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  • La télémédecine peut faciliter la gestion quotidienne du diabète (étude CMAJ)

    La télémédecine peut aider les patients souffrant de diabète et leurs médecins à gérer les taux de glycémie, selon une étude publiée dans le CMAJ le 31 octobre 2016.

    Les auteurs de l’étude ont analysé 111 essais conduits aux Etats-Unis, en Corée du Sud, au Canada et en Australie.

    Résultat: le recours au téléphone, au smartphones, au SMS ou l’utilisation de sites internet, outils qui permettent l’échange entre patients et professionnels de santé, a des effets positifs sur le taux de glycémie. Les occasions pour le médecin de donner des conseil au patient, sur son alimentation, son traitement ou sur son temps d’exercice sont plus nombreuses.

  • Les solutions de la start-up Sanilea équipent « Wizy », l’ambulance connectée

    Des solutions logicielles interconnectées pour une gestion facile et rapide des problèmes rencontrés lors de transports sanitaires comme le stockage des données patients et la commande de transport par exemple, c’est ce qu’ont annoncé avoir mis au point les équipes de la start-up limougeaude Sanilea, information rendue publique par La Tribune le 27 octobre 2016.

    « Dans un secteur comme le transport sanitaire, qui représente 4 Md€ de dépenses par an, nos solutions font gagner du temps à tous les maillons de la chaîne, transporteurs comme établissements de santé », explique David Chiron, directeur général de Sanilea.

    Plusieurs outils métiers, logiciels et applications en marque propre comme SpeedCall, SpeedTrack, SpeedSent, SpeedSanté ont été développés par cette start-up et équipent l’ambulance connectée, en phase de commercialisation sous la marque Wizy, née d’une collaboration entre le carrossier Gifa Collet, filiale du groupe Gruau et de Sanilea.

    L’interface Wizy constitue un environnement informatique compatible avec la technologie que l’on trouve généralement à bord des ambulances. Dès 2017 les informations capitales concernant les données vitales du patient pourront être transmises en temps réel à l’établissement de santé devant l’accueillir grâce aux multiples objets connectés présents dans le véhicule.

    « La vidéo et la possibilité pour un médecin de compléter un diagnostic via l’image même du patient et l’intégration de logiciels d’intelligence artificielle qui devrait participer à l’élaboration d’un diagnostic dès le transport » telles seront les futures technologies intégrées à l’ambulance, selon David Chiron.

  • TPU

    polyuréthane thermoplastiquenull

  • Applications de santé : la HAS publie un référentiel de 101 règles de bonne pratique

    • Délivrer des informations de santé fiables et de qualité,
    • Etre techniquement performantes,
    • Garantir la confidentialité et la sécurité des données personnelles,
    • Etre ergonomiques et d’utilisation simple,

    tels sont les quatre domaines du référentiel des 101 bonnes pratiques pour les applications de santé que la HAS recense dans un référentiel dont la publication est annoncée par un communiqué du 7 novembre 2016.

    Près de 50 000 applications santé sont actuellement disponibles et 43% des Français déclarent en utiliser dans leur vie quotidienne (sonfage ODOXA e-santé de septembre 2016), rappelle la HAS qui souligne les risques liés à ces applications:
    • informations inexactes,
    • informations partisanes ou sponsorisées,
    • risque de récupération par des tiers d’informations personnelles,
    • non fiabilité des données entraînant une mise en danger de la santé de l’utilisateur.

    Le référentiel de la HAS a été élaboré avec l’appui de la CNIL et de l’ANSSI et il est destiné aux développeurs comme aux évaluateurs d’applications de santé. Son objectif est, selon la HAS, de proposer un cadre de développement assurant la qualité et la fiabilité de ces applications « pour que les particuliers comme les professionnels puissent utiliser ces technologies en toute confiance ».

    Les principaux critères à respecter pour les applications et objets connectés en santé

    Délivrance des informations de santé fiables et de qualité

    • Les contenus en santé doivent être élaborés par des professionnels de santé ou des organismes professionnels compétents
    • Les données présentées doivent être mises à jour et basées sur des références bibliographiques fiables et accessibles
    • Les éventuels liens d’intérêt des auteurs ainsi que les sources de financement de l’application doivent être mentionnés et ne doivent pas influer sur la neutralité des contenus
    • Si des conseils sont générés à partir de données recueillies, les algorithmes de calcul doivent être scientifiquement garantis et la fiabilité de l’interprétation testée régulièrement
    • En cas d’interprétation humaine des données, elle doit être assurée par un professionnel compétent identifiable.

    Performance technique

    • Si l’appli ou l’objet connecté mesure des données, cette mesure doit être précise, paramétrée selon un étalonnage reconnu et doit mentionner le niveau de précision ou la marge d’erreur éventuelle
    • La performance de la mesure en vie réelle et dans des contextes d’utilisation propres à l’application (en mouvement et dans des températures variables par exemple pour un podomètre connecté) doit être assurée
    • Un système de prévention de pannes doit également être mis en place
    • L’application ou l’objet connecté ne doit pas provoquer d’effets physiques délétères sur son utilisateur (allergies, brûlures,…) et les éventuelles contre-indications et risques potentiels doivent être clairement indiqués.

    Garantie de la confidentialité et de la sécurité des données personnelles

    • Lorsque des données personnelles ou de santé sont recueillies, les applications ainsi que les processus de transfert et de stockage de données doivent répondre à des exigences strictes
    • Le type et la quantité de données récupérées doivent être pertinentes et correspondre strictement à la fonction de l’application
    • Les données doivent être rendues confidentielles par pseudonymisation (c’est-à-dire associées à un pseudonyme et non à l’identité réelle de l’utilisateur) et ce dès leur recueil sur le terminal qu’il s’agisse d’un téléphone, d’une tablette ou de tout autre support
    • Les données doivent également être chiffrées de manière robuste en utilisant des suites cryptographiques, dès le départ et jusqu’à la transmission à l’hébergeur
    • Cet hébergeur, agréé pour collecter des données de santé, doit procéder à la vérification de l’intégrité et de l’authenticité des données transférées
    • La durée et les délais de conservation des données sur le serveur doivent être annoncés à l’utilisateur et il doit être possible à tout moment de demander l’arrêt de leur collecte et leur suppression
    • La sécurité du serveur doit être régulièrement évaluée et adaptée
    • En cas de violation de données ou d’incident de sécurité, les autorités compétentes (ANSSI, CNIL, autorités judiciaires) doivent être prévenues.

    Ergonomie et simplicité d’utilisation

    • L’utilisation de l’application ou de l’objet doit être simple, intuitive et fluide
    • Elle doit être utilisable le cas échéant par les personnes en situation de handicaps visuel ou auditif notamment et une assistance doit être proposée (foire aux questions, aide en ligne ou hotline)
    • Elle doit pouvoir proposer des options d’adaptation de l’utilisation en fonction du niveau ou des besoins de l’utilisateur, de synchronisation des données avec plusieurs appareils, des fonctions d’import et export des données et ses différentes versions doivent être rétro-compatibles
    • Un système d’alerte en cas d’erreurs ou de mésusage de l’application ou objet doit être automatisé
    • Si une option de renvoi vers les réseaux sociaux est proposée, cette option devra respecter la vie privée.

    Un niveau d’exigence adapté aux particularités de chaque application et de son public cible

    Les 101 bonnes pratiques contenues dans le référentiel ne sont pas toutes exigibles pour toutes les applications ou objets connectés. L’exigence de conformité dépend de deux paramètres :

    • la finalité de l’application : on distingue les applications d’information générale, de prévention primaire (conseils de santé généraux), de prévention secondaire ou tertiaire (accompagnement du patient et conseils pour gérer sa pathologie) ou enfin de recueil ou d’analyse de données précises pour suivre la santé du patient ;
    • le public cible : grand public, personnes malades ou professionnels de santé pour communiquer avec leurs patients ou avec d’autres professionnels.

    Selon ces deux paramètres, une application ou un objet devra répondre à un niveau d’exigence (faible, modéré ou élevé) et chaque bonne pratique sera alors obligatoire, recommandée ou conseillée.

  • Une semelle orthopédique imprimée en 3D pour la prévention du pied diabétique

    Imprimer en 3D une semelle adaptée individuellement au pied d’un patient diabétique à partir d’un matériau spécial, le TPU, c’est ce qu’ont annoncé avoir mis au point des chercheurs de l’institut Fraunhofer en Allemagne, le 2 novembre 2016.

    Ce nouvel outil s’ajoute à l’arsenal thérapeutique de prévention contre « le pied diabétique », inexorablement objet de nombreuses complications conséquentes au diabète, conduisant parfois jusqu’à l’amputation.

    « Grâce à un logiciel récemment développé, le « cordonnier orthopédique » peut concevoir une semelle intérieure pour un patient individuel et peut imprimer le résultat sur une imprimante 3D », expliquent les chercheurs.

    Un pied numérisé, une semelle imprimée en 3D

    L’équipe de chercheurs de l’institut Fraunhofer, spécialisé en mécanique des matériaux, environnement, sécurité et technologies de l’énergie, a travaillé sur l’élaboration d’un processus de fabrication de semelles de chaussures personnalisées pour les patients diabétiques.
    Ces derniers souffrent inévitablement à des stades avancés de leur pathologie, de neuropathie, complication vasculaire périphérique, ce qui rend leur plante fragile et facilement altérée : atrophie des terminaisons nerveuses, insensibilité à la douleur peuvent en être les conséquences directes.
    Les plaies guérissent alors très mal.

    L’objectif de ces semelles est d’éviter les blessures de pression tout en fournissant un bon soutien.
    A l’aide d’un laser, l’équipe de l’institut de Fraunoher numérise le pied du patient afin d’en obtenir une représentation volumétrique presque parfaite.
    A l’aide d’une combinaison de différentes structures de la semelle intérieure, la rigidité de cette dernière est localisée et réglable numériquement.
    Nouveau logiciel et impression 3D permettent une production plus importante, plus précise et moins coûteuse de ces semelles orthopédiques.

  • Lancement de la première Health Gaming Week à Nice du 25/11 au 3/12/2016

    La première Health Gaming Week appliquée à la médecine et à la santé se tiendra du 25 novembre au 3 décembre 2016 à Nice à l’occasion de la 5ème édition de SeGaMed les 2 et 3 décembre 2016.

    SeGaMed est le premier colloque français consacré exclusivement à la recherche et à l’évaluation des jeux sérieux appliqués à la médecine et à la santé. Son objectif réside dans la promotion des bonnes pratiques de développement et d’utilisation de la simulation numérique et de la gamification dans les situations de formation et d’information liées à la résolution des problématiques d’éducation thérapeutique, éducation à la santé, qualité, risque et vigilances en santé à destination des patients et des professionnels de santé.

    Un gamathon sur le sujet « Learning and teaching in medicine » sera organisé les 25, 26 et 27 novembre, un événement durant lequel des développeurs, designers et utilisateurs seront réunis pour élaborer un projet collaboratif numérique autour du serious game en médecine et santé. Experts en nouvelles technologies, communication, marketing, des professionnels de la santé (praticiens, entreprises, chercheurs, étudiants) travailleront ensemble afin de designer, prototyper, packager des solutions numériques au service de l’information ou de la formation en santé.

    4 prix seront remis à cette occasion :
    – prix étudiant
    – prix enseignant
    – prix entreprise
    – prix patient.

    Programme détaillé de la Health Gaming Week

    • 25, 26,27 novembre : Premier French Gamathon sur le sujet « Learning and teaching in medicine » (FR) sous la supervision de l’Association Nationale des Etudiants en Médecine de France
    • 28 novembre : Master classe « ludo nutritionnelle » : « La nutrition c’est très sérieux… alors jouons ! » (J Alvarez, D. Truchot-Cardot) (FR)
    • 29, 30 novembre : Workshop (EN) « Scenario Based Learning and electronic Virtual Patient (eVIP) » – S. Kavia, E. Iskrenko, T. Poulton (Pedagogical Research Team, Saint Georges Hospital of London)
    • 30 novembre : Workshop (FR) « Initiation à la gamification par réalité virtuelle » – T. Colombi, E. Duclerq (LudoTIC, Nice)
    • 1er décembre : Workshop (FR) « Tech it with care : ou comment innover en santé avec un serious game ? » H. Michel et I. Patroix (Grenoble Ecole de Management)
    • 1er décembre : Workshop (FR) : « A la découverte des outils de scénarisation avec Succubus et Interaction Healthcare »
    • 2, 3 décembre : Colloque SeGamed avec ses conférences (communications and invited speakers)
  • Avec Bpifrance, l’AFM-Téléthon crée une plateforme de produits de thérapie génique et cellulaire

    L’AFM-Téléthon, association de parents et de malades qui mène un combat contre des maladies génétiques rares, et Bpifrance ont annoncé le 3 novembre 2016 un investissement de plus de 120 M€ d’ici à 2021 dans une plateforme de production à l’échelle industrielle de produits de thérapie génique et cellulaire. Cette plateforme sera portée par une société baptisée YposKesi dans laquelle Bpifrance, à travers son fonds SPI (Sociétés de Projets Industriels) investira 84 M€ dans le cadre du programme « Investissement d’avenir ».

    « Actuellement, personne ne sait fabriquer ce tyoe de produits à l’échelle industrielle et nous considérons que c’est l’AFM-Téléthon qui est la mieux placée pour relever ce défi », a précisé Maxime Cordonnier, directeur d’investissement pour le fonds SPI de Bpifrance.

    L’AFM Téléthon disposait déjà d’un outil de production de lots pour des essais cliniques de ses laboratoires et de ceux de l’I-Stem. La création d’YposKesi lui permettra de passer à l’échelle industrielle pour développer des produits jusqu’au stade commercial.

  • Israël : Amgen investit dans un incubateur dédié à la e-santé

    Amgen annonce le 25 octobre 2016 investir dans l’incubateur israélien eHealth Ventures, lancé en mars 2016.

    eHealth Ventures, qui vise à investir dans 40 entreprises en 8 ans, rassemble également la Cleveland Clinic, Maccabi Healthcare Services, Medison Pharma, ainsi que des investisseurs privés.

  • Israël : lancement d’un fonds de 50 millions de dollars dédié exclusivement à l’e-santé

    Our Crowd, plateforme de financement participatif israélienne, annonce le 1er novembre 2016 le lancement de OurCrowd Qure, fonds exclusivement axé sur l’investissement dans les technologies numériques pour la santé.

    Un fonds concentré sur les start-up

    Le fonds se concentrera sur les jeunes pousses et les start-up de série A, avec des investissements compris entre 500 000 et 3 millions de dollars. L’intelligence artificielle, le big data, la génomique, et les objets connectés de santé sont particulièrement visés.

    OurCrowd Qure a noué un partenariat avec l’université Johns Hopkins, pour fournir aux start-ups dans lesquelles il investit des conseils sur la valeur des technologies développées afin d’accélérer l’accès au marché et de préciser l’évolution des besoins du marché.

    Le fonds sera co-dirigé par YAllen Kamer, le co-fondateur de Humedica, société spécialisée dans le domaine de santé et de l’analytique rachetée par UnitedHealth en 2013 et Yossi Bahagon, PDG de Luminox Health, start-up israélienne spécialisée dans la santé numérique.