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  • Les structures d’accompagnement

    Un « mille-feuille » : c’est le terme qui revient le plus souvent pour décrire l’ensemble des structures qui ont pour mission d’accompagner ceux qui portent l’innovation en santé. Entre les incubateurs, les SATT , les pôles de compétitivité et autres clusters santé, le nombre d’organismes déroute. La France compte par exemple 71 pôles de compétitivité quand le Royaume-Uni en a créé 7 et l’Allemagne 15. Un éparpillement qui conduit à une sorte de saupoudrage des moyens, parfois préjudiciable pour aider une start-up à passer au stade de la PME ou de l’ETI. Quelques clés pour s’y retrouver…

    Les SATT

    Elles sont au nombre de 14. Elles ont été créées pour regrouper l’ensemble des équipes de valorisation de la recherche dans les universités. Le paysage est donc moins morcelé, même si quelques gros organismes de recherche tels que le CNRS et l’Inserm n’ont pas délégué le travail de transfert de technologie à des SATT. Elles ont la particularité d’être les structures au contact direct des chercheurs. Cette proximité avec la recherche académique les amène à détecter, puis évaluer une invention et à l’accompagner jusqu’au transfert vers une entreprise. Si cette maturation est longue, c’est notamment parce que la majorité des chercheurs ne sont pas formés au transfert de technologie, à la gestion de propriété intellectuelle et encore moins à « marketer » leur offre. Les SATT investissent donc dans la maturation technique, juridique et marketing. Ce modèle dit de « technology push » qui part de l’invention pour aller vers le marché est cependant en train d’évoluer. De plus en plus de projets accompagnés dans les SATT sont sur le modèle du « market pull ». L’industriel a identifié son besoin, il cherche la bonne technologie à mettre en face. Cette démarche peut éviter certains échecs, fréquents dans la e-santé, dus à l’absence de demande suffisante ou à une inadéquation entre le produit et les besoins du consommateur.   

     Les pôles de compétitivité

    Ils regroupent sur un même territoire des entreprises, des établissements d’enseignement supérieur et des organismes de recherche publics ou privés qui ont vocation à travailler en synergie pour mettre en œuvre des projets de développement économique par l’innovation. Comme les SATT, ils facilitent les démarches liées à la propriété intellectuelle, l’accès à des financements… En revanche, les pôles sont regroupés par secteur : 9 sont dédiés à la santé. Six pôles dédiés au numérique sont aussi amenés à accompagner des projets santé-bien-être tournés vers le grand public. En outre, certains pôles tels que Medicen ont la particularité d’accompagner à l’international. Un plus qui peut avoir toute son importance car dans le domaine de la santé, le marché n’est pas que français. Beaucoup de start-ups e-santé visent même d’abord des pays où la réglementation est moins stricte et où la prise en charge des soins par la collectivité est inexistante. Cette stratégie raccourcit considérablement les délais du « go to market ».

    Les incubateurs

    Ce sont des structures d’accompagnement davantage tournées vers la création d’entreprises. Ils peuvent donc intervenir en parallèle d’une SATT et certains pôles de compétitivité ont même créé leur propre incubateur. Très orientés vers la révolution numérique, les incubateurs connaissent bien le secteur de la e-santé. Certains, tels que le Paris&Co, se sont même spécialisés dans cette filière. Contrairement à d’autres structures, un incubateur héberge les start-ups. Ainsi, elles échangent entre elles, se créent un réseau et rencontrent de grandes entreprises du secteur de la santé qui sont partenaires de l’incubateur. Cette concentration en un même lieu des porteurs de projet et des industriels peut représenter un gain de temps. En outre, quand un spécialiste issu des nouvelles technologies élabore un projet de e-santé, être au contact de grandes entreprises pharmaceutiques, de mutuelles, ou encore des poids lourds du dispositif médical lui permet de découvrir la culture et de se former aux règles de notre système sanitaire.

  • ANR

    Agence Nationale de la Recherche

  • ICM

    Institut du Cerveau et de la Moelle épinière

  • Cnil

    Commission nationale de l’informatique et des libertés

  • Connected Health Monaco 2016 du 31 Mai au 1er Juin

    La 2e édition de Connected Health Monaco aura lieu les 31 mai et 1er juin 2016 à l’hôtel Fairmont Monte-Carlo.
    Les thématiques abordées dans les débats seront: l’hôpital numérique et le patient numérique, la révolution des diagnostics et des traitements par la robotique et les nanotechnologies, la simulation pour l’enseignement des professionnels et l’éducation des patients ou la confidentialité des données.
    Le concours Start-up CHM permettra d’identifier, de récompenser et d’accompagner un créateur d’entreprise ou porteur de projet dans la e-Santé. Enfin «La nuit connectée» rassemblera acteurs de l’écosystème pour une soirée de networking.
    L’événement est présidé par Guy Vallancien, professeur d’urologie à l’université Paris Descartes, membre de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie nationale de chirurgie.

  • SISA

    Services Innovants aux Acteurs de la santé et de l’Autonomie

  • Concevoir et construire un hôpital numérique, Louis Omnès aux éditions Eyrolles

    Louis Omnes, ancien directeur de l’hôpital européen Georges Pompidou a publié le 15 Avril 2016 « Concevoir et construire un hôpital numérique » aux éditions Eyrolles.
    Conçu comme « un guide de programmation et de conception », l’ouvrage explique « comment donner corps à un design des processus médicaux et non médicaux en intégrant l’apport des technologies de l’information et de la communication », détaille la maison d’édition. « L’auteur propose une méthode de travail et des outils destinés aux équipes de maîtrise d’ouvrage et aux équipes de maîtrise d’oeuvre. »

    Préfacé par Aymeric Zublena, architecte de l’HEGP, que Louis Omnès a dirigé entre 1991 et 2003, le livre est également postfacé par l’ex-délégué général de la FHF, Gérard Vincent.

    (« Concevoir & construire un hôpital numérique », Editions Eyrolles, 224 pages, 39 euros)

  • GHT et SIH : une circulaire précisera les conditions d’accès à l’enveloppe de 10 millions d’euros

    10 millions d’euros de crédits supplémentaires seront bien débloqués par le ministère des Affaires sociales et de la Santé, selon les informations recueillies par H&TI, pour le volet SI dans la mise en place des GHT. Une circulaire budgétaire est en préparation pour préciser les conditions d’accès à ces 10 millions d’euros destinés à financer la convergence des systèmes d’information des établissements membres de chaque GHT prévue par le décret du 27 Avril 2016. Le ministère de la Santé avait annoncé cette aide le 29 Avril 2016 lors de la publication du décret qui a donné naissance aux GHT mais sans en préciser le cadre.

    10 millions d’euros de crédits supplémentaires devraient accompagner le volet SI de la mise en place des GHT lancée par la publication le 29 Avril 2016 du décret du 27 Avril 2016 dans le cadre de la loi de modernisation de la santé. Cette mesure qui avait été annoncée préalablement le 16 Mars 2016 par Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a pour objectif d’aider à la mise en place de ces structures dont la liste et la composition sera arrêtée par les ARS au plus tard le 1er Juillet 2016. Cela aboutira à regrouper autour de 200 à 250 GHT les 1 100 établissements publics de santé en France.

    Un schéma directeur des SI avant janvier 2018

    Un schéma directeur du système d’information de chaque GHT devra être élaboré avant le 1er Janvier 2018, la convergence des SIH devant être applicable au 1er Janvier 2021. 

  • MGEN

    Mutuelle Générale Education Nationalenull

  • APHP

    Assistance Publique des Hôpitaux de Paris