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  • Série « SI hospitaliers » : 3 questions à Christophe Braconnier, DSI du centre hospitalier de Douai

    HTI lance une série d’interviews de directeurs du système d’information d’établissements support de GHT.

    Christophe Braconnier est DSI du Centre hospitalier de Douai, établissement support du GHT du Douaisis, composé de deux hôpitaux (Douai et Somain).

    Comment abordez-vous le chantier de la convergence informatique dans votre GHT ?

    Parler seulement de convergence ne correspond à rien : c’est la cible, à savoir la mutualisation de l’information, qui est importante. J’ai déjà commencé à échanger avec mon homologue de Somain, et nous avons réfléchi conjointement à des solutions qui pourront être mises en place rapidement, probablement dès la fin 2017. Par exemple, plutôt que d’imposer un DPI unique, nous avons fait le choix de travailler à un serveur d’identité partagé, qui permettra d’avoir un numéro d’identification unique pour les patients hospitalisés et d’éviter les doublons.

    Impliquez-vous les professionnels de santé de ville dans votre réflexion ?

    Nous menons déjà des actions d’ouverture vers notre patientèle : les patients peuvent accéder à leurs résultats d’analyse de laboratoire à distance, et notre PACS est également en phase d’ouverture.

    Nous organisons également des soirées d’échange entre praticiens hospitaliers et médecins libéraux, afin de leur permettre de dialoguer et de partager leurs besoins réciproques.

    Avez-vous prévu de collaborer avec les GHT voisins du vôtre ?

    La composition de notre GHT est le résultat d’un réel souhait de notre part. Il couvre un bassin de population de 250 000 habitants, avec une cohérence forte. Les collaborations avec les autres GHT viendront dans un deuxième temps, une fois que nous aurons avancé sur nos chantiers internes.

  • La start-up TreatMD veut mondialiser la télémédecine

    Poursuivre son internationalisation et créer un réseau transfrontalier de télémédecine, telle est la stratégie que la société américaine TreatMD a dévoilée le 28 septembre 2016.

    TreatMD affirme que sa plateforme de télémédecine à la demande est déjà présente dans 22 pays et disponible en 30 langues. Outre son implantation dans de nouveau pays, la société vise à long terme sur la mise en place d’une infrastructure permettant aux professionnels de santé de collaborer à l’échelle mondiale et aux patients d’accéder aux offres de soin au-delà de leurs frontières.

    « Pourquoi un patient souffrant d’une maladie comme le cancer en Floride ne pourrait-il pas communiquer avec un médecin en Allemagne ou n’importe quel autre pays, pour un nouveau traitement ou obtenir un deuxième avis? Nous manquons de collaboration médicale à l’échelle mondiale. Nous pensons que ce type de collaboration peut conduire à de nouveaux médicaments et traitements », a déclaré Bryan Lenett, co-fondateur de la société.

    La solution de TreatMD inclut une plateforme de télésanté (audio/vidéo) basé sur la géolocalisation, ainsi que des outils de gestion de rendez-vous, de visites à domicile et du télésuivi mSanté.

  • Le CHI de Fécamp se connecte à la médecine de ville avec l’application Apicéa

    Le CHI de Fécamp a déployé le 13 juillet 2016 la plateforme numérique d’Apicéa qui permet au médecin généraliste de recevoir des alertes pour consulter en ligne les informations liées à l’hospitalisation de son patient (comptes rendus, admissions, sorties…).

    Ce dispositif vient en aide aux médecins de ville qui auront à suivre leurs patients à la sortie de l’hôpital, l’objectif du gouvernement étant de réaliser 50 % de la prise en charge en ambulatoire en 2016.

    « Si un patient est admis aux urgences du Centre Hospitalier Intercommunal de Fécamp, son médecin traitant (s’il est déclaré) en sera informé immédiatement. Ainsi, grâce à la plateforme, pour la première fois il est possible pour un médecin généraliste de suivre le parcours de son patient en temps réel : depuis la décision d’hospitalisation jusqu’au compte rendu d’hospitalisation, les examens réalisés, les traitements en cours ou à prévoir… Tout est désormais en ligne, accessible de façon simple et personnalisée », a expliqué Alexandre Pochon, directeur général d’Apicéa au moment de la présentation de l’application en juillet 2016.

    Apicéa est spécialisé dans les solutions digitales pour les établissements hospitaliers français.

    • La société revendique plus de 170 établissements hospitaliers, dont le Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil (CHIC), l’AP-HP mais aussi des groupes privés comme Ramsay-Générale de Santé ou Elsan.
    • Apicéa propose aujourd’hui des services externalisés de Wifi pour les patients, d’échanges de données médicales ou encore de pré-admission en ligne.
    • La plateforme que propose Apicéa, collecte automatiquement et en temps réel les dossiers médicaux de tous les patients hospitalisés avec les informations disponibles dans le système informatique de l’établissement.
    • Elle est sécurisée grâce à un hébergement sur des serveurs agréés des données de santé à caractère personnel.
  • MedWhat, Healthtap, KidsMD, Ask Lucie : les chatbots font du conseil médical

    Un robot conversationnel qui informe les utilisateurs sur leurs symptômes, c’est ce qu’a mis au point la start-up américaine MedWhat.

    MedWhat est une intelligence artificielle qui comprend le langage naturel:

    • L’utilisateur répond à une série de questions simples,
    • Le robot croise ensuite ces réponses avec les données issues d’articles scientifiques, de revues médicales ou du dossier médical personnel de l’utilisateur,

    Le robot fournit des conseils relatifs à l’état de santé.MedWhat revendique près de 100 000 utilisateurs et affirme que son robot a déjà répondu à plus d’un million de questions.

    Les chatbots se développent dans la e-santé et le conseil médical en ligne.

    • En mai 2016, le chatbot de Healthtap était intégré à l’application de messagerie de Facebook.
    • L’Hôpital pour enfants de Boston utilise également une application KidsMD basée sur l’assistant virtuel Alexa d’Amazon.

    L’application est chargée de répondre aux inquiétudes des parents concernant la santé de leur enfant.

    • En France, le docteur Leonardo Uribe a lancé en avril 2016, un robot conversationnel intelligent pour répondre aux questions médicales des patients, Ask Lucie.

    Qu’est-ce qu’un chatbot ?

    • Un agent conversationnel ou chatbot est un robot ou une intelligence artificielle capable de dialoguer avec un utilisateur humain en langage naturel. La recherche sur cette interface homme-machine est influencée par la compétition sur le test de Turing (1950) : donner l’illusion qu’un programme pense par un dialogue sensé.
    • À l’origine, le chatbot fonctionne en s’appuyant sur une base de données de questions-réponses qui sont déclenchées en fonction de certains mots-clés repérés dans la conversation. Mais les progrès de l’intelligence artificielle, plus précisément de l’apprentissage automatique, ont permis de créer des agents conversationnels beaucoup plus évolués dotés d’un système d’analyse du langage naturel très performant et capables de s’améliorer au fur et à mesure de leur utilisation.
  • D2IN

    Dispositif Intégré pour L’innovation et le Numérique

  • MySignals, une plateforme de développement IoT dédiée à la e-santé et aux produits médicaux

    Une plateforme de développement IoT complète dédiée à la e-santé, c’est ce que propose la société espagnole Libelium, avec le lancement de MySignals le 4 octobre 2016.

    Cette plateforme certifiée CE, FCC et IC propose 15 capteurs différents mesurant les principales constantes vitales (ECG, glycémie, pouls, tension, etc. ). Toutes ces données biométriques sont cryptées et envoyées dans le cloud de Libelium en temps réel afin d’être visualisé par l’utilisateur.

    Les paramètres enregistrés par MySygnals sont ceux généralement mesurés dans les hôpitaux. MySignals tient dans une petite valise et coûte selon Libelium 100 fois moins cher qu’une unité d’observation d’un service d’urgence.

    Cette plateforme biométrique IoT permet aux développeurs de créer des applications et des appareils médicaux grâce à deux API leur permettant d’accéder aux informations des capteurs.

    • Une API iOS/Android permet de récupérer les informations directement dans MySignals en Bluetooth.
    • Une API clou permet de se connecter aux comptes utilisateurs et récupérer les informations qui y ont été précédemment enregistrées pour les visualiser sur une plateforme tierce.

  • 5e journée des entreprises du médicament – Santé 3.0

    Santé 3.0, vers un monde de plus en plus connecté, tel est le thème de la 5e journée des entreprises du médicament à Clermont-Ferrand organisée par le Groupement des Industries de santé et du Médicament de la Région Auvergne (GIMRA).

    « La révolution numérique est en cours. Après 25 ans d’existence, le web, les médias sociaux, le mobile et maintenant l’internet des objets sont en train de transformer en profondeur les usages et impactent en profondeur la chaîne de valeur des secteurs économiques. La santé ne sera pas épargnée.

    Cette journée du GIMRA sera consacrée au décryptage de cette « e » transformation et de ses impacts sur la chaîne de valeur des industriels du médicament dans un monde ou le patient tient une place de plus en plus importante ».

    Programme

  • Tiers payant et complémentaires : une norme commune pour un paiement sécurisé et garanti

    Permettre aux professionnels de santé d’interroger en ligne la complémentaire santé d’un patient pour s’assurer que sa couverture est bien assurée, que le tiers payant est possible et que le règlement de la prise en charge sera sécurisé et garanti, c’est l’objectif du service proposé par les complémentaires santé et les opérateurs de tiers payant dont le lancement est annoncé le 4 octobre 2016 par un communiqué de La Mutualité française.

    Ce service repose sur une norme technique commune utilisable par l’ensemble des éditeurs qui peuvent désormais proposer des solutions partagées aux complémentaires afin que les professionnels de santé disposent d’une garantie de paiement de la complémentaire santé sur la part qu’elle prend en charge.

    Il vient concrétiser une proposition contenue dans un rapport remis le 19 février 2016 par les complémentaires santé et l’assurance maladie au ministère de la Santé afin de donner aux professions de santé, dans le cadre de la généralisation du tiers payant, les mêmes garanties de paiement de la part des complémentaires que celles dont ils disposent déjà vis à vis du régime obligatoire.

    Ce service s’appuiera sur une nouvelle norme baptisée IDB (Interrogation des Bénéficiaires) qui a été conçue avec l’appui du GIE Sésame Vitale et en collaboration avec l’ensemble des complémentaires santé et les opérateurs du tiers payant réunis au sein de l’Association des complémentaires santé pour le tiers payant, l’association des acteurs pour l’accès aux soins (3AS) et le GIE Sésame Vitale.

    A partir de la fin de l’année 2016 et durant toute l’année 2017, cette norme sera déployée progressivement chez les complémentaires santé et les éditeurs des professionnels de santé, en démarrant par les médecins.

    Dés à présent, souligne le communiqué de la Mutualité française, les éditeurs et les complémentaires peuvent obtenir les informations techniques sur la norme IDB auprès du GIE Sésame Vitale. Cette structure prend en charge la relation technique avec les éditeurs de façon à assurer la cohérence des solutions proposées aux complémentaires avec celles mises en oeuvre pour le régime obligatoire dans la gestion du tiers payant.

  • Theranos ferme ses laboratoires et ses centres de bien-être et licencie 340 personnes

    La fermeture de ses laboratoires de recherche clinique et ces centres de bien-être en Arizona, Californie, et en Pennsylvanie, c’est ce qu’annonce Elizabeth Holmes, présidente de Theranos, dans une lettre ouverte à ses actionnaires le 5 octobre 2016. Cette décision devrait impacter environ 340 personnes (soit près de 43% de ses employés), indique Elizabeth Holmes dans sa lettre.

    Avec cette décision, Theranos souhaite recentrer ses activités sur le développement de son produit de traitement de données médicales minilab lancé en août 2016.

    Theranos, qui a été valorisée jusqu’à 9Mds $ (8,14Mds €) et était présentée comme une des start-up les plus prometteuses de la Silicon Valley, est par ailleurs sous le coup de poursuites judiciaires au niveau fédéral pour avoir «mis en danger la vie de ses clients» en leur fournissant des résultats d’analyses erronés. Ces problèmes avaient été soulevés par une série d’articles parus dans le Wall Street Journal à partir d’octobre 2015.

  • Santé 2050 : la mort des médecins

    Conférence conduite par Laurent Alexandre, Chirurgien urologue, Président de DNA Vision.