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  • Louis Omnès définit les piliers de l’hôpital numérique (colloque e-santé de l’HEGP)

    – Un réseau Internet sécurisé,
    – un dossier patient commun,
    – un hôpital communicant,
    – un hôpital automatisé/robotisé,
    – un bâtiment intelligent,
    – un hôpital écologique,

    tels sont pour Louis Omnès, ancien directeur de l’HEGP qui s’exprimait lors du colloque e-santé de l’HEGP le 20 octobre 2016 , les piliers de l’hôpital numérique.

    Il a également décrit la eGouvernance impliquée par l’hôpital numérique, qui vise à instaurer des modes de travail collaboratif entre les acteurs de santé et améliorer la coordination du parcours de soin.

    L’HEGP est un des hôpitaux les plus « numérisés »: il est classé au stade 6 de l’EMRAM qui prend notamment en considération l’intégration du dossier patient, la prescription connectée multi-domaines et par protocoles, l’aide à la décision clinique et la sécurisation du circuit du médicament. La grille d’analyse comprend 8 niveaux, de 0 (pas de plus-value médicale du système d’information) à 7 (dossier médicaux informatisés complets).

    Louis Omnès dresse le portrait de l’hôpital numérique idéal, dont les fondements repose notamment sur une logistique robotisée et automatisée.

    Les piliers de l’hôpital numérique

    • Un réseau VDI Internet Protocol
      Correspondant selon la définition de l’ancien directeur de l’HEGP à « une live box à l’échelle de l’hôpital », sécurisée à 99,9%.
    • Le dossier patient commun :
      Informationnel (événements, compte-rendus, résultats de laboratoire) bénéficiant d’un pilotage médico-économique, d’une gestion des ressources (prise de RV).
    • Un hôpital communicant:
      • en interne : terminal multimédia, gestion des appels (IP, Mssanté, PC mobile, aide à la saisie, dictée numérique, reconnaissance vocale).
      • en externe : EMR pacs partagés, supports de décision clinique,  télémédecine. Tout ceci intégré dans une traçabilité spatio-temporelle : les dispositifs sont identifiés et localisés en temps réel.
    • Un hôpital automatisé/robotisé :
      Transports, processus (circuit du médicament, stérilisation, analyses laboratoire), tâches (robotisation chirurgicale, aide soignante, armoires & chariots digitalisés.
    • Un bâtiment intelligent :
      • Gestion des énergies : régulation automatique
      • Gestion de la sécurité des biens et des personnes
      • Orientation numérique : kiosques interactifs, guidage optique
    • Un hôpital écologique :
      • Bâtiment durable HQE
      • Gestion optimisée et automatisée des interventions de maintenance, gestion maîtrisée (simulation/contrôle) de maintenance des actifs physiques
      • Green IT : visualisation et gestion optimisée du parc
      • Gestion écologique des déchets d’activités

    Selon Louis Omnès, un hôpital numérique nécessite par définition, une eGouvernance.

    La eGouvernance

    Dans le système de santé, l’hôpital est un acteur important, une gouvernance IT nécessite un alignement stratégique, une stratégie médicale et organisationnelle ainsi qu’un pilotage sécurisé de la logistique informationnelle.

    L’hôpital produit une valeur multiforme offrant : rapidité de soin, qualité de soin par PEC multidisciplinaire, sécurité par traçabilité, maîtrise des coûts de production, diffusion du savoir, attractivité pour les personnels et les malades.

    La eGouvernance du système de santé territorialisé peut s’insérer dans un cercle vertueux : la performance du système de santé peut être améliorée par le parcours patient :

    • En interne par le dossier patient électronique, le bed management, la modélisation du chemin clinique par rapport aux grandes pathologies.
    • En externe par le dossier électronique ouvert, la médecine de premier recours, des portails e-patient & e-praticiens, réseau de moyen et long séjour, HAD, télémédecine (consultation, surveillance, expertise, assistance), plate-forme d’objets connectés.

    Ceci doit être alimenté par le partage du savoir entre professionnels et usagers via des outils informatiques d’aide à la prescription, un accès généralisé des données type guidelines, ainsi que par des consultations virtuelles de suivi, un deuxième avis à travers l’éducation santé, la télé-information, le conseil et la vigilance, des rendez-vous internet.

  • VDI

    virtual desktop infrastructure null

  • HQE

    Haute Qualité Environnementalenull

  • EMRAM

    Electronic Medical Record Adoption Modelnull

  • Cadre d’interopérabilité : nouveaux documents soumis à concertation par l’Asip

    Une concertation publique sur la doctrine du cadre d’interopérabilité des systèmes d’information de santé (CI-SIS) ainsi que sur les premiers éléments du premier cycle de la nouvelle gouvernance a été lancée par l’Asip santé le 13 octobre 2016.

    Toutes les parties prenantes du domaine sont invitées à faire part de leurs remarques sur les spécifications proposées jusqu’au 15 janvier 2017.

    Les documents concernés

    Couche contenu métier

    • Évaluation pluri-professionnelle post AVC

    Ce volet structure les données de la consultation d’évaluation post AVC (PAVC) qui s’inscrit dans le parcours de soins de toute personne victime d’AVC pour permettre l’accompagnement à six mois de la sortie de l’établissement de santé, pour une reprise du cours de la vie adaptée au lieu de vie. Il constitue le quatrième volet d’un ensemble de trois volets, couvrant chacun les différentes périodes de la prise en charge aiguë d’un AVC par une Unité Neuro-Vasculaire (UNV).  

    Couche service

    • Éléments préparatoires au volet cahier de liaison
      • l’étude « métier » pour la mise en œuvre d’un cahier de liaison,
      • l’analyse comparative des normes, standards et profils de normes et standards qui ont été identifiés comme adaptés pour la mise en œuvre des flux structurés présentés dans l’étude métier du cahier de liaison.
    • Éléments préparatoires au volet notification d’événements
      • l’étude « métier » pour la mise en œuvre de la notification d’événements,
      • l’analyse comparative des normes, standards et profils de normes et standards qui ont été identifiés comme adaptés pour la mise en œuvre des flux structurés présentés dans l’étude métier notification d’événements.
  • Série « SI hospitaliers » : 3 questions à Michael de Block, DSI du CH de Troyes

    Le centre hospitalier de Troyes est établissement support du GHT de l’Aube et du Sézennais, qui comprend 4 établissements hospitaliers, un EPSM et 4 Ehpad.

    Dans quel état d’esprit abordez-vous la convergence des SI dans le cadre du GHT ?

    Nous avons eu la chance d’avoir un directeur visionnaire qui a poussé à la mise en place d’une direction unique pour les établissements hospitaliers de notre territoire autour du centre hospitalier de Troyes. Nous étions donc déjà structurés comme un GHT.

    Nous avions par ailleurs déjà créé un GCS santé numérique, qui nous a permis d’élaborer une stratégie de SI convergent.

    Où en est cette stratégie ?

    Nous avons une logique de convergence globale à trois ans, autour des logiciels DxCare pour le DPI et Cpage i pour la GAM, la GEF et la GRH. Elle se fait pour l’instant à plusieurs vitesses, certains établissements venant de réaliser des investissements en matière de système d’information, d’autres étant fortement spécialisés, comme l’EPSM.

    Nous avons également entamé les démarches nécessaires afin que le centre hospitalier de Troyes soit agréé pour l’hébergement des données de santé, ce qui nous a incités à revoir l’ensemble de nos équipements et de notre organisation.

    Avez-vous mis en place des collaborations avec les professionnels de santé libéraux ?

    Le territoire de notre GHT est étendu, avec une problématique de désertification médicale, et des distances importantes entre établissements. Les professionnels de santé sont demandeurs de coopération, et nous avons développé un portail sécurisé ville/hôpital, MyGHT, qui permet d’améliorer la coordination du parcours de soin et la réorientation des patients. Il fonctionne bien car les professionnels de santé ont été associés à son élaboration, et se le sont approprié.

    Notre objectif est d’aboutir à un système d’information territorial.

  • Fusion d’Honestica et Planning de Garde

    Honestica et Planning de garde annoncent leur fusion le 18 octobre 2016.

    Dans le cadre de ce rapprochement, l’équipe de Planning de Garde, jusque-là uniquement constituée des fondateurs, Alexandre Huckert et Etienne Depaulis, passe de deux à vingt personnes. Les effectifs seront répartis à Paris et Lyon.

    Planning de Garde prévoit de lancer une version «Premium» de gestion du temps médical pour les établissements de santé. Une version Android de l’application mobile, actuellement en phase de tests, doit également être lancée prochainement. A ce jour, Planning de Garde revendique plus de 25 000 utilisateurs et 2 millions de gardes et astreintes planifiées.

    Les détails financiers de l’opération n’ont pas été dévoilés mais la page Linkedin de Planning de Garde indique le 20 octobre 2016 que la société a été acquise par Honestica.

    • Planning de Garde est une start-up qui édite un service en ligne de tableaux de garde pour le milieu médical depuis 2015
    • Lancée par Franck Le Ouay, également fondateur de Criteo, Alexandre Hamburger, et Philippe Douste-Blazy, Honestica réunit les médecins, les patients et professionnels de la santé sur une plateforme unique qui stocke, partage et analyse les données médicales des médecins et des patients.

    Digital et hôpital

    Dans un message publié sur la plateforme Medium et adressé à leurs utilisateurs, les fondateurs de Planning de Garde justifient leur décision :

    « Digital et Hôpital riment mais ne font pas toujours bon ménage. Nous sommes en 2016 : vous utilisez WhatsApp tous les jours, mais lorsqu’il faut envoyer une information médicale urgente, on vous demande d’envoyer un fax … voire un courrier ! Au XXIe siècle, ce n’est pas acceptable et nous comptons bien y remédier.

    Les enjeux de la communication médicale sont différents et nettement plus complexes. C’est pourquoi nous avons décidé de faire équipe avec les experts du domaine : Honestica. »

  • Diabète : Sanofi prévoit des produits prototypes avec Verily Life Sciences d’ici 2-3 ans

    Onduo, la coentreprise de Sanofi et Verily Life Sciences, filiale santé d’Alphabet (Google), devrait mettre au point de premiers produits prototypes dans le diabète « dans 2 ou 3 ans », a estimé Elias Zerhouni, président de la recherche-développement mondiale de Sanofi le 20 octobre 2016.

    Coentreprise détenue à 50-50 par Sanofi et Verily, qui ont chacun investi 250M $ (229M €), Onduo a pour mission de mettre au point des « solutions intégrées » combinant des technologies numériques et l’injection d’insuline pour optimiser le traitement du diabète, a rappelé M. Zerhouni.

    Comme il s’agira dans un premier temps de connecter des produits déjà existants, les premières innovations d’Onduo « arriveront bien plus rapidement que dans le cas d’un programme de recherche pharmaceutique partant de zéro », avait déjà expliqué Stefan Oelrich, responsable de l’activité diabète chez Sanofi, lors du lancement de la coentreprise le 12 septembre 2016

    Onduo prévoit de se concentrer d’abord sur le diabète de type 2, caractérisé par un défaut de régulation de l’insuline et qui représente 90% des cas de cette maladie chronique en forte augmentation dans le monde entier.

    La coentreprise compte s’attaquer dans un second temps au diabète de type 1, maladie auto-immune nécessitant une administration quotidienne d’insuline, et éventuellement aux personnes exposées au risque de développer un diabète.

    L’action de Sanofi gagnait 1,42% à 69,48 € à la bourse de Paris le 20 octobre 2016, jour de l’annonce.

  • La DGS se dote d’un projet stratégique pour ses 60 ans

    • l’investissement dans la prévention et promotion de la santé,
    • la sécurité et la qualité des pratiques et des soins,
    • la gestion des risques sanitaires et environnementaux,

    tels sont les enjeux stratégiques que s’est fixé la DGS à l’occasion de ses 60 ans pour « ouvrir de nouvelles perspectives dans son approche de la protection et promotion de la santé, améliorer ses faiblesses et de conforter ses atouts dans l’exercice de ses missions ».

    • « En premier lieu, il nous a semblé essentiel de renforcer notre capacité à nous inscrire en complémentarité des enjeux liés à l’offre de soins et à l’offre médicosociale, car notre action sur les déterminants environnementaux et comportementaux de la santé ne doit pas nous faire oublier que la prévention est aussi un élément de la gestion du risque et de soutenabilité de notre système de protection sociale.
    • En deuxième lieu, l’élaboration de ce projet a été l’occasion de clarifier, de rendre plus simples et plus lisibles nos priorités d’action, et celles des agences sanitaires, à la fois pour les agences régionales de santé, les professionnels de la santé, les collectivités territoriales, les associations mais également le grand public et nos partenaires internationaux. Ce point est essentiel pour une direction centrale dont la mission première est de prévoir, adapter et organiser la réponse aux enjeux sanitaires qui relèvent de sa compétence. Tout décideur, opérateur, partenaire et citoyen est en droit d’avoir cette clarification. »

    expliquent Benoît Vallet et Anne-Claire Amprou dans le texte de présentation générale publié dans le numéro 8 d’octobre 2016 de Médecine.

  • Robotique chirurgicale : Medrobotics obtient le marquage CE pour son système Flex

    Medrobotics annonce avoir obtenu le marquage CE pour son système de robotique chirurgicale Flex le 17 octobre 2016.

    Basée aux Etats-Unis, l’entreprise peut désormais commercialiser auprès des hôpitaux européens ce système, qui comprend des robots mini-invasifs dirigeables et souples pour des procédures colorectales.

    Le système robotique Flex, qui est autorisé par la FDA depuis 2015, a reçu le prix « Best-in-Show » aux Medical Design Excellence Awards 2016.