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  • Tarifs dans les réseaux de soins des complémentaires : le CNPS demande une évaluation publique

    Le CNPS demande, dans un communiqué du 7 octobre 2016, une évaluation publique et contradictoire des réseaux de soins après la publication le 4 octobre 2016 d’une étude réalisée par l’institut Asteres sur les prix moyens des actes observés chez les partenaires des réseaux constitués par les organismes d’assurances complémentaires santé.

    Cette étude montre des diminutions tarifaires variant de 10 à 50 % par rapport au prix moyen du marché des professionnels de santé, permettant, selon l’institut Asteres, une économie de 1Md€ en 2015.

    « Les patients infligent un sérieux désaveu à la logique des réseaux dans un récent sondage, en réaffirmant à 95% leur attachement à la liberté de choisir eux-mêmes leurs soignants, et cela quel que soit le niveau de remboursement de leur complémentaire santé », souligne le communiqué du CNPS qui affirme que « la pression exacerbée sur les tarifs constitue un obstacle à la qualité des soins ».

    Le CNPS ajoute que, dans le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle de 2017, il militera « pour l’instauration d’un encadrement national des réseaux de soins et des plateformes, afin d’imposer une négociation nationale entre les OCAM et les syndicats représentatifs des professions ».

  • Soutien financier de 20M € à iBionext par le FABS (Marisol Touraine)

    20M €, c’est le montant du soutien financier octroyé à la société iBionext par le FABS.

    L’annonce a été faite par Marisol Touraine le 7 septembre 2016 à l’occasion d’une visite dans les locaux de cette société qui investit et accompagne des start-up leaders de la biotechnologie, des technologies médicales et de la santé connectée.

    iBionext est la première entreprise à bénéficier de ce fonds, selon le communiqué du ministère des Affaires sociales et de la Santé.

    Doté de 340 M€, FABS vise à permettre l’émergence d’entreprises innovantes dans le domaine du médicament, des technologies médicales et de la santé connectée.

    La mise en œuvre de FABS s’inscrit dans une politique globale de soutien à l’innovation en santé qui a déjà bénéficié à plus de 200 projets pour 2,7Mds € au titre du PIA.

    « Le PIA 3, qui sera soumis au vote du Parlement à la fin de l’année 2016, poursuivra cette dynamique à travers le financement de la recherche fondamentale, la recherche partenariale et le développement des start-up en santé», précise le communiqué du ministère.

  • Outils numériques pour la prévention du cancer : PRODIGE lance un appel à manifestation d’intérêt

    PRODIGE, Communauté d’Innovation « Prévention Oncology Digital », a organisé le 30 septembre 2016 une journée intitulée « Prévention en santé & numérique : des modèles à inventer ? Stratégies, usages, marchés », durant laquelle a été lancé un appel à manifestation d’intérêt financé par le Dispositif Intégré pour l’Innovation & le Numérique (D2IN) de Saint-Etienne Métropole.

    Impliquée dans le secteur de la prévention contre le cancer, l’objectif de la communauté PRODIGE est de favoriser l’émergence et la réussite de projets socio-économiques s’inscrivant dans cette thématique en s’appuyant sur des outils numériques.

    En pratique, cela consiste à développer puis transférer les connaissances scientifiques en prévention des cancers en avancées industrielles pour soutenir le développement économique régional et améliorer la santé de sa population.

    Un fonds doté de 1,6 M€

    D2IN est la nouvelle offre de financement de Saint-Étienne Métropole pour répondre aux enjeux et contraintes liés au développement de projets innovants, bénéficiant de l’association de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et de la BPI. Le fonds D2IN rassemble et unifie d’anciens dispositifs et a été doté de 1,6 M€ en 2015 et 2016 répartis comme suit :

    • 1 M€ issus de Saint-Étienne Métropole, dont 400 000 € consacrés à des aides sous forme de subventions et 600 000 € à des aides sous forme d’avances récupérables ou de prêt à taux zéro innovation.
    • 600 000€ consacrés par BPI France Financement au soutien des porteurs de projets dans le cadre de D2IN.

    Types d’acteurs pouvant bénéficier de ce dispositif

    • Les entreprises ou porteurs de projets en ante-création
    • Les structures académiques (laboratoires de recherche académiques)
    • Les clusters ou pôles de compétitivité

    La Communauté d’Innovation « Prévention Oncology Digital » (PRODIGE) focalise ses efforts sur l’identification et le suivi de projets portant combinant les thématiques « Santé » et « Numérique », tout en adoptant une position particulière sur le développement de la recherche en prévention des cancers et sa valorisation au travers d’outils numériques.

    Les 4 idées fortes de PRODIGE

    La Communauté d’Innovation « Prévention Oncology Digital » (PRODIGE) focalise ses efforts sur l’identification et le suivi de projets portant combinant les thématiques « Santé » et « Numérique », tout en adoptant une position particulière sur le développement de la recherche en prévention des cancers et sa valorisation au travers d’outils numériques. Ses 4 idées fortes sont:

    • La prévention des cancers concerne la santé publique et individuelle.
    • La réduction des taux d’apparition de maladie et mortalité dispose de marges de manœuvre importantes.
    • Une prévention efficace s’appuie des connaissances scientifiques solides.
    • Un modèle économique solide, pertinent est nécessaire à la viabilité des solutions mises au point, sans lui avancées et découvertes scientifiques sont condamnées à rester confinées en laboratoires alors qu’elles pourraient servir au développement économique, ainsi qu’à la création d’emploi sur le territoire.
    • L’invasion du numérique dans tous les secteurs de la société est une opportunité permettant de se saisir des enjeux de santé et de créer des modèles économiques innovants.
  • Tiers payant et complémentaires : une norme commune pour un paiement sécurisé et garanti

    Permettre aux professionnels de santé d’interroger en ligne la complémentaire santé d’un patient pour s’assurer que sa couverture est bien assurée, que le tiers payant est possible et que le règlement de la prise en charge sera sécurisé et garanti, c’est l’objectif du service proposé par les complémentaires santé et les opérateurs de tiers payant dont le lancement est annoncé le 4 octobre 2016 par un communiqué de La Mutualité française.

    Ce service repose sur une norme technique commune utilisable par l’ensemble des éditeurs qui peuvent désormais proposer des solutions partagées aux complémentaires afin que les professionnels de santé disposent d’une garantie de paiement de la complémentaire santé sur la part qu’elle prend en charge.

    Il vient concrétiser une proposition contenue dans un rapport remis le 19 février 2016 par les complémentaires santé et l’assurance maladie au ministère de la Santé afin de donner aux professions de santé, dans le cadre de la généralisation du tiers payant, les mêmes garanties de paiement de la part des complémentaires que celles dont ils disposent déjà vis à vis du régime obligatoire.

    Ce service s’appuiera sur une nouvelle norme baptisée IDB (Interrogation des Bénéficiaires) qui a été conçue avec l’appui du GIE Sésame Vitale et en collaboration avec l’ensemble des complémentaires santé et les opérateurs du tiers payant réunis au sein de l’Association des complémentaires santé pour le tiers payant, l’association des acteurs pour l’accès aux soins (3AS) et le GIE Sésame Vitale.

    A partir de la fin de l’année 2016 et durant toute l’année 2017, cette norme sera déployée progressivement chez les complémentaires santé et les éditeurs des professionnels de santé, en démarrant par les médecins.

    Dés à présent, souligne le communiqué de la Mutualité française, les éditeurs et les complémentaires peuvent obtenir les informations techniques sur la norme IDB auprès du GIE Sésame Vitale. Cette structure prend en charge la relation technique avec les éditeurs de façon à assurer la cohérence des solutions proposées aux complémentaires avec celles mises en oeuvre pour le régime obligatoire dans la gestion du tiers payant.

  • Réseaux de soins des complémentaires santé : 1 Md€ d’économies réalisées en 2015 (Etude Asteres)

    Des diminutions tarifaires variant de 10 à 50 % par rapport au prix moyen du marché des professionnels de santé sont observées chez les partenaires des réseaux constitués par les organismes d’assurances complémentaires santé. C’est la conclusion d’une étude réalisée par l’institut Asteres en juin 2016 et rendue publique le 4 octobre 2016.

    Quarante millions de Français ont aujourd’hui accès à ces réseaux d’opticiens, dentistes, audioprothésistes, ostéopathes, chiropracteurs et diététiciens agréés par les complémentaires santé. Ces professionnels passent un contrat de modération tarifaire en échange d’un flux de clientèle.

    L’étude d’Asteres montre que les prix ont baissé de 19 % en moyenne sur le dentaire, soit un gain moyen de 343 € pour un acte. Le montant moyen d’un devis de prothèses s’élève à 1 791 € hors réseau, contre 1 447 € dans l’un des réseaux agréé cité par l’étude. En audition, la facture moyenne chute de 30 %, soit un gain moyen de 821 €. Le recours à ces réseaux a ainsi permis d’économiser 1 Md€ en 2015.

    Selon Asteres, cette modération des tarifs est aussi liée au fait que les plates-formes chargées au sein de ces réseaux de soin de mettre en relation les patients et les professionnels de santé exercent aussi un contrôle. « En optique, 7 % des devis vérifiés présentaient une irrégularité », rappelle l’institut qui souligne que, malgré les tarifs inférieurs à ceux du marché, « les réseaux n’ont pas permis de réduire le renoncement aux soins », qui touche 20 % des Français. Pour l’expliquer, Asteres invoque une sous-utilisation de ces réseaux « par manque d’information ».

  • E-santé : Delta Assurances entre au capital de MesDocteurs et propose le service à ses clients

    Le courtier marseillais Delta Assurances entre au capital de la start-up MesDocteurs et inclut ce service pour une partie de ses clients gratuitement pendant 1 an, apprend-on le 15 septembre 2016.

    MesDocteurs avait levé 1,2 M € le 21 janvier 2016 afin de financer son développement et devenir un acteur de référence dans le secteur du conseil médical. Deux partenaires financiers Omnes Capital et Partech Ventures avaient souscrit à cette opération, le nom du 3e investisseur n’avait alors pas été divulgué. Il s’agissait donc de Delta Assurances.

    Le Gan Eurocourtage est le premier assureur à suivre l’initiative de Delta pour offrir ce service à leurs assurés communs. Ce sont près de 16 000 assurés et bénéficiaires, répartis sur environ 70 entreprises, qui peuvent dès à présent profiter de la plateforme mesdocteurs.com.

  • L’assureur Aetna va fournir des AppleWatch à ses salariés et clients pour les aider à vivre mieux

    L’assureur américain Aetna annonce qu’il va fournir gratuitement ou à prix réduit des AppleWatch à ses 50 000 salariés et à certains de ses clients afin de les encourager à vivre plus sainement, le 27 septembre 2016.

    Aetna se présente comme une des compagnies leader aux Etats-Unis dans l’assurance santé avec 46,3 millions d’assurés.

    La compagnie prévoit d’autres initiatives du même genre, exclusivement en partenariat avec Apple. Les applications développées par Aetna visent à favoriser la compréhension et le suivi des maladies ou à faciliter la prise de médicaments.

    « Ce n’est que le début. Nous sommes impatients d’améliorer la santé de nos salariés et clients et d’aider plus de gens à vivre des jours plus sains » a déclaré Mark Bertolini, Pdg d’Aetna.

    En juillet 2016, l’assureur Generali annonçait son programme Vitality en Allemagne et en France, visant à « motiver [ses] clients pour qu’ils aient une meilleure vie et fassent des choix plus sains, à leur bénéfice et à celui de la société ».

  • Expérience client : une note de 6,4 sur 10 pour 10 mutuelles en ligne (Observatoire e-performance)

    • Une note de 6,2 sur 10 pour la satisfaction moyenne quant à l’expérience de navigation,
    • Une note de 5,7 sur 10 pour la qualité des informations proposées sur les sites,
    • Une note de 5,8 sur 10 pour l’attractivité des projets de souscription,
    • Un score moyen final de 6,4 sur 10 sur l’expérience client,

    tels sont les résultats d’une étude de l’Observatoire e-performance sur l’expérience client des mutuelles en ligne rendue publique le 26 septembre 2016.

    Les sites de 10 mutuelles santé ont été étudiés, AG2R, AXA, BTP Prévoyance, GAN, Harmonie Mutuelle, la Mutuelle Générale, MACIF, Malakoff Médéric, Mutuelle MGEN et MMA. Le test s’est déroulé du 7 au 20 juin 2016.

    Au total, plus de 3 000 utilisateurs (35% d’hommes et 65 % de femmes) ont été sollicités en début d’étude, puis 500 internautes (40% de dirigeants, 20% de secrétaires de direction, 12% de responsables RH, 11% de DAF et 17% de cadres) ont été retenus pour évaluer en détail l’expérience client sur les 10 sites sur la base d’un ensemble de tâches et de questions contextuelles (jusqu’à 70) posées au fil de la navigation puis au terme de leur navigation.

  • « L’assurance n’a pas à récompenser ceux qui adopteraient un mode de vie “sain” » (Thierry Beaudet)

    « L’assurance n’a pas à récompenser ceux qui adopteraient un mode de vie “sain”. Une telle logique conduirait à l’exclusion des populations défavorisées », écrit Thierry Beaudet, président de la Mutualité Française dans une tribune publiée dans le Monde daté du 27 septembre 2016, en réaction à l’offre Vitality de Generali qui propose de récompenser les patients qui prennent soin de leur santé.

    « Cette offre est présentée comme un dispositif de prévention. […] A l’instar du conducteur prudent, le consommateur vertueux de biens, produits et services de santé sera traité de manière privilégiée. »
    […]
    « Pourquoi le monde mutualiste n’est-il pas d’accord avec une telle initiative? La santé relève de nombreux déterminants génétiques, sociaux, environnementaux, qui influencent le comportement de chacun. Gérer le risque santé est donc d’une tout autre nature que la plupart des autres risques pour lesquels des liens de causalité peuvent être clairement définis. Au nom de quoi la chance d’être en bonne santé devrait-elle être récompensée? ».
    […]
    « Peut-on, au nom de la prévention qui concerne tout le monde, sélectionner la partie bien portante de la population qui a déjà la possibilité économique, sociale et culturelle d’y consacrer du temps et des moyens ou, au contraire, doit-on amener à la prévention celles et ceux qui en sont éloignés? »
    […]
    « Je crois profondément en l’innovation et à l’utilisation des données de santé. Celles-ci peuvent évidemment contribuer à une meilleure information du patient, à de meilleurs comportements, à une plus grande sécurité dans l’usage des médicaments, à une plus fine évaluation de nos établissements de soins. Il faut, bien sûr, aller plus loin qu’aujourd’hui dans l’utilisation de données dans l’intérêt des patients et de leur santé. Mais il y a des limites qu’assureurs santé nous devons nous imposer. « 
    […]
    « La santé comporte une importante dimension collective. La meilleure prévention en santé doit pouvoir s’adresser à toutes et à tous. En cela santé et -prévention posent la question de la société dans laquelle nous voulons vivre demain. Ensemble ou séparément? « 

  • CNP Assurances va consacrer 100M € à des partenariats avec des start-up

    100M € sur cinq ans, c’est ce que CNP Assurances va consacrer au développement de partenariats avec des start-up dans le cadre de son programme « Open CNP », apprend-on le 22 septembre 2016.

    L’investissement couvrira les domaines de la e-santé, des fintechs, de l’assurtech ou de nouvelles technologies liées aux nouveaux besoins de protection de la personne.

    En 2016, Open CNP a déjà réalisé deux opérations :

    • Lendix, en avril 2016, pour lequel CNP Assurances était l’investisseur leader d’un tour de table de 12 M€ destiné notamment à accompagner l’expansion en France, en Espagne et en Italie de cette plateforme française de prêts aux PME.
    • le 14 septembre 2016, CNP a également fait son entrée au capital de H4D, entreprise spécialisée dans les solutions de télémédecine. Cette opération de 6,7 M€ a été menée par une syndication constituée du fonds Innovation Capital, de Bpifrance et de CNP Assurances. L’actionnaire historique de H4D, le family office luxembourgeois Atoga, a également réinvesti.