Syndicat National des pédicures-podologues
care_insight
-
Grand prix de l’innovation de la ville de Paris 2016
La cérémonie de remise des prix du grand prix de l’innovation de la ville de Paris se déroulera le 14 décembre 2016 à la Cité de la Mode et du Design.
Les Grands Prix de l’Innovation de la Ville de Paris ont pour vocation de soutenir le développement d’entreprises innovantes franciliennes dans des secteurs en forte croissance, et de récompenser celles qui vont, par leur innovation, améliorer la vie de la cité et développer le tissu économique parisien. La Ville de Paris a confié à Paris&Co, l’organisation de ces Grands Prix.
Les finalistes 2016 dans la catégorie santé
International Innovation Awards
Les International Innovation Awards est une compétition internationale organisée par Paris&Co, invitant les start-up du monde entier à présenter leur projet en lien avec l’innovation.
L’édition 2016 porte sur la thématique de la « Living City ». Cet événement récompensera le 14 décembre 2016 10 start-up finalistes, qui seront invitées à pitcher à Paris devant un jury d’investissteurs, d’entrepreneurs renommés, de mentors et de grandes entreprises membres du Clup Open Innovation.
Ces finalistes bénéficieront également d’un accompagnement d’un mois dans l’un des incubateurs de Paris&Co. Les trois lauréats gagneront respectivement un chèque de 12 000, 8 000 et 3 000€.
-
Qualité des soins et évaluation : de l’implication des patients à la co-construction (colloque HAS)
Le colloque annuel de la Haute Autorité de Santé, le 16 novembre 2016, était consacré aux apports du point de vue des patients et des usagers dans l’amélioration de la qualité des soins et l’évaluation des technologies de santé.
Les interventions d’experts internationaux ont mis en évidence un changement de paradigme progressif dans la prise en compte du point de vue des patients, avec un passage de la consultation des patients à la co-construction avec eux.
Voici les principaux qui en ressortent.
Qualité et sécurité des soins : du patient traceur au patient coach
Patients traceurs et certification
En France, l’intégration du point de vue des patients dans l’évaluation de la qualité des soins repose notamment sur la méthode du patient traceur. Celle-ci consiste à analyser a posteriori la prise en charge d’un patient à partir de son expérience et de celle de ses proches. La Haute Autorité de Santé a rendu systématique la méthode du patient traceur dans le cadre de la visite de certification des établissements de santé.
Les patients leaders du NHS
En Angleterre, des patients « leaders » sont impliqués dans la conception, la mise en œuvre et la gouvernance de la stratégie d’amélioration de la qualité des soins afin que l’expérience des soins par les patients soit prise en compte.
Les patients partenaires en santé : le modèle de Montréal
Le modèle de Montréal repose sur une co-construction avec les patients dans tous les domaines : santé publique, enseignement, recherche, qualité des soins, soins, politiques de santé.
Concrètement, les patients sont partenaires dans trois domaines :
- enseignement : 240 patients formateurs interviennent dans les cours dispensés aux étudiants en santé ;
- soins : des patients ressources sont impliqués dans la gouvernance stratégique et tactique des établissements de santé du Québec ;
- recherche : des patients co-chercheurs participent à l’écriture et à la conduite de projets de recherche.
Évaluation des technologies de santé : intégrer les contributions des patients
Un point de vue essentiel à l’évaluation
Les intervenants au colloque ont souligné l’aspect essentiel du point de vue du patient dans l’évaluation des technologies de santé. Par exemple, un médicament qui doit être pris une fois toutes les 24 heures plutôt qu’une fois toutes les six heures n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu, mais améliore la qualité de vie des patients – et, potentiellement, leur observance du traitement.
Différentes modalités de participation
Les expériences présentées ont montré la diversité des méthodes permettant de prendre en compte le point de vue des patients dans l’évaluation : questionnaire à remplir en ligne, consultation publique, groupes de travail, entretiens individuels, etc.
Ainsi, en France, la Haute Autorité de Santé met en place une expérimentation pour associer les patients concernés à l’évaluation des produits, via un questionnaire type accessible en ligne aux associations de patients.
Des questions méthodologiques
Les intervenants ont souligné les difficultés méthodologiques inhérentes aux différentes modalités de participation des patients, notamment en termes de représentativité des points de vue exprimés. Des travaux de recherche apparaissent encore nécessaires pour améliorer ce point.
-
Diagnostic : Baidu peaufine Melody, un chatbot « aussi précis qu’un médecin » (Dr. Wei Fan)
Au mois d’octobre 2016, Baidu a annoncé le lancement en Chine de Melody, un robot conversationnel (chatbot) élaboré pour fournir aux médecins des informations pertinentes sur les patients afin de les aider à établir un diagnostic et un traitement adéquat au profil de chaque malade.
Parmi les spécificités du dispositif : l’intégration d’une technologie d’apprentissage avancée, permettant à l’assistant virtuel d’améliorer ses compétences au fil de ses interactions avec les patients.
Le Dr. Wei Fan, directeur du Big Data Lab de Baidu et responsable du projet Melody, en dit un peu plus à H&TI sur le fonctionnement et les particularités de ce nouveau chatbot.
Melody : un service pour apaiser la relation médecin-patient
Melody fait partie de l’application Baidu Doctor, lancée en Chine par le géant d’internet en 2015.
« Avec Melody, notre objectif est de fournir à terme aux patients une expérience en ligne proche d’une conversation humaine, commentait au moment du lancement le Dr. Fan. Nous croyons que ce type d’interaction naturelle aidera les patients à se sentir plus à l’aise avec leurs médecins et qu’il en résultera une relation médecin-patient plus bénéfique. »
Pour l’instant, le dispositif n’est disponible qu’en Chine mais le groupe serait « en train de négocier avec des sociétés spécialisées dans les services dédiés à la santé un peu partout dans le monde, notamment en Europe et aux États-Unis », a déclaré au site The Verge Andrew Ng, responsable scientifique au centre de recherche de Baidu de la Silicon Valley.
« Melody pose des questions très détaillées afin de clarifier les symptômes décrits par les patients » (Dr. Fan)
La plupart des chatbots lancés par d’autres sociétés, telles que MedWhat, HealthTap ou KidsMD, s’adressent généralement directement aux patients. Pourquoi avoir choisi de le proposer aux médecins ?
La technologie reliée à Melody peut se concentrer à la fois sur les patients et les médecins. Comme c’est le premier service du genre à proposer un diagnostic aussi précis que celui d’un docteur, nous nous devons d’être très prudents avant de le rendre accessible aux malades.
Nous le lançons dans un premier temps en tant qu’assistant médical afin d’obtenir les retours des praticiens et d’améliorer en continu la précision du diagnostic pour éventuellement le mettre à la disposition des patients dans un second temps.
Y a-t-il une réelle demande de la part des médecins vis-à-vis de ce genre de services ?
Oui car, en Chine, la profession d’assistant médical n’existe pas. Les docteurs sont surchargés de visites. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, Melody pourra également aider les généralistes (PCP ou GP) à mieux déterminer la priorité de tel ou tel traitement en fonction des patients.
« [Melody] augmentera la productivité des médecins et permettra aux patients d’obtenir des réponses plus rapides à leurs questions », a déclaré lors du lancement du service Zheng Li, directeur général de la division Medical Services Business à Baidu.
Comment fonctionne précisément votre assistant virtuel, en termes de gestion et d’analyse des données ?Il utilise des technologies de pointe comme un logiciel d’apprentissage ultra poussé et la PNL (NLP en anglais). Il pose des questions très détaillées afin de clarifier les symptômes décrits par les patients et les interroge sur leurs habitudes de vie, leur historique de santé, etc., comme le ferait un médecin.
À notre connaissance, il n’y a aucun autre chatbot médical qui atteint un tel niveau.
Le robot Melody vient d’être lancé. Pensez-vous améliorer certains aspects de votre nouveau service dans les mois ou les années à venir ?
On aimerait préciser encore un peu plus le diagnostic établi lorsque nous aurons reçu davantage de retours de la part des médecins.
Baidu n’a pour l’instant pas souhaité nous répondre concernant sa politique en termes de protection des données privées, ni sur ses projets futurs dans le secteur de l’e-santé.
-
Baidu is working on Melody, « the first [conversational bot] that has entire diagnosis » (Dr. Wei Fan)
In October 2016, Baidu announced the launch in China of Melody, an AI-powered conversational bot created to provide relevant patient information to doctors to help them diagnose their patients and find the appropriate treatment for each patient’s profile.
Special asset: the tool incorporates an advanced deep learning. As Melody has more conversations, it will learn and keep improving its skills.
Dr. Wei Fan, Senior Director of Baidu’s Big Data Lab and the team leader of Melody’s project, said a little more to H&TI about this new kind of conversational bot.
A service to calm the doctor-patient relationship: Melody
Melody is part of Baidu Doctor, a mobile app that the Chinese group launched in China in 2015.
“With Melody, our goal is to provide patients with an online experience that is close to a human conversation, Dr Fan said at the launch. We believe this natural type of interaction will help patients feel more comfortable with their doctors and result in a more beneficial patient-doctor relationship.”
The service is only available in China so far, but the group would be currently “in discussion with healthcare services around the world, including Europe and the United States”, Andrew Ng, chief scientist at Baidu’s Silicon Valley research center, tells The Verge.
“[Melody] asks very detailed questions [to clarify] symptoms disclosed by patients” (Dr Fan)
Some of bots launched by others companies, such as MedWhat, HealthTap or KidsMD, are usually offered directly to patients.
Why did you ask doctors to test it first?The underlying technology of Melody can focus both patient and doctors. Since it is the first one that has entire diagnosis process, just similar to doctor, we are very cautious on how to make it available to patients.
We launch it as medical assistant first – so we can get feedback from doctors and continuously improve the diagnosis accuracy and eventually make it available to patients.
Is there a real demand of doctors for this kind of services?
Yes, in China, there is no medical assistant profession. Doctors are overloaded with patient visits. In the United States and in the United Kingdom, it can also help PCP or GP (in the United Kingdom) to prioritize triage treatment
“[Melody] will increase doctor productivity and enable patients to get quicker answers to their health-related questions,” Zheng Li, general manager of Baidu’s Medical Services Business Unit, said.
How exactly your new AI-based medical assistant works (in terms of big data management/analysis)?It leverages technologies like deep learning and NLP, and asks very detailed questions – clarifying symptoms disclosed by patients, asks additional questions, living habits, disease history, etc., like a doctor.
There are no other medical bots, to the best of our knowledge, that are similar.
Do you think about improving some aspects of your new bot in the coming months/years?
Diagnosis accuracy when we receive more feedback.
Baidu has so far declined to reply to H&TI about the group’s policy on personal data protection or its future projects in the eHealth sector.
-
Editeurs : les masseurs-kinésithérapeutes et les pédicures-podologues dans le RPPS
Les masseurs-kinésithérapeutes deviendront la 5e profession de santé à être référencée dans le répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS) à comter du 5 décembre 2016, après les médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes et les sages-femmes. C’est ce qu’annonce l’Asip Santé sur son site Internet le 15 novembre 2016.
Les pédicures-podologues rejoindront également le RPPS courant 2017.
L’Asip indique que les modalités d’’adaptation des solutions logicielles gérant des annuaires de professionnels basés sur l’identifiant national et/ou utilisant la carte CPS sont exposées dans l’espace RPPS.
Institué par l’arrêté du 6 février 2009, Le Répertoire Partagé des Professionnels de Santé (RPPS) est le répertoire unique de référence qui rassemble et publie des informations permettant d’identifier les professionnels de santé, sur la base d’un « numéro RPPS » attribué au professionnel toute sa vie. C’est un référentiel opposable : les données enregistrées sont réputées fiables et tiennent lieu de pièces justificatives.
-
CapsoCam, un système caméra ingérable 360°/logiciel de traitement de données, approuvé par la FDA
La technologie d’imagerie 360° mise au point par CapsoVision, société innovatrice en dispositifs médicaux de la Silicon Valley, a été approuvée par la FDA, selon un communiqué de l’entreprise du 10 novembre 2016.
Cette nouvelle technologie fournit une image latérale panoramique 360° de l’intestin grêle utilisée pour en détecter les anomalies.
Le système est constitué d’un endoscope à capsule, un kit de récupération, un système d’accès aux données et un logiciel. Ensemble, ces éléments fournissent un examen simplifié pour le patient.
Un système de mémoire flash intégré à la capsule permet de stocker les images à 360° des muqueuses recueillies pendant l’examen. L’extraction des images in vivo nécessite uniquement de placer la capsule dans le système CapsoAccess et de les télécharger. Les données ainsi récupérées sont ensuite accessibles avec le logiciel CapsoView, disponible pour les systèmes d’exploitation Microsoft Windows et Mac OSX.
Johnny Wang, président de CapsoVision a déclaré que « Sans le besoin de matériel d’équipement, les obstacles sont considérablement réduits, les médecins peuvent effectuer plus de procédures d’endoscopie capsule plus flexible, tout en minimisant les dépenses liées à la dotation et le temps de salle d’examen. Les présentateurs ont également signalé une réduction du temps de lecture avec notre nouveau logiciel, de sorte que les économies de temps potentielles d’un examen CapsoCam sont importantes et s’étendent à chaque aspect du processus d’examen ».
-
Télémédecine : le GSC Sesan choisit BePATIENT pour « ORTIF-télésurveillance »
Le partenariat d’innovation « ORTIF-Télésurveillance » a été attribué à BePATIENT, et va permettre aux premiers patients d’être inclus d’ici décembre 2016, c’est ce qu’annonce le GCS Sesan le 14 novembre 2016.
ORTIF-Télésurveillance sera également intégré aux autres offres de services opérées par le GCS et bénéficiera notamment au programme TSN Terr-eSanté
Un outil régional de télémédecine
ORTIF – Télésurveillance a été impulsé par l’ARS Île-de-France qui a lancé un appel à projet en juin 2014 sur la télésurveillance médicale des maladies chroniques, dans le cadre de sa stratégie de développement de la télémédecine et de soutien aux innovations.
La plateforme ORTIF est destinée à venir en support à tous les actes de télémédecine. Elle vient en complément des services d’échange entre professionnels de santé avec lesquels 30.000 patients auraient été pris en charge en 2016 pour des activités de téléexpertise, téléconsultation et téléassistance, selon Sesan.
Le recours au partenariat d’innovation par le GCS Sesan, avec le soutien du RESAH, a permis de conduire une phase de recherche et développement avant la notification du marché et a abouti à un prototype, un catalogue de service et un modèle technico-économique.
Les nouveaux services sont les suivants :
- Application mobile Patient : l’accessibilité directe au patient via une application mobile sur smartphone ou tablette (iOS et Android) ou via la box communicante eDevice,
- Objets connectés : le télésuivi des constantes vitales des patients par des dispositifs médicaux connectés, ou en l’absence de ces derniers par une saisie manuelle,
- Gestion d’alertes : l’envoi au patient et aux professionnels de santé d’alertes et de messages personnalisés grâce à l’implémentation d’algorithmes experts médicaux,
- Application web Professionnel de santé : l’accès en temps réel pour les soignants aux données de suivi de leurs patients, grâce à un hébergement de données de santé sécurisé,
- Interaction avec le patient : la possibilité pour le professionnel de santé d’échanger avec le patient notamment en visio pour ajuster éventuellement le diagnostic, ou bien pour introduire un changement dans la conduite du patient en proposant un coaching et une éducation,
- Coopération entre professionnels de santé : des outils permettant d’organiser la coopération des professionnels intervenant dans le suivi notamment ville / hôpital, ou l’export du dossier à un confrère,
- Exploitation de données : un e-CRF permettant l’exploitation des données saisies par les professionnels mais aussi les patients, pour des études cliniques ou médico-économiques.
Les premiers programmes médicaux rejoignant ORTIF
- Appli chimio pour le suivi des effets secondaires des traitements anti-tumoraux oraux.« Les patients peuvent renseigner chaque jour sur l’application mobile un questionnaire sur les symptômes auxquels ils sont éventuellement sujet. Un algorithme médical leur indique le niveau d’alerte et la conduite à tenir associés à leurs réponses. Les professionnels de santé sont alertés et peuvent accéder à l’ensemble des informations des patients, ce qui permet une réponse graduée en fonction du niveau de risque. Les premiers patients seront inclus dès décembre 2016. » Dr Maya Gutierrez, Institut Curie.
- Texto Drep, pour le suivi d’adolescents et jeunes adultes porteurs de drépanocytose.« Ce projet propose un soutien à l’observance lors de la transition des patients les plus sévères. Le patient reçoit chaque semaine un questionnaire ludique dans lequel il décrit son état global dont l’observance de son traitement. La plateforme multi professionnelle de soignants reçoit les alertes en cas de dégradation d’un des paramètres explorés et répond en temps réel aux besoins exprimés par les patients. » Dr Malika Benkerrou, Centre de Référence de la drépanocytose de Robert Debré (APHP).