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  • Microsoft veut « résoudre » le cancer d’ici 10 ans avec l’intelligence artificielle

    Microsoft publie sur son site le 20 septembre 2016, des pistes pour aider les chercheurs et les cancérologues à « résoudre » le problème du cancer, notamment grâce à l’intelligence artificielle.

    Microsoft y compare notamment le cancer à un virus informatique.

    150 scientifiques travaillent actuellement sur cette hypothèse dans le centre de recherche de Microsoft basé à Cambridge. L’équipe tente de développer un langage de programmation qui permettra de modéliser les relations entre les différents éléments de l’équation en vue un jour de pouvoir contrôler le comportement des cellules en les reprogrammant intégralement.

  • CNP Assurances va consacrer 100M € à des partenariats avec des start-up

    100M € sur cinq ans, c’est ce que CNP Assurances va consacrer au développement de partenariats avec des start-up dans le cadre de son programme « Open CNP », apprend-on le 22 septembre 2016.

    L’investissement couvrira les domaines de la e-santé, des fintechs, de l’assurtech ou de nouvelles technologies liées aux nouveaux besoins de protection de la personne.

    En 2016, Open CNP a déjà réalisé deux opérations :

    • Lendix, en avril 2016, pour lequel CNP Assurances était l’investisseur leader d’un tour de table de 12 M€ destiné notamment à accompagner l’expansion en France, en Espagne et en Italie de cette plateforme française de prêts aux PME.
    • le 14 septembre 2016, CNP a également fait son entrée au capital de H4D, entreprise spécialisée dans les solutions de télémédecine. Cette opération de 6,7 M€ a été menée par une syndication constituée du fonds Innovation Capital, de Bpifrance et de CNP Assurances. L’actionnaire historique de H4D, le family office luxembourgeois Atoga, a également réinvesti.

  • Atos leader du secteur des services informatiques en 2016 selon le Dow Jones Sustainability Index

    Atos, spécialiste des services numériques, devient n°1 du secteur des services informatiques dans les indices de développement durable du Dow Jones Sustainability Index (DJSI) Monde et Europe à l’occasion de la publication des résultats 2016 collectés par RobecoSAM le 8 septembre 2016.

    Atos est classé numéro 1 dans la catégorie des services informatiques et logiciels qui comprend environ 200 entreprises mondiales. Atos a obtenu un score de 84 points sur un maximum de 100 avec un accroissement significatif de ses notes dans la plupart des catégories couvrant les dimensions économiques, environnementales et sociétales.

    Atos est sélectionné par le Dow Jones Sustainability Index pour la cinquième année consécutive.

    RobecoSAM, en collaboration avec les indices S&P Dow Jones, effectue une évaluation annuelle de 3 800 entreprises cotées. Les résultats sont publiés en septembre après l’analyse complète des informations extra-financières mises à disposition dans une base de données exhaustive.

  • Visiomed Group et Eovi Mcd Mutuelle s’associent pour concevoir des offres innovantes d’e-santé

    Concevoir des offres innovantes portant sur les objets et les services de santé connectés, tels est l’objet de la collaboration annoncée par Visiomed et Eovi Mcd mutuelle le 23 septembre 2016.

    • Une couverture santé personnalisée intégrant des dispositifs médicaux connectés et des services dédiés,
    • Une prise en charge annuelle (jusqu’à 120 €/an) des objets de santé connectée (glucomètres ou auto-tensiomètres achetés en pharmacies ou e-pharmacies),

    tels sont les deux principaux axes du partenariat.

    Dans un second temps, Eovi Mcd mutuelle souhaite concevoir une offre dédiée et personnalisée en intégrant, dès 2017, l’Assistant Personnel de Santé BewellConnect dans ses offres. Le service de BewellCheck-Up, la consultation médicale virtuelle disponible 24/24 et 7j/7 en illimité, sera accessible en inclusion aux 1,5 million de personnes protégées comme aux 21 887 entreprises adhérentes d’Eovi Mcd mutuelle.

    L’action de Visiomed augmentait de 7,06% à 2,88 euros à 9h45 le lundi suivant l’annonce, le 26 septembre 2016.

  • Appel à candidatures Santé et Bien-être 2017 de l’incubateur Boucicaut – Paris&Co

    L’incubateur Boucicaut du réseau Paris&Co lance son appel à candidatures 2017 portant sur les domaines stratégiques définis avec ses partenaires AP-HP, La Caisse des Dépôts et consignations, Covéa, Elior, le Groupe La poste, Philips, Sanofi.

    L’appel est ouvert du 20 septembre au 27 octobre 2016 pour identifier les start-ups qui intégreront la nouvelle promotion du programme d’incubation « E-santé et Bien-être » au cours du 1er trimestre 2017.

    • Prévenir et dépister,
    • Soigner,
    • Accompagner,

    telles sont les actions visées par l’appel.

    Les objectifs du dispositif :

    • favoriser l’émergence de jeunes entreprises innovantes dans le domaine de la e-santé et du bien-être,
    • permettre aux grandes entreprises d’être au plus près des évolutions du secteur et des attentes de leurs clients,
    • structurer et faciliter la rencontre entre grandes entreprises et start-ups au sein d’un lieu dédié,
    • accélérer la transformation de l’innovation en business et identifier des opportunités de collaborations entre start-ups et grandes entreprises (expérimentations, co-développements, partenariats stratégiques).

  • Objets connectés : un manque de transparence sur l’utilisation des données (GPEN)

    • 59 % des objets connectés ne fournissent pas une information claire et complète sur la collecte et les conditions d’exploitation des données à caractère personnel des utilisateurs ;
    • 68 % ne donnent aucune information relative aux conditions de stockage des données ;
    • 72 % n’informent pas les utilisateurs des modalités de suppression de leurs données du dispositif connecté ;
    • 38 % ne fournissent pas de coordonnées de contact permettant aux utilisateurs de se renseigner sur les modalités de traitement de leurs données à caractère personnel,
    tels sont les principaux enseignements d’un audit international mené en mai 2016 par 25 autorités de protection des données dans le monde, rassemblées au sein du Global Privacy Enforcement Network (GPEN – réseau d’organismes agissant au sein de l’OCDE pour la protection de la vie privée). Cet audit dont les conclusions ont été rendues publiques le 23 septembre 2016 a donné lieu à l’examen de 300 objets connectés tels que des compteurs électriques, thermomètres, montres connectées.

    En pratique, l’audit a porté sur :
    • la qualité de l’information délivrée,
    • le niveau de sécurité des flux de données,
    • le degré de contrôle de l’utilisateur sur l’exploitation de ses données (consentement, exercice des droits, etc.).

    La CNIL a pour sa part testé 12 objets relevant des secteurs de la domotique (alarme incendie connectée, caméras), de la santé (balances, tensiomètres) et du « bien-être » (montres et bracelets d’activité). Les conclusions relevées par la CNIL à la suite de cet audit sont que ces objets connectés fournissent « une information perfectible mais un contrôle par les utilisateurs satisfaisant ».
    • L’information est insuffisante : Si l’information sur le traitement des données personnelles est accessible et claire, souligne la CNIL, elle n’est que trop rarement spécifique à l’objet utilisé (elle porte sur l’ensemble de la gamme des produits du fournisseur). Cette information insuffisamment précise ne permet pas, par exemple, aux utilisateurs de connaitre le devenir des données collectées (transmission à des tiers, identification de ces derniers et finalité d’une telle divulgation, etc.) ;
    • L’utilisateur conserve un degré satisfaisant de contrôle de ses données : Les données collectées par les objets testés sont apparues nécessaires à la réalisation du service proposé par l’objet et/ou soumises au contentement de l’utilisateur. Par ailleurs, les trois quarts des objets testés étaient dotés de mesures de sécurité empêchant l’accès aux données collectées ou au dispositif lui-même par des tiers (identification requise, par exemple).

    Le marché français de l’Internet des objets est estimé à près de 10 Mds€ et ce chiffre devrait doubler d’ici 2019.

  • Innovation en santé : 5M€ pour accompagner les start-up dans le grand Besançon

    Près de 5 M€ de fonds publics, additionnés de fonds privés, apporteront leur aide à la création d’outils et d’espaces pour le développement de start-up dans le Grand Besançon. C’est l’annonce faite le 20 septembre 2016 lors de la soirée de lancement à Témis Innovation à Besançon durant laquelle étaient présentées les start-up évoluant dans le secteur du médical et du bio médical en Bourgogne Franche-Compté ayant intégré le réseau Health Tech France du label French Tech. 40 sociétés sont dénombrées dans les domaines des microsystèmes connectés: l’e-santé, les dispositifs médicaux, la microrobotique ainsi que les thérapies innovantes. L’objectif est d’accompagner entre 10 et 20 nouvelles start-up par an.

    D’après Régis Roche, président de la commission start-up et directeur de la société Stemcis,  » Le premier objectif à court terme est de repérer, de détecter les potentialités via les réseaux universitaires (doctorants), via les incubateurs et de les fédérer. A moyen terme, c’est aussi intervenir au niveau étatique avec l’aide du réseau national et de faire en sorte qu’une partie des aides, notamment le crédit impôt recherche, soit dédiée aux start-up avec un accès plus facile pour ces dernières… »

    D’ici trois ans il est prévu de créer :
    Un centre de développement Bio-innovation sur Témis Santé
    Un « village de l’innovation » porté par le Crédit Agricole sur le site de Saint-Jacques à Besançon
    Un  » accélérateur régional « 
    Une offre « Welcome in Besançon » dédiée aux start up spécialisées dans le médical
    Le lancement d’un concourt national de projets Medtech
    Un mentorat : accompagnement de chaque start-upeur par un ou plusieurs chefs d’entreprise.

  • CE

    Communauté Européennenull

  • PLFSS 2017 : 4,1Mds€ d’économies et des investissements pour moderniser l’offre de soins

    L’objectif des dépenses d’assurance maladie pour 2017 confirmé à 2,1% avec une progression des dépenses des soins de ville supérieure à celles de l’hôpital ainsi que des mesures permettant de réaliser 4,1Mds€ d’économies sont les deux chiffres clés du projet de PLFSS présenté le 23 septembre 2016 par les ministres de la Santé et du Budget.

    Au final, l’Assurance maladie restera la seule branche de la sécurité sociale en déficit de 2,6Mds€ contre 3,4Mds€ programmés pour 2016.

    Ce projet de loi prévoit également que, dans le cadre de la modernisation de notre système de santé, 2Mds€ seront consacrés sur les 5 prochaines années à améliorer l’offre de soins dans les territoires avec une priorité donnée au numérique pour favoriser le lien ville-hôpital et pour faire évoluer les systèmes d’information des GHT ainsi qu’à l’innovation technique et organisationnelle à travers notamment le financement des projets d’investissement dans les infrastructures et les organisations permettant d’exploiter le big-data et de développer la télémédecine.

    Le détail des principales mesures concernant les économies et la poursuite de la modernisation du système de soins :

    4,1 Mds€ d’économies

    La compensation de la hausse automatique des dépenses (inflation, salaires…), les nouvelles dépenses liées à la hausse du prix des consultations de médecins décidée dans le cadre de la convention entre les syndicats et l’Assurance maladie ainsi que le dégel des salaires des fonctionnaires hospitaliers imposent de trouver 4,1Mds€ d’économies. C’est 600 millions de plus que pour 2016.

    • 700M€ de marge grâce à l’Ondam relevé à +2,1% au lieu de 1,75% prévus
    • 1,4Mds€ d’économies sont prévues sur le médicament avec la baisse du prix de certains médicaments (500M€) et de quelque 200 dispositifs médicaux (90 millions d’euros), mais aussi de la promotion des génériques (340M€) et des biosimilaires (30M€). Un nouveau fonds sera créer pour financer à long terme l’innovation. Il va être doté de 800M€ au départ, dont 200 millions seront affectés dés 2017 à l’assurance maladie.
    • 1,1Mds€ d’économies doivent provenir d’une meilleure pertinence des soins. La baisse des tarifs de remboursement des radiologues et biologistes doit rapporter 165 millions d’euros. Une meilleure prescription des médicaments et dispositifs doit produire 380M€ d’économies. Enfin une meilleure efficience des prescriptions, notammment sur les arrêts de travail fera économiser 320M€.
    • 640M€ d’économies seront réalisés sur le « virage ambulatoire ». En 2017, il est censé rapporter 160M€. A côté, une meilleure efficience des prescriptions à l’hôpital doit se solder par 250M€ de dépenses en moins.
    • 845M€ d’économies sont attendus de l’hôpital à travers l’optimisation des achats (505M€ grâce à l’extensiàon des centrales d’achat et 260M€ prévus sur la liste dite « en sus » des médicaments hospitaliers particuliers) et l’amélioration de la gestion des établissements (80M€). 

    La poursuite de la transformation du système de soins

    Des soins de ville plus accessibles

    Au-delà des mesures prises dans le cadre du Pacte Territoire Santé lancé en 2012 et complété en 2015, le PLFSS prolonge la stratégie nationale de santé qui vise à garantir l’accessibilité des soins des soins de ville sur le territoire et à mieux coordonner et moderniser prise en charge des patients et parcours de soins.

    • Installation des jeunes médecins: afin de continuer à soutenir l’installation des jeunes médecins, une protection maternité de 3 000€ par mois durant 3 mois sera accordée aux femmes médecins qui respectent les tarifs opposables.
    • Développement de la télémédecine: le PLFSS intègre la poursuite du déploiement de la télémédecine pour moderniser et enrichir l’offre de soins en prorogeant d’un an les expérimentations prévues par la LFSS de 2014 et en les étendant à l’ensemble du territoire et non plus aux seules 9 régions initialement retenues. Les démarches administratives seront allégées afin que les porteurs de projets puisseent se lancer plus rapidement. Par ailleurs, la rémunération de téléconsutations et le recours à la téléexpertise est rendue possible par la nouvelle convention médicale dans la mesure où les bénéfices de la télémédecine sont démontrés.

    Soutenir l’effort de prévention

    • Les moyens des ARS en matière de prévention, financés par le Fonds d’intervention régionale créé en 2012, sont renforcés grâce à un mécanisme de fongibilité asymétrique: si des crédits de prévention ne peuvent pas être employés à d’autres fins, des crédits finançant d’autres actions peuvent être redéployés vers la prévention. L’évolution des crédits prévue en 2017 permettra de renforcer la prévention en matière de lutte contre le VIH et de généraliser le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus.

    Nouvelle étape de la réforme du financement des hôpitaux

    Le PLFSS 2017 prévoit une nouvelle étape de la réforme du financement des établissements de santé engagée en 2012 en sortant du « tout tarification à l’activité (T2A) ». Il s’agit de décliner plusieurs propositions de la mission conduite par Olivier Véran qui vise à mieux soutenir le virage ambulatoire et à favoriser l’égalité d’accès aux soins critiques sur tout le territoire:

    • Lever les freins au développement des prises en charge ambulatoires avec la création d’un niveau de rémunération intermédiaire entre prise en charge externe et hospitalisation de jour.
    • Réformer le financement des activités de soins critiques en le faisant évoluer vers un modèle mixte, combinant financement à l’activité et financement forfaitaire, afin de stabiliser le financement des unités de soins critiques en améliorant la prise en compte de leurs coûts.
    • Etendre le modèle de financement des hôpitaux de proximité aux activités de soins de suite.

    2Mds€ sur 5 ans pour la modernisation du système de santé

    2Mds€ seront mobilisés sur 5 ans pour faire évoluer l’offre de soins dans les territoires, un effort d’investissement construit autour de 3 priorités:

    • Une stratégie territoriale en matière immobilière avec des investissements qui doivent être le reflet d’un projet médical s’appuyant sur les filières ville-hôpital-médico-social et viser la construction d’un parcours patient avec des logiques de recours central s’agissant de la modernisation des plateaux techniques.
    • Une priorité donnée au numérique, aux outils de coordination territoriaux et aux organisations de parcours. Il s’agira de s’appuyer sur l’expérience du programme « Territoires de soins numériques » engagé en 2012 pour développer les plateformes d’appui aux professionnels, favoriser le lien ville-hôpital et faire évoluer les systèmes d’information des GHT.
    • Une place renforcée pour l’innovation soutenue par le programme « investissement d’avenir ». La diffusion accélérée de technologies de santé scientifiquement validées est nécessaire pour que le plus grand nombre de patients en bénéficient. Pourront notamment être financés des projets d’investissement dans des infrastructures et des organisations permettant d’exploiter le big-data ainsi que des projets en télémédecine.

  • La télémédecine efficace pour les enfants asthmatiques (étude)

    Le suivi des enfants asthmatiques par télémédecine serait une solution efficace pour leur améliorer la vie selon une étude publiée en septembre 2016 dans la revue « Annals of Allergy, Asthma & Immunology ».

    Des chercheurs de l’American College of Allergy, Asthma and Immunology (ACAAI) ont voulu comprendre si le suivi des enfants asthmatiques par télémédecine était aussi performant que des consultations médicales classiques. Ils ont comparé les effets des consultations de visu ou des visites médicales à distance sur un groupe de 169 enfants. Les participants ont été suivis pendant six mois.

    Selon les résultats, il n’existerait pas de différence entre les des deux types de consultations. Tous les enfants observés, en clinique ou par télémédecine, ont pu améliorer la maîtrise de leur maladie.