisateur hospitalier, un professionnel de santé extérieur au GHT ou le patient lui-même peut accéder à tout ou partie du dossier du patient selon son niveau d’habilitation en dépassant le périmètre du seul GHT.

  • Biogen lance l’appli Cleo à l’occasion de la journée mondiale de la sclérose en plaques

    Biogen, laboratoire spécialisé dans les traitements de la sclérose en plaques, des maladies rares et neurodégénératives, a annoncé le 24 mai 2018 le lancement d’une nouvelle application mobile personnalisée à destination des patients atteints de sclérose en plaques : Cleo.

    Cette application, téléchargeable gratuitement sur smartphone (iPhone et Android) à partir du 30 mai 2018 – journée mondiale de la sclérose en plaques – est née « d’une collaboration avec de nombreux patients atteints de sclérose en plaques dans le monde (Allemagne, France, États-Unis) » : Cleo a été conçue à l’aide de patients, pour des patients, afin d’ »aider [au quotidien] à mieux vivre avec la sclérose en plaques », déclare Biogen.

    Lancement de l’application à l’occasion de la journée mondiale de la sclérose en plaques, le 30 mai 2018

    Cleo est présentée par Biogen comme ayant été conçue :

    • pour apporter aux patients atteints de sclérose en plaques des informations et un soutien personnalisé, ainsi que des outils leur permettant de les aider à améliorer leur quotidien.
    • en collaboration avec des patients français, allemands et américains atteints de sclérose en plaques.

    En France, 100 000 patients sont concernés par cette pathologie, et 5 000 nouveaux cas y sont diagnostiqués chaque année, dont trois-quart de femmes (chiffres de la Fondation pour l’aide à la recherche sur la sclérose en plaques ‘Arsep).

    La conception de cette application s’inscrirait dans un engagement affirmé par Biogen, celui d’aider les patients « au-delà de leur traitement » : le laboratoire a développé contre plusieurs maladies neurologiques des traitements innovants et affirme comme conviction que, parallèlement à ces traitements et contre cette maladie encore tant méconnue qu’invalidante, l’information des patients peut les aider à améliorer leur vie quotidienne.

    Fonctionnalités de Cleo

    Cleo repose sur quatre fonctionnalités :

    • des informations personnalisées, notamment sous forme de vidéos ;
    • une messagerie en ligne permettant de dialoguer avec une infirmière à même de répondre aux questions des utilisateurs de l’application. Celle-ci peut répondre aux questions liées au quotidien des patients vivant avec la sclérose en plaques. A noter qu’aucun échange ne sera lié aux traitements ou à des conseils médicaux. Le médecin reste la première source d’information thérapeutique pour le patient.
    • un journal de bord permettant de suivre ses données de santé et leurs évolutions, de faciliter le dialogue avec les professionnels de la santé et éventuellement de programmer des « rappels » pour des rendez-vous ou des traitements ; 
    • des programmes d’exercice physique et de bien-être élaborés par des professionnels de santé et adaptés aux patients atteints de sclérose en plaques.

    Évolutions futures de l’application

    Cleo sera mise à jour régulièrement pour intégrer de nouveaux contenus et faire évoluer les fonctionnalités grâce aux retours des patients ou associations de patients.

  • LIRIS

    Laboratoire d’informatique en image et systèmes d’informationnull

  • IM2NP

    Institut Matériaux microélectronique nanosciences de Provencenull

  • Mutuelle & e-santé : Malakoff s’associe avec Carians, Libhéros, Medoucine et Bien Être Assistance

    La mutuelle Malakoff Médéric a annoncé dans un communiqué de presse du 23 mai 2018 avoir conclu un partenariat avec trois start-ups afin de proposer quatre nouveaux services de e-santé à ses assurés visant à faciliter l’accès à l’information médicale et l’orientation au sein du système de santé : téléconsultation, téléconseil, trouver un professionnel de soins libéral et bénéficier de l’aide d’un spécialiste en médecine douce.

    Les assurés de Malakoff Médéric bénéficient d’ores et déjà du téléconseil fourni via la plateforme Deuxièmeavis.fr de Carians, ont la possibilité de trouver un professionnel de soins à domicile via Libhéros.fr et un spécialiste de médecine douce via le réseau de Medoucine.

    Enfin, un service de téléconsultation proposé en partenariat avec Bien Être Assistance, une filiale de Malakoff Médéric et Europ Assistance France, sera disponible à l’ensemble des assurés de Malakoff Médéric à partir du troisième trimestre de 2018.

    Téléconsultation disponible au cours de 2018

    La téléconsultation est en train d’être mise en place en partenariat avec une filiale de Malakoff Médéric, Bien Être Assistance. Le service qui fait l’objet d’un contrat de télémédecine conclu avec l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France sera disponible 24h/24 et 7j/7 

    Voici les caractéristiques du service opéré par Bien Être Assistance :

    • l’accès à une équipe médicale composée d’infirmiers diplômés d’État et de médecins généralistes inscrits au Conseil National de l’Ordre des Médecins ;
    • l’envoi au médecin traitant du compte-rendu de la consultation si le patient le souhaite ;
    • la possibilité de prescrire une ordonnance disponible en ligne ;
    • en cas d’urgence, la redirection vers les services compétents (Samu, urgences, etc.).

    Prévention, orientation et accès aux soins facilités

    Ces nouveaux services proposés par Malakoff Médéric vont toucher potentiellement près de 6 millions d’assurés et 200 000 entreprises en France.

    L’objectif des partenariats est de proposer :

    • l’accès au téléconseil assuré par les médecins du réseau Deuxièmeavis.fr dans le cas d’un problème de santé grave ou d’une décision thérapeutique importante pouvant déboucher sur des changements notables à la qualité de vie du patient, afin de prendre une décision éclairée. Au cours de la consultation, des informations du dossier médical peuvent être partagés entre le patient et le médecin et un compte-rendu écrit et signé est déposé par le médecin dans l’espace personnel du patient auquel Malakoff Médéric n’a pas accès ;
    • une organisation facilitée des soins à domicile dans le cadre d’une hospitalisation d’une maladies chronique ou d’un état nécessitant un suivi rapproché par un professionnel de soins à domicile tel un infirmier, un kinésithérapeute ou une sage-femme. Par ce biais, les patients et leur aidants auront également accès aux prestataires de matériel médical, partenaires de Libhéros ;
    • l’accès à une médecine douce en permettant aux assurés de consulter un praticien parmi les 200 praticiens du réseau Medoucine.com afin de faire de la prévention en gérant mieux le stress, les troubles du sommeil, la fatigue, les douleurs, les maux de dos, les allergies ou addictions.

    Business modèle

    Les services de Libhéros.fr et Medoucine.com sont réservés aux assurés de Malakoff Médéric bénéficiant d’un contrat santé, alors que le service de téléconseil assuré par Deuxièmeavis.fr est disponible aux salariés des entreprises clientes de Malakoff Médéric.

    Lorsque la téléconsultation sera lancée au troisième trimestre de 2018, elle sera accessible à l’ensemble des assurés de Malkoff Médéric.

  • Des expériences en santé personnalisées, un des 11 principes pour préparer la santé 2030 selon l’IES

    Le Lab Santé de l’Institut Esprit service (IES) a réuni, mardi 22 mai 2018, des acteurs et écosystèmes (entreprises, universités, administrations, associations, experts, membres du Medef) autour de la question « Quelle santé d’ici 2030 ? ».

    Cette journée a été l’occasion de travailler ensemble, dans une démarche prospective, sur les questions de la e-santé, de la transformation des métiers de la santé, de la mutation des écosystèmes et de la gouvernance ou encore de la place de l’usager. 

    Le Lab Santé 2030 a émis onze lignes directrices : « plus que des propositions successives, celles-ci sont à prendre comme un tout pour accélérer la mise en œuvre d’un programme d’infusion, de transformation, d’accompagnement ».

    Parmi ces avis : « bénéficier des opportunités de l’IA dans le monde de la santé avec réalisme et sans effet de mode » ou encore « offrir des expériences en santé riches en services et personnalisées en fonction des problématiques individuelles ».

    11 lignes directrices pour préparer la santé 2030

    IA et données de santé

    1/ Remettre l’humain et la dimension relationnelle en priorité au cœur de l’expérience de santé, physique et digitale, et co-construire avec toutes les parties prenantes un parcours de vie efficient, évolutif et contextualisé, fiable et garant le plus longtemps possible d’une autonomie en bonne santé.

    2/ Faciliter une innovation en santé qui intègre les ruptures sociétales, technologiques et scientifiques le plus en amont possible pour accélérer les mutations internes au sein de chaque acteur, des écosystèmes et disposer d’une gouvernance efficiente.

    3/ Offrir des expériences en santé riches en services et personnalisées en fonction des problématiques individuelles et non plus seulement globales ou selon un modèle unique applicable à tous.

    4/ Travailler sur l’évolution des modèles économiques en santé et la couverture des territoires en favorisant les mutualisations, les interopérabilités, les modèles de financement et de revenus multi-sources, l’autonomie croissante des établissements.

    5/ Répondre aux enjeux et bénéficier des opportunités de l’intelligence artificielle dans le monde de la santé avec réalisme et sans effet de mode, tout en y introduisant des principes éthiques et de responsabilisation, de validation des algorithmes en lien avec le droit et la protection des données et des personnes.

    6/ Apporter des réponses cohérentes à l’ensemble des enjeux sur la donnée de santé,en particulier en termes de valorisation, collecte, analyse, prédictibilité, protection,transparence, régulation.

    Accompagner les mutations des métiers de la santé

    7/ Sensibiliser et former dès le plus jeune âge le citoyen à prendre soin de lui-même en tant que personne dans une politique volontariste d’éducation à la santé et de prévention.

    8/ Accompagner les mutations des métiers actuels, faciliter la création de nouveaux métiers complémentaires et substitutifs, intensifier pour les professionnels de santé les programmes d’acculturation et de formation au numérique, à la fois sous les angles technologiques, médicaux et d’usages.

    9/ Renforcer l’ouverture de la santé vers les autres secteurs d’activité dans un contexte d’internationalisation croissante pour notamment créer des synergies et accélérer l’intégration des ruptures technologiques, sociétales et économiques.

    10/ Amplifier les coopérations plurielles et internationales entre acteurs et les hybridations entre établissements publics et privés, associations, entreprises,monde académique, pour renforcer au plan européen nos écosystèmes de santé et généraliser les expérimentations réussies.

    11/ Mettre du sens, de la confiance, de l’éthique, de l’efficience, de l’équité et de la responsabilisation au cœur des enjeux de chaque acteur de santé en accélérant les transformations culturelles, managériales et organisationnelles.

  • Tirer parti du cadre réglementaire, au coeur de la 6e conférence e-santé de DII, le 20/09/18, Paris

    La 6ème conférence annuelle de Drive Innovation Insights (DII) – filiale de POLITICO/Axel Springer – intitulée « e-santé 2018 », se tiendra à Paris, le 20 septembre 2018.

    Lors de cet événement – qui prévoit notamment l’intervention de représentants d’institutions (comme Isabelle Adenot, de la Haute Autorité de Santé), d’industriels, d’assurances et de start-ups – seront abordés lors de conférences et de tables rondes des sujets d’actualité tels que les nouvelles réglementations, les données, les objets connectés,…

    L’inscription, payante, peut-être réalisée via le lien ci-contre.

    Lors de cette journée de conférences, de tables rondes et de retours d’expérience d’experts, Isabelle Adenot, membre de la HAS, interviendra en tant qu’invitée d’honneur.

    D’autres acteurs de l’écosystème de santé seront présents : DII prévoit des interventions de représentants d’Axa Partners, d’Ipsen, de Klésia, d’UCB Pharma, de l’Institut Curie, de Johnson & Johnson et de Pierre Fabre. Trois start-ups (Doctoome, Calmedica, FEETME) participeront également.

    8h30-9h : Accueil des participants 

    L’accueil des participants comprendra un petit-déjeuner puis une allocution d’ouverture.

    9h-18h : Journée de conférences, de tables rondes et de retours d’expérience d’experts

    Quatre axes thématiques seront abordés au cours de la journée

    Axe n°1 (9h10h30) : « Tirez parti d’un cadre réglementaire favorable »

    • 9h-9h45 : Plan d’Investissement d’Avenir, télémédecine, dispositifs médicaux connectés …la stratégie des pouvoirs publics pour accélérer la transformation numérique du système de santé en 2018 : Objets connectés et Dispositifs médicaux connectés : décryptage de leur nouveau cadre juridique et de leur évaluation – par Isabelle Adenot, de la HAS
    • 9h45-10h30 : La digitalisation et l’IA au service des patients et des professionnels de santé : l’humain au cœur de la révolution digitale en santé, les opportunités et défis de la digitalisation du parcours de soin et d’une approche patient-centric – par Laura Goddard, de Johnson & Johnson

    Axe n°2 (11h00-12h30) : « 3 retours d’expérience pionniers »

    • 11h00-11h30Retour d’expérience sur la création d’une application mobile au service de l’accompagnement du patient et de son parcours : 50 000 applications déjà disponibles, serious games… comment faire le tri entre innovations, gadgets et vrais progrès ? L’intérêt du recueil de données en vie réelle pour une médecine personnalisée – par Alain Livartowski, de l’Institut Curie
    • 11h30-12h00 Plateformes en ligne, télé-coaching, autoévaluation…retour sur des initiatives pionnières : Décryptage des contraintes, leviers d’incitation et opportunités d’un marché en plein essor – par Emilie Delpit, de Klesia
    • 12h00-12h30De la construction d’une offre aux nouveaux développements, retour d’expérience d’un pionnier de la téléconsultation – par Jean Kramarz, d’Axa Partners

    Axe n°3 (14h-15h30) : « Les données, pierre angulaire de l’e-santé »

    • 14h-14h30 : Les données au cœur de la révolution numérique en santé : entre nouveaux outils et opportunités d’utilisations, décryptage d’un écosystème en plein bouleversement – par Jean-Michel Joubert, d’UCB Pharma
    • 14h30-15h : Le nouveau cadre juridique des données de santé en 2018 : retour d’expérience quelques mois après l’entrée en vigueur du RGPD le 25/05/2018 ; comment vous assurer de la conformité de vos processus de collecte et traitement de vos données de santé ; quelles nouvelles missions pour le DPO ? – par Pierre-André Poirier, de Pierre Fabre

    Axe n°4 (15h30-17h00) : « Innovation : les meilleures stratégies de partenariat »

    • 15h30-16h : Laboratoires, start-ups, Healthtechs, Medtechs : quelles pistes de collaboration ? Focus sur la place des laboratoires dans la course à l’innovation 2.0 et le développement de solutions digitales beyond the pills pour optimiser le parcours patient ; De l’évaluation à la co-création, retour d’expérience sur une structure d’accélération d’innovations – par Valérie Bourbon-Malandain, d’Ipsen
    • 16h00-17h00 : 3 pitchs de startups pionnières de l’e-santé, sélectionnées pour leur positionnement innovant – par Alexis Hernot, Amélie Litrowski et Alexis Mathieu, de Calmedica, Doctoome et FEETME

    12h30-14h : Déjeuner

    Le déjeuner, présenté comme un networking lunch, est prévu comme un temps d’échange entre participants au milieu de la journée.

    Des pauses café networking sont par ailleurs prévues tout au long de la journée.

  • Le MiPih et le SIB s’associent pour proposer une offre de cloud public aux GHT

    Le Mipih et le SIB qui correspond au GIP Santé Informatique de Bretagne, deux spécialistes de la conception, du déploiement et de l’hébergement de systèmes d’information hospitaliers (SIH) et de santé (SIS) ont annoncé le 22 mai 2018 avoir conclu un partenariat industriel afin d’accompagner les GHT dans leurs projets d’externalisation du système d’information en leur proposant un nouveau service, le cloud public.

    Il s’agit d’une plateforme technologique innovante qui présente l’avantage d’être certifiée et de répondre à des exigences croissantes de sécurité dans la gestion d’information dans le secteur de la santé. De cette façon, les deux GIP proposent aux établissements de santé ce qu’ils revendiquent être le plus grand cloud hospitalier de France.

  • Un rapport parlementaire préconise de réformer l’organisation des soins non programmés

    Dans un rapport remis le 22 mai 2018 à Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, le député Thomas Mesnier (LREM) examine la situation des soins non programmés en France, définis comme « exprimant une demande de réponse en 24 heures à une urgence ressentie relevant prioritairement de la médecine de ville ».

    Le rapport porte sur les soins non programmés hors permanence de soins ambulatoires (PDSA), c’est-à-dire aux soins dispensés entre 8h et 20h en semaine et le samedi matin. Ses auteurs formulent 19 recommendations pour améliorer la coordination entre les soins de ville et les services hospitaliers d’urgence.

    Contexte : un recours croissants aux services d’urgence

    Depuis près de 20 ans, la France est confrontée à une augmentation ininterrompue de la fréquentation de ses services hospitaliers d’accueil des urgences. Cette hausse est estimée à 3,5% en moyenne annuelle. Le nombre de passages dans ces services s’établit à 20,3 millions par an. Selon la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES), 43% des passages aux urgences pourraient être pris en charge par la médecine ambulatoire, rappelle Thomas Mesnier. 

    La question de l’accès aux soins non programmés, un enjeu national

    La question de l’accès aux soins dits « non programmés » est un des enjeux du plan national pour renforcer l’accès territorial aux soins, présenté le 13 octobre 2017 à Châlus (Haute-Vienne) par Edouard Philippe, Premier ministre et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, avec 4 priorités :  

    • « Le renforcement de l’offre de soins dans les territoires au service des patients : une présence médicale et soignante accrue » ;  
    • « La mise en œuvre de la révolution numérique en santé pour abolir les distances » ;  
    • « Une meilleure organisation des professions de santé pour assurer une présence soignante pérenne et continue » ; 
    • « Une nouvelle méthode : faire confiance aux acteurs des territoires pour construire des projets et innover dans le cadre d’une responsabilité territoriale. »

    Cette question est également inscrite dans la Stratégie de transformation du système de santé (STSS) lancée par la ministre le 9 mars 2018 : « Qualité des soins et pertinence des actes », « Organisation territoriale », « Modes de financement et de régulation », « Numérique », « Ressources humaines et formation ».

    Objectifs de la mission conduite par le député Thomas Mesnier

    Dirigée par le député Thomas Mesnier, député de Charente, la mission a bénéficié de l’aide de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de la direction générale de l’offre de soins (DGOS). Elle s’est déroulée du 10 janvier au 20 avril 2018. Les membres de la mission se sont entretenus avec les représentants des Agences Régionales de Santé (ARS). Ils ont réalisé des auditions et des visites de terrain.

    La mission s’est efforcée de : 

    • dresser un diagnostic des organisations de prise en charge des soins non programmés ;
    • recueillir les attentes des usagers et des professionnels de santé ;
    • recenser les expériences et stratégies des ARS ;
    • identifier les freins à l’accueil de cette demande ;
    • proposer les éléments que pourrait intégrer un cahier des charges national afin de définir les modalités minimales de fonctionnement et de portages de structures d’accueil des soins non programmés.

    Constats et propositions de la mission

    L’auteur du rapport en conclut à l’urgence de la structuraction de la réponse à la demande de soins non programmés par les acteurs de médecine ambulatoire. Le fonctionnement actuel est susceptible d’altérer un peu plus le fonctionnement des urgences hospitalières.

    Le rapport propose à ce titre 19 mesures concrètes. Parmi elles :

    Améliorer la coordination des soins à l’échelle des territoires

    • le rapport propose « d’encourager les professionnels de santé, au premier rang desquels les professionnels ambulatoires, à structurer le service public qui leur est confié au plus près des territoires de santé et dans une optique de soins coordonnés et avec le concours actif des agences régionales de santé et des collectivités territoriales » ; 

    Rembourser les consultations d’un médecin de premiers soins autre que le médecin traitant

    • « à l’instar de ce qui existe au sein d’une maison de santé pluridisciplinaire, la consultation d’un médecin appartenant au réseau de premiers soins autre que le médecin traitant du patient puisse être remboursée sans pénalité liée au parcours de soins ; cela implique une modification législative » ; 

    Mener une campagne d’information sur le numéro d’appel d’urgence

    • Mener « une campagne massive d’information sur le numéro d’appel et le bon recours au niveau pertinent » dont les grands médias audio-visuels, les réseaux sociaux, les municipalités, les établissements de santé, les caisses primaires d’assurance maladie, les professionnels de santé, les associations d’usagers du système de santé, les organisations représentatives des médecins et les ordres professionnels doivent se faire les relais.

    Mener des actions d’éducation, d’information et de sensibilisation à la santé

    • Mener « des actions d’éducation à la santé, sur le modèle de celles mises en place par la Mutualité sociale agricole » auprès de la population pour lui rappeler les gestes simples de prise en charge par soi-même des problèmes de santé bénins.
    • Mener « des actions de sensibilisation et de formation (…) en direction des élus peu familiarisés avec le fonctionnement et les contraintes de notre système de santé » ;
    • Finaliser la construction du portail sante.fr, administré par le Ministère des Solidarités et de la Santé, offrant un outil de géolocalisation de l’offre de médecine ambulatoire disponible à proximité de l’endroit où se trouve le patient demandeur de soins non programmés ; 

    Accompagner le déploiement des DMP et MSS et le développement de la télémédecine

    • Accompagner le déploiement des dossiers médicaux partagés (DMP) et des messageries de santé sécurisée (MSS) « par la structuration et l’indexation des informations versées au DMP, pour qu’ils puissent être réellement utilisés par les professionnels de santé » ; 
    • Accompagner le développement de la télémédecine pour en faire « un point d’application tout particulier pour les personnes à mobilité réduite demeurant à domicile et dans les Ehpad » ; 
    • Reconnaître à ce titre dans les Ehpad au médecin coordonnateur « une capacité de prescription pour pallier l’absence du médecin traitant du résident ».
    • Revaloriser la rémunération des visites à domicile « tant pour les médecins que pour les infirmières ». 
    • Etendre à la journée, la régulation téléphonique des centres 15.

    Réactions suscités par le rapport du Dr. Thomas Mesnier

    Interrogée le jeudi 24 mai 2018 sur France Inter, Agnès Buzyn insistait sur la nécessité d’« articuler les deux réflexions : celle sur les numéros de grande urgence et celle sur la régulation des soins non programmés parce que les Français ont du mal à accéder à un médecin en libéral aujourd’hui ».

    Dans un article publié le mercredi 23 mai 2018, le Quotidien des Médecins explique pour sa part que « le rapport du Dr Thomas Mesnier sur les soins non programmés, rendu ce mardi au ministère de la Santé, a fait réagir les syndicats de médecins libéraux, qui redoutent derrière certaines des 19 recommandations un retour sur le principe de volontariat des gardes médicales en ville ».

    Le rapport est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet du Ministère des Solidarités et de la Santé.