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  • IA : le Health Data Hub devrait créer un engagement citoyen sur les aspects éthiques (J. Lucas, ANS)

    La transformation du système de santé s’associe à une utilisation plus importante des outils numériques et à une intégration plus forte de l’intelligence artificielle (IA) dans les pratiques. Or, cette dernière présente des enjeux éthiques, qui doivent être traités dans ce nouveau contexte et s’inscrire dans un cadre réglementaire, actuellement insuffisant. C’est le point sur lequel insistent Jacques Lucas, président de l’Agence du numérique en santé (ANS), Judith Melh (Ethik IA) ou encore David Gruson, intervenus le 14 janvier 2020 lors du séminaire de la Chaire Santé de Sciences Po, animé par Etienne Grass.

    « Il existe un double impératif, un principe éthique de bienfaisance, de dignité de la personne, d’autonomie de la personne et de justice », note Jacques Lucas, qui annonce par ailleurs que le Heath Data Hub devrait créer un engagement citoyen sur les aspects éthiques. « Il faut une place dans l’interdisciplinarité dans un objectif de validation et de la fiabilité des algorithmes, et ce, à tous les stades de la conception de l’algorithme », sans oublier le patient, souligne de son côté le Pr. Marie-France Mamzer, PU-PH spécialisée en éthique et en médecine légale à la faculté de médecine de l’université Paris-Descartes.

    La nécessaire émergence des questions éthiques de l’IA dans le débat public

    Il existe un consensus sur la nécessité de traiter les questions afférentes à l’intelligence artificielle (IA). En effet, malgré les risques éthiques qu’elle sous-tend, l’IA est un outil fondamental dans la transformation du système de santé, autant pour le bénéfice des patients que pour les aspects médico-économiques, comme le rappelle Jacques Lucas en mentionnant l’avis 130 du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) : « On ne saurait adopter une position hostile à ces nouvelles technologies numériques. En raison des risques dont elles sont porteuses (…), il serait contraire de ne pas favoriser leur développement si elles peuvent bénéficier à la santé de tous et aider à la rationalisation des coûts ». Par ailleurs, l’IA est un outil de support non seulement facilitant le quotidien des professionnels de santé dans leurs diagnostics et qui constitue une opportunité pour détecter davantage de pathologies rapidement (Pr Marie-France Mamzer) mais également un accélérateur pour la recherche. 

    Le traitement de ces enjeux doit s’inscrire dans un cadre réglementaire, actuellement insuffisant

    Le traitement de ces enjeux doit s’inscrire dans un cadre réglementaire, aujourd’hui insuffisant. Il faut toutefois veiller à ne pas tomber dans la sur-réglementation, qui serait alors trop limitante. 

    Ces questions d’ordre éthiques sont d’autant plus importantes qu’il existe un enjeu pour gagner la confiance de la société, méfiante à l’usage des nouvelles technologies, qui doit être informée et éduquée sur ces enjeux. Jacques Lucas annonce que le Heath Data Hub devrait créer un engagement citoyen sur les aspects éthiques. 

    La nécessaire intervention du cadre réglementaire et juridique  

    Le cadre législatif se base sur deux principes (avis 129 du CCNE) :

    • l’information du patient de l’incorporation de l’IA dans son parcours de soins ;
    • la supervision de l’IA par l’humain pour assurer « un pilotage de qualité ».

    L’article 11 de loi bioéthique complète alors les principes énoncées par la loi RGPD.

    Le RGPD prévoit l’intervention humaine pour les cas de profilages et « les prises de décisions automatisées »

    Anaïs Person, doctorante en droit de la santé et déléguée à la protection des données, note que le traitement des données de santé est autorisé par le RGPD, dans un cadre limitant de légalité (chaque traitement de donnée doit avoir une base légale), de loyauté (hébergement agrée donnée de santé) et de transparence (sécurité). Information préalable, consentement et intervention humaine sont nécessaires pour l’utilisation des données personnelles de santé.

    Le RGPD prévoit l’intervention humaine pour les cas de profilages et « les prises de décisions automatisées ». Les personnes concernées ont « au moins le droit d’obtenir une intervention humaine (fait écho à la garantie humaine de la loi bioéthique) de la part du responsable de traitement, d’exprimer son point de vue ou de contester la décision », et ce, a posteriori du traitement et à la demande de la personne concernée, explique-t-elle, précisant que cette mention est prévue pour le développement d’offres individualisées de la part des assureurs, à l’instar d’autres pays, qui seront basées sur des données de santé et bien-être, fournies par les assurés. 

    La loi bioéthique prévoit la garantie humaine dans le cadre de l’utilisation de l’IA

    L’article 11 de la loi bioéthique prévoit la garantie humaine dans le cadre de l’utilisation de l’IA. Actuellement en cours d’examen au Sénat, le texte ne devrait pas être stabilisé après la première lecture, alors qu’il se concentre davantage sur les données de santé.

    David Gruson estime que certains alinéas sont imparfaits et qu’il existe 2 lectures de l’article relatif à la garantie humaine : 

    • le principe de garantie humaine s’appliquera à tous les concepteurs de façon immédiate ;
    • « Le législateur ne prescrit pas les modalités d’exécution du principe », c’est-à-dire que les modalités d’application seront souples. Il estime qu’elles seraient bénéfiques à tous si elles étaient établies en co-construction.  

    Ce principe de garantie humaine s’étend autant au national (application médicale) qu’à l’international : la task force « régulation de l’IA » à l’OMS devrait prochainement émettre une recommandation à ce sujet. Le concept est également actuellement repris par la FDA. David Gruson suggère que les modalités d’application de la loi soient rapidement définies pour ne pas « que le standard soit ré-interprété par les acteurs qui n’auraient pas le même degré d’exigence analytique que ce qui nous anime ». 

    La garantie humaine peut être vérifiée par le concepteur de l’algorithme et par un collège d’experts

    Judith Mehl explique que la garantie humaine peut être vérifiée notamment à 2 niveaux et à différents moments des processus de développement et d’utilisation de l’IA :

    • par le concepteur de l’algorithme ;
    • par un collège d’experts. 

    Elle mentionne une expérimentation de l’Union française pour la santé bucco-dentaire (UFSBD) dans certains Ehpad : un algorithme permet de détecter les risques bucco-dentaires des résidents via un logiciel qui photographie leur bouche. Ces résultats sont ensuite vérifiés par un dentiste et un Collège qui étudie des cas.

    Ethik IA encourage la mise en place de ses collèges par les utilisateurs des solutions algorithmiques. 

    La responsabilité du médecin pourrait être engagée s’il n’utilise pas l’IA

    Jacques Lucas revient de son côté sur la question de la responsabilité du médecin, qui pourrait potentiellement être engagée s’il n’utilise pas l’IA. Il appelle les différences instances compétentes, y compris savantes, à se prononcer sur ce sujet.

    L’IA pourrait paradoxalement être une parade aux biais cognitifs

    Les biais font partis des risques dans l’utilisation de l’IA. En effet, les logiciels auto-apprenants (machine learning) peuvent intégrer des codes discriminatoires. Il a été rappelé au cours du séminaire que les biais, imputés à l’IA, peuvent également émaner de la subjectivité de la personne. 

    Paradoxalement, l’IA pourrait être une parade aux biais cognitifs, de différentes natures et présents dans les décisions médicales que le Pr Marc Bardou (CHU de Dijon, Santé Publique France) étudie et qui correspondent à des déviations du cadre de la pensée involontaire. 

    Selon Mehdi Benchoufi, professeur d’épidémiologie, la reproductibilité est actuellement une problématique dans la qualité des études de recherche et qui pose la question de la généralisabilité. Cet enjeu est lié en particulier à la conception des algorithmes :

    • les algorithmes sont basés sur des données de la littérature scientifique qui sont actuellement de qualité faible voire controversée ;
    • les données manquantes ou corrompues sont remplacées par des données fictives ;
    • l’algorithme n’est pas pas préparé à toutes les situations envisageables ;
    • biais de contrôle : l’humain se considère comme infaillible alors que des biais de subjectivité sont à prendre en compte ;
    • la nécessité d’avoir une traçabilité forte : la blockchain assure la chronologie.

    Les solutions proposées sont l’accompagnement de la conception par l’humain comme le transfer flow de Google, une co-construction avec des professionnels de santé, un recours à l’open source ou à la blockchain ainsi que trouver des échantillons plus représentatifs.

    L’interdisciplinarité promue

    Les personnes présentes se sont accordées pour promouvoir l’interdisciplinarité dans le champ de l’éthique de l’IA, déjà explicités par différents engagements :

    • Chaire d’enseignement autour de l’IA en santé prévue pour différents professionnels de santé par Paris-Descartes et DU universitaire ouvert ;
    • engagement des professionnels de santé et interdisciplinarité : Pr Marie-France Mazmer et Pr Stéphanie Allassonnière (Paris-Descartes) ;
    • consultation publique ouverte par l’HAS sur la grille d’analyse pour l’évaluation des solutions d’algorithmes considérés comme dispositifs médicaux : 30 retours à ce jour ;
    • ouverture d’un séminaire interdisciplinaire par la Chaire Santé de Science Po sur les questions de l’éthique et l’IA.
  • Team-up for start-up : contribuer au développement de projets health tech, le 28/01/2020 à Paris

    Bpifrance organise le 28 janvier 2020 à l’Institut Pasteur la soirée Team-up for start-up, l’occasion pour les acteurs du secteur (industriels, incubateurs, fonds, etc.) de rencontrer des start-ups health tech et de proposer leurs compétences pour accélérer le développement de ces jeunes sociétés.

    « Cet événement vise à offrir aux porteurs de projets et aux jeunes start-ups en incubation ou en accélération l’opportunité de rencontrer des personnes intéressées pour contribuer à leur développement comme ressource extérieure, associé ou co-fondateur potentiel« , précise Bpifrance sur son site web.

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires (nombre de place limité), sont à réaliser avant le 17 janvier 2020 par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Programme

    • 17h-18h : accueil des contributeurs

    • 18h-20h : pitchs des porteurs de projets (3 minutes chacun) suivis de discussion en table ouverte

  • French tech : les institutionnels promettent 6 milliards d’euros pour les sociétés innovantes

    22 investisseurs institutionnels français s’engagent à mobiliser « plus de 6 milliards d’euros en faveur du financement des entreprises technologiques d’ici le 31 décembre 2022 » : c’est ce qu’annonce le ministère de l’Économie et des Finances dans un communiqué diffusé le 13 janvier 2020. Assureurs pour la plupart, ces investisseurs réunis à Bercy pour « marquer le point départ » de la « mise en œuvre concrète » des engagements pris par eux-mêmes en septembre 2019 ont ajouté 1 milliard d’euros au total des sommes promises l’an dernier.

    Le ministère précise que les engagements des investisseurs se déploieront « à la fois sur le segment de l’investissement non coté, en finançant des fonds français de capital-investissement proposant une stratégie late stage et sur l’investissement coté, « en attribuant des mandats global tech à des gestionnaires d’actifs basés en France ».

    « Les investisseurs institutionnels français mobilisent des moyens qui sont sans précédent et qu’ils ont décidé d’augmenter, commente Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique. C’est une étape cruciale dans le développement de la French Tech. »

    Un cadre et une gouvernance

    Les documents signés au cours de cette cérémonie « établissent un cadre et une gouvernance visant à définir l’éligibilité des projets d’investissement ». Le Comité exécutif créé par la charte se réunira « à intervalles réguliers et au moins trois fois par an dès le mois de janvier [pour] déterminer les premiers fonds éligibles [et] assurera le suivi opérationnel de l’initiative et sa promotion, aussi bien en France qu’à l’international », est-il précisé.

    La suite logique du rapport Philippe Tibi

    Dans son rapport remis en juillet 2019, Philippe Tibi constatait une « forte dynamique » des start-ups en France obérée par des difficultés à trouver des financements au niveau du late stage (levée de fonds supérieure à 50 millions d’euros) et de la cotation en raison du « manque d’investisseurs spécialisés sur ces segments » dans l’Hexagone.

    Il proposait par conséquent « de mobiliser les investisseurs institutionnels français pour les inviter à consacrer une part plus importante de leurs allocations, en finançant des fonds français de capital-innovation ayant vocation à gérer plus d’un milliard d’euros en faveur d’entreprises non cotées en phase avancée de croissance (late stage) et, pour la partie cotée, en développant des fonds « global tech » qui permettront la structuration dans notre pays d’une expertise de pointe sur le financement des entreprises technologiques« , selon les termes du communiqué alors diffusé par Bercy.

  • 18ème Forum Paris Biotech Santé : « La France, start-up nation en santé ? », le 24/01/20 à Paris

    Paris Biotech Santé, un incubateur et une pépinière de start-ups innovantes en santé, organise son 18ème forum le 24 janvier 2020 sur la thématique « La France, start-up nation en santé ? ». Cette matinée sera rythmée par 2 tables rondes portant sur le financement des jeunes entreprises : la première sera centrée sur le marché français, la seconde sur l‘international.

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, sont à réaliser en ligne via ce lien.

    Programme

  • Accord cadre e-parcours : focus sur les marchés publiés par les régions Grand Est et Occitanie

    Suite à l’attribution par le Resah des 3 accords-cadres destinés à accompagner les groupements régionaux d’appui au développement de l’e-santé (Grades) dans la mise en œuvre du programme e-parcours, les régions Grand Est et Occitanie sont les deux premières à publier leurs marchés subséquents pour le Lot 1 « Acquisition, maintenance et intégration des logiciels nécessaires à la mise en œuvre des services numériques pour les parcours de santé et leur coordination dans la sphère sanitaire et médico-sociale ».

    Health & Tech Intelligence a pu prendre connaissance des cahiers des charges déposés par le Grades Pulsy (Grand Est) et le GIP e-santé Occitanie.

    Les consortiums retenus comme titulaires du lot 1 de l’accord-cadre et qui devront répondre sont, pour rappel, les suivantes : Cap Gemini en co-traitance avec Orion Health, GFI en co-traitance avec Medialis, Maincare et Sword.

    La date limite de réponse des offres est le 16 décembre 2019 à midi. Les candidats seront choisis après 2 tours de négociation, comprenant des démonstrations de leurs solutions. Il est notamment attendu d’eux qu’ils démontrent leurs compréhensions des spécificités fonctionnelles et techniques indiquées dans les cahiers des charges et autres pièces du marché.

    Des stratégies régionales e-parcours dans la continuité de Ma Santé 2022

    Avec 5,893 millions d’habitants pour l’Occitanie (Insee 2019) et 5,6 millions d’habitants pour le Grand Est (Insee 2016), les 2 régions doivent faire face à des défis majeurs en matière de santé :

    • une population vieillissante et l’accroissement des maladies chroniques (affections cardiaques, AVC, diabète, Alzheimer…);
    • une situation sociale plus défavorisée dans les grandes villes et les territoires ruraux pour le Grand Est et une forte précarité pour l’Occitanie (un habitant sur 6 est en situation de pauvreté et 4 départements de la région se situent parmi les 10 départements les plus pauvres de France) ;
    • des disparités territoriales importantes en matière d’accès et d’offre de soins;
    • la soutenabilité financière et l’efficience du système de santé.

    C’est sur ces constats similaires que les stratégies régionales e-parcours des deux régions se sont construites afin de répondre à des enjeux communs :

    • celui de l’interopérabilité et de l’intégration (avec les Espaces numériques régionaux de santé, les services socles nationaux et régionaux, les outils numériques et systèmes d’information propres à chaque catégorie de professionnels et à chaque structure) ;
    • celui de la mobilité indispensable à l’appropriation des services par les professionnels, notamment en permettant un usage au domicile de la personne ou durant les déplacements des professionnels ;
    • celui de la circulation de l’information autour du patient afin de permettre une mise en relation entre les acteurs, éviter les ruptures de prises en charges notamment entre la ville et l’hôpital et disposer d’une vision globale du parcours du patient ;
    • celui de l’innovation afin de continuer à développer des services innovants à valeur avérée et alignés avec les priorités de santé régionales et nationales.

    C’est pour répondre à ces enjeux que chacune des régions souhaite se doter de Services numériques d’appui à la coordination (Snacs) qui visent à répondre à 3 grandes classes de besoins :

    • renforcer la coordination usuelle directe entre professionnels ;
    • outiller les dispositifs organisationnels d’appui à la coordination ;
    • se doter d’infrastructures et de technologies permettant d’assurer les fonctions de partage d’échanges et de gestion de processus.

    Relevons que le travail de spécifications fonctionnelles réalisé a été conduit grâce à des démarches fédératrice, de collaboration et de co-construction avec les acteurs de terrain de la coordination, notamment en Grand Est, où les porteurs de territoires pilotes Snacs ont été associés tout au long de la formalisation du cahier des charges. 

    Des offres e-parcours larges et spécifiées en fonction des besoins des acteurs 

    Sur l’ensemble des services proposés dans l’accord-cadre national, le GIP e-santé Occitanie et le Grades Pulsy pour le Grand Est envisagent de souscrire aux mêmes services, notamment en ce qui concerne la coordination de proximité :

    • équipe de prise en charge ;
    • cahier de liaison, notification d’événements ;
    • agendas partagés ;
    • réseau social professionnel ;
    • orientation des sorties ES et ESMS pour une prise en charge à domicile.

    L’outillage des dispositifs d’appui à la coordination est également prévue avec les services suivants :

    • outil de coordination ;
    • outils de dépistage, repérage, évaluation de la situation de l’usager ;
    • plan personnalisé de santé (PPS) ;
    • pilotage et gestion du dispositif d’appui.

    Pour l’Occitanie, 3 autres services seront possiblement souscrits dans un second temps, ensemble ou séparément (échelonnés dans le temps). Il s’agit des services suivants :

    • gestion des ressources du dispositif d’appui ;
    • Ppoint d’accès pour les usagers ;
    • référentiels métiers, protocoles et pratiques professionnelles.

     En revanche, le GIP e-santé Occitanie ne prévoit pas de souscrire aux services :

    • de point d’accès des professionnels, déjà présent dans leur ENRS ;
    • d’exploitation de données pour la connaissance et l’analyse des parcours, puisqu’il s’agit d’un service d’Infocentre de suivi des indicateurs.

    Les deux régions mettent l’accent sur l’ergonomie des outils, leur accessibilité, leur caractère intuitif et la mobilité, facteur indispensable au développement des usages.

    Une prestation supplémentaire éventuelle (PSE) de visioconférence est demandée en Occitanie afin d’intégrer les échanges synchrones en visioconférence aux outils Snacs.

    Par ailleurs, pour aider à la compréhension des attendus des différents services, les deux régions ont fournis plusieurs cas d’usage travaillés et échangés avec les professionnels de la région :

    • en Occitanie :
      • cas d’usages parcours « femme enceinte vulnérable » ;
      • cas d’usages parcours de l’adulte majeur vulnérable ;
      • cas d’usages parcours du patient vieillissement/handicap ;
    • En Grand Est :
      • un cas d’usage général travaillé avec l’ensemble des acteurs et des porteurs des territoires pilotes: la prise en charge de proximité ;
      • un cas d’usage plus détaillé intégrant l’outil de coordination DAC et ses attendus spécifiques ;
      • des cas d’usages plus spécifiques travaillés par certains territoires pilotes :
        • l’entrée et la sortie d’hospitalisation (territoire Nord-Champagne et Grand Der-Meuse) ;
        • la coordination de l’ETP des enfants/adolescents en surpoids (territoire des Vosges) ;
        • la réponse intégrée (territoire de la Haute-Alsace) ;
        • le parcours patient diabétique de type 1 (territoire de l’Aube et du Sézannais).

    Il est attendu que les consortiums démontrent comment leurs solutions et services répondent et s’adaptent aux cas d’usages fournis par chacune des deux Régions.

    Des stratégies et calendriers de déploiement différents en fonction des contextes régionaux

    En Grand Est

    Le déploiement des services sera progressif, initié par les 4 territoires pilotes engagés dans la démarche Snacs. Ces services auront vocation, à terme, à équiper l’ensemble de la région Grand Est.

    Afin d’atteindre des cibles d’usages rapidement, la priorité est donnée aux services permettant de faciliter l’appropriation des professionnels. Les chantiers prioritaires et transverses sont les suivants :

    • intégration et services socles (SSO, MPI, EAI, DMP, MSS, ROR, annuaire régional) ;
    • services numériques permettant l’échange et le partage d’information entre professionnels en mobilité, notamment :
      • le cahier de liaison ;
      • le réseau professionnel ;
      • l’équipe de prise en charge ;
    • services numériques permettant d’améliorer la coordination ville/hôpital ;
    • équiper (reprise de l’existant) les DAC en SI de coordination, notamment avec les fonctions de « évaluation, dépistage, repérage et PPCS ».

    En termes de calendrier, le rythme suivant est envisagé :

    • 2020 : travail de conception itérative avec les territoires pilotes Snacs sur les services « cahier de liaison », « réseau professionnel » et « équipe de prise en charge », puis phase de convergence et de concertation ;
    • 2021: déploiement des usages en mode projet sur les territoires Snacs + un territoire supplémentaire ;
    • 2022 : déploiement en mode projet de territoires supplémentaires et début de la phase de généralisation ; 
    • 2023 : poursuite de la généralisation.

    En Occitanie

    4 grands axes de déploiement sont envisagés : 

    • un déploiement volontariste département par département, avec l’objectif qu’à la fin du déploiement d’un département, l’outil de coordination soit paramétré et utilisé par les dispositifs d’appui à la coordination dudit département ;
    • une mise à disposition du réseau social professionnel pour tout professionnel de la région qui souhaite l’utiliser ;
    • une migration volontariste pour les Maia d’Occitanie ;
    • des travaux spécifiques, au fil de l’eau et des demandes, avec les réseaux régionaux ou les porteurs de projet article 51 pour lesquels les Snacs sont identifiés comme une réponse adéquate aux besoins numériques.

    En terme de calendrier, le rythme suivant est envisagé :

    • de mai à fin octobre 2020 : mise en place des 9 services Snacs du bouquet « Ensemble de service Occitanie », avec : 
      • mise en place des liens d’interopérabilité avec les services socles existants ;
      • travaux de paramétrage de la solution pour mettre en œuvre les paramétrages régionaux et génériques des DAC, en utilisant comme moteur les 3 territoires pilotes ;
      • ouverture du service de Réseau Social Professionnel à l’ensemble des professionnels de santé de la région qui le souhaitent ;
    • Novembre et décembre 2020 : déploiement effectif sur les 3 départements 2020 (32, 82, 66) et pour l’ensemble des Maia d’Occitanie ;
    • 2021 : déploiement de 5 nouveaux départements et mise en place éventuelle des autres services Snacs ;
    • 2022 : finalisation du déploiement avec les 5 derniers départements et poursuite de la mise en place des liens d’interopérabilité avec les outils des professionnels.
  • CHU Lille : 1ère édition de l’AAP Défi Santé pour améliorer le parcours patients (lancement : 05/11)

    Le CHU de Lille organise la première édition de l’appel à projets (AAP) « Défi Santé – se connecter pour mieux soigner » afin de tester de nouvelles solutions en faveur d’un meilleur parcours santé pour les patients. Doté de 1 million d’euros (en apport numéraire et en nature), cet AAP est ouvert aux chercheurs et porteurs de projets (start-ups, PME, ETI et grands groupes). Les candidats sont invités à relever les 3 défis suivants :
    • fluidifier et mieux coordonner le parcours patient ;
    • améliorer, renforcer et sécuriser la prise en charge en ambulatoire ; 
    • prévenir, dépister, prédire et suivre les maladies chroniques.

    L’appel sera lancé le 5 novembre 2019, date à laquelle un webinar sera organisé (10h30) pour présenter en détail les modalités de l’AAP (inscription en ligne via ce lien).

    Les organisateurs précisent d’ores et déjà que la lettre d’intention devra être envoyée au plus tard le 8 janvier 2020. Les lauréats seront annoncés lors du Salon SantExpo (ex Paris Healthcare Week), qui se déroulera du 26 au 28 mai 2020 à Paris.

    Co-porté par Eurasanté et Euratechnologies, cet appel à projets est financé par la Région Hauts-de-France, Hauts-de-France Innovation Développement, les Parcs d’innovation Hauts-de-France, la Métropole de Lille et Bpifrance.

    Les objectifs de l’AAP

    « Pour répondre aux enjeux territoriaux de simplification des parcours, en cohérence avec les attentes des patients et professionnels de santé, une meilleure coordination et un renforcement de la relation médecine de ville-médecine à l’hôpital est nécessaire », contextualisent les organisateurs de l’appel à projets (AAP) dans un communiqué publié fin octobre 2019.

    L’objectif de l’AAP est de répondre à ces enjeux en proposant aux candidats de relever les 3 défis suivants :

    • fluidifier et mieux coordonner le parcours patient ;
    • améliorer, renforcer et sécuriser la prise en charge en ambulatoire ;
    • prévenir, dépister, prédire et suivre les maladies chroniques.

    À la clé pour les lauréat :

    • 1 millions d’euros en apport numéraire et en nature (enveloppe globale) ;
    • une expérimentation des solutions au CHU de Lille, en collaboration avec le CHU d’Amiens ;
    • un programme d’accompagnement en incubation et accélération par Eurasanté et Euratechnologies ;
    • une mise à disposition de locaux ;
    • l’accès à des expertises médicales et soignantes de pointe pour accompagner le développement de la solution.

    Calendrier

    • 8 janvier 2020 : deadline pour le dépôt de la lettre d’intention ;
    • 31 mars 2020 : deadline pour le dépôt du dossier de candidature (si retenu lors de la phase 1) ;
    • début mai 2020  : sélection finale (jury)
    • 26-28 mai 2020 : annonce des lauréats lors du salon SantExpo à Paris.
  • Le fonds de dotation Janssen Horizon lance un nouvel AAP « IA et maladies » (deadline : 29/11/2019)

    Janssen Horizon, un fonds de dotation dédié à l’innovation en santé, lance un appel à projets (AAP) sur la thématique suivante : « Apport de l’intelligence artificielle dans les domaines de la neurologie, de la psychiatrie, de l’oncologie, des maladies infectieuses et des maladies auto-immunes (de la recherche académique à la recherche préclinique) ».

    Les dossiers de candidature doivent être envoyés par voie électronique sur le site du fonds, accessible via ce lien, avant le 29 novembre 2019 à 13 heures.

    En dehors de l’étude des candidatures spontanées, Janssen Horizon lance 2 AAP par an pour soutenir des jeunes chercheurs* basés en France. Les montants des dotations vont de 50 000 à 150 000 euros répartis sur 2 à 3 ans.

    En 2017, un premier appel à projets sur le thème « intelligence artificielle et maladies » a permis de soutenir les projets de 3 jeunes chercheurs à hauteur de 450 000 euros, rappelle le fonds dans un communiqué publié le 11 octobre 2019.

    Cadre de l’appel à projets :

    Cet appel à projets (AAP) répondra à des travaux de recherche translationnelle ou dans le domaine des sciences humaines et sociales dans les 5 domaines transversaux ci-dessous et dans les 4 domaines thérapeutiques suivants :

    • maladies infectieuses ;
    • oncologie et hémopathies malignes ;
    • maladies auto-immunes ;
    • maladies neurodégénératives.

    Les 5 grands domaines de recherche identifiés dans le cadre de cet AAP : 

    • big data et médecine de précision intégrant des données biologiques et cliniques ;
    • identification de nouvelles cibles thérapeutiques ou de biomarqueurs prédictifs grâce à une meilleure connaissance de la physiopathologie des maladies ;
    • evidence based medicine permettant de mieux répondre aux besoins des patients ;
    • modélisation de systèmes experts d’aide au diagnostic précoce par exemple dans les maladies neurodégénératives telle que la maladie d’Alzheimer ;
    • analyse des données du web en santé permettant l’analyse fine d’une grande quantité de données de santé.

    Conditions d’inscription :

    • tout dossier déposé doit répondre à la charte des candidats commune aux appels à projets et aux candidatures spontanées (ci-contre) ;
    • le dossier doit faire entre 20 pages (minimum) et 25 pages (maximum) ;
    • la candidature doit être en lien avec la thématique de l’appel à projet ;
    • la recherche doit être menée en France et par de jeunes chercheurs ;
    • le dossier de candidature est à remplir de manière intégrale et une lettre de soutien d’un mentor doit y être jointe ;
    • cet AAP porte sur des projets dont la durée doit être comprise entre 24 et 36 mois ;
    • une dérogation d’une année par congés de maternité, congés parental, congés longue maladie sera accordée ;
    • le porteur de projet s’engage à fournir une attestation sur l’honneur détaillant les financements obtenus et/ou sollicités, l’identité des financeurs sollicités ainsi que les montants.

    Critères majeurs de sélection et d’évaluation des dossiers :

    • l’innovation ;
    • la faisabilité ;
    • le besoin médical important ;
    • la réputation de l’équipe projet ;
    • la méthodologie.

    « Le comité se réserve le droit d’ajouter d’autres critères en cours d’évaluation », précise sur son site web Janssen Horizon.

    Procédure de sélection des projets :

    • chaque dossier de candidature complet et répondant à l’intérêt général poursuivi par Janssen Horizon sera soumis, par l’équipe de suivi des appels à projet du fonds de dotation, pour avis au conseil scientifique ;
    • en cas d’avis favorable du conseil scientifique, le porteur sera invité à fournir un protocole de recherche, un calendrier détaillé de l’avancée des travaux de recherche et un budget détaillé ;
    • l’avis du conseil scientifique sera transmis au conseil d’administration qui se réunira pour prononcer d’un éventuel financement.
  • Rencontres : « découvrir et intégrer les Challenges IA pilotés par la DGE », le 11/10/19 de 14h à 16h

    Un événement dédié aux Challenges IA est organisé le 11 octobre 2019 à Station F. Il est dédié à toutes les start-ups et PMEs qui « souhaitent challenger l’IA au profit de 4 secteurs clés : la santé, le transport-mobilité, l’environnement et la défense-sécurité », précisent les organisateurs. L’objectif de ces rencontres est de découvrir les opportunités de développement et d’innovation proposées.

    Lancés dans le cadre du plan « Intelligence artificielle » annoncé par le Président de la République, ces challenges, pilotées par la Direction générale des entreprises (DGE), font émerger des solutions IA innovantes dans une dynamique d’open innovation dans l’objectif d’améliorer les services publics. Lors de cet après-midi seront présentés les problématiques sélectionnées ainsi que les « sponsors » (entreprises porteuses de challenges sélectionnées dans chacune des thématiques retenues), qui recherchent désormais des start-ups ou des PMEs pour répondre à leur challenge (appel à candidatures en cours). L’idée de l’événement est d’expliquer aux potentiels candidats quels pourraient être leurs profits en termes de data et d’opportunités commerciales, dans le cadre de ces Challenges, et comment rejoindre les lauréats du projet. Les participants seront invités à poser leurs questions et à rencontrer l’ensemble des parties prenantes.

    Les inscriptions à l’événement, gratuites, doivent être réalisées sur le site Eventbrite.fr, accessible via ce lien.

  • Meet My Investor 4 : Malakoff Mederic Humanis et Deuxième Avis (29/08/19, Paris)

    Pour leur 4e session, les Meet My Investor s’installent dans le Lab de Malakoff Médéric Humanis le 29 août 2019 à Paris.

    • Elsa le Floc’h, directrice de programme start-up health tech à Malakoff Médéric, présentera MM Innov’, un fonds d’investissement doté de 150 millions d’euros dont l’un des axes est celui de la santé. « Avec déjà plus de 10 entreprises à son palmarès, ce jeune fonds offre de belles opportunités aux jeunes pousses de la health tech, commente Medicen Paris Région, organisateur de l’événement. Malakoff Médéric Humanis ne souhaite pas limiter la relation avec les start-ups à un accompagnement financier mais l’étendre à la conclusion de partenariats stratégiques ou commerciaux. »

    • À  ses côtés, Pauline d’Orgeval, co-fondatrice et présidente de la plateforme Deuxiemeavis.fr (Carians), reviendra sur le partenariat conclut avec Malakoff Médéric Humanis pour proposer le service Second avis médical.

    Les inscriptions, gratuites pour les adhérents Medicen (89,67 € sinon), doivent être réalisées sur le site Eventbrite.fr, accessible via ce lien.

    Principe de Meet My Investor : un investisseur invité à pitcher devant des P.-D.G.

    « Toutes les entreprises appréhendent le pitch devant un board d’investisseur. Medicen inverse ce format et invite chaque mois un investisseur à pitcher devant des [P.-D.G.] pour présenter la stratégie d’investissement d’un fonds et partager ses conseils pour optimiser [les] chances de lever des fonds, explique l’organisateur. À ses côtés, le [P.-D.G.] d’une entreprise financée par le fonds livre son retour d’expérience sur une levée de fonds réussie. »

    Programme de Meet My Investor 4 :

    • 8h30-9h : accueil café
    • 9h-9h20 : présentation du fonds MM Innov’
    • 9h20-9h40 : retour d’expérience de Carians (Deuxième Avis)
    • 9h40-10h : Q&A avec la salle
    • 10h-10h30 : networking

    Pour accéder au Lab de Malakoff Médéric, se munir d’une pièce d’identité.

  • « Bien vieillir dans une société numérique » : le programme euro AAL lance une consultation en ligne

    « Prolonger la vie des gens avec des solutions numériques qui améliorent leur qualité de vie » : c’est l’objectif que s’assigne le programme Active Assisted Living Programme (AAL), financé par la Commission européenne, avec le nouveau partenariat qu’il prépare, associant « tous les acteurs impliqués dans le vieillissement actif et en bonne santé ». AAL a lancé le 17 juillet 2019 une consultation en ligne à destination de ces derniers, à partir de son document de synthèse intitulé « Bien vieillir dans une société numérique ».

    Dans le cadre d’AAL, la commission propose « la formation d’un nouveau programme de partenariat » qui réunira les acteurs de diverses initiatives européennes traitant déjà du vieillissement, tels que le programme Entrepreneurship and Innovation Programme (EIP) portant sur levieillissement actif et en bonne santé (Active and Healthy Ageing – AHA). Elle indique que 12 structures de financement issues de 9 pays ont déjà déclaré leur intention de se joindre à cette initiative.

    « L’accent restera mis sur la recherche et l’innovation dans les technologies et les solutions numériques » mais il faudra déployer davantage d’efforts pour veiller à ce que ces solutions soient « mises en œuvre correctement en direction de ceux qui en ont besoin », est-il précisé dans le document. AAL fournira des financements pour tester des solutions au niveau régional mais aussi pour préparer leur transposition dans d’autres contextes locaux, en tenant compte des différences sociales et économiques.

    Le nouveau programme de partenariat « sera axé sur l’idée des écosystèmes », que la Commission européenne définit comme des « collaborations interconnectées par lesquelles les innovations technologiques et sociales peuvent être rapidement partagées, en même temps que l’expérience de leur utilisation et de leur développement ». L’objectif sera de les réunir et de fédérer leurs résultats au niveau européen.