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  • Evaluation des technologies de santé : appel à manifestation d’intérêt de l’Union européenne

    L’Union européenne a publié début janvier 2017 un appel à manifestation d’intérêt visant à sélectionner les organismes membres à titre consultatif du réseau européen d’évaluation des technologies de santé. Les candidatures doivent être transmises avant le 31 janvier 2016.

    Critères d’éligibilité

    L’appel à manifestation d’intérêt s’adresse aux organismes représentant des associations de patients/consommateurs, des fournisseurs de soins, des financeurs ou des industriels. Ils doivent répondre aux critères suivants :

    • représenter au niveau européen des organismes impliqués dans la production ou l’utilisation de technologies de santé, de soins, d’assurance santé, d’établissements de santé ou d’évaluation des technologies de santé ;
    • déclarer ses membres et sources de financement sur son site internet ;
    • être enregistré sur le registre de la transparence.

    Fonctionnement

    Les organismes sélectionnés devront, dans chaque catégorie, choisir deux membres pour les représenter auprès du réseau européen d’évaluation des technologies de santé.

    Calendrier

    Les organismes intéressés doivent remplir un formulaire et le renvoyer avant le 31 janvier 2017 à SANTE-HTA-NETWORK@ec.europa.eu

  • GHT : les Hospices civils de Beaune obtiennent gain de cause

    L’ARS Bourgogne Franche-Comté a validé dans une lettre datée du 27 décembre 2016 la constitution d’un GHT autour des Hospices civils de Beaune. Il comprendra également les Ehpad de Saint-Jean-de-Losne, Nolay, Labergement-lès-Seurre et Bligny-sur-Ouche.

    Les Hospices civils de Beaune avaient refusé d’être inclus dans un GHT autour du CHU de Dijon. L’ARS avait alors donné au président du conseil d’administration de l’hôpital et aux instances dirigeantes un délai de six mois pour présenter un projet alternatif.

    « Nous avons sauvé les Hospices de Beaune », a indiqué Alain Suguenot, député-maire de Beaune.

  • Conférence internationale Medetel e-santé & télémédecine du 5 au 7 avril 2017 au Luxembourg

    La conférence internationale Medetel, événement e-santé et télémédecine, aura lieu du 5 au 7 avril 2017 au Luxembourg.

    Conférences, ateliers et expositions se tiendront notamment autour du thème des outils digitaux appliqués à l’oncologie (intelligence artificielle).

    Cet événement est organisé par l’agence e-santé du Luxembourg.

    Programme et inscription sont disponibles via le lien ci-contre : Medetel

  • Bilan des levées de fonds dans la e-santé en 2016 : 171 millions d’euros pour 38 start-up

    171 millions d’euros, tel est le montant total levé par les principales start-up françaises de la e-santé en 2016. Plus grosses levées de fonds, montant moyen des levées, podium des investisseurs… Health & Tech Intelligence fait le bilan de l’année écoulée.

    Medtech et m-santé en tête

    Avec 41,85 millions d’euros, ce sont les start-up de la m-santé qui ont levé le plus de fonds en 2016. Mais les start-up des medtech, avec un montant total de 41 millions d’euros, soit une moyenne de 6,8 millions d’euros par levée de fonds, font jeu quasi égal.

    Les start-up des objets connectés ont également levé des sommes importantes, avec une moyenne de 7,32 millions d’euros par levée de fonds, et une médiane de 7 millions d’euros, tandis que les start-up des logiciels, de la télémédecine et des biotechs ont levé des montants en moyenne moins importants.

    Deux medtech en haut du podium

    Corwave et UroMems sont les deux start-up qui ont levé les sommes les plus importantes en 2016, avec 15,5 et 14 millions d’euros.

    Des investisseurs dispersés, Bpifrance très présent

    De nombreux investisseurs n’ont investi que dans une start-up de la e-santé en 2016. Quelques fonds ont toutefois réalisé des investissements multiples :

    • Innovation Capital (Kayentis, H4D, Biomodex) ;
    • Omnes Capital (mesdocteurs, Horama, Adents) ;
    • Seventure Partners (Kee Eye, Targedys, Corwave);
    • CNP Assurances (H4D, Alan) ;
    • Partech Ventures (mes docteurs, Alan).

    Bpifrance, de son côté, a investi dans 9 start-up : Corwave, UroMems, Adents, Alan, H4D, Kayentis, Acticor, Wizzvet, Neolys diagnostics.

  • La Fnehad publie un tour d’horizon international de l’hospitalisation à domicile

    La France fait partie des rares pays qui disposent de structures de HAD réparties sur l’ensemble du territoire et de normes qui encadrent cette pratique selon un rapport que publie ce mercredi 4 janvier 2017, la Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile (Fnehad) à partir notamment de données de la littérature scientique internationale.

    L’hospitalisation à domicile consiste à dispenser au domicile du patient des soins complexes qui relèvent de l’expertise hospitalière en se substituant à l’hospitalisation avec hébergement tout en assurant une continuité des soins.

    Le rapport de la Fnehad met en évidence trois grands modèles de HAD dans le monde. Il semble aussi identifier un nouvel essor de ce type de prise en charge dans plusieurs pays où elle n’était pas ou peu implantée à la faveur du vieillissement de la population mondiale et de la nécessité d’éviter aux personnes âgées les visites dans les services d’urgence.

    Une HAD largement diffusée en France, en Espagne et en Australie

    • Seuls trois pays bénéficient d’une couverture nationale ou quasi nationale en matière d’HAD selon la  monographie dressée par la Fnehad : la France, l’Espagne et l’Australie.
    • L’implantation de la HAD est ancienne en France (1957), plus récente en Espagne (1981) et en Australie (1994).
    • Au cours de la prériode récente (2011-2015), l’évolution du nombre moyen de patients pris en charge par jour en HAD pour 100000 habitants a progressé dans ces pays de +16% (France) à +30% (Australie).
    • En Australie et en Espagne, on recense une vingtaine de journées de HAD pour 1000 journées d’hospitalisation conventionnelle contre le double en France mais le nombre de patients pris en charge est comparable (autour de 100000) en France et en Australie.
    • Les strutures rattachées à un établissement public sont très majoritaires en Australie et en Espagne (90%). Toutefois, en France, plus de 60% de l’activité relève de structures privées non lucratives souvent indépendantes des établissements de santé.
    • Ces structures sont financées à l’activité (France, Australie) ou sur le budget global des établissements (Espagne).
    • Le modèle d’HAD dans ces trois pays est plutôt polyvalent même si en Australie, elle tend à être réservée aux soins médicaux et post-chirurgicaux et n’inclut pas les soins palliatifs (41% de l’activité en Espagne et 24% en France)

    L’implantation ancienne ne garantit pas une large diffusion

    • Les États-Unis, l’Angleterre, l’Italie, le Canada et la Suède disposent, de longue date, de systèmes d’HAD : depuis 1947 aux Etats-Unis (ou la HAD est apparue en premier) et depuis 1962 en Suède.
    • L’absence de financements dédiés est néanmoins un frein à leur développement.
    • Aux États-Unis, l’éclatement du système d’assurance entre un système public réservé aux personnes âgées et aux revenus faibles et une multitude d’assureurs privés ne permet pas de fournir un cadre de financement adéquat.
    • En Italie, seules deux régions (Piémont et Lombardie) ont mis en place une politique de développement de l’HAD depuis 1985.
    • Au Canada, les soins à domicile sont exclus du système de santé national et leur développement repose donc sur les initiatives régionales. Seul le Nouveau-Brunswick propose un programme d’HAD depuis 1980 qui a pris en charge près de 40000 patients en 2011-2012
    • En Angleterre où les structures d’HAD sont nombreuses et se sont développées depuis 1978, il n’y a pas de modèle homogène et le financement n’est pas toujours pérenne. 

    Plusieurs pays ont mis en place un système d’HAD dans les années 2000

    • En Europe, quelques pays ont mis en place un système d’hospitalisation à domicile très récemment souvent à partir d’initiatives locales : l’Irlande (2010), l’Écosse (2012), le Danemark (2013) ou les Pays-Bas (2014).
    • Dans la plupart de ces pays, la HAD apparaît principalement comme un moyen d’éviter l’hospitalisation des personnes âgées
    • Les structures sont souvent adossées à des établissements de soin.
    • Le Japon qui avec 26% de plus de 65 ans connaît un vieillissement de sa population depuis plus longtemps, a développé la prise en charge médicale à domicile des pathologies les plus lourdes mais le caractère non systématique de la continuité des soins empêche de l’assimiler totalement à l’HAD.
    • Parmi les pays qui ont mis en place récemment l’HAD, seul l’Algérie (2003) et la Belgique (2016) ont prévu un déploiement national avec un modèle de HAD polyvalent. 
  • Levées de fonds : 8,5 millions d’€ en décembre 2016

    Retrouvez tous les mois le bilan des levées de fonds des start-up de la e-santé françaises et des rachats d’entreprises du secteur.

    Avec deux levées de fonds pour un montant total de 8,5 millions d’€, décembre est un mois très calme pour les start-up de la e-santé.

  • Évaluation des dispositifs médicaux : l’intérêt du patient prime sur la nouveauté (Pr Vicaut, AP-HP)

    Le Pr Eric Vicaut, spécialiste de l’évaluation et directeur du CEDM (Centre d’évaluation du dispositif médical, AP-HP), a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence sur les enjeux scientifiques et économiques de l’évaluation des dispositifs médicaux.

    Auteur en 2011 d’un rapport sur l’évaluation des dispositifs médicaux dans le cadre des Assises du Médicament, Eric Vicaut plaide pour une réflexion globale sur ce sujet souvent brouillé par une vision technique qui accorde trop de place à l’innovation en tant que telle. Il se dit par ailleurs favorable à une élargissement des critères de l’évaluation.

    Quelles sont les particularités de l’évaluation des dispositifs médicaux ?

    Les dispositifs médicaux présentent une différence majeure par rapport aux médicaments : il n’est pas toujours possible d’appliquer le gold standard, à savoir l’essai clinique randomisé en double aveugle. Il faut donc essayer de s’en approcher le plus possible, ce qui n’est pas toujours aisé.

    L’évaluation doit-elle être toujours la même quel que soit le type de dispositif médical ?

    Il faut distinguer innovation de rupture et innovation incrémentale en matière d’évaluation. L’innovation de rupture doit être abordée selon le triptyque suivant :

    • l’identification de l’innovation de rupture ;
    • le soutien à l’ensemble des acteurs afin qu’elle puisse être rapidement mise à disposition des patients ;
    • l’exigence de rigueur méthodologique dans son évaluation.

    L’innovation incrémentale, quant à elle, n’a pas nécessairement vocation à être évaluée au même niveau.

    Comment concilier aspect économique et intérêt des patients dans l’évaluation ?

    La pierre angulaire de l’évaluation doit être l’intérêt des patients. Elle doit déterminer si le dispositif médical apporte réellement un progrès thérapeutique. Les caractéristiques des entreprises qui soumettent un dispositif médical à évaluation n’importent pas aux patients : elles ne doivent pas jouer dans l’évaluation, ni les dispenser d’apporter la preuve de l’intérêt thérapeutique.

    Les entreprises du secteur se plaignent de la lenteur de l’évaluation et de ses répercussions sur elles. Que peut-on faire pour améliorer cela ?

    Il est vrai que l’évaluation est très difficile pour certaines entreprises. Les aider à accéder à la démonstration de l’intérêt de leur produit relève de la politique industrielle, qui devrait être portée conjointement par les ministères de la Santé et de l’Industrie.

    Ainsi, si les start-up sont aidées aux stades de la preuve de concept et du prototypage, elles se retrouvent ensuite dans le désert, avec un coût élevé des études cliniques. Cela ne signifie pas qu’il faut baisser les exigences en matière d’évaluation, mais plutôt qu’il faut les aider à ce stade.

    Cela passe notamment par l’élaboration d’un corps de doctrine stable en matière d’évaluation afin que les industriels sachent ce qui va leur être demandé.

    Il faut également aider les petites entreprises dans leur plan de développement. Par ignorance de l’ensemble du parcours, elles dépensent souvent beaucoup de temps et d’argent dans des études qui s’avèreront peu utiles. C’est dans cette perspective que nous avons créé le centre d’évaluation des dispositifs médicaux (CEDEM) à l’AP-HP. Nous y organisons des ateliers de formation pour les entreprises, et concluons actuellement un partenariat avec le Lab Santé Ile-de-France.

    Les initiatives qui permettent de mettre directement en contact les start-ups avec les cliniciens sont également intéressantes : elles leur donnent la possibilité de développer rapidement leurs produits et de nouer des partenariats scientifiques.

    N’y a-t-il pas un risque de brider l’innovation en la soumettant à une évaluation longue ?

    L’innovation n’a pas de valeur en soi. Ce dont les patients ont besoin, ce n’est pas de nouveaux dispositifs médicaux, mais de dispositifs médicaux efficaces. Par ailleurs, plus un produit représente un progrès, moins il faut de patients pour le démontrer.

    Le discours autour du dispositif médical est brouillé par une vision technique : l’amélioration technologique est pensée comme suffisante, alors que l’utilisation par les patients répond à une problématique plus large.

    Comment évaluer concrètement le progrès apporté par un dispositif médical ?

    Le paysage du dispositif médical est très grand, et peut introduire des changements dans les structures : la doctrine d’évaluation a besoin d’être élargie. Différents critères peuvent être retenus, relevant de la clinique, de la qualité de vie ou encore de l’organisation du système de soins. Il faut être ouvert sur ces critères, et démontrer le progrès apporté en fonction de ces critères.

    Il faut ensuite faire la distinction entre ce progrès et le prix auquel on est prêt à le valoriser, qui relève de la politique de santé. Il est absolument nécessaire de ne pas mélanger les deux : l’évaluation scientifique et médicale doit être indépendante de la question du niveau de prise en charge de l’innovation.

    Par ailleurs, tout progrès n’est pas destiné à être valorisé en tant que tel : un progrès peut apporter un avantage compétitif, et donc un gain de parts de marché.

    Le numérique nécessite-t-il une évaluation particulière ?

    Le numérique pose des questions techniques (sécurité des transmissions, qualité des données, etc.), qui doivent être évaluées dans le cadre d’un point de vue technologique, comme c’est le cas avec le marquage CE. Le progrès apporté doit pour sa part être évalué dans le cadre d’une organisation, notamment parce que les résultats de l’évaluation peuvent être contre-intuitifs et parce que la réplicabilité doit être prise en compte.

    Certaines entreprises préfèrent s’adresser directement aux patients plutôt que de passer sous les fourches caudines de l’évaluation. Qu’en pensez-vous ?

    Cela peut générer des inégalités, et relève d’un choix de société. Il faut faire de la pédagogie auprès des industriels, et proposer des méthodes acceptables pour le monde réglementaire. La définition de process d’évaluation clairs, comme c’est le cas aux États-Unis avec la FDA, est également un objectif.

  • Sécurité des SI : l’Asip met en ligne les présentations de son colloque de décembre

    L’Asip santé a mis en ligne le 4 janvier 2017 les présentations de son colloque thématique sur la sécurité des systèmes d’information dans les établissements sanitaires et médico-sociaux organisé le 14 décembre 2016.

    Parmi les sujets abordés : le plan d’action sécurité des SI, le cadre juridique français et européen en matière de traitement des données à caractère personnel, des exemples d’attaques de systèmes d’information hospitaliers, ou encore des retours d’expérience de mise en œuvre par des établissements.

    L’ensemble des présentations peut être téléchargé sur le site internet de l’Asip.

  • Quatrième édition des Trophées de la santé mobile

    La start-up DMD Santé, organise le 28 janvier prochain la 4e édition des « Trophées de la santé mobile » dans le cadre de la deuxième journée nationale de l’innovation en santé. Cinq trophées seront décernées pour cinq catégories distinctes : le trophée de l’application mobile de santé destinée aux professionnels de santé, celui de l’application destinée au grand public/ aux patients, celui de l’appli « de suivi», l’appli «coup de cœur des internautes» et le «Grand Trophée». Un trophée de la santé mobile spécial journée nationale de l’innovation en santé sera également décernée parmi 5 applications mobile et 5 objets connectés présentés la veille sur le stand des Trophées de la santé mobile par dix fabricants et éditeurs.

    Le programme des 4e Trophées de la santé mobile est en ligne ainsi que le formulaire d’inscription. 

    L’événement a lieu à la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris. 

     

  • Achat hospitalier : l’innovation, une priorité (dossier)

    L’achat innovant est désormais une priorité clairement affichée tant du côté des pouvoirs publics que des acheteurs. Sourcing des innovations, nouvelles procédures d’achat, diffusion des innovations… Health&Tech Intelligence fait le point sur le sujet dans un dossier consacré à l’achat hospitalier.

    Au sommaire du dossier :

    • La porte d’entrée de l’innovation
    • Paroles d’experts
    • Une organisation empirique