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  • Télémédecine : l’ARS PACA finance 10 projets à hauteur de 600 000 euros suite à son appel à projets

    L’Agence Régionale de Santé PACA a dévoilé le 30 novembre 2017 les 10 projets de télémédecine sélectionnés à la suite de son appel à projets auprès des structures de santé et médico-sociale de la région et des professionnels médicaux liés contractuellement ou par convention à l’une de ces structures. La dotation globale est de 600 000 euros.

    Lancé en juin 2017, l’appel à projets avait pour objectif d’accompagner et de soutenir la mise en œuvre d’activités de télémédecine en région PACA sans restriction en termes de périmètre fonctionnel ou de pathologies prises en charge.

    Téléconsultation, télé-expertise et télésurveillance au cœur des projets soumis

    L’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur a engagé depuis 2012 un programme régional de télémédecine associant l’union régionale des professionnels de santé (URPS) médecins, le conseil régional de l’ordre des médecins et la caisse primaire d’assurance maladie.

    Elle a indiqué avoir reçu 39 dossiers de candidature dans le cadre de cet appel à projets. Ceux retenus concernent le développement d’actes de téléconsultation, de télé-expertise et de télésurveillance et visent donc à :

    • établir un diagnostic à distance ;
    • faciliter la prise en charge rapide et sécurisée des patients ;
    • limiter les hospitalisations inappropriées ;
    • organiser la pratique médicale au service du parcours de soin du patient ;
    • améliorer le suivi médical à distance.

    Les établissements et les projets concernés

    Centre hospitalier de Digne (04)

    Une offre de téléconsultation et de télé-expertise pour les personnes âgées en établissements hospitaliers ou en structures médico-sociales ainsi que pour les populations détenues à la maison d’arrêt de Digne.

    Centre hospitalier intercommunal des Alpes-du-Sud de Gap (05)

    • Consolider et harmoniser les pratiques en matière de télémédecine sur le territoire pour les patients résidant en structure médico-sociale, les patients atteints de maladie chronique.
    • Faciliter l’accès aux soins d’urgence dans des territoires isolés (Samu, Smur).

    Centre hospitalier de Nice (06)

    Une offre de téléconsultation et de télé-expertise pour accompagner le déploiement de la démarche palliative afin d’améliorer le quotidien des patients en situation de fin de vie.

    Centre hospitalier de Nice (06)

    Mise en place d’actes de télémédecine au bénéfice des personnes incarcérées afin de diminuer les sorties pour raisons médicales, faciliter l’accès aux spécialistes et améliorer leur prise en charge sanitaire.

    Centre hospitalier de Cannes (06)

    Renforcer l’offre d’éducation thérapeutique au bénéfice des patients insuffisants cardiaques grâce à la télésurveillance.

    Centre hospitalier d’Antibes (06)

    Des téléconsultations en cardiologie pour les patients ou résidents des établissements de santé et/ou médico-sociaux.

    Hôpital privé Clairval à Marseille (13)

    Un suivi connecté par la télésurveillance pour les patients traités en oncologie pour permettre de recueillir leur avis, les effets indésirables et les éventuelles complications liées au traitement.

    Hôpital Saint-Joseph à Marseille (13)

    Un projet de télé-dermatologie destiné aux résidents d’Ehpad ou hospitalisés en établissements de santé isolé. Activité ouverte également dans le cadre d’un réseau « Ville Hôpital ».

    Centre hospitalier intercommunal de Toulon La Seyne-Sur-Mer (83)

    Une offre de téléconsultation et de télé-expertise pour améliorer l’accès et la qualité des soins pour les personnes détenues.

    Centre hospitalier intercommunal de Fréjus Saint-Raphaël (83)

    Télé-expertise et téléconsultation en dermatologie, plaies, oncologie, cardiologie et rhumatologie avec les établissements hospitaliers pour personnes âgées dépendantes.

  • Les 150 millions € débloqués au titre du coefficient prudentiel fâchent les établissements de santé

    L’annonce par la ministre des Solidarités et de la Santé du dégel de 150 millions d’euros à destination des établissements de santé au titre du coefficient prudentiel le 29 novembre 2017 a été mal reçue par les fédérations hospitalières (FHF, FHP et Fehap) qui réclament le dégel de la totalité des crédits mis en réserve au début de l’année 2017, à hauteur de 412 millions d’euros, selon la Fehap.

    Néanmoins, les fédérations saluent la décision de la ministre de repousser de deux ans les mesures de sanction prévues dans le cadre du contrat d’amélioration de la qualité et de l’efficience des soins (Caques).

    80 millions d’euros de sous-exécution de l’ONDAM de 2017 dirigés vers la ville

    Au cours de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale du 29 novembre 2017, la ministre avait précisé que le dégel valait pour l’ensemble des enveloppes hospitalières ayant contribué à l’effort global de mise en réserve, en en précisant la répartition:

    • 106 millions d’euros reversés aux établissements exerçant des activités de médecine, chirurgie et obstétrique ;
    • 44 millions reversés aux établissements exerçant des activités de psychiatrie, de soins de suite et de réadaptation.

    Les sommes citées étaient censées revenir aux établissements avant la fin du mois de décembre, selon la ministre.

    Cependant, les fédérations hospitalières (FHF, FHP et Fehap) désapprouvent cette décision qu’elles vivent comme une décision de défiance, notamment au vu de ce qu’elles considèrent comme une faveur accordée à la médecine de ville avec le transfert de 80 millions d’euros de sous-exécution de l’ONDAM.

    Sursis de deux ans des mesures de sanction liées au Caques salué

    L’ensemble des fédérations, Unicancer s’y ralliant, saluent la décision de la ministre d’accorder deux ans supplémentaires aux établissements de santé pour l’application des mesures du Caques et notamment les sanctions qui en émanent, en espérant que ce délai supplémentaire permettra de clarifier le dispositif en apportant de la cohérence dans sa gestion et mise en œuvre.

  • États-Unis : UnitedHealth veut concurrencer Amazon et Apple sur le marché de la health tech

    L’entreprise d’assurance maladie américaine UnitedHealth mettra l’accent en 2018 sur sa stratégie visant à concurrencer les géants de la health tech comme Amazon et Apple, a déclaré le nouveau P.-D.G. du groupe, David Wichmann, lors de la Journée des analystes organisée par la société fin novembre à New York.

    Domaine des soins : « un statu quo insatisfait »

    « On m’a demandé : « Qu’est-ce qui va être différent maintenant que vous êtes P.-D.G. ? » Ma réponse, courte, est que très peu de choses vont changer mais que tout va changer », a déclaré M. Wichmann, qui a succédé à Stephen Hemsley au poste de président-directeur général d’UnitedHealth, après avoir été le directeur financier de l’entreprise pendant cinq ans.

    Il précise que le groupe est « insatisfait du statu quo dans le domaine des soins ». Afin de s’imposer durablement sur un marché très concurrentiel, il envisage de concentrer ses efforts sur le déploiement de solutions innovantes dans le secteur.

    UnitedHealth veut rattraper son retard face à Amazon et Apple

    Interrogé sur la menace potentielle que représentent Amazon et d’autres géants de la technologie en train d’investir le marché des soins, comme Apple, Larry Renfro, directeur général de la divison « assurance » d’Optum, a déclaré que la société tentait de rattraper son retard sur le marché des start-up health tech.

    Développer l’apprentissage automatique pour améliorer les résultats des patients

    les dirigeants d’UnitedHealth ont présenté un certain nombre de programmes exploitant les données d’Optum et appliquant l’apprentissage automatique (machine learning) afin d’améliorer l’engagement et les résultats des patients avec les employeurs commerciaux et les affiliés à l’assurance Medicare.

    Lancement d’Optum Ventures pour financer des entreprises d’e-santé

    M. Renfro a également annoncé le lancement d’Optum Ventures lors de la réunion du groupe qui s’est tenue en novembre. La nouvelle entité prévoit d’investir 250 millions de dollars US (210 Mds €) pour financer des entreprises de santé numériques.

    Parmi les premières sociétés à être soutenues figurent :

    • Apervita, une plateforme d’analyse de données basée sur le cloud ;
    • SHYFT Analytics, une plateforme de recherche pharmaceutique basée sur le cloud ;
    • Mindstrong Health, une application smartphone qui utilise l’apprentissage automatique pour aider les patients à évaluer leurs troubles de santé mentale.

    UnitedHealth multiplie les acquisitions

    De plus, l’entreprise a récemment complété l’acquisition de l’unité de conseil du groupe Advisory Board (1,3 Mds USD ; 1,10 Md €), une société spécialisée dans la recherche et le conseil dans le domaine de la santé. En conséquence, UnitedHealth détient désormais une participation de 5,5 % dans la société d’informatique hospitalière Evolent Health, qui a récemment fusionné avec Advisory Board, ce qui en fait le principal actionnaire.

    Il s’agit de la troisième transaction réalisée cette année par le groupe allemand. Auparavant, UnitedHealth a conclu un accord de 2,3 milliards de dollars (1,9 Md €) avec Surgical Care Affiliates, l’un des plus grands fournisseurs des États-Unis dans le secteur de la chirurgie ambulatoire, et un deal de 2,8 milliards de dollars (2,4 Mds €) avec l’assureur chilien Banmedica.

    « Nous savons que nous pouvons être plus performants »

    Les acquisitions de UnitedHealth ont contribué à la croissance à deux chiffres des revenus du groupe au cours des dix dernières années.

    Le nouveau P.-D.G. de UnitedHealth ne semble pas s’inquiéter pour l’avenir de la société mais il a précisé aux investisseurs qu’il ne se reposera pas sur les lauriers de l’entreprise. « Nous savons que nous pouvons être plus performants, a déclaré David Wichmann. Nous sommes plus que prêts à intensifier notre jeu. »

  • Télémédecine : Eovi Mcd Mutuelle prend acte de la décision du CNOM de porter plainte

    Eovi Mcd Mutuelle annonce, dans un communiqué du 17 novembre 2017, avoir pris acte « par voie de presse » du communiqué accusateur du CNOM (Conseil national de l’ordre des médecins) par lequel ce dernier condamnait la campagne publicitaire de la mutuelle concernant son offre de service de téléconsultation.

    La mutuelle avait gardé le silence pendant quelques jours après le communiqué du CNOM avant de se positionner.
    Elle signale qu’un simple courrier lui était parvenu de la part du CNOM afin de l’inviter à « circonscrire la publicité sur la mise à disposition gratuite d’un service de téléconsultation à ses seuls adhérents ».

    Elle insiste par ailleurs sur le fait que ce n’est pas le service proposé en soi qui est mis en cause, mais les modalités de promotion de ce service. Enfin, elle signifie opter pour la voie du dialogue en invitant les représentants du CNOM à une rencontre afin d’échanger sur le sujet.

  • EU eHealth Competition : 2 start up espagnoles, 1 irlandaise récompensées

    Santé mentale, pré-diagnostic et diabète, tels sont les 3 domaines d’activités des lauréats de la EU eHealth Competition annoncés le 4 mai 2017 à Barcelone. Les trois lauréats se partagent une aide financière de 1,1 million d’euros provenant des différents sponsors.

    Créée en 2012 par TICBioMed dans le but d’accompagner des PME dans le développement de leurs activités, d’améliorer leur visibilité et d’offrir des opportunités de partenariats, la EU e-Health Compétion, qui s’est déroulée à Barcelone, a annoncé, le 4 mai 2017 les trois meilleures solutions de cette année parmi une liste de 15 finalistes.

    La EU e-Health Competition

    Les critères de sélection des finalistes

    L’appel à projet, se terminant le 6 mars 2017, était ouvert aux start-up de toute l’Europe, de la Grande Bretagne à Israël. Le champ de la compétition concerne la e-santé, le bien-être et le diabète. Ainsi, étaient éligibles les TIC et m-santé mais les biotechs et les dispositifs médicaux en étaient exclus.

    Les critères de sélection étaient:

    • d’avoir un numéro de TVA,
    • d’être implantée en Europe (parmi les pays éligibles)
    • d’avoir moins de 150 employés 
    • d’avoir un chiffre d’affaires inférieur à 5 millions d’euros
    • de ne pas appartenir à un conglomérat ni être une filière d’une multinationale
    • de ne pas avoir déjà participé à la compétition

    L’édition 2017: arrivée de la catégorie diabète

    Dans les éditions précédentes, il y avait seulement deux catégories: les « champions » et les « promesses ». Ainsi, 10 start-up étaient en lice. En 2017, la catégorie « diabète » a apporté cinq entreprises supplémentaires. 

    Les trois lauréats de la compétition

    Les trois lauréats sont:

    • Catégorie Champion: SilverCloud Health, Irelande
    • Catégorie Promesse: MEDIKTOR, Espagne
    • Catégorie Diabète: MedicSen, Espagne

  • E-santé : Health&Tech analyse l’efficacité des stratégies et des structures régionales (Etude)

    Identifier les meilleurs accompagnements territoriaux proposés aux entreprises de la e-santé, localiser et caractériser les entreprises de la e-santé : tels sont les principaux objectifs de l’étude Ecosystèmes territoriaux d’innovation dans la e-santé, publiée le 15 mai 2017.
    Health&Tech Intelligence publie cette première étude en partenariat avec la Caisse des dépôts.

    La première étude Health&Tech s’appuie sur une enquête auprès des structures territoriales d’accompagnement des entreprises (pôles de compétitivité, clusters, agences de développement et de l’innovation), en charge de la mise en œuvre des stratégies locales en matière d’innovation et de développement économique. Elle a été complétée par des entretiens qualitatifs auprès d’entreprises de la e-santé localisées sur différents territoires, et positionnées sur différents segments de la e-santé : télémédecine, dispositifs médicaux, m-santé…

    L’étude apporte des données inédites sur la localisation et la typologie des entreprises de la e-santé, et analyse l’efficacité des politiques d’accompagnement des entreprises mises en place par les collectivités après la réforme territoriale, autour d’une triple analyse :

    • stratégies territoriales en matière de e-santé : cadre légal d’intervention des collectivités depuis la dernière réforme territoriale, dispositifs de financement des entreprises, rôle des différentes structures d’accompagnement, outils mis en place ;
    • tissu territorial des entreprises de la e-santé : localisation, typologie, segments de marché adressés, perspectives de développement ;
    • apports réciproques entre stratégies territoriales et stratégies d’entreprises : fertilisation croisée des écosystèmes de la santé et du numérique, insertion locale des entreprises et ouverture à l’international.

    Cette étude s’adresse aux acteurs économiques et institutionnels des territoires, aux agences régionales de santé, aux décideurs nationaux.

     85 pages, Editée le 15  mai 2017. Tarif préférentiel pour les lecteurs de H&TI de 500 €HT au lieu de 700 € HT via le lien suivant.

  • Otherwise, le disrupteur de l’assurance santé à l’assaut de l’assurance automobile avec la MAIF

    Otherwise, le courtier pionnier dans le domaine de la complémentaire santé communautaire et totalement digitalisée, créé en 2016, vient d’annoncer un partenariat avec la MAIF. Surfant sue la vague de l’innovation disruptive avec son modèle 100% digital et d’assurance collaborative, la start-up exploite pleinement les nouvelles technologies et notamment dans le domaine de la gestion des données pour croître, mais aussi se diversifier.
    En mai 2017, elle transpose son expérience de l’assurance santé en assurance automobile en collaboration avec la MAIF. L’objectif de l’union n’est pas de caractère financier, mais vise surtout une transformation du paysage de l’assurance avec l’élaboration de nouvelles offres.

    Stratégie de développement d’Otherwise

    Otherwise est spécialisé dans l’offre de complémentaire santé en ligne. Son modèle économique est celui de l’innovation disruptive. Il se repose complètement sur le digital et la constitution de communautés d’adhérents qui cotisent dans une cagnotte commune en mutualisant le risque. L’effet escompté est l’adoption de comportements responsables prévenant les risques et ayant un impact direct sur les dépenses. Pour les assurés, c’est la possibilité de récupérer jusqu’à 50% des cotisation versées, sous réserve que les prestations réglées aux adhérents le permettent.

    Un an après le lancement de son offre santé, Otherwise souhaite se diversifier et élaborer des offres pour un autre volet classique de l’assurance – l’automobile.

    La stratégie à court et moyen termes d’Otherwise est de développer une dizaine d’offres différentes répondant aux besoin différents.

    C’est pourquoi la start-up souhaite conclure des partenariats avec d’autres acteurs de l’assurance et adopte une démarche multi-partenaires. À long terme, un développement à l’international est visé.

    Les technologies et l’utilisation des données au service de la croissance

    La particularité de l’offre d’Otherwise, à caractère communautaire, nécessite une analyse des souscripteurs et de leurs habitudes et besoins afin de constituer au mieux les communautés.

    Cette opération devrait à terme s’appuyer sur le machine learning grâce auquel les données renseignées par les souscripteurs seront recoupées pour affecter les nouveaux adhérents à la communauté leur correspondant le mieux et en assurer l’animation afin d’optimiser la perspective du bonus collaboratif, c’est-à-dire la quote-part de la cagnotte communautaire reversée aux assurés faisant partie d’une communauté et qui en fin d’année n’aura pas été utilisée.

    Le modèle collaboratif au sein de la MAIF

    La MAIF est un acteur traditionnel, mais également porte-parole du collaboratif dans l’assurance et porteuse des valeurs de protection environnementale qu’elle assimile aux valeurs du modèle mutualiste.

    C’est dans l’optique du renouveau de l’écosystème que la MAIF soutien les start-up et les projets qui incarnent sa vision, car la société d’assurance mutuelle est convaincue de la pérennité du modèle collaboratif. Depuis 2015, elle a signe 17 partenariats avec des start-up de l’économie collaborative.

    La collaboration avec une start-up est fondée sur une expérience mutuellement bénéfique. Otherwise apporte une approche agile de l’économie collaborative ainsi qu’un projet créatif et la MAIF fait profiter la start-up de son expérience et de son positionnement dans le secteur.

  • Santé en Afrique : l’AFD finance le programme DEMSAN à hauteur de 10 millions d’euros

    Le projet DEMSAN, ou projet « démographie et santé sexuelle et de la reproduction » a été lancé dans les huit pays francophones de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Sénégal, Togo) grâce à un financement de l’Agence Française de Développement.

    Pour les trois prochaines années, le projet sera mené grâce au renforcement du rôle et de la mission de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) en matière de pilotage et de gestion des connaissances sur les questions démographiques et de santé sexuelle et reproductive.

    Il visera notamment au développement du numérique en santé.

    Oeuvrer pour la transition démographique en partenariat avec l’OOAS dans les huit pays francophones de la CEDEAO, tel est l’objectif de l’AFD en investissant dans le projet « démographie et santé sexuelle et de la reproduction ». 

    Le projet a trois objectifs principaux : 

    • assoir le rôle de l’OOAS sur les questions démographiques, de santé sexuelle et reproductive
    • renforcer le plaidoyer politique en faveur des droits et de la santé sexuelle et reproductive
    • favoriser l’émergence de la société civile dans ces domaines et renforcer les capacités des Etats membres en matière d’élaboration et de mise en œuvre, de suivi et évaluation des politiques et stratégies en faveur des droits humains et de la santé sexuelle et reproductive.

    Pour ce faire, le programme mettra en oeuvre un appui aux politiques de santé et de la reproduction, des travaux de recherche, le soutien aux initiatives de la société civile mais aussi le développement du numérique en santé. 

  • E-learning et télémédecine : l’AFD soutient l’amélioration de la qualité des soins à Kolda (Sénégal)

    L’Agence Française de Développement (AFD) finance le projet « Thiellal et Kissal » (en langue pulaar « santé et bien-être ») à hauteur de 700 millions de FCfa, soit 1,064 millions d’euros.
    Le projet implanté dans la ville de Kolda dans la région du Fouladou au Sénégal vise à améliorer la santé maternelle, infantile et néonatale, grâce à un programme d’e-learning et de télémédecine.

    Le projet lancé le 27 avril 2017 à Kolda devrait atteindre sa maturité l’année prochaine et s’achever d’ici trois ans. Il consiste à améliorer la santé de la mère et des enfants en intervenant dans toutes les étapes du parcours de soin, par l’intégration d’un dispositif d’e-santé et de télémédecine. Le projet est  mis en oeuvre par AMREF et Handicap International

    Le programme consiste à :

    • former les professionnels de santé par des outils de e-learning
    • apporter un appui aux diagnostics et à la prise en charge par des outils de télémédecine 

    Le projet met également en place des applications mobiles, afin de pouvoir recenser les femmes enceintes et de les intégrer dans le dispositif pour les suivre et leur offrir les meilleures conditions possibles pour l’accouchement. 

  • Silver économie : la Carsat Centre-Val de Loire finance 10 projets innovants

    En octobre 2016, la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) de Loire avait lancé un appel à projets « silver économie » visant à soutenir financièrement les projets innovants en matière de mobilisation des nouvelles technologies et des innovations techniques au service du bien-vieillir en région Centre-Val de Loire.
    Dix projets ont été retenus par la Carsat en avril 2017 et les initiatives qui ont remporté le plus de fonds portent principalement sur :
    – la prévention de la perte d’autonomie : maintien au domicile, détection de mouvement
    – la santé : nutrition, suivi médical ou coaching.

    Les 10 projets retenus rassemblent des acteurs publics, comme les universités, les associations ou les mutualités et des start-up qui ont reçu une aide financière allant de 4 000 à 77 419 €.

    En revanche, certains projets essentiellement portés par des start-up se sont vu allouer 100 000 € chacun. Voici les trois projets.

    Financements pour la prévention de la perte d’autonomie

    • Telegrafik, une start-up de Toulouse a présenté son projet « Prevent-Me » reposant sur l’installation à domicile de la personne de détecteurs de mouvements (quatre dans les pièces de vie et un à la porte d’entrée) et d’une application mobile permettant l’information des aidants. Le service est couplé avec l’intervention des structures ADMR (association d’aide à domicile) d’Indre-et-Loire et du Loiret et d’associations œuvrant à la prévention de l’autonomie.
    • Le laboratoire Prisme de l’Université d’Orléans a proposé son projet « Senso’Place » qui permet de favoriser le bien-vieillir des seniors par l’adaptation du lieu de vie avec l’utilisation de technologies innovantes, non invasives qui préviennent la perte d’autonomie. Le projet vise la conception d’un algorithme optimisant le nombre de capteurs nécessaires ainsi que leur placement, et de caractériser les habitudes de vie des personnes et leurs évolutions à court ou moyen terme, afin de prévenir la perte d’autonomie.

    Une plateforme numérique et objets connectés pour un éventail de services adaptés aux besoins des personnes âgés

    • La start-up orléanaise, Ipisanté, a imaginé un boîtier média connecté à Internet, nommé le Majord’homme et des capteurs Bluetooth.

    Elle propose un panel de services de santé sur l’écran de télévision dans les domaines suivants: coaching, confort de vie et sécurité.