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  • La plateforme numérique de données DataSud lancée en Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur

    À l’occasion de la journée internationale de l’Open data, la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Centre Régional de l’Information Géographique (CRIGE) PACA ont lancé, le 2 mars 2018, une plateforme numérique de données de dernière génération. DataSud a pour objectif de diffuser massivement des données ouvertes, géographiques et intelligentes, publiques comme privées, concernant notamment la santé.

    Les objectifs sont :
    • proposer un guichet unique de la donnée en région ;
    • massifier les données disponibles aux développeurs et start-ups ;
    • favoriser l’innovation publique et privée au service des territoires ;
    • garantir la souveraineté des données et de l’infrastructure ;
    • mutualiser un entrepôt de données, son hébergement et ses services ;
    • produire du bien numérique commun.

    Une centaine de sources d’ici fin 2018

    Santé, transports, tourisme, formation, énergies, l’innovation par les données a pour objectif d’accélérer la transformation numérique dans tous les secteurs.

    Une trentaine de collectivités et de partenaires privés ont décidé de participer à une première phase de tests et de publications sur la plateforme, une centaine sont attendus pour fin 2018. Parmi ces trente premières on compte Marseille, Aubagne, Aix-en-Provence, Le Pradet, Avignon, Métropole Aix-Marseille Provence, Métropole de Nice Côte d’Azur, les Conseils départementaux du Var, du Vaucluse, des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, mais également de grands acteurs économiques de l’énergie tels RTE, Enedis, Air Paca, GRDF, etc.

    En premier lieu, DataSud doit permettre aux acteurs publics et leurs délégataires de se mettre en conformité avec les obligations réglementaires en matière de publication de données, notamment vis-à-vis des obligations récemment renforcées par plusieurs textes de Loi dont la Loi NOTRe, la Loi République Numérique, la Loi Valter, la Loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, la Loi Transition énergétique pour la croissance verte, le Code des relations entre le public et l’administration, etc.

    DataSud permet ainsi à tout acteur public ou privé, partenaire de la Région ou du CRIGE-PACA de diffuser gratuitement ses données sur la plateforme. 

    Les données pour déployer des services numériques pour la population

    DataSud s’inscrit dans une logique de “territoire-plateforme” (à l’instar de l’Etat plateforme) ou les données publiques comme privées doivent permettre de déployer des services numériques opérationnels à destination de la population.

    L’innovation par les données doit permettre d’accélérer la transformation numérique dans tous les secteurs, notamment à travers la multiplication des expérimentations, des projets de recherche et développement et des partenariats d’innovation public-privés.

    À terme DataSud pourra stocker 15 téraoctets de données dans le cloud souverain, Chez Jaguar Network.

    Parmi les jeux de données déjà en ligne : la liste et l’emplacement des défibrillateurs en PACA, la localisation des établissements/partenaires pour enfants handicapés dans le département des Hautes-Alpes, les consultations en médecine généraliste et spécialisée, etc.

    Un déploiement en plusieurs étapes

    Voulu agile, le déploiement de DataSud s’opère à travers des cycles de développements itératifs et il a débuté en janvier 2017 et s’achèvera en janvier 2020.

    Courant 2018 plusieurs cycles de développement permettront d’augmenter les services proposés, notamment en matière d’indexation et de manipulation de données géographiques, mais aussi de services collaboratifs comme la possibilité de partager des commentaires et de déclarer des réutilisations.

    Site web : https://www.datasud.fr/

  • ONU

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  • HIMSS 2018 :« Utiliser les capacités des machines là où elles surpassent celles de l’homme », E.Schmidt

    « La technologie est prête mais la santé ne l’est pas : elle est en retard », a déploré Eric Schmidt, l’ancien président exécutif d’Alphabet Inc., en ouverture du congrès HIMSS18 à Las Vegas, lundi 5 mars 2018.

    Dans son allocution intitulée « Technology for Healthier future : Modernization, Machine learning and Moonshots », à laquelle H&TI a assisté, Eric Schmidt a expliqué que, parce que la santé est en train de devenir une science de l’information, le secteur de la santé doit massivement et rapidement migrer sur des systèmes Cloud, première étape essentielle à la sécurité des données et l’exploitation de celles-ci.

    Les données et le reinforcement learning

    L’échange de données conformes aux standards d’interopérabilité tel que FHIR (Fast Healthcare Interoperability Resources), d’une part, et la disponibilité des réseaux performants, d’autre part, constituent la seconde étape avant d’appliquer le deep learning aux données et exploiter ces dernières aux fin de prédiction.

    L’intelligence artificielle constitue une opportunité pour le monde la santé, qui devra faire face dans les prochaines années à des enjeux démographiques et de santé publique forts.

    Pour Eric Schmidt, plus que le deep learning, c’est le « reinforcement learning » (technologie de deep learning développée par Google) qui va permettre d’exploiter la quantité phénoménale de données produites chaque jour par les acteurs de santé et les capteurs de données de vie réelle des patients.

    Celles-ci submergeant les professionnels, « il faut utiliser les capacités des machines là où elles sont meilleures que celles de l’homme » pour améliorer la prise en charge, optimiser les processus de gestion et réduire les coûts, et enfin faciliter l’exercice des professionnels de santé dont celui des médecins notamment. L’ex-président exécutif d’Alphabet Inc. a pris pour exemple l’interprétation des images : un dermatologue peut identifier à 70% un cancer de la peau quand une machine atteint les 100%. Néanmoins, l’IA ne peut se substituer à la responsabilité médicale, et les outils et algorithmes devront être utilisés sous la vigilance des professionnels.

    Enrichir le DPI

    Enfin, les systèmes de reconnaissance vocale vont fortement modifier la relation des professionnels de santé aux dossiers patients informatisés. Ces systèmes sont aujourd’hui capables de reconnaître et de décrypter de nombreuses langues sans aucune base de données de références (voire d’apprendre complètement une langue) facilitant ainsi la transcription et la position du professionnel vis-à-vis de l’enrichissement du dossier patient informatisé.

    En conclusion, les enjeux du secteur de la santé peuvent être résolus par les technologies du type IA, encore faut-il que le secteur prenne conscience des choix stratégique forts à réaliser et accélère certains virages techniques.

    Par ailleurs, le constat qu’aujourd’hui 5% des publications de Google soient en lien avec le secteur médical témoigne de l’intérêt que Google porte au monde de la santé.

  • « La télémédecine permet d’optimiser la qualité des soins aux personnes âgées » (Nathalie Salles)

    Dans Télémédecine en Ehpad, les clés pour se lancer (Ed. Le Coudrier), Nathalie Salles, chef de pôle de gérontologie clinique au Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux, mais aussi présidente élue de la société française de télémédecine (elle en prendra la présidence en décembre 2018), décrit notamment les acteurs qui doivent s’investir dans un projet de télémédecine, le cadre réglementaire et le financement, l’analyse primordiale avant tout projet, etc. Elle explicite également les indicateurs d’évaluation à mettre en place, détaille le choix des outils techniques ou encore la nécessité de former les équipes.

    Dans l’entretien qu’elle accorde à H&TI, celle qui se déplace régulièrement en Ehpad pour rencontrer les équipes soignantes, les médecins généralistes et les directeurs explique les avantages de cette pratique médicale auprès des personnes âgées et se réjouit « qu’un grand pas ait été franchi avec l’entrée dans le droit commun des actes de téléconsultation et de télé-expertise ».

    Nathalie Salles présente notamment le projet de recherche qui sera prochainement lancé et permettra de comparer le parcours de soins des malades dans deux groupes d’Ehpad, 12 équipés en télémédecine et 12 non équipés.

    Pratiquez vous vous-même la télémédecine ? Avec quels bénéfices ?

    Oui bien sûr, je pratique la télémédecine et notamment des actes de téléconsultation depuis 6 ans. Les motifs de téléconsultation provenant des équipes soignantes d’Ehpad et du médecin généraliste sont souvent centrés sur des problèmes liés aux troubles psycho-comportementaux des résidents âgés atteints de maladie d’Alzheimer ou sur les conséquences de la dépendance et notamment la prise en charge des plaies chroniques du type escarres. Lors de toutes les téléconsultations, les gériatres évaluent les malades de manière globale et jettent un œil sur la liste des prescriptions médicamenteuses afin d’éviter toute iatrogénie et afin de prévenir au mieux les décompensations aiguës des maladies chroniques déjà présentes. Ainsi, nous avons récemment démontré qu’il était possible de limiter les prescriptions de traitement neuroleptique par télémédecine.

    Cette nouvelle pratique médicale apporte en effet l’avantage de diffuser à la fois les bonnes pratiques gériatriques, dont les thérapies non médicamenteuses pour les troubles du comportement, et d’améliorer les compétences des soignants. Nous avons également montré l’absence de différence dans le diagnostic et le traitement de personnes âgées malades qu’elles soient vues en télémédecine ou en face-à-face.

    Quelles sont les limites à la télémédecine qu’on vous oppose ?

    La plupart du temps, au début, les familles des résidents sont un peu inquiètes. Elles craignent que la télémédecine diminue la qualité des soins de leur parent âgé. Elles sont d’ailleurs souvent présentes lors de la première téléconsultation. Au final, elles se rendent vite compte que sans la télémédecine leurs parents n’auraient la plupart du temps pas eu accès aux soins, soit parce qu’ils sont trop dépendants, soit parce qu’ils présentent trop de troubles du comportement. Elles peuvent voir les liens qui existent avec l’équipe soignante de l’Ehpad ainsi que les liens avec le médecin traitant de leur parent et cela les rassure beaucoup.

    Quant aux équipes soignantes des Ehpad, elles sont souvent peu favorables au début, car elles craignent ne pas avoir le temps de réaliser correctement les actes. Au fil des téléconsultations, elles finissent par voir le gain de temps obtenu grâce aux modifications de prises en charge (moins de pansements, moins de temps passé auprès des patients agités, etc.) et deviennent très favorables à cette nouvelle pratique médicale.

    Enfin, certains médecins généralistes ne voient pas non plus d’un bon œil ce genre de projet, ils critiquent le caractère virtuel de l’acte et le manque d’examen clinique possible à distance. Mis au centre du processus grâce à des liens construits avec eux pendant la téléconsultation, ils se sentent rassurés car le suivi de leurs patients s’améliore et les risques d’admissions aux urgences peuvent diminuer.

    Vous présentez dans votre ouvrage deux réalisations de télémédecine, l’une à Nancy, l’autre à La Roche-Calais (milieu urbain et milieu rural). En quoi ces deux expériences diffèrent-elles ? Peut-on dire que chaque territoire doit avoir son projet de télémédecine ?

    Ces deux exemples montrent qu’il est possible d’installer la télémédecine dans un Ehpad qu’il soit rural ou urbain. Cela montre aussi qu’il existe des besoins dans les deux cas avec des difficultés identiques d’accès aux soins. Ces difficultés ne sont en effet pas liées qu’au caractère « désertique » d’accès aux soins, mais aussi et surtout à l’état du résident qui rend compliqué son déplacement en ambulance. En bref, on peut dire que quelque soit le milieu, la télémédecine permet d’optimiser la qualité des soins.

    Quels sont les points importants à prendre en compte pour réussir un projet de télémédecine ? 

    Plusieurs facteurs de succès d’un projet de télémédecine sont explicités dans cet ouvrage dont la dynamique collégiale pluri-professionnelle du projet, l’implication de l’équipe coordonnatrice auprès des acteurs du terrain, la formation des soignants à la télémédecine, la connaissance de cette nouvelle pratique médicale qu’est la télémédecine de la part des spécialistes requis et l’appui des directions et organismes professionnels. En bref, ce livre permet à tout ceux qui souhaitent développer un projet de télémédecine d’avoir les bonnes clés pour se lancer.

    Il décrit quels acteurs sont investis dans un projet de télémédecine, le cadre réglementaire et le financement de la télémédecine, l’analyse primordiale avant tout projet de l’offre et du besoin sur le territoire identifié, la définition au préalable des différentes étapes d’une organisation de télémédecine. Il décrit également comment définir au mieux  les indicateurs d’évaluation de cette pratique médicale, comment choisir les outils techniques, comment accompagner et former les équipes et communiquer sur le projet.

    Quel budget nécessite un projet de télémédecine en Ehpad ?

    On ne peut pas donner une réponse unique à cette question car les budgets diffèrent trop d’un projet à l’autre.

    Quelle différence existe, selon vous, entre un projet de télémédecine pour la prise en charge de personnes âgées et celle qu’on pourrait mettre en place pour d’autres publics ? 

    En gros, la mise en place du projet de télémédecine, en ce qui concerne les actes de téléconsultation, seront à peu près les mêmes dans tous les cas. Les différentes étapes doivent comprendre l’étude de l’offre et du besoin sur le territoire, l’organisation du projet avec les usagers et l’ensemble des équipes (soignantes, médicales, administratives, techniques, etc.), la formation des équipes et leur accompagnement sur le terrain.

    Vous citez des études américaines et québécoises sur les bénéfices de la télémédecine en Ehpad, mais aucune étude française n’a été menée pour le moment. Y a-t-il des projets en ce sens à la Société française de télémédecine ?

    Peu d’études ont pu être financées avec des financements publics sur le sujet de la télémédecine en Ehpad en France. Mais, cela risque de changer dans les années à venir car les équipes universitaires de Toulouse, Limoges et Bordeaux ont pu obtenir des financements en ce sens. Mon CHU a également obtenu un financement par la DGOS fin 2017 pour un projet de recherche PREPS en lien avec l’étude des parcours de soins. L’idée est de comparer le parcours de soins des malades de deux groupes d’Ehpad (12 équipés en télémédecine et 12 non équipés) et vérifier s’il y a moins d’aller-retour des malades vers les établissements de santé en les suivant pendant une année. L’hypothèse est qu’il y en aura moins, car la télémédecine permet de mieux prendre en charge les maladies chroniques des malades âgés. Nous allons aussi évaluer la qualité de vie au travail des soignants et voir l’effet de la télémédecine par rapport au contrôle (groupe d’Ehpad non équipé).

    L’une de vos revendications est le développement des formations à la télémédecine. Que proposez-vous à la SFT ?

    Fin 2016, nous avons proposé de créer un DIU de télémédecine avec plusieurs universités françaises (Besançon, Caen, Lille, Montpellier, Nantes et Bordeaux qui coordonne cette formation). Ce DIU a été crée sous l’égide de la SFT et s’adresse à tous les professionnels impliqués dans la télémédecine (santé, droit, sciences économiques, sciences technologiques, sciences humaines et sociales, etc.).

    Cette année plus de 70 étudiants sont inscrits à cette formation universitaire. La SFT a également développé des formations alternatives, plus courtes et a mis en ligne un « book formations » en ce sens. Avec l’entrée dans le droit commun des actes de téléconsultation et de télé-expertise, nous allons devoir augmenter le nombre de formations en télémédecine pour qu’elles s’adressent à tous les acteurs du terrain concerné.

    Pour conclure, où en est l’avancée de la télémédecine en France ? 

    Un grand pas a été franchi cette année avec l’entrée dans le droit commun des actes de téléconsultation et de télé-expertise. Des négociations conventionnelles sont maintenant en cours pour que les tarifs des actes permettent aux médecins de se lancer dans cette nouvelle pratique médicale.

    Néanmoins, comme je l’ai déjà dit, il me paraît essentiel de multiplier les actions de formation en télémédecine afin que toutes les équipes puissent se lancer dans la mise en place de projets déontologiques et éthiques.

  • Etude : des experts britanniques réclament une meilleure évaluation des consultations en ligne

    L’efficacité et l’innocuité des consultations médicales par vidéo n’ont pas encore été suffisamment évaluées. C’est le constat que font des chercheurs de l’Imperial College de Londres. Après avoir examiné sept services privés de consultations en ligne de médecins généralistes, les chercheurs estiment que ces dispositifs risquent de favoriser la prescription d’antibiotiques. Les résultats de leur étude* ont été publiés le 28 février 2018 dans le Journal of the Royal Society of Medicine.

    Les Britanniques ont développé les consultations vidéo 

    En France, la téléconsultation est devenue légale en 2011. Cette pratique est encore relativement peu développée puisque les négociations tarifaires pour ces actes sont actuellement en négociation. En Grande-Bretagne, les consultations de médecins généralistes par vidéo interposées sont déjà très répandues. De plus en plus d’applications mobiles proposent des rendez-vous dans la journée avec des médecins libéraux.

    Plusieurs enquêtes ont déjà montré que les patients sont prêts pour ces consultations vidéo de télémédecine, qu’elles peuvent répondre à une problématique d’accès aux soins de premier recours. Pourtant, des chercheurs de l’Imperial College de Londres estiment que les preuves de l’efficacité clinique et de l’innocuité de ce genre de service font encore défaut. Ils réclament donc que des évaluations scientifiques soient menées.

    7 plateformes analysées

    Les auteurs de cette étude parue le 28 février 2018 dans le Journal of the Royal Society of Medicine, issus du département de soins primaires et de santé publique de l’Imperial College de Londres, ont en fait entrevu les failles du système. Après avoir consulté le registre de la Commission de la qualité des soins qui surveille les prestataires de soins qui fournissent des conseils en ligne, les chercheurs ont identifié sept entreprises privées sur 557 offrant des services de consultation vidéo avec des médecins généralistes et ils ont ensuite examiné leurs sites web.

    Résultats : l’accès aux antibiotiques facilité

    Les sept entreprises qui mettaient à disposition des services de consultations vidéo disposaient de :

    • une interface web attrayante avec souvent une application smartphone
    • des créneaux de rendez-vous immédiats 365 jours par an et 24h/24
    • des services de soins primaires incluant les certificats médicaux et souvent, la prescription de médicaments
    • les situations d’urgence ne pouvaient pas être prises en charge
    • le coût de la consultation allait de 20 à 60 livres (22 à 67 €)

    Les auteurs de cette étude ont également regardé de près des éléments concernant la sécurité de cette prise en charge médicale à distance, sans examen clinique.

    • 4 sites sur 7 mentionnent qu’ils prescrivent des antibiotiques. Les recherches sur internet pour « obtenir des antibiotiques », ou encore « prescrire des antibiotiques » font tout d’abord ressortir des liens publicitaires vers des services de consultation vidéo. Les chercheurs regrettent, par ailleurs, qu’ « aucun site web ne mentionne l’utilisation appropriée des antibiotiques ».
    • tous les sites utilisent des logiciels de cryptage des données mais les auteurs soulignent malgré tout des risques de partage des données personnelles avec des tiers privés

    Des exigences accrues pour les médecins ?

    En outre, les auteurs de l’étude redoutent que ces consultations en ligne ne conduisent à une surcharge de travail pour les médecins du NHS. En effet, habitués à obtenir rapidement des services sur les plateformes en ligne, les patients pourraient avoir les mêmes exigences pour les médecins pratiquant les consultations en face à face. Même si les médecins disponibles en lignes peuvent aussi répondre à des demandes non urgentes et donc en partie soulager les médecins du NHS…

    Les auteurs de l’étude estiment donc urgent d’évaluer l’efficacité et l’innocuité de ces services de consultation vidéo en ligne. D’autant que « ce nouveau mode d’accès des patients présente également un potentiel important d’éducation des patients. »

  • Appel à projet : l’ANSM récompense des initiatives favorisant le bon usage du médicament

    L’Agence Nationale de Sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) lance un septième appel à projets aux associations de patients et autres usagers du système de santé.

    L’appel à projets annuel vise à stimuler des initiatives associatives axées sur le bon usage et la réduction des risques liés aux produits de santé, sachant que la conception d’outils de télésurveillance ou d’outils Internet peut s’inscrire dans le champ de l’appel à projets.

    L’enveloppe budgétaire prévisionnelle envisagée pour le financement des projets s’élève à 75 000 euros.

    Date limite de dépôt des dossiers : vendredi 6 avril 2018 à minuit par mail à l’attention de axelle.de-franssu@ansm.sante.fr

    Associations éligibles

    Les associations éligibles sont les suivantes :

    • associations de personnes impliquées dans le soutien aux personnes malades ou aux personnes handicapées ;
    • associations d’aidants informels ; 
    • associations de victimes ;
    • associations d’usagers ou de consommateurs dans la mesure où elles ont une implication avérée dans le domaine des produits de santé.

    Critères d’évaluation

    Les dossiers sont soumis à une double expertise, celle des experts et celle du jury. Les dossiers seront soumis à l’évaluation des experts puis à celle du jury suivant :

    • la pertinence du sujet choisi ;
    • la structuration, la cohérence et la clarté dans la présentation des objectifs et, plus globalement, du projet ;
    • l’impact attendu et l’originalité ;
    • les ressources humaines et le savoir-faire (technique, organisationnel et de gestion).

    Exemples de projets

    • Outils ou réponses adaptées (brochures, dépliants et/ou posters…) visant à informer les patients sur les risques d’effets indésirables concernant une classe thérapeutique ou les différents traitements utilisés dans la prise en charge d’une maladie chronique ;
    • Accompagnement à la sécurité thérapeutique liée au bon usage des produits de santé (en particulier respect de l’indication, des doses prescrites, des contre-indications et des modalités d’administration) : conception et réalisation de carnets de suivi, d’outils d’autosurveillance, conception et réalisation de sites ou d’outils Internet dédiés à une problématique spécifique, mise en place de communautés de patients sur Internet (forums par exemple, en prévoyant une modération effective), etc. ;
    • Enquêtes sur les difficultés pratiques liées à un médicament ou autre produit de santé.
  • Téléconsultation : Otherwise lance des rendez-vous avec des professionnels de santé via MédecinDirect

    Otherwise, le spécialiste de l’assurance en santé collaborative, a annoncé le 2 mars 2018 son partenariat avec MédecinDirect afin de donner à ses affiliés dans le cadre d’un contrat de santé un accès gratuit à la plateforme de téléconsultation pour prendre rendez-vous avec un professionnel de santé

    Otherwise explique ce partenariat comme le résultat de sa volonté de faciliter chaque jour un accès à des soins de qualité. Ses membres bénéficient de la totalité des services offerts par la plateforme de MédecinDirect – consultation par visioconférence, établissement d’un diagnostic et délivrance d’une ordonnance notamment. Ils y accèdent depuis leur espace personnel Otherwise.

    Cette opération suit de près l’élargissement de son réseau de distribution aux intermédiaires d’assurance depuis le 28 février 2018.

    Otherwise diversifie ses canaux de commercialisation avec une offre phygitale

    Otherwise a choisi d’accélérer son développement en ouvrant son offre assurantielle aux intermédiaires d’assurance. Depuis le 28 février 2018, sa plateforme est disponible aux réseaux traditionnel de courtiers pour leur offrir la possibilité de participer à la transformation numérique du marché et aux assurés de bénéficier d’un expérience utilisateur enrichie.

    En permettant une approche phygitale, Otherwise estime fournir ainsi un levier original pour une start-up.

  • Un arrêté fixe la composition du Conseil stratégique de l’innovation en santé

    L’arrêté du 28 février 2018 relatif à la composition et au fonctionnement du conseil stratégique de l’innovation en santé, publié le 4 mars 2018, fixe le cadre général dudit conseil.

    Le Conseil regroupe les représentants issus de principales institutions du secteur de la santé – ministères, agences nationales du secteur sanitaire, Caisses nationales, établissements sanitaires et médicaux sociaux et associations d’entreprises – au nombre total de 53.

    La version intégrale de l’arrêté du 28 février 2018 est disponible ci-contre.

    Fonctionnement

    Le conseil se réunit sur convocation de son président qui a également la charge de fixer l’ordre du jour correspondant.

    Tous les membres du comité stratégique de l’innovation en santé exercent leur fonction à titre gracieux.

    Cependant, leur fonction donne lieu à une autorisation d’absence ou de congé ainsi qu’au paiement d’indemnités pour frais de déplacement. La réglementation en vigueur garantit également le maintien de leur salaire.

    Membres désignés

    • Le secrétaire général des ministères chargés des affaires sociales ou son représentant et le délégué ministériel à l’innovation en santé ou son représentant ;
    • Le directeur de la sécurité sociale ou son représentant ;
    • Le directeur général de l’offre de soins ou son représentant ;
    • Le directeur général de la santé ou son représentant ;
    • Le directeur général de la cohésion sociale ou son représentant ;
    • Le directeur de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques ou son représentant ;
    • Le directeur général des entreprises ou son représentant ;
    • Le président du Comité économique des produits de santé ;
    • Le directeur général de l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine ou son représentant ;
    • Le Président du collège de la Haute Autorité de santé ou son représentant ;
    • Trois représentants de l’Union nationale des caisses de l’assurance maladie ;
    • Cinq représentants d’agences nationales intervenant dans le secteur sanitaire :
      • un représentant de l’ASIP;
      • un représentant de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation ;
      • un représentant de l’ANAP ;
      • un représentant de l’Agence Nationale de Santé Publique ;
      • un représentant de l’ANSM;
    • Un représentant de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie ;
    • Trois représentants proposés par l’Union nationale des organismes complémentaires d’assurance maladie ;
    • Quatorze représentants de professionnels de santé, du champ sanitaire et médico-social ou de l’aide à domicile ;
    • Trois représentants de structures de soins primaires ;
    • Sept représentants des établissements de santé et médico-sociaux ;
    • Trois représentants de patients et d’usagers du système de santé et du champ médico-social proposés par l’Union nationale des associations agréées d’usagers du système de santé ;
    • Un représentant de l’Assemblée des départements de France ;
    • Deux représentants d’entreprises des produits de santé (Leem et Snitem).
  • Le patient connecté, acteur de sa santé – l’un des RV du Salon Santé pour tous, 9-11/03/2018 à Paris

    L’Association Médecine pour Tous (AMT) organise la première édition du Salon Santé pour tous à l’Espace Champerret à Paris du 9 au 11 mars 2018.

    Le salon Santé pour tous a pour ambition de rassembler les principaux acteurs de l’écosystème de santé tels que les professionnels de santé, laboratoires, fabricants de solution santé et e-santé, institutions, fondations, sociétés savantes, associations d’usagers, établissements de soins, groupements pharmaceutiques, complémentaires santé, etc.

    Plus de 10 000 visiteurs (patients, non patients, aidants et professionnels de santé) sont attendus pour cette première édition, qui accueillera plus de 50 exposants et proposera plus de 40 conférences, tables rondes, débats et symposiums animés par des experts et 10 ateliers participatifs accessibles à tous pendant la durée du salon.

    Entrée gratuite en ligne (8€ sur place), sur le lien ci-contre.

    Extrait du programme

    Une large part du programme scientifique sera consacrée à l’éducation du patient en matière de :

    • prévention des grands fléaux de santé publique (cancer, diabète, maladies cardio-vasculaires et respiratoires, maladies infectieuses, etc.) ;
    • lutte contre les facteurs de risque (tabagisme, alcoolisme, obésité, sédentarité).

    D’autres thèmes comme l’automédication responsable, l’usage des médicaments génériques, la vaccination, la chirurgie ambulatoire, santé et environnement et la médecine humanitaire seront aussi abordés.

    Des ateliers participatifs permettront aux visiteurs d’effectuer des tests de dépistage et de se former aux gestes de premiers secours.

    Les conférences spécifiquement dédiées à la e-santé :

    Vendredi 9 mars

    14h La télémédecine au service du patient ?

    Par François Teboul, Directeur médical BewellConnect, VisioMed, Dr Franck Baudino, Président Fondateur d’H4DM, Yonathan Abbou, Président et Fondateur de Safesanté et Sabrina Chetioui, Directrice du développement de MesDocteurs

    14h45 Mieux connaître ses droits en santé

    Par Roger Mignot, Représentant des usagers du système de santé

    15h30 Réalité mixte et intelligence artificielle : une première mondiale pour révolutionner la chirurgie de demain

    Par Dr Thomas Grégory, chirurgien orthopédiste, Hôpital Avicenne de Bobigny (AP-HP) et Antoine Denis, Microsoft France

    Samedi 10 mars 

    11h Prendre son rendez-vous chez le médecin par internet : oui, mais attention !

    Par Dr Luc Réfabert, coordonnateur de la commission pratiques libérales et nouvelles technologies de l’URPS médecins libéraux Île-de-France.

    14h Le patient connecté, acteur de sa santé

    Par Priscille Godde, Directrice marketing, Laboratoire Arrow

    17h L’apnée du sommeil chez l’adulte et l’enfant

    Par Dr Anne-Hélène Giraud, médecin généraliste spécialiste des pathologies du sommeil, Hôpital privé de la Loire, St Etienne, Ramsay Générale de Santé

    18h30 Les nouvelles technologies numériques au service de la santé et de la recherche

    Dr Adnan El Bakri, urologue, CHU Reims et Fondateur d’InnovSanté InnovHealth

    Concours de pitchs de start-ups de la e-santé

    Vendredi 9 mars à 16h30

    Le jury ci-dessous va sélectionner la meilleure innovation:

    • Apparius Corporate Finance ;
    • Seventure Partners ;
    • Cap Digital :
    • Club Digital Santé ;
    • France eHealthTech ;
    • Microsoft.
  • Transport de patients : Uber lance « Uber Health » visant les professionnels de santé

    Testée depuis juillet 2017 aux États-Unis auprès d’une centaine d’établissements de santé aux États-Unis, l’offre de transport sanitaire à destination des professionnels de santé d’Uber vient d’être officialisée le 1er mars 2018 sous le slogan que le transport n’est plus une barrière aux soins.

    Uber vise avant tout les établissements sanitaires – hôpitaux, cliniques, centres de désintoxication, centres de soins à domicile et centres de physiothérapie, qui nécessitent un moyen de transport pour leurs patients dans la cadre de soins programmés et ce au prix d’une course ordinaire.

    Pour y accéder, les patients peuvent se passer d’un smartphone, car la communication avec les prestataires se fait via sms.

    Uber Health, les principes

    La nouvelle offre d’Uber impliquant les échanges de données sensibles répond aux normes HIPAA, garantes de mesures de protection adéquates.

    Uber a également développé une API et une interface afin de faciliter l’inclusion de son service dans les tableaux de bord des professionnels de santé leur permettant de commander une course pour leurs patients.

    Les principales caractéristiques du nouveau service revendiquées par Uber sont les suivantes :

    • planification flexible des trajets pour les patients, les soignants et le personnel : les coordinateurs peuvent solliciter un service de transport au nom des patients, des soignants et du personnel à effet immédiat, dans les heures qui suivent, ou jusqu’à 30 jours à l’avance. L’interface d’Uber permet la gestion de plusieurs trajets la fois ;
    • facturation simple, rapport et gestion : les établissements et structures sanitaires peuvent facilement garder une trace de ce qu’ils dépensent en transport avec la génération de rapports sur les trajets demandés et l’affichage des relevés de facturation mensuels, des rendez-vous et des rapports de planification sont simples depuis l’interface dédiée ;
    • accessibilité garantie pour les patients sans smartphone : les usagers du services n’ont pas besoin de l’application Uber, ni même d’un smartphone car tout se fait par SMS, voire par un appel. 

    Par ailleurs, Uber s’engage à accompagner tous les patients utilisant le service pour la première fois en fournissant un fascicule pédagogique.

    Afin d’améliorer l’accessibilité de son service, Uber va proposer prochainement aux patients-usagers la possibilité de recevoir un appel avec les détails du voyage sur leur téléphone mobile ou fixe, le cas échéant.

    Un site a spécialement été construit pour l’activité santé du transporteur : https://www.uberhealth.com/.