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  • Etude : l’IA d’Aidoc augmente la satisfaction des praticiens utilisateurs de téléradiologie

    Cette étude sera présentée au Congrès européen de radiologie (ECR) 2024, qui se tient à Vienne du 28 février au 3 mars 2024, sous le thème “Radiology Next Generation“.

    Contexte de l’étude :

    Le but de l’étude était d’obtenir des informations sur la manière dont les radiologues perçoivent l’IA en fonction de leur expérience avec celle-ci, d’évaluer si elle bénéficie ou perturbe leur flux de travail, et de recueillir leurs suggestions d’amélioration.

    A cette occasion, Torsten Möller PDG du 1er réseau de téléradiologie en Allemagne Reif & Möller partagera les résultats de cette vaste étude sur l’utilisation de l’IA en radiologie. Il souligne que l’IA offre des avantages tangibles tant pour les médecins que pour les patients. Torsten Möller mettra en évidence durant sa présentation l’idée que l’IA ne doit pas être un objectif en soi, mais doit démontrer un bénéfice avéré pour le personnel médical et les patients. La présentation met en avant l’efficacité de l’IA dans la routine téléradiologique, soulignant le potentiel collaboratif entre les compétences humaines et les systèmes intelligents.

    Méthodologie :

    Sur une période de plus de 20 mois, les radiologues ont intégré l’IA pour l’analyse de plus de 40 000 patients issus de plus de 140 hôpitaux, avec une moyenne de 10 135 études CT analysées par l’IA chaque mois.

    L’étude a débuté en mai 2022, les téléradiologues utilisaient Aidoc en pratique quotidienne. Les modules IA couvraient des domaines tels que :

    • l’hémorragie intracrânienne ;
    • l’occlusion vasculaire ;
    • la fracture de la colonne cervicale ;
    • et l’embolie pulmonaire.

    L’étude a été réalisé en 2 parties :

    • 1️⃣ Après 4 mois de pratique avec l’IA pour certains examens d’imageries, 24 téléradiologues ont évalués 3000 images provenant de plusieurs hôpitaux allemand et autrichien.
    • 2️⃣ Puis durant 1 an, l’IA a été utilisée pour tous les examens. Au bout de l’année, une enquête a été réalisée auprès de 70 téléradiologues qui ont eu plus de 40 000 patients.

    Evaluer l’acceptation et l’efficacité de l’IA dans des situations d’urgence

    L’étude met en évidence des avantages spécifiques perçus par les téléradiologues grâce à l’IA d’Aidoc :

    • la visualisation rapide des résultats ;
    • la priorisation des conclusions pathologiques ;
    • et une amélioration globale de 85% de la satisfaction au travail pour les praticiens.

    Mais les téléradiologues ont également identifiés des défis à relever dans certaines applications de l’IA :

    • les faux positifs ;
    • des évaluations incorrectes ;
    • et les faux négatifs.

    Toutefois, la majorité des téléradiologues ont fait part de leur souhait d’avoir d’avantage d’IA pour leur pratique, recouvrant d’avantages de champs d’application.

    Principaux résultats

    Ressenti à propos de l’IA d’Aidoc :

    • 91% des radiologues ont décrit l’IA comme utile ;
    • 89% ont trouvé l’IA facile à utiliser ;
    • 97% ne souhaitent plus se passer de l’IA.

    Efficacité de l’IA pour les examens d’imagerie :

    • 64% étaient satisfaits de la représentation graphique des résultats ;
    • 82% ont trouvé la présentation des résultats de l’IA cohérente ;
    • 81% ont noté que les résultats étaient rapidement visibles.

    Les solutions d’Aidoc

    En France, depuis 2020 les solutions Aidoc sont intégrés à la plateforme de téléradiologie ITIS de Deeplinik Medical. Le groupe de téléradiologie IMADIS a commencé son utilisation dès 2020, devenant le 1er groupe de téléradiologie en France à utiliser les algorithmes d’IA de la société, rejoignant plus de 300 groupes de radiologies à travers le monde.

    Aidoc possède une grande bibliothèque d’algorithmes approuvés par la FDA, comprenant 13 algorithmes et 7 applications partenaires. En Europe, Aidoc a 18 marquages CE pour ses algorithmes et ses applications partenaires. Aujourd’hui, Aidoc est utilisé dans plus de 1 000 centres médicaux, analysant les données de 2 millions de patients chaque mois, et déployé dans 7 des 10 meilleurs hôpitaux américains.

    Cas d’usage : utilisation de la classification des lésions pour optimiser la charge de travail des radiologues

    Dans un contexte de screening, l’IA peut automatiquement identifier les cas qui sont normaux, permettant ainsi aux radiologues de se concentrer sur les cas plus complexes.

    Dans cette situation, l’IA est employée pour repérer les cas qui nécessitent des tests supplémentaires. L’objectif est d’optimiser le temps de travail en réduisant le nombre de cas simples nécessitant une intervention humaine directe, tout en assurant que l’attention des radiologues soit dirigée vers les cas plus complexes ou nécessitant des examens plus approfondis.

    Aidoc

  • Cartographie des solutions de téléradiologie classées selon leur maturité (ancienneté sur le marché français)

    L’IA encore peu intégrée dans les plateformes de téléradiologies

    Les solutions de téléradiologies sont matures, avec des déploiements dès 2006. Toutefois, en termes d’innovation seulement 2 solutions ont de l’IA sur leur plateforme. Il s’agit de Nexus Platform de Nehs Digital (partenariat avec Gleamer) et d’ITIS de Deeplink Medical (partenariat avec Gleamer et Aidoc).

    2 solutions ont obtenu le marquage CE et sont considérés comme dispositif médical de classe I, il s’agit des solutions Covalia de Maincare et ITIS de Deeplink Medical.

    Ci-dessous, une cartographie des solutions de téléradiologie classées selon leur maturité (ancienneté sur le marché français) :

    Cartographie des solutions de téléradiologie – © H&TI

     

    MEDIN+

    Nom de la solution CONNECT’IN
    Site web de la solution
    Description de la solution Solution conçue pour la prise en charge à distance des patients. Principalement destinée à la téléradiologie, elle peut également s’appliquer à d’autres domaines médicaux tels que la télémédecine nucléaire, la téléophtalmologie, et la téléconsultation express aux urgences.
    Pays d’origine France
    Pays où la solution est déployée France
    Aires thérapeutiques Radiologie Médecine nucléaire Ophtalmologie
    Type de solutions Plateforme web
    Type de technologies Plateformes numériques
    Type d’IA Pas d’IA
    Maturité (déployée depuis quand) 2015
    Modèle économique Abonnement ou consultation à l’acte
    Nombre d’actes 2M de prises en charge
    Parmi les clients GHT de la Nièvre GHT du Rouergue CHU de St Etienne (20000/an) Hôpital de Créteil (39000/an) Hôpital Franche-Comté (16500)
    Direction/ Top management Daniel Kuentz
    Chiffre d’affaires 2 429 500 (2016)
    Nombre d’employés 50 à 249 salariés
    Deeplink Medical
    Nom de la solution ITIS
    Site web de la solution
    Description de la solution Plateforme de téléradiologie certifiée dispositif médical de classe I, permettant l’échange entre professionnels de santé pour encadrer les examens d’imagerie médicale
    Pays d’origine France
    Pays où la solution est déployée France USA
    Aires thérapeutiques Radiologie
    Type de solutions Plateforme web
    Type de technologies Plateformes numériques
    Type d’IA DL
    Maturité (déployée depuis quand) 2014
    Modèle économique Abonnement par site
    Nombre d’actes 2,5M de prises en charge
    Parmi les clients CH Valence et CH Die (multisite) CH Colmar
    Direction/ Top management Patrick Mallea
    Chiffre d’affaires 2 550 000 (2022)
    Nombre d’employés 50 à 249 salariés
    Nehs Digital
    Nom de la solution NEXUS PLATFORM
    Site web de la solution
    Description de la solution Solution opérationnelle de téléradiologie. Elle propose un télé-dossier, une planification des actes, un diagnostic avec visualisation à distance, et une visioconférence pour la collaboration entre professionnels de santé
    Pays d’origine France
    Pays où la solution est déployée France
    Aires thérapeutiques Radiologie Médecine nucléaire
    Type de solutions Plateforme web
    Type de technologies Plateformes numériques
    Type d’IA DL
    Maturité (déployée depuis quand) 2020
    Modèle économique Licence
    Nombre d’actes 1M de prises en charge
    Parmi les clients CHU de Toulouse et de Nîmes CHU de Grenoble
    Direction/ Top management Laurent Frigara
    Chiffre d’affaires 31 420 000 (2022)
    Nombre d’employés 250 à 499 salariés
    Télédiag
    Nom de la solution TELEDIAG
    Site web de la solution
    Description de la solution Plateforme web avec accès sécurisé et interfaçable RIS PACS pour la téléradiologie.
    Pays d’origine France
    Pays où la solution est déployée France
    Aires thérapeutiques Radiologie
    Type de solutions Plateforme web
    Type de technologies Plateformes numériques
    Type d’IA Pas d’IA
    Maturité (déployée depuis quand) 2009
    Modèle économique Abonnement ou consultation à l’acte
    Nombre d’actes 700 000 prises charges
    Parmi les clients 250 centres publics/privés
    Direction/ Top management Stepahne Tavernier
    Chiffre d’affaires 3 510 000 (2020)
    Nombre d’employés 50 à 249 salariés
    Maincare
    Nom de la solution COVALIA
    Site web de la solution
    Description de la solution Plateforme de téléradiologie, facilite l’accès aux soins via la téléconsultation, la téléexpertise, et la visiorégulation. Avec des fonctionnalités telles que la prise de rendez-vous en ligne, la visio HD, la téléexpertise avec gestion des demandes prioritaires
    Pays d’origine France
    Pays où la solution est déployée France
    Aires thérapeutiques Multispécialité
    Type de solutions Plateforme web
    Type de technologies Plateformes numériques
    Type d’IA Pas d’IA
    Maturité (déployée depuis quand) 2017
    Modèle économique Licence
    Parmi les clients APHM CHU de Poitiers
    Direction/ Top management Olivier Geoffrroy
    Chiffre d’affaires 80 093 200 (2022)
    Nombre d’employés 500 à 999 salariés
    Evolucare
    Nom de la solution IMAGING TELERADIOLOGIE
    Site web de la solution
    Description de la solution Solution de téléradiologie, offre télédiagnostic et télé-expertise pour la prise en charge des patients. Primée pour son efficience dès 2006, elle permet un partage sécurisé des images DICOM et un accès distant aux outils de compte-rendu.
    Pays d’origine France
    Pays où la solution est déployée France
    Aires thérapeutiques Radiologie
    Type de solutions Plateforme web
    Type de technologies Plateformes numériques
    Type d’IA Pas d’IA
    Maturité (déployée depuis quand) 2006
    Modèle économique Licence
    Parmi les clients GCS archipel 971
    Direction/ Top management Philippe Blanco
    Chiffre d’affaires 42 900 000 (2022)
    Nombre d’employés 250 à 499 salariés
     ID HEALTHCARE
    Nom de la solution IDIAG Mobile
    Site web de la solution
    Description de la solution Tablette DICOM de diagnostic portative, elle permet d’afficher les images médicales et d’analyser les images. La IDIAG Mobile vise à dynamiser les projets de téléradiologie.
    Pays d’origine France
    Pays où la solution est déployée France
    Aires thérapeutiques Radiologie
    Type de solutions Autre
    Type de technologies Logiciels
    Type d’IA Pas d’IA
    Maturité (déployée depuis quand) N.R
    Modèle économique N.R
    Parmi les clients N.R
    Direction/ Top management Samir Thevenot
    Chiffre d’affaires N.R
    Nombre d’employés 1 à 10 salariés
    ITH Radiologie
    Nom de la solution ITH MEDICAL
    Site web de la solution
    Description de la solution Solution de téléradiologie autonome en ligne capable d’être déployé sur site en 24h
    Pays d’origine France
    Pays où la solution est déployée France
    Aires thérapeutiques Radiologie
    Type de solutions Plateforme web
    Type de technologies Plateformes numériques
    Type d’IA Pas d’IA
    Maturité (déployée depuis quand) 2006
    Modèle économique N.R
    Parmi les clients Toulouse l’Union Hopital Privé Marne la Vallée
    Direction/ Top management Julien Leroy
    Chiffre d’affaires N.R
    Nombre d’employés 1 à 10 salariés
  • Cartographie des entreprises de téléradiologie recensées classées selon leur typologie

    Un marché à 162,9 M€ de CA

    En 2022, les entreprises du secteur cumulent un CA de plus de 162 M€. Mais ces entreprises ne sont pas uniquement positionnées sur la téléradiologie, elles le sont également pour :

    • les PACS / RIS ;
    • les DRIMbox ;
    • la coordination des soins ;
    • l’optimisation des soins pour les essais cliniques ;
    • les DPI, etc.

    Dans la cartographie ci-dessous, les entreprises de téléradiologie recensées sont classées selon leur typologie. A ce stade, la seule plateforme de téléradiologie ayant communiqué sur internationalisation est Deeplink Medical.

    Les entreprises de téléradiologie par typologie d’entreprise – © H&TI
  • Australie : contexte, chronologie des initiatives et acteurs clés en santé numérique

    Enfin, une revue des financements de la stratégie ainsi que des acteurs clés de la santé numérique en Australie est réalisée pour mieux comprendre l’écosystème et ses enjeux nationaux.

    Chiffres clés du système de santé australien

    Le financement du plan d’action Digital Health Blueprint 2023-2033

    Progression de la réforme nationale en santé numérique avec les partenaires

    • Renforcement de l’Agence australienne de santé numérique : 325,7 M$ sur 4 ans ;
    • Accord intergouvernemental sur la santé numérique national (2023-2027) : 126,8 M$ sur 4 ans ;
    • MyMedicare: 19,7 M$ sur 4 ans.

    Modernisation du My Health Record

    • Plateforme de données de My Health Record : 38,4 M$ sur 2 ans.

    Renforcement des capacités de My Health Record

    • Partage par défaut : 13,1 M$ sur 2 ans.

    Amélioration de la gestion des médicaments

    • Renforcement de la e-prescription : 111,8 M$ sur 4 ans.

    Normes nationales pour soutenir l’interopérabilité du système de santé

    • Normes FHIR : 9,3 M$ sur 2 ans ;
    • eRequesting et aide à la décision clinique : 5,8 M$ sur 2 ans.

    Chronologie des principales initiatives déployées en Australie en santé numérique :

    • 2010

      Healthcare Identifiers Act 2010, cette loi vise à garantir une correspondance correcte entre une entité qui fournit des soins et/ou un individu qui les reçoit, et les informations de santé générées lors de ces soins.

    • 2012

      My Health Records Act 2012, cette loi a pour objectif d’établir et de faire fonctionner un système public national et volontaire permettant l’accès électronique aux informations de santé des patients.

    • 2015

      Création du Medical Research Fund (MRFF), un fond de recherche pour financer la recherche médicale et les essais cliniques afin de tester la sécurité et l’efficacité des technologies de santé dans le cadre de certaines initiatives.

    • 2016

      Création de l’Agence de santé numérique à la suite de l’annonce du budget 2015-2016 qui introduit l’initiative My Health Record.

    • 2017

      Lancement de la 1ère stratégie de santé numérique nationale 2018-2022 par l’Agence de santé numérique.

    • 2020

      Introduction de la e-prescription.

    • 2021

      Mise en place de service de téléconsultations pour la communauté de Tjuntjuntjara en Australie occidentale, communauté aborigène la plus isolée au monde.

    • 2022

      Le Royal Perth Hospital devient le 1er hôpital public à mettre en place la e-prescription.

    • 2023

      Lancement de la feuille de route nationale pour l’intelligence artificielle en santé. Le plan a été élaboré afin de diriger un programme politique national visant à assurer une utilisation sécurisée et éthique de l’IA


    Le système de santé australien : Medicare

    En Australie, le système de santé est un système universel financé par l’impôt sur le revenu. Le régime de protection sociale est appelé Medicare et permet aux australiens un accès gratuit ou à faible coût à la plupart des services médicaux. Cependant, l’assurance santé privée couvre une gamme de services médicaux et hospitaliers qui ne sont pas couverts par Medicare.

    Medicare, fondement du système depuis 1984, couvre les services médicaux, les hôpitaux publics et les médicaments, offrant une couverture complète aux citoyens australiens, aux résidents permanents de plus de 2ans et aux citoyens de pays avec des accords réciproques (Belgique, Suisse, Italie et Royaume-Uni).

    Le remboursement de Medicare est basé sur des tarifs standard pour les services médicaux. Les médecins agréés suivent ces tarifs établis par le système de santé. Malgré cela, les médecins ont la liberté de fixer leurs propres honoraires. La couverture santé rembourse 85 % du tarif, laissant au patient la charge du « gap fee », la différence entre le tarif Medicare et celui du médecin.

    Le gouvernement australien, les gouvernements des États et des territoires ainsi que les administrations locales partagent les responsabilités, avec des rôles spécifiques tels que la régulation de l’assurance santé privée, la gestion des hôpitaux publics, le financement de services de santé mentale et la coordination des réponses aux urgences sanitaires nationales.

    La supervision globale de la sécurité sociale relève du ministère des Services sociaux (Department of Social Services). Le gouvernement a également la charge du développement des politiques de santé nationales par le ministère de la santé (Department of Health). Ainsi que le financement des hôpitaux publics et la réglementation des médicaments et des DM.

    3 agences gouvernementales relevant du gouvernement sont chargées de la mise en œuvre des prestations sociales :

    • Centrelink responsable de la centralisation des versements ;
    • Medicare, organisme public de santé ;
    • et Child Support, qui assure une assistance aux parents séparés.

    🗣️Les acteurs clés de la santé numérique en Australie

    Therapeutic Goods Administration (TGA) :

    La TGA est une autorité gouvernementale en charge de l’évaluation et de la surveillance des médicaments, des dispositifs médicaux, des produits biologiques et des produits sanguins, ainsi que d’autres produits thérapeutiques.

    • Rôle : s’assure que les produits thérapeutiques disponibles sur le marché australien répondent aux normes de sécurité, de qualité et d’efficacité nécessaires tout au long de leur cycle de vie, de la conception à la mise sur le marché.

    L’Agence de santé numérique australienne (Australian Digital Health Agency) :

    Il s’agit d’une agence gouvernementale responsable de la mise en œuvre de la stratégie nationale de santé numérique.

    • Rôle : assume un leadership dans l’adoption de technologies numériques, collabore avec les acteurs du secteur, promeut l’équité d’accès et améliore le parcours de soins des patients grâce au numérique.

    La Commission australienne sur la sécurité et la qualité des soins (ACSQHC) :

    L’ACSQHC est une agence indépendante du gouvernement en charge de diriger et coordonner les améliorations en matière de sécurité et qualité des soins grâce à des normes établies.

    • Rôle : développe et met à niveau les normes du National Safety and Quality Health Service (NSQHS). Fournit également des ressources et un soutien pour faciliter la mise en œuvre de ces normes par les organismes de services et/ou de santé. L’agence conduit des recherches sur la sécurité et la qualité des soins.

    L’Institut Australasian de santé numérique (AIDH) :

    L’AIDH est un organisme à but non lucratif opérant en Australie et en Nouvelle-Zélande issu de la fusion en 2020 de la Health Informatics Society of Australia (HISA) et de l’Australasian College of Health Informatics (ACHI).

    • Rôle : faire progresser l’innovation en santé grâce aux nouvelles technologies en répondant à la demande en matière d’éducation, de formation, de parcours professionnels, de certification et de développement du leadership dans le domaine de la santé numérique.

    L’Institut australien de la santé et du bien-être (AIHW) :

    L’AIHW est une agence gouvernementale indépendante chargé de fournir des informations et des statiques pour éclairer les décisions en matière de santé et informer la population.

    • Rôle: développement de normes et de statistiques, collecte et gestion de données de santé, ainsi que l’analyse et la diffusion d’informations visant à soutenir des décisions de santé publique.

    Le Conseil national de la santé et de la recherche médicale (NHMRC) :

    Le NHMRC est une agence relevant du ministère de la santé, chargé du financement de la recherche médicale.

    • Rôle : financement de la recherche, établissement de directives et de normes éthiques, promotion et diffusion des résultats de recherche.

    Réglementation des DTx en tant que logiciels considéré dispositif médical en Australie

    Agence réglementaire responsable :

    • Therapeutic Goods Administration (TGA)

    Processus de réglementation pour les Logiciels en tant que Dispositifs Médicaux (SaMD) :

    1️⃣obtention de la certification de la TGA ou d’un organisme de régulation équivalent à l’étranger par le fabricant ;

    2️⃣soumission du certificat du fabricant par le sponsor du dispositif médical à la TGA, en préparation pour une demande d’inclusion sur le Registre Australien des Produits Thérapeutiques (ARTG) ;

    3️⃣soumission de la demande d’inclusion sur l’ARTG par le sponsor.

    Processus de remboursement :

    • Actuellement, il n’existe pas de voie spécifique pour le remboursement de la plupart des produits et services de santé numérique.

    Options de remboursement :

    1️⃣ selon la zone géographique, intégration avec d’autres dispositifs ou services ;

    2️⃣ démonstration d’un coût bénéfice par rapport aux pratiques actuelles.

    Organismes liés au remboursement :

    1️⃣MSAC (Medical Services Advisory Committee) est un comité créé par le ministère de la santé qui évalue les nouveaux services médicaux proposés pour un financement public ;

    2️⃣PBAC (Pharmaceutical Benefits Advisory Committee) est un organisme d’experts indépendants qui fournit des recommandations au ministèr de la santé sur les médicaments qui devraient être inscrits sur le programme PBS (Pharmaceutical Benefits Scheme) ;

    3️⃣HTA (Health Technology Assessment) est un processus utilisé par la TGA pour évaluer la valeur clinique et économique des technologies de santé.

    📌 Pour aller plus loin

    🌍 Les derniers indicateurs H&TI relatifs aux stratégies de santé numérique & data déployées à l’international :

    📝 Les publications H&TI relatives à la santé numérique en Australie (annonces réglementaires / institutionnelles et actions sur le marché) :

  • Australie : quelle stratégie en santé numérique & data ?

    Dans cet indicateur, Health & Tech Intelligence revient en synthèse sur :
    📌 les particularités du système de santé australien ;
    📌 les principales initiatives déployées par les autorités du pays dans leur ordre chronologique ;
    📌 ainsi que sur les acteurs clés de la santé numérique en Australie.

    Les principaux éléments de « Digital Health Blueprint 2023-2033 » y sont également présentés dans le détail.

    👉 Australie : contexte, chronologie des initiatives et acteurs clés en santé numérique ;
    👉 Australie : stratégie et réglementation en santé numérique, vers une utilisation fiable des données.

    Les principales initiatives

    • le renforcement de l’Agence australienne de santé numérique ;
    • un accord intergouvernemental sur la santé numérique ; l’amélioration de My Health Record ;
    • la modernisation des soins ;
    • et le soutien à l’interopérabilité du système de santé.

    La chronologie des initiatives de santé numérique souligne l’engagement continu de l’Australie depuis 2010, avec des jalons tels que :

    • la création de l’Agence de santé numérique ;
    • l’introduction de la e-prescription en 2020.

    Ces initiatives soulignent la vision à long terme pour intégrer les technologies numériques dans le système de santé.

    Le système de santé australien, basé sur Medicare, est une pierre angulaire du système de santé depuis 1984. Medicare offre une couverture étendue, mais l’assurance santé privée complète certains services. Les responsabilités sont partagées entre le gouvernement fédéral, les États et les territoires, avec des rôles :

    • dans la régulation ;
    • la gestion hospitalière ;
    • et la coordination des urgences.

    Les acteurs

    Les principaux acteurs de la santé numérique en Australie, tels que la TGA, l’Agence de santé numérique australienne, et l’AIHW, jouent des rôles :

    • dans l’évaluation des technologies ;
    • la mise en œuvre de stratégies numériques ;
    • et le partage d’informations pour éclairer les décisions en matière de santé.

    La stratégie et la réglementation

    La réglementation des Dispositifs Médicaux (DTx) en Australie relève de la TGA, avec un processus de certification rigoureux. Cependant, la voie de remboursement spécifique pour les produits et services de santé numérique reste en développement, avec des considérations telles que l’intégration avec d’autres dispositifs ou services et la démonstration du coût-bénéfice.

    La stratégie de santé numérique met en avant des initiatives à court terme, notamment le renforcement de l’Agence australienne de santé numérique, la modernisation de My Health Record, l’amélioration de la gestion des médicaments, et le développement du personnel médical. Ces actions visent à soutenir la santé populationnelle, la santé mentale, la génomique, et les soins aux personnes âgées.

    Australie : quelle stratégie en santé numérique & data ? – © Health & Tech Intelligence
  • [DATA] Australie : quelle stratégie en santé numérique & data ?

    Le gouvernement australien a alloué des financements majeurs pour renforcer l’infrastructure numérique et améliorer les services de santé.

    Dans cet indicateur, Health & Tech Intelligence vous propose, en 3 articles, une analyse de l’écosystème australien de la santé numérique ainsi que de la stratégie nationale du pays, à consulter sur les liens ci-dessous :

    1️⃣ Australie : quelle stratégie en santé numérique & data ? (synthèse) ;
    2️⃣ Australie : contexte, chronologie des initiatives et acteurs clés en santé numérique ;
    3️⃣ Australie : stratégie et réglementation en santé numérique, vers une utilisation fiable des données.