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  • Appel à experts : la Commission européenne en train de constituer une Alliance européenne de l’IA

    La Commission européenne a lancé début mars 2018 un appel à experts en intelligence artificielle pour constituer un groupe de haut niveau. Le groupe sera amené à ouvrir le débat autour du développement et de l’impact social et économique de l’IA dans le cadre d’un forum réunissant tous types d’acteurs impliqués dans le secteur.

    Le groupe d’experts, qui sera constitué à l’issue de l’appel à candidatures prenant fin le 9 avril 2018, jouera le rôle de groupe de pilotage afin d’animer ce débat.

    Dans les mois qui viennent, au cours de l’été 2018 la Commission européenne va dévoiler sa stratégie européenne globale de l’IA.

    L’alliance européenne de l’IA (The European AI Alliance)

    Au vu du développement de l’IA dans divers secteurs, dont la santé, la Commission européenne se saisit de la thématique et met en place des instances pour examiner les sujets associés et pour donner des orientations.

    Cette initiative s’inscrit dans le sillon des actions de la Commission européenne telles que le parti pris d’investir dans la recherche et l’innovation, et la création du marché unique numérique qui illustrent son engagement vis-à-vis du numérique, un domaine dans lequel elle souhaite intensifier ses efforts.

    Un groupe de pilotage IA

    Le premier jalon de sa stratégie en IA consiste en la constitution d’un groupe de pilotage composé d’experts. À ce titre un appel à experts en IA a été ouvert début mars 2018 afin de recruter une trentaine de spécialistes dans le domaine. Chaque membre élu sera missionné pour une période de 2 ans et devra prendre part aux rencontres organisées, 4 à 7 au total étant actuellement prévues.

    Les candidatures sont à transmettre à la DG CNECT (Direction générale des réseaux de communication, du contenu et des technologies) avant le 9 avril 2018 à l’adresse mail suivante : CNECT-HLG-AI@ec.europa.eu

    La candidature peut également être soumise par courrier : European Commission, DG CONNECT, Unit A1 – Robotics and Artificial Intelligence – secretariat, 10, rue Robert Stumper, L-2557 Luxembourg.

    Toutes les informations liées à l’appel aux candidatures et les formulaires à utiliser sont disponibles ici.

    Objectifs du groupe

    Les objectif du groupe de haut niveau sont au service de la future Alliance européenne de l’IA, à qui il doit préparer le terrain.

    L’Alliance est imaginée comme un forum multipartite engagé dans une large discussion ouverte sur tous les aspects du développement de l’IA et son impact sur l’économie et la société. C’est pourquoi la Commission considère la participation de tous les acteurs, y compris les entreprises, les universitaires, les décideurs politiques, les organisations de consommateurs, les syndicats et d’autres représentants de la société civile, comme essentielle.

    Le groupe de pilotage va dans un premier temps élaborer des recommandations sur :

    • le développement futur de politiques liées à l’IA (les prochaines étapes) ;
    • les questions éthiques, juridiques et sociétales liées à l’IA, y compris les défis socio-économiques (proposer des lignes directrices pour les questions éthiques);
    • la façon de mieux interagir avec un plus large éventail de parties prenantes dans le contexte de l’Alliance AI.

    Les actions à venir : constitution, feuille de route et lignes directrices à horizon 2020

    Au cours du printemps 2018, les modalités autour de l’Alliance seront rendues publiques et des parties prenantes, acteurs volontaires, pourront manifester leur souhait de s’y rallier via une plateforme en ligne.

    Une feuille de route décrivant les engagements et les ateliers prévus du groupe doit être publiée également.

    À l’été 2018, une proposition de lignes directrices concernant l’éthique en IA devrait voir le jour. Une série de consultations auront lieu avant d’être présentée à l’occasion de la première assemblée annuelle de l’Alliance AI début 2019.

    Au printemps prochain, le projet de recommandations pour les prochaines étapes traitant des défis et opportunités à moyen et à long terme liés à l’IA devraient être publiées, comprenant également des contributions visant à informer des activités au-delà de 2020.

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  • AI for humanity : les multiples usages de l’intelligence artificielle en santé en Israël-Ran Balicer

    Le 29 mars 2018, le sommet « AI for Humanity : l’intelligence artificielle au service de l’humain » réunissait au Collège de France plusieurs experts internationaux sur le thème de l’Intelligence artificielle. Ran Balicer, directeur de l’institut de recherche israélien Clalit, évoquait  les applications de l’intelligence artificielle en santé en Israël.

    D’après le professeur Ran Balicer, l’usage de l’intelligence artificielle et du big data en santé présente de nombreux avantages. Il permet d’adopter une approche proactive, d’individualiser les traitements, réduire la charge administrative des personnels hospitaliers, mettre en oeuvre une médecine de précision, réduire la marge d’erreurs médicales. R. Balicer illustre cela à l’aide d’exemples concrets inspirés de l’expérience hospitalière israélienne d’aujourd’hui.

    Médecin diplômé de l’Université de Tel Aviv et titulaire d’un doctorat en santé publique de l’Université Ben Gurion du Néguev, le professeur Ran D. Balicer dirige l’Institut de recherche Clalit et le département de Health Policy Planning au sein de Clalit, organisme de santé publique couvrant près de 50% de la population israélienne. Responsable de l’organisation et de la planification des soins, il est également chargé de veiller à la qualité des soins, réduire les disparités d’accès au système de santé israélien, et en améliorer l’efficience.

    En guise d’introduction à sa keynote, le professeur Ran Balicer rappelle qu’au sein des pays développés, 30% des soins dispensés sont inutiles, de nombreux décès sont imputables à des erreurs médicales (3e cause de mortalité évitable au sein des hôpitaux), et 45% des prises en charges nécessaires ne sont pas assurées. R. Balicer en appelle à l’utilisation des outils de l’intelligence artificielle pour remédier aux insuffisances organisationnelles du système de santé. Israël est particulièrement actif en la matière.

    Le développement de l’IA en santé permet de mieux détecter les symptômes et de faire un suivi prédictif du développement d’une maladie, d’exploiter les résultats d’analyse (imagerie médicale), de formuler de nouvelles hypothèses de diagnostic et des propositions thérapeutiques plus personnalisés.

    Des multiples usages de l’intelligence artificielle en santé en Israël

    Reconnaissance d’image : Utilisation de l’IA en radiologie

    Les outils d’IA sont aujourd’hui performants en matière de reconnaissance d’images. L’IA peut lire des radiologies médicales. Israël souffre d’une pénurie de radiologues et certaines informations peuvent leur échapper. La fiabilité des outils d’IA en matière de lecture de radiologies est quasi-totale. D’après le prof. Balicer, « les algorithmes ne se contentent pas de lire les images de radiologies, ils peuvent également détecter ce que les médecins ne peuvent identifier ». A titre d’exemple, le diagnostic de l’ostéoporose est déjà réalisé en Israël au moyen de l’IA. 

    L’IA induit un changement de paradigme : d’un système de santé « réactif » (curatif) à « proactif » (préventif) 

    « The real paradigm shift is in the move from a reactive system to proactive care. Imagine you could see someone, and know that something bad is going to happen to them and that you can do something about it ». Ran Balicer

    L’IA permet de prévenir l’apparition d’une maladie ou de l’appréhender très précocement. Israël a adopté une approche proactive en santé. Le Prof. Ran Balicer illustre cette inflexion des modes de prise en charge en prenant l’exemple de l’insuffisance rénale. Quels peuvent être les usages de l’IA en ce domaine ? L’IA, couplée au traitement de base de données massives, permet de détecter, plusieurs années avant l’apparition de la maladie, le risque de contracter une insuffisance rénale à long terme et de prendre les mesures adaptées pour en réduire la gravité ou en prévenir le développement. 

    L’organisation Clalit, qui prend en charge la moitié de la population israélienne (soit près de 5 millions d’individus), utilise l’intelligence artificielle pour identifier les risques d’apparition d’une insuffisance rénale. L’organisme analyse les données de santé mises à leur disposition, appelle les patients, les incite à se rendre à l’hôpital, les sensibilise aux enjeux de cette pathologie et les encourage à adopter des comportements alimentaires sains. Un suivi de long terme de cette population est également assuré. Ceci, précise Ran Balicer, a permis de réduire significativement le recours aux dialyses parmi la patientèle à risque.

    Les usages de l’IA dans le suivi des maladies chroniques : médecine de précision, individual modeling et traitements proportionnées aux besoins des patients

    Médecin de formation, le Professeur Balicer rappelle que tout traitement médical doit être proportionné aux besoins spécifiques des patients : « When you give intensive treatment, too much is bad, too little is dangerous. The optimum point in the middle is individual and not average, because each patient is unique. There is a way with AI to take this data and have results for the individual person and not the average ».

    Les algorithmes sont aujourd’hui en mesure de traiter des millions de données de patients archivées au fil des décennies et d’en déduire le meilleure traitement pour un patient qui présenterait aujourd’hui les mêmes caractéristiques. Ce traitement est déjà opérationnel dans les hôpitaux israéliens, qui ont fait de la médecine de précision une priorité à l’image de leurs homologues nord-américains.

    « If it were not for the great variability among individuals, medicine might as well be a science, not an art ». William Osler, cité par Ran Balicer.

    Les préférences des patients peuvent être intégrées aux algorithmes 

    « Algorithmes are just opinions embedded in codes. We can embed in the codes the patients’ opinion and we can ask then what outcomes they are interested (…). Having the physician and the patient define what is important for them had a dramatic impact on what was recommended for intensive or non intensive cares ».

    Il est désormais possible d’intégrer les préférences des patients aux algorithmes et de définir des traitements adaptés à leurs souhaits (soins intensifs, etc.).

    En oncologie, rappelle le Professeur Balicer, 1/3 des traitements prescrits échouent à la première tentative. « L’usage de données individuelles permet de réduire la marge d’erreur et de soulager le travail des personnels hospitaliers ».

    L’usage de l’IA en santé n’est pas sans risque

    Les risques liés à l’utilisation de l’IA en santé sont de trois ordres : 

    • Respect des règles de confidentialité : au marché noir, les données de santé sont mieux valorisées que les données bancaires, concède R. Balicer. Il faut ainsi promouvoir des technologies de santé respectueuses de la confidentialité des données mais qui permettent toutefois de réaliser de réelles avancées en santé. La cybersécurité sera prochainement amenée à jouer un rôle centrale pour sécuriser l’utilisation des données. Israël est particulièrement actif en ce domaine.
    • Déficit de confiance : la culture médicale doit embrasser les nouvelles technologies. Il est indispensable de familiariser les médecins avec l’IA et d’encourager leur utilisation pour neutraliser les doutes et méfiances éventuelles suscités par cette technologie. 
    • Risques liés au maintient du statu quo : il faut aller au delà du statu quo. Ran Balicer rappelle que la médecine actuelle est perfectible et que l’usage de l’IA permet de réduire la mortalité évitable : « It is not risk free to stay where we are, people die everyday ».

  • Des projets pour améliorer la prise en charge du handicap primés au Hackathon de la Fondation Hopale

    Écoute collaborative patient-soignant, programmes numériques d’activité physique individualisée, télé-suivi et éducation thérapeutique pour les équipes médicales, réalité virtuelle favorisant la réalisation des soins en pédiatrie, perception tactile au service des malvoyants : autant de projets récompensés lors du premier Hackaton Santé et Autonomie organisé dans les Hauts de France à l’initiative de la Fondation Hopale.

    Le Hackaton s’est déroulé les 17 et 18 mars 2018 au Touquet.

    Plus de 100 participants se sont réunis autour de 6 thématiques liées au handicap :
    • la mobilité ;
    • les usages du numérique en rééducation ;
    • le développement de nouveaux services et modes de prises en charge ;
    • la coordination du parcours patient ;
    • le re-design de la relation patient et aidant ;
    • le retour et le maintien dans l’emploi.

    22 projets ont été présentés : 7 dans la catégorie Start-up et 15 dans la catégorie Candidat libre, et six parmi eux ont été primés.

    La Fondation Hopale s’engage à mettre en œuvre les projets primés via l’Hopale Lab et ses partenaires dans les 12 à 18 mois.

  • Big Data : le marché pourrait atteindre 56 milliards d’euros d’ici 2025 (Etude BIS Research)

    L’institut américain BIS Research a publié mi-mars 2018 un rapport sur le marché du Big Data. Global Big Data in Healthcare Market: Analysis and Forecast, 2017-2025 détaille les équipements, les services et les logiciels qui feront le marché de demain, et décrit le paysage de la gestion des données pays par pays.

    D’après cette étude, le marché pourrait passer de 11,45 milliards de dollars (9,3 milliards d’euros) en 2016 à 68,75 milliards de dollars (56 milliards d’euros) en 2025.

    Hausse du volume des données – 2 312 exabytes d’ici 2020

    Selon l’étude, la croissance attendue serait liée à l’explosion du volume de données de santé, qui devrait dépasser 2 312 exabytes d’ici 2020 (contre 700 en 2017). Le taux d’adoption en hausse des appareils connectés et des applications de santé contribue notamment à cette augmentation du volume de données.

    Les entreprises utilisent des outils analytiques, des techniques d’intelligence artificielle et de Machine Learning afin de dégager des informations à partir de ces données, les objectifs étant de :

    • réduire les coûts des soins de santé ;
    • augmenter les revenus ;
    • développer une médecine personnalisée ;
    • proposer un traitement proactif des patients.

    En 2017, parmi les différents composants et services Big Data et santé, les services analytiques représentaient la plus grosse part du marché à hauteur de 5,80 milliards de dollars. Ces services devraient connaître une croissance annuelle de 22,3% jusqu’en 2025.

    L’analyse clinique va connaître un taux de croissance de près de 24 %

    L’analyse financière était l’application la plus populaire des services analytiques dans le domaine de la santé en 2017, avec 2,90 milliards de dollars de revenus générés. Mais c’est l’analyse clinique devrait croître à plus vive allure avec un taux de croissance annuelle de 23,77% d’ici 2025.

    En termes de répartition géographique, l’Amérique du Nord est le principal marché Big Data et santé, notamment parce que la population fait partie des pionniers en terme d’utilisation (« early adopters »). Cette région devrait représenter à elle seule 31,12 milliards de dollars d’ici 2025.

    Mais c’est la région de l’Asie-Pacifique sur laquelle les entrepreneurs vont miser, sachant qu’ils doivent surmonter les difficultés que représentent les problèmes de connexion Internet et d’interconnexions entre les différentes bases de données dans les pays de cette région.

    Améliorer les outils d’analyse des données

    Selon l’étude, pour améliorer l’exploitation de données et les outils d’analyse des données, il faut notamment promouvoir l’adoption des dossiers électronique des patients (EHR), mais aussi celle de mesures de sécurisation des informations sensibles, d’une terminologie clinique standardisée et encourager la recherche collaborative. 

  • Bio-impression : Poietis lève 5 M€ afin d’accélérer les développements de sa plateforme

    POIETIS, start-up girondine spécialisée dans la bio-impression, a bouclé un tour de table de 5 millions d’euros. L’opération a été annoncée par communiqué le 27 mars 2018.

    Le tour de financement a été réalisé par le biais d’une collecte de fonds de 1,1 million d’euros sur la plateforme de crowdfunding Wiseed, complétée par l’entrée au capital du fonds de co-investissement NACO (Nouvelle-Aquitaine Co-Investissement) et l’aide obtenue dans le cadre du Concours mondial d’innovation Phase 2, dont la société est lauréate dans la catégorie «médecine personnalisée».

    La somme collectée doit servir à financer les développements technologiques qui permettraient les premières implantations de tissus bio-imprimés chez un patient dès 2021.

  • Numérique et santé : la place des données dans la médecine du futur ?, le 24 avril 2018 à Lorient

    Le 24 avril 2018, Atlanpole biothérapies, Images & Réseaux et ID2Santé, avec le soutien d’Atlanpole et de Lorient Technopole, organisent une journée thématique autour des enjeux et des défis numériques pour la santé.

    L’événement est conçu pour permettre aux acteurs du numérique du Grand Ouest de rencontrer ceux de la santé autour de la transformation numérique du système de santé français.

    Au programme – des témoignages d’experts, des rendez-vous d’affaires et des pitchs, un showroom et des visites du laboratoire électronique de Kerpape, basé à Ploëmeur, qui est un centre de rééducation et réadaptation fonctionnelles possédant un laboratoire biomédical pour la conception et l’adaptation d’aides techniques.

    Les données de santé comme moyen d’améliorer la recherche médicale et les soins, leurs utilité dans le cadre de la formation ou aux fins de prédiction seront à l’honneur et des acteurs industriels de la donnée en santé apporteront leurs témoignages.

    Programme

    • 8h30 : Accueil
    • 9h00 : Ouverture par Bernard Pouliquen, vice-président de la Région Bretagne, chargé de l’enseignement supérieur, la recherche et la transition numérique
    • 9h10 : Keynote introductive par un représentant de l’Institut national des données de santé (sous réserve)
    • 9h45 : Les données massives au service de la recherche médicale :
      • Mieux valoriser les données de cohortes, l’exemple de Plug-Stat – par Cyrille Loncle et Yohann Foucher du LabCom RISCA
      • Données de vie réelle : enjeux et usages en santé publique – par Catherine Commaille-Chapuis, Directrice de la stratégie de OpenHealth Company, big data santé
    • 10h15 : Séquence de pitchs :
      • Enancio – Une plate-forme logicielle simplifiée pour extraire et interpréter l’information contenue dans des données biologiques massives (Jennifer Del Giudice)
      • Simango – La formation des professionnels de santé grâce à la réalité virtuelle (Vincent-Dozhwal Bagot)
      • NFSave – Le secourisme à l’ère numérique (Antoine Ouvrans)
    • 10h30 : Collecter les données du patient pour diagnostiquer et prédire des pathologies :
      • Comment un dispositif connecté facilite la prescription médicale, le retour au domicile et la prédiction d’épisodes cliniques graves avant leur apparition ? par Marie Pirotais, Biosency
      • L’intelligence artificielle pour la détection précoce du cancer de la vessie par Allan Rodriguez, VitaDX
    • 11h30 : Comment les données assistent la chirurgie ?
      • La prothèse connectée capable de détecter une infection ou un défaut mécanique, focus sur le projet « FollowKnee » – Par Guillaume Dardenne, Laboratoire LaTIM, CHU de Brest
      • Le projet CONDOR (Connected Optimized Network & Data in Operating Rooms), nouveau standard mondial de la vidéo chirurgicale – Par Emmanuel Cordonnier, IRT B<>com
    • 12h00 : Éclairage règlementaire : Le RGPD et sa mise en application en mai 2018, quel impact pour les entreprises et établissements qui traitent des données de santé ? – Par Nicolas Buchi, Cabinet Mazars
    • 12h15 : Focus sur l’accès au marché des dispositifs e-santé, par Armelle Graciet – Directrice des Affaires Industrielles au SNITEM
    • 12h45 – 13h00 : Séquence de pitchs : Méthodomics – Coaching R&D, analyse des données biologiques grâce aux outils mathématiques (Olivier Breillacq) et 2 autres startups

    Inscription

    L’inscription se fait moyennant 50 euros et via ce lien.

  • Appel à projet : La Poste lance la 4e édition de son concours French IoT

    Le programme « French IoT » de La Poste, initié en 2015, est un programme de soutien à l’innovation dans l’Internet des Objets associant des start-ups, des PME innovantes, des grands groupes et des écosystèmes territoriaux.

    La 4e édition du concours, lancée le 27 mars 2018, récompensera une quinzaine de start-ups qui accéderont au programme d’accélération French IoT, accompagnement complet et sur-mesure de 6 mois avec une participation au CES 2019 avec La Poste.

    Ces futurs lauréats French IoT 2018 doivent disposer d’un objet ou un service connecté innovant, en phase de pré-commercialisation dans l’une des thématiques du concours : Santé, Smart city, Mobilité –ou Services de proximité.

    Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 avril 2018 via le lien ci-contre.

    Le programme French IoT

    Le programme French IoT offre chaque année l’opportunité à une soixantaine de nouvelles start-ups de profiter du dispositif mis en place par La Poste, pour accélérer l’innovation dans les services connectés :

    • Bénéficier d’un écosystème complet d’acteurs clés de l’IoT : partenaires et experts sont mobilisés au niveau national et dans les régions, pour soutenir les start-ups et leur faciliter l’accès à de nouveaux marchés ;
    • rejoindre une communauté dynamique de 180 start-ups porteuses de solutions innovantes pour bénéficier des synergies entre entrepreneurs de l’IoT ;
    • accéder à la plateforme IoT de La Poste, le Hub Numérique, pour héberger les données en toute confiance et accélérer la conception de nouveaux services en ligne.

    Critères d’éligibilité

    Pour devenir futur lauréat French IoT 2018, les start-ups et PME candidates doivent disposer d’un objet ou un service connecté innovant, en phase de pré-commercialisation dans l’une des thématiques du concours :

    • Santé – Tous les dispositifs et solutions connectés pour développer les services dans les établissements de santé (hôpitaux), dans les entreprises, et à distance pour les particuliers dans une perspective de mieux-être, de prévention ou encore de surveillance médicale spécifique. Par exemple :
      • Coordination des acteurs de santé autour du patient et partage de données, d’informations et de connaissances
      • Recueil de données des patients
      • Sociabilisation de l’état de santé des patients
      • Traçabilité des parcours de soins et/ou des médicaments
      • Développement de bâtiments intelligents, pour l’aide à la gestion de workflow des hôpitaux
      • Captation de données environnementales et épidémiologiquesSanté : Tous les dispositifs et solutions connectés pour développer les services dans les établissements de santé (hôpitaux), dans les entreprises, et à distance pour les particuliers dans une perspective de mieux-être, de prévention ou encore de surveillance médicale spécifique. par exemple :  
      • Services e-santé connectés au Carnet de santé digital de La Poste
      • Télésurveillance des malades chroniques et en sortie d’hôpital
      • Pré-hospitalisation et post-hospitalisation à domicile
      • Téléconsultation
      • Observance et éducation autour de la santé, nutrition, activité physique
      • Préservation de l’autonomie à domicile
      • Prévention, qualité de vie, santé et bien-être, y compris au travail
      • e-dépistage et e-coaching
      • Solutions facilitant l’accès aux soins et à l’emploi des personnes en situation de handicap
    • Smart city – les solutions connectées destinées aux commerces, entreprises et habitants contribuant à la création de la ville de demain, belle, vivante, pratique et durable ;
    • Mobilité – les innovations pour faciliter l’expérience voyageurs et favoriser une mobilité pratique, interactive et connectée ;
    • Services de proximité – nouvelle thématique 2018 ouverte aux solutions qui simplifient le quotidien des entreprises, des commerces et des particuliers (familles, enfants, étudiants, seniors, etc.).

    Un programme co-sponsorisé par 4 grands groupes

    Le programme French IoT est co-sponsorisé par quatre grands groupes engagés dans l’innovation et la transformation digitale de leurs services : Altarea-Cogedim, le Fonds Innovation & Recherche de la Fédération Hospitalière de France, Malakoff Médéric et le Groupe RATP.

    L’appel à candidatures est ouvert aux start-ups à l’international. L’écosystème de partenaires French IoT basés au Canada, en Israël, dans l’Est de l’Europe et l’Ouest américain est mobilisé.

  • French Assurtech, un accélérateur qui accompagne les start-ups aux solutions numériques innovantes

    La ville de Niort, qui rassemble un nombre important de mutuelles d’assurance, a été le théâtre de la naissance de l’association Niort Tech fin février 2018. Les acteurs historiques de l’assurance – Groupama, IMA (Inter Mutuelles Assistance), MAAF, MACIF, MAIF et le MEDEF Deux-Sèvres – se sont associés autour de la volonté commune de dynamiser le développement numérique du territoire et permettre l’émergence de solutions capables d’apporter une réponses aux enjeux de l’assurance de demain.

    La première réalisation du collectif est l’ouverture d’un accélérateur, French Assurtech, à destination des start-ups françaises de l’AssurTech, imaginé comme point névralgique d’un futur écosystème censé apporter de l’agilité au secteur de l’assurance. Le premier appel à projets a été ouvert à destination des start-ups opérant dans l’IA, le big data ou la blockchain dans quatre champs prioritaires :
    • santé et dépendance ;
    • silver economy ;
    • auto et mobilité ;
    • habitation et gestion de l’habitat.

    Faire émerger un écosystème numérique dans l’assurance pour relever les défis posés par l’évolution de la société

    Dans une contexte de l’essor de la technologie, du développement de l’IoT et du « tout connecté », les assureurs mutualistes ont décidé de s’associer pour chercher ensemble des réponses à l’évolution des métiers de l’assurance en collaboration avec les start-ups spécialisées dans les nouvelles technologies telles l’IA, le big data ou la blockchain.

    Les fondateurs et membres de Niort Tech pourront bénéficier de l’agilité et de la créativité des start-ups et d’un accès privilégié aux services créés, sans parler de l’accès privilégié à l’investissement dans ces jeunes entreprises.

    Dans le cadre du premier appel à projets, Niort Tech est à la recherche de start-ups développant des solutions innovantes qui permettent de forger l’assurance de demain et de répondre en anticipant les futurs besoins des assurés.

    L’appel à projets : IA et big data

    L’accélérateur propose un programme d’accompagnement de 9 mois pour 5 à 6 start-ups sélectionnées sur le critère de synergies avec les métiers de l’assurance. L’appel à projets en cours prend fin le 5 avril 2018.

    Quatre axes prioritaires et thématiques variables

    La santé et la dépendance, la silver economy, l’auto et la mobilité, et l’habitation et la gestion de l’habitat sont les champs d’action définis comme prioritaires, alors que les thématiques visées par ce premier appel à projets sont :

    • le big data pour développer des solutions et services orientés vers la prévention (prédictivité comportementale, téléassistance, télésurveillance, télémédecine) ;
    • l’IA pour lutter contre les nouveaux risques ;
    • la blockchain comme moyen d’améliorer la traçabilité et l’intégrité des processus (data collection, transaction, etc.) ;
    • l’amélioration du parcours client qui doit être simplifié et permettre d’avantage d’interactions avec les clients.

    Parfaire les projets des start-ups

    L’accompagnement dont bénéficieront les start-ups leur permettra d’activer ou d’améliorer les différents leviers de développement : le business model, la segmentation client, le pilotage financier, les activités commerciales et le développement du produit.

    D’ici trois ans, ce sont 25 à 30 start-ups qui seront accélérées et pourront bénéficier des services et avantages suivants :

    • un soutien managérial des fondateurs : chacune d’entre elle sera accompagnée par 2 parrains, désignés parmi les membres ou les proches du comité de direction de 2 entreprises différentes, qui s’engagent à les suivre une journée par mois ;
    • un accompagnement sur mesure par Startup Palace via des ateliers individuels et collectifs, et un coaching hebdomadaire.

    Pour y répondre, il faut remplir sa candidature en ligne via ce lien.