Iktos intègre les solutions de Synsight à sa plateforme de découverte de médicaments par l’IA
Accélérer le processus design-make-test pour découvrir de nouveaux médicaments plus rapidement : tel est l’objectif du rachat du français Synsight par Iktos, entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle (IA) et la robotique pour la conception de nouveaux médicaments. Alors qu’Iktos est déjà reconnu pour ses solutions permettant de faciliter la découverte de médicament, notamment sa plateforme alimentée par l’IA générative qui permet la conception de molécule ainsi que leur réaction chimique de manière virtuelle, l’acquisition de Synsight va permettre à l’entreprise parisienne de bénéficier d’une licence unique pour une technologie de “criblage in cellulo à haute performance de molécules modulatrices des interactions protéine-protéine et protéine-ARN”.
Cette technologie appelée MT Bench permet de détecter les interactions protéine-protéine (IPP) et ARN-protéine (IRP) in cellulo et va donc permettre, en s’intégrant à la plateforme d’Iktos, à la société parisienne d’internaliser ses tests biologiques des composés synthétisés et donc de s’assurer plus rapidement de l’efficacité des molécules découvertes grâce à l’IA. Comme l’a indiqué le PDG d’Iktos lors du rachat – dont le prix de vente n’a pas été communiqué -, cette acquisition va renforcer la position d’Iktos sur le marché de la découverte de médicaments par l’IA car elle va”étendre la plateforme au domaine des interactions protéine-protéine (IPP) et ARN-protéine (IPR), des cibles très difficiles, répondant ainsi à des besoins médicaux majeurs non satisfaits dans les domaines du cancer et des maladies neurodégénératives”.
Ospi renforce sa position d’acteur majeur de la donnée à l’hôpital avec le rachat d’Alicante
Améliorer l’efficience des établissements de santé et accélérer la recherche clinique au bénéfice des patients : telle est l’ambition de la société lyonnaise Ospi, qui a annoncé le rachat d’Alicante, une entreprise spécialisée en codage médical et valorisation de données de santé grâce à l’IA. Ce rachat fait d’Ospi un acteur français majeur de la donnée à l’hôpital. En effet, moins d’un an après sa création – suite au rapprochement du groupe PSIH, éditeur de solutions décisionnelles sur les données de santé médico-économiques de l’hôpital, avec la start-up Collective Thinking, éditrice d’une plateforme brevetée de traitement des données en vie réelle par l’intelligence artificielle – , Ospi élargit son offre en rachetant la société Alicante, ce qui va lui permettre de bénéficier d’une offre de solutions logicielles – basée sur plusieurs technologies d’IA, telles que le machine learning ou le deep learning – , qui permet de récupérer les données de santé produites par les centres hospitaliers, de les indexer et de les enrichir afin de pouvoir les analyser.
Si aucun chiffre n’a été communiqué à propos du montant pour le rachat d’Alicante, Ospi a indiqué que ce rapprochement a été rendu possible par le fonds Lauxera Capital Partners qui était déjà “l’acteur principal” de la création d’Ospi en rapprochant le groupe PSIH avec la start-up Collective Thinking en automne 2023. Pierre Moustial, président et fondateur du fonds, avait notamment déclaré que cette étape était “obligatoire et évidente pour permettre au groupe d’atteindre son objectif de création d’un champion français de la donnée de santé à l’hôpital, l’intelligence artificielle étant aujourd’hui fondamentale pour permettre un meilleur traitement et une meilleure gestion des données de santé”.
Déjà considéré comme un acteur majeur de la donnée à l’hôpital, Jean-Baptiste Angeloglou, CEO d’Ospi, s’est réjoui de ce rapprochement avec Alicante lors de son annonce en expliquant qu’”en intégrant les équipes d’Alicante et leur expertise technologique, Ospi renforce sa position de leader dans le domaine de la donnée de santé et de l’IA à l’hôpital”.
Astek intègre Sanoïa à sa division Life Sciences
Accompagner les chercheurs aussi bien sur l’opération de leurs études cliniques que sur l’exploitation des données de santé en vie réelle : tel est l’objectif de la prise de participation majoritaire du groupe francilien Astek dans la société de recherche contractuelle (CRO), Sanoïa, connue pour son savoir-faire dans la conception, le conseil et le management de grandes cohortes en vue de la réalisation d’études cliniques de manière totalement digitalisée.
Devenant actionnaire majoritaire de la société originaire d’Aubagne, le groupe Astek va l’intégrer à sa division Life Sciences, afin de compléter son CRO qui permet d’accompagner ses clients aussi bien sur l’opération de leurs études cliniques que sur l’exploitation des données de santé en vie réelle. En effet, le savoir-faire de Sanoïa lui a permis de développer des solutions digitales dont sa plateforme numérique reconnue pour mettre en place des cohortes digitales. En plus de l’intégration au sein d’Astek, cet investissement de la part du groupe francilien va permettre à Sanoïa d’accélérer son développement et d’avoir l’opportunité de travailler avec de nouveaux chercheurs déjà clients du groupe.
Du côté d’Astek, cette acquisition va lui permettre de renforcer sa capacité à effectuer de la recherche contractuelle et d’être en mesure d’accompagner de manière globale ses clients en France et dans le monde, à déclarer le CEO du groupe Julien Gavaldon au moment de l’annonce de sa participation au capital de Sanoïa.
Le groupe Merck rachète le Grenoblois UnitySc pour plus de 155 millions d’euros
Développer plus facilement et plus rapidement de nouvelles solutions intégrées dotées de l’IA pour la santé : telle est l’ambition du groupe allemand Merck qui a racheté l’entreprise grenobloise UnitySc, spécialisée dans les outils de mesure pour la conception de de puces informatiques plus rapides, plus petites et plus efficaces que celles disponibles sur le marché et utilisées dans les solutions d’IA en santé.
Alors que les solutions d’IA ont besoin d’être toujours plus performantes et de traiter toujours plus de données, la fabrication des puces qui les composent doit être optimisée en vue d’augmenter leur qualité, leur rendement mais aussi de baisser leur coût de production : c’est là qu’UnitySc intervient. En effet, l’entreprise grenobloise propose des solutions de calcul de performance de ces puces pour s’assurer de qualité. Cela permettra à Merck de disposer au sein de son portefeuille d’outils de métrologie pour bénéficier en interne de solutions de contrôle pour le développement de puces “toujours plus rapides, plus puissantes et plus efficaces”.
Le groupe Merck a annoncé que le montant de l’opération comprend un paiement de 155 millions d’euros, ainsi que d’autres paiements d’étape. L’acquisition finale d’UnitySc doit cependant nécessiter une consultation des comités d’entreprise français et reste soumise à l’approbation des autorités réglementaires et à d’autres conditions de clôture, même si le groupe explique qu’elle devrait être finalisée d’ici fin 2024.
1,05 milliard de dollars pour le rachat de la biotech Amolyt Pharma par AstraZeneca
Rester dans la course du développement de traitements pour les maladies rares : c’est l’ambition qu’animait le géant de l’industrie pharmaceutique, AstraZeneca, lorsqu’il a racheté le 15 juillet 2024 la biotech lyonnaise Amolyt Pharma pour près d’un milliard d’euros (960 millions d’euros), ce qui en fait l’un des plus gros montants pour l’achat d’une entreprise de la French Tech.
Si le groupe pharmaceutique suédo-britannique a racheté totalement Amolyt Pharma pour une telle somme, c’est parce que la biotech française développe des traitements pour les maladies endocriniennes rares, notamment “l’eneboparatide (AZP-3601), un peptide thérapeutique expérimental de phase III avec un nouveau mécanisme d’action conçu pour atteindre des objectifs thérapeutiques clés pour l’hypoparathyroïdie”. Avec ce rachat, Amolyt Pharma a intégré Alexion, branche d’AstraZeneca dédiée aux maladies rares, qui possède donc désormais d’un pipeline plus important pour le traitement des maladies rares.


