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  • Femtech : panorama des solutions françaises & chiffres clés d’un marché estimé à 50 Mds$ d’ici 2025

     

    En effet, les femmes ont longtemps été sous-représentées dans certaines problématiques de santé publique comme le VIH, l’alcoolisme ou les maladies cardio-vasculaires, voire les cancers, alors qu’elle sont au moins aussi concernées que les hommes. Dans la recherche, les femmes ont longtemps été très peu présentes dans les essais cliniques.

    Cet état de fait se traduit aujourd’hui à plusieurs niveaux :
    1️⃣ un manque général de données concernant la santé des femmes, que ce soit pour les pathologies “mixtes” ou féminines ;
    2️⃣ des mauvais ou sous-diagnostics pour des pathologies longtemps considérées comme masculines ;
    3️⃣ des retards de prise en charge dus à la fois au manque d’information des patients et à la mauvaise connaissance des spécificités féminines des pathologies pouvant exister chez les professionnels de santé.

    Une problématique dont se sont saisis les pouvoirs publics

    Aujourd’hui largement démontrées par des chiffres, les questions relatives aux inégalités de santé entre hommes et femmes ont été très longtemps absentes du débat public. À titre d’exemples :
    • il faut en moyenne 1 heure de plus aux femmes pour être prises en charge pour un infarctus en comparaison avec les hommes ;
    • il existe 5 fois plus d’études portant sur le trouble de l’érection que sur le syndrome prémenstruel, alors que premier touche 19 % des hommes et le second 90 % des femmes.

    Ces dernières années, plusieurs études et rapports ont été publiés sur cette problématique. Ces travaux pointent notamment du doigt la nécessité :

    ➡️ d’inciter les chercheurs à considérer les différences entre hommes et femmes afin “d’améliorer les pratiques de recherche et de clinique et en conséquence d’enrichir les connaissances sur les différences et les similarités entre les femmes et les hommes dans la santé”, dans le rapport “Genre et Santé : un enjeu de santé publique” (Inserm, 2019) ;

    ➡️ de considérer les questions de sexe et de genre de manière globale et nuancée pour mieux soigner et accompagner les personnes et ne pas aggraver les inégalités en santé dans le rapport “Sexe, genre et santé” (HAS, 2020) ;

    ➡️ d’axer les efforts sur la prévention, dans un contexte où, si l’on prend l’exemple du cancer du sein, il est démontré que la mortalité baisserait de 35% pour les femmes participant régulièrement aux campagnes de dépistage.

    Des technologies numériques au service de la santé des femmes

    C’est dans ce contexte que se sont développées de nombreuses start-ups “femtech”, le terme “femtech” correspondant aux technologies et solutions développées pour répondre à un besoin dans le secteur de la santé des femmes.

    Que ce soit pour l’accompagnement à la fertilité, le suivi de pathologies chroniques, la préparation du périnée avant l’accouchement ou encore l’accès des espaces de santé physiques ou virtuels pour accéder à des informations et contenus personnalisés autour de la santé des femmes, le champ couvert par les entreprises de la femtech est large.

    C’est pourquoi Health & Tech Intelligence a choisi de s’intéresser uniquement aux solutions numériques portées par des entreprises françaises et dont les produits et services s’adressent uniquement au marché de la santé (le champ du bien-être n’est pas traité dans cet indicateur).


    Observatoire H&TI sur la santé des femmes et la femtech

    Dans le contexte de la Journée internationale des droits des femmes, H&TI présente un observatoire dédié à la santé des femmes et à la femtech.

    Un indicateur articulé en 6 parties :

    📌 panorama de 48 sociétés de la femtech basées en France ;
    📌 Femtech : un marché mondial estimé à 50 Mds $ d’ici 2025 ;
    📌 plusieurs accélérateurs et fonds spécialisés se développent (France) ;
    📌 les principales études scientifiques publiées en France et à l’international sur des technologies innovantes dédiées à la santé des femmes ;
    📌 santé des femmes : chiffres clés ;
    📌 la santé des femmes parmi les priorités du Gouvernement :
    > Les principales initiatives réglementaires récemment lancées par le gouvernement français dans le champ de la santé des femmes : le développement du numérique fait notamment partie de certaines stratégies/actions déployées.

    Femtech : panorama de 48 sociétés basées en France

    En synthèse :

    Sur la base de la catégorisation proposée par Femtech France et également parue dans le position paper co-écrit par Care Insight et Medicen, les segments suivants ont été retenus :

    • santé globale de la femme ;
    • cancer ;
    • fertilité / santé reproductive ;
    • maladies chroniques ;
    • maternité / post-partum ;
    • ménopause ;
    • santé périnéale ;
    • santé sexuelle ;

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    • NB : Si vous faites partie d’une entreprise française de la femtech ne figurant pas dans ce panorama, contactez H&TI pour que votre solution soit ajoutée à la cartographie.

    Dans le détail :

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    Femtech : un marché mondial estimé à 50 Mds $ d’ici 2025

    Chiffres clés

    • 50 milliards de dollars (47,7 Mds €) : c’est le montant estimé du marché mondial des FemTech d’ici 2025, selon une étude réalisée par CB Insights, “The growing market for women’s health“. Ce chiffre couvre l’ensemble des segments du secteur, c’est-à-dire non seulement la santé mais également le bien-être.
    • Entre 2020 et 2021, les start-ups de la santé et du bien-être des femmes ont recueilli au total une somme record de 2,7 Mds $ (2,6 Mds €), soit une hausse de 44 %.

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    Dernières annonces clés du marché :

    👉 Levées de fonds les plus récentes :

    👉 Partenariats :

    Plusieurs accélérateurs et fonds spécialisés se développent (France)

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    Décembre 2022 : ouverture de la 3e édition du Femtech Program de Station F

    Lancé en 2021, le FemTech Program de Station F vise à accompagner les start-ups sélectionnées sur :

    • le volet financement ;
    • la recherche du “product-market fit” dans l’industrie médicale ;
    • les aspects juridiques ;
    • les procédures d’acquisition.

    Pour ce faire, le programme organise des rencontres mensuelles permettant aux entreprises d’exprimer leurs besoins spécifiques et de créer par la suite des ateliers abordant les différents sujets

    Depuis le début, déjà accompagné plus de 30 start-ups, parmi lesquelles Omena (appli pour accompagner la ménopause), sélectionnée pour faire partie en 2022 de Future 40, le classement des jeunes pousses les plus prometteuses du campus français.

    • Pour aller plus loin : consulter ici l’article H&TI complet

    Septembre 2022 : Lancement du collectif Femtech France

    « Soutenir les innovations dédiées à la santé des femmes », c’est l’objectif de Femtech France, nouveau collectif dont les missions sont de :

    • aider les entrepreneures et entrepreneurs à maîtriser « les spécificités liées à la santé des femmes » à travers un socle commun de connaissances et de réflexions incluant notamment le fonctionnement du système de soins, l’état du marché ainsi que des connaissances en matière de santé et gynécologie ;
    • augmenter les potentialités de développement des start-ups via la création de ponts avec les industriels de la santé et les structures de soins spécialistes de la santé des femmes ;
    • encourager les collaborations entre professionnels de santé, professionnels de la recherche et entrepreneurs pour favoriser l’émergence de projets innovants.

    Le laboratoire pharmaceutique spécialisé en santé des femmes Organon France, ainsi que le Goupe VYV (mutualiste de santé et de protection sociale) ont soutenu le lancement de ce collectif.

    • Pour aller plus loin : consulter ici l’article H&TI complet

    Mars 2022 : FemTech Now

    FemTech Now est organisme à vocation européenne basé à Paris qui accompagne les entreprises de la Femtech (françaises et internationales) dans le développement de leur activité. FemTech Now propose plusieurs types de services :

    • études de marché ;
    • business development ;
    • go-to-market ;
    • recherche de financement ;
    • recherche de partenaires médicaux.

    Janvier 2022 : Leia Capital

    Leia Capital est un fonds d’investissement visant à soutenir les femmes entrepreneures ou les sociétés co-fondées par des femmes.

    Au-delà du financement, il permet d’apporter :

    • un accompagnement personnalisé basé sur la mise en commun d’expertises, d’expériences et de réseau. Nous proposons un soutien par un binôme, en fonction du timing et des besoins de chaque entreprise ;
    • des expertes ayant une connaissance de leur segment ou de leur marché.

    2020 : FemTech Accelerator Program avec Axa et 50inTech 

    Lancé par Axa et 50inTEch, ce programme s’adresse spécifiquement aux start-ups qui préparent toutes une levée de fonds de seed à série A.

    D’une durée de 8 mois, le programme d’accélération doit permettre aux start-ups lauréates de bénéficier de mentoring et d’accompagnement assurés par :

    • des experts dont des top managers d’AXA ;
    • des partenaires stratégiques ;
    • des entrepreneurs et investisseurs expérimentés de la FemTech.

    Parmi les 10 lauréats européens se trouvaient Fizimed.

    2018 : Création du Collectif We Are Sista 

    Le Collectif œuvre pour sensibiliser les investisseurs à l’existence de biais cognitifs. Leur objectif est de “Faire émerger une génération de leaders diversifiés en réduisant les inégalités de financement entre les hommes et les femmes entrepreneurs”.

    En 2020, Sista a lancé une charte signée par plus de 130 fonds d’investissement, qui s’engagent à financer des FemTech.

    Lancement en 2021 de deux communautés :

    • SISTA EntrepreneurEs visant à aider les fondatrices de start-up à croître et lever des fonds ;
    • SISTA Investor Ally visant à aider les fonds à atteindre les objectifs des chartes SISTA.

    Principales études scientifiques publiées en France et à l’international

    • Ci-dessous, les principales études scientifiques publiées ces dernières années à l’international dans le champ du numérique et de la santé des femmes.
    • À noter qu’une part non négligeable (et croissante) de ces travaux ont été menés par des équipes françaises, preuve que la France fait partie des leaders sur le marché de la femtech.

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    Santé des femmes : chiffres clés

    Espérance de vie

    • À la naissance, les femmes peuvent espérer vivre 67,0 ans sans incapacité et les hommes 65,6 ans (source Drees, 2021) ;

    Le constat du rapport de l’EHESP publié en 2021 est que “les femmes vivent plus longtemps que les hommes, mais passent plus d’années d’incapacité qu’eux”, et ce quelque soit leur catégorie socio-professionnelle. Ainsi, les femmes passeraient environ 20 ans avec des incapacités modérées ou sévères, soit un quart de leur vie, là où les hommes ne passeraient que 16 ans (un cinquième de leur vie), comme le montre le tableau ci-dessous partagé par l’Insee :

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    Epidémiologie des cancers chez les femmes

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    Source : Panorama des cancers en France – Edition 2022

    Chiffres clés des différentes pathologies

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    La santé des femmes parmi les priorités du Gouvernement

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    • Dans cette partie, H&TI revient sur les principales initiatives réglementaires récemment lancées par le gouvernement français dans le champ de la santé des femmes. Le développement du numérique fait notamment partie de certaines stratégies/actions déployées.

    Mars 2023 – Proposition de loi relative au remboursement de consultations psy pour les couples après une fausse couche

    L’Assemblée nationale examine ce mercredi une proposition de loi portée par Sandrine Josso (Modem et Indépendants), députée de la 7e circonscription de la Loire-Atlantique, pour mieux accompagner les couples après une fausse couche en leur faisant bénéficier de séances avec un psychologue remboursées par la Sécurité sociale.

    Février 2023 – Campagnes de vaccination gratuite contre le papillomavirus

    Emmanuel Macron a annoncé le 28 février 2022 le lancement, dès la rentrée 2023, d’une campagne de vaccination gratuite généralisée dans les collèges contre les papillomavirus (HPV), pour tous les élèves en classe de 5e volontaires.

    Selon le Gouvernement, les HPV sont responsables chaque année en France :

    • de plus de 30 000 lésions précancéreuses du col de l’utérus dépistées et traitées ;
    • et de plus de 6 000 nouveaux cas de cancers.

    Afin de prévenir efficacement ces lésions cancéreuses et les cancers invasifs induits par les HPV, « le meilleur moyen est la vaccination, encore trop peu répandue en France », souligne le Gouvernement. En effet, 90% des cancers du col de l’utérus peuvent être évités grâce au dépistage des lésions précancéreuses.

    Le dispositif de vaccination gratuite permettra à 800 000 élèves par an d’être protégés contre les cancers liés aux HPV.

    Une expérimentation a déjà été menée dans la région Grand Est pendant 2 ans au sein d’un centre de vaccination mis en place au sein de l’établissement scolaire avec :

    • une première séance d’information ;
    • et deux séances ultérieures de vaccination, avec un vaccin pris en charge à 100 %.

    Ces travaux ont montré « d’excellents résultats chez les jeunes scolarisés en classe de 5e », rapporte le Gouvernement.

    Stratégie nationale contre l’endométriose (2022 – 2025)

    « Les outils numériques d’information des patientes auront un rôle-clef à jouer (…). Ainsi, le site Santé.fr référencera notamment tous les professionnels en mesure de prendre en charge les patientes atteintes d’endométriose. » Il s’agit de l’une des actions (axe 3) prévues dans le cadre de la Stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, présentée le 14 février 2022 par le ministre de la santé (alors Olivier Véran).

    Health & Tech Intelligence constate que le numérique occupe une place importante dans le plan gouvernemental.

    La stratégie est articulée en 3 axes, avec 13 objectifs au total. Pour atteindre ces objectifs, de nombreuses mesures sont proposées par le ministère en charge de la Santé : elles « seront mises en œuvre dans les prochains mois et années », précise-t-il dans un dossier de presse dédié.

    📌 Axe 1: Placer la France aux avant-postes de la recherche et de l’innovation sur l’endométriose

    📌Axe 2 : Garantir un diagnostic rapide et l’accès à des soins de qualité sur l’ensemble du territoire

    > parmi les mesures : « conduire des appels à projets pour développer l’intelligence artificielle pour améliorer la détection clinique, en lien avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et dans le cadre du PEPR et de la Stratégie d’accélération Santé numérique (SASN) »

    📌Axe 3: Communiquer, former et informer l’ensemble de la société sur l’endométriose

    > le ministère souhaite notamment « faire connaître les services numériques dédiés à l’endométriose ». Parmi les mesures : « référencer les solutions techniques et numériques d’accompagnement des personnes atteintes d’endométriose dans Mon Espace Santé (ENS) ».

    • Pour aller plus loin : consulter ici l’article H&TI complet

    Pour rappel, le Gouvernement a initié en 2019 un premier plan pour améliorer la prise en charge de l’endométriose, un plan « qui n’a pu être pleinement mise en œuvre du fait du contexte sanitaire connu depuis un an », relève le Cabinet d’Olivier Véran : pour le ministre, « il est temps de relancer cette ambition pour reconnaître pleinement les conséquences de l’endométriose et que les femmes qui en souffrent soient accompagnées », souligne le cabinet.


    Rapport sur les causes d’infertilité – Vers une stratégie nationale de lutte contre l’infertilité 

    La question de l’infertilité touche 3,3 millions de français, et ce chiffre est en augmentation. En février 2022 a été remis au ministère de la santé un rapport sur les causes de l’infertilité, rédigé par le Pr Samir Hamamah, chef de service de biologie de la reproduction du CHU de Montpellier, et Salomé Berlioux, présidente de l’association Chemins d’avenir.

    • Objectif : mieux identifier les causes de l’infertilité afin de pouvoir les combattre plus efficacement.

    Le plan national de lutte contre l’infertilité comporte 21 recommandations réparties en 6 axes prioritaires :

    • éduquer et informer – information collective ;
    • éduquer et informer – information individuelle ;
    • former les professionnels de santé à la prévention de l’infertilité ;
    • mieux repérer et diagnostiquer les causes d’infertilité ;
    • mettre en place une stratégie nationale de recherche globale et coordonnée sur la reproduction humaine et l’infertilité (PEPR);
    • créer un institut national de la fertilité, incarnant la discipline, garant de la coordination des acteurs de la prévention et de la prise en charge de l’infertilité
    • Pour aller plus loin : consulter ici le rapport complet.

    Février 2022 : IVG par voie médicamenteuse, la possibilité de recourir à la téléconsultation pérennisée (décret)

    Depuis début 2022, les patientes souhaitant avoir recours à une interruption volontaire de grossesse (IVG) par voie médicamenteuse n’ont plus l’obligation de réaliser une consultation en présentiel : dans un décret daté du 19 février 2022 publié au Journal officiel (JO) du 20 février 2022, le Gouvernement a pérennisé certains assouplissements mis en place durant la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, dont la possibilité pour les patientes de pouvoir bénéficier d’une prescription d’un médicament abortif dans le cadre d’une téléconsultation. Il est à noter qu’en parallèle, le Parlement a définitivement adopté le 23 février 2022 la proposition de loi permettant l’allongement du délai légal pour l’IVG, passant de 12 à 14 semaines de grossesse.

    Auparavant, les patientes devaient consulter à 3 reprises en cabinet ou à l’hôpital pour pouvoir réaliser l’examen médical, obtenir la prescription médicamenteuse et effectuer le contrôle post-IVG. Désormais, elles peuvent obtenir le médicament directement en officine, est-il indiqué dans le décret. Le médecin à l’origine de la prescription pourra lui-même transmettre l’ordonnance au pharmacien, désigné par la patiente via la messagerie sécurisée.

    Il est à noter également que l’obligation de réaliser la première prise de médicament devant un professionnel de santé a été supprimée.

    • Pour aller plus loin : consulter ici l’article H&TI complet.

    Septembre 2022 : création de FemTech France

    Créée en septembre 2022, l’association FemTech France se donne pour principales missions :

    • d’aider à la création et au déploiement de projets innovants dans le domaine de la santé des femmes ;
    • de créer des synergies entre les différents acteurs de l’écosystème (porteurs de projets, start-up et industriels, professionnel.les de santé, laboratoires de recherche…) ;
    • de prendre pleinement part aux débats et aux réflexions stratégiques sur les enjeux politiques, technologiques et sociétaux du secteur ;
    • d’organiser des formations et événements dédiés aux FemTech ;
    • de produire et diffuser des savoirs liés à ce secteur d’activité ;
    • de répondre seule ou de manière collective à des appels à projets ;
    • de nouer des liens avec les écosystèmes FemTech européens et internationaux.
    • Pour aller plus loin : consulter ici le site officiel de FemTech France

    2020 : Lancement du salon Pari(s) Santé Femmes

    Salon dédié à la santé des femmes créé en 2020. L’évènement 2023 s’est tenu du fin janvier à Lille. Lieu privilégié de rencontres et de concertation, laboratoire d’idées et force d’action, Pari(s) Santé Femmes fédère aujourd’hui 22 sociétés savantes qui œuvrent pour la santé des femmes, 10 spécialités. L’évènement rassemble 4000 participants et 88 exposants.

    • Pour aller plus loin : consulter ici le site officiel de Pari(s) Santé Femmes.
  • Anapath : état des lieux, analyse marché & enjeux de la numérisation/IA + vision des pathologistes

    “Il est nécessaire d’avoir une vision globale de la numérisation de l’anapath pour espérer la réussite de cette transformation : cette vision doit intégrer à la fois les outils techniques pour la numérisation des lames (une première étape nécessaire mais sans valeur ajoutée isolée) et les outils techniques basés sur l’IA pour l’analyse de ces images (qui, eux, représentent de vrais atouts en termes de spécificité, de sensibilité, de sécurité et de qualité) ainsi que le coût et les impacts écologiques que ces innovations induisent.”

    C’est l’un des messages clés adressés par les Dr Philippe Camparo et Nicolas Weinbreck, médecins pathologistes, respectivement président et secrétaire général du Syndicat des médecins pathologistes français (SMPF). Dans le cadre d’un entretien exclusif accordé à Health & Tech Intelligence, ils ont partagé leur enthousiasme quant aux bénéfices offerts par les outils d’analyse des images (IA) mais aussi leurs craintes et leurs attentes, en particulier en termes de financement, les enveloppes actuellement déployées par les autorités sur le sujet étant à leurs yeux nettement insuffisantes, ne serait-ce que pour financer la seule numérisation de l’anapath au sein de l’ensemble des CHU français.


    📌 Afin d’avoir une vision plus fine de l’évolution du marché de l’anatomopathologie mais aussi des enjeux liés à la numérisation des lames et au développement de l’intelligence artificielle (IA) dans l’analyse de ces lames, H&TI met à jour son observatoire dédié à l’anapath, avec en complément les éléments clés de l’échange réalisé avec les Dr Philippe Camparo et Nicolas Weinbrec, et de l’entretien accordé en 2022 à H&TI par le Dr Olivier Vire, président de Medipath.

    Malgré des atouts indiscutables pour la pratique médicale, la numérisation de l’anapath n’en est qu’à ses débuts, relève notamment le Dr Olivier Vire, peu de médecins anatomopathologistes l’ayant adoptée pour des raisons financières : numériser à 100 % et se doter de scanners nécessiteraient des investissements massifs et difficilement supportables, indique-t-il. Concernant le développement de l’IA, l’une des problématiques majeures en France et en Europe n’est pas l’adoption de cette technologie dans les pratiques des anapaths mais la nécessité de disposer d’une véritable base de données de santé du parcours global des patients, souligne par ailleurs le Dr Olivier Vire.

    Un observatoire H&TI pour saisir les enjeux de cette transformation

    ➡️ Définition de l’anapath et chiffres clés de l’activité en France, dont la répartition (en %) par mode d’exercices en 2021 (part libéral/part mixte/part salarié)
    ➡️ Analyse marché : répartition entre indépendants, fonds d’investissement et grands groupes
    ➡️ Focus sur les principaux groupes libéraux français
    ➡️ Présentation des principales sociétés savantes & groupements professionnels
    ➡️ Numérisation de l’anapath & IA : une transformation incontournable
    – synthèse des éléments & enjeux clés de cette transformation
    – zoom sur 2 établissements pionniers :
    1. l’hôpital Bicêtre (AP-HP) : qui utilise les scanners 3D Histech et la solution logicielle Calopix de la société Tribun Health
    2. et le CHU de Rennes : qui utilise Intellisite Pathology développée par la société Philips ;- aperçu des sociétés spécialisées en IA et anapath (France & international)

    📢 Numérisation de l’anapath & IA : le point de vue des professionnels

    ➡️ ENTRETIEN avec les Dr Philippe Camparo et Nicolas Weinbreck (SMPF) :
    > Ils insistent en particulier sur l’urgence de définir un modèle de financement viable, en priorisant les périmètres d’usage à cibler afin de mieux orienter les financements, et garantissant une prise en compte de l’ensemble des secteurs (établissements publics, structures libérales et établissements privés d’intérêt public) ainsi qu’une équité dans l’accès aux soins, quelle que soit l’origine géographique des patients.

    ➡️ ENTRETIEN avec le Dr Olivier Vire (Medipath) :
    > Il explique notamment pourquoi la numérisation et l’IA sont en train de bouleverser profondément les pratiques médicales pour une meilleure prise en charge des patients. Il partage également sa vision de son organisation et des enjeux de demain auxquels les anatomopathologistes devront faire face.

    🔴 ACCÉDER À L’OBSERVATOIRE COMPLET :

    👉 L’ensemble des données relatives à l’anapath ainsi que la synthèse des entretiens menés avec les Dr Philippe Camparo et Nicolas Weinbreck (SMPF) et le Dr Olivier Vire (Medipath) sont disponibles dans la rubrique “Data”, accessible via ce lien.

  • Mon Espace Santé : une bonne notoriété mais des freins à l’appropriation (bilan France Assos Santé)

    82 % des Français ont déjà entendu parler de Mon Espace Santé (MES), avec un “bon taux d’activation pour un service récent” (38 %), mais des freins restent à lever pour améliorer l’appropriation du service : 45 % des Français n’ont rien fait concernant leur espace santé (notamment par manque de temps et/ou d’informations sur l’utilité du service…). Il s’agit des enseignements clés de l’étude réalisée par l’Institut CSA pour France Assos Santé, publiée le 12 décembre 2022.

    Cet état des lieux de l’utilisation de Mon Espace Santé a été réalisé sur la base d’une enquête mené en novembre auprès d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, soit 1 505 Français, dont 639 patients ou aidants.

    Depuis le 1er janvier 2022, les citoyens français peuvent activer et utiliser Mon Espace Santé, espace personnel sécurisé qui contient leurs données de santé. 10 mois après son déploiement, France Assos Santé a souhaité mesurer “le niveau de connaissance, de compréhension, d’appropriation et d’utilisation du nouvel outil numérique par les usagers de la santé.”

    Objectifs de l’étude :
    1.mesurer la connaissance, l’utilisation, la compréhension de Mon Espace Santé” ;
    2.identifier les points positifs et les leviers à valoriser auprès des usagers pendant la suite du déploiement” ;
    3.détecter les points bloquants ou les freins à l’appropriation et à l’utilisation afin d’agir auprès des pouvoirs publics pour mettre en œuvre des solutions correctives et accompagner les mesures”.

    Un espace jugé simple mais long à renseigner

    📌 En général (état des lieux) :
    • une “bonne notoriété” de MES auprès des Français : 82 % en ont déjà entendu parler, notamment grâce à l’Assurance maladie et aux médias (vaste campagne de médiatisation) ;
    • un “bon taux d’activation pour un service récent” : 38 % des sondés déclarent avoir activé leur compte MES (principalement via l’email d’activation) ;
    seuls 18 % des Français ont échangé avec un professionnel de santé sur l’existence du service : en cas d’échange, le retour du médecin est globalement positif (dans 78 % des cas).

    📌 Retour d’expérience des utilisateurs :
    • une utilisation du service jugé simple par 82 % des utilisateurs mais 58 % estiment que l’espace est long à renseigner, en particulier lors de la première connexion ;
    66 % des utilisateurs sont retournés sur leur compte et 71 % ont au moins utilisé une fonction (complété leur profil médical et ajouté/consulté des documents) ;
    • la gestion des accès du compte aux professionnels de santé est jugée utile pour 92 % des utilisateurs mais cette fonction est peu utilisée (20 %), en majorité parce que les utilisateurs n’en n’ont pas eu besoin ;
    90 % des utilisateurs ont confiance en la messagerie sécurisée entre patients et professionnels de santé (dont 24 % “totalement confiance”).

    📌 Freins à l’appropriation et leviers d’incitation :
    45 % des Français interrogés n’ont rien fait concernant leur espace santé : “une non-activation qui s’explique majoritairement par un manque de temps (31 %) et d’informations sur l’utilité de l’espace (27%) et par la non-réception de l’email d’activation (23 %)” ;
    • parmi les actions qui inciteraient à activer l’espace, avoir des informations sur les bénéfices de MES pour les utilisateurs (49 %) et recevoir un email de rappel (45 %) sont les plus citées parmi les sondés n’ayant pas activité leur compte ;
    5 % des Français ont fait opposition à la création de leur compte ou supprimé leur compte : “un statut qui pourrait être lié à un manque de confiance concernant les données personnelles” (64 % d’entre eux citent la confiance des données personnelles comme un frein à l’utilisation de MES).

    Recommandation : mieux communiquer sur les bénéfices de MES

    Les 2 recommandations de France Assos Santé au regard des résultats de l’enquête :

    1. “combler le manque d’informations sur les bénéfices de Mon Espace Santé” :
    > “Malgré une médiatisation qui a permis de faire connaître Mon Espace Santé, les bénéfices de cet espace semblent encore flou chez les Français, notamment pour ceux qui n’ont rien fait. L’envoi d’un email de rappel pour activer le compte semble primordiale pour inciter, ceux ne l’ayant pas fait, à activer leur compte. Quid de proposer aux patients d’en parler à son médecin ?” ;

    2. “communiquer sur l’expérience positive des utilisateurs de Mon Espace Santé” :
    > “La médiatisation de Mon Espace Santé a permis aux Français de connaître mais également d’activer le compte. Les utilisateurs jugent l’utilisation de l’espace simple, bien qu’un peu longue au démarrage pour compléter son profil. Il faudrait peut-être pouvoir compléter son profil par étape.”

    🔴 ACCÉDER À L’INDICATEUR COMPLET :

    👉 Le détail des résultats de l’enquête menée par l’Institut CSA pour France Assos Santé (tableaux, visuels…) sont disponibles dans la rubrique “Data”, accessible via ce lien.

  • SAS : le point sur le déploiement (carte), la plateforme digitale et les travaux avec les éditeurs

    La mise en œuvre du service d’accès aux soins (SAS) est en phase de généralisation à l’ensemble du territoire : à date, 20 sites pilotes ainsi qu’1 autre site (Sarthe, 72) sont en fonctionnement ; 2 sites pilotes (Charente, 16 ; Martinique, 972) et 29 autres sites devraient être “prochainement” opérationnels. Pour rappel, le projet du volet digital du SAS (plateforme numérique, officiellement créée en mars 2022) est sous le pilotage du ministère en charge de la Santé (DGOS), qui a confié sa réalisation à l’Agence du numérique en santé (ANS) :
    • la DGOS et la Délégation ministérielle au numérique en santé (DNS) « sont conjointement responsables » de ce dispositif ;
    • l’ANS est chargée de sa mise en œuvre dans le cadre d’une mission d’intérêt public.

    Après une phase pilote menée pour 22 SAS dans 13 régions différentes (projets sélectionnés par le ministère à l’issue d’un AAP diffusé en juillet 2022 par le biais des ARS), une généralisation progressive du dispositif à l’échelle nationale est prévue “à l’horizon mi-2023”, indique sur son site web le ministère.

    20 projets pilotes sur 22 en fonctionnement

    Contacté en 2021 par H&TI, Sébastien Bachem, alors directeur du pôle des projets de e-santé de lANS, précisait que les travaux de mise en œuvre du dispositif avaient pour objectifs :
    • de “définir la gouvernance qui doit être mise en place de manière équilibrée entre les acteurs hospitaliers et du secteur ambulatoire ;
    • de préciser le positionnement de chacun des professionnels dans l’organisation et les processus de traitement des appels ;
    • de préciser les modalités d’organisation des soins non programmés en lien avec le SAS ;
    • de recruter les professionnels nécessaires ;
    • de mettre en œuvre les adaptations techniques pertinentes ;
    • etc.”

    📌 Au 7 septembre 2022 :
    21 SAS sont en fonctionnement :
    > 20 projets pilotes (SAS 16, 21-58, 29, 31, 33, 35, 36, 37, 44, 50, 57, 59, 69, 73, 75-92-93-94, 76 B, 78, 80, 86, 974) ;
    > + 1 autre site hors pilotes (SAS 72) ;
    31 SAS seront prochainement opérationnels :
    > 2 projets pilotes (SAS 16 et 972) ;
    > + 29 autres sites hors pilotes (SAS 2 A, 2 B, 02, 05, 06, 09, 10, 11, 13, 22, 25-90-70-39, 42, 47, 56, 60, 61, 62, 63, 64 A, 66, 67, 71, 76 A, 77, 83, 85, 87, 91 et 971).

    Une convention ville-hôpital pour l’organisation du 1er décroché

    • Pour tous les pilotes, les organisations internes (numéro d’accès, schéma de régulation bi-niveau, protocoles de redirections d’appels, etc.) sont clairement définies ;
    les pilotes ont tous formalisé leur organisation, “en privilégiant en général une convention entre la ville et l’hôpital pour l’organisation du premier décroché et une association pour la structuration de la filière ambulatoire de régulation téléphonique”, soulignait en 2021 Sébastien Bachem ;
    • parmi les tâches clés à réaliser pour les sites non opérationnels :
    – procéder à des recrutements : opérateurs de soins non programmés (SNP) et assistants de régulation médicale (ARM) ;
    – amplifier les travaux permettant de mobiliser sur tout le territoire des professionnels à même de répondre aux besoins de consultations issus du SAS.

    🔴 Carte interactive des sites et focus sur la plateforme digitale

    Dans cet article, H&TI présente les éléments clés relatifs au déploiement des projets SAS dans les sites pilotes ainsi qu’un focus sur la plateforme digitale SAS et les travaux conduits avec les industriels :
    état du déploiement des projets dans les 22 sites pilotes et dans les autres départements : carte interactive avec les informations clés sur chaque site ;
    • rappel des enjeux et points clés du SAS, dont l’objectif est de “répondre à la demande croissante des soins non programmés sans emboliser les urgences” ;
    focus sur la plateforme digitale, outil de travail des acteurs du SAS, créée par un décret du 21 mars 2022 publié au Journal officiel (JO) du 22 mars : gouvernance, points clés du service, précisions sur l’accès aux données, détail de l’offre de soins et présentation des travaux avec les éditeurs pour enrichir la plateforme digitale.


    POUR ALLER PLUS LOIN : consulter ici l’indicateur H&TI (DATA) présentant en détail l’organisation des projets SAS dans les 22 sites pilotes (détail des 22 sites, modalités d’accompagnement, travaux de conception…).

    🔴 ACCÉDER À L’INDICATEUR COMPLET :

    👉 L’ensemble des données, visuels, tableaux et autres informations relatives au déploiement du SAS dans les sites pilotes et dans les autres départements (avec une carte virtuelle présentant l’état d’avancement de chaque sites) ainsi qu’à la plateforme digitale SAS sont disponibles dans la rubrique “Data”, accessible via ce lien.

  • SANTEXPO22 / Cybersécurité : les actions réalisées et les prochains chantiers (plan cyber, Ségur…)

    Généralisation des audits ADS (Active Directory Security) et cyber-surveillance ; une feuille de route des agences régionales de santé adressée aux directeurs généraux d’ARS le 30 juillet 2021 (déclinaison territoriale du plan de renforcement cyber) ; publication et diffusion par le Cert Santé (ANS) du « mémento sécurité du libéral »… Telles sont, en partie, les actions réalisées en 2021 dans le cadre du plan de renforcement cyber 2021-2022, à destination des établissements sanitaires et des professionnels de santé libéraux.

    Lors d’une agora sur la cybersécurité (« Une prise de conscience indispensable de tous »), organisée le 19 mai 2022 par le ministère des Solidarités et de la Santé dans le cadre du salon SANTEXPO, Caroline Le Gloan, cheffe du bureau PF5 (SI des acteurs de l’offre de soins) de la DGOS, Jean-François Parguet, fonctionnaire de sécurité des systèmes d’information des ministères sociaux, et Vincent Croisile, expert IT Security à l’ANS, sont revenus sur l’évolution des incidents SSI déclarés en établissements de santé de 2020 à 2022 et ont fait le point sur les actions gouvernementales réalisées et à venir dans le domaine de la cybersécurité en santé.

    Une vigilance renforcée face à l’augmentation de la menace

    Dans cet indicateur, H&TI revient sur les éléments clés partagés par les 3 acteurs institutionnels au cours de la table ronde :

    l’état de la cyber-menace dans les établissements français : chiffres clés issus de l’Observatoire des signalements d’incidents de sécurité des systèmes d’information pour le secteur santé (ANS) :
    > un doublement des incidents de sécurité mais pas d’attaques majeures ciblées sur le secteur de la santé : des attaques génériques proportionnelles au degré d’exposition croissant des établissements sanitaires ;

    une vigilance renforcée face à l’augmentation de la menace :
    > parmi les actions génériques à décliner au niveau local : planification annuelle d’un exercice de crise d’origine cyber (kit mis à disposition des établissements sanitaires via les ARS) ;

    plan de renforcement cyber 2021-2022 :
    > les actions réalisées en 2021 ;
    > construction d’un référentiel unique des mesures de sécurité (Maturin’H) et mesures prioritaires ;
    > préparation de l’Observatoire permanent de la maturité sécurité des SSI des établissements sanitaires (Opssies) ;
    > cadre général d’action auprès des établissements sanitaires ;

    Ségur Numérique : les exigences de sécurité des SI (2 vagues).


    📌 POUR ALLER PLUS LOIN : SANTEXPO22 / Référentiel Maturin’H: AAC cet été pour un pilote d’1 an dans plus de 40 établissements.

    🔴 ACCÉDER À L’INDICATEUR COMPLET :

    👉 L’ensemble des données clés relatives à l’état de la cyber-menace dans les établissements français ainsi qu’aux actions gouvernementales déjà réalisées et à venir dans le champ de la cybersécurité en santé sont disponibles dans la rubrique “Data”, accessible via ce lien.

  • Réélection d’Emmanuel Macron : bilan des actions en santé numérique et principaux chantiers à venir

    Déploiement d’une feuille de route sur le numérique en santé, avec notamment la création récente de Mon Espace Santé ; mise en place du Ségur de la santé avec un volet spécifique consacré au numérique (2 Mds) ; création du Health Data Hub ; lancement de plusieurs stratégies nationales pour accélérer le déploiement du numérique en santé et renforcer les investissements dédiés… Au cours du premier quinquennat d’Emmanuel Macron (2017-2022), plusieurs chantiers ont été menés par le Gouvernement dans le domaine de la santé numérique, essentiellement portés par la Délégation ministérielle au numérique en santé (fondée en 2019). Un effort inédit boosté par la crise Covid-19, durant laquelle le recours à la téléconsultation a connu un essor sans précédent.

    Alors qu’Emmanuel Macron vient d’être réélu pour un second mandat, Health & Tech Intelligence fait le point sur les principales actions lancées par le Gouvernement durant la période 2017-2022, avec un état des lieux de 15 sujets clés (actions réalisées et prochaines étapes) :

    • Ma Santé 2022 : feuille de route du numérique en santé ;
    • FOCUS – Mon Espace Santé ;
    • FOCUS – Dossier Médical Partagé ;
    • Ségur de la santé : volet numérique ;
    • stratégie « Innovation Santé 2030 » ;
    • stratégie d’accélération du numérique en santé ;
    • stratégie IA ;
    • stratégie nationale de cybersécurité : la santé parmi les secteurs prioritaires ;
    • télémédecine et prise en charge ;
    • service d’accès aux soins (SAS) ;
    • Health Data Hub ;
    • numérisation des Ehpad et programme ESMS numérique ;
    • programme e-Parcours ;
    • expérimentations “article 51” ;
    • communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS).

    Dans un second temps, H&TI présente les principaux chantiers sur la santé prévus dans le cadre du nouveau quinquennat (2022-2027), annoncés par Emmanuel Macron lors de sa campagne. Le Président s’est notamment engagé à poursuivre le déploiement de l’accompagnement “personnalisé et connecté” des patients touchés par une maladie chronique et à construire un “nouveau pacte” entre l’hôpital et la médecine de ville, “dont l’activité doit être mieux rémunérée” : il propose entre autres un développement de l’”hôpital hors les murs” (exemple : médecins exerçant en ville mais salariés de l’hôpital).

    🔴 ACCÉDER À L’INDICATEUR :

    👉 Le bilan des actions en santé numérique menées dans le cadre 1er quinquennat d’Emmanuel Macron ainsi que les principaux chantiers annoncés pour le second quinquennat sont présentés en détail dans la rubrique “Data”, accessible via ce lien.

  • H&T Research / Cybersécurité & GHT : les principaux vecteurs d’attaques et compromissions

    Les cyberattaques de type « phishing » (hameçonnage) et «  ransomware » (rançongiciel) demeurent prédominantes, avec plus de la moitié des sondés qui déclarent avoir été confrontés à un « phishing » ou à un « ransomware ». C’est l’un des enseignements clés qui ressort de l’enquête menée auprès de 30 DSI/RSSI d’établissements issus de 27 GHT (France métropole et Outre-mer) dans le cadre de notre dernière étude (H&T Research) : « Marché de la cybersécurité en santé 2022 : les stratégies d’équipement des GHT face aux ransomwares ».

    Dans cette étude, Health & Tech Research dresse un focus sur les attaques de type « ransomware » et éclaire sur l’état des risques encourus par les établissements de santé publics. En complément est proposé un benchmark de solutions clefs pour endiguer ces risques avec la perception des directions de systèmes d’information sur leur efficacité : les EDR (protection des ordinateurs, serveurs, tablettes, objets connectés, etc.) et les SIEM (solution qui permet de surveiller, de détecter et d’alerter concernant des événements ou incidents de sécurité).

    En identifiant les besoins non couverts pour sécuriser les données, Health & Tech Research livre également les leviers et les opportunités de croissance du marché afin d’aider les fournisseurs à définir un alignement ou une adéquation entre leurs capacités et les opportunités de croissance futures.

    Des efforts concentrés sur les terminaux, les réseaux et les emails

    Dans cet article, Health & Tech Intelligence publie un extrait de l’étude en présentant, dans le détail :
    les types d’attaques (menaces) rencontrés en 2021 par le panel de DSI/RSSI interrogés ;
    les principaux vecteurs d’attaques en 2021 et compromissions :
    > % de vecteurs d’attaques ;
    > % de compromissions ;
    > et index de compromissions ((% de compromissions / % de vecteurs d’attaques)*100).

    Selon les DSI/RSSI interrogés, les établissements de santé publics font face à une variété de vecteurs d’attaques malveillantes et non malveillantes, et ce de manière de plus en plus intensifiée et quotidienne. Au regard de leur démarche analytique des risques encourus et de leur faible budget, leurs efforts sont largement concentrés sur les terminaux, les réseaux et les emails, principaux points d’entrée des cybercriminels.

    🔴 ACCÉDER AUX DONNÉES :

    👉 Les données détaillées sur les types d’attaques (menaces) rencontrés ainsi que sur les principaux vecteurs d’attaques et compromissions sont disponibles dans la rubrique “Data”, accessible via ce lien.


    CONTACTS :

  • Numérique en santé en Europe : état des lieux dans 29 pays / l’éthique encore peu traitée (EY/DNS)

    Sécurité, protection et gestion des données apparaissent comme les domaines les plus matures sur le plan réglementaire en Europe (largement couverts par la réglementation générale et des textes spécifiques à la santé), tandis que la gouvernance, le financement et l’éthique font partie des domaines les moins matures (avec la nécessité d’approfondir en particulier les dimensions éthiques dans le numérique en santé) ; les sujets relatifs à l’interopérabilité se positionnent quant à eux dans une situation intermédiaire (avec une réglementation européenne assez mature). Il s’agit, en partie, des enseignements tirés d’une étude réalisée par le cabinet EY Consulting pour la Délégation ministérielle au numérique en santé (DNS), dont les résultats ont été présentés le 7 avril 2022 lors de l’événement “MyHealth@EU” – organisé par l’Agence du numérique en santé (ANS) dans le cadre de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne (PFUE).

    27 États membres de l’UE observés ainsi que l’Écosse et la Norvège

    La DNS a piloté la réalisation de cet état des lieux sur le numérique en santé dans les états membres de l’Union européenne avec une attention particulière portée à l’éthique du numérique en santé. L’idée était de recenser les initiatives marquantes déployées par les pays européens et de constater la prise en compte – ou non – des dimensions éthiques dans les stratégies nationales. “Il n’y a aucun jugement de valeur dans ces travaux”, souligne Nihal Filali, directrice des activités sur le numérique en santé & le secteur social pour EY Consulting, précisant qu’il s’agit d’une “photo” et “non d’un benchmark”.

    Au total, 29 pays ont été observés (les 27 États membres de l’UE ainsi que l’Écosse et la Norvège) dans le cadre de cette étude. Les travaux ont été complétés par une vision plus approfondie de la prise en compte des dimensions éthiques, sur la base d’entretiens réalisés avec des représentants nationaux. “En raison d’un calendrier contraint, seuls 15 pays ont pu être consultés“, signale Nihal Filali. Ajoutant cependant que l’échantillon choisi “reflète correctement la diversité européenne”.

    Éthique : seuls 13 pays affichent une ambition stratégique

    Les principales tendances observées en Europe :
    • la santé numérique est un domaine hautement prioritaire ;
    • les cadres de régulation doivent suivre le rythme de l’innovation ;
    • des standards d’interopérabilité dont l’utilisation n’est pas suffisamment contraignante ;
    • l’éthique n’est pas suffisamment prise en compte dans la santé numérique :
    > l’utilisation massive des données de santé implique de garantir leur protection ;
    > seuls 13 pays du panel (sur 29 ) affichent explicitement une ambition stratégique relative à l’éthique du numérique en santé, associée à des initiatives nationales avec des objectifs concrets ;
    • l’éthique dès la conception (“ethics by design”) facilite l’acceptabilité ;
    • l’éco-responsabilité est un domaine émergent encore très faiblement exploité.

    3 grandes pistes de travail identifiés pour accélérer le développement du numérique en santé :
    • des feuilles de route nationales toutes confrontées au même défi : impliquer davantage les citoyens dans les politiques publiques, avec des solutions conçues pour et par les patients, et assurer la représentativité de toutes les catégories de citoyens (il y a dans tous les pays une réelle volonté d’impliquer les citoyens mais elle doit se manifester par des actions concrètes) ;
    • développer au niveau européen des standards sémantiques et des outils facilitant les échanges de données transfrontaliers et la réutilisation des données à des fins de recherche notamment ;
    • promouvoir un système de santé numérique plus durable et plus responsable.

    En synthèse, tous les pays observés font plus ou moins face aux mêmes challenges : chacun développe sa propre feuille de route sur le numérique en santé, ce qui donne lieu à une “fertilisation croisée”. L’enjeu est d’harmoniser les pratiques pour gagner en efficience sur l’ensemble de l’Europe. L’un des principaux défis à relever étant d’améliorer le taux d’utilisation des services fournis : pour ce faire, il est nécessaire de déployer une stratégie qui repose sur la confiance, la transparence et la co-conception, autant de leviers de l’”ethics by design”.


    Dans cet article, H&TI revient sur les enseignements clés de l’étude : contexte, objectifs, méthodologie… avec un focus sur les 7 thèmes réglementaires identifiés et les résultats détaillés concernant les 5 principes directeurs et les 4 dimensions éthiques étudiés.

    🔴 ACCÉDER À L’INDICATEUR COMPLET :

    👉 L’ensemble des données clés tirées de l’étude réalisée par EY pour la DNS (contexte, méthodologie, principaux enseignements et résultats détaillés de l’enquête) sont disponibles dans la rubrique “Data”, accessible via ce lien.

  • State of Healthcare Report HIMSS : la transformation digitale, une « priorité absolue » (données clés)

    Une industrie de santé dont la transformation numérique actuelle a été accélérée par la pandémie de Covid-19, et qui se trouve désormais au centre de changements substantiels, alors que les prestataires de soins du monde entier adoptent de nouvelles technologies et de nouveaux modèles de soins : c’est ce qui ressort en synthèse du « State of Healthcare Report 2022 » de HIMSS, publié le 15 mars 2022 dans le cadre du congrès international HIMSS22 (Orlando) – suivi par H&TI.

    Pour établir cet état des lieux international du monde des soins, HIMSS et ses partenaires Accenture, The Chartis Group et ZS (The HIMSS Trust partnership *), ont interrogé un échantillon d’acteurs de la santé du monde entier sur les changements, les avancées et les priorités qui façonnent la manière dont les soins sont dispensés.

    L’enquête a été menée en novembre et en décembre 2021 et a inclus des répondants basés aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Australie et en Nouvelle-Zélande. 359 cliniciens y ont participé ainsi que 1 600 patients, 273 dirigeants de systèmes de santé et 145 représentants des organismes payeurs.

    Les réponses des personnes sondées montrent clairement qu’une transition vers des outils numériques et des soins personnalisés est bien engagée, même si l’adoption et la réponse à ces changements varient considérablement en fonction de facteurs tels que la région et la démographie.

    Une transformation numérique généralisée

    99 % des dirigeants de systèmes de santé basés aux États-Unis et 95 % de leurs homologues internationaux conviennent qu’il est important que leurs organisations investissent activement dans la transformation numérique. “Il est donc clair que la transformation numérique de la santé reste une priorité absolue pour les systèmes de santé du monde entier”, souligne HIMSS.
    • Il est à noter que 84 % des répondants ont déclaré que leurs organisations les obligeaient à utiliser des outils de santé numériques et 79 % ont choisi de les utiliser de leur propre initiative.
    Plus de la moitié des sondés ont déclaré avoir utilisé au moins un outil de santé numérique tel que des montres intelligentes et des trackers de fitness au cours de la dernière année, et la plupart étaient très satisfaits de ces outils.

    Un usage en adéquation avec l’adoption croissante de modèles de soins personnalisés.

    Soins personnalisés : des stratégies différentes selon les pays

    • Les cliniciens, les payeurs et les dirigeants du système de santé interrogés estiment tous que les soins personnalisés sont bénéfiques, et les cliniciens et les payeurs ont d’ailleurs classé la satisfaction accrue des patients comme le principal avantage des soins personnalisés.
    • Plus de la moitié des patients aux États-Unis et au Royaume-Uni sondés indiquent que leurs prestataires de soins se sont associés à eux pour gérer leur parcours de santé et qu’ils leur ont offert des soins en fonction de leur mode de vie et de leurs objectifs de santé.
    • Cependant, les payeurs américains et à l’international développent des stratégies différentes pour ces objectifs de soins personnalisés :
    84 % des payeurs à l’international envisagent d’acquérir une technologie pour favoriser la personnalisation des soins ;
    – alors que seuls 36 % des payeurs américains envisagent de nouvelles technologies pour améliorer leurs offres de soins personnalisés.

    “En mettant en évidence les éléments qui suscitent le plus d’enthousiasme et de méfiance pour les acteurs de la santé, ce rapport fournit des informations cruciales qui peuvent aider les leaders de la santé à concevoir et à affiner leurs plans stratégiques pour la prochaine phase de l’évolution de l’industrie”, souligne HIMSS.

    Dans cet article, H&TI revient sur les enseignements clés du rapport en 4 parties :
    • soins personnalisés et transformation numérique ;
    • définir une transformation réussie ;
    • innovation et moteurs pour les soins personnalisés ;
    • la santé mentale dans le monde.


    * Le partenariat HIMSS Trust (The HIMSS Trust partnership) est un consortium de leaders de l’ensemble de l’espace des soins et de la technologie qui collecte, analyse et rapporte des informations de marché approfondies et basées sur des données. Les informations recueillies par le Trust dévoilent les tendances et les défis pour aider l’industrie à se préparer et à faire des prévisions pour les trois à cinq prochaines années.

    🔴ACCÉDER À L’INDICATEUR COMPLET

    👉 L’ensemble des données clés issues du « State of Healthcare Report 2022 » de HIMSS sont disponibles dans la rubrique “Data”, accessible via ce lien.