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  • Entrepôts de données de santé : cartographie des solutions techniques, le marché se structure

    Un appel à projets national pour soutenir les projets des hospitaliers, un leadership affirmé du Health Data Hub (HDH), des projets publics et privés qui se multiplient, et un espace européen des données de santé (EHDS) en construction… Le contexte national (et européen) accélère l’utilisation des données de santé et la constitution d’entrepôts (EDS). Le marché des solutions techniques inhérentes à ces EDS se structure progressivement.

    Afin d’avoir une vision plus claire de ce marché en plein essor, Health & Tech Intelligence présente dans cet indicateur une cartographie des principales solutions techniques disponibles, avec une articulation en 4 segments :
    1️⃣ datahub / datalake (stockage de données provenant de diverses sources) ;
    2️⃣ ETL – Extract, Transform Load (permet l’extraction puis la transformation des données issues de diverses sources pour ensuite les charger dans un EDS cible) / ESB – Enterprise Service Bus (permet une communication des applications qui n’ont pas été conçues pour fonctionner ensemble) ;
    3️⃣ hébergement ;
    4️⃣ archivage / data mining (recherche automatique de grandes quantités de données afin de découvrir des tendances et des modèles qui vont au-delà de la simple analyse).

    -> 18 solutions sont présentées en détail dans ce panorama, avec certains éditeurs qui proposent plusieurs solutions :
    Arkhn ;
    Cleyrop (Data Hub Cleyrop) ;
    Clinityx ;
    Codoc ;
    Dedalus (Trials4Care) ;
    Docaposte (Entrepôts de données de santé) ;
    Enovacom / CHU Rennes / LTSI de l’université de Rennes (eHOP) ;
    • Enovacom (Enovacom Data Repository) ;
    Euris – Cloud Santé :
    – Cloud Santé Privé ;
    – Cloud Santé Bulle Sécurisée ;
    – Cloud Santé Data Refinery ;
    – Cloud Santé Entrepôt de Données de Santé) ;
    Groupe PSIH / LynxCare (Entrepôts de Données de santé) ;
    Infinitt (Infinitt Healthcare Platform) ;
    Infor :
    – FHIR Bridge ;
    – FHIR Server – EDS – Entrepôt de données de santé FHIR ;
    – Infor Interop Platform ;
    InterSystems (InterSystems IRIS for Health).

    📌 Les éléments suivants sont précisés pour chacune des solutions :
    -> maturité (date de lancement) ;
    -> modèle économique (facturation à la licence ? À l’usage ? Au volume de données ? Au nombre d’utilisateurs ? …) ;
    -> centrale d’achat (si la solution est disponible en centrale d’achat) ;
    -> positionnement/déploiement (hébergement en dur sur serveur ? Plateforme de visualisation de la donnée ?…) ;
    -> distribution (solution propriétaire ou logiciel libre ?) ;
    -> diffusion (France ? Europe ? international ? Quels établissements utilisent la solution ?) ;
    -> hébergement qualifié SecNumCloud (oui ou non).


    Dans cet article, H&TI revient également sur le contexte national, les cas d’usage les plus exploités et les scenarii de choix possibles (mise à disposition des utilisateurs de dataset par projet ; mise en place d’un EDS et d’une plateforme d’utilisation des données ; plateforme / solution intégrée). Avec en complément un panorama des 27 projets d’entrepôts de données de santé hospitaliers déployés et en cours (HAS) et un retour sur les dernières publications relatives aux entrepôts de données de santé.

    ACCÉDER À L’INDICATEUR COMPLET :

    Le descriptif des solutions techniques, les informations clés relatives au marché des entrepôts de données de santé ainsi que le panorama des projets d’EDS hospitaliers déployés et en cours sont disponibles dans la rubrique “Data”, accessible via ce lien.

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  • Portugal : Quelle stratégie en santé numérique & data ? Pionnier en UE, le pays continue d’accélérer

    🔸 4 % du PIB ;
    🔸 un chiffre d’affaires annuel d’environ 30 milliards d’euros ;
    🔸 près de 90 000 entreprises employant au total près de 300 000 personnes.

    Des services de santé numérique développés dès 1990

    Le pays a commencé à développer des services de santé numérique dès 1990. Le Centro Hospitalar e Universitário de Coimbra – Hospital Pediátrico avait mis en place un programme de téléconsultation pour la cardiologie pédiatrique avec des hôpitaux du nord et du centre du pays. Aujourd’hui, ce programme s’est développé à l’international avec des hôpitaux de pays africains lusophone (Cap Vert, Angola).

    En Europe, le Portugal a été parmi les premiers pays à permettre numériquement à leurs citoyens d’obtenir leurs médicaments dans une pharmacie des pays membres de l’Union européenne grâce à la e-prescription. Aujourd’hui, la prescription en ligne est largement répandue à travers le pays : près de 97 % des ordonnances sont délivrées soit sur l’application nationale SNS24, soit par e-mail, soit par SMS.

    e-Santé : un engagement qualifié d’exemplaire par l’OMS en 2015

    Les principaux acteurs de régulation du numérique en santé au Portugal sont :
    🔸le ministère de la santé (Ministério da Saúde), en charge de la définition de la politique nationale de santé et du SNS ;
    🔸l’Entitade Reguladora da Saùde (ERS), en charge de la supervision des centres, institutions, fournissant des services de santé à l’exception des pharmacies ;
    🔸l’Infarmed (Autoridade Nacional do Medicamento e Produtos de Saúde, I.P.) en charge de la réglementation des médicaments et des produits de santé ;
    🔸le Comissão Nacional de Proteção de Dados (CNPD), commission nationale de la protection des données ;
    🔸le Serviços Partilhados do Ministério da Saúde (SPMS), l’entité en charge de la transition numérique de la santé.

    En 2015, l’OMS a qualifié l’engagement du gouvernement portugais dans la transformation numérique du secteur de la santé et sa stratégie de e-santé (2015) comme exemplaires. À la suite de cette stratégie, un centre national de télésanté (CNTS) a été lancé en 2016 (l’un des premiers dans le monde). L’objectif de ce centre est de faciliter l’accès aux soins en assurant la répartition efficace des ressources pour que tous les citoyens puissent accéder équitablement aux services de télémédecine. Il s’en est suivi en 2019 d’un plan stratégique national sur la télésanté.

    “ENESIS” : une stratégie centrale

    En 2018 puis en 2020, la stratégie “ENESIS” (“Estratégia Nacional para o Ecossistema de Informação de Saúde” : stratégie nationale pour l’écosystème de l’information sur la santé) a été lancée.

    Elle vise à promouvoir la transformation numérique du secteur de la santé afin :
    🔸d’améliorer la gestion des services de santé (accès à l’information, aux services de santé, à l’intégration des soins, réduction des disparités etc.) ;
    🔸d’améliorer la qualité des soins, la sécurité des patients ;
    🔸d’améliorer le travail des professionnels de santé, leur satisfaction et par conséquence la qualité des prestations de services ;
    🔸d’optimiser les ressources existantes et d’éviter les dépenses inutiles à travers le SNS.

    Par ailleurs, le Portugal a également lancé l’initiative “INCoDe.2030”, dédiée au renforcement des compétences numériques. Ce programme est développé à travers des initiatives promues par des entités publiques et privées dans tout le pays, et sous la responsabilité de différents secteurs du gouvernement. Le SMPS participe activement aux sessions de consultations pour l’élaboration de ce programme, dont le but de promouvoir l’adoption des services numériques en santé par les citoyens portugais.


    📌 Dans cet indicateur, Health & Tech Intelligence revient en synthèse (chronologie) sur les principales initiatives déployées en santé numérique par le gouvernement portugais depuis 2009. Puis sur les principaux éléments du volet dédié à la santé, et en particulier à la santé numérique, dans le plan de relance et de résilience du Portugal. Avant de présenter les points clés de la stratégie “ENESIS” : financements prévus, mesures promises et gouvernance.

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    Le plan de relance et de résilience (PRR) :

    Début 2021 a été lancé le plan de relance et de résilience (PRR), dont l’objectif est de renforcer la capacité du système national de santé à répondre aux enjeux actuels de la société c’est-à-dire : aux changements démographiques et épidémiologiques du pays.

    Ce plan étant transversal à tous les domaines, Health & Tech Intelligence présente ci-dessous les éléments clés du volet sur la santé, et plus précisément sur la santé numérique :

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    “ENESIS” : stratégie nationale pour l’écosystème de l’information sur la santé

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    Un des principaux défis d’”ENESIS 2022″ (“Estratégia Nacional para o Ecossistema de Informação de Saúde” : stratégie nationale pour l’écosystème de l’information sur la santé) est d’intégrer le concept d’éthique numérique à la stratégie.

    Une des propositions phares est la création d’un conseil national d’éthique du numérique avec un champ d’applications en santé numérique.

    💶 Pour la mise en œuvre de cette stratégie, il est prévu en termes de financement :

    • 3 M€ par an pendant 3 ans pour la mise en place d’un nouveau système d’information (SI) pour la santé ;
    • 17 M€ pour l’achat de licences et la rénovation des équipements et des installations dans le centre de données central du système national de santé ;
    • 20 M€ sur 2 ans pour le renouvellement des infrastructures locales des différentes unités de santé ;
    • 4 M€ sur 2 ans pour mettre à jour le SI de certains hôpitaux ;
    • 3 M€ sur 3 ans pour la mise à jour et l’évolution du registre national des utilisateurs, des professionnels et des entités.

    Dans le détail :

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    Gouvernance : 3 niveaux (stratégique, tactique et opérationnel)

    Pour une mise en œuvre réussie de la stratégie “ENESIS 2022”, 3 niveaux de gouvernance ont été mis en place :

    • un niveau stratégique : qui assure le leadership de la stratégie ;
    • un niveau tactique : qui assure la gestion et le suivi des différentes initiatives ;
    • un niveau opérationnel : comprenant les organismes chargés de la mise en œuvre de la stratégie.
  • Santé au travail : état des lieux des solutions innovantes et des usages en établissements de santé

    Des outils innovants pour suivre la santé des salariés et prévenir les risques professionnels en entreprise (Acciline+ d’Ayming, Coline Care, HumanFab WorkCare…) ainsi que des dispositifs adaptés aux établissements de santé pour améliorer les conditions de travail des professionnels de santé (projet Mood Up ARA, réalité virtuelle pour la prise en charge et la prévention des risques…) : les solutions numériques et les initiatives expérimentales se développent dans le domaine de la santé au travail pour améliorer la qualité de vie des personnels, en entreprise et dans les établissements de soins.

    À l’occasion de la Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail, le 28 avril 2023, Health & Tech Intelligence établit un état des lieux des enjeux de la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) et dresse un panorama des solutions et dispositifs innovants dédiés à la santé au travail en France.

    La QVCT des soignants

    La QVCT en santé représente l’ensemble des actions permettant de concilier l’amélioration des conditions de travail pour les salariés et la performance globale des établissements de santé. Ces actions permettent d’accompagner les professionnels tout en garantissant :
    • la sécurité des soins ;
    • la qualité des soins ;
    • et la santé des professionnels.

    Les évolutions en cours de l’organisation des établissements de santé, dont notamment l’arrivée des outils numériques, impacte la QVCT des professionnels de santé. Elle transforme à la fois l’organisation de l’établissement et la pratique médicale elle-même. En outre, certaines solutions numériques sont même dédiées à l’amélioration de la QVCT des professionnels de santé.

    L’enjeu pour les établissements est donc de comprendre :
    • dans quelles mesures les outils numériques peuvent impacter les conditions de travail ;
    • comment les professionnels de santé réagissent face à ces nouveaux outils numériques ;
    • les évolutions provoquées dans le métier de soignant ;
    • l’accompagnement nécessaire à tous les personnels des établissements de santé.

    Des enjeux multiples et une démarche à tous les niveaux

    La démarche QVCT vise à :
    prévenir les maladies et les blessures résultant du travail, liées au travail ou survenant au cours de celui-ci ;
    améliorer la qualité et la sécurité des soins ;
    protéger le personnel de santé ;
    promouvoir la durabilité environnementale dans le secteur de la santé.

    C’est dans ce sens que l’OMS a publié en 2022 un guide intitulé “Caring for those who care: Guide for the development and implementation of occupational health and safety programmes for health workers”. Ce document donne un aperçu des éléments clés des programmes de santé et de sécurité au travail pour les professionnels de santé aux niveaux national, infranational et des établissements, ainsi que des conseils pour l’élaboration et la mise en œuvre de ces programmes.

    De la QVT à la QVCT : une avancée pour la prévention des risques

    La notion de QVT (qualité de vie au travail) a été définie par l’Anact en 2013 comme l’ensemble des actions qui permettent de concilier à la fois l’amélioration des conditions de travail et la performance globale. Dans cette première définition, il est indiqué que la QVT vise d’abord « le travail, les conditions de travail et la possibilité qu’elles permettent ou non de ‘faire du bon travail’ dans une bonne ambiance, dans le cadre de son organisation ».

    En décembre 2020, la totalité des partenaires sociaux ont signé un nouvel accord national interprofessionnel (ANI) sur la santé au travail qui reformule la volonté d’assurer santé et sécurité au travail. C’est ainsi qu’est né le nouvel acronyme QVCT (qualité de vie et des conditions de travail).

    Le 31 mars 2022, la QVT est remplacée dans le Code du travail par la QVCT. Une modification qui, loin d’être un simple changement de terminologie, constitue une avancée majeure en termes de prévention des risques professionnels.

    🔴 ACCÉDER À L’INDICATEUR COMPLET :

    👉 L’état des lieux des enjeux de la QVCT et le panorama des solutions et dispositifs innovants dédiés à la santé au travail en France sont disponibles dans la rubrique “Data”, accessible via ce lien.

  • Future Health Index 2023 : automatisation des tâches (IA) et télémédecine dans le top des tendances

    [HIMSS23] Une mobilisation de l’innovation numérique et des solutions d’automatisation (IA) pour mieux faire face aux pénuries de personnels hospitaliers ; une volonté de rapprocher les soins du patient grâce à la télémédecine (“virtual care”) ; un renforcement de la collaboration avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème afin d’améliorer les parcours de soins : Il s’agit des enseignements clés du “Future Health Index” 2023, publié par Philips le 18 avril 2023 dans le cadre du salon international HIMSS23, qui se tient à Chicago jusqu’au 21 avril.

    Le “Future Health Index” est une enquête permettant d’identifier les priorités et les perspectives des responsables (leaders) et des jeunes professionnels de la santé. Il s’agit de la 8e édition de ce rapport, présenté comme la plus grande enquête mondiale du genre. Elle est basée sur des études exclusives menées dans 14 pays *, avec une enquête quantitative réalisée de novembre 2022 à février 2023 (présentation de la méthodologie ici).

    Une offre de soins plus connectée, pratique et durable

    Le rapport de cette année explore la manière dont les acteurs du soin perçoivent le rôle des nouveaux modèles de prestation de soins, qui intègrent les soins en personne et virtuels aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des murs de l’hôpital. Il présente une analyse des expériences et attentes de près de 3 000 responsables et jeunes professionnels de la santé.

    En synthèse, l’ensemble des acteurs du soin interrogés partage une vision claire de l’avenir de la prestation des soins, avec le développement de nouveaux modèles qui répondent mieux aux besoins des patients, quel que soit le lieu où ils se situent : une offre plus connectée, pratique et durable, soutenue par un usage accru des technologies numériques (télémédecine, IA…) et une plus forte collaboration entre l’ensemble des acteurs de l’écosystème.

    Les investissements dans l’IA continuent de croître

    3 tendances principales ressortent du “Future Health Index” 2023 :
    1️⃣ les responsables de santé innovent pour atténuer l’impact des pénuries de personnel : les responsables de santé investissent massivement dans l’IA ou prévoient de le faire à la fois pour l’aide à la décision critique et l’efficacité opérationnelle, contribuant ainsi à lutter contre le manque de main-d’œuvre ;
    2️⃣ une volonté d’améliorer la prestation des soins en les rapprochant du patient (télémédecine) ;
    3️⃣ un fort intérêt pour une collaboration plus large entre l’ensemble des acteurs de l’écosystème.

    Dans cet article, Health & Tech Intelligence revient sur les enseignements principaux de l’étude menée par Philips pour chacune de ces 3 tendances.


    * Afrique du Sud, Allemagne, Arabie Saoudite, Australie, Brésil, Chine, États-Unis, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Pays-Bas, Pologne et Singapour.

    🔴 ACCÉDER À L’INDICATEUR COMPLET :

    👉 Le détail des principaux enseignements du “Future Health Index” 2023 de Philips (infographies, tableaux…) est disponible dans la rubrique “Data”, accessible via ce lien.

  • Allemagne : En quoi consiste la 1ère stratégie de santé numérique & data lancée par le gouvernement?

    Le 9 mars 2023, l’Allemagne a lancé sa première stratégie spécifiquement dédiée à la santé numérique après des mois de consultation auprès d’acteurs publics et privés, d’établissements de soins, d’assurances maladie et d’associations de patients. La stratégie sera évaluée tous les 2 ans en se basant sur des rapports réguliers réalisés par des groupes de travail dédiés et sur les évolutions politiques, technologiques et sociales aux niveaux national et international.

    Intitulée « Stratégie de numérisation pour les soins médicaux et les soins infirmiers », la loi du 9 mars 2023 est divisée en 2 chantiers :
    • la loi numérique pour l’amélioration des soins et des traitements grâce aux solutions numériques ;
    • et la loi sur l’utilisation des données de santé afin de permettre aux acteurs de la recherche leur usage.

    Une stratégie articulée autour de 3 axes principaux :

    1️⃣ mise en place de processus numériques de soins transversaux et interprofessionnels centrés sur le patient ;
    2️⃣ génération et utilisation de données de haute qualité pour une meilleure offre de soins et pour la recherche ;
    3️⃣ développement de technologies et d’applications numériques en fonction de leur utilité ou du bénéfice utilisateur.


    Dans cet indicateur, Health & Tech Intelligence revient en synthèse (chronologie) sur les principales lois relatives à la santé numérique déployées par le gouvernement allemand ainsi que sur les grands axes et objectifs de la nouvelle stratégie : cette dernière est basée sur des mesures à court, moyen et long terme, avec notamment une évolution du cadre réglementaire.

    Avec en dernière partie un rappel du système “DiGA, un processus (pionnier) de remboursement spécifique pour les applications de santé numérique (DiGA) dont s’inspire notamment la France.

    🔴 ACCÉDER À L’INDICATEUR COMPLET :

    👉 L’ensemble des données relatives à la nouvelle stratégie en santé numérique & data en cours de déploiement en Allemagne sont disponibles dans la rubrique « Data », accessible via ce lien.

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  • Santé populationnelle, un marché des solutions en croissance : les US toujours n° 1, l’Europe accélère

    [Avec 3 cartographies H&TI des solutions] 103,76 milliards de dollars US : c’est la somme que devrait représenter d’ici 2029 le marché mondial de la gestion de la santé populationnelle (Population Health Management, PHM), selon le cabinet Data Bridge Market Research (étude 2022-2029). Soit une croissance de +20 % estimée d’ici 7 ans. Largement dominé par les éditeurs américains, le marché voit progresser les acteurs européens (et français), qui restent cependant à la traîne, derrière l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud et l’Asie Pacifique.

    La démarche de responsabilité populationnelle (ou santé populationnelle), portée et déployée en France par la Fédération hospitalière de France (FHF), est fondée sur un triple objectif : « une meilleure santé, grâce à une meilleure prise en charge, au meilleur coût ». Auquel la FHF ajoute l’amélioration de la qualité de vie des soignants.
    Le but est de faire travailler ensemble les acteurs d’un bassin de vie (territoire) pour améliorer la santé de ses habitants.
    L’ambition in fine est de transformer la vision du système de santé, en passant d’un modèle basé sur la prise en charge des patients (curatif) à un modèle visant le maintien en bonne santé de la population (prévention).

    Enjeu : construire un système intégré

    Pour soutenir ce modèle, des solutions numériques se développent. L’enjeu n° 1 pour l’écosystème français et européen est de parvenir à rattraper le retard cumulé depuis plusieurs années sur ce marché, en forte croissance.

    Un défi de taille, qui se doit d’être soutenu par les autorités. La FHF porte depuis 2017 la démarche de responsabilité populationnelle, avec une expérimentation menée dans 5 territoires ; l’approche a été reconnue législativement dans l’article 20 de la loi du du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé… Mais le concept de santé populationnelle n’est pour l’heure pas lisible dans la “Maison du numérique en santé”, fondement de la feuille de route pilotée par la DNS avec l’ANS.

    “Il faut d’abord souligner que pour accompagner la réponse aux défis de l’approche santé populationnelle, les technologies numériques existent, sont éprouvées et accompagnées de guides de bonnes pratiques, observe Christophe Clément-Cottuz, pilote du groupe de réflexion “Santé populationnelle” de Numeum. Ces technologies sont supportées par les entreprises de Numeum, dont certaines font partie de la commission santé. L’enjeu est de les adapter au contexte français dans un souci de souveraineté et de développement de la filière du numérique en santé. Dès aujourd’hui, des solutions sont disponibles et permettent le lancement d’un projet de santé populationnelle à partir de données de santé.”

    “Nous voulons convaincre que des projets numériques avec la maîtrise des données sont une partie de la solution, en prenant la précaution de rappeler qu’un projet informatique ne remplace pas une stratégie, ajoute Christophe Clément-Cottuz. L’engagement vise à améliorer la satisfaction patient, l’état de santé de la population pour un meilleur coût pour la société : ce sont les trois cibles de la santé populationnelle.”

    🔴 Cartographie des solutions numériques présentes sur le marché

    Dans le contexte du séminaire sur la prévention n°3 organisé par le think tank Health & Tech (“Santé populationnelle : Quelles solutions dans les territoires ?”) le 14 mars 2023, Health & Tech Intelligence présente un observatoire spécial « santé populationnelle », avec une cartographie des principales solutions numériques existantes sur le marché.

    En synthèse, le « Population Health Management » (PHM) repose sur de puissants systèmes d’agrégation et de traitement des données issues de sources multiples, permettant :
    • d’identifier et de segmenter les populations selon leur profil médical sur un territoire défini ;
    • d’analyser leurs besoins ;
    • de dispenser les soins appropriés ;
    • d’assurer leur suivi de long terme ;
    • et de prédire l’évolution de leur état de santé.

    L’offre est structurée en 3 briques techniques principales (infrastructure, intelligence et services) : il n’existe pas d’offre intégrée de bout en bout en France.


    Cet observatoire H&TI est articulé en 5 parties :

    1️⃣ Contexte : définition, origine et enjeux de la santé populationnelle
    2️⃣ Bilan de l’expérimentation menée par la FHF depuis 2018 dans 5 territoires
    3️⃣ Solutions numériques : un marché en forte croissance
    > présentation de l’offre : 3 briques techniques structurent l’offre
    > les US toujours n°1, l’Europe accélère (chiffres clés)
    > top 10 des solutions au niveau mondial
    4️⃣ Cartographies des solutions : Europe (1), USA (2), et par fonctionnalités (3)
    > tableau détaillé des principales solutions du marché

    5️⃣ 📢 La vision de Christophe Clément-Cottuz, pilote du groupe de réflexion « Santé populationnelle » de Numeum.


    👉 À (RE)LIRE : SANTEXPO22 / Santé populationnelle : la structuration des données, un enjeu décisif (Antoine Malone, FHF).

    🔴 ACCÉDER À L’ OBSERVATOIRE COMPLET

    👉  L’ensemble des données sur la santé populationnelle et les cartographies des solutions sont disponibles dans la rubrique “Data”, accessible via ce lien.

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