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2016-2017 : une feuille de route en 4 axes pour France Silver éco (gouvernement)
Promouvoir les Silver régions, créer un observatoire national de la Silver économie, mettre en place un label Silver économie et réfléchir sur le levier des achats publics, ce sont les 4 axes fixés à France Silver Eco par Pascale Boistard, secrétaire d’Etat aux Personnes âgées, le 22 juin 2016.
La secrétaire d’Etat s’exprimait à l’occasion de la mise en place d’une nouvelle convention de deux ans avec France Silver éco lors de l’assemblée générale de l’association.
La feuille de route confiée par le gouvernement à France Silver éco s’articule autour de 4 axes :
- Coordonner et animer les acteurs locaux (régions, clusters, CCI, agences de développement économique..) afin de promouvoir les Silver régions ;
- Créer un observatoire national de la Silver économie qui aura la responsabilité de publier des données socio-économiques et de définir un baromètre des tendances socio-économiques du secteur
- Développer le site de référencement des produits de la Silver Economie et éclairer la réflexion du Gouvernement sur la question stratégique de la labellisation.
- Réfléchir sur la question de l’achat public en lien avec les CCI, les collectivités locales et les acheteurs publics. »
Le conseil d’administration de France Silver éco a été renouvelé lors de l’assemblée générale du 22 juin 2016.
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670 M€ sur 5 ans pour créer 12 centres de séquençage du génome (Marisol Touraine)
670 M€, c’est le montant minimum des investissements qui seront réalisés sur 5 ans dans le « plan médecine génomique » annoncé le 22 juin 2016 par Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé.
Marisol Touraine veut mettre la France « à la tête de cette nouvelle bataille de a médecine personnalisée ». La ministre a précisé que ce plan consisterait en la mise en place de 12 plate-formes haut débit de séquençage du génome, réalisant l’analyse complète de l’ADN.
L’analyse complète et exhaustive des gènes de l’ADN permettrait de caractériser et établir les risques de développer certains cancers, le diabète, et les réactions de l’organisme à certaines substances, notamment médicamenteuses. Le premier décryptage intégral du génome d’un être humain date de 2003.
Ce « plan médecine génomique » sera financé en grande partie « par des entreprises », selon Marisol Touraine.
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Petite enfance : l’IoT cherche à prendre sa part dans un marché à 58,8Mds€
66,8 Mds $ (58,8 Mds€), c’est la taille estimée du marché mondial des soins pour la petite enfance en 2017 selon le portail d’études statistiques Statista.
Plusieurs entreprises et start-up souhaitent profiter de cet important marché et proposent des objets connectés spécifiquement dédiés aux bébés.
- Sproutling baby monitor est un capteur attaché à la cheville mesurant le rythme cardiaque, les mouvement et la qualité du sommeil du bébé. L’application promet la prédiction des habitudes de sommeil et d’éveil du bébé. La société californienne à l’origine de cet objet et de son application a été rachetée par Mattel le 29 janvier 2016.
- Pacif-I est une tétine connectée qui mesure la température et la transmet par bluetooth à une application sur smartphone. La société prétend que la mesure de la température à long terme est utile dans un but médical.
- Baby Gigl est un porte-biberon « intelligent » qui permet de s’assurer que le biberon est donné dans la meilleure des positions et au bon angle. Il mesure également le temps du repas et la quantité bue. Baby Gigl est produit par la société française Slow Control.
- Starling mesure le nombre de mots prononcés à proximité du bébé et que ce dernier est susceptible d’entendre. Le fabricant entend « booster » le QI de l’enfant en surveillant le nombre de mots qu’il enregistre quotidiennement.
- Owlet Smart Sock, une chaussette qui surveille le rythme cardiaque et la respiration du bébé et alerte les parents en cas d’arrêt respiratoire.
- Mimo Smart Monitor est un pyjama bluetooth qui surveille la respiration, la température et la position du bébé pendant son sommeil et transmet les informations en temps réel au smartphone des parents.
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Contrat d’accès aux soins : l’Uncam propose une dégressivité de l’aide en cas de non respect
Une dégressivité de l’aide liée contrat d’accès aux soins (CAS) plutôt que sa suppression en cas de non respect, c’est ce que propose l’Uncam aux médecins de secteur 2. Cette proposition révélée par Les Echos devait être présentée par l’Uncam aux syndicats de médecins le 23 juin 2016 dans le cadre de la réunion sur la négociation conventionnelle.
Cette aide qui concerne environ 11 200 praticiens ayant signé un CAS se traduit par une prise en charge partielle des cotisations maladies. Elle vise à inciter les médecins du secteur 2 à modérer le montant de leurs dépassements d’honoraires.
Ce que prévoit le CAS
- Destiné aux médecins du secteur 2, le contrat d’accès aux soins, les engage à stabiliser leurs tarifs et leur taux de dépassement sur la base de l’activité de l’année civile précédente. De plus, les médecins signataires s’engagent à ne pas pratiquer de dépassements d’honoraires pour les patients aux revenus modestes, éligibles à l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé.
- L’adhésion au contrat d’accès aux soins permet aux patients de bénéficier d’une meilleure base de remboursement (alignement des bases de remboursement sur celles des médecins de secteur 1). Pour ce faire, il est toutefois indispensable que le médecin cote les majorations de coordination prévues dans la convention médicale.
- En cas de respect de leurs engagements, les médecins signataires reçoivent les sommes correspondants à la participation à la prise en charge de leurs cotisations sociales (participation sur l’activité réalisée à tarifs strictement opposables c’est-à-dire sans dépassement).
- En cas de non respect (même limité) de leurs engagements, les médecins signataires ne bénéficient d’aucune aide.
Ce que propose l’Uncam
- La mise en place d’une dégressivité de l’aide versée à la place de sa suppression en cas de non respect des engagements de modération au lieu de sa suppression pure et simple.
- Cette dégressivité serait fonction de l’écart constaté par rapport au engagements pris dans le cadre du CAS.
- Une réduction du délai de versement de cette aide en changeant l’assiette du calcul de la rémunération: le montant de l’aide est basé sur celui des cotisations sociales versées par le médecin, ce qui oblige l’Assurance maladie à récupérer les données auprès de différentes caisses et renvoie à deux ans le délai de versement de l’aide.
Combien de médecins seraient concernés
- Environ 11 200 médecins sont signataires d’un CAS
- Une part croissante d’entre-eux (24% en 2015 contre 17% en 2013) ne parvient pas à respecter ses engagements de modération.
- 900 contestations de médecins privé de l’aide bien qu’ils soient très proches de leurs engagements doivent être examinées chaque année.
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Un wearable capable de prédire les crises d’asthme en phase de test
Un bracelet et un patch connectés recueillant des données environnementales et d’activité permettant de prédire et prévenir les crises d’asthme à travers le système HET (Health and Environnement Tracker) sera testé durant l’été 2016. Il a été mis au point par des chercheurs de l’Université de Caroline du Nord.
L’asthme concerne plus de 24 millions d’individus aux États-Unis, d’après les centres de contrôle et de prévention de la maladie.
Au-delà de son intérêt thérapeutique, cette nouveauté fait aussi progresser les technologies utilisant l’énergie générée par le corps.
Le système est constitué d’une panoplie de nouveaux capteurs, développé au sein de l’ASSIST (National Science Foundation’s Nanosystems Engineering Research Center for Advanced Self-Powered Systems of Integrated Sensors and Technologies).
« Notre but était de designer un wearable pouvant tracer la santé des individus, fournir l’infrastructure prévenant les crises d’asthme afin que les utilisateurs puissent les anticiper en changeant d’activité ou d’environnement » explique un des chercheurs.
Pour l’heure, la gestion des symptômes, pouvant inclure jusqu’aux crises d’asthme invalidantes, réside dans l’utilisation d’inhalateurs. Or «prévenir une crise pourrait être aussi simple qu’aller à l’extérieur ou faire une pause lors d’un exercice de routine », précise James Dieffender, un des chercheurs ayant travaillé sur le système HET.
- Le système est paré d’un logiciel d’analyse de données : un récepteur est intégré, composé de capteurs sensitifs incorporés dans le bracelet, accompagné d’un patch adhérant à la poitrine.
- Ce dernier contient des capteurs permettant de tracer le mouvement du patient, son rythme cardiaque, respiratoire, taux d’oxygène dans le sang, impédance de la peau et sifflement dans les poumons.
Un nouveau mode de suivi des patients asthmatiques
Le bracelet se focalise majoritairement sur les facteurs environnementaux, monitorant les composants organiques volatiles et l’ozone dans l’air, l’humidité et la température ambiantes.
Le système inclut un composant non-wearable : un spiromètre dans lequel les patients respirent plusieurs fois par jour afin d’évaluer précisément leur fonction pulmonaire, information utilisée pour renseigner la dose de prescription médicamenteuse utilisée dans leurs inhalateurs..
La transmission des données recueillies par tous ces capteurs à un ordinateur est réalisée sans fil à un ordinateur équipé d’un logiciel adapté qui recense et enregistre ces dernières
Synchronisable avec un smartphone
La singularité de ces travaux n’est pas simplement d’intégrer des capteurs variés sous forme de wearables : une des innovations réside dans des niveaux de consommation électrique très faibles grâce en utilisant des nanotechnologies pour fabriquer les capteurs.
Cette consommation si faible en puissance offre aux dispositifs une longue vie de batterie et sera dans un futur proche compatible avec l’énergie générée par le corps.
A terme, le wearable sera sans batterie et alimenté par l’énergie produite par l’organisme, ce qui remédie au principal obstacle à l’efficacité des wearables.
Les chercheurs prévoient de commencer à tester HET dans un environnement contrôlé, afin d’identifier quelles variables environnementales et physiologiques sont efficaces pour prédire et prévenir les crises d’asthme. Il devrait être synchronisable avec le smartphone de l’utilisateur.
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Interopérabilité : des données au format HL7 sur iPhone avec iOS 10 et Apple HealthKit
L’enregistrement et la lecture de données de dossiers médicaux au format standardisé HL7 CCD sera possible sur iPhone avec iOS 10 et Apple HealthKit révèle le site spécialisé 9to5Mac le 15 juin 2016.
Il sera possible pour les utilisateurs (patients et professionnels de santé) d’obtenir, échanger et consulter les dossiers médicaux directement sur iPhone. Les informations seront intégrées directement à l’application « Santé » avec la possibilité d’être importés depuis Mail, Safari ou d’autres applications.
Le HL7 offre une plus grande interopérabilité pour l’échange de données de santé et permet aux professionnels de santé d’envoyer et recevoir des informations contenues dans les dossiers médicaux sans perte de données ou de sens.
Le lancement d’iOS 10 à l’automne 2016 a été annoncé le 13 juin 2016 à l’occasion de la WWDC (Worldwide Developers Conference) 2016 d’Apple.
Un standard mondial d’échange informatisé de données
HL7 est une organisation qui définit un ensemble de spécifications techniques pour les échanges informatisés de données cliniques, financières et administratives entre systèmes d’information hospitaliers (SIH).
En France, l’alimentation du DMP est effectuée en utilisant la Version 3 d’HL7 depuis 2010, sur recommandation de L’Asip Santé. Ce cadre d’interopérabilité a été notamment validé pour la transmission des résultats de biologie médicale avec HPRIM (Harmonie et promotion de l’informatique médicale). Il s’agit d’une norme française de transmission des examens de biologie créée en 1990.
Initialement développée par les laboratoires d’analyse pour communiquer entre eux, elle a été ensuite utilisée pour transmettre les résultats aux médecins prescripteurs. Par la suite, la couverture fonctionnelle du standard s’est étendue sur un grand nombre de cas d’utilisations d’échanges entre SIH.
En 2004, le consortium HPRIM a rejoint la norme internationale HL7 dont elle est devenue le sous-ensemble francophone le plus utilisé (HL7 – France HPRIM).
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All-In-One Eletronic Diabetes Patch : il mesure le glucose et injecte l’insuline
Un patch électronique cutané capable d’effectuer des mesures précises de la glycémie pendant qu’il injecte de l’insuline, c’est ce que les chercheurs de l’Institut Basic Science en Corée ont mis au point en mars 2016.
Le capteur de glucose est basé sur du graphène dopé d’or et tissu d’or et il s’auto-corrige en utilisant des capteurs de bord du pH et de la température de la peau. Des micro-aiguilles pouvant être contrôlées en changeant la température sont utilisées pour délivrer l’insuline. L’entière unité se connecte sans fil avec un dispositif proche pour se recharger et récolter les données.
- Le patch est appliqué sur la peau où la surveillance du glucose basée sur la sueur débute dès la génération de sueur.
- Les capteurs de l’humidité surveillent l’accroissement de l’humidité relative (HR).
- Il faut en moyenne 15 minutes pour le tissu du patch pour absorber la sueur et atteindre une HR supérieure à 80 %, à partir de laquelle les mesures de glucose et pH sont initiées.