Bernard

  • Efficacité économique d’un dépistage hiérarchisé de la cataracte basé sur l’IA en Chine

    27 millions de chinois affectés par la cataracte

    La cataracte est la principale cause de déficience visuelle mondiale, exacerbée par le vieillissement de la population chinoise, où 478 millions de personnes ont plus de 50 ans. Actuellement, 27 millions souffrent de cataracte, représentant plus de 50 % des cas de cécité dans le pays. D’ici 2050, le nombre de cas de cécité due à la cataracte pourrait atteindre 20 millions.

    Une équipe multidisciplinaire du Centre Ophtalmique Zhongshan (COZ) de l’Université Sun Yat-Sen, en Chine, a évalué l’efficacité économique d’un modèle de dépistage hiérarchique de la cataracte, intégrant des technologies numériques avancées.

    Les limitations des méthodes traditionnelles

    Les méthodes de dépistage conventionnelles sont laborieuses et nécessitent des équipements spécialisés, rendant l’accès difficile en milieu rural. Bien que la télémédecine améliore l’accès, sa couverture demeure insuffisante en Chine. De plus, le diagnostic par intelligence artificielle (IA) ne couvre pas l’ensemble des soins nécessaires.

    Un modèle innovant pour un dépistage inclusif

    Les chercheurs du COZ ont conçu un modèle de dépistage numérique hiérarchisé (DH) pour améliorer l’accessibilité et l’équité des soins oculaires, en combinant trois niveaux :

    • Un dépistage à domicile assisté par IA via des smartphones,
    • Un diagnostic communautaire basé sur l’IA,
    • Une orientation vers des cliniques spécialisées.

    Méthodologie et résultats

    Cette étude a évalué l’efficacité économique de ce modèle par rapport aux options traditionnelles, utilisant un modèle de Markov sur une cohorte simulée de 100 000 résidents âgés de 50 ans et plus. Les résultats publiés dans Nature Communications indiquent que :

    • Le modèle hiérarchisé est plus rentable, évitant 341 années de cécité en milieu urbain et 1 326 en milieu rural par rapport à la télémédecine.
    • Ce dépistage annuel s’avère également le plus économique en termes de coût par année de cécité évitée et d’années de vie ajustées en fonction de la qualité, particulièrement en milieu rural, où le besoin est pressant.
  • Cancer : la biopsie liquide génomique déployée par Roche et Gustave Roussy

    Une alternative à la biopsie tissulaire

    L’Institut Gustave Roussy, Roche Diagnostics et la Foundation Medicine Inc. déploient un programme de diagnostic moléculaire national pour les patients atteints de cancer en France, où 400 000 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués l’année dernière, d’apèrs l’Institut national du cancer (Inca). Bien que la biopsie tissulaire soit le principal outil de diagnostic, elle est invasive et inadéquate pour les tumeurs difficiles d’accès et le suivi des cancers métastatiques.

    La biopsie liquide, une alternative innovante, repose sur l’analyse de l’ADN tumoral circulant dans le sang et offre plusieurs avantages :

    • non-invasivité ;
    • prélèvements fréquents possibles ;
    • prise en compte de l’hétérogénéité tumorale ;
    • détection précoce et suivi de la maladie résiduelle ;
    • identification des mécanismes de résistance

    Profilage génomique pour un traitement personnalisé

    Grâce à une technologie de profilage par biopsie liquide, l’Institut Gustave Roussy peut analyser 324 gènes liés aux cancers via le séquençage de l’ADN tumoral circulant, obtenant des données génomiques essentielles pour personnaliser les traitements.

    Le programme Fresh (French Sequencing Hub for Liquid Biopsy) repose sur un partenariat public-privé, facilitant le transfert technologique de l’industrie vers l’hôpital. La Fondation Medicine apporte à Gustave Roussy son expertise en séquençage et analyse bioinformatique, tandis que Roche Diagnostics soutient logistiquement et financièrement le programme.

    Un parcours de diagnostic standardisé :

    L’initiative se distingue par un parcours de biopsie liquide standardisé à grande échelle en France, comprenant :

    • prélèvement sanguin ;
    • extraction de l’ADN circulant ;
    • préparation des librairies pour séquençage ;
    • séquençage de nouvelle génération ;
    • analyse bio-informatique ;
    • interprétation clinique des résultats ;
    • rapport et recommandations thérapeutiques.

    Ce processus vise à optimiser le diagnostic et le suivi des cancers en adaptant la méthode aux besoins des patients.

    Une capacité d’analyse extensible à 8 000 tests par an

    Conçu selon les normes européennes, le programme Fresh dispose d’une capacité de 4 000 tests, extensible à 8 000 annuels, et de consultations pluridisciplinaires pour un accompagnement thérapeutique. Son infrastructure permet un accès national, y compris pour les patients en régions éloignées. Cette initiative public-privé rend les traitements innovants et les essais cliniques plus accessibles aux patients atteints de cancer en France?

     

  • Cancer de la prostate : deux avancées IA de l’Institut Curie pour un diagnostic sans biopsie

    Un cancer à bon pronostic, mais un dépistage aux limites reconnues

    L’institut Curie vient de présenter deux innovations boostée par l’IA qui accélère et optimisent le diagnostic du cancer de la prostate. En France, le cancer de la prostate, avec environ 60 000 cas par an, est le plus fréquent chez les hommes. Plusieurs options thérapeutiques, comme la chirurgie, la radiothérapie externe, la stéréotaxie, la curiethérapie et l’hormonothérapie, permettent une prise en charge efficace de ce cancer à bon pronostic. Toutefois, les méthodes de dépistage classiques présentent des limites : les tests sanguins de l’antigène spécifique de la prostate (PSA) manquent de spécificité, tandis que les biopsies transrectales, bien que nécessaires, posent des risques d’infection et de complications, et les biopsies échographiques peuvent ne pas détecter toutes les lésions

    Un algorithme de Deep Learning intégrant des milliards d’images de haute résolution de biopsies

    Le service de pathologie de l’Institut Curie utilise en routine l’outil D’IA de  la société israélienne Ibex qui repose sur un algorithme de Deep Learning formé à partir de milliers de cas, intégrant des images de haute résolution de biopsies. Cet algorithme

    • Identifie les anomalies dans les tissus et détecte les zones les plus à risque,
    • Réduit le marges d’erreur
    • Augmente la précision de détection des cellules cancéreuses.

    L’IA d’Ibex a démontré une précision diagnostique de 98% et réduit ainsi les biopsies inutiles de 30%.

    Un test urinaire en cours de validation

    Parallèlement, l’unité de dynamique de l’information génétique de l’Institut Curie a développé un test diagnostique non invasif du cancer de la prostate basé sur l’analyse de l’ADN non codant présent dans les urines. Ce test repose sur :

    • La découverte de biomarqueurs d’ADN issus de la partie non codante du génome,
    • Le séquençage de nouvelle génération
    • Des algorithmes d’intelligence artificielle.

    Ces outils permettent de détecter des séquences d’ADN non codant surexprimées dans les tumeurs, facilitant ainsi le diagnostic de la maladie.

    Le test est actuellement évalué dans l’étude clinique « Hope », coordonnée par l’Institut Curie avec l’hôpital Henri-Mondor et l’Institut Mutualiste Montsouris. Sa précision est testée sur 118 hommes pour valider son efficacité en diagnostic, pronostic et surveillance des cancers de la prostate.

     

  • Un nouveau test sanguin ultra-rapide pour dépister tous les cancers

    Technologie d’hybridation in situ

    Le laboratoire Oncosure transforme le dépistage des cancers avec la mise au point d’un test capable de détecter 307 types de cancers à partir d’une simple goutte de sang. Commercialisé depuis deux mois, ce test innovant identifie la présence de cellules cancéreuses en se basant sur la détection d’oncosomes, de petites vésicules libérées par les cellules tumorales. Il représente une avancée majeure en matière de diagnostic précoce et rapide.

    Oncosure s’appuie sur une technologie d’hybridation in situ pour l’identification de marqueurs tumoraux. Cette approche garantit des résultats rapides, fiables et exploitables, grâce à :

    • Hybridation in situ rapide: permettant un repérage précis des marqueurs.
    • Sondes fluorescentes d’ADN : facilitant la visualisation et l’identification des oncosomes.
    • Centrifugation séquentielle à gradient de densité** : une méthode efficace et peu coûteuse pour séparer les composants cellulaires.

    Un test rapide qui identifie 307 types de cancers

    Ce test non invasif surpasse les méthodes de dépistage conventionnelles. Alors que les tests actuels détectent une cinquantaine de cancers en trois semaines, Oncosure identifie 307 types en seulement deux heures. Il peut détecter le cancer à un stade préclinique, offrant ainsi une possibilité d’intervention très précoce.

    Les performances cliniques

    Les résultats obtenus par ce test sont impressionnants et démontrent son efficacité :

    • Sensibilité : 97,05 %
    •  Spécificité : 90,1 %
    • Précision globale : 93,51 %

    Une solution accessible pour tous

    En plus de ses performances techniques, le test Oncosure est proposé à un coût réduit de 61 % par rapport aux autres tests existants, le rendant ainsi plus accessible pour une large population de patients. 14 % de la population mondiale sera touchée par un cancer au cours de sa vie.

     

  • IA et génomique : quatre innovations pour révolutionner la médecine de précision

    Médecine numérique et génomique : l’étude novatrice de Kaleidos SCS et Net-Medicare SR

    Des chercheurs italiens de Kaleidos SCS et Net-Medicare SRL ont exploré l’intégration croissante de la génomique avec l’IA dans le contexte de la médecine de précision et de la santé numérique.

    L’originalité de leur étude, publiée dans Gene & Protein Disease, repose sur une approche interdisciplinaire, alliant biologie, génétique, médecine et informatique. Les chercheurs ont analysé en profondeur les principales applications numériques en génétique et génomique, incluant la télémédecine pour la consultation génétique à distance, les systèmes de gestion des dossiers médicaux électroniques, ainsi que les outils de recrutement de patients pour les essais cliniques génétiques en 2024.

    Quand l’IA booste la précision en génétique : focus sur quatre outils majeurs

    Ces chercheurs ont identifié quatre outils majeurs d’intelligence artificielle (IA) :

    • Des algorithmes de Machine Learning et de Deep Learning, utilisés pour analyser les variations génétiques, permettant une détection plus précise des mutations génétiques avec une sensibilité dépassant 90%. Ces algorithmes facilitent la détection de maladies rares.
    • Des réseaux de neurones profonds, combinés à des auto-encodeurs empilés, qui analysent les relations entre composés et protéines cibles avec une précision variant de 70 à 90%, selon la complexité des données et le domaine thérapeutique. Cela permet d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.
    • Des algorithmes capables de prédire la réponse aux médicaments, tels que les statines ou les traitements contre le cancer, avec une précision supérieure à 85%. Ces outils sont essentiels pour la personnalisation des traitements, notamment en pharmacogénomique.
    • Des chatbots génétiques basés sur l’IA, qui libèrent du temps pour les conseillers en génétique tout en offrant une assistance disponible 24h/24 et 7j/7 aux patients.

    Cinq obstacles à surmonter

    Les auteurs de l’étude ont mis en lumière cinq obstacles majeurs au déploiement des technologies d’intelligence artificielle en génomique :

    • La normalisation des formats de données.
    • La difficile intégration des données génétiques dans les systèmes de santé.
    • Des inquiétudes sur la confidentialité des données génétiques.
    • Le coût des tests génétiques.
    • Le manque de professionnels formés.

     

  • Un nouveau test sanguin rapide basé sur l’IA pour la maladie de Lyme

    Nouvelle méthode pour diagnostiquer la borréliose

    Des chercheurs de l’Institut California Nanosystems de l’Université de Californie à Los Angeles (Etats-Unis) ont mis au point un test innovant utilisant l’IA pour diagnostiquer rapidement la maladie de Lyme.

    Plus de 14% de la population mondiale touchée
    14,5 % de la population mondiale est exposée à la borréliose de Lyme, une infection bactérienne transmise par les tiques infectées. Cette maladie commence par des maux de tête, des douleurs et de la fatigue. Sans traitement, elle peut entraîner des complications :
    • 60 % des cas non traités présentent des manifestations articulaires,
    • 15 % des anomalies neurologiques,
    • 8 % des troubles cardiaques.

    Une efficacité prouvée

    À l’image des tests COVID-19 à domicile, un échantillon de sérum sanguin est déposé dans une cartouche avec une solution tampon. Cette solution passe à travers des couches contenant des peptides synthétiques qui capturent les anticorps spécifiques. Le motif est analysé par un algorithme d’IA via un lecteur numérique pour établir un diagnostic.Dans une étude publiée dans Nature Communications, les chercheurs ont validé l’efficacité de leur approche :
    • Sensibilité de 95,5 % pour détecter la maladie de Lyme,
    • Spécificité de 100 % pour les échantillons négatifs,
    • Résultats en 20 minutes contre deux semaines pour le test conventionnel.

    Les limites et défis des tests actuels 

    l’incidence de la maladie augmente avec le changement climatique, la migration animale et les contacts fréquents entre humains et animaux de compagnie. Aujourd’hui, le diagnostic repose sur un test en deux étapes, nécessitant jusqu’à deux semaines pour des résultats souvent inefficaces à un stade précoce.

    Le nouveau test développé par les chercheurs utilise :
    • Un lecteur portable,
    • Des peptides synthétiques pour détecter les anticorps spécifiques de la bactérie de Lyme,
    • Un algorithme d’IA pour analyser les motifs d’anticorps.

    Portable et stable, ce test réduit les erreurs de diagnostic à un coût de 3 dollars par test. Le lecteur, compatible avec un smartphone du commerce, coûte environ 200 dollars.

     

  • Un test sanguin diagnostique la sclérose latérale amyotrophique avec une précision de 98%

    Maladie de Charcot, un diagnostic complexe et souvent tardif

    La SLA, ou maladie de Charcot, affecte les neurones moteurs du cerveau et de la moelle épinière, provoquant une paralysie progressive, une perte d’autonomie, et une issue fatale dans un délai de 3 à 5 ans après le diagnostic.

    Brain Chemistry Labs vient de mettre au point un nouveau test sanguin capable de détecter la sclérose latérale amyotrophique (SLA).Cette maladie neurovégétative également connue sous le nom de maladie de Charcot affecte les neurones du cerveau et de la moelle épinière, provoquant une paralysie progressive, une perte d’autonomie, et une issue fatale dans un délai de 3 à 5 ans après le diagnostic.

    Le diagnostic de la SLA qui repose sur l’examen clinique neurologique et l’évolution des symptômes, présente des limites:

    • Un délai de diagnostic pouvant aller de 9 à 12 mois en moyenne
    • Jusqu’à 68% de taux d’erreur de diagnostic initial
    • Un sous diagnostic important de nombreux patients n’étant pas identifié dans le temps

    Les chercheurs du Brain Chemistry Labs de Jackson dans le Wyoming aux Etats-Unis ont découvert un biomarqueur dans le sang, qualifié d’« empreinte digitale de la SLA », dans des vésicules extracellulaires enrichies de neurones.

    98% de précision, 100% de sensibilité et 97% de spécificité

    Dans leur étude publiée dans la revue Brain Communications, ils ont utilisé le séquençage de nouvelle génération et la réaction en chaîne par polymérase en temps réel  pour analyser des échantillons de sang de patients atteints de SLA, de sclérose latérale primitive, de la maladie de Parkinson et d’individus sains. Un algorithme d’apprentissage automatique et un modèle de régression logistique ont été utilisés pour évaluer le diagnostic. L’empreinte ALS des huit microARN a permis de détecter la SLA avec

    • Une précision de 98%
    • Une sensibilité de 100%
    • Une spécificité de 97%
    • Une aire sous la courbe de 98%. Ce test sanguin permet ainsi de différencier la SLA d’autres maladies neurologiques comme la sclérose latérale primitive et la maladie de Parkinson

    Ce test différencie la SLA d’autres maladies neurologiques (Parkinson, sclérose latérale primitive) et sera disponible d’ici deux ans, offrant un diagnostic plus précoce et précis.

     

  • BioMérieux inaugure son centre d’innovation moléculaire et génomique aux Etats-Unis

    Un centre de 2 900 m² mobilisant cinquante chercheurs

    Le laboratoire français de diagnostic in vitro, BioMérieux, vient d’inaugurer un nouveau centre d’innovation moléculaire et génomique au Navy Yard de Philadelphie, aux États-Unis.

    Ce nouveau site de 2 900 m² accueille une équipe d’une cinquantaine de chercheurs. Il s’inscrit au cœur du programme xPro de BioMérieux, un accélérateur de recherche et développement lancé en 2019, dédié au développement de tests moléculaires personnalisés, en partenariat avec des leaders de l’industrie alimentaire. L’objectif est de maintenir un niveau d’innovation élevé pour :

    • Répondre aux défis récurrents et urgents en matière de sécurité alimentaire.
    • Identifier et résoudre des problèmes complexes tout au long du processus de production alimentaire, depuis les matières premières jusqu’au produit fini, tout en minimisant les déchets.
    • Améliorer l’efficacité opérationnelle des innovations déployées par les acteurs du diagnostic en sécurité alimentaire.

    Une approche unique de diagnostic augmenté

    Le nouveau centre de R&D de BioMérieux se distingue par l’intégration des dernières avancées en bio-informatique, intelligence artificielle et analyse de données. Ces technologies sont regroupées au sein d’une plateforme de diagnostic avancé, qui inclut :

    • Des tests de biologie moléculaire.
    • Des équipements de pointe pour le séquençage et l’analyse des données génomiques.
    • Des modèles prédictifs.
    • La technologie cloud.

    Grâce à cette démarche intégrative, BioMérieux a déjà développé une solution de diagnostic prédictif combinant biologie moléculaire, séquençage génomique et modèles prédictifs, appuyée par l’analyse cloud du microbiome des usines agroalimentaires. De plus, l’entreprise a conçu des tests moléculaires personnalisés en seulement 90 jours. En renforçant ainsi ses capacités opérationnelles en R&D, BioMérieux ambitionne d’accélérer la mise sur le marché de nouveaux tests, tout en réduisant les délais de validation et en proposant des solutions sur mesure pour ses partenaires industriels.

     

  • La Chine, pays en pointe dans la santé numérique mentale

    La dépression touche 54 millions de personnes Chine

    Une équipe de chercheurs du Rapid Research Evaluation and Appraisal Lab, rattaché à l’University College London (UCL) au Royaume-Uni, a publié un rapport sur l’usage des technologies numériques dans la prise en charge des troubles mentaux dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

    Les pays asiatiques sont particulièrement affectés par les troubles mentaux. En Chine, 54 millions de personnes souffrent de dépression, et en Inde, 20 % des étudiants universitaires sont touchés par l’anxiété généralisée. L’étude, menée de janvier 2023 à janvier 2024, montre que la Chine a développé et testé le plus grand nombre d’interventions numériques en santé mentale, suivie par l’Inde et le Pakistan. L’Indonésie et le Vietnam sont moins actifs dans ce domaine. Globalement, l’Asie du Sud et du Sud-Est recourent plus aux technologies numériques en santé mentale que l’Asie centrale.

    Applications mobiles, chatbots et intelligence artificielle

    Les principales pathologies ciblées sont la dépression, l’anxiété, la schizophrénie, ainsi que les troubles bipolaires, obsessionnels compulsifs et le stress post-traumatique. Quatre technologies numériques sont employées :

    • Applications mobiles et tablettes
    • Sites Web et plateformes en ligne
    • Intelligence artificielle avec chatbots et agents conversationnels
    • Réalité virtuelle

    Applications numériques : 3 avantages, 3 inconvénients

    Les applications mobiles offrent des thérapies cognitivo-comportementales pour la dépression et l’anxiété, ainsi qu’un soutien pour la dépression périnatale ou chez les lycéens. Elles présentent trois avantages majeurs :

    • Accessibilité, notamment dans les zones reculées
    • Coût réduit
    • Soutien continu et personnalisé

    Mais elles comportent aussi trois inconvénients :

    • Difficultés d’engagement à long terme
    • Risques liés à la confidentialité des données
    • Manque de preuves solides sur leur efficacité à long terme

    Des évaluations insuffisantes

    Les équipes en Asie, composées de psychiatres et psychologues, collaborent avec des développeurs pour créer des outils numériques. Cependant, quatre obstacles majeurs persistent :

    • Stigmatisation autour des problèmes de santé mentale
    • Accès limité à Internet et aux infrastructures
    • Manque de formation sur l’intégration des outils numériques
    • Insuffisance des ressources humaines et économiques

    La plupart des interventions restent au stade de développement précoce, avec peu d’études sur leur efficacité à long terme et des taux élevés d’abandon et d’engagement faible des utilisateurs.

     

  • Avalun lance le test de fibrinogène le plus rapide du marché (moins de 4 minutes)

    Le Smart FIB Batrox : un dosage fiable et rapide

    Avalun, filiale de Biosynex, s’apprête à lancer un test « Point of Care » innovant pour mesurer le fibrinogène en moins de 4 minutes, à partir d’une simple goutte de sang citraté. Cette avancée promet de transformer la prise en charge des hémorragies massives, observées lors de traumatismes, d’hémorragies post-partum ou d’interventions complexes, comme les chirurgies cardiaques et hépatiques.

    Les techniques classiques, telles que le test de Clauss, la thromboélastographie (TEG) ou la thromboélastométrie rotative (ROTEM), bien que précises, restent lentes et nécessitent du matériel spécialisé. De plus, elles peuvent être perturbées par les anticoagulants, compliquant leur usage en urgence.

    Développé à Grenoble par Biosynex, le Smart FIB Batrox d’Avalun est une microcuvette contenant de la batroxobine lyophilisée, enzyme issue du venin de serpent, insensible aux anticoagulants. Une fois insérée dans le mini laboratoire portable  LabPad Evolution, une goutte de sang suffit pour obtenir un résultat en 1 à 4 minutes.

    Performances cliniques : précision à 93,3 %

    Les tests effectués au CHU de Grenoble et à l’AP-HP ont confirmé

    • Une large plage de mesure (0,3 à 4 g/L),
    • Une sensibilité de 93,3 %
    • Une spécificité de 90 %.
    • Une rapidité d’exécution : 4 minutes contre 67 minutes pour les méthodes classiques
    • un faible coefficient de variation inférieur à 7 %

    Un marché mondial de 159 millions de dollars

    En cours de certification CE, le Smart FIB Batrox devrait être commercialisé en France et en Europe dans les prochains mois, avec un marché mondial du dosage rapide du fibrinogène estimé à 159 millions de dollars selon Avalun.