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  • L’Anap publie les « actes » de ses universités d’été 2016

    « Comment faire les bons choix pour améliorer ensemble la santé de nos territoires », telle était la thématique des universités d’été de l’Anap qui se sont tenues à Lyon les 2 et 3 septembre 2016. L’agence propose depuis le 5 septembre 2016 un document qui en reprend les principales contributions, conférences et ateliers.

    H&TI vous résume les principaux points abordés au cours de ces deux journées :

    Contributions

    Prendre en compte la parole des usagers et encourager l’élaboration de contributions citoyennes en santé

    • Connaître et comprendre les différents parcours de soins
      • « Quelle est la définition de cette notion ? De quels parcours parle-t-on ? Parcours de soins ? Parcours en santé ? Quand et comment intégrer ce parcours ? Autant de questions que se posent les usagers de santé et qui ont émergé lors des échanges ».
    • S’impliquer dans les décisions de santé
      • « La question de l’implication des usagers et citoyens dans les décisions de santé soulève différentes questions telles que les choix en santé, l’information nécessaire pour opérer des choix éclairés, l’implication dans des décisions individuelles mais aussi à l’échelle de la société ».

    Conférences et débats

    Pourquoi améliorer la santé de nos territoires ? Une vision d’hier… à aujourd’hui

    • Loi de santé, création des GHT : comment faire coopérer les acteurs au bénéfice d’une offre de santé de qualité sur un territoire ?
      • La création des Groupements hospitaliers de territoire (GHT) résulte de la reconnaissance d’une grande inégalité d’accès aux soins sur le territoire. « L’objectif est de sortir des parcours initiés et de mettre en place une égalité d’accès à des soins de qualité sur un territoire », précise J. Hubert.
    • Nouvelles molécules, révolution thérapeutique,maîtrises des dépenses : comment concilier innovation et accessibilité ?
      • La récente polémique sur la molécule Sofosbuvir qui traite l’hépatite C mais qui, compte-tenu de son caractère onéreux, n’est pas accessible à tous les malades concernés relance le débat sur la manière de concilier innovation et accessibilité. Autrement dit, la question est posée :« Comment faire mieux pour maintenir que tout soit accessible à tous ? »
    • 2017, la santé sera-t-elle un enjeu du débat politique ?
      • Pascal Terrasse, député de l’Ardèche, a donné sa vision de la place de la santé dans les débats politiques pour 2017. La sécurité et l’emploi sont au cœur des préoccupations actuelles. C’est pourquoi la santé semble moins présente. Pour autant, elle n’a été que très rarement omniprésente dans les débats politiques pour les présidentielles ; alors que pour les Français,les questions de santé sont une priorité.

    Ateliers de prospective

    • Les nouveaux modes d’information vont-ils modifier les comportements des usagers ?
      • Le numérique change la manière dont les patients sont informés sur leur santé. Les professionnels de santé peuvent en tirer parti pour améliorer les prises en charge, les fournisseurs d’information en santé doivent utiliser des critères de qualité de l’information pour la publier.
    • En quoi les enjeux de santé vont-ils façonner l’aménagement des territoires ?
      • L’enjeu de la santé de demain sera de combattre les inégalités d’accès à la santé en adaptant les offres aux besoins de chaque territoire. Une multiplicité de leviers sont envisageables.
    • Le traitement du cancer en hôpital de jour, en chirurgie ambulatoire et à domicile
      • Grâce aux progrès médicaux, le traitement d’un nombre croissant de cancers peut se faire sans devoir rester la nuit à l’hôpital : en « chirurgie ambulatoire », en « hôpital de jour » (HDJ) ou à domicile pour la chimiothérapie orale en médecine.
    • Comment le virage ambulatoire va révolutionner les pratiques ?
      • Le virage ambulatoire constitue une triple révolution : progrès thérapeutique (microchirurgie…), évolution des pratiques professionnelles (Récupération rapide après chirurgie-RRAC…) et transformation organisationnelle (chirurgie ambulatoire…). Cet atelier proposait de se projeter dans l’avenir en débattant sur ses conséquences sanitaires, sociales, architecturales et économiques.
    • Quelles solutions pour faire face à la prise en charge et à l’accompagnement du handicap en France ?
    • Que peuvent attendre les aînés de leur vie en santé au cours des 20 prochaines années ?
      • À travers une enquête européenne et une expérience de terrain, l’atelier a permis d’identifier les nouveaux besoins et les attentes des plus de 65 ans comparés au ressenti des plus jeunes vis-à-vis de leurs aînées. Il en ressort la nécessité d’adapter les offres de soins proposées et les structures d’accueil pour répondre à des besoins très personnalisés.
    • Territoires de soins, territoires et soins : qualité rime-t-elle toujours avec proximité ?
      • Cet atelier a mis en exergue la difficulté de définir et d’organiser l’équité spatiale en matière de soins tout en garantissant une qualité de prise en charge. Quels soins gardés en proximité ? Quel est le juste équilibre entre territoire de pouvoir et de savoir ? Quel rôle doivent jouer les nouvelles technologies dans la constitution des territoires ?
    • Le développement de la e-santé va-t-il à l’encontre de la logique des territoires ?
      • 80 milliards d’objets connectés en 2020, sans frontières ni territoires. La e-santé remet-elle en cause la Nouvelle Politique de Santé, qui inscrit l’organisation et le fonctionnement du système de santé dans un cadre territorial ?

    Ateliers de retour d’expériences

    • Impliquer les acteurs du territoire de santé dans une démarche parcours :l’expérience du grand Besançon pour les personnes âgées est-elle reproductible,et à quelles conditions ?
      • Le Pr Régis Aubry du CHU de Besançon et Hélène Dhuicq de l’ARS Bourgogne-Franche Comté ont fait part d’une expérience de terrain, menée par le biais d’une recherche-action autour d’une population de personnes âgées. Leur démarche fut initiée sur le constat de rupture de parcours et de la méconnaissance des acteurs entre eux.
    • Pari : un dispositif personnalisé de repérage et d’accompagnement des travailleurs indépendants âgés les plus fragiles
      • Le programme d’action pour une retraite indépendante (PARI), cible les retraités en matière de prévention (individu/entreprise) au travers d’actions personnalisées répondant à une logique de parcours au travers de la synergie entre différents partenaires. Le programme PARI vise à répondre à l’enjeu d’anticipation de la perte d’autonomie en détectant la fragilité des individus.
    • Organisations territoriales innovantes pour les soins dentaires des personnes en situation de handicap, tout âge et toutes déficiences confondues
      • Il existe de réelles difficultés d’accès aux soins bucco-dentaires des personnes en situation de handicap, pouvant être liées à l’accessibilité physique ou à des troubles du comportement ou relationnelles. Des chirurgiens-dentistes, des professionnels du médico-social et des personnes en situation de handicap se sont mobilisés au sein de leurs territoires pour construire des réponses adaptées aux besoins des personnes en situation de handicap.
    • La Cité de l’autonomie et de l’insertion :quand le parcours transcende les établissements
      • Quatre établissements et services d’enseignement, de formation, d’insertion professionnelle et rééducative mettent en commun sur un même site les compétences et les expertises des professionnels pour repenser l’approche « parcours » afin de mieux répondre aux besoins des enfants,des adolescents, et des jeunes adultes ainsi que de leur famille et des professionnels. C’est ainsi qu’a été pensée, par l’ASEI (Agir, soigner, éduquer, insérer), la Cité de l’Autonomie et de l’Insertion (CAI).
    • Odyssée : Améliorer ensemble la santé de nos concitoyens sur nos territoires
      • Le projet a débuté en 2006 par une initiative des professionnels libéraux. Le réseau était à l’origine orienté vers les soins palliatifs, la cancérologie. Il est désormais polyvalent. Odyssée est à l’origine un réseau de professionnels constitués entre « pairs » avec un fort ancrage territorial.
    • Une coopération public privé mutualité réussie et pérenne : le GCS Territorial Ardenne-Nord
      • Comment trois opérateurs que tout opposait sur un territoire sinistré ont pu, sous le pilotage serré mais réaliste de l’ARS, restructurer profondément l’offre MCO, SSR, EHPAD et HAD sans casse sociale et au bénéfice des patients et des usagers.

    Les ateliers débat

    • Faut-il avoir peur de la santé numérique ?
    • Le Territoire : nouvel échelon de la démocratie en santé ?
    • Professionnels de santé : quelle démographie pour quels métiers ?
    • Atelier débat : faut-il limiter le recours aux urgences ?
  • Télémédecine : lancement d’un site de téléconseil en pédiatrie

    Le lancement d’un site internet dédié à la consultation pédiatrique, « Pédiatre-online » a été officialisé le 21 septembre par Arnault Pfersdorff, un pédiatre strasbourgeois.

    Ce service qui réunit un trentaine de pédiatres a pour objectif de désengorger les urgences pédiatriques et pallier les problèmes de démographie médicale qui se posent dans la région. « 68% des lieux de vie comme des agglomérations de villages n’ont pas accès à un pédiatre », a précisé Arnault Pfersdorff au site L’Alsace.fr.

    Le site de téléconseil est ouvert en dehors des horaires de consultations classiques. « Il ne s’agit pas de faire une consultation à distance mais on peut aider par exemple pour un problème d’allaitement ou pour traiter les boutons d’une varicelle », explique Arnault Pfersdorff.

    Chaque appel est facturé au tarif de 15€ et les pédiatres qui participent à ce service, parmi lesquels de nombreux retraités, sont rémunérés à l’heure, quel que soit le nombre de consultations qu’ils réalisent.

  • 1er hackathon niçois sur la e-santé du jeudi 6 au samedi 8 octobre 2016

    Développer des solutions mobiles et des services innovants destinés au secteur de la santé c’est l’objet du 1er hackathon organisé par les pôles innovation et prospectives santé de la ville de Nice du jeudi 6 au samedi 8 octobre 2016.

    La compétition aura lieu au centre d’innovation « 27 Delvalle » en marge du salon Neuroplanet, pendant près de 48h sous la conduite de l’association Telecom Valley. Les participants sont pour la majeure partie des élèves d’écoles d’ingénieurs, de médecine, des designers et des codeurs.

    S’appuyant sur les témoignages de professionnels du secteur de la santé (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes et étudiants en médecins) les participants devront développer des solutions numériques et mobiles pour la santé basées sur des projets innovants répondant aux besoins et problématiques exposés.

    Afin de nourrir leur réflexion et réaliser les projets, des plate-formes d’Open Data seront mises à disposition, dont celles de la métropole de Nice Côte d’Azur.

    5 000 dollars de dotation et un drone Parrot seront attribués aux lauréats par la ville de Nice.

  • Mark Zuckerberg et Priscilla Chan investissent 3Mds $ pour éradiquer les maladies

    Mark Zuckerberg et son épouse Priscilla Chan annoncent la création d’un programme pour éradiquer les maladies d’ici la fin du siècle, dans la revue Nature le 21 septembre 2016.

    3Mds $ (2,7Mds €) issus de la vente de leurs parts dans Facebook seront investis dans un premier temps pour financer les 10 premières années de recherche médicale et scientifique.

    Le couple a lancé en décembre 2015 la « Chan-Zuckerberg Initiative », une fondation visant à soutenir l’éducation, la santé et l’accès à Internet dans le monde. Ils se sont pour cela engagés à céder 99% de leurs parts dans la société Facebook, estimées à 45Mds $ (40,Mds €).

    L’objectif affiché de Mark Zuckerberg et Priscilla Chan est d’éradiquer, soigner ou prévenir toutes les maladies d’ici 2100. Ils prévoient de rapprocher différentes équipes d’experts et de scientifiques pour développer de nouveaux outils et technologies.

    La neurobiologiste Cornelia Bargmann, principale architecte des contributions des instituts nationaux de santé (NIH) aux projet BRAIN du gouvernement américain, a déjà accepté de prendre la présidence de la division science de la Chan-Zuckerberg Initiative.

    La Chan-Zuckerberg Initiative a également annoncé la création du Chan-Zuckerberg biohub, basé à San Francisco, un partenariat de 600M $ (534,1M €) sur 10 ans avec les universités de Stanford, San Francisco et Berkeley.

  • Les crédits d’Hôpital Numérique doivent aider la mutualisation des SI des GHT (Cour des comptes)

    Affecter les crédits non encore consommés du programme Hôpital Numérique au soutien de la convergence informatique inscrite dans le processus de mise en place des GHT, c’est la préconisation de la Cour des comptes dans son rapport annuel sur la Sécurité sociale rendu public le 20 septembre 2016.

    Cette mutualisation de la fonction informatique prévue au sein des GHT est, selon elle, « un facteur important d’amélioration de la qualité des soins et d’optimisation des dépenses ».

    La DGOS avait annoncé en février 2016 que les trois quarts (74%) de l’enveloppe de 400 millions d’euros prévue pour financer la modernisation des systèmes d’information hospitaliers (SIH) dans le cadre du programme Hôpital numérique avaient été attribués à cette date, des financements dont ont bénéficié à 592 établissements de santé dans 23 régions.

    La Cour des comptes souligne que « les résultats à mi-parcours du programme Hôpital Numérique sont encore éloignés de ceux attendus à la fin 2017 » et que la maturité des SIH demeure faible avec en moyenne 45% des services requis par le programme satisfaits et des disparités fortes selon les types d’établissements. Ce taux monte à 80% pour les centres de lutte contre le cancer mais se limite à 73% pour les CHU et 38% pour les établissements privés à but non lucratif, selon les chiffres communiqués par la Cour des comptes.

    Par ailleurs, le rapport de la Cour des comptes souligne que le niveau requis des SIH en matière de sécurité n’est satisfait que par 41% des établissements de santé.

  • « Connecter les systèmes de santé en Europe » : les actions de l’UE pour la e-santé

    L’Union Européenne a publié un fascicule sur ses actions menées en Europe en faveur de la e-santé, le 7 septembre 2016.

    Le document intitulé « e-santé: connecter les systèmes de santé en Europe », présente les défis, la vision, la stratégie, les outils et les résultats des actions menées à ce jour par l’Union Européenne.

    Les défis

    • Evolution des systèmes de santé nationaux : digitalisation, intégration des soins, nouvelles technologies,
    • Passage à une médecine centrée sur le patient,
    • Déserts médicaux et inégalité dans l’accès aux soins,
    • Vieillissement de la population,
    • Augmentation des maladies chroniques,
    • Demande de plus d’engagement du patient,
    • Pression financière sur les systèmes de santé.

    La vision

    La e-santé pour faire partie de la solution si avantage est pris des nouvelles technologies qui peuvent faciliter et améliorer les services de santé actuels.

    Les TIC dans la santé et les soins peuvent améliorer leur efficacité, la qualité de la vie et débloquer l’innovation.

    L’UE joue un rôle actif dans l’émergence de la e-santé au niveau européen, la création de services transfrontaliers et le soutien des actions des Etats membres pour le déploiement de solutions e-santé au niveau national.

    La stratégie

    • Un marché unique du digital,
    • Le plan d’action e-santé 2012-2020: un système de soins innovants pour le 21e siècle.

    Les outils

    • Un réseau e-santé,
    • Des actions commune,
    • Un réseau de ressources et de références européennes,
    • Des instruments financiers,
    • Une infrastructure de services digitaux de la e-santé.
  • ONDAM 2017 à 2,1 % : la CSMF souhaite une part supérieure pour la médecine de ville

    La CSMF déclare le 21 septembre 2016 qu’elle accueille « avec prudence » l’annonce faite le 20 septembre par le ministre de l’Economie d’un ONDAM 2017 rehaussé à 2,1% alors qu’il était initialement prévu à 1,75% et se dit « particulièrement vigilante sur la répartition de cet ONDAM ».

    « Si cet ajustement prend mieux en compte la réalité des besoins de santé de la population, la vraie question est la répartition de l’objectif entre la médecine de ville et l’hôpital », précise la CSMF.

    « Si le sous-ONDAM de la médecine de ville n’est pas largement supérieur à celui de l’hôpital, contrairement à ce qui s’est passé ces dernières années, cette hausse de l’ONDAM contribuera une nouvelle fois à alimenter les dépenses voraces de l’hôpital public », affirme le syndicat qui estime que « seule une véritable deshospitalisation du pays assurera la viabilité économique de notre système de santé ».

    La CSMF demande donc que la médecine de ville reçoive enfin « les moyens nécessaires pour effectuer concrètement le virage ambulatoire dont le pays a besoin ».

  • Internet des objets : CGI devient partenaire de l’IoT Valley

    CGI, entreprise canadienne et 5e acteur mondial indépendant des services en technologies de l’information, a signé le 21 septembre 2016 un partenariat avec l’IoT Valley à Toulouse, concentration de 40 entreprises innovantes spécialisées dans l’Internet des Objets (Internet of Things ou IoT), dotée d’un accélérateur de start-ups : le Connected Camp.

    L’IoT Valley est un écosystème unique qui rassemble start-ups, grands comptes, partenaires technologiques et une école de développeurs informatiques. Grâce à ce partenariat, CGI entend rapprocher les start-ups de l’IoT Valley et ses clients en vue de favoriser et accélérer l’intégration de l’Internet des Objets dans leurs projets stratégiques.

    Le partenariat entre CGI et l’IoT Valley a pour objectifs :
    • d’accélérer la mise en œuvre de projets IoT innovants pour les clients de CGI en intégrant en amont les start-ups de l’IoT Valley dans leurs démarches,
    • de faire bénéficier CGI de l’expertise de l’IoT Valley dans le sourcing de start-ups pouvant répondre plus efficacement aux problématiques de ses clients grands comptes,
    • d’intégrer les innovations technologiques développées par les start-ups de l’IoT Valley au sein des projets menés par CGI auprès de grands comptes,
    • de contribuer au développement des start-ups en leur permettant de vendre leurs produits et services aux grands groupes, clients de CGI,
    • de permettre aux start-ups de bénéficier de l’accompagnement des consultants CGI dans le développement de leurs solutions.

  • Diabète : la HAS favorable au remboursement de l’appli Diabéo et du lecteur Freestyle Libre

    La Haute Autorité de Santé annonce le 20 septembre 2016 que sa Commission d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDIMTS) est favorable au remboursement de deux dispositifs médicaux innovants pour la mesure de la glycémie et l’accompagnement des diabétiques : Freestyle Libre, du laboratoire Abbott, et Diabéo de Sanofi.

    Si cet avis est suivi par l’Assurance Maladie, Diabéo sera la première appli médicale remboursée par la Sécurité sociale. Quant au remboursement des appareils permettant la mesure du glucose en continu, il est demandé depuis longtemps par les associations de patients diabétiques.

    Le diabète représente en outre un enjeu commercial majeur pour les laboratoires pharmaceutiques : si les ventes du traitement blockbuster de Sanofi contre le diabète, Lantus, ont engendré un chiffre d’affaires mondial de 6,390 milliards d’€ en 2015, son brevet européen est venu à expiration la même année.

    Simplification de la mesure du glucose avec Freestyle Libre

    Freestyle Libre est un dispositif médical composé d’un capteur transcutané que l’on fixe sur son bras, à remplacer tous les 14 jours, et d’un lecteur qui, au passage au-dessus du capteur, affiche le taux de glucose.

    La CNEDIMTS a « reconnu le progrès apporté par ce dispositif chez les patients nécessitant plus de trois autosurveillances glycémiques par jour et son intérêt de santé publique. Elle a précisé qu’il devait être réservé aux patients ayant reçu une éducation thérapeutique et une formation spécifique à son utilisation, avec un période d’essai d’au moins un mois afin de sélectionner les patients capables d’utiliser le système et de tolérer le capteur ».

    Diabéo, une appli pour améliorer l’accompagnement et le suivi du traitement

    Diabéo est une appli qui se compose d’un carnet de surveillance électronique permettant au patient de saisir ses mesures de glycémie, doses d’insuline injectées, alimentation, données d’activité physique… et de recevoir automatiquement des conseils adaptés. Elle permet également une surveillance et un accompagnement à distance par des médecins.

    La CNEDiMTS « a reconnu l’intérêt de cette solution de télésurveillance médicale pour les patients adultes diabétiques de type 1 qui ont des difficultés à équilibrer leur traitement en insuline, en précisant qu’une formation spécifique à l’utilisation de Diabéo était nécessaire. »

    En ce qui concerne le diabète de type 2, la CNEDIMTS attend les résultats d’une étude pour confirmer l’intérêt de Diabéo. Il en est de même pour les cas où la surveillance et le suivi sont assurés par des infirmiers.

  • Innovation en santé : un manque de stratégie nationale, selon la FHP

    Le « manque d’ambition du gouvernement concernant l’innovation en santé » a été dénoncé le 20 septembre 2016 par Lamine Gharbi, président de la FHP, à l’occasion de l’université d’été de la fédération.

    Une prise de position appuyée par les déclarations de Nathalie Kosciusko-Morizet, invitée de cette université d’été de la FHP, qui a qualifié de « colmatages financiers » les politiques gouvernementales en santé de ces 20 dernières années en affirmant qu’il fallait « un réel mouvement offensif ».

    Les interventions des participants

    • Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation a souhaité la mise en place d’un guichet unique chargé d’orienter les acteurs de l’innovation. « Depuis juin, ce que j’entends, c’est je ne sais pas où m’adresser! ».

    • Dominique Pon, directeur de la clinique Pasteur à Toulouse, estime que les pouvoirs publics ne font pas confiance aux acteurs innovants et ne leur donnent pas d’axe de développement stratégique. « Le discours public sent la naphtaline », a-t-il affirmé.

    • Bertin Nahum, fondateur de Medtech, a évoqué « le vrai parcours du combattant pour convaincre les fonds d’investissement  » qui l’a poussé à vendre son entreprise au groupe américain Zimmer.