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  • Une stratégie nationale de santé à l’automne (discours de politique générale du Premier Ministre)

    Une stratégie nationale de santé autour de la prévention en discussion à l’automne : c’est ce qu’a annoncé Edouard Philippe, Premier Ministre, lors de son discours de politique générale à l’Assemblée Nationale le 4 juillet 2017.

    Outre l’élaboration de cette stratégie, Édouard Philippe a annoncé quelques mesures prioritaires :
    • un plan de lutte contre les déserts médicaux présenté dès le mois de septembre et s’appuyant notamment sur un déploiement de la télémédecine ;
    • une priorité donnée aux parcours de soins, avec de «nouvelles incitations et de nouveaux modes de rémunération, en mesurant la qualité des soins et en la faisant connaître», incluses dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018 ;
    • un élargissement du nombre de vaccins obligatoires pour la petite enfance dès 2018 ;
    • une augmentation progressive du paquet de cigarettes à 10 euros ;
    • des offres sans reste à charge en matière d’optique, de soins dentaires, et d’appareils auditifs d’ici 2022.

  • EMPATTICS : appel à projet européen sur des solutions TIC pour la gestion des maladies chroniques

    Développer et tester des solutions permettant aux patients atteints de maladies chroniques de gérer leur maladie, tel est l’objectif de l’appel à projet EMPATTICS (EMpowering PAtients for a beTTer Information and improvement of the Communication Systems), dont les candidatures sont ouvertes jusqu’au 5 septembre 2017, dans le cadre du programme Horizon 2020 de l’Union européenne.

    Cet appel à projets se déroule sous forme d’achat avant commercialisation (precommercial procurement).

    Objectifs et cadre de l’appel à candidature

    Le projet EMPATTICS, lancé dans le cadre du programme Horizon 2020, a pour but de découvrir des approches innovantes pour améliorer le niveau de connaissance et d’implication des patients dans la gestion de leur maladie. L’appel à candidature se fait sous forme d’achats avant commercialisation (Pre-Commercial Procurement). 

    Le projet s’attache particulièrement au diabète, à la BPCO et aux attaques cardiaques. Ces trois maladies présentent le niveau de prévalence le plus haut dans les pays européens, mais EMPATTICS souhaite pouvoir élargir les solutions à un spectre plus large de maladies.

    Le projet EMPATTICS dispose d’un budget de 2,8 millions d’euros.

    Les 3 phases du PCP

    L’e PCP se découpe en trois phases allant de novembre 2017 à novembre 2018:

    • Phase 1: les 6 candidats sélectionnes reçoivent un fonds de 250 000€, soit 41 666€ par candidat, pour porter les études de faisabilités, de développement de projet durant cinq mois
    • Phase 2: les 4 candidats retenus reçoivent un nouveau fonds de 250 000€, soit 41 666€ par candidat, pour développer les prototypes de leur solution durant 9 mois
    • Phase 3: les 3 candidats retenus reçoivent un fonds de 1 550 000€, soit 516 666 par candidat, pour tester les solutions dans les pays acheteurs (Espagne, Danemark, Île-de-France)

    Critères de sélection et informations complémentaires

    Critères de sélection

    Critères non automatiques: 0-80 points

    • L’impact sur l’enjeu de la maladie : 0-18
    • Les fonctionnalités de la solution : 0-30
    • L’approche technique et qualité : 0-18
    • La qualité du management de projet : 0-14

    Critère automatique: 0-20 points

    • L’offre économique : 0-20

    Plus d’information

    Retrouver la liste des entreprises cherchant des partenaires pour créer un consortium et participer au projet EMPATTICS.

    Pour plus d’information, cliquer ici ou contacter info@empattics.eu jusqu’au 5 août 2017.

    Règlement  de l’appel à projet.

  • Union européenne : Mariya Gabriel commissaire en charge du Numérique

    Le Parlement européen a approuvé le 4 juillet 2017 en séance plénière la nomination de Mariya Gabriel au poste de commissaire à la société et à l’économie numérique. Sa nomination doit encore être avalisée par le Conseil de l’Union Européenne.

    Mariya Gabriel, de nationalité bulgare, est députée européenne depuis 2009.

  • L’hôpital face au numérique – une mission d’étude au Japon par le CNEH du 19 au 23 septembre 2017

    Le Centre national de l’expertise hospitalière (CNEH) propose une mission d’étude au Japon sur l’hôpital face à la révolution numérique et robotique qui aura lieu du 16 au 23 septembre 2017.

    L’étude a pour objectif de présenter aux professionnels de santé européens les pratiques et les solutions innovantes que les hôpitaux japonais ont déjà adoptées.

    La visite comprend des rencontres avec les représentants de principaux groupes d’acteurs de la (e-)santé, à savoir des experts et institutionnels locaux, mais également des industriels qui ouvriront leur laboratoire de recherche et développement.

    Le programme

    Le programme ci-dessous est susceptible d’être modifié.

    • Présentation du Japon aujourd’hui: civilisation, codes culturels, organisation sociale, système de santé (Alexandre Sabouret)
    • Visite du CHU de Tokyo, numéro 1 du Japon : projet d’ensemble du système d’informations en partenariat avec Toyota et Fujitsu
    • Visite du CHU de Yokohama: prise en charge des pathologies du grand âge, médecine de catastrophe, externalisation de l’administration
    • Visite du CHU de Kitasato: hôpital pilote où les robots sont introduits en phase test
    • Conférences avec des experts :
      • Politique de santé et hospitalière, système médical japonais, piluliers automatiques dans les hôpitaux, médicaments génériques (Bruno Rossi)
      • Expert robotique et correspondant Ifop sur les enquêtes Japon pour la santé (Étienne Barral)
    • Visites d’entreprises et de labo R&D :
      • robot sur les exosquelettes
      • expertise du robot en entreprise et en hôpital
      • possibilité de communication rapide entre les patients atteints de paralysie complète et leur entourage
    • Institutionnels:
      • Bureau médical de Yokohama (ville test du Japon en vue de la coupe du monde de rugby 2019 et des JO 2020)
      • politique de santé de Yokohama et de la conurbation Yokohama-Tokyo-Chiba (35 millions d’habitants), politique d’innovation et gestion des coûts qui explosent
      • Service scientifique de l’Ambassade de France : avis sur les différentes innovations scientifiques au Japon et les échanges avec la France

    Le tarif

    Le tarif de 5 400€ comprend l’ensemble des frais du voyage.

    Inscription

    Le formulaire est disponible ici.

    Contact

    Philippe Roussel, tél. 06 07 45 59 90, mail : philippe.roussel@partenaire.cneh.fr

    Caroline Marichez, tél. 01 41 17 15 67, mail : caroline.marichez@cneh.fr

  • Forum d’Affaires Internationales de la transformation numérique à La Réunion, 3-5 Octobre 2017

    Digital Réunion organise le NxSE : Forum d’Affaires Internationales de la Transformation Numérique Afrique – Océan Indien du 3 au 5 Octobre 2017, à La Réunion.

    Cette année, les thématiques sont l’Industrie du futur, Ville et bâtiments de demain, Touriste connecté, Voyage au cœur de la date marchés et défis de la santé numérique, agriculture connectée et 5ème révolution agricole.

    Au programme notamment pour la e-santé 

    • des conférences,
    • des ateliers pour découvrir les opportunités qu’offrent La Réunion, l’Afrique Australe et l’Afrique de l’Est,
    • un village NxSE (Quand le Nord rencontre le Sud) d’exposants,
    • des pitchs sessions,
    • du networking,
    • un concours innovant #HealthTech.

    Inscriptions 

    Les entrées sont à partir de 49€ et l’inscription ainsi que l’achat des billets se fait à l’adresse suivante. 

  • L’Institut des entreprises met 10 mesures en avant pour l’innovation en santé (rapport 2017)

    Proposer l’innovation en réponse aux difficultés financières, organisationnelles et d’efficience du système de santé actuel, tel est l’objectif du rapport « Innover c’est bon pour la santé » publié par le think-tank l’Institut des entreprises en juin 2017.

    Six axes de propositions ont été dégagés par l’étude : • Fluidifier l’arrivé des innovations dans notre système de santé, • Assurer un financement précoce, progressif et contrôlé de l’innovation, • Faciliter la captation par le système de santé des rentes détruites par l’innovation, • Faciliter l’adoption des innovations par les pionniers et les adoptants précoces, • Diffuser les bonnes pratiques auprès de la majorité des utilisateurs et enfin • Permettre la diffusion entre acteurs de la mesure d’impact des innovations.

    L’étude met en avant 10 propositions en 6 axes thématiques autour de l’innovation en santé afin de répondre aux problématiques et enjeux actuels du système de santé.

    Chaque proposition détaille la problématique à laquelle elle répond, ce qui se fait à l’étranger, la façon dont cela pourrait se faire en France ainsi que les impacts concrets sur notre système de santé. 

    Problèmes d’organisation, d’efficience mais aussi de coûts et de financement, le système de santé actuel doit changer de paradigme et intégrer l’innovation en réponse à ses difficultés. 

    Synthèse des propositions 

    Fluidifier l’arrivée des innovations dans notre système de santé

    Il s’agit dans un premier temps de lever les freins à l’innovation dans notre système de santé. 

    • Produire et adapter rapidement les méthodologies d’évaluation aux vagues d’innovations.
    • Substituer un contrôle ex post aux autorisations préalables pour toutes les innovations organisationnelles et/ou liées à la transformation numérique.

    Assurer un financement précoce, progressif et contrôlé de l’innovation

    Attendre les résultats de l’essai clinique pour financer une innovation est un retard considérable sur les marchés plus dynamiques tels que l’Amérique. Il s’agit de mettre en place des financements plus précoces, et temporaires. 

    • Permettre un financement précoce de l’innovation sur l’ensemble des technologies de santé.
    • Développer le remboursement temporaire des innovations.

    Faciliter la captation par le système de santé des rentes détruites par l’innovation

    Les investissements publics dans ce nouveau paradigme seraient amortis par les gains de la captation des rentes par le système de santé. 

    • Construire des modalités innovantes de financement de l’innovation organisationnelle et de la transformation numérique.
    • Favoriser l’évaluation en vie réelle et le paiement à la performance des technologies innovantes en mettant en place des registres contraignants, alimentés au besoin par les données médico-administratives.
    • Généraliser le paiement au parcours sur les pans du système où la prise en charge est particulièrement standardisée pour augmenter les marges d’investissement sur les processus innovants.

    Faciliter l’adoption des innovations par les pionniers et les adoptants précoces

    Il s’agit de mettre en place les outils nécessaire au repérage des innovations et à l’anticipation de leurs impacts. 

    • Mettre en place un système de veille capable d’anticiper les impacts des innovations avant leur arrivée sur le marché.

    Diffuser les bonnes pratiques auprès de la majorité des utilisateurs

    Il s’agit d’accompagner l’implémentation et l’utilisation de l’innovation. 

    • Mettre en place des programmes de conduite du changement pour favoriser l’adoption rapide des technologies à fort impact organisationnel et accompagner la transformation numérique inhérente.

    Permettre la diffusion entre acteurs de la mesure d’impact des innovations

    Il s’agit de mettre en place les outils ou les accès nécessaires pour mesurer l’impact des innovations et en faciliter la diffusion.

    • Libéraliser l’accès aux données médico-administratives pour permettre la diffusion plus large des analyses sur les parcours de soins.

  • Connecting nurse un programme connectant 100 000 infirmières à travers le monde

    Connecting Nurse est programme crée en 2014 avec le soutien de Sanofi.

    Ce programme a pour but la mise en réseau à travers une plateforme de plusieurs infirmières à travers 20 pays répartis en Europe, en Asie, en Afrique et en Amérique.

    Cette plateforme qui réunit plus de 100 000 infirmières permet d’échanger et de mettre à profit pour chacun des membres du programmes, la diversité des pratiques et des méthodes à travers le monde.

    Les infirmières moteur d’innovation

    Connecting nurse a développé deux programmes mettant en avant par le digital le potentiel innovant des infirmières :

    • Care challenge : il s’agit d’un site sur lequel les infirmières peuvent échanger avec des professionnels de santé sur différentes pratiques. Elles peuvent également publier sur ce support leurs projets et propositions de solutions innovantes 
    • Information Shareapy : une bibliothèque numérique facilitant la recherche d’informations ou encore l’échange et le partage de ces-dernières

    Plus récemment, connecting nurses a décliné ces programmes à destination des sages-femmes à travers la plateforme midwives. 

    Connecting nurses a été développé en partenariat avec les fondations suivantes :

    • Le Conseil international des infirmières (CII)
    • La Fondation de santé des infirmières praticiennes [The Nurse Practitioner Healthcare Foundation] (NPHF)
    • Le Secrétariat International des Infirmières et Infirmiers de l’Espace Francophone (SIDIIEF)
    • L’Association Française pour le Développement de l’Éducation Thérapeutique (AFDET)
    • La Fondation des infirmières européennes spécialisées dans le diabète [Foundation of European Nurses in Diabetes] (FEND)
    • WeObservatory de la Fondation Millennia2025 (Millennia2025 Foundation WeObservatory).

    Une telle initiative s’inscrit dans la tendance générale de valoriser par le digital tous les acteurs de la santé et surtout la diversité des savoirs. Il s’agit d’un programme reprenant les codes et les process de l’économie collaborative au service de la santé en avançant en tant que valeur ajouté le rôle des infirmières dans le suivi, l’observance et le quotidien du patient.

  • Levées de fonds en e-santé de janvier à juin 2017 : 86,25 millions d’€ pour 27 start-up, 10 rachats

    86,25 millions d’euros : tel est le montant total levé par les principales start-up de la e-santé françaises au premier semestre 2017. Plus grosses levées de fonds, montant moyen des levées, podium des investisseurs : Health&Tech Intelligence vous propose un bilan des six premiers mois de l’année.

    M-santé et medtech en tête

    Avec 39,9 millions d’euros levés au premier semestre, les start-up de la m-santé arrivent largement en tête du podium. Cela s’explique toutefois en grande partie par la levée de fonds de 26 millions d’euros effectuée par Doctolib.

    De la même façon, les 16 millions d’euros levés au total dans la medtech viennent en grande partie de la levée de 10 millions d’euros finalisée par Rythm en juin 2017.

    Des investisseurs dispersés, Bpifrance toujours très présent

    Comme en 2016, de nombreux investisseurs n’ont investi que dans une seule start-up de la e-santé au premier semestre 2017. Deux investisseurs ont toutefois réalisé deux investissements :

    • Go Capital (i-SEP, Robocath);
    • Crédit Agricole (360 Medical, Pyxil Medical).

    De son côté, Bpifrance a investi dans 4 start-up : Doctolib, Otherwise, Exelus, Telegrafik.

    Rachats : télémédecine et logiciels

    Sur 10 entreprises françaises de la e-santé rachetées au premier semestre, 4 ont une activité logicielle, et 4 dans la télémédecine.

    MNH Group se distingue avec le rachat de deux entreprises de la télémédecine pour constituer un groupe pesant au niveau européen.

  • Syntec Camp sur les données de santé : quels enjeux et quelles perspectives ?

    Freins, retours d’expériences, usages, responsabilisation, interopérabilité, business models, cadre réglementaire, innovation du secteur, tels sont les sujets qui ont été abordés lors du Syntec Numérique Camp sur les données de santé, qui a eu lieu le 27 juin 2017, à Paris.

    Organisé sous forme d’ateliers de réflexion, le Syntec camp s’est notamment interrogé sur les sujets suivants:
    • Comment créer une filière numérique des données de santé?
    • Comment faire évoluer le cadre réglementaire et éthique?
    • Quels enjeux autour de l’interopérabilité sémantique?
    • Quelles innovations pour le secteur?

    La subsistance de freins autour des données de santé

    Selon le Dr Christophe Richard, de Santéos, l’usage, le domaine économique, la notion de confiance et de consentement s’opposent à l’utilisation des données de santé, créant ainsi des freins tels que:  

    • Le frein psychologique qui « nous empêche de voir ce que l’on peut faire » avec les données de santé.
    • Le frein scientifique: on dispose de données massives dont la validité est dépendante des outils d’analyse utilisés pour leur traitement.
    • Le frein culturel qui empêche d’entrevoir les potentielles innovations en dehors du codage.
    • Le frein technique: plus il y en a, plus il devient difficile de les utiliser.
    • Le frein réglementaire: que peut-on faire? Quelle certification? Quelle articulation entre les différents règlements?

    Les risques face aux opportunités générés par les données de santé

    Les données de santé ont subi, dès janvier 2016, une évolution réglementaire grâce à l’article 193 de la loi de modernisation du système de santé. De fait, les bases de données médico-administratives doivent être traçables. 

    De plus, selon Syntec, il s’agit de faire converger les intérêts publics et privés autour de référentiels de bonnes conduites. La nécessité de fédérer, croiser les données et développer les méthodes d’analyse et d’usage semblent primordiaux. 

    L’exemple, donné lors du Syntec camp, des groupes d’assurance montre bien les impacts potentiels des données de santé. Leur apport dans le calcul du risque peut se confronter à des problèmes éthiques, moraux et de pacte social. La question du positionnement tarifaire en fonction de l’état de santé, par exemple, pourrait mener, selon Quentin Beriot, de Covea, à des dérives dans leur utilisation.

    En revanche, l’apport des données de santé dans un système de télémédecine permettrai un meilleur suivi à distance des maladies chroniques, une meilleure télé-expertise, etc. ou encore, dans le domaine du coaching bien-être et le auto-suivi de santé. 

    Les enjeux et perspectives des données de santé

    La question de l’interopérabilité

    Les principaux enjeux autour de cette question sont d’ordres:

    • administratifs, avec notamment la prescription du médicament,
    • de santé publique, avec un volet épidémiologique et d’analyse d’essais cliniques
    • et politiques, avec un apport dans le pilotage stratégique permis par l’analyse des données de santé.

    Le problème posé, lors de l’atelier de réflexion, est la question de la terminologie sémantique pour permettre l’interopérabilité des données de santé. Il s’agit de créer des standards européens afin de sortir des standards franco-français ne permettant pas la création d’un environnement favorisant l’écosystème. 

    Quelles perspectives pour la filière numérique des données de santé?

    Les enjeux pour la filière s’articulent autour de la création de valeur et d’économies d’échelle ainsi qu’autour de la confiance et de l’éthique, dans la notion de consentement et du traitement éthique des données. 

    Ainsi, d’après l’analyse du syntec camp, il s’agit d’améliorer l’accessibilité en prenant en compte aussi bien la responsabilité en termes éthiques et de gouvernance (volet stratégique) que dans la mise en oeuvre opérationnelle via interopérabilité, la sécurité, les outils d’analyse, la formation des acteurs et le modèle économique. 

    La réflexion, dès lors, se tourne vers les innovations potentielles pour le secteur. Il s’agit, de fait, de créer de la valeur en introduisant davantage d’intelligence dans l’utilisation des données brutes. La question de l’intelligence artificielle par exemple se pose en termes de menaces et d’opportunités. Cela nécessite une réflexion autour de

    • l’ubérisation de certains métiers tels que la radiologie,
    • la redéfinition des rôles des acteurs,
    • le repositionnement des professionnels de santé,
    • la prédiction de la dangerosité de certains médicaments.

    Le sujet de la transition d’un modèle de traitement à un modèle préventif a également fait l’objet d’une réflexion en termes d’innovation. Cela est d’autant plus possible dans le champ de la détection des maladies rares que dans l’accompagnement des seniors. 

    Comment apprivoiser le cadre éthique et réglementaire?

    Des évolutions conséquentes ont eu lieu dans le cadre opérationnel, national et international. Quel cadre de confiance autour de la e-santé se met alors en place?

    En France, le cadre est complet mais la transition du cadre juridique au cadre fonctionnel reste délicat. Il s’agit de sortir de l’idée réglementaire en tant que contrainte et saisir les opportunité de développement des usages et de responsabilisation des acteurs et développer une dynamique dans dans un contexte mature et d’accélération du cadre réglementaire.

    Ainsi, pour la question de cadre réglementaire, il s’agirait, selon Syntec de:

    • simplifier et rendre lisible le contexte pour les acteurs,
    • débloquer les projets autour des données de santé,
    • éviter les « stop & go » en établissant des feuilles de route,
    • sortir du clivage public/privé
    • et laisser de la liberté aux patients.
  • Israël envisage une collaboration avec l’Inde pour déployer son expertise en e-santé

    Le Premier ministre israëlien, Benjamin Netanyahu, a annoncé le 4 juillet 2017 sa volonté de collaborer avec l’Inde sur les questions de la santé numérique, à l’occasion d’une rencontre entre le Premier ministre israëlien et de son homologue indien, Narendra Modi, à Tel-Aviv.

    L’Inde développe sa e-santé dans un territoire hétérogène. Selon le premier ministre indien, un partenariat avec Israël permettrait de pouvoir gérer, stocker et analyser les données patients.

    De son côté, le premier ministre d’Israël, indique que le partage de de son expertise ferait de l’Inde un partenaire privilégié pour ses start-ups en e-santé.

    Cette rencontre marque un nouveau chapitre dans une relation commerciale de longue date concentrée jusqu’à présent dans le secteur de la défense.

    Les applications concrètes de ce nouveau partenariat

    Les détails de cette nouvelle relation commerciale, dont le but est développé l’attractivité des deux pax en matière de digital notamment en santé, ont été révélés à partir du 7 juillet 2017 et soulignent les implications concrètes du partenariat entre l’Inde et Israël :

    • la mise en place d’un fond d’investissement commun dédié à l’innovation d’un montant de 40M$ (35 M€) ;
    • le lancement du Startup India Hub Innovation Challenge pour les start-ups en early-stage dans les domaines de l’agriculture, de l’eau et de la santé : les candidatures seront ouvertes le 10 septembre ;
    • l’annonce d’un partenariat entre le groupe indien Wipro et l’université de Tel Aviv pour conduire des recherches communes.
    • la dynamisation de leurs transactions commerciales dans la tech en passant de 5 MA$ (4,4MA€) à 20 MA$ (17,5 MA €) dans cinq ans. 

    Les bases de ce partenariats ont été lancées l’an dernier notamment avec le lancement à Mumbai du India-Israël Med4Dev healthcare hackathon afin de repérer des start-ups en provenance des deux pays et proposer des innovations à destination du marché indien. 

    Un tel partenariat pourrait à moyen terme représenter un véritable tour de force en posant la question du leadership des États-Unis comme actuel leader mondial car il mêle le vivier de talents présents en Inde (ingénieurs, développeur, entrepreneurs) et l’écosystème mature d’Israël (infrastructures, technologies, etc.).