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  • IA : Inato spécialisée dans les essais cliniques lève 1,3 million d’euros pour parfaire sa solution

    Inato vient de lever 1,3 million d’euros afin d’accélérer le développement commercial d’Inato à échelle européenne et à renforcer ses équipes techniques afin de continuer à affiner les capacités prédictives de sa solution, annonce dans un communiqué de presse 15 novembre 2017 le principal porteur de la levée de fonds, à savoir Serena Data Venture.

    Inato propose une plateforme reposant sur l’IA à destination des laboratoires pharmaceutiques, des biotechs et les CRO, autrement dits les acteurs dont les essais cliniques constituent un maillon dans la chaîne de valeur. Avec son processus automatisé, Inato permet aux sponsors d’essais cliniques d’optimiser le recrutement des investigateurs, des sites et de sujets. En capitalisant sur les données disponibles dans les bases de données publiques sur les essais cliniques et les données disponible chez l’industriel, Inalto est capable de prédire la performance de recrutement et suggère en conséquence les meilleurs partenaires.

    Inato a déjà signé plusieurs contrats avec de grands groupes de l’industrie pharmaceutique dont les noms n’ont pas encore été dévoilés et qui espèrent réduire leurs coûts associés aux essais cliniques.

  • Medicen Paris Région lance un AMI national BioDEM (Biological Diagnosis in Emergency Medicine)

    Le pôle de compétitivité francilien Medicen Paris Region a lancé le 13 novembre 2017 une nouvelle émergence de projets autour de la biologie d’urgence intitulé « Biological Diagnosis in Emergency Medicine » (diagnostic biologique en médecine d’urgence) avec pour finalité de faire émerger et financer un ou plusieurs projets collaboratifs public/privé, multi-technologiques sur le thème cité.

    L’initiative est fondée sur le constat d’un besoin particulier pour les cliniciens urgentistes nécessitant un outil ou une technologie de diagnostic biologique leur permettant de trier rapidement le patient et de désengorger les services d’urgence.

    L’AMI, lancé également auprès des autres pôles de compétitivité, invite les acteurs académiques, cliniques et industriels désireux de développer de nouvelles technologies et solutions dans le cadre d’un projet collaboratif à candidater avant le 5 janvier 2018.

    Technologies et spécialités éligibles

    Toutes les technologies et spécialités (cardiologie, neurologie, infectiologie, chirurgie, orthopédie, radiologie, hématologie, SAMU, etc.) sont acceptées :

    • biologie;
    • biologie délocalisée; 
    • point-of-care ; biomarqueurs ;
    • biocapteurs/capteurs/microfluidiqu ;
    • immunoanalyse ;
    • anticorps;  diagnostic/DM/DM DIV ;
    • tests et/ou bandelettes
    • ;organes on chip/organes sur puces; 
    • hard, soft ;
    • monitoring;
    • logiciel, algorithme, application, etc.

    Documentation

    Le formulaire de candidature est à télécharger à l’adresse suivante : http://www.medicen.org/wp-content/uploads/2017/10/formulaire_de_candidature-BioDEM.xlsx

    Le modèle de présentation est disponible à l’adresse ci-contre : http://www.medicen.org/wp-content/uploads/2017/10/Template-pr%C3%A9sentation-AMI-BioDEM.pptx

    Le formulaire doit être soumis via le lien suivant : https://form.jotformeu.com/72961932908366

    Calendrier

    La date limite de soumission est le 5 janvier 2018, à 15h00.

    Une réunion plénière d’information aux candidats est prévue le 12 janvier 2018 de 10h à 13h chez Medicen Paris Region (3-5 impasse Reille 75014 Paris, Salle Strosberg).

    Contact

    Mazhoura AIT MEBAREK, PhD

    Responsable Projets R&D/R&D Project Leader, Coordinatrice DAS Diagnostic Biologique/ Coordinator of the Biological Diagnosis Area

    maitmebarek@medicen.org

  • Asie-Pacifique : seules 25 % des entreprises de santé ont engagé une transformation numérique

    Dans l’industrie de la santé en Asie-Pacifique, environ 77 % des chefs d’entreprise estiment qu’il est urgent d’entamer la quatrième révolution industrielle, révèle l’étude Microsoft « Asia Digital Transformation » publiée début novembre.

    La majeure partie d’entre eux estiment qu’ils doivent transformer leur société en une entreprise numérique pour espérer une croissance future mais plus rares sont ceux à avoir déjà déployé une stratégie solide pour y parvenir.

    Seul 1 dirigeant sur 4 assure avoir établi une stratégie numérique complète

    L’étude a porté sur 1 494 chefs d’entreprise de la région Asie-Pacifique travaillant dans des organisations de plus de 250 employés. Elle a été réalisée en Australie, en Chine, à Hong Kong, en Indonésie, en Inde, au Japon, en Corée, en Malaisie, en Nouvelle-Zélande, aux Philippines, à Singapour, à Taïwan et en Thaïlande.

    Bien que les personnalités interrogées s’accordent en majeure partie sur l’importance d’une mutation digitale, seulement 25 % d’entre elles ont déclaré avoir déployé une stratégie digitale complète à l’heure actuelle.

    45 % des leaders ayant participé à l’enquête ont indiqué être en train de mettre en place des initiatives spécifiques de transformation numérique pour certaines parties de leur organisation, et 30 % ont expliqué avoir encore une stratégie très limitée ou inexistante en la matière.

    Un manque de réactivité

    « L’enquête a montré que les prestataires de soins d’Asie-Pacifique n’agissaient pas assez vite pour capitaliser la valeur des données latentes afin de transformer un « système de soins de santé réactif » en un système proactif qui gère la santé des individus et des populations plus efficacement et à moindre coût », a déclaré Gabe Rijpma, directeur de la santé et des services sociaux en Asie à Microsoft.

    Les 4 étapes de la transformation numérique selon Microsoft

    D’après les observations de Microsoft, une transformation numérique se divise en quatre évolutions :

    • 1. Les fournisseurs de soins doivent offrir de nouvelles façons de communiquer avec les patients avant, pendant et après leur interaction avec les soignants.
    • 2. L’équipe de soins doit être formée aux nouvelles technologies.
      Une formation solide permet aux soignants et aux cliniciens d’être connectés en toute sécurité à l’information et aux personnes dont ils ont besoin, où qu’ils soient. La qualité et les résultats des services de santé peuvent également être améliorés en permettant aux cliniciens et aux consommateurs d’accéder à l’information nécessaire et de l’analyser pour que les cliniciens puissent faire des choix plus éclairés.
    • 3. Il faut optimiser l’efficacité clinique et opérationnelle.
      Les prestataires de soins doivent améliorer leur réactivité et la qualité des services mais aussi réduire les coûts grâce à des processus intelligents, en coordonnant patients et professionnels de la santé de manière plus efficace et en répondant aux problèmes en temps réel pour les résoudre de manière préventive.
    • 4. Il est enfin nécessaire de transformer le continuum des soins.
      La possibilité d’intégrer des logiciels et des technologies directement dans les produits et les services évolue à mesure que les organisations apportent de la valeur, permettent l’instauration de nouveaux business modèles et bouleversent les marchés établis. Les fournisseurs de soins peuvent améliorer la qualité des soins et réduire les coûts par habitant en offrant de nouveaux modèles de soins.

    Parmi les freins à la transformation digitale : le manque de soutien des politiques

    Selon les leaders du secteur de la santé interrogés par Microsoft, les principaux obstacles à la transformation numérique auxquels fait face l’industrie de la santé en Asie-Pacifique sont, par ordre de priorité :

    • le manque de politiques gouvernementales soutenant cette évolution et d’infrastructures dans le domaine des TIC ;
    • l’existence d’un environnement économique incertain ;
    • les menaces cybernétiques et les problèmes de sécurité ;
    • le manque de leadership organisationnel et de compétences pour imaginer, planifier et diriger l’exécution des tâches ;
    • le fait qu’il n’est pas urgent ou nécessaire de contrer les perturbateurs de l’industrie.
  • Singapour : le ministère de la Santé s’allie à une société britannique pour lutter contre le diabète

    La société de technologie Tictrac, basée au Royaume-Uni, s’est associée au ministère de la Santé de Singapour pour lutter contre le diabète de type 2.

    Elle a lancé début novembre au sein de la cité-État la plateforme HealthHub Track, mise gratuitement à la disposition des quelque six millions de citoyens vivant à Singapour. La technologie combine les données des utilisateurs collectées par le biais de leurs applications et objets connectés avec des informations sur leur environnement et les conseille sur la façon de mener une vie plus saine dans le but d’aider à prévenir le diabète de type 2.

    Guerre contre le diabète : le ministère de la Santé fait appel à une start-up UK

    En mars, la société a lancé dans des groupes cliniques en Angleterre une application dédiée aux personnes souffrant de diabète de type 2 d’une valeur d’un million de livres sterling (1,12 M €).

    Le dispositif fournit aux patients des programmes d’exercices, basés sur des recherches fouillées, et donne accès à un coach professionnel. Le service permet de suivre l’évolution de son poids, son alimentation et ses exercices physiques ; il fournit également des jeux et des articles pour encourager les patients à gérer eux-mêmes leur état de santé.

    « Particulièrement alarmé par l’augmentation du diabète, le gouvernement de Singapour nous a demandé de proposer un produit qui aiderait les citoyens à vivre une vie plus saine, plus heureuse et plus longue. Et nous avons sauté sur l’occasion », explique Tictrac dans une note publiée sur son site officiel.

    Tictrac a observé de près les comportements des Singapouriens

    La société a commencé par analyser la façon dont les gens vivent à Singapour, leurs besoins et les barrières culturelles spécifiques.

    • L’équipe de Tictrac a été à la rencontre de personnes pré-diabétiques, diabétiques et de femmes enceintes qui luttaient pour améliorer leur santé.
    • Elle a également passer du temps avec les professionnels de la santé et les patients dans les cliniques pour comprendre quelles étaient les solutions proposées aujourd’hui pour lutter contre le diabète et quelles étaient les préoccupations principales sur le sujet.
    • Elle a également visité des centres commerciaux, des food courts (espaces rassemblant différents stands de nourriture) et des supermarchés pour comprendre quelles étaient les options disponibles pour se nourrir et quelles étaient les tendances au sein de la cité-État en matière d’alimentation.

    L’un des problèmes majeurs est la surconsommation de glucides

    De cette enquête sont ressortis trois résultats significatifs :

    • 1. les Singapouriens passent beaucoup de temps dans les centres commerciaux ;
    • 2. alors qu’aux États-Unis et au Royaume-Uni, le sucre raffiné est l’ennemi n°1, à Singapour, ce sont les glucides qui posent problème car surconsommées, elles augmentent le taux de glycémie ;
    • 3. la nourriture à emporter est facilement disponible et plutôt bon marché. Les salariés mangent souvent à l’extérieur pour plus de commodité.

    Des premiers résultats encourageants

    « Forts de nos découvertes, nous avons adapté notre plateforme pour répondre aux besoins spécifiques de cette zone, a déclaré Tictrac. Nous avons maintenant lancé notre service à Singapour et bien que ce soit encore le début [de l’expérience], le gouvernement est ravi des résultats obtenus jusqu’à présent. Maintenant que notre produit est disponible et utilisé quotidiennement, les données que nous collectons auprès de nos utilisateurs peuvent à leur tour être utilisées pour améliorer et affiner encore davantage notre [dispositif]. »

    L’utilisateur peut choisir plusieurs formules, comme l’option « prévention du diabète » mais aussi le suivi « santé pendant la grossesse » et d’autres programmes santé et bien-être visant à l’encourager à mener une vie plus saine.

    Tictrac a par ailleurs annoncé avoir signé des partenariats avec l’assureur Munich Re et la compagnie Aviva.

  • Singapore: Ministry of Health teams up with a British company to fight diabetes

    UK-based technology company Tictrac has teamed up with Singapore’s Ministry of Health to help tackle type 2 diabetes.

    In early November, it launched in the city-state the platform HealthHub Track, which has been made available free-of-charge to six million citizens living in Singapore. The device combines user’s data from their apps and wearables, with information about their surroundings and advises them on how to lead a healthier lifestyle in order to help prevent type 2 diabetes.

    War against diabetes: the Ministry of Health calls on British start-up

    In March, the company launched a million-pound (€1.12 M) Type 2 Diabetes app was rolled out in clinical commissioning groups across England.

    The device provides patients with coaching and exercise programs, based on extensive research, and gives access to a professional coach. The can track their weight, food and exercise, and also provide games and articles to support self-management..

    « Particularly alarmed at the increase in diabetes, the Singapore government asked us to come up with a product that would help the citizens there to live healthier, happier and longer lives. And we jumped at the chance! » explains Tictrac in a note published on its official website.

    Tictrac has observed the behavior of Singaporeans

    The company began its mission by looking at the way people live in Singapore and their specific cultural needs and barriers.

    • The Tictrac team met with pre-diabetics, diabetics and pregnant women who were struggling to improve their health.
    • It also spent time at clinics meeting patients, doctors and « looking at care paths for newly-diagnosed diabetics and pre-diabetics » to understand their main concerns.
    • It also visited malls, food halls and supermarkets « to see what food options were freely available and what people typically ate ».

    One of the main problems is over-consumption of carbohydrates

    The authors of the study discovered three particularly significant findings:

    • 1. Singaporeans spend a lot of time in malls;
    • 2. While in the United States and the United Kingdom, refined sugar is the number 1 enemy, in Singapore it’s carbohydrates because they spike blood sugar when you consume it too much.
    • 3. Takeaway food is readily available and rather cheap. Busy working people frequently eat out for convenience.

    First encouraging results

    « Armed with our findings, we tailored our platform to meet the specific needs of this area, » said Tictrac. We have now launched in Singapore and although it’s early days, the government are delighted with the results so far. Now our product is out there and being used daily, the data we gather from our users can in turn be used to improve and refine our product even more. »

    The user can choose several « journeys », such as the « diabetes prevention » option but also the « health pregnancy » track and other health and well-being « journeys » designed to encourage healthier living.

    Tictrac has also recently announced partnerships with re-insurer Munich Re and insurance company Aviva.

  • SHL Group s’associe à la start-up QuiO pour développer des outils connectés intelligents

    L’entreprise SHL Group annonce le 13 novembre 2017 un partenariat avec la start-up américaine QuiO.

    SHL Group est spécialisé dans le développement et la fabrication de dispositifs d’administration de médicaments avancés comme les auto-injecteurs et les stylos injecteurs.

    QuiO fournit des logiciels et des services à travers des dispositifs de traitement intelligents dans le cas des maladies chroniques, et notamment une plateforme de management de la relation patients en cloud.

    Ce partenariat vise à développer un enregistreur de données compilant la compétence d’administrateur de médicaments de SHL Group et la technologie cloud apportée par QuiO.

    Les objectifs attendus pour les patients sont la possibilité de suivre l’adhésion au traitement et d’en mesurer l’efficacité.
    A ce stade, ces offres sont disponibles sur le marché américain.

  • MesDocteurs devient la filiale de santé à distance du Groupe VYV qui en détient 61 % des parts

    Le Groupe VYV vient d’acquérir les 61% des parts de MesDocteurs afin de proposer des services de télémédecine au plus grand nombre et développer la e-santé en France, apprend-on dans un communiqué du groupe diffusé le 14 novembre 2017. L’opération équivaut à une augmentation de capital de la start-up de 3 millions d’euros qui servira à accélérer le développement de ses services.

    Les solutions de MesDocteurs intégreront l’offre du Groupe VYV que ce soit dans le cadre des contrats individuels ou collectifs, et visant aussi bien les professionnels de santé que le grand public. À terme, elles seront proposées par l’ensemble des mutuelles du Groupe VYV (Mutuelle MGEN, Istya et Harmonie Mutuelle), mais également les structures de soin du groupe, réunies sous le nom de VYV Care, englobant des cliniques, des EHPAD, des centres de soins, des crèches, etc.

    Le Groupe VYV compte ainsi accélérer le déploiement de la télémédecine, mais également du téléconseil et de la télé-expertise qui représente un de ses engagements initiaux, alors que MesDocteurs vise le déploiement de ses services auprès de nouveaux acteurs B2B et de la protection sociale (institutions de prévoyance, mutuelles, compagnies d’assurance, réseaux conventionnés, etc.). Tous deux espèrent multiplier par 10 le nombre de téléconsultations de 2015 pour atteindre les 2 millions.

  • Etude : la réalité virtuelle peut aider à gérer la douleur et l’anxiété des enfants hospitalisés

    Des enfants subissant une prise de sang ont déclaré moins de douleur et d’anxiété lorsqu’ils jouaient à un jeu de réalité virtuelle que lorsqu’ils bénéficiaient d’une prise en charge traditionnelle. Tels sont les résultats d’une étude* publiée le 19 octobre dans le Journal of Pediatric Psychology. Les enfants très anxieux étaient ceux qui bénéficiaient le plus de la réalité virtuelle.

    Les visio-casques, une opportunité pour les soins

    La réalité virtuelle a été testée dans de nombreux domaines thérapeutiques : les soins des plaies, les chimiothérapies, les chirurgies dentaires. Mais cette technologie s’est longtemps révélée couteuse pour être utilisée dans des essais cliniques. La nouvelle génération de visio-casques, beaucoup plus abordable et « user friendly » ouvre de nouveaux horizons aux chercheurs.

    C’est pourquoi un essai randomisé et contrôlé a été mené pour évaluer la faisabilité et l’efficacité de la réalité virtuelle pour réduire la douleur et l’anxiété lors de prises de sang chez des enfants hospitalisés. Cette étude dont les résultats ont été publiés le 19 octobre dans le Journal of Pediatric Psychology a inclus 143 jeunes patients ainsi que leurs proches et les professionnels de santé qui pratiquaient le geste.

    Des jeux pour faire diversion

    Dans le groupe « réalité virtuelle », deux types de jeux immersifs étaient proposés en fonction des âges des enfants. Ils étaient équipés d’un système de suivi de la tête qui permettait au joueur de contrôler le jeu uniquement grâce aux mouvements de la tête. Ces jeux multi-sensoriels, jouant à la fois sur les stimulations auditives et visuelles, avaient évidemment pour objectif de détourner l’attention de l’enfant des soins qui étaient pratiqués.

    Pour chacun des participants, des index de mesure de la douleur et de l’anxiété ont été utilisés. Ces outils évaluaient le ressenti avant et pendant les soins. Un questionnaire de satisfaction était également rempli par les jeunes patients et leurs proches. Leur perception de la douleur était comparée à celle dans le groupe contrôle. Les enfants avaient droit à une crème anesthésiante et ils pouvaient regarder un dessin animé.

    Résultats 

    • – Les 5 indicateurs ont enregistré une baisse de la douleur et de l’anxiété dans le groupe « Réalité Virtuelle ».
    • – La baisse du ressenti de la douleur était plus significative chez les enfants les plus anxieux au départ
    • – 92% des patients n’ont ressenti aucun effet secondaire lié au jeu. 5% ont eu des nausées.
    • – Le taux de satisfaction était particulièrement élevé chez les professionnels de santé qui auraient voulu utiliser la « réalité virtuelle » dans 98% des cas avec les autres patients. 

    Comment l’intégrer dans la routine hospitalière 

    Cette étude montre que le recours à la réalité virtuelle en alternative à des médicaments est faisable dans un tel contexte. La réduction des coûts de la technologie rend l’utilisation en routine beaucoup plus envisageable aujourd’hui. Cependant, les auteurs reconnaissent que quelques obstacles subsistent. Le temps nécessaire pour maintenir de bonnes conditions d’hygiène lors de l’utilisation des visio-casques peut poser des problèmes dans de nombreux services où le temps et les ressources humaines sont comptés. Par ailleurs, d’autres études sont nécessaires pour adapter au mieux la réalité virtuelle à la prise en charge dans le douleur dans différents contextes.

  • Comment les dirigeants du secteur des DM doivent piloter la transformation numérique (ét. McKinsey)

    McKinsey s’interroge sur la « disruption du numérique » dans le secteur des dispositifs médicaux dans une étude intitulée « How medical-device CEOs can navigate digital disruption in healthcare ». L’étude publiée en ligne le 31 octobre 2017 énonce des principes de transformation indispensable dans le contexte actuel du marché.

    L’étude invite les dirigeants du secteur des dispositifs médicaux à intégrer la transformation numérique comme une priorité de développement.

    L’étude énonce également des impératifs en matière de stratégie de marketing et de gestion de processus internes à l’organisation, notamment le rapprochement du client-patient.

    Enfin, on y trouve des mises en garde en matière de conception et de mise en oeuvre de la transformation numérique tant dans le domaine technique que dans celui de l’évolution des mentalités.

    Commencer par appréhender les (nouveaux) rôles des parties prenantes

    Dans un environnement évoluant rapidement, les fabricants de dispositifs médicaux devront se réinventer pour devenir des sociétés de santé numérique pour rester concurrentiels. Les actions primaires permettant d’atteindre de dessein sont :

    • offrir une expérience d’utilisation confortable à toutes les catégories d’utilisateurs (patients, soignants, cliniciens et fournisseurs)

    • créer des produits personnalisés qui offrent une valeur clinique avérée ;

    • oser prendre des risque fondés sur une analyse fine de la demande ;

    • réinventer les processus pour réduire considérablement les coûts ;

    • accélérer la prise de décision.

    Scruter les mouvements de l’ensemble des parties prenantes est primordial pour prendre les bonnes décisions :

    • l’offre et la façon de travailler des prestataires de soin évolue (d’une offre B2B aux cliniciens on passe à une offre B2C visant directement les patients ; ils pratiquent une médecine fondée sur des preuves et passent de nouveaux arrangements de partage des risques avec les fabricants pour contrôler les coûts, etc.) ;
    • les financeurs sont en train d’innover afin de réduire leurs coûts en adoptant des modèles innovants tel le paiement à la performance fondé sur l’apport de la valeur du produit et le service rendu dans des conditions de vie réelle ;
    • les décideurs politiques sont en train d’exploiter les données massives (big data) afin d’évaluer la sécurité et l’efficacité des produits ;
    • les disrupteurs affluent vers le secteur de la santé avec leurs modèles innovants (investissements soutenus par les fonds de capital-risque, capacité d’exploitation de données, mobilisation de ressources, etc.) que les acteurs traditionnels doivent englober en créant des collaboration auxquelles ces nouveaux acteurs sont enclins au vu de leur manque de connaissances de ce secteur.

    Vaincre le retard sur les capacités numériques et d’analyse de données

    Selon l’étude, pour les acteurs du secteur des dispositifs médicaux et de l’industrie pharmaceutique, il est impératif de miser sur le digital afin de rester dans la course. Selon l’étude, combiner les amélioration ci-dessous permettrait de gagner de 15 à 30 % de revenus.

    Les quatre recommandations citées par l’étude :

    • se rapprocher des clients :
      • patients, dont le rôle est de plus en plus central dans l’utilisation d’un dispositif, en créant davantage d’engagement fondé sur une relation-clients à 360°, ce qui équivaut à adopter des pratiques propres à l’industrie du commerce pouvant générer une augmentation de 10% des revenus ;
      • professionnels de santé en effectuant du micro-ciblage de médecins et prestataires pour identifier les meilleurs partenaires en termes de volumes, de résultats, des profils de risque, etc., ce qui peut déboucher sur une réduction de coûts de 15 à 20% et l’identification de nouveaux clients pour stimuler la croissance;
    • élaborer des produits « intelligents » et optimiser les processus d’innovation :
      • ajouter une couche numérique aux produits (diagnostics prédictifs, détection précoce en imagerie, salles d’opération entièrement numériques, soins à distance dans des domaines thérapeutiques tels que les maladies cardiovasculaires, le diabète et la santé mentale );
      • procéder aux essais cliniques numériques afin d’optimiser les performances du site en réduisant les délais et les coûts ;
    • prendre plus de risques à travers de nouveaux modèles de coopération avec les prestataires de soin, comme le partage des risques qui nécessite des approches robustes pour mesurer, suivre et garantir les résultats dans le monde réel :
      • le modèle du soin basé sur la valeur : il nécessite de recueillir et analyser des données pour suivre le coût total des soins, les résultats pour les patients et la satisfaction des patients afin d’élaborer des modèles de contrats créatifs ;
      • la preuve concrète (real-world evidence) : élaborer des plateformes pour collecter, intégrer, analyser et rapporter des données réelles pour prouver l’efficacité, la sécurité et la valeur du produit ;
    • refonder l’ensemble des processus en :
      • instaurant une chaîne d’approvisionnement numérique pour optimiser les coûts et améliorer le service client en utilisant des informations basées sur les données ;
      • numérisant les processus de gestion administrative pour davantage d’efficience et d’efficacité. 

    La mise en œuvre de la transformation digitale à grande échelle

    Il faut :

    • commencer par reconnaître le numérique et l’analyse des données comme une priorité stratégique ;
    • investir dans la modernisation du socle IT (en s’appuyant sur la technologie du cloud par exemple) ;
    • constituer une équipe dédiée.

    Les concepts qui sous-tendent une transformation réussie :

    • agilité : des équipes métiers et IT collaborant apportent des solutions à un problème en quelques semaines ;
    • ateliers d’innovation interfonctionnelle se concentrent sur une opportunité commerciale en utilisent des méthodologies de conception pour s’aligner rapidement sur des solutions tangibles ;
    • les données structurantes : un pool de données devrait constituer une source unique d’informations critiques faisant autorité au sein de l’entreprise (par exemple, client, produit, prix) ;
    • assurance valeur : être constamment à l’affût de la valeur générée, de l’impact et du retour sur investissement avec un suivi en continu (de la création au développement et jusqu’ à l’adoption par l’utilisateur final) ;
    •  changement de culture d’entreprise : faire adhérer l’ensemble des collaborateurs à de nouvelles façons de travailler englobant le numérique et l’analyse de données.

  • Asia-Pacific: health leaders think going digital is mandatory but are slow to evolve

    Asia-Pacific’s healthcare industry, about 77% of business leaders believe it is urgent to embrace the fourth industrial revolution, reveals the Microsoft Asia Digital Transformation Survey published in early November.

    Most of them think that they need to transform their company into a digital business to enable future growth, but fewer have already developed a strong strategy.

    Only 1 in 4 leaders say they have a complete digital strategy

    The study covered 1,494 business leaders from the Asia-Pacific region working in organizations with more than 250 employees. It has been conducted in Australia, China, Hong Kong, Indonesia, India, Japan, Korea, Malaysia, New Zealand, the Philippines, Singapore, Taiwan and Thailand.

    Although most respondents of the survey agree on the importance of a digital transformation, only 25% said that they have a full digital strategy in place today.

    45% of them said they are implementing specific digital transformation initiatives for selected parts of their organization, and 30% said they still have very limited or no strategy in place.

    A lack of responsiveness

    « The [survey] has shown that Asia Pacific’s healthcare providers are not acting fast enough in capitalizing the value of latent data to transform a reactive ‘sick care system’ into a proactive one that manages individual and population health more effectively and at a lower cost, » said Gabe Rijpma, senior director of Health and Social Services in Asia at Microsoft.

    The 4 key pillars of digital transformation according to Microsoft

    According to Microsoft’s observations, a digital transformation in a healthcare organization is divided into four key pillars:

    • 1. Healthcare providers can enable new ways of connecting with patients before, during and after their interaction with caregivers.
    • 2. The care team has to be empowered.
      This allows care workers and clinicians to be connected securely to information and people they need, wherever they are. Quality and outcomes of health services can also be improved by enabling clinicians and consumers to access and analyze information so that they can make more informed choices.
    • 3. There is a need to optimize clinical and operational effectiveness.
      Healthcare providers need to improve the responsiveness of their business and service levels but also reduce costs through intelligent processes by coordinating people and assets more effectively, respond to issues in real time and solve them preemptively.
    • 4. Finally, it is necessary to transform the continuum of care.
      The opportunity to embed software and technology directly into products and services is evolving how organizations deliver value, enabling new business models, and disrupting established markets. Healthcare providers can improve the quality of care and reduce per capita costs by providing new models of care.

    Digital transformation: the lack of policy support is one of the obstacles

    According to healthcare leaders who participated in the study, the main barriers to digital transformation faced by healthcare industry in Asia-Pacific are, in order of priority:

    • lack of supporting government policies and ICT infrastructure;
    • the existence of an uncertain economic environment;
    • cyber threats and security concerns;
    • lack of organizational leadership, skills to imagine, plan and direct execution;
    • the fact that there is no urgency or need to counter the disruptors of the industry.