Pilotage

  • Patient monitoring and big data : Medopad strengthens its presence in Singapore

    The UK government announced in late May 2018 that it has been supporting promising companies secure deals around the world, including British artificial intelligence and mobile technology firm Medopad.

    In May, the London-based company – specializing in patient monitoring applications and data analytics – signed two new partnerships with healthcare organizations in Singapore and  Bahamas, creating 100 jobs in Great Britain.

    The Department for International Trade supports Medopad

    The Department for International Trade (DIT) provided advice and guidance on technical, financing and contracting issues. Medopad’s Chief executive, Dan Vahdat, said that the guidance from DIT helped the company to ensure « crucial meetings ».

    Diabetes: a partnership with Singapore agency A*STAR

    DIT’s global network also provided assistance which allowed the UK firm to win a contract with Singapore’s Agency for Science, Technology and Research, better known as « A*STAR« .

    Through this partnership, Medopad and the Singapore organization will jointly develop a monitoring tool to better manage diabetes for 400,000 sufferers, Digitalhealth.net said.

    Medopad is also looking to expand into the United States. The company recently signed a Memorandum of Understanding with the US’s Johns Hopkins University in order to explore new healthcare solutions using machine learning and patient monitoring technologies.

    The DIT also invests in a Chinese university

    TusPark, the science park development body of Tsinghua University in Beijing, is also one of the company which have benefited from assistance from DIT. The UK organization has invested £8 million (€9m; US$10.7m) to create an innovation center in Newcastle, North East England.

    TusPark: £200 million invested in 5 buildings at Cambridge Science Park

    TusPark recently invested $200 million (€229m; US$267m) in five new buildings at Cambridge Science Park, the oldest science park in the United Kingdom, directly creating 14 jobs and offering companies the opportunity to create thousands more in the process.

    The Science Park will include a state-of-the-art « biohub » to provide companies working on innovative healthcare products and technologies with labs and office space.

  • Agnès Buzyn annonce un Health Data Hub pour encourager la recherche et l’innovation en santé

    Agnès Buzyn soutient l’innovation, la recherche et une ouverture de l’accès aux données de santé
    Lors de la remise du prix de la « start-up du dispositif médical » qui a eu lieu le 6 juin 2018, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, dans un discours au Syndicat national de l’Industrie des Technologies Médicales (Snitem), a :

    – rappelé que, dans un contexte de défis complexes et nombreux posés par la médecine des 4P – voire des 5P, la France doit s’ouvrir à l’innovation ;

    – annoncé la prise en compte des spécificités et besoins des petites entreprises, sources d’innovations nombreuses, notamment dans le domaine-clé de la conception et du développement de dispositif médicaux ;

    – insisté sur l’importance de la recherche, que les start-ups, pour demeurer innovantes, doivent continuer de mettre en oeuvre et que la mise en place d’un « Health Data Hub », en facilitant l’accès aux données de santé, devrait favoriser. La mission de préfiguration du « Health Data Hub » ainsi officiellement lancée par la ministre devrait rendre des conclusions à la fin du mois de septembre 2018 (cf. lien ci-contre).

    « Accueillir l’innovation est un enjeu crucial »

    D’après la ministre des Solidarités et de la Santé, il faut accueillir les innovations bien que, par leur caractère nouveau, elles puissent s’avérer difficiles à appréhender (dans ce qu’elles apportent aux patients, à leurs proches, aux professionnels de la santé et au système de santé tout entier).

    En effet, les innovations en santé :

    • « représentent un formidable espoir pour les patients« , c’est pourquoi elles doivent être diffusées malgré les inquiétudes que leur caractère nouveau amène souvent : les inquiétudes suscitées doivent être dissoutes par l’étude préalable des risques que portent ces nouveautés ;
    • doivent être accessibles au plus grand nombre : la ministre a, dans ce cadre, rappelé que les entreprises peuvent recourir au forfait innovation – amené à évoluer afin de mieux répondre aux besoins des professionnels. Aussi, pour permettre ces financements anticipés, d’autres systèmes de financements dysfonctionnels doivent être abandonnés : « il est primordial d’abandonner le principe d’un financement captif et pérenne » a affirmé la ministre « pour lui préférer celui d’un financement de type Go / No go ».

    « L’innovation est un enjeu d’autant plus important que le secteur du dispositif médical, et surtout celui des start-ups, est spécifique. »

    Agnès Buzyn a rappelé que le domaine du dispositif médical (DM) est un secteur majeur de l’innovation, dépendant à 92 % de PME, ce qui implique :

    • qu’au sein « des 5 programmes de recherche, notamment clinique et médico-économique, financés par le ministère des Solidarités et de la Santé, les dispositifs médicaux doivent jouer une place essentielle » : la ministre a incité les entreprises du dispositif médical à s’impliquer dans la recherche, seule capable de confirmer l’intérêt thérapeutique des dispositifs et de fournir des modèles économiques appropriés.
    • d’un point de vue de organisationnel et réglementaire, de possibles impacts organisationnels de ces nouveaux dispositifs médicaux sur le système de santé : l’innovation organisationnelle peut être permise par ces dispositifs et les start-ups qui les développent à travers l’article 51 de la LFSS 2018. La ministre a affirmé avoir conscience de la complexité réglementaire qui peut peser en particulier sur les jeunes entreprises et du besoin de coordonner l’action des institutions en charge du pilotage de la régulation. A titre d’exemple de solution à même de faciliter cette coordination, Agnès Buzyn a évoqué l’instauration d’un « identifiant unique sur les dispositifs médicaux, l’UDI ».

    Permettre « la mise en place de bases de données modernes, propres à faciliter la veille sanitaire et à favoriser l’innovation »

    « La France dispose d’un patrimoine exceptionnel de données de santé, ainsi que de nombreuses compétences d’expertise pour leur exploitation » a affirmé la ministre. Les bases de données françaises  comprennent notamment des informations :

    • recueillies pour rembourser les soins ou pour financer les établissements de santé ;
    • à faible coût de recueil ;
    • objectives et exhaustives ;
    • permettant des suivis sur de longues périodes.
    • dont le recueil dans un Système national des données de santé (SNDS, accessibles aux organismes publics et privés) a été défini et permis juridiquement par la loi du 26 janvier 2016, de modernisation du système de santé.

    « L’usage [de ces] grandes données de santé doit nous aider à transformer notre système pour le plus grand bénéfice des patients » a insisté Agnès Buzyn. En effet, afin de soutenir les innovations françaises en santé, le traitement des données de santé à grande échelle au moyen de l’intelligence artificielle doit accélérer le développement :

    • de la recherche clinique et de l’évaluation de l’efficacité thérapeutique des nouveautés ;
    • du ciblage des participants à un essai clinique et de la médecine personnalisée ;
    • de l’innovation organisationnelle dans les établissements de santé ;
    • de l’accompagnement des professionnels de santé au travers de logiciels d’aide à la prescription et au diagnostic.
    • des accès, des usages et des relations entre toutes les initiatives « très prometteuses, qui ont déjà émergé ».

    Et, à la suite du rapport Villani et des déclarations du président de la République, afin d’optimiser l’ »ouverture de ces données »- d’en faire « un terrain de jeu formidable » pour les start-ups – la ministre a annoncé qu’elle a « officiellement lancé une mission de préfiguration du Health Data Hub« . Cette mission, qui rendra ses conclusions à la fin du mois de septembre 2018, devra « dessiner l’écosystème permettant une exploitation optimale de toutes nos sources de données, par les différents acteurs, et en particulier les start-ups. » 

    « Nous réussirons à saisir tout le potentiel technologique qu’offrent les années à venir si, et seulement si, les organismes publics et privés travaillent ensemble : si start-ups, organismes de recherche, et grandes entreprises,s’allient afin de partager leurs connaissances et leurs idées » a conclu la ministre des Solidarités et de la Santé.

  • L’AP-HP rencontre de futurs partenaires industriels aux 15e rencontres de transfert de technologies

    500 participants se sont retrouvés à la 15e édition des rencontres de transfert de technologies APinnov dédiées à la mise en valeur des projets, innovations et start-ups issus de ses équipes hospitalières, organisée par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris le 5 juin 2018.

    Deux temps forts ont rythmé cette édition qui a permis aux équipes de l’AP-HP de rencontrer de futurs partenaires industriels et des acteurs-clés des secteurs publics et privés qui financent, développent et protègent l’innovation en milieu hospitalier :

    • l’AP-HP et la Chambre de commerce et d’industrie de région Paris Île-de-France ont signé le renouvellement de leur convention de partenariat pour une durée de trois ans.

    • la remise des Trophées de l’Innovation APinnov, qui valorisent des travaux innovants portés par des équipes de l’AP-HP.

    APinnov était d’abord une rencontre pour échanger sur l’innovation, le transfert de technologie et l’accélération de projets innovants mais aussi un rendez-vous d’affaires pour rencontrer des partenaires publics et privés et présenter des innovations ainsi qu’un Workshop dédié aux partenariats dans le domaine des TIC en Santé, co-organisé avec les pôles de compétitivité Medicen Paris Région, Cap Digital et Systematic. Le Village APinnov de l’innovation a permis de rencontrer les partenaires sur leurs stands.

    Le renouvellement de la convention de partenariat avec la CCI

    Grâce à la signature de la convention de partenariat entre Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP et Didier Kling, président de la Chambre de commerce et d’industrie de la région Paris Île-de-France,  les équipes de l’AP-HP pourront ainsi bénéficier d’un accompagnement de la CCI Paris Ile-de-France sur les thématiques suivantes : 

    • la fiscalité de la recherche : accompagner les entreprises et porteurs de projet pour le crédit impôt recherche et le statut de Jeune entreprise innovante ;
    • l’accès aux financements : évaluer avec les entreprises et porteurs de projet les aides et financements possibles pour développer leur projet et/ou leur stratégie ;
    • le développement international : structurer la démarche de l’entreprise en identifiant des nouveaux marchés et partenaires à l’international ;
    • la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences / Ressources Humaines : faire le point sur la gestion des ressources humaines pour pouvoir l’optimiser.

    La CCI Paris Ile-de-France pourra par ailleurs présélectionner des sociétés ou projets de sociétés développant des dispositifs médicaux et pouvant bénéficier de l’appui de la cellule innovation de l’AP-HP et des équipes de l’AP-HP.

    Remise des trophées de l’innovation : trois catégories

    • Trophée « Brevet prometteur » : traitement des troubles autistiques par l’allopurinol dans le déficit en adenylosuccinate lyase (ADSL)// Projet porté par Irène Ceballos-Picot
    • Trophée « Interne innovant » : un algorithme performant automatisé issu des outils de l’intelligence artificielle pour la détection des angiodysplasies (AGD) de l’intestin grêle en vidéo-capsule endoscopique (VGE) //Projet porté par Romain Leenhardt
    • Trophée « Soignant innovant » : cordon pédiatrique personnalisé de fixation de trachéotomie « Trach&fix » // Projet porté par Elise Chauvin, Zina Ghelab et Anne Pilotti

  • Journée Start-ups innovantes du DM 2018 : le Snitem récompense Diabeloop et CorWave

    Le Snitem (Syndicat national de l’Industrie des Technologies Médicales) a organisé sa 4e édition de la Journée des start-ups innovantes du dispositif médical, le 6 juin 2018, un challenge qui mettait en compétition 12 start-ups du secteur et dont Diabeloop et CorWave sont sorties gagnantes.

    Diabeloop a reçu le prix du jury « Start-up 2018 » pour son dispositif visant les diabétiques de type 1, et qui reproduit les fonctions du pancréas, et a reçu à ce titre une dotation à hauteur de 5 000 euros. CorWave a reçu le prix « Coup de cœur » du public pour son dispositif d’assistance cardiaque reposant sur une membrane ondulante capable de reproduire un pouls et des vitesses d’écoulement du sang similaires à ceux d’un cœur sain.

    D’autres start-ups ont présenté leurs solutions reposant sur les nouvelles technologies dont Health&Tech Intelligence a fait une sélection. Réalité virtuelle, analyse de données, imagerie et IA et suivi à distance sont les technologies qu’elles portent.

    Douze start-ups ont participé au challenge après été sélectionnées parmi 40 candidatures adressées au Snitem par les partenaires de l’évènement en régions, à savoir les pôles de compétitivité et le cluster Medtech.

    Voici cinq autres start-ups ayant concouru et qui proposent des dispositifs innovants faisant appel au technologies numériques :

  • Une nouvelle équipe dirigeante de Medicen au service de la croissance des acteurs de la santé en IDF

    À l’occasion de l’Assemblée Générale du cluster Medicen Paris Région tenue le 24 mai 2018, ses instances dirigeantes ont été renouvelées pour les trois ans à venir, a annoncé le cluster dans un communiqué du 29 mai 2018.

    Christian Lajoux a été renouvelé en tant que Président du cluster. Philippe Genne (Oncodesign) et Patrick Marcellin l’ont également été en tant que Vice-président PME et Vice-président Santé respectivement. Jean-Marc Grognet (Genopole) a été élu au poste de Vice-président Recherche, en remplacement de Claire Giry.

    L’objectif général du cluster est de faire en sorte que la région Ile-de-France soit reconnue comme acteur important au niveau mondial pour les industries de santé, selon le président.

    L’élection d’un nouveau Comité d’orientation stratégique constitue la prochaine étape dans le calendrier de Medicen fixée au 14 juin 2018.

    Accélérer l’écosystème start-ups

    Selon Christian Lajoux, président de Medicen Paris Region, les défis auxquels l’équipe s’attachera à répondre au cours de son mandat sont l’accélération de la croissance et la compétitivité des entreprises, ainsi que l’attractivité du territoire et la valorisation de la richesse de ses acteurs.

    Le Collège PME se voit agrandi par l’arrivée des sociétés suivantes : Damae Medical, IFIS, Imstar, Invectys, Metabrain Research et Pharmagest Interactive qui siégeront aux côtés de Bio-Modeling Systems, Bioserenity et Eukarys.

  • Le Dossier « Les tendances 2018 de la Paris Healthcare Week » est désormais consultable sur HTI

    L’édition 2018 de la Paris Healthcare Week s’est achevée le jeudi 31 mai à l’issue de trois journées de présentations et d’échanges soutenus.

    Health & Tech Intelligence s’est mobilisée pour rendre compte en direct des temps forts de l’évènement, dominé notamment par les thématiques suivantes :
    – usages de l’intelligence artificielle en santé ;
    – avancées dans le domaine de la télémédecine ;
    – expérimentations organisationnelles et financières permises par l’article 51 de la LFSS et les dernières évolutions législatives ;
    – orientations stratégiques du ministère des Solidarités et de la Santé et de la Fédération Hospitalière de France, etc.

    Health & Tech Intelligence a également réalisé une série d’entretiens auprès d’industriels du domaine de la santé et de start-up innovantes. Il en a résulté une quinzaine d’articles, regroupés dans un « Dossier » que vous pourrez consulter sur la plateforme HTI à partir du mercredi 6 juin 2018.

    Pour consulter le dossier « Les temps forts de la Paris Healthcare Week 2018 », cliquez ici.

  • La France présente 426 communications au Congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology

    A l’occasion du congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), qui se tient du 1er au 5 juin à Chicago, Illinois, l’Institut national du cancer (INCa) propose une sélection d’articles parmi les 5056 communications programmées. La France est le principal contingent étranger représenté au congrès.

    426 des 5056 communications prévues seront présentées par des équipes dont au moins l’un des auteurs est affilié à une entité française (publique et privée). « Avec 426 communications, la France est le premier pays européen en termes de nombre de présentations inscrites cette année au congrès », rapporte l’lNCa.

    Les collaborateurs de l’Institut Curie présenteront une quinzaine de sessions orales, rapporte le site internet de l’Institut. Les plus grands experts de la cancérologie sont réunis à Chicago pour cette conférence annuelle, qui est le théâtre d’annonces importantes dans les domaines de la recherche et des traitements innovants contre les cancers.

    Pour consulter le site officiel de l’évènement, cliquez ici.

  • Une nouvelle équipe du Conseil national du numérique (CNNum) a été formée

    La constitution de la nouvelle équipe du Conseil national du numérique (CNNum) a été annoncée par arrêté de Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du numérique, qui a été publié au Journal officiel du 30 mai 2018.

    La nouvelle équipe remplace celle qui a été dissolue une semaine à peine après sa constitution autour de la personnalité de Marie Ekeland.

    Les trois groupes composant le CNNum réunissent des femmes et des hommes dont les activités professionnelles ont trait à la transition numérique de la société française et sont issus du secteur économique, du milieu académique ou sont impliqués dans le développement du numérique à échelle locale, nationale voire européenne. Les missions du CNNum seront portées par la nouvelle présidente, Salwa Toko.

    Membres du CNNum au titre des personnalités issues du secteur économique :

    • Mohammed Boumediane
    • Nathalie Collin
    • Maryne Cotty-Eslous
    • Gaël Duval
    • Hind Elidrissi
    • Tatiana Jama
    • Laura Medji
    • Françoise Mercadal-Delassalles
    • Jean-Charles Samuelian
    • Alexandre Zapolsky.

    Membres du CNNum au titre des personnalités issues du secteur académique :

    • Yann Algan
    • Gilles Babinet
    • Annie Blandin-Obernesser
    • Théodore Christakis
    • Olivier Clatz
    • Vincent Costalat
    • Florette Eymenier
    • Henri Isaac
    • Anne Lalou
    • Thomas Landrain.

    Membres du CNNum au titre des personnalités impliquées dans le développement du numérique aux niveaux local, national ou européen, ou concernées par ses effets :

    • Maud Bailly
    • Jérémie Boroy
    • Karine Dognin-Sauze
    • Gérald Elbaze
    • Sophie Flak
    • Loubna Ksibi
    • Litzie Maarek
    • Hervé Pillaud
    • Salwa Toko (présidente du Conseil)
    • Christian Vanizette.

  • PHW18 : L’amélioration de la qualité de vie et l’IA, deux nouvelles notions dans l’évaluation (HAS)

    À l’occasion d’une table-ronde sur l’évaluation des solutions e-santé organisée lors du salon Paris Healthcare Week le mercredi 30 mai 2018, les questions suivantes ont été abordées :

    • la prise en compte de la valeur d’une solution et de l’amélioration de la qualité de vie des patients qu’elle apporte comme critères d’évaluation qui sont bien intégrées au processus de l’évaluation de la Haute Autorité de Santé (HAS) ;

    • l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur les modalités d’évaluation, où la validation du processus de fabrication semble se profiler comme méthodologie d’évaluation en accord avec les normes internationales.

    Sur ces questions, une contribution significative a été apportée par la représentante de la HAS, CNEDiMTS, Isabelle Adenot. Outre les clarifications sur la prise en compte des ces nouveaux critères lors du processus d’évaluation des solutions innovantes, elle a également dévoilé des travaux menés actuellement sur l’IA au sein de la HAS.

    Les financeurs doivent fixer un cadre

    À l’heure actuelle, l’évaluation des dispositifs repose sur des critères solides impliquant les fonctionnalités qui les caractérisent. Mais les valeurs médicale, organisationnelle et économique relatives à une solution innovante peuvent être difficile à juger, car souvent difficile à identifier à ce stade. Elles trouvent par ailleurs difficilement leur place dans les critère d’évaluation.

    C’est ainsi qu’ont émergé les critères d’évaluation ICHOM visant à définir la valeur d’une solution technologique à l’ensemble des acteurs du systèmes de santé, il s’agit de l’impact positif d’une solution.

    L’amélioration du pronostic du patient comme l’amélioration de sa qualité de vie sont des critères importants pour juger d’une solution, mais les financeurs sont ceux qui doivent décider comment ce deuxième critère peut être valorisé en définitive. Et les industriels doivent remplir leur part de contrat en fournissant des preuves du bénéfice apporté.

    La qualité de vie est-elle un sujet pour les évaluateurs ?

    La présidente de la Cnedimts a insisté sur le fait que la HAS tient bel et bien compte de l’apport quant à l’amélioration de la qualité de vie des solutions évaluées.

    Elle a également dévoilé pour le souligner un travail collaboratif en cours entre toutes les commissions de la HAS en vue de publier à la fin de l’année 2018 une étude sur les gains apportés par une solution en termes de qualité de vie du patient. Cet aspect va rentrer de plus en ligne en ligne de compte aussi bien du côté des financeurs que du côté des évaluateurs.

    Isabelle Adenot dévoilait également qu’au cours de ses évaluations, chaque commission de la HAS associait désormais aux membres qui la composent un spécialiste des nouvelles technologies, un geek, portant ainsi à 21, le nombre de participants à l’évaluation.

    L’IA dans l’évaluation: suivre les normes internationales et façonner un cadre

    La position de la HAS a déjà été formulée dans le cadre des états généraux sur la loi de la bioéthique. Le pré-requis pour l’acceptation de l’IA est de gagner la confiance des patients, du corps médical, des autorité et tous. Les dispositifs ayant recours à l’IA sont difficiles à évaluer car ils sont en constante évolution et perpétuel changement, et leur fonctionnement est insaisissable à un instant précis.

    C’est ainsi que se profile la méthode de l’évaluation du processus de fabrication, qui correspond aux normes internationales en train d’émerger. Mais, tout reste encore à faire de façon globale, comme à l’échelle nationale. C’est l’existence des normes de fabrication d’IA et une garantie de non-régressivité des logiciels qui rassurera les professionnels de santé et qui de ce fait ne verront pas d’inconvénient à y recourir. 

    Par ailleurs, actuellement à la HAS, des travaux pour proposer des principes d’évaluation méthodologique de l’IA sont en cours. Des chefs de projet de la HAS constituent une bibliographie pour faire un état des lieux de ce qui existe dans d’autres pays et un groupe de travail composé de méthodologistes et de spécialistes en IA a été constitué. Une publication couronnant ces travaux est attendue pour fin 2018.

  • PHW18 : Les patients favorables à l’IA en santé, mais en ignorent les applications réelles (Carenity)

    A l’occasion de la Paris Healthcare Week, ce 31 mai 2018, un atelier intitulé « La place du numérique dans la prise en charge des patients : résultats d’une enquête réalisée auprès de 700 patients chroniques » a été organisé.

    Health&Tech Intelligence vous rapporte les principales conclusions qui ont émergé de l’étude réalisée par la société Carenity, en partenariat avec Catel, et qui ont été présentées par Michael Chekroun, son président.

    Le sondage visait à définir la manière dont les patients appréhendent les bénéfices apportés par les outils numériques en santé. Les résultats convergent en un point : les outils numériques et digitaux sont largement plébiscités par les patients atteints de pathologies chroniques. Les patients sont favorables à l’utilisation des applications mobiles en santé, ont recours aux outils digitaux et des réseaux sociaux et aimeraient bénéficier des avantages de la télémédecine et du dossier patient sous réserve d’être accompagnés.

    Carenity, communauté en ligne de patients atteints de maladies chroniques

    Fondée en 2011, Carenity est une entreprise spécialisée dans la création de communautés virtuelles de patients souffrant d’une maladie chronique et qui réalise des études liées à la santé. Son équipe se compose d’une vingtaine de collaborateurs basés en France et aux États-Unis. Communauté de patients en ligne, elle rassemble près de 300 000 patients et leurs proches en France, aux États-Unis, en Angleterre, en Espagne, en Allemagne et en Italie. La plateforme est accessible en plusieurs langues. Les patients s’y inscrivent gratuitement. Carenity travaille de manière croissante avec les associations de patients et d’usagers du système de santé.

    Lutter contre l’atomisation des patients atteints de pathologies chroniques

    Carenity facilite la mise en relation d’hommes et de femmes concernés par les mêmes maladies en mettant gratuitement à disposition un réseau social structuré en groupes d’amis, fil d’actualité, forums de discussion, messagerie privée, etc. L’objectif de cette plateforme est d’extraire le patient d’une situation de solitude face à la maladie. S’agissant du respect des données personnelles des patients, les utilisateurs s’inscrivent avec un pseudonyme et la plateforme respecte les règles en vigueur pour respecter confidentialité.

    Mettre à disposition des patients des informations fiables sur leur maladie

    Carenity est une source d’information continue sur l’actualité scientifique et les innovations médicales. Ses utilisateurs peuvent y trouver des articles, vidéos d’experts, interviews de médecins, témoignages de patients pour les aider à mieux « gérer » leur santé.

    Contribuer au progrès de la médecine et à l’avancement de la recherche scientifique

    Les patients sont invités à exprimer leurs besoins sur leur maladie ou leurs traitements pour qu’ils soient mieux compris par celles et ceux qui développeront demain de meilleurs produits de santé pour les patients. Carenity partage systématiquement les résultats de ses enquêtes avec les membres de sa communauté, dont les résultats sont par ailleurs mis en ligne sur le site de l’entreprise.

    Des engagements permettant de faire « bouger les lignes »

    Carenity a réalisé une étude auprès de patients atteints de sclérose en plaque en partenariat avec la Ligue française contre la sclérose en plaques, pour évaluer le risque à charge des patients en ALD.

    Les résultats de l’enquête sont édifiants. Les patients concernés dépensent entre 1 et 1,5 SMIC par an pour leur traitement, l’amélioration de leur logement, etc. Les résultats, présentés à la ministre de la santé et aux parlementaires « ont permis de faire bouger les lignes », se félicite Michaël Chekroun.

    Résultats de l’étude : quelle est la perception des patients quant aux services apportés par le numérique en santé ? 

    Le sondage réalisé en partenariat avec Catel interrogeait les utilisateurs de la plateforme selon les axes suivants :

    • comment les innovations numériques peuvent-elles se transformer en usages et pratiques réels (notamment dans le cadre du suivi des maladies chroniques) ?
    • quelles sont les éventuelles résistances à l’utilisation des innovations numériques en santé et quelles en sont les causes ?

    L’objectif était d’évaluer la perception des patients quant à l’usage du numérique dans le suivi de leur maladie, de proposer un état des lieux des outils existants et d’évaluer les attentes des patients en matière d’outils numériques.

    Protocole et méthodologie de l’étude

    Le questionnaire développé a été mis en ligne pendant 15 jours sur le site de l’entreprise. L’enquête a recueilli près de 700 réponses. L’âge moyen des répondants est 56 ans, avec une légère sur-représentation de femmes. On relève par ailleurs un nombre élevé de répondants atteints de diabètes, de fibromyalgie, de sclérose en plaques, spondylarthrite ankylosante. 

    Les répondants plébiscitent l’usage des outils de la e-santé

    Parmi les résultats marquants du sondage, ont été évoqués les éléments suivants : 

    • Sur la perception du digital en santé : 35% des répondants estiment que le digital va faciliter l’accès aux soins tandis que 35% considèrent qu’il s’agit d’une « révolution » de nature à enrichir la relation entre les patients et les médecins ; les innovations digitales sont majoritairement jugées innovantes et utiles aux patients car favorisant un meilleur suivi de leur traitement ; 
    • Sur les applications et apports de l’IA en santé : 60% des sondés estiment avoir besoin d’informations supplémentaires sur l’intelligence artificielle, car ils en ignorent les applications directes au domaine de la santé ; 25% des répondants estiment qu’il s’agit d’une piste d’innovation intéressante.
    • Sur l’usage du digital et des réseaux sociaux : 7/10 patients ont déjà utilisé un outil digital ; 1/2 a utilisé un système électronique de prise de rendez-médicale (comme Doctolib). Les réseaux sociaux sont très utilisés des patients : les groupes fermés ou ouverts constitués (sur Facebook notamment) autour de pathologies sont nombreux et actifs.
    • Sur l’utilisation d’applications mobiles en santé : ce sont des services déjà adoptés par les patients. Les sondés en apprécient la simplicité d’utilisation.
    • Sur les potentialités offertes par la télémédecine : 3/4 des patients se disent intéressés par un service de téléconsultation, s’il y a un accompagnement technique.
    • Sur l’usage du dossier médical partagé (DMP) : Le DMP est peu connu des sondés (52% d’entre eux ignorent ce dont il s’agit), mais il représente tout de même une attente pour 1/4 des utilisateurs interrogés. En effet, en l’état, les malades disent devoir se répéter régulièrement lorsqu’ils s’adressent à différents professionnels et services de santé. Il leur arrive par ailleurs de perdre leurs documents et ils souhaiteraient disposer d’un dossier électronique partagé pour prévenir les risques de pertes et éviter les redondances.
    • Sur les attentes des patients quant aux nouvelles technologies et de la numérisation de leur parcours de soins : les sondés sont favorables à l’utilisation de leurs données au service la recherche médicale et clinique, pour accroître l’efficacité du système de santé et faciliter la prise de décision des médecins.
    • Sur l’association des patients au processus de décision médicale : 80% des sondés se disent par ailleurs prêts à donner leur avis pour améliorer leur prise en charge ; 8 patient sur 10 sont prêts à partager leur expérience pour aider les autres patients à mieux vivre leur maladie. Les patients accepteraient d’être associés au processus d’élaboration de dispositifs techniques de prise en charge des malades chroniques.

    Les résultats du sondage sont accessibles sur le site internet de l’entreprise Carenity, sous réserve d’une inscription (gratuite).