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  • « La prévention dans la mise en oeuvre de la loi Touraine : bilan & perspectives » à Paris le 1/02/17

    L’Institut Droit et Santé de Paris Descartes et la Chaire santé de Sciences Po organisent un colloque sur le thème « La prévention au moment de la mise en œuvre de la loi Touraine : bilan et perspectives » le 1er février 2017 à l’Université Paris Descartes.

    Les débats proposés seront axés sur les interrogations suivantes :

    • Quelles innovations dans le domaine de la prévention ?
    • Comment poursuivre le développement de la prévention ?
    • Quels sont les freins rencontrés ?

    Ce colloque sera présidé par Pierre-Henri Bréchat, membre de l’Institut Droit et Santé et Praticien- Hospitalier à l’AP-HP et Patrick Negaret, Directeur général de la Caisse primaire d’assurance maladie des Yvelines.

    Le programme est consultable via le lien ci-contre : Programme Colloque Prévention & loi Touraine

    L’inscription, gratuite est possible via le lien ci-contre : Inscription Colloque

  • Télémédecine : le Catel et la Société française des plaies et cicatrisations publient un livre blanc

    Un livre blanc sur la télémédecine appliquée aux plaies et cicatrisations, c’est ce qu’ont présenté la SFFPC et le Catel à l’occasion du congrès parisien de la SFFPC le 16 janvier 2017.

    Cet ouvrage fait office de guide pour les professionnels de santé dans leur recours à la télémédecine pour les prises en charge des plaies et cicatrisations. Les points essentiels évoqués sont notamment :

    • Pertinence et objectifs de la télémédecine appliquée aux plaies et cicatrisations
    • Les résultats constatés sur le terrain
    • Les 15 recommandations de bonnes pratiques du collectif pour réussir
    • Les verrous identifiés aux propositions pour développer les pratiques
    • Les témoignages des professionnels de santé et de leurs patients.

    Des résultats positifs constatés sur le terrain

    • Durée des consultations: 30 minutes en moyenne pour l’initiale, environ 15 minutes pour un suivi
    • Experts réalisant des téléconsultations: 42% d’IDE, 58% de médecins
    • 41,5% d’économie en termes de pansements
    • Baisse du budget de LPP de 38%, baisse des durées de traitements de 33%
    • 4 929 € d’économies globales sur 9 mois
    • Pour la prise en charge des plaies :
      • Entre 92 & 98% des professionnels de santé sont satisfaits de l’usage de la télémédecine
      • 82% des patients sont satisfaits de l’usage de la télémédecine
    • Répartition moyenne des actes : 42% de téléexpertise et 58% de téléconsultations.

    Quelques recommandations de bonnes pratiques du collectif pour réussir

    • S’informer sur ce qui existe dans d’autres régions et se faire accompagner lors du lancement de projet
    • Élaborer un projet médical validé par les médecins avant d’être un projet technique
    • S’inscrire dans une politique régionale de santé
    • S’appuyer sur un réseau de soins actif, dynamique et pluridisciplinaire
    • Être certifié expert en plaies et cicatrisations
    • Définir et bien connaître le parcours idéal du patient sur son territoire
    • Identifier le meilleur circuit de l’information et choisir la solution technique adaptée

  • SFFPC

    Société France et Francophone des Plaies et Cicatrisationsnull

  • IDE

    Infirmier(e) Diplômé(e) d’État

  • LPP

    Liste des Produits et Prestationsnull

  • Messagerie sécurisée : les pharmacies d’officine britanniques incitées à utiliser NHSmail

    Les pharmacies d’officine britanniques sont incitées financièrement par le gouvernement à utiliser le NHSmail, un service de messagerie sécurisée, a annoncé le NHS le 15 janvier 2017.

    La souscription d’un compte NHSmail avant le 1er février 2017 fait partie des 4 prérequis pour bénéficier des financements du programme d’incitation à la qualité récemment lancé par le gouvernement britannique envers les pharmacies.

    D’une enveloppe globale de 75 M€, ce programme s’assortit de 4 conditions pour les pharmacies d’officine :

    • Posséder un compte NHSmail
    • Utiliser la e-prescription
    • Avoir une fiche à jour dans l’annuaire de NHS Choices
    • Fournir au moins un service avancé

    Presque toutes les pharmacies de proximité britanniques utilisent la e-prescription, mais rares sont celles qui possèdent un compte NHSmail, pourtant mis à disposition depuis 2008. Le gouvernement britannique vise une couverture totale en 2017.

    Dans l’ensemble du Royaume-Uni, à travers l’Angleterre, l’Écosse et le Pays de Galles, on dénombre 1,2 million de comptes NHSmail.

    Pour mémoire, le gouvernement britannique a réduit le financement des pharmacies d’officine de 2,8 Md£ (environ 3,25 Md€) à 2,63 Md£ (environ 3,05 Md€) en 2016-2017, soit une réduction de plus de 6%.

    Un compte NHSmail est également requis pour l’utilisation du NHS Urgent Medicine Supply Advanced Service qui a été lancé en décembre 2016. Cette expérience pilote consiste à tester le renvoi des patients qui appellent le 111 directement vers une pharmacie sans passer par leur médecin généraliste.

  • Nicolas Best vice-président d’UniHA

    Nicolas Best, directeur du centre hospitalier Annecy Genevois et du centre hospitalier du Pays de Gex, est vice-président d’UniHA à partir du 24 janvier 2017.

  • Achats hospitaliers : UniHA prévoit le resserrement des références dans sa stratégie 2017-2020

    Charles Guépratte, nouveau président d’UniHA dont le mandat commence le 24 janvier 2017, a présenté le 23 janvier 2017 la nouvelle stratégie de la centrale d’achat pour 2017-2020. Elle s’articule autour de trois axes : massification, optimisation du processus achats, et resserrement des références.

    UniHA a par ailleurs modifié sa convention et ses statuts : les 67 membres du groupement sont remplacés par les 62 GHT qu’ils représentent.

    Une activité en hausse en 2016

    UniHA a annoncé une forte hausse de son activité en 2016, avec 3,286 milliards d’€ d’achat contre 2,7 milliards en 2015, et 124,37 millions d’€ de gains sur achat, contre 80 millions en 2015.

    Près des deux tiers des achats (2,03 milliards d’€) concernent les médicaments. Les dispositifs médicaux et les systèmes d’information comptent chacun pour environ 84 millions d’€.

    Trois leviers de performance en 2017-2020

    UniHA prévoit d’agir sur trois leviers entre 2017 et 2020 :

    Massification

    4 filières sont plus particulièrement ciblées pour compléter le développement de leur portefeuille : dispositifs médicaux, systèmes d’information, ingénierie biomédicale et énergie.

    Resserrement des références

    UniHA souhaite agir sur le bon usage des achats, notamment à travers la mise en place d’un réseau de 8 ambassadeurs en région.

    Optimisation du processus

    UniHA prévoit d’aider ses adhérents à moderniser la chaîne d’approvisionnement et de gestion administratives fournisseurs, en particulier pour diminuer les commandes récurrentes.

    GHT : un élargissement du périmètre d’UniHA

    La modification des statuts d’UniHA, dont les adhérents sont désormais les GHT, s’accompagne d’une simplification de la procédure d’adhésion.

    Le groupement ouvre par ailleurs le bénéfice de ses marchés aux organismes dont l’activité principale se décline dans le secteur sanitaire, médico-social, ou dans l’enseignement supérieur, afin que « le nombre de GHT et d’établissements pouvant travailler avec UniHA s’élargisse rapidement ».

  • Lancement de #France IA pour élaborer une stratégie nationale sur l’intelligence artificielle

    Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du Numérique et de l’Innovation, et Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, ont lancé France IA le 20 janvier 2017. Objectif : mobiliser la communauté française de l’intelligence artificielle pour valoriser ses capacités.

    Dans un premier temps, 7 groupes de travail se réuniront pour définir les grandes orientations de la France en matière d’intelligence artificielle d’ici au 28 mars 2017.

    Trois axes de travail

    Trois thématiques de travail ont été identifiées pour l’élaboration de la stratégie #FranceIA.

    Orienter la recherche amont et développer les compétences

    Ce thème sera abordé par deux groupes de travail :

    • « Identification et priorisation des sujets de recherche », présidé par Sébastien Konieczny, directeur de recherche au CNRS de Lens ;
    • « Identification et priorisation des besoins en formation », présidé par Nicolas Vayatis, directeur du centre de mathématiques de l’ENS Cachan.

    Industrialiser et transférer les technologies de l’IA vers les secteurs économiques en maximisant les retombées économiques sur le territoire national

    Les groupes de travail suivants ont été annoncés :

    • « Industrialisation et appropriation des résultats de la recherche par les entreprises », présidé par Bertrand Braunschweig, directeur du centre de l’INRIA à Saclay ;
    • « Développement, sur le territoire national, de l’écosystème des fournisseurs français de technologies d’IA et de leurs utilisateurs », présidé par Laure Reinhart, directrice des partenariats innovation chez Bpifrance.

    Préparer un cadre favorisant le développement de l’IA en prenant en compte les considérations macroéconomiques et sociales, éthiques, de souveraineté et de sécurité nationale

    Ce thème sera traité par deux groupes de travail :

    • « Souveraineté et sécurité nationale », présidé par Laurent Voillot, spécialiste en sécurité des systèmes d’information à la DINSIC ;
    • « Anticiper les impacts macroéconomiques et sociaux de l’IA », présidé par Rand Handi, fondateur de Snips.

    Un groupe de travail transversal, présidé par David Sadek, directeur de la Recherche de l’Institut Mines Telecom, aura pour mission de réaliser une cartographie des activités dans le domaine de l’IA, aussi bien sur la recherche académique que la R&D industrielle, la formation et l’écosystème de start-up.

    Un pilotage interministériel

    Le comité de pilotage de #FranceIA associe des représentants du Secrétariat d’Etat à l’Enseignement supérieur, du Secrétariat d’Etat au Numérique, de la Direction générale des Entreprises, et de la Direction générale de la Recherche et de l’Innovation.

    Quant au comité d’orientation, il est composé de représentants de la recherche, dont Jean Ponce, directeur du département d’informatique de l’ENS, le mathématicien Cédric Villani, ou encore Antoine Petit, PDG de l’INRIA, ainsi que les présidents des groupes de travail. Il accueillera aussi Louis Schweitzer, le commissaire général à l’Investissement.

  • « Le décret de 2010 freine le déploiement de la télémédecine chez les libéraux » (Jacques Lucas)

    Jacques Lucas, vice-président du Conseil national de l’Ordre des Médecins, délégué national aux systèmes d’information en santé, a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence, dans lequel il effectue un bilan des avancées en matière de e-santé en France en 2016. Il aborde également les chantiers à poursuivre en 2017, qu’il s’agisse d’applis de santé, de télémédecine ou encore de données de santé.

    Quel regard portez-vous sur l’avancement de la e-santé en France en 2016 ?

    L’Ordre porte un regard positif mais expectatif sur l’avancée de la e-santé en France en 2016. Positif, car certaines annonces ont eu un début d’application ; expectatif, car tout n’est pas réglé.

    La montée en puissance de la MSSanté

    En termes d’outils, je souhaite tout d’abord souligner le bon fonctionnement de l’espace MSSanté de messageries sécurisées. Un certain nombre d’établissements ont adopté cet outil, sur instruction de la DGOS, et les éditeurs l’intègrent à leur offre. Pour prendre un exemple régional, Medimail fonctionne bien autour du CHU de Toulouse. On constate une montée en puissance du nombre de messages sécurisés échangés, qui concerne aussi bien les établissements publics que les groupes de cliniques privées.

    En outre, l’ordonnance du 11 janvier 2017 sur la dématérialisation des documents médicaux précise certains points ; elle va par exemple permettre de donner valeur probante à la signature électronique via la carte de professionnel de santé (CPS). L’Ordre va éditer un mode d’emploi sur ce sujet.

    La relance du DMP

    , et nous estimons que le choix de la CNAMTS pour ce faire est judicieux. En effet, elle possède les outils de communication nécessaires avec les patients, les médecins libéraux et les établissements de santé.

    L’expérimentation dans 9 départements dans un premier temps va permettre de répondre aux questions sur sa simplicité d’utilisation et le gain de temps éventuel qu’il permettra aux médecins.

    Pour autant, il faudra voir si la volonté politique d’accélérer le déploiement est là.

    Concertation sur le décret télémédecine

    La LFSS 2017 contient quelques avancées sur la télémédecine en Ehpad et pour la prise en charge des pathologies chroniques.

    Surtout, nous nous félicitons que le ministère de la Santé ait enfin accédé à notre demande concernant l’ouverture d’une concertation sur l’évolution du décret de mars 2010. Nous estimons en effet que la télémédecine, lorsqu’elle est intégrée dans un parcours de soins, ne doit pas nécessiter une contractualisation avec l’ARS.

    Il faut établir des protocoles de bonnes pratiques professionnelles et déontologiques, comme nous l’avons déjà fait avec le conseil professionnel de la radiologie française.

    Il faut également mener une réflexion sur la place du téléconseil personnalisé, qui pourrait être utile pour la régulation en amont des appels au centre 15. La question est également politique, car des organismes d’assurance maladie complémentaire pourraient être tentés de proposer du téléconseil personnalisé à leurs adhérents, entraînant une potentielle rupture d’égalité. L’Ordre des Médecins rappellera donc que le téléconseil personnalisé ne doit pas aboutir à une discrimination d’origine financière pour accéder aux soins.

    Objets connectés

    La publication du rapport du GT28 et du référentiel de la HAS sur les applis de santé est une très bonne chose. Il faut maintenant aller plus loin.

    En termes d’organisation des soins, les expérimentations en cours (TSN, Paerpa) vous semblent-elles aller dans la bonne direction ?

    Ces expérimentations vont dans le bon sens. Nous avons mené une mission dans l’Océan Indien début décembre, et les retours des médecins généralistes impliqués dans TSN étaient très positifs, bien qu’ils ne soient pas nombreux à y participer. Nous allons étudier les autres TSN en 2017.

    Quant à Paerpa, le fait de maintenir le plus longtemps possible à domicile des personnes en risque de perte d’autonomie ne peut être vu que de façon positive. L’Ordre est favorable au développement d’une assistance numérique pour le maintien à domicile. Mais les offres des assureurs devront être examinées.

    L’Ordre est-il satisfait du cadre juridique autour du SNDS ?

    Sur le SNDS, je dirais « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ». Peut-être s’agit-il là d’une étape nécessaire pour protéger les données personnelles qui y sont présentes. Mais dans le même temps, des objets connectés collectent des données personnelles sensibles de façon non sécurisée ! Il faut réfléchir à la façon de protéger ces données des mains des géants du Web.

    Nous sommes moins satisfaits de la gouvernance de l’Institut des données de Santé. Nous estimons en effet que toutes les garanties ne sont pas présentes en matière de définition de l’intérêt général des recherches qui seront autorisées. Nous demandons qu’un conseil d’éthique soit instauré et placé auprès de l’Institut des données de Santé. Cela permettrait de ne mélanger les questions scientifiques (méthodologie, moyens, demande d’accès…) dont doit se saisir le conseil scientifique avec les interrogations éthiques. Les Ordres des Médecins et des Pharmaciens, ainsi que le Conseil national du numérique, pourraient y siéger.

    Nous avons donc écrit, sans réponse pour l’instant, à la directrice de l’Institut des données de Santé, à sa présidente, et à la Drees.

    Il nous semble qu’il faut produire une doctrine sur la notion d’intérêt général.

    Les cahiers des charges sur la télésurveillance sont-ils satisfaisants ?

    Nous avons émis un avis favorable sur les arrêtés définissant les cahiers des charges en matière de télésurveillance, avec toutefois une réserve : l’expérimentation ne doit pas servir à dire qu’il faudra systématiquement un cahier des charges et un arrêté pour la télésurveillance.

    Sur ce sujet, il faut mener une concertation avec les praticiens, l’Ordre et les sociétés savantes. Quant aux tarifs, ils devraient être définis dans un avenant à la convention signée en 2016 entre l’Assurance maladie et les médecins.

    La HAS a publié un référentiel de bonnes pratiques sur les applis de santé ; le GT 28 du comité stratégique de filière appelle de son côté à l’élaboration d’un référentiel de labellisation. Comment se positionne l’Ordre sur ce sujet ?

    Le référentiel de la HAS, qui est non opposable, va dans le bon sens, qu’il s’agisse de fiabilité des données produites, de protection des données personnelles, ou de hiérarchie des applications de santé.

    Sur la base de ce référentiel, on pourrait imaginer une déclaration volontaire de conformité du fournisseur, qu’il pourrait afficher. Des contrôles de conformité aléatoires, assortis de sanctions en cas de manquements, pourraient être effectués par la DGCCRF, avec le concours de l’ANSM et de la CNIL en tant que de besoin.

    La labellisation par une instance serait un stade supplémentaire. Deux systèmes peuvent être envisagés :

    • Une certification par le COFRAC d’organismes, publics ou privés, autorisés à effectuer cette labellisation ;
    • Une certification par les sociétés savantes, les associations de patients, les collèges professionnels…

    L’Ordre des Médecins va accompagner la réflexion sur ce sujet.

    Quels seront les enjeux du numérique en santé en France en 2017, du point de vue législatif notamment ?

    Tout d’abord, il faut que les enjeux du numérique en santé soient intégrés au débat autour de l’élection présidentielle.

    Ensuite, un véhicule législatif sera peut-être nécessaire pour amender certains points de la loi pour une République numérique et de la loi de Santé de 2016. Par exemple, le terme d’ « équipe de soins » recouvre actuellement indistinctement équipe soignante et équipe de prise en charge. Or, toutes les données de santé auxquelles a accès l’équipe de soins n’ont pas à être partagées avec l’équipe de prise en charge : il faut donc instaurer des filtres pour respecter la liberté des personnes.

    Par ailleurs, l’Ordre est convaincu que les textes réglementaires doivent définir un cadre général sans rentrer dans les détails. Pour prendre un exemple, le décret de 2010 freine le déploiement de la télémédecine chez les médecins libéraux.

    Le droit souple doit être renvoyé à des organes régulateurs, comme la HAS ou l’Ordre des Médecins, qui émettront des recommandations dans le cadre défini par les textes réglementaires.

    En matière de formation des médecins, comment envisagez-vous l’intégration du numérique, à la fois comme outil d’apprentissage (simulation, etc.), mais aussi comme facteur de changement de l’exercice médical ?

    Le numérique est déjà intégré à la formation – je pense ici par exemple aux initiatives des facultés de Nancy, d’Angers ou de Bordeaux. Mais il doit être plus largement intégré à la formation initiale et continue. Dans cette perspective, nous allons prochainement proposer un MOOC sur la déontologie. Les usages du numérique en pratique médicale doivent également être enseignés. L’Université ne doit pas se replier sur un savoir fermé.

    Comment l’Ordre se positionne-t-il sur les offres commerciales de conseil médical en ligne ?

    Il y a des ambiguïtés à lever en matière de conseil médical en ligne. Si un médecin passe par une plateforme pour solliciter l’avis d’un expert, il rentre dans le cadre de la télé-expertise. En revanche, si c’est un patient qui le fait directement, l’expert qui lui répond n’est pas en conformité avec l’usage régulier et déontologique de la télé-expertise.

    L’Ordre estime que le décret sur la télémédecine doit être simplifié quand l’acte s’inscrit dans le cadre du parcours de soins. Les offres qui ne rentrent pas dans le parcours de soins doivent être soumises à une procédure formelle d’agrément auprès d’une autorité sanitaire.

    Il faut améliorer la fluidité du parcours de soins par l’usage des outils numérique afin que l’ubérisation ne trouve plus matière à exister. 

    Par ailleurs, l’Ordre doit viser les contrats des médecins qui apportent leur concours à des plateformes de conseil médical afin de vérifier qu’ils sont en conformité avec la déontologie.

    L’Ordre restera attentif à ce qu’une nouvelle organisation des soins ne crée pas de rupture d’égalité d’accès aux soins : toutes les personnes habitant en France doivent avoir un égal accès aux soins.