Mercato

  • Cloud : Adam Selipsky, actuel président de Tableau Software, sera le prochain CEO d’AWS

    « Adam Selipsky sera le prochain CEO d’AWS », annonce le président sortant de la filiale cloud d’Amazon, Andy Jassy, dans un courriel adressé à ses salariés et partagé sur le blog de la société le 23 mars 2021. Le groupe américain avait annoncé début février 2021 qu’Andy Jassy succéderait à Jeff Bezos à la tête d’Amazon au 3e trimestre de la même année.  

    Adam Selipsky devrait rejoindre AWS à partir du 17 mai 2021, avant une passation de pouvoirs prévue au 3e trimestre.

    Andy Jassy souligne dans son message qu’Adam Selipsky, actuel CEO de Tableau Software, éditeur de logiciels spécialiste de la datavisualisation, « n’est pas un nouveau visage pour AWS » : il a en effet passé 11 ans au sein du groupe, notamment au poste de vice-président chargé des ventes, du marketing et du service client.

    Andy Jassy déclare qu’Adam Selipsky a réussi à faire « quadrupler » en « quelques années » la valeur de la société Tableau, rachetée en 2019 par Salesforce pour 15 milliards de dollars, grâce notamment à un « changement fondamental » de modèle commercial, passant d’un système de licences perpétuelles à  un système de licences d’abonnement.

    AWS ne serait qu’au tout début de son ascension

    AWS « en est encore aux tout premiers stades de ce qui est possible », estime Andy Jassy dans son message, reconnaissant que c’est « facile à oublier », alors que le chiffre d’affaires a augmenté de 28 % sur l’exercice 2020. « Moins de 5% des dépenses informatiques mondiales sont actuellement consacrées au cloud », relève-t-il, un état de fait qui devrait « changer considérablement dans les années à venir ».

    Le choix d’Adam Selipsky surprend le secteur tech

    L’annonce du choix d’Adam Selipsky a surpris la communauté tech américaine :

    • parce que le patron de Tableau Software, également membre de l’équipe de direction de Salesforce, paraissait bien parti pour succéder au patron de ce groupe, Marc Benioff ;
    • et aussi parce que les salaires des dirigeants sont nettement plus bas chez Amazon.
  • USA : Potentielle Commissaire à la concurrence, Lina Khan pourrait réguler les plateformes numériques

    « Le président Joe Biden a annoncé son intention de nommer Lina Khan au poste de commissaire de la Federal Trade Commission (FTC : la Commission de la concurrence américain) », annonce la Maison-Blanche dans un communiqué daté du 22 mars 2021. Cette candidate de l’exécutif, qui doit être confirmée par le Congrès, est professeure de droit à l’université Columbia et connue notamment pour un article de 2017 portant sur le pouvoir de marché d’Amazon et prônant une adaptation de la régulation aux spécificités des plateformes numériques.  

    Cette annonce intervient deux semaines après que Timothy Wu, également juriste de l’université Columbia et en faveur d’une régulation des plateformes numériques, a intégré la Maison-Blanche et son NEC (National Economic Council) pour traiter du numérique et du droit de la concurrence.  

    Lina Khan est diplômée du Williams College et de la Yale Law School. Elle enseigne le droit à la Columbia Law School, en tant que spécialiste du droit antitrust et de la tradition anti-monopoles. Elle a auparavant été juriste au sein de la sous-commission du droit antitrust, commercial et administratif de la commission des Affaires judiciaires de la Chambre des Représentants, où elle a codirigé une enquête sur les marchés numériques.  Lina Khan a également été conseillère juridique de Rohit Chopra, commissaire démocrate de la FTC depuis 2018 et directeur juridique de l’Open Markets Institute, un laboratoire d’idées anti-monopoles.

    En 2019, un commissaire à la FTC critiquaient les sanctions prévues envers Facebook, les jugeant insuffisantes

    En juillet 2019, Facebook avait été condamné à une amende de 5 Mds $ par la FTC

    Après la condamnation de Facebook par la Federal Trade Commission à une amende de 5 milliards de dollars (environ 4,2 Mds€) en juillet 2019 pour « atteintes à la confidentialité des données », le commissaire démocrate à la FTC Rohit Chopra, qui était alors conseillé par Lina Khan, a publié sur le site de la Commission un communiqué pour détailler les raisons de son vote contre la transaction :

    • il critiquait le fait les sanctions prévues n’imposaient « aucun changement significatif à la structure ou aux incitations financières de la société », alors que les abus qui lui sont reprochés découlent de son modèle économique ;
    • l’accord « permet à Facebook de décider lui-même de la quantité d’informations qu’il peut collecter auprès des utilisateurs et de ce qu’il peut en faire », à la seule condition de « produire une trace écrite », soulignait-il ;
    • les garde-fous introduits par l’accord sont « fragiles » (« flimsy« ) estimait Rohit Chopra, relevant qu’ils « ne fournissent aucune limitation ni même des indications sur ce qui constitue une collecte d’informations justifiée ». « En conséquence », jugeait-il, « il est hautement improbable que cela affecte la quantité ou nature des informations collectées par les développeurs, dès lors que leurs avocats trouveront un moyen de les justifier ».
  • Cabinet d’Olivier Véran : Norbert Nabet (ex-Nehs) nommé conseiller en santé publique

    Norbert Nabet rejoint le cabinet du ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran en tant que conseiller en charge de la santé publique. Il prendra ses nouvelles fonctions à partir du 22 mars 2021. Il remplace à ce poste le conseiller sécurité sanitaire Grégory Emery, nommé en août 2020 et dont le poste est vacant depuis le 1er mars.

    Docteur en médecine et titulaire d’un master en économie, Norbert Nabet était depuis janvier 2020 directeur des affaires publiques et de la communication du groupe Nehs, qu’il avait intégré en avril 2019 au poste de directeur général d’activité.

    Il a auparavant déjà assuré les fonctions de conseiller au sein du cabinet du ministre en charge de la Santé (Roselyne Bachelot de 2007 à 2009), avant de devenir directeur général adjoint de l’Agence régionale de santé (ARS) de Provence-Alpes-Côte d’Azur durant 9 ans (2009- 2018), puis directeur général de l’ARS de Corse (2018-2020).

  • Le Pr Antoine Tesnière nommé à la direction de PariSanté Campus (site du Val-de-Grâce)

    Le Pr Antoine Tesnière – jusqu’alors directeur adjoint du Centre interministériel de crise auprès du Premier ministre – a été choisi par la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Frédérique Vidal pour assurer la direction de PariSanté Campus, au sein de l’Inserm. Ce centre de recherche, de formation, d’innovation et d’entreprenariat pour le numérique en santé sera installé sur le site de l’ancien hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce, à Paris. Un projet lancé par le Président Emmanuel Macron début décembre 2020.

    « Je me réjouis d’accueillir le Pr Antoine Tesnière pour piloter PariSanté Campus et ainsi poursuivre le travail de structuration initié. La richesse de son parcours sera un atout majeur pour fédérer des acteurs d’horizons variés autour du projet », souligne Frédérique Vidal dans un communiqué publié le 19 mars 2021.

    Pour rappel, la concertation publique sur ce projet doit être organisée dès le 1er semestre 2021 mais le lancement officiel des travaux n’est pas attendu avant le début de l’année 2026 et l’ouverture du campus avant septembre 2028 (plus de détails sur le projet ici).

    Une expertise sollicitée par le Gouvernement dans le contexte de crise

    Titulaire d’un doctorat en médecine (2007, université Paris-Descartes) et d’un doctorat de sciences (2009, université Paris-Sud), Antoine Tesnière est professeur d’anesthésie-réanimation à l’hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP).

    En parallèle de son fonctions auprès du Premier ministre depuis mai 2020, il était aussi conseiller en charge du Covid-19 au cabinet du ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran depuis mars 2020.

    Auparavant, Antoine Tesnière a occupé le poste de vice-président de l’université de Paris chargé de l’innovation pédagogique (janvier 2020-mars 2020) et de conseiller santé à la Dgesip (Direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle) du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (septembre 2017-mars 2020), après avoir été vice-doyen de la faculté de médecine Paris-Descartes (2015-2017).

    Il a par ailleurs dirigé le département de simulation en santé iLumens de l’université Sorbonne Paris Cité, qu’il a co-fondé : cette structure est spécialisée dans la pédagogie innovante en santé, avec une utilisation des technologies numériques et de la simulation, notamment la réalité virtuelle et les serious games.

    Antoine Tesnière était également, depuis 2018, l’un des trois responsables de la consultation sur la formation des professionnels de santé engagé dans le cadre de la stratégie de transformation du système de santé.

    « Le projet permettra de mettre à profit la puissance et l’aspect transformant des outils et usages numériques pour les communautés scientifiques »

    « Je suis très honoré et enthousiaste de pouvoir contribuer, à travers le développement de PariSanté Campus, à positionner la France comme l’un des leaders mondiaux du numérique en santé, relève Antoine Tesnière. C’est un projet magnifique, porteur d’enjeux majeurs, soutenu par un ensemble d’acteurs exceptionnels. Il permettra de mettre à profit la puissance et l’aspect transformant des outils et usages numériques pour les communautés scientifiques et plus largement, pour notre société. La crise sanitaire historique que nous traversons en ce moment a mis en lumière le besoin essentiel de renforcer ces approches. »

    PariSanté Campus : l’objectif est de créer « un campus de rang mondial »

    Initié par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, en lien avec le ministère des Solidarités et de la Santé, le projet PariSanté Campus regroupe 5 partenaires fondateurs :

    Le projet bénéficiera par ailleurs du soutien du CNRS.

    Parmi les objectifs : « stimuler la production et l’exploitation des données de santé pour la recherche et l’innovation »

    Le campus sera doté « d’équipements et d’infrastructures de pointe », souligne le ministère de l’Innovation, qui précise qu’il sera financé par des investissements publics et privés.

    L’ambition est de créer « un campus de rang mondial » sur le thème du numérique en santé, autour de 4 objectifs :

    • « stimuler la production et l’exploitation des données de santé pour la recherche et l’innovation » ;
    • « soutenir la formation d’excellence autour de la santé numérique et la création de pôles d’expertises » ;
    • « développer des applications à fort impact économique, vivier d’entreprises et d’emplois » ;
    • « améliorer les stratégies de prise en charge médicale et l’efficience du système de soin dans l’intérêt permanent du patient ».

    Des équipes de recherche et un hub d’entreprises dès cette année

    « PariSanté Campus participera activement à positionner la France comme un leader mondial en matière de recherche, de formation et d’innovation sur le numérique en santé, relève le ministère, et s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale Santé Numérique en cours de préparation par le Gouvernement dans le cadre du quatrième Programme d’investissement d’avenir (PIA). »

    Au centre de l’action du campus : « les enjeux sociétaux, les questions éthiques et l’innovation numérique en santé », le tout dans une vision interdisciplinaire.

    La ministère indique que « dès cette année », PariSanté Campus accueillera « des équipes de recherche et un hub d’entreprises afin de favoriser les interactions entre le monde académique et entrepreneurial ».

  • USA : Xavier Becerra, nouveau ministre de la Santé, prône « l’expansion de la télésanté »

    Xavier Becerra, proposé en décembre 2020 par le nouveau Président américain Joe Biden pour diriger le département de la Santé (HHS) en remplacement d’Alex Azar, a vu sa nomination confirmée par le Sénat le 18 mars 2021, par 50 voix contre 49, avec une seule voix en sa faveur issue des rangs républicains, celle de Susan Collins (Maine).

    Âgé de 63 ans et diplômé de l’université de Stanford, Xavier Becerra était depuis début 2017 Attorney general (ministre de la Justice) de l’État de Californie. Il a été plusieurs fois élu à la Chambre des Représentants sous l’étiquette démocrate, à partir de 1993. Né à Sacramento en Californie américaine, de deux parents mexicains, il sera le premier Américain hispanique à être nommé ministre de la Santé des États-Unis.

    Xavier Becerra a fait part lors de ses auditions de confirmation de son soutien à la télémédecine. Le 23 février, il déclarait : « Si le Covid-19 ne nous apprend pas comment la télésanté peut aider à sauver des vies, alors nous sommes en difficulté ». « Je crois sincèrement que nous allons réaliser l’expansion de la télésanté », avait-t-il ajouté, précisant la nécessité de « s’assurer que les populations aient accès au haut débit. » 

    La confirmation de Xavier Becerra a été saluée par les organisations de professionnels américains de la télésanté, la Connected Health Initiative (CHI) et l’American Telemedicine Association (ATA). Dans un communiqué daté du 18 mars, l’ATA se dit « disponible pour travailler avec le secrétaire Becerra, l’administration Biden et les membres du Congrès pour faire en sorte que la télésanté devienne une option de traitement permanente pour les millions d’Américains qui en dépendent désormais pour leurs soins ».

    Télémédecine aux États-Unis : l’agenda de l’ATA

    Dans son communiqué, l’American Telemedicine Association exhorte l’administration Biden et le 117e Congrès à soutenir les politiques suivantes :

    • supprimer définitivement dans la loi les barrières géographiques : le site d’origine doit être l’endroit où se trouve le patient, notamment mais non exclusivement le domicile du patient ;
    • supprimer les dispositions de la loi qui prescrivent, pour la prestation de soins de télésanté ou le remboursement, une relation préalable en personne entre le praticien et le patient ;
    • renforcer l’autorité du HHS pour déterminer les services et les fournisseurs de télésanté appropriés ;
    • veiller à ce que les centres de santé agréés par le gouvernement fédéral (FQHC) et les cliniques de santé rurales (CHR) puissent fournir des services de télésanté et recevoir un remboursement équitable ;
    • rendre permanent le pouvoir de dérogation temporaire du HHS pour les futures urgences. ;
    • soutenir les capacités existantes en matière de fraude, de gaspillage et d’abus au sein du HHS ;
    • permettre aux commissions des licences ses Etats fédérés et aux praticiens de déterminer les normes de soins appropriées pour les patients, notamment en supprimant, dans le « Consolidated Appropriations Act » récemment signé,  la nécessité d’une consultation préalable en présentiel en personne pour les services de télésanté mentale.
  • ANS : le magistrat Guillaume Desgens (ex-Cnil) nommé directeur de projet chargé du Ségur de la santé

    « Guillaume Desgens-Pasanau, substitut à l’administration centrale de la justice, est placé en position de détachement, auprès de l’Agence du numérique en santé (ANS), afin d’exercer l’emploi de directeur de projet, pour une durée de trois ans, à compter du 1er avril 2021 ». C’est ce qu’annonce un décret du président de la République daté du 12 mars 2021 et paru au Journal officiel (JO) du 14 mars, précisant que ce détachement a été décidé « vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature lors de sa séance du 26 janvier 2021 ».

    Contactée par Health & Tech Intelligence, l’ANS précise que Guillaume Desgens-Pasanau sera « en charge du pilotage global et de la coordination des actions menées dans le cadre du Ségur de la santé ».

    Avocat de formation, Guillaume Desgens-Pasanau a occupé le poste de directeur juridique de la Cnil durant 8 ans (2002-2010). Diplômé de l’École nationale de la magistrature en 2013, il exerce depuis cette date la profession de magistrat : il assurait depuis août 2020 les fonctions de juge au tribunal judiciaire de Paris, après avoir été (juin 2018-août 2020) juge de l’application des peines au tribunal de grande instance de Créteil.

    Guillaume Desgens-Pasanau est également depuis 2013 professeur associé au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), au sein duquel il a créé un certificat de spécialisation pour les délégués à la protection des données.

  • La DG de l’Anap Sophie Martinon quitte son poste pour rejoindre l’ARS Île-de-France en tant que DGA

    Sophie Martinon, directrice générale de l’Anap depuis juin 2016, va rejoindre l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France en tant que directrice générale adjointe à partir du 6 avril 2021, annonce l’Anap dans un communiqué daté du 15 mars 2021.

    Sophie Martinon remplacera à ce poste Nicolas Péju, directeur général adjoint de l’ARS depuis juin 2018, qui prendra la direction de l’hôpital des Quinze-Vingts (AP-HP).  Le directeur général de l’ARS Aurélien Rousseau se dit sur Twitter « très heureux d’accueillir début avril Sophie Martinon, un parcours et des compétences remarquables, doublés de l’envie de plonger dans les sujets de santé publique! » 

    Ancienne élève de l’Ena (promotion « République », 2005-2007), Sophie Martinon, administratrice civile hors classe, a par ailleurs occupé les fonctions de directrice de cabinet du directeur général de la Cnamts (2013-2014), alors Frédéric Van Roekeghem. Elle a également occupé le poste de conseillère des comptes sociaux au cabinet du ministre des Finances et des Comptes publics, alors Michel Sapin, et du secrétaire d’État au budget, Christian Eckert à l’époque (2014-2016).

    5 ans à l’Anap : des avancées sur l’accompagnement des professionnels

    « Pendant les cinq années passées à la tête de l’Anap, [Sophie Martinon a] accompagné et amplifié la prise en compte des besoins et des attentes des professionnels dans l’offre de service [de l’agence et] le développement de nouvelles modalités d’intervention auprès des acteurs de terrain », relève l’Anap dans son communiqué.

    « Nous avons fait évoluer l’offre de services de l’agence pour renforcer le partage de bonnes pratiques, la coopération et le co-apprentissage entre professionnels tout en maintenant le haut niveau de qualité de nos productions sur lesquelles peuvent s’appuyer les acteurs de terrain », souligne Sophie Martinon, jugeant que « le succès » de l’action de l’Anap « témoigne de l’importance de soutenir les professionnels engagés dans la transformation de leurs organisations ».

  • Matignon : Carole Bousquet-Bérard nommée cheffe du pôle santé/social au cabinet de Jean Castex

    Carole Bousquet-Bérard est nommée conseillère santé, solidarités, protection sociale (cheffe de pôle) au sein du cabinet du Premier ministre Jean Castex, en remplacement de Marguerite Cazeneuve, dont elle était l’adjointe et qui occupait ce poste depuis juillet 2020. Elle prendra ces nouvelles fonctions à compter à compter du 15 mars 2021. C’est ce qu’annonce un arrêté du 10 mars 2020 publié au Journal officiel (JO) du 11 mars. Cette alternance avait été annoncée dès le 2 mars par la presse spécialisée : Marguerite Cazeneuve devrait pour sa part rejoindre la Cnam dans les prochains jours, au poste de « directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins ».

    Diplômée de HEC Paris et ancienne élève de l’Ena (promotion Emile Zola, 2010 ) Carole Bousquet Bérard occupait depuis août 2020 le poste de « conseillère technique protection sociale et comptes sociaux » au sein cabinet du Premier ministre, adjointe à la cheffe de pôle, après assuré les fonctions (depuis mai 2019) de directrice de cabinet de Sophie Cluzel, la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées.

    Elle a également été cheffe du département « stratégie financière et patrimoniale » de l’AP-HP (2014-2016) après avoir été directrice des finances de l’hôpital Robert-Debré (2013-2014) et cheffe du bureau de la synthèse financière à la Direction de la Sécurité sociale (DSS) de 2010 à 2013.

  • Said Acef nommé directeur de cabinet adjoint de Sophie Cluzel, chargé de l’innovation territoriale

    Saïd Acef est nommé directeur de cabinet adjoint de Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées « à la date du 11 mars 2021 » : c’est ce qu’annonce un arrêté du 4 mars 2021 publié au Journal officiel (JO) du 9 mars. Il sera plus particulièrement chargé « de la transformation de l’offre et de l’innovation territoriale ».

    Saïd Acef assurait depuis début janvier 2021 les fonctions de directeur de projet contractuel auprès de la directrice générale de la cohésion sociale (DGCS), « chargé de piloter la transformation de l’offre de solutions pour les personnes handicapées dans le secteur médico-social dans une visée inclusive » : il avait été nommé par arrêté fin décembre 2020 pour une durée de trois ans.  

    Il occupait auparavant et depuis septembre 2016 le poste de directeur délégué à l’autonomie de l’ARS de Nouvelle Aquitaine, après avoir été de 2014 à 2016 conseiller au cabinet de Ségolène Neuville, alors secrétaire d’État chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion.

    Said Acef est diplômé d’un master 2 professionnel « Management des établissements et organisations en santé », obtenu à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, et d’un master 2 professionnel « Stratégies territoires et innovations ESS » obtenu à Science Po Bordeaux.

  • Quentin Soulet de Brugière, COO, prend la tête de Dreem en remplacement de Hugo Mercier

    La société Dreem, spécialiste des technologies du sommeil, annonce la nomination de Quentin Soulet de Brugière, cofondateur et jusqu’alors directeur de l’exploitation (COO), au poste de P.-D.G. en remplacement de Hugo Mercier, qui quitte l’entreprise « pour se lancer dans de nouvelles aventures entrepreneuriales », indique-t-il.

    Dans communiqué daté du 8 mars 2021, Dreem précise que ce changement de leadership est la conséquence de la « transformation profonde » du secteur de la santé provoqué par la crise sanitaire, qui a obligé chaque acteur à « trouver de nouvelles façons de dispenser des soins de qualité à distance ».

    C’est ce bouleversement qui a amené la société à réorienter sa stratégie commerciale vers les sociétés pharmaceutiques, les laboratoires de recherche, les soignants et les industriels. «Hugo [Mercier] et le conseil d’administration ont estimé qu’il était temps de transférer la direction à Quentin [Soulet de Brugière] qui avait toujours entretenu des relations très étroites avec le secteur de la santé », explique le Dr Laurent Alexandre, membre du conseil d’administration de Dreem, louant « la formation technique et l’expertise » du nouveau président.

    Dreem accueille par ailleurs à son conseil d’administration Anne Reiser, dirigeante chevronnée du secteur de la santé, ex-présidente EMEA, APAC et Japon de ResMed, actuellement présidente du conseil de PhysioAssist, qui propose une solution de drainage bronchique destinée aux pathologies pulmonaires chroniques. « Son expertise et ses relations sont un atout incroyable pour poursuivre notre mission de démocratiser la médecine du sommeil », souligne Laurent Alexandre.