Nabil

  • AAP : 5 projets hospitaliers financés pour renforcer les parcours de soins

    Une sélection autour des pathologies chroniques et du lien ville-hôpital

    À la suite de l’appel à projets 2024, l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France a invité les établissements non retenus à retravailler leur dossier selon les axes d’amélioration identifiés. Le comité de sélection a privilégié les initiatives ciblant des populations à risque, intégrant le patient et son entourage, portées par des équipes pluriprofessionnelles, et co-construites avec des CPTS ou structures d’exercice coordonné. La sécurisation des données, l’usage d’outils numériques et la qualité du plan d’évaluation ont également été déterminants.

    Les cinq projets retenus :

    • Paris (75) – Hôpital Saint-Antoine (AP-HP)
      Mise en place d’une équipe mobile de médecine interne, en complément de l’équipe de gériatrie existante, pour les patients de moins de 75 ans atteints de pathologies chroniques. Une infirmière de coordination appuiera les urgences et les médecins de ville grâce à des outils numériques et une coopération renforcée avec les CPTS et réseaux territoriaux.
    • Seine-Saint-Denis (93) – Hôpital Avicenne (AP-HP)
      Création d’un poste de coordonnateur pour renforcer la prise en charge des patients atteints de pathologies vasculaires. Le projet mise sur la téléexpertise (DirectAPHP, LORAH, ORTIF) et sur des partenariats avec les CPTS locales pour réduire les réhospitalisations et fluidifier les échanges ville-hôpital.
    • Paris (75) – GHU Psychiatrie & Neurosciences
      Coordination renforcée pour les patients sortant d’Unités Neurovasculaires après AVC ou AIT. Dès l’hospitalisation, une évaluation pluridisciplinaire et un plan de sortie personnalisé sont mis en place. Un binôme infirmière–ergothérapeute assure le suivi, en lien avec les CPTS du 13e, 14e et 15e arrondissements.
    • Seine-et-Marne (77) – Groupe Hospitalier Sud Île-de-France
      Le projet CoordiSanté Sud 77 vise les patients atteints d’asthme et/ou de BPCO. Il prévoit le recrutement d’un IDEC ou IPA, la préparation renforcée des sorties, des consultations mobiles et un travail avec PRADO, HAD et les CPTS du territoire.
    • Yvelines (78) – Centre hospitalier de Plaisir
      Un dispositif de coordination pour les patients diabétiques de plus de 60 ans, avec une IPA chargée d’organiser sorties, hospitalisations directes et accès aux soins non programmés. Le projet inclut l’éducation thérapeutique, la gestion des déséquilibres et l’accès à des consultations spécialisées.

    Un suivi prévu après un an

    L’ARS Île-de-France financera ces projets et en évaluera l’impact au bout d’un an. Ils partagent une approche commune : intégrer le patient, favoriser les coopérations territoriales et s’appuyer sur des outils numériques pour fluidifier les parcours et réduire les ruptures de prise en charge.

  • PLFSS : 5,5 milliards d’économies nécessaires en 2026, franchises et arrêts maladie dans le viseur

    Des franchises médicales doublées et une sortie plus encadrée des ALD

    Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, a confirmé le doublement du plafond des franchises médicales à 100 € par an. Celles-ci, payées directement au comptoir, seront limitées à 8 € par mois. L’objectif affiché : « responsabiliser les assurés » et mettre fin à l’idée que l’Assurance-maladie serait “gratuite”.

    Le gouvernement entend faciliter la sortie du régime ALD lorsque la guérison est confirmée, notamment après un AVC ou un cancer. Il souhaite aussi réexaminer le remboursement à 100 % de certaines cures thermales et de médicaments dont le service médical rendu est jugé faible. La ministre a souligné des situations jugées préoccupantes, comme les 28 % de patients en arrêt longue durée pour troubles musculo-squelettiques sans suivi kinésithérapique.

    Plafond de 15 jours pour les arrêts maladies et vaccination obligatoire en Ehpad

    Pour les arrêts prescrits en médecine de ville, un plafond de 15 jours est envisagé, porté à un mois après une hospitalisation. Une réévaluation plus régulière des situations est attendue. Autre piste à l’étude : transférer la prise en charge des arrêts entre le 4e et le 7e jour vers les employeurs, une mesure qui devra être discutée avec les partenaires sociaux. Côté prévention, la ministre souhaite rendre obligatoire la vaccination contre la grippe pour les résidents en Ehpad, afin de dépasser le taux actuel de 85 %.

    Baisse de tarifs dans certains secteurs médicaux

    Le gouvernement vise également les « rentes économiques » dans des spécialités comme la radiologie, la biologie, la radiothérapie ou la dialyse, financées à plus de 80 % par l’Assurance-maladie. Catherine Vautrin a affirmé que des baisses de tarifs s’imposaient. François Bayrou, à l’origine de cette feuille de route, a rappelé que ces mesures visent à préserver un modèle social structurellement déficitaire. Le contexte démographique pèse : entre mai 2024 et mai 2025, la France a enregistré 651 200 décès pour 650 400 naissances, un croisement inédit depuis 1945.

  • BraimIA déploie Markus-Santé, un assistant IA agentique au service des soignants

    30 % du temps médical absorbé par l’administratif : BraimIA lance Markus-Santé pour déléguer ces tâches

    Les médecins et paramédicaux consacrent en moyenne près de 30 % de leur temps à la gestion administrative, selon plusieurs études françaises. BraimIA entend répondre à cette problématique avec Markus-Santé, un assistant numérique pensé comme un “copilote clinique”. L’outil permet de déléguer des tâches répétitives — rédaction de comptes rendus, suivi des dossiers, organisation des rendez-vous — afin de recentrer les soignants sur leur activité clinique.

    Markus-Santé s’appuie sur des modèles d’IA agentique capables d’agir de manière autonome dans un cadre défini par l’utilisateur. Il permet notamment ;

    • La gestion automatisée des dossiers : mise à jour des données patients et préparation de synthèses.
    • L’appui à la communication interprofessionnelle : envoi et suivi sécurisé des informations entre praticiens.
    • L’optimisation des parcours de soins : aide à la coordination des rendez-vous, rappel des étapes thérapeutiques et suivi de la continuité des soins.
    • La formation continue : suggestions de ressources scientifiques et organisation de sessions d’information via webinaires.

    Plus de 100 praticiens testent Markus-Santé : BraimIA prépare une généralisation en 2025

    Depuis début 2024, l’assistant est testé par plus de 100 praticiens issus de différentes disciplines : kinésithérapie, orthophonie, médecine du sport et médecine générale. BraimIA poursuit le recrutement de volontaires pour élargir la base d’évaluation et recueillir des retours utilisateurs. L’entreprise organise également des webinaires mensuels gratuits pour présenter les cas d’usage et recueillir les retours du terrain.

    Fondée en 2024, BraimIA rassemble Frédéric Valette (ex-Cibleclick) et Pierre-Jacques Lyon, entourés de partenaires expérimentés comme Olivier Mouillet (fondateur de Skeepers, ex Avis Vérifiés) et Manuel Capel (professeur de Data Science en Suisse).
    Le projet bénéficie de l’appui de BPI France, de la Métropole Aix-Marseille-Provence, de Google for Startups et de l’incubateur Belle de Mai.

    BraimIA prévoit de généraliser Markus-Santé en 2025, en ciblant les cabinets libéraux, les maisons de santé pluridisciplinaires et, à terme, certaines structures hospitalières. L’ambition est de contribuer à la transformation numérique du secteur, en s’appuyant sur des IA souveraines et adaptées aux besoins réels du terrain.

  • US : Un cinquième des agences de soins à domicile ont abandonné la télésanté en 2024

    64,9 % d’agences de soins à domicile équipées, mais usage en baisse

    Selon une étude publiée dans Health Services Research, 19 % des agences de soins à domicile, ayant adopté la télésanté pendant la pandémie, ont cessé de l’utiliser en 2024. Menée entre octobre 2023 et novembre 2024 auprès de 2 135 agences américaines, l’enquête a recueilli 791 réponses, offrant une photographie nationale de l’évolution de la télésanté dans ce secteur. Avant 2020, l’adoption de la télésanté restait marginale : 10,2 % des agences en étaient dotées en 2019. La crise sanitaire a provoqué un sursaut, portant le taux d’adoption à 26 % en 2020. Si ce chiffre a reflué à 7,2 % en 2021, le cumul d’agences équipées atteignait 64,9 % à fin 2024. Mais, parallèlement, la tendance au désabonnement s’est accentuée : 9,3 % des agences ont arrêté les consultations virtuelles dès 2021, un taux passé à 22 % en 2022 et au-delà. Les dispositifs de surveillance à distance ont connu une baisse similaire.

    Coûts, absence de remboursement et patientèle âgée freinent son usage

    Pour 60 % des agences interrogées, la principale raison de l’arrêt tient à l’inadéquation de la télésanté avec leur patientèle, majoritairement composée de personnes de plus de 80 ans, peu à l’aise avec les technologies et préférant les consultations en présentiel. Les aspects financiers arrivent en seconde position : 55 % des agences citent les coûts et l’absence de remboursement. Les difficultés d’intégration dans les processus de travail (16 %), la réticence du personnel (13 %) et le manque de ressources humaines (10 %) sont également mentionnés.

    Incertitudes réglementaires autour de la télésanté après septembre 2025

    Des incertitudes réglementaires persistantes Dana B. Mukamel, professeure à l’université de Californie à Irvine et autrice principale de l’étude, alerte sur le risque de recul de la télésanté en l’absence de soutien des Centers for Medicare & Medicaid Services (CMS). Les dispositifs temporaires de remboursement mis en place pendant la pandémie, notamment pour les cliniques rurales et les centres de santé qualifiés, arrivent à échéance fin septembre 2025, après une dernière extension. Cette évolution pourrait compliquer la prise en charge des seniors souhaitant vieillir à domicile, alors que la demande de soins à domicile continue de croître aux États-Unis.

    Mukamel, D. B., et al. (2025). Adoption and discontinuation of telehealth by US home health agencies. Health Services Research, Advance online publication. https://doi.org/10.1111/1475-6773.14645

  • Le PSCC et Future4Care s’allient pour accélérer l’innovation en oncologie et santé numérique

    Stimuler l’innovation en oncologie grâce aux données de santé

    Le Paris-Saclay Cancer Cluster et Future4Care annoncent un partenariat pour soutenir les startups qui développent des solutions combinant oncologie et santé numérique, en associant expertises cliniques et capacités d’innovation digitale. L’objectif est d’offrir un accompagnement aux startups, en mobilisant les réseaux de chaque écosystème.

    L’accès simplifié aux données de santé reste une priorité partagée pour accélérer les projets. Le PSCC et en train de développer un portail unifié d’accès aux données de vie réelle en lien avec des centres hospitaliers, tandis que Future4Care accompagne les startups dans la compréhension des enjeux réglementaires liés aux données. Des enquêtes conjointes, des groupes de travail et des événements centrés sur l’IA et les données en oncologie seront organisés dans le cadre de ce partenariat. Les deux structures entendent favoriser l’émergence de projets concrets

    “Ce partenariat avec Future4Care nous permet d’élargir et de renforcer l’accompagnement des startups qui répondent aux besoins en oncologie par des innovations numériques ”. Eric Vivier, président du PSCC.

    “Les alliances entre acteurs pluridisciplinaires sont essentielles pour construire la santé de demain“. Agnès de Leersnyder, CEO de Future4Care.

  • 83 % de maturité en santé numérique dans l’UE en 2024 : l’accès aux données progresse

    • Le score moyen de maturité numérique en santé atteint 83 % dans l’UE en 2024, en hausse de 4 points par rapport à 2023.
    • Objectif 2030 : garantir à 100 % des citoyens européens un accès sécurisé à leurs dossiers médicaux électroniques
    • 16 États membres ont amélioré leur score, dont la Tchéquie (+26), la Roumanie (+17), l’Irlande (+14) et la Bulgarie (+10).
    • Seulement 26 % des États proposent un accès aux images médicales, et 55 % aux dispositifs ou implants médicaux.
    • Les structures les moins connectées sont : maisons de soins gériatriques, établissements privés de santé mentale et centres de réadaptation.
    • La France atteint un score de 78 % de maturité numérique en santé (résultat est inférieur à la moyenne européenne de 83 %).

    Accès aux données de santé : 83 % de maturité numérique atteints dans l’UE en 2024

    La Commission européenne a publié les résultats de l’étude 2025 sur les indicateurs de santé en ligne, mesurant les progrès accomplis par l’UE-27, la Norvège et l’Islande au 31 décembre 2024. Cette enquête annuelle s’inscrit dans le programme d’action pour la Décennie numérique, qui vise à garantir à tous les citoyens européens un accès sécurisé à leurs dossiers médicaux électroniques d’ici 2030.

    Le score moyen de maturité atteint 83 % pour l’ensemble de l’UE, en hausse de 4 points par rapport à 2023. Ce progrès reflète une meilleure disponibilité des données de santé, une extension des services d’accès, et une augmentation des prestataires connectés.

    Dossiers médicaux électroniques : accès généralisé dans l’UE, mais couverture partielle des données d’imagerie

    En 2024, 16 États membres, ainsi que l’Islande et la Norvège, ont amélioré leur score. Certaines progressions sont marquantes : +26 points pour la Tchéquie, +17 pour la Roumanie, +14 pour l’Irlande et +10 pour la Bulgarie. Tous les États disposent désormais d’un service d’accès aux dossiers médicaux électroniques, bien que certains (Irlande, Italie, Espagne, Suède) soient encore à un stade régional.

    Les données d’identification (99 %), les renseignements personnels (98 %), les ordonnances électroniques (89 %) et leur distribution (87 %) sont les plus largement accessibles. En revanche, la disponibilité reste faible pour les images médicales (26 %) et les dispositifs ou implants médicaux (55 %), révélant un écart à combler pour atteindre une couverture complète.

    Accès aux données de santé : 21 États déploient l’eID, mais la délégation reste minoritaire

    L’usage de systèmes d’identification électronique conformes au règlement sur l’identité numérique européenne a augmenté. En 2024, 21 États membres (78 %) les déploient, contre 17 l’année précédente. Par ailleurs, 23 pays (85 %) indiquent que 80 à 100 % de leur population peut techniquement accéder à ses données via ces services.

    Mais seuls 15 États (56 %) offrent une base juridique permettant à un citoyen de déléguer l’accès à ses données à un tiers. En comparaison, 81 % (21 pays) autorisent déjà les représentants légaux à consulter les données de santé de leurs pupilles.

    Prestataires de santé : un secteur privé encore partiellement intégré aux services numériques

    20 points d’écart entre connectivité publique et privée

    Les prestataires publics sont connectés à 79 %, contre 59 % pour les prestataires privés. Les établissements privés de santé mentale, de réadaptation ou les maisons de soins gériatriques restent les moins interconnectés. Le score moyen de maturité des établissements privés (67 %) reste inférieur à celui de l’ensemble des prestataires publics et privés (83 %).

    Les fonctionnalités d’accessibilité n’ont pas progressé en 2024 : sept États membres ne sont toujours pas alignés sur les exigences de la directive européenne sur l’accessibilité. Toutefois, le soutien aux publics fragiles (personnes âgées, en situation de handicap ou peu à l’aise avec le numérique) s’améliore dans plusieurs pays.

    La France sous la moyenne européenne en 2024 (78 %), retard sur l’eID, l’imagerie et les implants

    La France atteint en 2024 un score de 78 % de maturité numérique pour l’accès aux dossiers médicaux électroniques, en dessous de la moyenne de l’UE (83 %). Le service d’accès national est opérationnel, mais reste partiellement aligné avec les standards européens, notamment sur la couverture des types de données disponibles, comme les images médicales ou les dispositifs implantables, encore peu accessibles.

    L’intégration des systèmes d’identification électronique (eID) n’est pas encore effective, ce qui limite la sécurité des accès et les fonctionnalités de délégation. Aussi, l’accessibilité reste incomplète pour certains publics, en particulier les personnes âgées ou en situation de handicap.

    En France : Les établissements publics en avance, le médico-social à la traîne

    Les établissements publics sont globalement connectés aux services numériques, à l’inverse des structures privées, qui restent en retrait, notamment dans les secteurs médico-sociaux. Pour atteindre l’objectif européen d’un accès complet et sécurisé d’ici 2030, la France devra renforcer l’interopérabilité, la couverture des données et l’inclusion numérique.

    Indicateurs eSanté : une révision méthodologique annoncée pour 2026

    Le cadre actuel repose sur 12 sous-indicateurs évaluant la disponibilité des données, les modalités d’accès et l’infrastructure technique. Une révision de cette méthodologie est prévue pour 2026. Elle visera à accompagner les pays vers une maturité complète et un accès sécurisé, cohérent avec les exigences du futur règlement sur l’espace européen des données de santé (EHDS).

    (2025). 2025 Digital Decade eHealth Indicator Study – Final Report (Study for the European Commission, DG Communications, Networks, Content and Technology, CNECT/2022/OP/0036). Publications Office of the European Union.

  • Projet régional de santé : un an après, l’ARS IDF publie un premier bilan d’exécution

    219 audits cyber, 16 000 signalements, 1 plateforme déployée : le numérique en santé en chiffres

    L’ARS IDF a mis l’accent sur les outils numériques. La plateforme Santélien, désormais opérationnelle, améliore le partage d’informations entre professionnels de santé, notamment sur les parcours complexes. Côté cybersécurité, 219 audits et 191 exercices ont été réalisés, avec un suivi de plus de 16 000 signalements. Parallèlement, plusieurs outils de surveillance sanitaire ont été déployés ou renforcés : le registre E-Must, la base de données Open Data Périnat, ou encore le projet Datalogue, dédié à la structuration des données pour la recherche et le pilotage. Enfin, le numérique accompagne aussi la transition écologique, avec des expérimentations menées dans neuf blocs opératoires pour mesurer leur empreinte environnementale.

    Tour d’horizon du bilan de l’ARS :

    PRS 2023-2028 : une première année marquée par des investissements et une territorialisation renforcée

    Un an après l’entrée en vigueur du nouveau Projet régional de santé (2023-2028), l’Agence régionale de santé Île-de-France dresse un premier bilan d’étape. Celui-ci confirme une dynamique d’investissement forte et une territorialisation plus lisible des politiques publiques. Plusieurs priorités sont renforcées : prévention, accès aux soins, coordination, ressources humaines, innovation et santé mentale.

    Prévention : plus de 42 000 jeunes touchés par des actions de prévention en 2024

    En 2024, 21 500 jeunes ont bénéficié de programmes de compétences psychosociales et 20 900 élèves de 5e ont été vaccinés contre le HPV dans les collèges. L’ARS a lancé un comité de personnes en situation de handicap pour structurer leur participation à l’action publique, et organisé un colloque sur la vaccination à Cergy. En parallèle, des plateformes de dépistage précoce des troubles du neurodéveloppement ont été étendues aux 7-12 ans.

    Parcours de soins : 50 projets Article 51 et 17 équipes de soins palliatifs déployés en 2024

    L’année 2024 a vu le renforcement des soins de proximité : 23 établissements se sont mobilisés pour des parcours dédiés à l’insuffisance cardiaque, 17 équipes territoriales de soins palliatifs ont été déployées et 50 projets organisationnels ont été financés via le dispositif « Article 51 ». Le lancement de la plateforme numérique Santélien a permis de fluidifier le partage d’informations entre acteurs du sanitaire et du médico-social.

    Offre de soins : 1,4 Md€ investis en 2024, dont 517 M€ pour la psychiatrie et 2 136 solutions handicap

    Sur les 1,4 Md€ investis, 723 M€ concernent 42 projets Ségur, tandis que 517 M€ ont été alloués à la psychiatrie, dont 154 M€ apportés par l’ARS. Par ailleurs, 98 % de la population est désormais couverte par des Communautés professionnelles territoriales de santé. Le Plan Inclus’IF a permis de créer 2 136 solutions nouvelles pour les personnes en situation de handicap, dont 38 projets de scolarisation inclusive.

    Ressources humaines : 185 postes partagés et 1 300 internes soutenus chaque semestre

    Face aux tensions de recrutement, 2 700 logements ont été réservés pour les soignants. 733 contrats allocation études ont été validés et 185 postes partagés ville-hôpital financés. Une expérimentation d’allocation d’attractivité territoriale a concerné 1 300 internes par semestre. L’ARS a également lancé un observatoire régional des ressources humaines en santé.

    Santé mentale : 14 M€ investis en deux ans pour renforcer les urgences psychiatriques en Île-de-France

    L’ensemble du territoire est désormais couvert par des plateformes d’appui en réhabilitation psychosociale. Trois nouvelles équipes spécialisées ont été créées au sein des Services d’accès aux soins (SAS psy) et le dispositif VigilanS de prévention du suicide a été étendu aux mineurs. L’ARS a versé plus de 14 M€ sur deux ans pour renforcer les structures de réponse aux urgences psychiatriques.

    Données, sécurité et transition écologique

    L’ARS a conduit 219 audits et 191 exercices de prévention du risque cyber, et pris en charge 16 325 signalements. Elle a aussi lancé des outils de surveillance sanitaire (registre E-Must, Open Data Périnat, Datalogue) et soutenu neuf établissements dans leur transition écologique chirurgicale.

    2025 : priorités autour des soins de proximité, du vieillissement et de la santé environnementale

    Les priorités affichées pour 2025 incluent : améliorer l’attractivité de la région pour les professionnels, renforcer la prévention dans les quartiers prioritaires, développer les soins à domicile pour les personnes âgées et les soins palliatifs, structurer l’offre médico-sociale pour l’enfance et déployer des coopérations territoriales thématiques (périnatalité, nutrition, santé mentale).

    Agence régionale de santé Île-de-France. (Edition 2025). Bilan 2024 – Projet régional de santé Île-de-France 2023-2028 [PDF]. ARS Île-de-France.

  • US : l’administration Trump publie un plan de 90 mesures pour affirmer la domination technologique

    • Un plan autour de trois axes : innovation, infrastructures et sécurité.
    • Lancement de regulatory sandboxes pilotés par la FDA.
    • Création de centres d’excellence sectoriels, dont un dédié à la santé.
    • Promotion d’une culture du try-first dans les établissements de soins.
    • Création d’un AI Workforce Research Hub pour suivre les impacts métiers.
    • Plateformes cloud pour expérimentations médicales (ex : criblage, modélisation).
    • Mesure des gains de productivité sur des cas d’usage concrets (diagnostic, hôpital, recherche…).

    Innovation, infrastructures et sécurité : une stratégie structurée autour de trois axes

    Le 24 juillet, l’administration Trump a présenté un plan d’action intitulé “Winning the AI Race: America’s AI Action Plan”, qui vise à maintenir et renforcer la suprématie technologique américaine dans le domaine de l’IA. Construit sur trois piliers – innovation, infrastructures et sécurité internationale – ce plan découle du décret présidentiel de janvier 2025 et s’appuie sur plus de 10 000 contributions d’acteurs industriels et institutionnels. Il détaille plus de 90 mesures à mettre en œuvre.

    Réduire les freins à l’innovation et encourager l’adoption

    Le premier pilier vise à accélérer l’innovation et généraliser l’usage de l’IA dans tous les secteurs. Plusieurs mesures sont avancées :

    • Suppression de directives antérieures liées à la diversité, à la désinformation et au climat.
    • Soutien explicite aux modèles d’IA open-source et open-weight.
    • Mise en place de bacs à sable réglementaires et de centres d’excellence sectoriels (santé, éducation, énergie…).
    • Incitations fiscales pour la formation des professionnels et politique de reconversion pour les métiers impactés par l’automatisation.

    Le rapport propose également de conditionner les subventions fédérales au niveau de régulation imposé par les États, visant ainsi à décourager les cadres jugés contraignants.

    Déploiement massif d’infrastructures technologiques

    Le deuxième pilier du plan concerne le développement des infrastructures nécessaires à l’essor de l’IA. Il prévoit :

    • La construction de nouveaux centres de données.
    • Une accélération de la production nationale de semi-conducteurs.
    • Un renforcement du réseau énergétique.

    Des réformes doivent faciliter les autorisations de construction et inciter l’investissement privé. Par ailleurs, le gouvernement envisage de déployer des programmes de formation dès le lycée et des parcours de reconversion pour accompagner l’évolution du marché du travail.

    Diplomatie technologique et sécurité des systèmes

    Le troisième axe du plan est d’ordre géostratégique. Il positionne les États-Unis comme garant d’une IA “libre et sécurisée” face à la montée en puissance de la Chine. Les mesures proposées incluent :

    • Des actions diplomatiques pour promouvoir les standards technologiques américains auprès des alliés.
    • Des restrictions accrues sur les exportations de semi-conducteurs critiques.
    • Des investissements dans la biosécurité pour prévenir les risques liés à l’interaction IA-biotechnologie.

    Les mesures dans le secteur de la santé

    Plusieurs des 90 mesures de l’America’s AI Action Plan concernent spécifiquement le secteur de la santé. L’administration américaine y voit un terrain prioritaire d’adoption et d’expérimentation, en mobilisant à la fois les autorités de régulation, les institutions de recherche et les acteurs du soin. Voici les principales annonces qui ciblent directement les usages de l’intelligence artificielle en santé.

    Centres d’excellence et bacs à sable

    • Création de “regulatory sandboxes” pilotés par la FDA pour tester rapidement des solutions IA en santé.
    • Lancement de centres d’excellence sectoriels, dont un dédié à la santé, pour accélérer la mise sur le marché d’applications IA.
    • Promotion d’une culture du “try-first” dans les établissements de santé, avec évaluation ouverte des résultats.

    Évaluation et standards

    • Coordination par le NIST pour créer des standards nationaux de performance et de sécurité pour les systèmes IA en santé.
    • Objectif : mesurer les gains réels de productivité sur des cas d’usage concrets (diagnostic, gestion hospitalière, recherche clinique…).

    Formation et reconversion des professionnels de santé

    Développement des compétences

    • Intégration de l’IA dans les programmes de formation professionnelle et dans les curriculums santé-tech (via Department of Education, DOL, NSF).
    • Éligibilité des formations IA pour les dispositifs d’aide fiscale à l’éducation continue (Section 132 du Code fiscal).

    Adaptation du système de santé à l’IA

    • Création d’un AI Workforce Research Hub pour analyser les impacts sur les métiers de la santé : transformation des tâches, requalification, risques de substitution.
    • Déploiement de programmes de reconversion rapide dans les filières affectées par l’automatisation, notamment les tâches administratives.

    Science, données et recherche biomédicale

    Infrastructures de recherche

    • Investissement dans des laboratoires automatisés (AI-native labs) pour accélérer la recherche en biologie, chimie et neurosciences.
    • Déploiement de plateformes cloud pour l’expérimentation médicale automatisée (ex : criblage moléculaire, prédiction de protéines).

    Données de santé

    • Obligation pour les chercheurs financés de publier les datasets utilisés pour entraîner des modèles IA non propriétaires.
    • Création d’un portail public via le National Secure Data Service (NSDS) pour accéder à des données fédérales restreintes à des fins de recherche IA.

    Biosécurité et prévention des usages malveillants

    • Renforcement des contrôles sur les outils de synthèse d’ADN : obligation de screening des séquences et vérification des clients pour les institutions recevant des fonds fédéraux.
    • Création d’un mécanisme de partage d’alertes entre fournisseurs de synthèse biologique et agences fédérales pour repérer des usages suspects.

     

  • Doctolib ambitionne 10 millions de consultations enrichies par l’IA d’ici fin 2025

    • 30 000 professionnels de santé accompagnés sur l’ensemble du territoire.
    • 203 millions de rendez-vous médicaux pris en ligne en 2024.
    • 2,7 millions de consultations générées grâce au temps médical libéré.
    • 1,6 million de consultations réalisées avec l’Assistant de consultation (IA).
    • 5h30 de temps médical libéré par semaine pour les généralistes et pédiatres > objectif : 6h30 en 2025.

    1,6 million d’actes enrichis par l’IA : Doctolib prépare une évaluation de son impact clinique

    Doctolib intensifie ses efforts en santé numérique avec le déploiement de solutions d’IA centrées sur le temps médical et la qualité des soins. Parmi elles, l’Assistant de consultation, lancé fin 2024, transcrit et synthétise automatiquement les échanges médicaux en consultation. Déjà adopté par plusieurs milliers de soignants, il devrait dépasser les 10 millions d’utilisations d’ici la fin 2025. Une étude d’impact clinique externe est prévue pour en mesurer les effets.

    L’Assistant de consultation a pour objectif de soulager la charge mentale des praticiens et de structurer les données de santé. En complément, Doctolib prévoit de déployer des outils tels que la dictée vocale, la génération automatique de courriers médicaux, ou bien une messagerie patient augmentée, qui fonctionne en asynchrone et priorisant les demandes.

    Le comité de mission de Doctolib, composé de 11 membres issus du monde médical, associatif et institutionnel, recommande néanmoins une vigilance particulière sur l’impact de ces innovations sur la relation soignant-patient.

    120 ateliers d’inclusion numérique et 55 campagnes de prévention : Doctolib renforce son action sociale en 2025

    Doctolib veut multiplier par 5 les échanges patients-soignants grâce à sa messagerie sécurisée

    Le rapport met en avant des efforts pour réduire les inégalités d’accès :

    • Développement de fiches praticiens enrichies sur l’accessibilité,
    • Lancement de 120 ateliers d’inclusion numérique avec Emmaüs Connect,
    • Ou encore collaboration avec la Croix-Rouge pour créer du contenu adapté aux familles vulnérables.

    Parallèlement, Doctolib vise 55 campagnes nationales de prévention en 2025, et souhaite multiplier par cinq les conversations patients-soignants via sa messagerie.

    2025 : +17 millions de RDV et +11 points de suivi continu attendus

    Avec 203 millions de rendez-vous pris en ligne en 2024, l’entreprise projette d’en atteindre 220 millions en 2025. Grâce au temps médical libéré, 3,5 millions de consultations supplémentaires pourraient être créées cette même année.

    Doctolib annonce aussi un objectif de satisfaction (NPS) de 40, en progression continue (34 fin 2024). Le suivi des patients, via téléconsultation ou messagerie, devrait concerner 63 % des médecins généralistes et pédiatres, contre 52 % un an plus tôt.

  • Transition numérique de l’anapath : un chantier à 400 M€ (rapport de mission ministérielle)

    • La spécialité évolue vers une numérisation des lames et l’intégration de l’IA.
    • Seule une minorité des 223 structures françaises est aujourd’hui entièrement numérisée.
    • Le coût estimé de la transition est de 106 M€ pour le public et plus de 300 M€ pour le privé.
    • 30 M€ ont été engagés sur les 80 M€ prévus à horizon 2025.
    • Le CNPath serait chargé du pilotage national, en lien avec les agences et sociétés savantes.
    • Un cloud centralisé mutualisé est recommandé pour le stockage des lames.
    • Un déploiement en trois ans est envisagé pour le secteur public (pour le secteur privé, un modèle économique “reste à construire”).

    De la lame au cloud : une spécialité en transition vers le numérique

    L’anatomopathologie (anapath), est une spécialité médicale qui étudie, à partir de prélèvements, les lésions des tissus et les cellules afin de comprendre les mécanismes biologiques et la nature des maladies . Elle repose principalement sur l’examen au microscope d’échantillons biologiques (biopsies, pièces opératoires, frottis, etc.). L’anapath éclaire les décisions thérapeutiques et participe à la compréhension des pathologies. Longtemps fondée sur l’observation au microscope, elle évolue aujourd’hui vers des pratiques numériques, comme l’IA.

    La pathologie numérique repose sur la numérisation des lames de microscope pour permettre leur lecture sur écran, et leur stockage sécurisé dans un format durable. En France, seules quelques structures sont aujourd’hui entièrement numérisées, même si de nombreux établissements publics ont amorcé cette transition. Complexe sur les plans technique, organisationnel et informatique, cette évolution soulève aussi des enjeux de stockage à long terme et de gouvernance des données.

    Coût de la transition numérique en anapath : 106 M€ pour le public, 300 M€ pour le privé

    400 M€ pour une numérisation complète du public et du privé

    Dans le cadre de France 2030 et de la stratégie décennale de lutte contre le cancer, les pouvoirs publics ont confié une mission au professeur Solène-Florence Kammerer-Jacquet, pathologiste PU-PH au CHU de Rennes, et au docteur Laurent Tréluyer, directeur des systèmes d’information de la CNAF et ancien directeur des services numériques de l’AP-HP, afin d’accompagner la numérisation des services d’Anatomie et Cytologie Pathologiques (ACP) ou Pathologie dans les établissements de santé. Le rapport, remis en juillet (mais dont l’initiative date de 2023), identifie trois axes :

    • Soutien financier et méthodologique aux établissements (400M€ au total entre le secteur public et privé)
    • Gouvernance du stockage des données numériques.
    • Et mise en réseau des acteurs.

    30 M€ déjà déployés

    Interopérabilité, stockage, gouvernance : les conditions techniques du virage numérique :

    • Gouvernance à trois niveaux et pilotage national par le CNPath : Le rapport recommande une gouvernance articulée à l’échelle locale, régionale et nationale. Les établissements restent responsables de l’équipement, du stockage des lames de soin et de la sélection des lames d’intérêt. Les ARS peuvent promouvoir la numérisation pour garantir l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire. Au niveau national, la coordination est confiée au CNPath, en lien avec les sociétés savantes (SFP, SFCC, AIP, AFAQAP) et les agences nationales (ANS, ANAP, DNS, DGOS).
    • Vers une architecture mutualisée et l’intégration de l’IA : Trois modèles d’architecture sont envisagés pour le stockage des lames numériques. Le plus pertinent serait un modèle cloud centralisé, capable de mutualiser les ressources et d’offrir une base pour le développement d’outils d’intelligence artificielle. Plusieurs structures (AP-HP Kremlin-Bicêtre, CHU Rennes) ont déjà intégré des solutions d’IA dans leur workflow de diagnostic (prostate, sein, col utérin).
    • Enjeux techniques, organisationnels et réglementaires : La numérisation des lames histologiques suppose des équipements dédiés (numériseurs, SGI, capacités de stockage) et une refonte des processus métiers. Les difficultés concernent l’interopérabilité des outils, le manque de solutions cloud en production et les contraintes de stockage à long terme. Le rapport souligne la nécessité de standards ouverts (DICOM, HL7/FHIR) et d’adaptations réglementaires sur l’archivage des lames numériques.

    Le coût moyen d’une lame numérisée est de 3 €

    La numérisation des services d’anatomopathologie repose sur l’acquisition de plusieurs types d’équipements. Les scanners de lames, cœur du dispositif, qui coûtent environ 220 000 € HT l’unité et doivent être dimensionnés en fonction du volume de lames à traiter, soit un scanner pour 100 000 à 150 000 lames par an. À cela s’ajoutent les postes d’interprétation, estimés entre 1 000 et 2 000 € HT chacun, nécessaires à la lecture des lames numérisées par les pathologistes. Chaque site doit également se doter d’un système de gestion d’images (SGI), dont le coût avoisine les 200 000 € HT. L’usage d’interfaces standards (DICOM, HL7/FHIR) via des API ouvertes est recommandé pour garantir l’interopérabilité et contenir les coûts d’intégration. Le stockage des lames numériques, encore limité (environ 1 M€ cumulé), représente une dépense croissante (+1 M€ par an), justifiant une approche mutualisée à l’échelle nationale. Enfin, la réussite du déploiement repose aussi sur la mobilisation de ressources humaines qualifiées pour piloter les appels d’offres, assurer l’intégration technique et accompagner les transformations organisationnelles.

    4 volets de recommandation : 

    En synthèse, le rapport formule les recommandations suivantes :

    Gouvernance multi-niveaux : la CNPath en chef d’orchestre

    • Localement : les établissements restent responsables de l’acquisition des équipements, du stockage des lames de soin et de la sélection des lames d’intérêt pour la recherche et l’enseignement.
    • Régionalement : les ARS sont invitées à structurer et coordonner les projets de numérisation en cohérence avec les plans régionaux de santé.
    • Nationalement : le CNPath assurerait la coordination des déploiements, le suivi des usages, l’intégration de l’IA, la formation, avec l’appui de la DNS, DGOS, ANS, ANAP et des sociétés savantes.

    Architecture : privilégier le Cloud centralisé et le format DICOM

    • Préférence pour une infrastructure cloud centralisée, mutualisée à l’échelle nationale pour le stockage des lames d’intérêt (5 à 10 % des lames produites), garantissant scalabilité et accès aux outils d’IA.
    • Adoption du format DICOM pour les images, standardisation des échanges via des API ouvertes HL7/FHIR pour favoriser l’interopérabilité entre SGI, SGL et outils d’IA.

    Modèle économique : besoin de 400M€, sur 3 ans (pour le public)

    • Coût estimé : 106 M€ pour le public, plus de 300 M€ pour le privé, soit environ 3 € par lame.
    • Financements proposés : FMIS, France 2030, Innovation Santé 2030, crédits MERRI pour le public, dispositifs de droit commun (forfaits numériques, modificateurs d’actes) pour le privé.
    • Déploiement en trois ans pour le secteur public, en priorité dans les structures déjà engagées.

    Accompagnement au changement

    • Mise en place de comités de pilotage locaux avec DSI, ingénierie biomédicale et pathologistes.
    • Formation des professionnels à la lecture des lames numérisées et à l’usage de l’IA.
    • Définition d’une stratégie nationale d’interopérabilité, potentiellement intégrée au Ségur numérique.

     

    Kammerer-Jacquet SF, Tréluyer L. Politique de numérisation de l’anatomie et cytologie pathologiques : rapport de la mission ministérielle. Paris : Ministère de la Santé et de la Prévention ; 2024.