Universite

  • SI : l’ASIP met en ligne la nouvelle version du modèle des objets de santé et nomenclatures associées

    L’Asip Santé a mis en ligne le 3 mars 2017 la nouvelle version du modèle des objets de santé et de la nomenclature associée. Ce dernier fournit une description homogène, neutre et mutualisée des informations potentiellement traitées dans les systèmes d’information de santé, afin de favoriser l’interopérabilité.

    Le modèle des objets de santé s’adresse aux éditeurs qui souhaitent mettre en œuvre des interfaces génériques, ainsi qu’aux porteurs de projets de e-santé.

    Cette nouvelle version apporte des modifications sur les points suivants :

    • Amélioration des définitions des entités juridiques et géographiques
    • Modification des nomenclatures des objets de santé
    • Point expliquant comment spécifier les règles métier
    • Nouveaux tableaux RPPS, qui explicitent les règles d’enregistrement des professionnels de santé et les secteurs d’activité des établissements.

  • Télémédecine : deux actes pour les Ehpad ajoutés par avenant à la convention médicale

    Un avenant du 1er mars 2017 à la convention signée en août 2016 entre les médecins et l’Assurance Maladie introduit deux actes de télémédecine dans les Ehpad : la téléconsultation et la télé-expertise. Il en précise le périmètre et la rémunération.

    Un avenant pour la télé-expertise des patients en insuffisance cardiaque et des patients atteints de plaies chroniques est en cours d’élaboration.

    L’acte de télé-expertise prévu dans l’avenant permet de rémunérer la transmission d’éléments utiles entre l’ancien médecin traitant d’un patient admis en Ehpad et le nouveau médecin traitant (qui le sollicite à distance). Chacun des deux médecins pourra facturer cet acte de télé-expertise à hauteur de 15 euros. La Cnam précise que 46 % des patients entrant en Ehpad changent de médecin traitant.

    L’acte de téléconsultation doit  permettre au médecin traitant d’un patient hébergé en Ehpad de réaliser une consultation à distance à la demande d’un professionnel de l’établissement, hors urgence, afin d’éviter des déplacements délicats ou des hospitalisations inutiles. Il comprendra le recueil d’éléments cliniques, l’analyse de mesures (pouls, température) et, si besoin, une prescription médicale. Cet acte sera facturé 23 €, plus éventuelle majoration.

  • « La CNAM va créer une application mobile pour le DMP  » (Philippe Burnel, DSSIS)

    Philippe Burnel, délégué à la stratégie des systèmes d’information en santé (DSSIS), a accordé une interview à Health&Tech Intelligence sur le rôle du conseil stratégique du numérique en santé (CSNS) et sur les grands projets de la DSSIS en 2017 :

    • le CSNS sera garant de la bonne mise en œuvre de la stratégie e-santé ;
    • ses travaux seront organisés selon 6 thématiques ;
    • il sera assisté d’un comité permanent et d’un réseau d’experts.

    Tels sont les principaux points abordés par Philippe Burnel.

    Le conseil stratégique du numérique en santé a été installé : est-il opérationnel ?

    Le conseil stratégique du numérique en santé (CSNS) s’est réuni pour la première fois le 24 janvier. Il doit maintenant passer à l’étape du fonctionnement en s’appuyant notamment sur une comitologie et un outillage, évidemment numérique. Garant de la bonne mise en œuvre de la stratégie e-santé présentée par la ministre de la Santé le 4 juillet 2016, le CSNS répond plus précisément à trois objectifs :

    • Constituer un lieu où l’ensemble des parties prenantes partagent une vision globale des projets de e-santé ;
    • Assurer la cohérence des projets et la jonction entre eux ;
    • Faire émerger de nouveaux sujets.

    La prochaine réunion du CSNS aura lieu le 9 mars.

    Deux autres organes ont été installés à côté du conseil :

    • Un comité permanent, composé de la DSSIS, des pilotes des administrations et de représentants des parties prenantes du CSNS. Il est notamment chargé de suivre l’avancement des projets, d’établir l’ordre du jour des réunions du conseil et de faire le lien avec le réseau d’experts ;
    • Un réseau d’experts, constitué progressivement à partir des propositions des membres du conseil. Il sera sollicité sur certains sujets qui requièrent un approfondissement technique, juridique ou éthique que ce soit dans le cadre de projets déjà identifiés au sein de la stratégie e-santé ou de projets nouveaux. Mais j’imagine qu’il saura aussi mettre spontanément des questions en débat.

    Comment vont s’organiser les travaux du CSNS ?

    Nous avons identifié 6 thèmes de travail :

    • l’empowerment des patients, avec des initiatives en cours comme le blue button, le service public d’information en santé…
    • les professionnels de santé et le parcours de soin : TSN, télémédecine, MS Santé…
    • les systèmes d’aide à la décision (prescription et dispensation) ;
    • la structuration de l’écosystème : infrastructures immatérielles supports des systèmes d’information et dispositifs d’aide, d’accompagnement et de diffusion de l’innovation ;
    • le big data ;
    • la santé publique et la veille sanitaire.

    Chacun de ces thèmes recouvre un portefeuille de projets plus ou moins important et, surtout, correspondant à des degrés variables d’avancement et donc de spécification : certains, tel que le DMP, en sont à la phase du déploiement, d’autres sont à l’état de l’énoncé du projet et solliciteront davantage le Conseil stratégique.

    Par exemple, en matière de systèmes d’aide à la décision, nous avons mis en évidence la nécessité de doter la France de terminologies permettant d’aller plus loin en matière d’interopérabilité sémantique, notamment pour permettre une description plus fine et donc plus performante de la situation clinique d’un patient. L’ASIP-Santé conduit ainsi une étude, sous la supervision d’un comité de pilotage associant les parties prenantes, sur l’opportunité et les conditions de faisabilité de l’acquisition de la terminologie SNOMED-CT en la comparant avec la future CIM 11.

    Comment se fera la déclinaison régionale de la stratégie e-santé ?

    Une instruction de mai 2016 aux agences régionales de santé définit le cadre des stratégies régionales dans le champ de la e-santé. Les ARS sont invitées à mettre en place un socle minimum de services et à en développer les usages : messagerie sécurisée de santé, répertoire opérationnel des ressources, télémédecine, PACS, dossier médical personnel. Au-delà de ce socle de base, les projets nouveaux éventuellement conduits au plan régional doivent respecter un cadre d’urbanisation et s’appuyer sur un ensemble de référentiels définis. En outre, les régions sont appelées à systématiquement privilégier la coopération interrégionale de façon à éviter les redondances de projets.

    Par ailleurs, un groupe de travail, animé par l’ASIP Santé et composé de GCS et d’ARS, élabore actuellement des recommandations sur ce que les projets régionaux de santé (PRS) doivent comporter en matière de e-santé, et sous quelle forme.

    Le second sujet est celui de la coordination et du pilotage de l’innovation entre le niveau national et le niveau régional. C’est le délégué ministériel à l’innovation, Jean-Yves Fagon, qui porte ce sujet.

    Le blue button à la française est-il toujours à l’ordre du jour ?

    Tout à fait. A court terme, la CNAMTS va assurer un accès mobile au DMP. Elle va d’abord développer une appli propriétaire. Ensuite, la définition de normes d’interface permettra à d’autres applications de se greffer au DMP.

    Au-delà, la déléguée en charge du SPIS, Giovanna Marsico, porte une réflexion plus large sur l’analyse des besoins des patients dans un objectif de favoriser une meilleure implication de leur part dans la prise en charge de leur santé.

    Pourquoi le DMP a-t-il été repris par la CNAMTS ?

    Ce choix s’explique par plusieurs raisons qui ont en commun de prendre en compte le fait que le succès ou l’échec du DMP se jouera en termes de déploiement des usages, qui eux-mêmes supposent une évolution des pratiques professionnelles vers davantage de partage de l’information.

    Dans ce cadre, il faut pouvoir agir à différents étages du dispositif en recherchant l’adhésion « politique » des professionnels, en simplifiant les conditions de son usage, en mobilisant autour du projet aussi bien les professionnels que les industriels du logiciel et les patients.

    C’est à ce titre qu’il nous a semblé que la CNAMTS était le bon opérateur pour porter un tel projet. Elle a d’ores et déjà fait évoluer le DMP pour permettre son ouverture par le patient lui-même et pour permettre son alimentation automatique par l’historique des remboursements, c’est-à-dire en versant dans le DMP ce que l’Assurance Maladie connaît déjà du patient. Les préséries qui ont démarré dans neuf départements au mois de décembre 2016 semblent apporter des informations encourageantes.

    Quelles sont vos priorités d’action en 2017 ?

    En 2017, ma priorité sera la mise en œuvre de la stratégie e-santé.

    Nous allons également travailler à la mise en œuvre de certaines dispositions de la loi de santé :

    • la mise en place effective du NIR comme identifiant unique ;
    • la certification des hébergeurs de données de santé ;
    • l’élaboration de recommandations et guides pratiques pour la mise en œuvre de l’ordonnance sur la valeur probante des documents numériques.

  • Evaluation : les recommandations HAS sur l’analyse d’impact budgétaire pour la Pharma et les DM

    La Haute Autorité de Santé a mis en ligne le 28 février 2017 un guide méthodologique sur l’analyse d’impact budgétaire (AIB), à destination des entreprises du médicament et des fabricants de dispositifs médicaux

    Approche complémentaire de l’analyse de l’efficience des interventions de santé, l’AIB permet d’estimer les conséquences financières, à court ou moyen terme, de l’adoption ou de la mise en place d’une intervention de santé sur le budget d’un (ou de) financeur(s) déterminé(s).

    L’AIB est devenue obligatoire depuis janvier 2016 dans le cadre de la soumission de dossiers d’efficience à la HAS pour les produits éligibles à l’évaluation médico-économique dont le chiffre d’affaires prévisionnel en 2e année de commercialisation est supérieur ou égal à 50 millions d’euros.

    L’AIB mesure la différence de coûts (dépenses supplémentaires ou économies réalisées) entre une prise en charge avec et sans l’intervention de santé évaluée. Elle permet :

    • d’estimer la taille de la population qui bénéficiera effectivement de l’intervention de santé étudiée le long de l’horizon budgétaire considéré ;
    • d’estimer les ressources nécessaires à l’adoption de l’intervention étudiée et d’anticiper les montants budgétaires à mobiliser pour assurer sa mise en place.

    L’analyse de l’efficience vise quant à elle à déterminer si l’intervention est coût-efficace dans la prise en charge de la pathologie étudiée au regard de ses comparateurs pertinents.

    Les résultats de l’AIB sont rapportés en termes de dépenses par scénario (avec et sans l’intervention étudiée) et de différence des dépenses entre les deux scénarios comparés. Ils doivent être exprimés en unités monétaires et, si possible, en termes de ressources économisées et/ou d’événements de santé évités.

    Le guide de la HAS fournit des recommandations méthodologiques sur l’AIB : perspective financière, horizon temporel de l’AIB, définition de la population cible, scénarios d’intervention à comparer, choix des données cliniques, etc.

  • Renforcer la téléradiologie pour améliorer la prise en charge des cas sévères d’AVC

    Les CHU de Nantes et Angers et l’ARS Pays-de-la-Loire alertent dans un communiqué du 23 février 2017 sur la nécessité de réorganiser l’accès à la thrombectomie lors d’un AVC aigu.

    Le recours à ce traitement a augmenté de plus de 140 % par rapport à 2014. 150 interventions de ce type ont été pratiquées en 2016 par le service de neuroradiologie diagnostique interventionnelle du CHU de Nantes sur des patients victimes d’AVC en phase aigüe.

    La téléradiologie est utilisée pour identifier les patients nécessitant une thrombectomie mécanique et par conséquent un transfert en urgence (intervention chirurgicale visant à retirer un caillot sanguin au niveau d’une veine ou d’une artère, présentant un risque opératoire, cette intervention est réservée aux cas d’extrême d’urgence).

    La prise en charge de ces patients mobilise les équipes du service de neuroradiologie diagnostique et interventionnelle, d’anesthésie et de l’unité neurovasculaire de recours du CHU de Nantes.

    Le prochain schéma interrégional d’organisation des soins (SIOS) prévoit le renforcement de ces équipes et de la téléradiologie.

    Les CHU de Nantes et d’Angers organisent en partenariat avec l’ARS Pays-de-la-Loire un débat à destination des professionnels de santé le 2 mars 2017 sur les thématiques suivantes :

    • la place de la thrombectomie mécanique
    • l’acheminement via le centre 15
    • la prise en charge des AVC au SAU en télémédecine en lien avec l’unité neurovasculaire
    • les premiers éléments du projet régional de santé (PRS 2018)
  • 23 M€ de financement de l’Etat pour le projet de Biogénopôle de l’AP-HM

    23 M€, tel est le montant du financement apporté par l’État au projet de Biogénopôle annoncé par la directrice de l’AP-HM, Catherine Geindre, le 16 février 2017.

    Ce financement constitue une aide directe en investissement pour un projet global de 46 M€.

    Ce soutien du Comité interministériel de performance et de la modernisation de l’offre de soins (Copermo) intervient dans un contexte de redressement financier.

    L’objectif de la construction du Biogénopôle est de regrouper toutes les activités de laboratoire de l’AP-HM afin d’optimiser l’efficience organisationnelle, l’utilisation du plateau technique et les conditions de travail du personnel.

    Cette restructuration vise à garantir un accès à l’innovation et à renforcer la recherche translationnelle.

    Le projet va permettre de regrouper sur le seul site de la Timone l’ensemble des activités de biologie fonctionnant sur la base de plateformes spécialisées par techniques. Cependant, un laboratoire à réponse rapide demeurera implanté sur l’hôpital Nord afin de conserver une activité de proximité répondant aux besoins des activités d’urgence et de pointe comme les greffes pulmonaires par exemple.

    Il est prévu que les travaux débutent en 2017 et aboutissent à l’installation du plateau technique de biologie de l’AP-HM dans une partie du bâtiment de Timone adultes.

    L’investissement est estimé à 45,7 M€ dont :

    • 38,2 M€ de travaux,
    • 5,2 M€ d’équipements biomédicaux,
    • 2,3 M€ d’équipements informatiques.

    Le Biogénopôle s’inscrit dans le contrat de retour à l’équilibre financier (CREF) présenté en 2015 par l’AP-HM face à la dégradation de sa situation financière, avec 400 M€ de déficits cumulés et plus de 1 Md€ d’encours de dette.

    Le CREF comporte en effet 5 axes :

    • acheter mieux et moins cher,
    • réorganiser certaines fonctions logistiques et administratives,
    • optimiser les plateaux techniques (notamment regrouper les laboratoires),
    • améliorer la gestion des ressources humaines,
    • valoriser certaines activités.

    Il est prévu qu’en 2017 la marge d’exploitation de l’AP-HM passe à 15 M€ (contre 10 M€ en 2016) et que le déficit soit réduit à 61 € (contre 66 M€ en 2016).

  • ARS : responsables e-santé et projets (hors socle minimum de services)

    Les ARS doivent, depuis une instruction de mai 2016, déployer en priorité un socle minimum de services en matière de e-santé, composé de :
    • la messagerie sécurisée de santé (MS Santé) ;
    • le dossier médical partagé (DMP) ;
    • le répertoire opérationnel des ressources (ROR) ;
    • le partage des images ;
    • la télémédecine.

    A cela s’ajoute le programme Paerpa ainsi que, pour certaines régions, l’expérimentation TSN et la mise en place de plateformes territoriales d’appui.

    Certaines ARS portent des projets supplémentaires : Health&Tech vous propose d’en retrouver la liste sous format synthétique, hors socle minimum de services, dans un contexte de renforcement du rôle des ARS auprès des GCS, avec la parution d’une instruction en février 2017 les incitant à se transformer en GIP.

  • Présidentielle : 72 % des Français estiment que les candidats ne parlent pas assez de santé (sondage)

    A l’occasion de la présentation des projets des candidats à la présidentielle en matière de santé qu’elle a organisée le 21 février 2017, La Mutualité française publie les résultats de l’enquête sur les attentes des Français dans ce domaine :

    • regard sur le système de santé ;
    • souhaits prioritaires pour le faire évoluer ;
    • attentes vis-à-vis de l’élection présidentielle de 2017 à cet égard.

    Cette enquête a été réalisée en ligne par Harris interactive du 30 janvier au 7 février 2017 sur un échantillon de 2 000 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas et redressement appliqués à plusieurs variables (sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

    Une inquiétude sur l’avenir du système de santé

    • 61% des Français considèrent que leur de système de santé fonctionne bien, mais 68% d’entre eux se montrent pessimistes quant à l’avenir de celui-ci.
    • 46 % estiment que le système s’est dégradé au cours des 5 dernières années (contre 11% estimant qu’il fonctionne mieux).
    • 68% d’entre eux se disent pessimistes pour l’avenir de leur système de santé alors que 32% s’avèrent confiants.

    La santé jugée trop peu présente dans la campagne

    • 3 Français sur 4 se déclarent intéressés par la campagne pour l’élection présidentielle de 2017 mais 72% estiment que les candidats ne parlent pas assez de santé.
    • En effet, seuls 27% des sondés pensent que les propositions des candidats correspondent à leurs préoccupations personnelles.

    Pour eux, les deux enjeux clés de ce campagne sont l’accès aux soins pour tous (32% de premier choix) et le financement de la protection sociale (29% de premier choix), devant la prise en charge des personnes dépendantes et la prévention en matière de santé.

    Le financement de la protection sociale

    • 85 % des Français estiment que le déficit de la Sécurité sociale est élevé, voire très élevé (38%).
    • Pour 73% d’entre eux, ce déficit peut même remettre en cause l’avenir de la Sécurité sociale.
    • 68% pensent qu’en moyenne cette dernière rembourse moins de 60% des dépenses de santé et que les soins seront moins bien remboursés à l’avenir.

    D’après l’enquête Harris interactive, de nombreux Français ont déjà le sentiment que leur « reste à charge » a augmenté depuis 5 ans, quel que soit le type de soins. Pour eux, la réduction du déficit de la Sécurité sociale passe en priorité par une meilleure organisation du système de santé (89% l’estiment prioritaire ou importante), la lutte contre les abus (88%) et le développement de la prévention (83%).

    En revanche, certaines mesures visant à réduire le déficit sont nettement moins populaires : l’augmentation des taxes ou des cotisations sociales des salariés est jugée prioritaire ou importante pour seulement 19% des sondés.

    L’accès aux soins

    • 52% des Français interrogés pensent que l’organisation actuelle du système de santé permet à toutes les personnes d’accéder à des soins de qualité.
    • 78% estiment facile d’obtenir un rendez-vous rapide avec un généraliste, et 22% pour un spécialiste.
    • Par ailleurs 77% d’entre eux se disent favorables à la généralisation du tiers payant.

    Les mesures jugées prioritaires pour améliorer l’accès aux soins sont l’implantation des médecins dans les déserts médicaux pour plus de 90% des sondés, et la limitation des dépassements d’honoraires par les professionnels de santé (87%). En revanche, la possibilité de se faire soigner dans un autre pays et la réduction des tarifs des généralistes ne sont pas considérés comme des leviers majeurs (39% et 40% seulement des Français estiment ces mesures prioritaires ou importantes, respectivement).

    Le maintien de l’autonomie : les Français insatisfaits

    • En moyenne, 63% des Français pensent que la prise en charge des personnes dépendantes et/ou vulnérables n’est aujourd’hui pas satisfaisante.
    • 58% d’entre eux estiment en effet que la prise en charge de la dépendance devrait peser davantage sur la Sécurité sociale que sur les proches.

    Pour les Français, les priorités sur ce sujet sont le développement de lieux adaptés aux personnes handicapées (privilégié à 92 %) et le maintien à domicile le plus longtemps possible (91%).

    Prévention, santé et environnement : une large adhésion des Français

    Les Français se montrent largement favorables à la plupart des actions de prévention, en particulier concernant le dépistage précoce de certaines maladies, jugé prioritaire ou important par 92% des sondés.

    Les complémentaires santé : les Français partagés

    Les Français interrogés se montrent partagés quant à la répartition idéale de la prise en charge des dépenses entre Sécurité sociale et mutuelles et les complémentaires santé :

    • 36% estiment que ces dépenses doivent être plus prises en charge par la Sécurité sociale, et moins par les mutuelles et autres complémentaires santé. 20% estiment l’inverse.
    • 42 % pensent que la répartition actuelle ne doit pas être modifiée.

    La santé du futur : une faible adhésion aux nouvelles technologies

    84% des Français admettent n’avoir jamais eu recours à un objet connecté pour se renseigner sur leur santé.

    Les sondés sont partagés concernant l’utilisation des nouvelles technologies dans les différentes pratiques de consultations et de soins (suivi quotidien à l’aide d’objets connectés, télémédecine, assistance par des robots etc.)

    Quant au partage de leurs données de santé aux mutuelles, les Français sont plus enclins à transmettre des informations médicales que des données relatives à leur vie quotidienne. Par ailleurs, les professionnels de santé, et dans une moindre mesure, les organismes publics, bénéficient de la confiance d’une majorité de Français (respectivement 79% et 55%) concernant le partage de données de santé personnelles via les nouvelles technologies.

  • Présidentielle : le renforcement de la prévention, la priorité commune à tous les candidats

    L’amélioration de la prévention est apparue comme une priorité de l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle venus exposer leurs propositions en matière de santé lors d’une matinée organisée par La Mutualité française le 21 février 2017. Les cinq candidats présents étaient, dans l’ordre de passage, Emmanuel Macron, Nicolas Dupont-Aignan, Benoît Hamon, Yannick Jadot et François Fillon.

    La lutte contre les déserts médicaux et la diminution du reste à charge ont également occupé une part importante des propositions.

    La télémédecine, quant à elle, a été mentionnée brièvement par François Fillon et Yannick Jadot. Emmanuel Macron est allé plus loin sur ce sujet, ainsi que sur la question de l’innovation en santé, avec un fonds dédié à son financement.

    Prévention : un constat commun, des solutions divergentes

    Emmanuel Macron : une « révolution de la prévention »

    Estimant que le « système de soins français est excellent mais que le système de santé n’est pas bon », Emmanuel Macron propose entre autres de diversifier les modes de rémunération des professionnels de santé pour mieux prendre en compte la prévention, lancer de grandes campagnes de prévention, et instaurer un service sanitaire de trois mois pour tous les étudiants en médecine afin qu’ils participent à des actions de prévention.

    Le remboursement à 100 % des prothèses auditives à l’horizon 2022 doit favoriser la prévention de la perte d’autonomie chez les personnes âgées.

    Nicolas Dupont-Aignant : « assurer la qualité de la prévention »

    Nicolas Dupont-Aignant axe notamment son programme sur le renforcement de la médecine scolaire, « délaissée depuis des années ».

    Benoît Hamon : répondre à la « transition épidémiologique »

    Face à l’augmentation des maladies chroniques, Benoît Hamon souhaite mettre en œuvre un programme de prévention autour de 5 axes :

    • la lutte contre les addictions
    • un plan alimentation, avec un renforcement de l’accès aux aliments issus de l’agriculture biologique ;
    • la lutte contre les perturbateurs endocriniens ;
    • la lutte contre les particules fines ;
    • la lutte contre la sédentarité, avec le remboursement par l’Assurance maladie de l’activité physique prescrite aux personnes souffrant de maladies chroniques.

    La constitutionnalisation des « communs » (eau, air) permettrait de financer des politiques publiques évitant de grands scandales sanitaires.

    Yannick Jadot : lutter contre les maladies liées à l’environnement

    Yannic Jadot a axé ses propositions sur la lutte contre les maladies liées à l’environnement. Il souhaite que 10 % des dépenses de santé aillent à la prévention.

    François Fillon : une consultation de prévention tous les deux ans

    François Fillon a centré ses propositions en matière de prévention sur l’instauration d’une consultation de prévention tous les deux ans, prise en charge par l’Assurance maladie.

    Le remboursement à 100 % des lunettes pour les enfants entre dans sa politique de prévention.

    Accès aux soins : maisons de santé, la télémédecine en support

    Les candidats ont appelé à un développement important des maisons de santé afin d’améliorer l’accès aux soins, à l’exception de Nicolas Dupont-Aignan, qui souhaite les réguler.

    Emmanuel Macron, Yannick Jadot et François Fillon ont également mentionné la télémédecine comme outil d’accès aux soins :

    • Emmanuel Macron appelle à « développer le numérique et la télémédecine » ;
    • Yannick Jadot propose des unités de base de premiers soins, avec des infirmiers participant à des actes de télémédecine ;
    • François Fillon propose de « garantir une offre de télémédecine sur tout le territoire » et de rembourser la téléconsultation médicale.

    Organisation des soins : territorialisation et priorité aux soins primaires

    Ouvrir les GHT

    Emmanuel Macron et François Fillon proposent d’ouvrir les GHT au secteur privé afin de mieux organiser les soins sur les territoires.

    Renforcer la place des médecins libéraux

    François Fillon souhaite que le système soit « fondé sur la médecine libérale » et que le rôle de la médecine de ville soit conforté, avec un médecin traitant « au cœur du parcours de soins ».

    Nicolas Dupont-Aignan propose d’assurer une médecine de proximité sur tout le territoire en augmentant le numerus clausus et en augmentant le tarif de la consultation en secteur 2. Pour lui, « on ne peut pas traiter la question de l’hôpital sans s’occuper d’abord de la médecine de ville ».

    Financement : diminuer les restes à charge et réformer la T2A

    Une volonté commune de diminuer les restes à charge

    L’ensemble des candidats s’accorde sur la diminution des restes à charge :

    • Emmanuel Macron souhaite un remboursement à 100 % des frais optiques, dentaires et auditifs d’ici 2022, et un tiers payant généralisable plutôt que généralisé ;
    • Nicolas Dupont-Aigan souhaite un remboursement à 100 % et un « coup d’arrêt aux dérives des assurances » ;
    • Benoît Hamon souhaite élargir l’accès à l’aide à la complémentaire santé ;
    • Yannick Jadot souhaite limiter les dépassements d’honoraires ;
    • François Fillon propose d’arriver à un reste à charge le plus proche possible de zéro pour les dépenses de santé les plus coûteuses pour les ménages.

    Revoir la T2A

    Trois candidats proposent de revenir sur la T2A :

    • Emmanuel Macron souhaite limiter la T2A à 50 % dans le financement des hôpitaux ;
    • Benoît Hamon propose de « revoir la T2A, qui ne convient pas pour tout » ;
    • Yannick Jadot propose de supprimer la T2A.

    Innovation : un plan de 5 milliards pour Macron

    Emmanuel Macron est le candidat qui a le plus insisté sur le rôle de l’innovation en santé :

    • création d’un fonds de 5 milliards d’euros pour financer l’innovation médicale ;
    • accompagnement du développement de l’innovation technologique, qui va « transformer la gestion de la dépendance ».

    François Fillon, de son côté, a proposé que l’Etat se désengage des entreprises dont il est actionnaire afin de créer un fonds permettant d’installer le haut débit sur l’ensemble du territoire et donc d’y donner accès à la télémédecine.

  • Asia Pacific: towards a digital surveillance model free to manage chronic diseases

    In a study published in January 2017, Frost & Sullivan (F&S) warns that there is a scarcity of sustainable business models in the field of remote patient monitoring (RPM) and mobile health (mHealth).

    Despite the increasing demand for products related to this sector, The US firm said that caregivers have always been looking for a business model that can best tap the monetization opportunities.

    F&S reported that « Asia-Pacific is moving towards a platform monitoring model for chronic disease management, wherein devices will be provided for free and the revenue will be generated from monitoring services and data insights, » said Frost & Sullivan Transformational Health Industry Analyst Shalani Andria.

    A refund system for telemedicine services?

    Home health monitoring market is expected to generate nearly $2.2 billion (€ 2.073 billion) by 2020 in APAC.

    « Despite the slow start to the market, savvy vendors are investing early as they detect potential for exponential growth once a funding model is established, » Shalani Andria said.

    According to Frost & Sullivan, the issue of a scarcity of sustainable business models in the mobile health sector has become more important with vendors increasingly establishing partnerships and joint ventures with telecommunications companies, healthcare providers, insurance companies, governments and other stakeholders of the industry. « The inherent risks in such relations can be mitigated by choosing a business model that can best tap the monetization opportunities, » the firm said.

    APAC Home Health Monitoring Market, Forecast for 2020, part of the Frost & Sullivan’s Connected Health Growth Partnership Subscription, finds that in Asia-Pacific, payers like insurance companies wille reimburse telemedicine services or will provide it for free to policy holders to reduce hospital admission claims.

    Other areas of the healthcare industry « covered by the subscription include health IT, 3D printing, video telemedicine and automation robots, implantable electronics, and eHealth ».

    Home care: there are inspiring business models in Asia-Pacific

    F&S believes there are significant opportunities in the Asia-Pacific region. Certainly, the region is faced with the heterogeneity heterogeneity in regulations for remote monitoring and data sharing in individual countries, and also with a lack of clarity on government support. However, once these barriers are overcome, health professionals can develop a sustainable ecosystem in terms of revenue generation and deliver end-to-end home monitoring support.

    The mHealth and RPM demand hotspots are India, China and Japan, which are becoming centers of business model innovation.

    • India: government is multiplying initiatives to improve access to technology throughout the continuum of care and is pursuing an open door policy towards international vendors.
    • China: the large size of the country and the development of the middle class with increased spending power are assets, Frost & Sullivan analyzed. The experts of the firm also noted that there is an increase in « international-local joint ventures in home care services due to the government’s privatization of home care services ».
    • Japan’s growing elderly population and the high rate of new technologies adoption are two key factors encouraging innovation in terms of business model in the field of home care.

    Moreover, collaborative initiatives like Australia’s National Telehealth Home Monitoring, South Korea’s National Telehealth Demonstration Project, or Singapore’s National Cardiac Monitoring,should drive the market for home health monitoring in APAC.

    « [Evolving] from being tech companies to being clinical service providers » (Shalani Andria, F&S)

    « Vendors are already incorporating Big Data, analytics and intelligence tools in home monitoring solutions, said Shalani Andria. They need to realize that the humanization of home monitoring solutions will continue to be an important factor in Asia-Pacific, and will have to evolve from being tech companies to being clinical service providers. »