Mercato

  • Cabinet de S. Cluzel : Benjamin Luciani nommé conseiller « accessibilité universelle et innovation »

    Benjamin Luciani devient conseiller « accessibilité universelle et innovations » au sein du cabinet de la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel. Sa nomination est officialisée par un arrêté du 11 mai 2020 publié au Journal officiel (JO) du 13 mai : le cabinet subit un remaniement, Aurore Collet redevenant cheffe de cabinet en remplacement d’Alexandre Demandrille qui devient conseiller spécial.

    Ancien élève de l’École polytechnique et de l’Ensae, Benjamin Luciani était auparavant et depuis janvier 2011 « senior principal » à CapGemini Invent, l’unité de conseil, d’innovation numérique et de transformation du cabinet de conseil, au sein de laquelle il a été chargé du pilotage de missions de conseil en stratégie, transformation et digital.

    Il a également été responsable de la direction « études et analyses » de l’Unédic de 2008 à 2010.

  • Direction du cabinet d’O. Véran : J. Marchand-Arvier, ancien DGA de l’AP-HP, succède à R. Le Moign

    MISE À JOUR : Le départ de Raymond Le Moign et la nomination de Jérôme Marchand-Arvier sont confirmés par un arrêté du 15 mai 2020 publié au Journal officiel (JO) du 20 mai.

    Raymond Le Moign, directeur de cabinet d’Olivier Véran, devrait quitter prochainement son poste pour rejoindre la direction générale des Hospices civils de Lyon (HCL), en remplacement de Catherine Geindre, selon une information transmise à H&TI. Son successeur devrait être Jérôme Marchand-Arvier, directeur général adjoint de l’AP-HP depuis septembre 2018 (nomination officielle prévue le 14 mai).

    Ancien élève de l’Ena (promotion Simone-Veil, 2004-2006), Jérôme Marchand-Arvier a été auditeur puis maître des requêtes au Conseil d’État (2006-2010) avant d’entrer au cabinet de Xavier Bertrand comme conseiller « relations du travail » en décembre 2010 et de devenir directeur adjoint de son cabinet de décembre 2011 à mai 2012. De retour au Conseil d’État en 2012, il a été de septembre 2013 à septembre 2016 directeur adjoint de Pôle Emploi pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Secrétaire général de l’AP-HP en octobre 2017, il est chargé d’animer 3 directions fonctionnelles au sein de l’établissement : la direction du pilotage et de la transformation (DPT), la direction des patients, des usagers et des associations (DPUA) ainsi que la direction des systèmes d’information (DSI).

    Raymond Le Moign, qui fut directeur général du CHU de Toulouse, a été nommé directeur du cabinet d’Agnès Buzyn au ministère de la Santé en janvier 2018 en remplacement de Gilles de Margerie. Il a conservé son poste après la nomination d’Olivier Véran à la tête du ministère en février 2020.

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  • Unicancer crée une direction des données de santé en oncologie, avec à sa tête le Dr Mathieu Robain

    Le Dr. Mathieu Robain, directeur des données médicales dans le cadre du programme Esme (Épidemio-stratégie médico-économique) d’Unicancer, est nommé à la tête de la nouvelle direction des données de santé en oncologie du groupe de CLCC. Il « collaborera étroitement avec les centres de lutte contre le cancer (CLCC) et les partenaires extérieurs tels que le Health Data Hub et l’Inca« , précise la fédération dans un communiqué publié le 6 mai 2020.

    La création de cette nouvelle direction est liée à la réussite du programme Esme et plus précisément à « la qualité et [à] l’importance, pour la communauté médicale et scientifique, des récentes données dégagées » dans ce cadre, explique le réseau de CLCC.

    Lancé en 2014 par Unicancer, Esme est présenté comme « la plus importante source européenne d’information en vie réelle en oncologie ». Composé de 3 bases, le dispositif recense :
    • les données anonymisées de 2 3000 patientes traitées pour un cancer du sein métastatique ;
    • de 10 000 patientes atteintes d’un cancer des ovaires ;
    • de 23 000 patients suivis pour un cancer du poumon à un stade avancé.

    « La plateforme Esme est un programme phare d’Unicancer qui a déjà permis de mener plus de 45 projets de recherche innovants, commente Jean-Yves Blay, président du groupe. Nous avons désormais l’ambition de développer cette expertise à l’international afin d’en exploiter toute la puissance. »

    Une direction « pour structurer et poursuivre la dynamique positive » insufflée par Esme

    « Nous sommes convaincus du potentiel que représente une telle base de données en vie réelle (Esme) pour la recherche française et internationale, soulignent Sophie Beaupère, déléguée générale d’Unicancer et Mario Campone, président délégué du groupe en charge de la stratégie des données de santé en oncologie. C’est pourquoi nous mettons tout en œuvre pour structurer et poursuivre cette dynamique positive avec la création d’une direction des données de santé en oncologie. »

    Le Dr Mathieu Robain a développé le programme de données de vie réellle Esme

    Le Dr Mathieu Robain est nommé à la tête de cette nouvelle direction.

    Spécialiste en santé publique, il a développé le programme de données de vie réelle Esme à Unicancer et assure les fonctions de directeur des données médicales (Esme) depuis 2014.

    « Il apporte ainsi toute son expertise des études cliniques et épidémiologiques, observationnelles ou interventionnelles, acquise au sein d’Unicancer et de ses précédentes missions, à l’Inserm ou dans des sociétés de services en recherche clinique », note la fédération de CLCC.

    Le Dr Mathieu Robain est docteur en médecine et titulaire d’un doctorat en épidémiologie.

    Le programme Esme a été lancé afin d’exploiter les données de vie réelle :

    • pour confirmer les données épidémiologiques ;
    • pour évaluer l’efficacité des stratégies thérapeutiques en oncologie ;
    • pour identifier des besoins insatisfaits, explique Unicancer dans son communiqué.

    Un dispositif qui permet de « fournir des données épidémiologiques récentes et robustes à la communauté médicale »

    « La qualité des données de la cohorte Esme et le suivi longitudinal exceptionnel qu’elle offre permettent de fournir des données épidémiologiques récentes et robustes à la communauté médicale et de lui apporter des éléments d’éclairage concernant les progrès thérapeutiques réalisés ces dernières années », complète la fédération.

    Ces données permettent aussi « de mettre en évidence les situations nécessitant encore le développement de nouvelles options thérapeutiques, et de caractériser des facteurs pronostics cliniques majeurs qui pourront être utilisés pour développer les prochaines recherches », ajoute-t-elle.

    Esme : plusieurs publications dans des revues internationales

    Pluseurs publications dans des revues internationales mettent en avant « la robustesse des données Esme », souligne Unicancer (communiqué).

    Exemple : une récente publication dans l’European Journal of Cancer

    Une étude* publiée le 2 mars 2020 dans l’European Journal of Cancer montre que les données de vie réelle collectées entre 2008 et 2016 par le biais du programme « sein métastatique » d’Esme ont permis « d’actualiser les données de cette maladie en termes de survie gloable et sans progression, et ainsi de mieux cerner les situations nécessitant une évolution de la prise en charge des patientes », indique le groupe de CLCC.

    « Il a ainsi été démontré que la survie globale des patientes est significativement différente en fonction du profil de la tumeur : la survie globale médiane de l’ensemble de la cohorte est de 39,5 mois (38,7-40,3). La survie à 5 ans est de 33.8 % », précise-t-ils.

    • Les patientes atteintes de cancer du sein sur-exprimant HER2 (protéine pouvant favoriser la croissance d’une tumeur) ont actuellement le meilleur pronostic relatif :
      • avec une survie globale (SG) de 50,1 mois
      • et une survie sans progression (SSP) en « première ligne » thérapeutique de11,3 mois.
    • Les cancers du sein triple négatifs métastatiques gardent un mauvais pronostic :
      • avec une survie globale de 14,8 mois
      • et d’une SSP en première ligne de 4,8 mois.

    4 variables ont été identifiées comme étant associées à un pronostic plus défavorable, quel que soit le sous-type considéré :

    • un âge plus avancé lors du diagnostic des métastases ;
    • une rechute précoce entre6 et 24 mois après le diagnostic initial ;
    • la présence de métastases viscérales-Plus de 3 organes atteints par la maladie métastatique.
  • Cabinet de Frédérique Vidal : Nicolas Castoldi nommé conseiller Covid-19, Ali Saib devient directeur

    Nicolas Castoldi, directeur du cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Frédérique Vidal est nommé conseiller spécial en charge de la stratégie de dépistage virologique et sérologique contre le covid-19. Cette nomination est annoncée par un arrêté daté du 4 mai 2020 et paru au Journal officiel (JO) du 6 mai. Un décret du 2 mai publié au JO du 4 mai a autorisé la ministre à s’adjoindre en plus des 10 collaborateurs autorisés « un conseiller en charge du Covid-19 », tout comme son homologue à la Santé Olivier Véran – qui a nommé à ce poste le Pr Antoine Tesnière. 

    Nicolas Castoldi était directeur de cabinet de Frédérique Vidal depuis avril 2019 : il était auparavant et depuis mai 2017 directeur adjoint de son cabinet. Normalien et agrégé de philosophie, il a notamment été directeur des affaires juridiques du CNRS de 2012 à 2015, puis conseiller juridique du président du CNRS, « délégué général à la valorisation » (2015-2017).

    Une autre nomination est annoncée par l’arrêté du 4 mai, celle d’Ali Saib, qui devient directeur du cabinet de Frédérique Vidal en remplacement de Nicolas Castoldi. Ce spécialiste de virologie, ancien recteur de l’académie d’Aix-Marseille (2013-2014) et ex-directeur de la recherche du Conservatoire national des arts et métiers (2009-2012), était conseiller-maître à la Cour des Comptes depuis février 2017.

  • Philippe El Saïr, DG du CHU de Brest et membre de la mission Castex, nommé DG du CHU de Nantes

    Philippe El Saïr sera le nouveau directeur général du centre hospitalier universitaire (CHU) de Nantes (Loire-Atlantique) « à compter du 1er juillet 2020, en remplacement de M. Philippe Sudreau, appelé à d’autres fonctions ». Sa nomination est officiellement annoncée par un décret du 22 avril 2020 publié au Journal officiel (JO) du 23 avril, qui met également fin aux fonctions de Philippe El Saïr à la direction générale du CHU de Brest (Finistère).

    Philippe El Saïr a par ailleurs annoncé le 20 avril par un communiqué qu’il rejoignait la mission interministérielle confiée au début du mois par le Premier ministre à l’ancien DHOS Jean Castex pour étudier les différents « scénarii possibles » de déconfinement dans le cadre de la crise sanitaire du Covid-19.

    Philippe Sudreau, son prédécesseur au CHU de Nantes, a pour sa part été nommé inspecteur général des affaires sociales (hors tour) en décembre 2019.

    Administrateur du GCS Hugo (Grand Ouest)

    Âgé de 52 ans, Philippe El Saïr a été nommé directeur général du CHU de Brest par décret du 30 avril 2013.

    Il est aussi depuis juin 2017 à la tête (en tant qu’ »administrateur ») du groupement de coopération sanitaire (GCS) Hugo (Hôpitaux universitaires du Grand Ouest), qui rassemble 6 CHU et CHR dont ceux de Brest et de Nantes.

    Il a été par ailleurs été élu en 2014 président du Centre national de l’expertise hospitalière (CNEH), « organisme professionnel d’expertise, de conseil, de formation et d’information au service des acteurs de santé, hospitaliers, sociaux et médico-sociaux ».

    À l’origine de la 1ère communauté hospitalière de territoire (aujourd’hui GHT) de Rhône-Alpes

    Tout d’abord directeur des ressources humaines à l’hôpital Rothschild (AP-HP, Paris) de 1995 à 1999, puis directeur adjoint de l’hôpital Jean-Verdier de Bondy (AP-HP, Seine-Saint-Denis) de 1999 à 2002, Philippe El Saïr devient ensuite directeur du CH de Valréas (Vaucluse) de 2002 à 2005.

    Nommé en 2005 à la tête du CH de Villefranche-sur-Saône (Rhône) il a créé en décembre 2010 la première communauté hospitalière de territoire (CHT, aujourd’hui GHT) de la région Rhône-Alpes, baptisée « l’hôpital Nord-Ouest ».

    Philippe El Saïr a également été président du Syndicat national des cadres hospitaliers (SNCH, aujourd’hui SMPS) de 2006 à 2009.

    Il est diplômé de Sciences Po Grenoble et de l’École des hautes études en santé publique (EHESP).

  • Jean-Bernard Castet nommé DGA du groupe hospitalo-universitaire GHU Paris-Saclay (AP-HP)

    Jean-Bernard Castet est nommé directeur général adjoint du groupe hospitalo-universitaire (GHU) Paris Saclay (AP-HP), annonce ce directeur d’hôpital sur son compte Twitter. Il était jusqu’alors et depuis septembre 2019 directeur général par intérim du Centre hospitalier intercommunal de Créteil et du Centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne, AP-HP), après avoir été directeur général adjoint des 2 établissements depuis septembre 2017.  

    Jean-Bernard Castet remplace à ce nouveau poste Anne Costa, directrice d’hôpital, qui était à la tête du GHU Paris-Saclay depuis sa création en juillet 2019, et qui est nommée directrice générale du Centre hospitalier universitaire de Poitiers.

    Le GHU Paris-Saclay, un des 6 GHU de l’AP-HP, regroupe l’hôpital Sainte Périne, l’hôpital Ambroise Paré, l’hôpital Raymond Poincaré, l’hôpital Antoine Béclère, l’hôpital Bicêtre, l’hôpital Paul Brousse et l’hôpital maritime de Berck. Il est dirigé depuis juillet 2019 par Christophe Kassell.

    Un DRH d’hôpital devenu inspecteur des finances

    Diplômé de l’Institut d’études politiques (d’Aix-en-Provence et de l’EHESP), Jean-Bernard Castet a été directeur des ressources humaines de l’Hôpital Émile Roux, de 2010 à 2012 puis directeur des ressources humaines des Hôpitaux Universitaires Henri Mondor (2012-2015), avant de devenir inspecteur des finances de septembre 2015 à septembre 2017.

  • ARS Grand Est : Marie-Ange Desailly-Chanson nouvelle DG, après le limogeage de Christophe Lannelongue

    Marie-Ange Desailly-Chanson est la nouvelle directrice générale de l’Agence régionale de santé (ARS) Grand Est. Sa nomination est officialisée par un décret du 8 avril 2020 paru au Journal officiel (JO) du 9 avril, précisant qu’il est mis fin aux fonctions de DG exercées par Christophe Lannelongue, limogé pour avoir prévu de maintenir des suppressions de lits et de postes.

    Marie-Ange Desailly-Chanson est inspectrice générale des affaires sociales depuis septembre 2015. Elle était auparavant, depuis 2006, conseillère générale des établissements de santé, ayant notamment été chargée d’une mission d’appui auprès du CHRU de Nancy. Elle a également été de 2008 à 2012 conseillère médicale à la DGOS, membre du comité de direction.

    Médecin biologiste au Centre hospitalier départemental (CHD) de la Roche-sur-Yon (Vendée) de 1993 à 2006, Marie-Ange Desailly-Chanson y a présidé la Commission médicale d’établissement (CME).

    Christophe Lannelongue limogé pour avoir prévu de maintenir des suppressions de lits et de postes

    « Le ministre de la Santé a indiqué le désaccord qui était le sien avec la position personnelle donnée par le directeur général de l’ARS », indique la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye lors de la présentation du compte rendu du conseil des ministre le 8 avril 2020, pour expliquer la décision de limoger Christophe Lannelongue. « Il convient que pour une bonne conduite des politiques publiques il puisse y avoir de la fluidité entre l’échelon national et l’échelon local« , note-t-elle.

    Christophe Lannelongue était au centre d’une polémique pour des propos tenus le 3 avril et rapportés par L’Est républicain, selon lesquels il n’y avait pour lui « pas de raison de remettre en cause le Copermo (Comité interministériel de la performance et de la modernisation de l’offre de soins hospitaliers) pour le CHRU de Nancy », sa feuille de route prévoyant la suppression de 598 postes et de 154 lits.

    Le directeur général de l’ARS a fait l’objet par la suite de plusieurs appels à la démission émanant du maire de Nancy et du président du conseil de surveillance du CHRU ainsi que de syndicats de soignants.

  • Covid-19 : Aymeril Hoang intègre le conseil scientifique en tant qu’expert en numérique

    Aymeril Hoang, expert en numérique, fait partie des « membres du comité de scientifiques constitué au titre de l’état d’urgence sanitaire déclaré pour faire face à l’épidémie de Covid-19 », nommés « en qualité de personnalités qualifiées » (liste complète ci-dessous). C’est ce qu’annonce un décret daté du 3 avril 2020 et paru au Journal officiel (JO) du 4 avril.  Ex-directeur de cabinet de Mounir Mahjoubi au secrétariat d’État au Numérique, Aymeril Hoang a été conseiller de Fleur Pellerin (alors ministre déléguée chargée de l’Économie numérique), directeur de l’innovation de la Société générale et membre du Conseil national du numérique. Il est diplômé de l’École normale supérieure de Rennes et agrégé d’économie et de gestion.

    Le même décret officialise par ailleurs la participation au conseil scientifique du Pr Franck Chauvin, président du Haut Conseil de santé publique. Son nom était absent du communiqué de création de cette instance, diffusé le 11 mars, et de l’avis du conseil daté du 16 mars, mais mentionné dans l’avis du 23 mars.

    Sont nommés membres du comité de scientifiques en qualité de personnalités qualifiées :

    • Laetitia Atlani Duault, anthropologue ;
    • Daniel Benamouzig, sociologue ;
    • Lila Bouadma, réanimatrice ;
    • Simon Cauchemez, modélisateur ;
    • Franck Chauvin, membre du Haut Conseil de la santé publique ;
    • Pierre-Louis Druais, médecin généraliste ;
    • Arnaud Fontanet, épidémiologiste ;
    • Aymeril Hoang, expert en numérique ;
    • Bruno Lina, virologue ;
    • Denis Malvy, infectiologue ;
    • Didier Raoult, infectiologue ;
    • Yazdan Yazdanapanah, infectiologue.

    Des projets de suivi numérique des personnes dans le cadre de la lutte anti-Covid-19

    Aymeril Hoang a été chargé par le secrétaire d’État au Numérique Cédric O, « un de ses proches », d’une mission sur le « suivi numérique des personnes » qui pourrait servir à « accompagner la sortie du confinement » (source : Acteurspublics.fr). Celle-ci consisterait à « approcher les différentes entreprises, grandes ou petites, de l’écosystème numérique pour regarder ce qui se fait et [à] identifier les solutions et les compétences les plus pertinentes ».

    C’est par ailleurs le Care (Comité analyse, recherche et expertise) présidé par Françoise Barré-Sinoussi, créé le 24 mars 2020, qui s’est vu confier la mission de réfléchir à « l’opportunité de la mise en place d’une stratégie numérique d’identification des personnes ayant été au contact de personnes infectées ».

    Il s’agit en revanche du premier comité de scientifiques en date, présidé par Jean-François Delfraissy, qu’intègre ces jours-ci Aymeril Hoang, chargé de « conseiller les politiques publiques ».

  • Covid-19 : Jean Castex, ex-DHOS, est chargé par l’exécutif de préparer le déconfinement

    « Coordonner [les] équipes [chargées d’étudier les différents] scenarii possibles [pour le déconfinement, afin de les] présenter au public [et] les discuter ». C’est la responsabilité confiée à Jean Castex, « un haut fonctionnaire qui connaît parfaitement le monde de la santé et qui est redoutable d’efficacité », selon les propos tenus par le Premier ministre Édouard Philippe lors de son intervention sur TF1 le 2 avril 2020.

    Énarque (promotion Victor-Hugo, 1991), Jean Castex a notamment été directeur général de l’hospitalisation et de l’organisation des soins (2005- 2006), puis directeur de cabinet de Xavier Bertrand au ministère de la Santé (2006-2007), avant de devenir en 2010 conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Élysée et en 2011 secrétaire général adjoint de la Présidence de la République. Il est également depuis 2017 délégué interministériel chargé des Jeux Olympiques et Paralympiques et, depuis 2019, président de l’Agence nationale du sport.

    Vers un déconfinement progressif, régionalisé, selon le nombre de cas sévères

    Il est « probable que nous ne nous acheminons pas vers un déconfinement général et absolu, en une fois, partout et pour tout le monde », indique le Premier ministre Édouard Philippe, interrogé à l’Assemblée nationale le 1er avril dans le cadre de la mission d’information « sur l’impact, la gestion et les conséquences de l’épidémie de Coronavirus Covid-2019 ».

    Plusieurs équipes travaillent sur le sujet

    Le chef du gouvernement explique avoir demandé « à plusieurs équipes de travailler sur cette question en étudiant l’opportunité, la faisabilité d’un déconfinement qui serait régionalisé [et] sujet à une politique de tests, en fonction [probablement] de classes d’âge ».

    La décision de déconfinement « prendra en compte avant tout les impératifs de santé », ajoute Édouard Philippe, précisant que « l’indicateur décisif » restera « le nombre de cas sévères », afin d’assurer que cet effectif « ne dépasse pas le nombre de places d’accueil en service de réanimation ».

    Des éléments pourraient être présentés dans les prochains jours

    Le Premier ministre espère « présenter des éléments d’une stratégie de déconfinement dans les jours, la semaine, qui viennent, de façon à donner une perspective [aux] concitoyens ».

    « Ce qui est à peu près acquis à ce stade, c’est que ce déconfinement ne pourra intervenir que de façon progressive », a-t-il confirmé le lendemain sur TF1, soulignant la nécessité d’éviter que « nous soyons frappés par une deuxième vague qui nous obligerait à nouveau à procéder à des confinements ».

     « Nous allons devoir nous coordonner avec les Italiens, avec les Espagnols, avec les Anglais, avec les Allemands », note le chef du gouvernement, prévoyant qu’« évidemment le continent européen dans son ensemble va être conduit à réfléchir à la façon dont nous nous sortons de ce confinement »,

  • Deborah de Lieme est nommée cheffe de cabinet d’Olivier Véran, en remplacement de Murielle Fayolle

    Déborah de Lieme est la nouvelle cheffe de cabinet du ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran. Sa nomination est officiellement annoncée par un arrêté du 27 mars 2020 publié au Journal Officiel (JO) du 31 mars. Il est ainsi mis fin aux fonctions exercées par Murielle Fayolle,  nommée cheffe de cabinet du ministre par arrêté du 17 février 2020, « appelée à d’autres fonctions ». 

    Deborah de Lieme occupait depuis juillet 2017 les fonctions de cheffe de cabinet de Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. Elle était plus particulièrement chargée des relations avec le Parlement. Elle a également travaillé de février à juin 2017 au sein de l’équipe de campagne d’En Marche pour les élections présidentielles et législatives.  

    Deborah de Lieme a par ailleurs assuré le poste de business partner, de 2014 à 2017, pour le cabinet de conseil ADDL Consulting, au sein duquel elle s’occupait des affaires européennes. De 2010 à 2013, elle a exercé les fonctions de directrice exécutive de l’EUJS (European union of Jewish Students), avant de devenir en 2014 directrice de B’nai B’rith Europe, une organisation juive spécialisée dans le domaine de la défense des droits de l’Homme mais aussi des actions communautaires et humanitaires.

    Deborah de Lieme est diplômée d’un master en histoire, obtenu en 2009 à l’université Paris IV.