Nabil

  • Transformation numérique : l’IA progresse, mais l’infrastructure IT reste dépassée dans les établissements (rapport SOTI)

    • 81 % des établissements de santé utilisent l’IA en 2025 (contre 45 % en 2024).
    • 77 % des établissements ont connu un incident de sécurité en 12 mois.
    • 46 % des DSI manquent de temps pour traiter les sujets IT stratégiques.
    • L’adoption rapide de l’IA ne suffit pas à compenser les freins liés à l’obsolescence des systèmes.
    • La multiplication des objets connectés complexifie la gestion de l’environnement numérique.

    81 % des établissements recourent à l’IA pour les soins en 2025

    Selon l’étude de SOTI, intitulée “Dilemme numérique et santé : décrypter les risques et les défis émergents”, la numérisation des soins progresse rapidement. En France, la proportion d’établissements ayant intégré l’IA est passée de 45 % en 2024 à 81 % en 2025. Les usages les plus courants concernent la mise à jour des dossiers patients (60 %), l’analyse de données médicales (55 %), la planification de traitements (54 %), l’aide au diagnostic (42 %) et la personnalisation des soins (37 %). Cette progression s’appuie sur une réaffectation des budgets IT vers des technologies émergentes, destinées à améliorer les soins et l’efficacité opérationnelle.

    97 % des établissements encore freinés par l’obsolescence IT

    Malgré cette adoption croissante, 97 % des établissements français dépendent encore de systèmes anciens. Ces infrastructures posent des problèmes d’intégration et de sécurité, limitent le déploiement de nouveaux dispositifs (37 %), restreignent le support à distance (35 %) et mobilisent du temps au détriment de projets IT essentiels (46 %). En France, 99 % des établissements sondés utilisent déjà des objets connectés ou des solutions de télésanté, qui, bien que facilitant la prise en charge à distance, s’intègrent difficilement dans des systèmes vieillissants.

    +26 points : forte hausse des préoccupations IT liées à la sécurité

    En 2025, 51 % des décideurs IT en France citent la sécurité comme principale préoccupation, contre 25 % l’année précédente. Le rapport mentionne que 77 % des établissements ont subi un incident de sécurité au cours des 12 derniers mois. Les principales inquiétudes concernent la protection des données (34 %) et la gestion des appareils partagés (17 %).

    Usages de l’IA dans les soins en 2025 : la mise à jour des dossiers patients en premier lieu

    Usage Part des établissements
    Mise à jour des dossiers patients 60 %
    Analyse de données médicales 55 %
    Planification des traitements 54 %
    Aide au diagnostic 42 %
    Personnalisation des soins 37 %

    Obstacles IT liés aux systèmes obsolètes

    Obstacle identifié Part des décideurs IT
    Déploiement de nouveaux appareils/imprimantes 37 %
    Limitation du support à distance 35 %
    Manque de temps pour sujets stratégiques IT 46 %

    EMM : un levier de modernisation ?

    Pour répondre à ces enjeux, SOTI préconise l’adoption de plateformes de gestion de la mobilité d’entreprise (EMM). Ces solutions permettraient de centraliser la gestion des dispositifs, renforcer la sécurité, et garantir la conformité des opérations. Stephanie Lopinski, vice-présidente marketing monde chez SOTI, souligne que les outils traditionnels de gestion des appareils mobiles ne sont plus adaptés aux exigences du secteur.

     

  • ProteomIC : lancement d’une nouvelle plateforme à l’Institut du Cerveau

    3 approches technologiques pour mieux comprendre les protéines

    La plateforme ProteomIC, dirigée par Stéphane Haïk (Inserm) et par Katarina Grznarova, propose une offre technologique centrée sur l’analyse avancée des protéines. Elle met à disposition des chercheurs un ensemble d’équipements pour explorer en profondeur la structure, la fonction et les altérations des protéines, notamment dans le contexte des pathologies neurodégénératives.

    ProteomIC fournit aux équipes de recherche des outils pour trois axes essentiels :

    • La production de protéines recombinantes (systèmes FPLC, lyophilisateur, sonicateur).
    • L’amplification du mauvais repliement des protéines (lecteurs Omega de BMG LABTECH).
    • Et l’immunodétection multiplexée hautement sensible (QuickPlex SQ120-MSD, Simoa HD-X).

    La plateforme dispose également d’équipements pour l’imagerie en chimiluminescence et en fluorescence (Chemidoc, Odyssey CLx), la centrifugation (centrifugeuses classiques et ultracentrifugeuse Beckman) ainsi que la lecture de plaques (SpectraMax i3x) pour des mesures d’absorbance, de fluorescence ou de luminescence. Elle assure en outre la préparation et le fractionnement d’échantillons pour des techniques de type western blot, dot blot, ou pour des analyses en spectrométrie de masse.

    Les maladies neurologiques au cœur d’un dispositif technologique élargi autour de ProteomIC

    Grâce à un contrat-cadre réunissant les plateformes SMBC (ESPCI) et Omics (ICAN), les projets peuvent bénéficier de technologies complémentaires comme le MALDI, le LC-MS/MS, la protéomique unicellulaire, l’imagerie de masse, l’analyse du métabolisme cellulaire et des profils lipidiques à haute sensibilité. À court terme, de nouveaux équipements seront intégrés pour l’analyse structurale des protéines et de leurs agrégats via spectrométrie, diffusion de lumière ou calorimétrie. En partenariat avec iGenSeq, l’intégration de technologies récentes comme Alamar Biosciences ou Olink est également prévue. À moyen terme, des collaborations permettront l’accès à des méthodes de biologie structurale complexes telles que la cryo-microscopie électronique ou la cristallographie.

    Les chercheurs explorent les mécanismes protéiques dans les maladies vasculaires et tumorales du cerveau

    Les services offerts par ProteomIC ciblent des projets explorant les isoformes protéiques, leurs agrégats ou leurs modifications post-traductionnelles, avec des implications dans des pathologies comme les maladies d’Alzheimer, Parkinson ou Huntington. La plateforme soutient également les recherches sur d’autres atteintes neurologiques telles que les tumeurs cérébrales, les maladies vasculaires du cerveau ou l’épilepsie.

  • Télésurveillance : Resilience déploie ses solutions multi-pathologies

    Resilience se déploie au-delà de l’oncologie

    Depuis sa création en 2021, Resilience a télésuivi plus de 18 000 patients en France et en Belgique. L’entreprise, positionnée de base sur l’oncologie grâce à un partenariat avec Gustave Roussy, se déploie désormais en recherche clinique, élargit son offre à d’autres pathologies et renforce sa présence à l’international. À l’occasion du salon SantExpo 2025, Resilience a présenté de nouvelles solutions de télésurveillance adaptées à plusieurs disciplines médicales. Outre son dispositif initial en oncologie, l’entreprise propose désormais

    • Gutv, dédiée aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (déployée dans une quinzaine de centres en France),
    • et Edra, axée sur la dépression et les troubles bipolaires. Cette dernière est en cours de développement, avec une obtention de marquage CE attendue courant 2025.

    Ces outils, combinant données rapportées par les patients (ePRO) et intelligence artificielle, visent à accompagner les parcours complexes, à améliorer la réactivité des professionnels de santé et à soutenir une médecine personnalisée.

    Renforcer son ancrage en recherche clinique

    Déjà remboursé depuis 2023 par l’Assurance Maladie pour son dispositif en oncologie, Resilience souhaite étendre cette reconnaissance à ses nouvelles solutions, via le dispositif PECAN. L’entreprise entend structurer une offre multi-pathologies, centrée sur le patient et intégrée dans les parcours de soins chroniques.  Elle s’affirme également comme un partenaire de recherche clinique, avec des modules spécifiques à certaines modalités thérapeutiques, comme la voie sous-cutanée en oncologie.

    La nomination en mars 2025 d’Arthur Thirion, ancien Directeur Général France de Doctolib, marque un tournant. Il pilote désormais l’expansion de Resilience sur le marché européen. Son objectif : positionner la plateforme comme une solution de référence en e-santé, en alliant personnalisation des soins et efficacité organisationnelle. « En structurant notre offre multi-pathologies et en consolidant notre rôle d’acteur de la recherche clinique, nous innovons pour un accès élargi à une médecine personnalisée, plus humaine », déclare-t-il.

  • AAC : des tests subventionnés pour les solutions IA et robotique en santé (jusqu’à 300 000 € par PME)

    Un réseau européen de centres d’essai

    Le projet européen TEF-Health (Testing and Experimentation Facility for Health AI and Robotics) lance son deuxième appel à candidatures à destination des PME développant des solutions en intelligence artificielle ou robotique appliquées à la santé. Ce dispositif, cofinancé par la Commission européenne et plusieurs États membres, permet aux entreprises éligibles d’accéder à des services de test, d’expérimentation et de mise en conformité à tarif préférentiel, dans la limite de 300 000 € d’aides publiques sur trois ans.

    Coordonné par la Charité Universitätsmedizin de Berlin et fort de 52 partenaires répartis dans 9 pays de l’Union, TEF-Health met à disposition un maillage de plateformes physiques et numériques. Ces infrastructures incluent laboratoires, living labs, ressources de calcul, accès à des données médicales et environnements de test en conditions réelles. Les PME peuvent y concevoir et conduire des études de validation de leurs produits avec le soutien d’experts, en vue notamment de leur conformité au futur AI Act européen.

    Un parcours en quatre étapes

    L’appel, ouvert en continu jusqu’à fin 2027 ou jusqu’à épuisement des capacités, se déroule en quatre phases : dépôt de la candidature, vérification de l’éligibilité, évaluation, puis mise en relation avec les fournisseurs de services sélectionnés. La capacité d’accueil étant limitée, la règle du premier arrivé, premier servi s’applique en cas de forte demande.

    Critères d’éligibilité et évaluation

    Pour être admissibles, les entreprises doivent :

    • Être établies dans l’UE ou l’EEE (hors propriété extérieure à cet espace).
    • Être qualifiées PME au sens de la Commission européenne.
    • Ne pas avoir dépassé le plafond d’aides de minimis (300 000 € sur trois exercices).
    • Proposer une solution d’un niveau de maturité technologique (TRL) d’au moins 6.

    L’évaluation repose sur six critères pondérés : qualité et caractère innovant de la solution, adéquation avec les besoins couverts par TEF-Health, faisabilité technique et financière. Il n’existe pas de seuil minimal pour accéder à la phase de mise en relation, mais les prestataires choisiront librement les projets qu’ils souhaitent accompagner.

    Les candidats retenus pourront contractualiser avec des universités, centres de recherche, hôpitaux ou organismes certificateurs partenaires du projet, en fonction de leurs besoins. Le catalogue des services disponibles, régulièrement enrichi, est consultable sur le site tefhealth.eu.

  • Accès aux soins : 76 % des Français demandent une action urgente (étude IFOP-Qare)

    • 91 % des Français constatent une dégradation de l’accès à au moins un service essentiel.
    • L’accès aux soins est considéré comme le domaine le plus en tension, devant l’alimentation et les transports.
    • 70 % dénoncent les délais d’attente comme principale cause, devant le manque de spécialistes (72 %) et les délais pour consulter un généraliste (62 %).
    • Ces problèmes touchent l’ensemble du territoire, y compris les zones non identifiées comme sous-dotées.
    • Les Français attendent des dispositifs de soins plus flexibles, adaptés à leurs contraintes quotidiennes (une majorité se montre favorable à la combinaison de solutions numériques).

    9 Français sur 10 confrontés à des difficultés d’accès aux services essentiels

    Qare, en partenariat avec l’IFOP, a mené une enquête nationale auprès de 4 007 Français du 23 au 30 avril 2025. Elle révèle que 91 % des personnes interrogées constatent une dégradation de l’accès à au moins un service essentiel, avec un consensus massif autour des difficultés d’accès aux soins (71 %), devant l’alimentation saine (53 %) et les transports publics (42 %). Cette perception s’accompagne d’un sentiment de dégradation (76 %) et d’une attente forte de solutions (76 %).

    64 % peinent à trouver un médecin traitant

    L’accès aux soins est perçu comme le service le plus en tension, avec 70 % à 86 % des habitants concernés selon les régions. Le Centre-Val de Loire se distingue par un niveau de difficulté particulièrement élevé (86 %), contre 65 % dans les Hauts-de-France. Ces difficultés impactent la qualité de vie (39 %), la santé mentale (20 %), la santé physique (28 %) et la situation financière (30 %) des répondants. Conséquence : 46 % envisagent un déménagement, dont 11 % régulièrement.

    Les principales causes identifiées sont les délais d’attente (70 %), loin devant la distance ou les questions financières. Les Français pointent aussi le manque de spécialistes (72 %), la difficulté à trouver un médecin traitant (64 %) et les délais pour consulter un généraliste (62 %). Ces constats sont partagés dans les zones sous-dotées comme dans les autres territoires.

    Une priorité politique pour 84 % des Français

    Pour 84 % des sondés, l’accès aux soins influencera leur choix lors de la prochaine élection présidentielle. Ce sujet devance l’emploi (71 %), l’éducation (70 %) et le logement (68 %). Julie Salomon, directrice médicale de Qare, estime que « la problématique des délais d’accès aux soins concerne une grande majorité de Français, avec des conséquences sur la qualité de la prise en charge ».

    La téléconsultation séduit pour sa rapidité et son accessibilité

    Interrogés sur les solutions, les répondants citent la prise de rendez-vous en ligne (59 %), l’élargissement des horaires de consultation (33 %), les services médicaux mobiles (29 %), les soins à domicile (29 %) et la téléconsultation vidéo (27 %). Deux tiers (67 %) se déclarent prêts à recourir à la téléconsultation, principalement pour un premier avis médical (34 %) ou accélérer les délais (31 %). Selon Sylvie Nhansana (PDF de Qare), « la réponse doit être pragmatique, en prenant en compte la pluralité des usages et la complémentarité des solutions ».

     

  • AAP : l’IIAS mobilise le GHT Champagne-Ardenne autour des données de santé

    À retenir

    • Appel ouvert dès : 5 juin 2025.
    • Clôture : 30 juin 2025 à minuit.
    • Public cible : acteurs du GHT Champagne – Ardenne.
    • Objectifs : améliorer soins, conditions de travail, efficience du système.
    • Accompagnement : data, expertise métier, infrastructures disponibles.

    L’IIAS ouvre un appel à projets en e-santé pour chercheurs et soignants du Grand Est

    Du 5 juin au 30 juin 2025, l’IIAS invite les porteurs de projets en données de santé ou santé numérique (chercheurs, professionnels, personnels médico-techniques ou administratifs) des structures du GHT Champagne–Ardenne — CHU de Reims, URCA, CH de Troyes — à soumettre leur candidature. Depuis sa création, l’IIAS a levé 56,5 M€ via des financements nationaux et européens son équipe compte désormais près de 67 collaborateurs.

    Les projets doivent répondre à au moins l’une des finalités suivantes  :

    • Améliorer la prise en charge des patients.
    • Faciliter la qualité de vie au travail des professionnels.
    • Optimiser l’organisation du système de santé.

    Les projets retenus bénéficieront :

    • de compétences en data science, data management, développement informatique,
    • d’une expertise métier,
    • d’un accès à des ressources de calcul
    • Un appui global pour structurer et déployer des solutions numériques efficaces, adaptées aux réalités cliniques.

    Modalités pratiques et calendrier

    • Date limite de dépôt : 30 juin 2025 à 00h00 .
    • Secteurs éligibles : data de santé et santé numérique au sein du GHT Champagne–Ardenne.
    • Public visé : chercheurs, soignants, personnels médico-techniques et administratifs du CHU de Reims, URCA, CH de Troyes, etc.
    • Lien d’inscription 

     

  • HIMSS 25: 800 utilisateurs en un mois pour le chatbot médical catalan, en voie d’extension à 89 centres hospitaliers

    • Encadrement : l’AI Act impose aux hôpitaux déployeurs supervision humaine et audit des IA médicales.
    • Modèle fédéré : Valence structure l’usage de l’IA via un bureau central et huit antennes locales.
    • IA en soins primaires : en Catalogne, un chatbot clinique est utilisé par 800 professionnels dans 27 centres.
    • Risques humains : la cybersécurité passe aussi par la formation.

    Contrôle des risques, cadre européen et obligations

    AI Act : même déployeurs, les hôpitaux doivent encadrer l’usage de l’IA comme un dispositif médical

    Organisée par la communauté de HIMSS avec le soutien de Relyens, cette session a rassemblé des experts espagnols, portugais et des représentants de l’assurance pour analyser les risques associés à l’IA en milieu hospitalier. Emilio Vivancos, responsable de l’office IA en santé de la région de Valence, a présenté une liste des risques, à savoir : sécurité clinique, biais discriminants, sécurité des données, transparence et organisation. Ces outils, assimilés à des dispositifs médicaux, sont soumis au règlement européen AI Act. Même les hôpitaux simples déployeurs doivent assurer supervision humaine, formation, enregistrement des activités et analyse d’impact sur les données.

    Modèle fédéré : Valence mise sur huit bureaux locaux pour homogénéiser l’usage de l’IA dans ses hôpitaux

    Vivancos a décrit les difficultés initiales : chaque hôpital utilisait ses propres solutions d’IA pour des usages similaires, sans coordination ni intégration. Cette fragmentation gênait l’interopérabilité, l’évaluation des performances et la montée en charge. En réponse, un modèle de gouvernance fédéré a été mis en place, reposant sur un bureau central de l’IA chargé de définir les procédures, les critères d’évaluation et d’assurer la formation. Ce bureau central s’appuie sur huit antennes locales réparties dans les zones de santé. Elles assurent la mise en application au plus près du terrain et remontent les besoins spécifiques, garantissant un équilibre entre homogénéité réglementaire et adaptabilité contextuelle. Des cas d’usage concrets illustrent ce modèle :

    • Un algorithme d’aide au dépistage du cancer du sein est utilisé dans tous les centres d’imagerie, petits ou grands, avec les mêmes seuils de sensibilité et spécificité.
    • Un outil de détection des pathologies pulmonaires sur les radios thoraciques s’appuie sur l’analyse d’images standardisées pour harmoniser les pratiques.
    • Un module de repérage des fractures osseuses permet d’assister les urgentistes et radiologues dans des contextes de forte tension.

    Ces outils sont intégrés via une plateforme technique unique, ce qui facilite leur déploiement simultané dans plus de 20 établissements et permet un suivi transversal sur l’ensemble des 5 millions d’habitants de la région.

    En Catalogne, un chatbot clinique guide déjà 800 professionnels en soins primaires

    Tino Martín, économiste de la santé, a présenté une approche parallèle menée en Catalogne, où l’IA est insérée dans le programme de réforme des soins primaires. Un agent conversationnel adossé aux guides cliniques permet aux professionnels de santé de poser des questions sur des cas patients et d’obtenir des réponses conformes aux référentiels. Déployé dans 27 centres pilotes en mai, il a déjà été utilisé par 800 professionnels, avec une extension en cours vers 89 nouveaux centres. Cette utilisation massive permet aussi d’analyser les tendances des requêtes par territoire (ex. : forte demande sur la vitamine D dans une zone), et d’ajuster l’offre de formation. Un second outil, de type “scribe IA”, est prévu pour retranscrire les consultations orales dans les dossiers électroniques. Son déploiement est suspendu à l’adoption d’un accord gouvernemental prévu fin juin.

    Approche assurantielle et enjeux éthiques : Jennifer Roldán (Pralians) a présenté cinq solutions IA prêtes à l’emploi pour la gestion hospitalière :

    • Anticipation de la charge des urgences, avec des modèles prédictifs de flux et d’affectation de personnel.
    • Optimisation des lits, réduisant la bureaucratie médicale et facilitant les transferts.
    • Stratification des patients chroniques complexes pour prévenir les réhospitalisations.
    • Prévision des absences du personnel, améliorant la continuité de service.
    • Analyse des flux patients entre territoires, pour rééquilibrer les ressources.

    Ces projets sont déployés dans plusieurs régions d’Espagne, en coordination avec les équipes cliniques et les directions des risques.

    « Nous devons préparer les établissements à gérer les réclamations émergentes liées à l’IA »,

    C’est ce qu’a souligné Jennifer Roldán. Alors que les algorithmes s’intègrent de plus en plus dans les parcours de soins, le risque médico-légal évolue. Il ne s’agit plus uniquement de litiges cliniques classiques, mais de nouveaux types de réclamations potentiellement liées à des biais algorithmiques, à des défaillances d’intégration ou à une interprétation trop automatisée des résultats. Pour anticiper ces situations, les acteurs de la gestion des risques doivent adapter leurs outils et leurs processus d’analyse. Cela suppose également un dialogue avec les professionnels de santé pour clarifier les responsabilités.

    La Cantabrie opte pour le cloud, mais alerte sur les biais humains

    Le débat a aussi abordé la cybersécurité. Certaines régions, comme la Cantabrie, adoptent une stratégie “cloud-first” pour garantir la sécurité et la capacité de traitement. Mais les intervenants insistent : le principal risque reste humain. Excès de confiance dans l’IA ou rejet systématique freinent une intégration efficace. La formation ciblée, adaptée au profil de chaque professionnel, est considérée comme l’instrument déterminant pour une adoption sûre et durable.

     

  • 94 % des industriels français investissent dans l’IA, mais seuls 2 % en retirent un ROI significatif

    IA : 8 % des industriels français en tirent un bénéfice, contre 13 % en Europe

    La 10ᵉ édition du rapport mondial sur la fabrication intelligente, publiée par Rockwell Automation, révèle un paradoxe français : l’adoption avancée de l’intelligence artificielle dans l’industrie ne se traduit pas, à ce stade, par des performances économiques à la hauteur des attentes. En 2024, 94 % des entreprises industrielles en France investissent ou prévoient d’investir dans l’IA, y compris l’IA générative. Pourtant, seules 2 % estiment que ces technologies leur ont apporté le meilleur retour sur investissement — le plus faible taux parmi les pays analysés. Ce chiffre monte à 8 % pour la GenAI, contre 13 % en moyenne en Europe.

    Pour Gilles Pacaud, directeur général de Rockwell Automation France, la transition vers une intégration plus opérationnelle de l’IA devient nécessaire pour dépasser le stade des expérimentations et générer des résultats mesurables.

    36 % des entreprises françaises utilisent l’IA pour la conception de produit

    Malgré ces résultats financiers limités, l’IA est déjà mobilisée en France. Plus de la moitié des industriels (56 %) l’utilisent pour renforcer leur cybersécurité, contre 45 % dans le reste de l’Union européenne. La conception de nouveaux produits constitue un autre axe fort : 36 % des entreprises françaises y recourent, un taux supérieur à la moyenne européenne (31 %). En parallèle, la valorisation des compétences en IA/ML progresse. En 2025, 80 % des industriels français jugent ces expertises attractives pour le recrutement, contre 67 % l’année précédente.

    Mais les retombées concrètes tardent. Parmi les 93 % d’entreprises qui placent la cybersécurité parmi leurs priorités d’investissement, seules 9 % déclarent un ROI avéré. Le taux d’adoption effective de contre-mesures demeure également le plus bas d’Europe, à 24 %.

    33 % des industriels français privilégient le recrutement technologique pour adapter leurs équipes

    La stratégie RH des industriels français repose sur :

    • 33 % recrutent des profils technologiques.
    • 27 % misent sur la formation.
    • Tandis que 40 % adoptent une approche mixte — le taux le plus élevé en Europe.

    Sur le terrain des engagements ESG, la dynamique est plus contrastée. Seules 35 % des entreprises industrielles françaises opèrent selon un cadre structuré, et 17 % envisagent d’y recourir comme levier de performance à moyen terme. Toutefois, les motivations évoluent : 52 % des répondants citent l’efficacité opérationnelle comme moteur, et 42 % évoquent des considérations éthiques, une proportion inédite au niveau européen.

  • Réorganisation interne, qualité des soins, équité territoriale : la feuille de route 25-27 de la DGOS

    • Nouvelle organisation interne avec des pôles dédiés à l’innovation, au numérique et à la donnée.
    • Déploiement de parcours de soins plus accessibles sur tout le territoire.
    • Réforme des compétences et montée en puissance des pratiques paramédicales.
    • Intégration de la transition écologique dans l’organisation des soins.
    • Suivi renforcé grâce à des programmes de travail annuels avec indicateurs de pilotage.

    Trois nouveaux pôles pour piloter l’offre de soins : “recherche et innovation”, “santé et transformation numérique” et “données et études statistiques”

    Marie Daudé, directrice générale de la DGOS, a présenté son projet stratégique 2025-2027, conçu comme un outil de pilotage et d’action à l’usage des équipes internes et des partenaires du système de santé. Ce projet s’inscrit dans un contexte de tensions structurelles : difficultés d’accès aux soins, contraintes budgétaires, mutation des attentes sociétales, et transition écologique et numérique. Le document stratégique présente des orientations plutôt qualitatives, avec finalement peu de données chiffrées. Zoom sur les principales annonces.

    Cap sur le pilotage, la donnée et l’innovation

    La stratégie 2025-2027 de la DGOS marque un changement par rapport à la précédente feuille de route (22-24), en introduisant une structuration plus opérationnelle de l’action publique. Parmi les évolutions notables figure la création de nouveaux départements, dont un dédié à la recherche et à l’innovation, ainsi qu’un autre consacré à la transformation numérique. Le document prévoit également l’élaboration de programmes de travail annuels par sous-direction, assortis d’indicateurs de suivi. Enfin, la prise en compte de la transition écologique s’impose comme une dimension à intégrer dans la transformation de l’offre de soins.

    Le projet est adossé à une réorganisation de la DGOS intervenue en avril 2024. Celle-ci a revu les missions et les périmètres des sous-directions pour en clarifier le fonctionnement. Trois nouveaux pôles ont été créés : un pôle recherche et innovation, un département « données et études statistiques », et un département « santé et transformation numérique ». Objectif : renforcer la capacité d’analyse, d’accompagnement des innovations et de pilotage stratégique.

    (Extrait) L’offre de soins de demain – Projet stratégique de la direction générale de l’offre de soins 2025-2027

    Accès, soutenabilité, innovation, pilotage : la stratégie DGOS en quatre actes

    • Accès aux soins : amélioration de la répartition territoriale de l’offre, déploiement d’initiatives d’aller vers, refonte des compétences et délégations de tâches entre professionnels. Le développement de filières (ambulatoire, HAD, santé mentale) est mis en avant.
    • Soutenabilité du système : adaptation des formations, ajustement des capacités de soins, prise en compte des aspirations des professionnels et des enjeux écologiques. Le financement devra évoluer pour s’adapter à ces mutations.
    • Qualité et innovation : soutien aux actes et produits innovants, mise en œuvre du plan national maladies rares 4, intégration du numérique dans les pratiques.
    • Efficacité organisationnelle : pilotage renforcé avec les ARS et les opérateurs, simplification des processus internes, ancrage d’une culture de collaboration.

    Selon Marie Daudé, ce projet est le fruit d’une concertation interne, et s’appuie sur trois valeurs structurantes portées par les agents de la DGOS : le dialogue, fondé sur l’écoute active et la coopération avec les acteurs du système de santé pour aligner l’action publique sur les réalités de terrain ; l’engagement, orienté vers l’amélioration de l’accès équitable à des soins de qualité, dans le cadre des missions de service public ; et l’anticipation, qui se traduit par une capacité d’adaptation aux crises, réformes et innovations, rendue possible par la diversité des expertises.

    L’offre de soins de demain – Projet stratégique de la direction générale de l’offre de soins 2025-2027

    Axe 1 : Garantir l’accès aux soins sur tout le territoire – la DGOS mise sur la mobilité des équipes et la montée en compétence des infirmières 

    Le premier axe du projet vise à améliorer l’accès à des parcours de soins cohérents et à un professionnel de santé adapté sur l’ensemble du territoire. La DGOS prévoit de décliner le Pacte d’accès aux soins en actions concrètes, en misant notamment sur une répartition de l’offre via des dispositifs mobiles pour atteindre les publics éloignés du système de santé. L’optimisation du temps soignant est également ciblée, par l’évolution des compétences, la délégation de tâches aux personnels paramédicaux et la refonte de certaines professions comme celle d’infirmière. Le développement de filières graduées de soins est encouragé, notamment en ambulatoire, hospitalisation à domicile et santé mentale.

    • Objectif : améliorer la répartition territoriale de l’offre et faciliter l’accès au bon professionnel.
    • Le rapport mentionne la volonté de décliner le Pacte d’accès aux soins, sans chiffrage précis.
    • Déploiement prévu de dispositifs “d’aller vers” (non quantifiés).
    • Promotion du développement des filières de soins, notamment en ambulatoire, HAD, santé mentale (sans données chiffrées).
    • Références aux professions en mutation : réingénierie du métier d’infirmière, délégations de tâches.

    Axe 2 – Soutenabilité du système de santé : rendre les mécanismes budgétaires plus lisibles

    Ce deuxième axe entend adapter l’organisation et le financement de l’offre de soins aux enjeux des années à venir. Il s’agit de mieux ajuster l’offre de formation aux besoins en santé, tout en prenant en compte les aspirations des nouvelles générations de professionnels. La DGOS, vise à rendre les mécanismes budgétaires plus lisibles, plus stables et mieux adaptés aux évolutions de l’offre de soins. Elle entend dépasser le cadre du financement à l’activité en intégrant davantage de logique de parcours, de prévention et d’objectifs de santé publique. L’évolution du financement vise à le rendre plus lisible et en phase avec les transformations du système. Par ailleurs, l’offre de soins devra intégrer pleinement les exigences de la transition écologique, en adaptant ses pratiques et son fonctionnement aux contraintes environnementales.

    • Le projet prévoit l’ajustement de l’offre de formation aux besoins futurs, mais sans cibles chiffrées précises.
    • Intégration de la transition écologique : le rapport évoque une transformation de l’offre pour répondre à cette exigence.
    • Références à la soutenabilité financière via un financement clair et adapté, notamment la rénovation du financement des établissements.

    Axe 3 – Qualité des soins, innovation et pertinence : la DGOS crée deux départements pour piloter data et innovation

    Le troisième axe repose sur le développement de l’innovation, de la recherche et de la pertinence des pratiques professionnelles. Il prévoit de renforcer l’accès aux produits et actes innovants et de soutenir les dynamiques issues du plan national maladies rares 4. Le numérique en santé est identifié comme un levier à accompagner, notamment dans l’évolution des organisations de soins et la transformation des métiers. Le pilotage de ces enjeux est confié à un nouveau département « santé et transformation numérique », ainsi qu’au département « données et études statistiques », chargé de renforcer les capacités d’évaluation et de production de connaissances.

    • Soutien à l’innovation via l’accès aux produits et actes innovants.
    • Déploiement du plan national maladies rares 4.
    • Accompagnement du développement du numérique en santé, sans chiffrage associé.
    • L’accent est mis sur la pertinence des pratiques et leur évaluation, notamment avec l’appui du département « données et études statistiques ».

    Axe 4 – Modernisation de l’organisation interne : des planifications annuelles et des ponts avec les ARS

    Le quatrième axe du projet porte sur l’amélioration des modes de travail internes à la DGOS, pour un pilotage plus efficace des politiques publiques. Cette transformation s’appuie sur la réorganisation opérée en avril 2024, qui a redéfini les missions et les périmètres des sous-directions pour mieux répondre aux grands chantiers en cours. Des programmes de travail annuels seront mis en place dans chaque unité, précisant les actions à conduire, les échéances et les modalités de suivi. Le projet prévoit également d’intensifier les liens avec les agences régionales de santé, de simplifier les processus internes et de créer des espaces de dialogue pour adapter l’action à l’évolution de l’écosystème.

    • Réorganisation de la DGOS réalisée en avril 2024.
    • Création de nouveaux départements : recherche et innovation, santé et transformation numérique, données et études statistiques.
    • Chaque sous-direction devra établir des programmes de travail annuels, avec des échéances et des indicateurs de suivi – sans indications chiffrées.

    L’offre de soins de demain – Projet stratégique de la Direction générale de l’offre de soins 2025-2027 

     

  • Santé mentale : le gouvernement réoriente sa stratégie vers la prévention et le maillage territorial des villes

    • Prévention dès l’école : personnels formés, repérage précoce généralisé, 300 000 secouristes d’ici 2027.
    • Accès renforcé aux soins : 12 000 psychologues, CMP sans rendez-vous, 30 filières SAS.
    • Suivi post-crise structuré : équipes mobiles, solutions d’aval intégrées aux territoires.
    • Soutien aux professionnels : 600 internes par an, réforme des PTSM, task force médicaments.

    « Nous devons à la psychiatrie une réparation »

    Dans son éditorial d’introduction au Plan psychiatrie (“repérer, soigner, reconstruire”) publié le 11 juin 2025, Yannick Neuder, ministre délégué chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, annonce un changement de cap dans la politique publique de santé mentale. À rebours d’une approche centrée sur l’hôpital ou la réponse à l’urgence, le plan présenté se veut une reconstruction depuis les structures de premier recours : écoles, médecins généralistes, centres médico-psychologiques (CMP). Il évoque une « dette » envers la psychiatrie publique et les professionnels qui y exercent, ainsi qu’une promesse faite aux citoyens : celle de ne plus laisser la souffrance psychique sans réponse. L’accent est mis sur la prévention, l’accessibilité et la confiance dans les acteurs de terrain.

    300 000 secouristes en santé mentale formés d’ici 2027, 12 000 psychologues conventionnés, des CMP dotés de consultations sans rendez-vous : le gouvernement opère une refonte systémique de la psychiatrie publique.

    Ministère chargé de la santé et de l’accès aux soins : Santé mentale et psychiatrie – repérer, soigner, reconstruire – juin 2025

    Le plan national pour la santé mentale et la psychiatrie repose sur trois axes. L’objectif est de répondre aux lacunes de la psychiatrie publique française, sur fond de pénurie de soignants, d’inégalités territoriales et de saturation des services d’urgence.

    • « Repérer », vise à favoriser une intervention précoce dès l’apparition des premiers signes de souffrance psychique, en particulier chez les jeunes.
    • « Soigner », entend garantir une offre de soins psychiatriques lisible, accessible et coordonnée sur tout le territoire.
    • « Reconstruire », s’attache à renforcer la formation des professionnels, améliorer l’organisation des parcours et soutenir les équipes de terrain.

    12 000 psychologues conventionnés seront mobilisés d’ici 2027

    Le plan gouvernemental pour la santé mentale, présenté en juin 2025, articule son action autour de cinq leviers : la prévention en milieu scolaire, le renforcement de l’accès aux soins, l’organisation du suivi post-crise, l’attractivité des métiers et une gouvernance territoriale clarifiée. Il prévoit la formation systématique des personnels éducatifs et de santé à la détection précoce des troubles, la généralisation d’un modèle d’intervention pour les 12–25 ans, ainsi que la montée en puissance des secouristes en santé mentale. Du côté de l’offre de soins, les CMP seront renforcés, 12 000 psychologues conventionnés seront mobilisés d’ici 2027, et de nouvelles filières psychiatriques seront intégrées au Service d’Accès aux Soins. Le suivi après hospitalisation s’appuiera sur des équipes mobiles et des solutions d’aval systématisées dans les projets territoriaux. Pour faire face à la pénurie de professionnels, l’objectif est de former 600 internes en psychiatrie par an et de redéployer les dispositifs universitaires. Enfin, une nouvelle instruction « PTSM 2.0 », un guide pour les collectivités et une task force contre les pénuries de médicaments doivent accompagner ce changement d’échelle.

    Axe 1 – Repérer : Miser sur la prévention dès le plus jeune âge

    • Deux personnels formés dans chaque école dès 2026 : Chaque établissement scolaire du second degré et chaque circonscription du premier degré comptera deux adultes formés au repérage de la souffrance psychique.
    • 100 % des professionnels de santé scolaire formés fin 2025 : Infirmiers, médecins, psychologues et assistants sociaux de l’Éducation nationale seront formés aux outils de repérage.
    • Un kit pratique pour 100 % de la communauté éducative : Diffusé dès 2026, il comprendra des fiches réflexes, des annuaires et des supports de dialogue.
    • Une réponse précoce pour les 12–25 ans généralisée d’ici 2027 : Intervention rapide, évaluation globale, actions bio-psycho-sociales pour prévenir la chronicisation des troubles.
    • 300 000 secouristes en santé mentale d’ici 2027 : Formation massive à la détection, à l’écoute et à l’orientation.
    • Des étudiants en santé mobilisés dans les établissements scolaires : Sensibilisation au stress, aux émotions et au respect de soi et des autres.

    Axe 2 – Soigner : Renforcer l’accès local et désaturer les urgences

    • Des CMP ouverts aux consultations sans rendez-vous : Enfants, adolescents et jeunes adultes pourront accéder plus facilement aux soins de première ligne.
    • Doublement des psychologues « Mon soutien psy » d’ici 2027 : Passage de 6 000 à 12 000 praticiens conventionnés pour améliorer la prise en charge en ville.
    • 30 filières psychiatriques SAS déployées en 2025 : Orientations rapides vers les soins psychiatriques via le Service d’Accès aux Soins.
    • Des outils concrets pour les médecins généralistes : Guides cliniques, orientations et ressources pratiques pour faciliter l’accompagnement.
    • Une cartographie nationale des équipes mobiles de crise : Pour combler les zones blanches et renforcer les alternatives aux urgences.
    • Un infirmier en santé mentale dans chaque MSP, CPTS et service d’urgence : Coordination des parcours et lien avec les structures spécialisées.
    • Diversifier les équipes en urgence, intégrer des pairs-aidants : Renforcer l’humanisation de l’accueil en situation de crise.
    • Former aux alternatives à l’isolement et à la contention : Formation obligatoire pour tous les professionnels des urgences psychiatriques.
    • Suivi post-urgence renforcé dans chaque région : Consultations rapides, accompagnement médico-social, équipes mobiles dédiées.
    • Des solutions d’aval obligatoires dans chaque PTSM : Hébergement, répit, coordination ville-hôpital-social systématisés.

    Axe 3 – Reconstruire : Soutenir les soignants et réorganiser les parcours

    • 600 internes en psychiatrie formés par an d’ici 2027 : Pour répondre aux nombreux postes vacants et stabiliser les équipes hospitalières.
    • Un module de psychiatrie avancée dans toutes les facs de médecine : Avec stage pratique obligatoire en milieu psychiatrique.
    • Déploiement des secteurs psychiatriques universitaires (SPU) : Renforcement de l’encadrement, de la recherche et de l’attractivité hors CHU.
    • Une mission nationale sur les conditions de travail dès fin 2025 : État des lieux et plan d’action prévu pour 2026.
    • Instruction PTSM 2.0 en 2025 : nouvelles priorités : Prévention, addictions, enfants, inclusion au cœur des futurs projets territoriaux.
    • Directives anticipées généralisées via Mon Espace Santé : Pour formaliser les souhaits de soins en amont des crises.
    • Lutte contre les pénuries de psychotropes : une task force dédiée à l’ANSM : Suivi des stocks, diversification des fournisseurs, anticipation des tensions.
    • Des équipes spécialisées en santé mentale dans chaque région : Appui extrahospitalier aux professionnels de première ligne.
    • Un guide national pour les collectivités face aux précarités psychiques : Pour renforcer les coopérations entre santé, social, sécurité et logement.