Mercato

  • Les Pr Guillaume Canaud et Agnès Linglart, pilotes du 4e plan national maladies rares (PNMR 4)

    Parmi les objectifs : « un diagnostic génétique pour tous, (…) permettre l’accès à l’innovation thérapeutique et simplifier le parcours des patients ».
    Les ministres Aurélien Rousseau (Santé et Prévention) et Sylvie Retailleau (Enseignement supérieur et Recherche) ont missionné les professeurs Guillaume Canaud et Agnès Linglart (qui exercent tous les deux à l’AP-HP) pour organiser et superviser le quatrième plan national maladies rares (PNMR 4).

    Objectifs : « un diagnostic génétique pour tous, réduire l’errance médicale, accélérer la recherche clinique/fondamentale, permettre l’accès à l’innovation thérapeutique et simplifier le parcours des patients », indique Guillaume Canaud dans un tweet posté début octobre 2023, assurant que les propositions seront « très fortes » et « concrètes ».

    Guillaume Canaud, professeur de néphrologie

    Néphrologue diplômé de la faculté de médecine de l’université de Montpellier, le Pr Guillaume Canaud rejoint l’hôpital Necker-Enfants malade (AP-HP) en 2002. Après une thèse en biologie moléculaire et cellulaire soutenue en 2012, il réalise un post-doctorat à la Harvard Medical School de Boston aux États-Unis. Avant de revenir en 2014 à l’hôpital Necker comme professeur associé.

    Il forme au sein de l’établissement une équipe de recherche centrée sur la médecine translationnelle et la biologie des podocytes. Avec elle, il découvre un traitement contre le syndrome de Cloves, une maladie génétique rare qui provoque des excroissances sur l’ensemble du corps. En 2022, il reçoit le Prix Galien pour ses travaux portant sur le syndrome d’hypercroissance dysharmonieuse.

    Le Pr Guillaume Canaud est professeur titulaire (PU-PH), néphrologue, au sein de l’hôpital Necker depuis septembre 2019.

    Agnès Linglart, professeur de pédiatrie

    Professeure de pédiatrie, le Pr Agnès Linglart est cheffe du service d’endocrinologie et diabète de l’enfant à l’hôpital Bicêtre (AP-HP) depuis septembre 2017 : elle avait auparavant été adjointe du chef de ce même service (septembre 2013 – août 2017), après avoir été maître de conférences des universités-praticien hospitalier (MCU-PH) pendant près de 6 ans (septembre 2007 – août 2013).

    Elle occupe également le poste de directrice médicale du département médico-universitaire de santé de l’enfant et de l’adolescent. Et est présidente de la Société française de pédiatrie (SFP) depuis juin 2023. Elle a par ailleurs assuré les fonctions de vice-doyenne des relations internationales et Europe de la faculté de médecine de l’université Paris-Saclay.

    En tant que cheffe du service d’endocrinologie et diabète de l’enfant à l’AP-HP, le Pr Agnès Linglart coordonne le Centre de référence des maladies rares du métabolisme du calcium et du phosphate ainsi que la plateforme d’expertise Paris-Sud maladies rares. Elle est aussi responsable des relations internationales à la faculté de médecine de l’université Paris-Sud.

  • Le fonds Ardian renforce son soutien envers Dedalus, Alberto Calcagno nommé CEO de l’éditeur

    La société d’investissement porte sa participation dans Dedalus à 92 %. Andrea Fiumicelli, qui dirigeait le groupe depuis plus de 3 ans, est nommé président de l’éditeur européen.
    Afin de soutenir Dedalus « dans une nouvelle phase d’expansion », un consortium mené par Ardian, acteur clé de l’investissement privé à l’international basé à Paris, annonce dans un communiqué daté du 18 octobre 2023 une participation supplémentaire de 19 % dans le groupe italien auprès de son fondateur Giorgio Moretti (executive chairman).

    « Sous réserve des autorisations des autorités compétentes », à l’issue de la transaction, le consortium détiendra indirectement une participation de 92 % dans la société, l’un des leaders européens sur le marché des logiciels de santé et de diagnostic. Giorgio Moretti conservera pour sa part une participation de 6 % et un siège au conseil d’administration.

    Andrea Fiumicelli (ex-CEO) nommé président

    Dans le cadre de ce plan de croissance, Alberto Calcagno, jusqu’alors CEO de la société italienne de TIC Fastweb depuis 10 ans (après avoir été CFO et COO de cette même entreprise entre 2007 et 2013), est nommé CEO de Dedalus à compter du 18 octobre : il était membre du board de l’entreprise depuis le mois d’août. Andrea Fiumicelli, qui était CEO de l’éditeur depuis juin 2020, est quant à lui nommé président du groupe.

    « Après un long parcours qui a débuté à Florence il y a quarante ans, le temps est venu pour Dedalus de s’étendre. Cet accord permettra à l’entreprise d’investir davantage dans l’innovation, conformément à sa mission, souligne Giorgio Moretti. »

    « Au cours des quatre dernières années, nous avons redéfini avec succès notre portefeuille de logiciels et mis en place des opérations de vente et de livraison dans 25 pays, ajoute Andrea Fiumicelli. Cette nouvelle structure de gouvernance renforce notre engagement envers notre mission et nos futurs clients. Notre objectif est d’accélérer l’innovation et de fournir des services de haute qualité, d’être le meilleur employeur du secteur et de servir les ambitions de nos actionnaires. »

    Ardian rappelle avoir investi dans Dedalus en plusieurs étapes depuis 2016 et avoir soutenu sa stratégie de fusions-acquisitions, qui a permis à l’entreprise de devenir « un leader paneuropéen » dans son secteur.

  • DGOS : Monica Bosi nommée cheffe du bureau efficience des établissements de santé publics et privés

    Jusqu’alors cheffe de cabinet du directeur de la Sécurité sociale au ministère de la Santé, Monica Bosi a été nommée en octobre 2023 cheffe du bureau « efficience des établissements de santé publics et privés » (PF1) de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), confirme l’instance à Health & Tech Intelligence.

    Diplômée de l’Essec Business School, Monica Bosi a commencé sa carrière en 2006 comme manager pour la société de conseil américaine Kurt Salmon, rachetée fin 2016 par l’entreprise Accenture.

    Après une formation d’un à CentraleSupélec, elle rejoint en août 2015 les services du ministère chargé de la Santé. Elle débute comme cheffe de projet à la Direction de la Sécurité sociale (DSS), puis devient en février 2018 chargée de mission « coordination et appui au pilotage des programmes Performance » au sein de la DGOS. En avril 2020, elle est nommée cheffe de cabinet du directeur de la Sécurité sociale, avant de retrouver la DGOS en octobre 2023 en tant que cheffe du bureau PF1.

    Ce dernier fait partie de la sous-direction du pilotage de la performance des acteurs de l’offre de soins de la DGOS, qui compte 4 autres bureaux :
    • bureau « accès aux produits de santé et sécurité des soins » – PF2 ;
    • bureau « coopérations et contractualisations » – PF3 ;
    • bureau « innovation et recherche clinique » – PF4 ;
    • bureau « systèmes d’information des acteurs de l’offre de soins » – PF5.

  • Jean-Pierre Mustier devient président d’Atos à la suite de la démission de Bertrand Meunier

    Le groupe Atos, l’un des leaders européens dans les domaines du cloud, de la cybersécurité, de l’intelligence artificielle (IA) et des supercalculateurs, annonce dans un communiqué daté du 16 octobre 2023 la démission de son président Bertrand Meunier ainsi que la nomination – avec effet immédiat – du banquier Jean-Pierre Mustier au poste de président non exécutif.

    Autre évolution du conseil d’administration de l’entreprise : Laurent Collet-Billon est nommée vice-président non exécutif.

    Encore considéré début 2020 comme un joyau de l’économie française, Atos connaît depuis quelques temps des difficultés financières. La fronde des actionnaires s’est encore accentuée avec le projet de cession d’une partie de ses activités au milliardaire tchèque Daniel Kretinsky décidé cet été par Bertrand Meunier, alors encore à la tête du groupe.

    À la direction de deux grandes banques européennes

    Ancien élève de l’École polytechnique passé par l’École des mines de Paris, Jean-Pierre Mustier a commencé sa carrière comme trader en dérivés actions. Il a conduit ensuite une bonne partie de sa carrière à la Société générale, au sein de laquelle il a occupé des postes de plus en plus importants à Paris, aux États-Unis, à Hong Kong, à Tokyo et à Londres.

    Alors directeur général adjoint de cette banque française et directeur de la banque de financement et d’investissement, il doit quitter le groupe en 2009 à la suite de l’affaire Jérôme Kerviel dont il était le supérieur hiérarchique.

    Il entre en 2011 au sein groupe bancaire italien Unicredit comme directeur général adjoint, puis devient le patron de l’entreprise en 2016. Il quitte Unicredit fin 2020 à la suite d’un désaccord sur le rachat d’une banque imposé par l’État italien.

    Jean Pierre Mustier est administrateur indépendant du conseil d’administration du groupe Atos depuis mai 2023. « Sa riche expérience à la tête de grands groupes français et européens, sa connaissance approfondie de la gouvernance d’entreprise, ses compétences financières et sa compréhension du secteur numérique, constituent de solides atouts pour Atos », souligne le groupe.

    Un vice-président ancien directeur général de la DGA

    Jean-Pierre Mustier sera épaulé dans ses fonctions par Laurent Collet-Billon, également administrateur indépendant au sein du CA du groupe depuis mai 2023.

    Ingénieur général de classe exceptionnelle de l’armement et ancien directeur général de la Direction générale de l’armement (DGA), Laurent Collet-Billon « apporte une expérience, une expertise et une vision très précieuses notamment dans les secteurs du numérique, de la défense et de la cybersécurité », relève Atos.

    Jean-Pierre Mustier précise qu’il s’engage à « travailler en étroite collaboration avec l’équipe de direction pour poursuivre la transformation du groupe dans l’intérêt de toutes ses parties prenantes, ses clients, ses employés et ses actionnaires ». Il devra probablement convaincre sur l’intérêt pour Atos de céder une partie de ses activités à l’homme d’affaires Daniel Kretinsky dans les conditions financières arrêtées.

  • Isabelle Adenot (ex-Cnedimts) remplace Jacques Lucas à la présidence de l’ANS

    Ancienne présidente de la Cnedimts et membre du Collège de la Haute autorité de santé, Isabelle Adenot avait démissionné en septembre pour « raisons personnelles ».
    Par arrêté publié au Journal Officiel du 15 octobre 2023, Isabelle Adenot est nommée présidente de l’Agence du numérique en santé (ANS). L’ancienne présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnom) et de la Cnedimts (HAS) a été choisie par le ministre de la Santé et de la Prévention Aurélien Rousseau pour succéder à Jacques Lucas, qui avait démissionné en mai, regrettant notamment de n’avoir pu pleinement exercer ses activités en faveur d’une vraie co-construction du numérique en santé avec les professionnels de santé (voir article H&TI ici).

    Jusqu’alors membre du Collège de la Haute autorité de santé et à la tête de la Cnedimts (remplacée par Jean-Yves Grall) depuis 2017, Isabelle Adenot avait de son côté annoncé sa démission en septembre pour « raisons personnelles » (voir article H&TI ici).

    À  la tête de l’Ordre des pharmaciens pendant 8 ans

    Née en août 1957, Isabelle Adenot, docteure en pharmacie, a assuré la présidence du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de juin 2009 à avril 2017 tout en étant titulaire d’une officine en Île-de-France.

    Elle est par la suite nommée au Collège de la HAS en avril 2017 et renouvelée en juin 2020. Elle a occupé par ailleurs les fonctions de présidente de la Cnedimts, commission de la HAS chargée d’examiner toute question relative à l’évaluation des dispositifs médicaux (DM) et des technologies de santé en vue de leur remboursement par l’Assurance maladie (Cnam).  

    Cnemdits : une présidente impliquée pour l’innovation

    Au cours de son mandat à la Cnemdits, Isabelle Adenot s’est « particulièrement impliquée dans la promotion des processus de prise en charge de l’innovation », souligne la HAS, que ce soit pour le forfait « Innovation », la prise en charge transitoire ou la prise en charge anticipée numérique (dispositif « Pecan »).

    Sur le plan du numérique, elle a impulsé la mise en œuvre d’une grille d’évaluation pour les DM embarquant de l’intelligence artificielle (IA) et à la mise en place de principes d’évaluation. C’est aussi Isabelle Adenot qui a engagé le chantier sur la certification des logiciels professionnels.

  • Docaposte : Olivier Geoffroy, fondateur de la start-up Yooli, nommé directeur général de Maincare

    Directeur de la Clinique Rive Gauche Toulouse depuis juillet 2021 et co-fondateur de la start-up Yooli (portail numérique patient), Olivier Geoffroy est nommé directeur général de Maincare, filiale de Docaposte. Il succède à François-Xavier Floren, qui occupait ce poste depuis septembre 2020.

    Annoncée par l’éditeur spécialisé dans le numérique en santé dans un communiqué publié le 12 octobre 2023, cette nomination fait suite au rachat de Maincare par Docaposte (groupe La Poste) en mars 2023 et s’inscrit dans la nouvelle stratégie santé du groupe, qui devrait être dévoilée par le groupe le 18 octobre. Cette feuille de route est fixée par Dominique Pon, directeur général adjoint de Docaposte et directeur santé et autonomie du groupe La Poste.

    Olivier Geoffroy aura pour mission de « renforcer la position de Maincare en tant que leader national sur le marché du numérique en santé en accélérant la dynamique de modernisation de ses solutions et en renforçant l’accompagnement et la satisfaction des clients« , précise la société.

    Ancien DSI de la Clinique Pasteur à Toulouse

    Ingénieur de formation, Olivier Geoffroy a une expérience d’une dizaine d’année dans l’industrie. En 2006, il rejoint le secteur de la santé en devenant responsable de l’agence CP-Sys au sein de Siemens Health Services. Il assure avec son équipe le déploiement du dossier patient informatisé Dopa-Soins dans une centaine de cliniques privées.

    En janvier 2011, il prend la direction des systèmes d’information (DSI) de la Clinique Pasteur à Toulouse, réputée entre autres pour son innovation numérique. Il intègre le comité de direction de l’établissement.

    En juillet 2021, il est nommé à la tête de la Clinique Rive Gauche de Toulouse, deuxième maternité privée française, en tant que directeur général.

    Co-fondateur de Yooli, start-up en santé numérique

    Olivier Geoffroy fonde par ailleurs en février 2021 la start-up Yooli, aux côtés du nouveau DSI de la Clinique Pasteur : la jeune pousse conclut en mars de cette même année une levé de fonds de 2 millions d’euros. Yooli développe un portail numérique qui permet aux établissements de santé d’optimiser la prise en charge et le suivi médical de leurs patients. La start-up s’est récemment alliée à Sweepin pour créer un outil complet de gestion du parcours patient (voir article H&TI ici).

    « La solide connaissance d’Olivier Geoffroy du marché de la santé, son leadership éclairé et sa vision innovante du numérique en santé seront des atouts stratégiques pour faire de Maincare un pilier de l’offre santé de Docaposte, maison-mère de l’éditeur », souligne l’éditeur.

  • Cnam : Emmanuel Frère-Lecoutre (Ugecam) nommé directeur de l’offre de soins (DDGOS)

    Jusqu’alors directeur de cabinet de la directrice générale du groupe Ugecam (Anne Moutel-Seiller) depuis juin 2022, Emmanuel Frère-Lecoutre rejoint la Cnam en tant que directeur de l’offre de soins au sein de la direction déléguée à la gestion et à l’organisation des soins (DDGOS), dirigée par Marguerite Cazeneuve.

    Succédant à Julie Pougheon, il a officiellement pris ses nouvelles fonctions le 2 octobre 2023, précise la Caisse dans un communiqué publié le 11 octobre.

    Ingénieur de formation diplômé de l’école Centrale Paris – devenue depuis CentraleSupélec – (2007), Emmanuel Frère-Lecoutre a débuté sa carrière au sein du groupe EDF, où il évoluera pendant 9 ans : gestionnaire de portefeuille (2007-2010), puis gestionnaire de risques (2010-2012), il devient ensuite expert réglementaire (2012-2015) et analyste stratégique (2016).

    De la Direction de la sécurité sociale (DSS) à l’Ugecam

    Au cours de sa formation à l’Ena (promotion Georges Clémenceau, 2017-2018), il réalise notamment un stage au sein de l’Agence régionale de santé (ARS) de Provence-Alpes-Côte-d’Azur en tant qu’élève fonctionnaire.

    Administrateur d’État à sa sortie de l’Ena, Emmanuel Frère-Lecoutre rejoint en janvier 2019 le ministère de Solidarités et de la Santé en tant que chargé de mission sur le financement du système de soins à la Direction de la sécurité sociale (DSS). À peine deux mois plus tard, il est nommé chef du bureau des relations avec les professions de santé.

    À ce poste, il est notamment en charge de l’organisation ainsi que du pilotage stratégique et financier des négociations conventionnelles entre l’Assurance maladie et les représentants des professionnels de santé conventionnés, indique la Cnam. Ajoutant qu’il a aussi piloté les réformes du financement du secteur ambulatoire et participé à la gestion de la crise sanitaire Covid-19 (prise en charge des tests Covid et financement des centres de vaccination).

    En juin 2022, il est nommé directeur de cabinet d’Anne Moutel-Seiller, directrice générale du groupe Ugecam (Unions pour la gestion des établissements des caisses de l’Assurance maladie), qui réunit plus de 240 établissements et services sanitaires et médico-sociaux (ESMS) et compte près de 14 000 salariés.

  • Imagerie : Patrick Mallea (ex-Nehs Digital) rejoint Deeplink Medical en tant que DG délégué

    Jusqu’alors directeur général adjoint de Nehs Digital (racheté en septembre par Enovacom), Patrick Mallea rejoint la société lyonnaise spécialisée dans la digitalisation de l’imagerie médicale Deeplink Medical comme directeur général délégué, annonce l’entreprise dans un communiqué daté du 9 octobre 2023.

    Spécialiste en gestion de l’innovation, en business development et en stratégie marketing, Patrick Mallea a débuté sa carrière en 1988 comme responsable du développement « produits implantables » pour la chirurgie orthopédique et viscérale dans une entreprise française (Biostab).

    Il évolue ensuite au CHU de Nice à partir de janvier 2002 en tant que chef de projet recherche et innovation.

    Plusieurs postes de direction dans le numérique en santé

    À partir de juin 2009, Patrick Mallea est recruté comme responsable des projets santé du pôle de compétitivité Solutions communicantes sécurisées (SCS), qui regroupe les acteurs dans les domaines des technologies de l’internet des objets (IoT), du big data et de l’intelligence artificielle (IA), de la microélectronique et de la sécurité numérique.

    Après un an sur ce poste, il devient ensuite directeur général du Centre national de référence santé à domicile et autonomie.

    En 2014, Patrick Mallea est nommé directeur de la stratégie, de l’innovation et des grands comptes pour la société Accelis à Valbonne (Alpes-Maritimes), spécialisée dans la fabrication d’équipements médicaux. Avant d’assurer les fonctions de directeur général adjoint d’Acetiam, éditeur et opérateur de télémédecine européen.

    C’est en 2018 qu’il rejoint le groupe Nehs comme directeur des nouveaux usages. Il est ensuite nommé en mai 2020 directeur général adjoint de Nehs Digital, pour rappel racheté en septembre 2023 par Enovacom (Orange Business), qui a aussi acquis par la même occasion Xperis, une autre filiale du groupe Mutuelle nationale des hospitaliers – MNH (voir article H&TI ici).

    Un rôle clé pour Deeplink Medical

    L’arrivée de Patrick Mallea au sein de Deeplink Medical sur ce poste stratégique devrait permettre à l’entreprise de renforcer sa présence « dans tous les domaines où [son] expertise en imagerie a un rôle clé », avance-t-elle.

    La société fait savoir que sa solution de télé-AVC se « déploie progressivement dans de nombreux établissements », alors que les activités de télémanipulation et de télé-médecine nucléaire « ont été lancées avec succès ».

    L’entreprise signale que le « référencement de la DLMBox en DRIMBox » dans le cadre du Ségur du numérique en santé fait aussi partie de ses priorités. La DLMBox est une solution de transfert d’examens d’imagerie au format DICOM. Selon Deeplink Medical, plus de 120 établissements de santé sont déjà équipés d’une DLMBox.

  • Philippe Mouiller (LR) élu président de la commission des affaires sociales du Sénat

    Le sénateur des Deux-Sèvres succède à Catherine Deroche, médecin de profession et ancienne sénatrice (LR) de Maine-et-Loire. 
    Le sénateur des Deux-Sèvres (Nouvelle-Aquitaine) Philippe Mouiller (groupe Les Républicains – LR) est désigné président de la commission des affaires sociales du Sénat, annonce le palais du Luxembourg dans un communiqué daté du 5 octobre 2023. Il succède à Catherine Deroche, ancienne sénatrice (LR) de Maine-et-Loire (Pays de la Loire).

    À la suite des dernières élections du 24 septembre, le Sénat a renouvelé le bureau de ses différentes commissions permanentes. S’agissant des affaires sociales, c’est à Phillipe Mouiller que revient la mission de présider cette commission, notamment en charge des questions relatives au financement de la sécurité sociale, à la santé, au médico-social ou encore à la solidarité et à l’insertion.

    Maire, conseiller régional puis sénateur 

    Né en 1969, Philippe Mouiller est sénateur des Deux-Sèvres depuis septembre 2014.

    Avant d’occuper ce mandat, il a été maire de Moncoutant (Deux-Sèvres), conseiller régional de Poitou-Charentes et vice-président de la communauté d’agglomération du bocage bressuirais (nord-ouest du Poitou-Charentes et des Deux-Sèvres). Il est toujours conseiller municipal de Moncoutant-sur-Sèvre (nouvelle commune résultant de la fusion en 2019 de 6 autres communes dans les Deux-Sèvres).

    Membre jusqu’au 1er octobre 2023 de la mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale du Sénat, il est aussi président du groupe d’études Handicap de la chambre haute.

    Il occupe également les fonctions suivantes au Sénat :
    • membre de la mission d’information sur l’impact des plateformes numériques sur les métiers et l’emploi ;
    • membre de la section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie ;
    • membre du collège consultatif de la commission du fonds pour le développement de la vie associative ;
    • membre de la Commission départementale de la coopération intercommunale ;
    • membre du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) ;
    • membre du Haut conseil du financement de la protection sociale (HCFiPS).

    Philippe Mouiller a par ailleurs été membre de la mission du Sénat sur les données de santé, dont le rapport a été diffusé en juillet 2023.

    Le nouveau bureau de la commission :

    Vice-présidents :

    • Pascale Gruny ;
    • Jean Sol ;
    • Annie Le Houerou ;
    • Bernard Jomier ;
    • Olivier Henno ;
    • Xavier Iacovelli ;
    • Cathy Apourceau-Poly ;
    • Véronique Guillotin ;
    • Daniel Chasseing ;
    • Raymonde Poncet Monge.

    Rapporteure générale :

    • Élisabeth Doineau.

     Secrétaires :

    • Viviane Malet ;
    • Annick Petrus ;
    • Corinne Imbert ;
    • Corinne Féret ;
    • Jocelyne Guidez.
  • Cabinet d’Aurélien Rousseau : Raphaël Veil nommé conseiller prévention et santé publique

    Jusqu’alors responsable adjoint au département « prévention et promotion de la santé » (DPPS) au sein de la direction des assurés (Das) de la Cnam, Raphaël Veil, médecin en santé publique, a été nommé conseiller prévention et santé publique au cabinet du ministre de la Santé et de la Prévention Aurélien Rousseau. C’est ce qu’annonce un arrêté du 29 septembre 2023, publié au Journal officiel (JO) du 4 octobre. Il a officiellement pris ses nouvelles fonctions le 2 octobre. Une information qu’il a confirmée à H&TI.

    Raphaël Veil remplace à ce poste Marine Jean-Baptiste, qui avait rejoint le cabinet du ministre en août après avoir été sous-directrice adjointe santé des populations à la Direction général de la santé. Elle était également conseillère et cheffe de pôle « Prévention, santé publique et une seule santé » au cabinet de la ministre déléguée chargée de l’organisation territoriale et des professions de santé Agnès Firmin Le Bodo : deux arrêtés (ici et ici) publiés au JO du 30 septembre ont mis fin à ses fonctions au sein des deux cabinets.

    Un début de carrière à l’AP-HP et à l’Inserm

    Raphaël Veil, 35 ans, fils d’Agnès Buzyn et petit-fils de Simone Veil (toutes deux anciennes ministres de la Santé), est médecin en santé publique (Sorbonne Université) et diplômé en économie de la santé (université Paris Dauphine-PSL).

    Après un passage au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) en Lausanne (Suisse) en tant que stagiaire au sein du service immunopathologie et virologie (octobre 2014-mars 2015), Raphaël Veil débute sa carrière à l’AP-HP, où il évoluera pendant près de 7 ans. Tout d’abord étudiant en médecine en pratique clinique de juin 2010 à mai 2016, il exerce ensuite au service d’informatique médicale de novembre 2016 à avril 2017 (residency).

    En mai 2017, il rejoint l’Inserm (residency) : il travaille au sein de l’institut dans le domaine de la recherche en génétique humaine (mai 2017-octobre 2017) puis dans celui de la recherche en épidémiologie (novembre 2017-octobre 2018).

    Une participation à la gestion de crise Covid

    Raphaël Veil évolue par la suite au sein du ministère de la Santé pendant près d’un an (novembre 2018-avril 2019) comme conseiller médical (residency). Ministère qu’il retrouvera de février à mai 2020 en participant à la mission spéciale « Covid-19 » (accompagnement de crise).

    Il occupe également les fonctions de conseiller médical (residency) pour la Haute autorité de santé (HAS) de mai à octobre 2019, avant de retrouver le département de recherche en économie de la santé (residency) de l’université Paris Dauphine – PSL (novembre 2019-mai 2020).

    De juin à octobre 2020, Raphaël Veil poursuit ses recherches en économie de la santé (residency) à la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam) puis devient assistant hospitalo-universitaire (AHU) : médecin de santé publique à la direction de santé publique – épidémiologie de l’hôpital Bicêtre (AP-HP), il exerce en parallèle en tant qu’enseignant à l’université Paris-Saclay.

    En mars 2023, il retrouve la Cnam, où il est nommé responsable adjoint du département « prévention et promotion de la santé » (DPPS) au sein de la direction des assurés (Das).

    Raphaël Veil est par ailleurs le cofondateur du groupe de réflexion en santé Les Ateliers Mercure. Il a aussi co-rédigé différents articles scientifiques, dont un publié sur le Covid-19 en 2020 (Cluster of coronavirus disease 2019 (Covid-19) in the French Alps, 2020, Clinical Infectious Diseases).

    Les membres du cabinet d’Aurélien Rousseau, ministre de la Santé et de la Prévention

    Liste complète au 6 octobre 2023 :

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