Logiciel de Gestion de l’Officinenull
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Données de santé : l’UDGPO assigne l’éditeur de logiciel de gestion de l’officine Winpharma
L’UDGPO va assigner l’éditeur de logiciels de gestion de l’officine sur les données de santé Winpharma avant la fin du mois de décembre 2016, une première, selon une information du Moniteur des Pharmacies du 12 décembre 2016.
Cette union accuse les éditeurs de LGO de s’approprier les données de ses adhérents.
L’UDGPO a invité tous les éditeurs de logiciel en février 2017 à s’expliquer sur les conditions dans lesquelles ils transmettent les données et à qui celles-ci sont transmises.
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GHT : 16 groupements accompagnés dans leurs plans d’actions achat en 2017
La DGOS accompagnera 16 GHT sur les plans d’actions achat (PAA) en 2017, a indiqué un responsable du programme PHARE (Performance hospitalière pour des achats responsables) lors des journées du Réseau des acheteurs hospitaliers (Resah) le 9 décembre 2016.
Un appel à candidatures sera lancé en janvier 2017 pour sélectionner 9 premiers GHT. Les 7 autres seront choisis et accompagnés sur le deuxième semestre de 2017.
En 2016, ce sont 14 GHT qui ont été accompagnés par le Resah sur demande de la DGOS. Les premiers retours d’expérience ont permis d’identifier les facteurs clés de succès pour la mise en place d’un PAAT (plan d’action achat territorial):
• La nomination d’une équipe et d’un chef projet
• Un travail inter-établissements
• Une adhésion de l’ensemble des établissements à la démarche
• La mobilisation du contrôle de gestion pour l’ensemble du GHT
• La communication sur la démarche
• Le respect du calendrier initial.Elaboration d’un PAAT: les 9 étapes à suivre
Une méthodologie pour élaborer des PAAT a été publiée en septembre 2016 par la DGOS. Parmi les objectifs, il a été mis en avant la nécessité d’identifier les actions achat concrètes permettant de générer 2 à 3% de gains sur le périmètre d’achat d’un GHT.
Les neuf étapes de la méthodologie:
- Mettre en place des modalités de pilotage du projet
- Réaliser un état des lieux des fonctions achat
- Elaborer des cartographies sur les acteurs clés de la fonction achat, les dépenses globales, les panels fournisseurs et les portefeuilles produits et les marchés en cours
- Réfléchir à une stratégie d’achat
- Chiffrer les pistes d’amélioration
- Prioriser les projets
- Arbitrer et planifier les actions
- Mettre en oeuvre les actions
- Etablir le bilan annuel du projet
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Didier Jaffre directeur de l’offre de soins de l’ARS Ile-de-France
Directeur de l’organisation des soins de l’ARS de Bourgogne, puis de l’ARS Bourgogne Franche-Comté, depuis 2014, Didier Jaffre rejoindra le 2 janvier 2017 l’ARS Ile-de-France au poste de directeur de l’offre de soins.
Docteur ès-sciences économiques, Didier Jaffre, 43 ans, a effectué l’essentiel de sa carrière à l’agence régionale d’hospitalisation (ARH) de Bourgogne, d’abord en qualité de chargé de mission aux affaires générales (1998-2001), puis de secrétaire général, entre 2001 et 2010.
À cette date, Didier Jaffre a rejoint l’ARS de Bourgogne, où il est successivement directeur de l’offre de soins et de l’autonomie, de 2010 à 2014, puis directeur de l’organisation des soins, jusqu’en janvier dernier.
Il a été confirmé aux mêmes fonctions au sein de la nouvelle agence régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté en janvier 2016.
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La révolution organisationnelle : « Organisation des soins, tout décloisonner ? » (PharmaCité 2016)
« Organisation des soins, tout décloisonner ? », tel était le thème de la table ronde axée sur la révolution organisationnelle organisée lors de la 2è édition de PharmaCité à laquelle HTI a assisté le 13 décembre 2016.
Ci-dessous le verbatim de Carole Avril, Elisabeth Hubert, Christian Schmidt de la Brélie et Jean-Pierre Robelet, invités à débattre par Guy Vallancien.
Carole Avril : « La prévention est souvent une fausse bonne idée »
- « On a besoin des associations de patients pour être partie prenante à tous les niveaux : dès la conception, pendant le développement, l’évaluation, et l’innovation ».
- « La prévention est souvent une fausse bonne idée : le coût engendré par la prévention est plus important que ce qu’on en retire. »
- « Il faudrait alléger les contraintes, répondre à de petites choses non résolues comme servir un repas appétissant face à une pathologie en lien avec l’alimentation par exemple, on n’en parle pas or cela pourrait révolutionner la vie des patients. »
- « Il faudrait un hôpital non obsolète quand on l’ouvrira, on oublie les parties prenantes, donc lors de l’ouverture l’hôpital a déjà été aménagé. »
- « On crée du stress pour le patient, or il pourrait être autonome et acteur, ne pas juste recevoir les informations, il est capable de comprendre et réagir, capable de prendre le risque. »
Elisabeth Hubert: « On a confondu hôpital et hôtellerie ! »
- « Il y a 3 concepts à prendre en compte : la pertinence de l’hébergement à l’hôpital, le décloisonnement du système de santé médico-social et sanitaire & l’aggravation des soins. »
- « Il faut se poser la question de la pertinence de l’hébergement hospitalier alors qu’il existe des techniques & possibilités de télé-santé. On se heurte des intérêts bien établis : s’il y a trop de HAD : que ferons-nous des bâtiments construits ? Il y a trop de lits par rapport aux besoins dans 10 à 20 ans. D’autres pays font différemment : leur organisation fédérale leur permet de développer le niveau régional, le financement est très décentralisé, par choix. C’est en France qu’on a structuré, généralisé et financé. Les ressorts sont ailleurs. »
- « Nous sommes dans un pays où l’on adore discourir mais lorsqu’il faut passer aux actes il existe une réticence au changement. Puisqu’on ne réussit pas au niveau national, pourquoi pas une carte de régionalisation ? Il y a un poids des élus dans le pays, je suis persuadée qu’on n’ira pas vers davantage de réduction des inégalités si on multiplie les pouvoirs décisionnels au niveau des régions. »
- « Il faudrait élargir la formation hors CHU & arrêter de penser que les textes, lois & structures vont tout faire, c’est le meilleur moyen pour perpétuer l’immobilisme. » Quant à l’hôpital de demain : « On a confondu hôpital et hôtellerie ! On ne transformera pas la table de la cuisine en table chirurgicale. L’hospitalisation de demain c’est la chirurgie ambulatoire, la HAD, l’HDJ. »
- « Devant le patient, quel que soit le stade de la maladie la première interrogation doit être: a-t-on besoin le mettre dans un lit ? Il n’y a que 2 raisons de le faire : son état est instable & nécessite une surveillance continue, ou il nécessite un plateau technique pour une intervention.
Dans toute autre situation on doit se demander : où peut-on au mieux traiter ce patient ?
Le PLFSS a prévu que la pertinence du séjour hospitalier doit être posée avant tout, mais dans les comportements rien n’a changé : la plupart des hôpitaux ignorent cet article. »
Christian Schmidt de la Brélie : « L’innovation vient de la contrainte ! »
- « Il est question d’anticiper le malade. Il n’y a pas de retour sur investissement lors d’un financement immédiat mais l’action de prévention peut avoir une certaine portée et un intérêt direct (Vacciner contre la grippe les salariés en officine par exemple pourrait palier à la déficience générée par les arrêts de travail). »
- « Il faudrait repasser à la logistique du financement par les complémentaires, libérer l’hôpital de base pour les meilleurs soins, aller vers de meilleurs hôpitaux de jour, de meilleurs hôtels-patients, avec une universalité dans ce sens. »
- « L’innovation vient de la contrainte ! Actuellement les contraintes sont le financement et l’aspiration du citoyen de vivre en meilleure santé plus âgé, dans une logique d’occidentalisation. »
- « Il y a une pression de génération, arrêtons la réglementation ! L’organisation législative permet la transformation, tout existe aujourd’hui, les comportements vont évoluer, par les besoins et les attentes. Je suis optimiste quant à notre capacité d’innovation. »
Jean-Pierre Robelet: « Il n’y a pas un territoire qui répond à toutes les questions «
- « Comment organiser le parcours du patient et du citoyen ? Il faut inclure la prévention du diagnostic jusqu’à l’hébergement. »
- « Il faut parler d’un parcours de santé et non de soins car le parcours de soins exclut la prévention, or il faut traiter le patient dans son intégralité et intégrer la prévention dans sa dimension d’efficacité et de financement. »
- « On ferme les hôpitaux insecure et au nom de la sécurité on aggrave la pauvreté ? ».
- « Il faudrait un système de services adaptés avec télé-surveillance, des hôtels-patients pour ne pas faire peser sur l’hôpital les logistiques de nourriture, hébergement, lavage etc. »
- « Il n’y a pas un territoire qui répond à tous les questions: région commune etc. En fonction du problème il faut adapter le territoire. Il faut adapter l’action au territoire car le territoire est avec les usagers, les patients et les professionnels de santé. »
- « On a jamais eu autant de médecins, or on entend qu’il en manque. Le seul problème est qu’ils ne sont pas répartis comme on veut : ni démographiquement ni par spécialité. »
- « Ce n’est pas avec les maisons de santé pluridisciplinaires qu’on réglera le problème démographique car en concentrant des professionnels de santé sur un lieu précis on éloigne un certain type de population. »
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L’ordonnance électronique pourrait favoriser l’observance (étude JAMA)
L’ordonnance électronique permettrait d’améliorer sensiblement l’observance des traitements en permettant aux patients de mieux suivre les prescriptions sur le long-terme selon une étude publiée dans la revue JAMA Dermatology en octobre 2016.
Une équipe de dermatologues de l’école de médecine de Chapel Hill en Caroline du Nord s’est intéressée à l’impact de la prescription électronique sur l’observance en dermatologie. Grâce aux données d’une clinique au Texas, les spécialistes ont pu comparer 4318 ordonnances émises entre 2011 et 2013 auprès de 2496 patients. Parmi celles-ci, 800 étaient en format électronique et 1700 en papier.
Le résultat a montré que la prescription dématérialisée faisait diminuer de 16% le risque de non-observance du traitement.
La non-observance décroit en fonction de l’âge:
- 30-49 ans, 35.3%;
- 50-69 ans, 26.3%.
Elle augmente en revanche chez les patients de plus de 70 ans, 31.9%
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GHT : un décret fixera en janvier 2017 le partage des compétences entre établissements
Un projet de décret fixant le partage des compétences entre les établissements d’un GHT sera soumis à concertation en janvier 2017. L’annonce de ce projet a été faite le 6 décembre 2016 lors de la réunion du comité de suivi des GHT.
Ce projet de décret confirmera quatre points:
• La date du transfert de compétences et de responsabilités vers l’établissement support le 1er janvier 2018,
• La double option pour qu’un agent relève d’un établissement support: mise à disposition ou changement d’établissement,
• Le partage des compétences entre établissements parties et établissements supports en matière de marché: les établissements parties apprécieront l’opportunité d’un besoin et évalueront l’exécution du marché, les établissements supports passeront les marchés,
• La création d’une procédure de publicité pour les mutations résultant de la nouvelle répartition des emplois liée à la mise en oeuvre du projet médical partagé. -
« Il y a un business de la prévention comme il y a eu un business de la maladie » (Samuel Rouvillois)
• Les points importants de la réorganisation du système de santé,
• les axes d’une vraie prévention,
• les acteurs et indicateurs concernés,
• les perspectives pour le système de soins de demain,tels sont les éléments essentiels évoqués par Samuel Rouvillois qui s’est exprimé en tant qu’invité de la table ronde « Organisation de soins : tout décloisonner ? » à l’occasion de la 2ème édition de PharmaCité à laquelle a assisté HTI le 13 décembre 2016.
Les points importants de la réorganisation du système de santé
Pour Samuel Rouvillois, les points sur lesquels le système de soins doit se focaliser pour se réorganiser sont:
- L’agilité du savoir, de l’information, des personnes : « L’exosquelette ne doit pas déterminer nos mouvements ».
- L’interdépendance : « L’acceptation, mettre en jeu l’ensemble des acteurs du soin, ne pas jouer personnellement mais accepter de dépendre les uns des autres ».
- La sagesse : « Le vertige des possibles diminue la capacité de distanciation ».
Les axes d’une vraie prévention
Interrogé sur sa vision des axes de prévention à privilégier en France où la dépense du secteur s’élève à 6 voire 7 Md€ et en réponse à la question « Faut-il prévenir pour éviter d’être patient ? », Samuel Rouvillois estime qu’ « il est pathétique d’imaginer que la loi va fabriquer l’innovation. La révolution se situé du côté comportemental du côté organisationnel, autour des personnes plutôt que dans l’abstrait des masses et des inégalités ».
Il se demande comment se servir d’une révolution organisationnelle qui vient des jeunes et regrette que l’ « on organise la société à coups de décrets, en regardant le vivant à la lumière de sa maladie potentielle ! »
Il pense qu’il faut « développer une intelligence du vivant plutôt que de prévenir, et s’enterrer dans sa propre pulsion de mort », et s’interroge plutôt sur comment on pourrait faire tourner les choses autour d’un patient, d’une personne vivante.
Il considère que c’est une question culturelle et éducative avant tout, une problématique générationnelle, qu’il existe une agilité dynamique collective des moins de 25 ans.
Acteurs et indicateurs
Lorsque la table ronde s’anime autour de la question des indicateurs du fonctionnement du maillage territorial, du niveau de granulation des interactions entre les acteurs et qu’il est évoqué de faire « local mais audacieux », Samuel Rouvillois suggère que la décentralisation peut être « un élément facilitateur »:
« L’intelligence dépend de trois types d’acteurs :
- Les patients
- Leurs proches, dans une logique sociale, sachant que l’environnement est aussi déterminant
- Le corps médical : c’est un partenaire à soigner autant qu’un partenaire soignant. »
Il interroge alors : « Quel est le plus souffrant des trois : le patient ou les autres ? »
La perspective du système de soins de demain
Samuel Rouvillois estime que « le principal obstacle de la révolution organisationnelle c’est la prévention obsessionnelle, et l’obsession préventionnelle: tous les matins je peux calculer mon taux de mortalité ! La prévention comme le risque peut être maladie ! ».
Il conclut en évoquant le fait qu’ « il y a un business de la prévention comme il y a eu un business de la maladie. »
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L’AP-HP s’apprête à créer une filiale internationale
L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a annoncé le 15 décembre 2016 qu’elle s’apprêtait à créer une filiale internationale.
«Le conseil de surveillance de l’AP-HP a approuvé la création d’une filiale sous forme d’une société anonyme à actionnaire unique qui portera le nom d’AP-HP International», écrit dans un communiqué l’institution à l’issue du conseil de surveillance du 15 décembre 2016.
Cette filiale, chargée d’assurer « des prestations de services et d’expertise au niveau international, activités de formation, d’audit, de conseil et participation à la gestion des services de santé notamment, et dont l’AP-HP sera le seul actionnaire, sera opérationnelle début 2017.
AP-HP International, «la première filiale de cette nature créée en France par un CHU», selon l’AP-HP, permettra de «mieux répondre aux nombreuses sollicitations» que l’institution affirme avoir reçues «pour s’associer, éventuellement à des entreprises privées françaises pour développer l’exportation du savoir-faire hospitalier français à l’étranger», explique le communiqué.
Entrée en vigueur le 28 février 2016, la mesure qui figure dans la loi Macron, doit permettre aux établissements de santé de valoriser leur expertise à l’étranger tout en renflouant leurs caisses.