Medtech

  • Connected Health Monaco 2016 du 31 Mai au 1er Juin

    La 2e édition de Connected Health Monaco aura lieu les 31 mai et 1er juin 2016 à l’hôtel Fairmont Monte-Carlo.
    Les thématiques abordées dans les débats seront: l’hôpital numérique et le patient numérique, la révolution des diagnostics et des traitements par la robotique et les nanotechnologies, la simulation pour l’enseignement des professionnels et l’éducation des patients ou la confidentialité des données.
    Le concours Start-up CHM permettra d’identifier, de récompenser et d’accompagner un créateur d’entreprise ou porteur de projet dans la e-Santé. Enfin «La nuit connectée» rassemblera acteurs de l’écosystème pour une soirée de networking.
    L’événement est présidé par Guy Vallancien, professeur d’urologie à l’université Paris Descartes, membre de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie nationale de chirurgie.

  • Conseil médical : l’application Healthtap disponible via Facebook Messenger depuis avril 2016

    La société américaine HealthTap propose un service de téléconseil médical 24/24h et 7/7 jours par vidéo, texte ou voix. Depuis le 12 Avril 2016, sa plateforme est disponible gratuitement via Facebook Messenger.

    Tous les membres de Facebook peuvent poser leur question écrite à un ou plusieurs des 100 000 médecins répartis sur 141 spécialités inscrits sur la plateforme.
    Si la question a déjà été posée, des réponses précédemment apportées sont choisies et proposées automatiquement par un « bot », un robot intelligent intégré à Messenger et développé par Facebook.
    La messagerie de Facebook est utilisée quotidiennement par plus de 900 millions de personnes à travers le monde.

    HealthTap créé een 2010 par Gutman Ron a démarré comme une simple plateforme de question/réponse avant de s’orienter vers la e-santé et de s’auto-déclarer « cabinet de santé mondial ».

    En dehors de Facebook, l’application pour les patients et les médecins est disponible sur de nombreuses plateformes et appareils, smartphones et montres connectés. L’entreprise revendique une communauté de 100 000 médecins américains possédant une expérience moyenne de 21 ans.

    Le service, qui indique un temps de réponse moyen d’une heure, n’est pour le moment disponible qu’en Anglais. Il est par ailleurs vivement critiqué, non seulement pour les approximations dans certaines réponses apportées par le « bot » de Facebook, mais aussi pour le caractère superficiel du conseil fourni qui n’est lié à aucun examen médical et potentiellement basé sur des informations incomplètes. Des critiques déjà formulées en 2012 par Peter W. Carmel, président de l’American Medical Association. L’application propose au final de contacter un médecin en redirigeant vers le site de Healthtap. Un service payant à 24,99 dollars (21,95 euros) la consultation.

  • L’OMS publie un guide des bonnes pratiques pour la recherche en m-santé

    L’OMS a publié un guide sur la recherche en m-santé le 22 Mars 2016. Cette méthodologie conçue par le mHealth Technical Evidence Review Group de l’OMS vise à standardiser le reporting des études menées dans la santé mobile.
    Les chercheurs ont constaté que l’absence de marche à suivre et de normes constituait un frein au développement et à l’adoption des innovations dans la m-santé.
    Le guide « mHealth evidence reporting and assessment » (mERA), propose une nomenclature définissant clairement le champ d’intervention (le contenu), le contexte dans lequel l’intervention a été testée et la façon dont le test a été effectué (données techniques).
    Cette mise en forme standardisée a pour objectif de simplifier l’interprétation et la réutilisation des travaux de recherche en santé mobile.

  • Wearables : un capteur de transpiration connectés pour détecter les maladies

    Un capteur portable capable d’analyser la transpiration et d’y détecter des maladies, c’est ce qu’ont mis au point des chercheurs de l’université technologique d’Eindhoven aux Pays-Bas.

    Ils se sont inspirés des plantes pour concevoir leur dispositif. La transpiration contient un grand nombre d’informations sur notre santé. Les niveaux de salinité peuvent par exemple donner des indications sur une éventuelle mucoviscidose, tandis que le niveau d’acidité est un facteur important pour détecter certaines maladies de peau.

    • Afin de surveiller les différents facteurs qui permettent de détecter une maladie, il est nécessaire de fournir au capteur de la sueur « fraîche » en continu. C’est en observant les plantes que les chercheurs hollandais ont eu l’idée de ce capteur. En effet, les végétaux absorbent l’eau du sol qui s’évapore ensuite par les pores des feuilles.
    • Le dispositif intégré sur une feuille de plastique souple, absorbe la sueur à l’entrée. L’humidité est transportée par capillarité dans un micro canal et s’évapore à travers une surface poreuse à l’autre extrémité, provoquant un écoulement constant. Le dispositif fonctionne donc comme une sorte de pompe à eau, sans alimentation externe. Les électrodes de la puce sont insérées sur le canal et peuvent analyser en permanence la sueur qui y circule.
    • Ce type de capteur miniature et flexible peut être utilisé dans des applications de sport ou pour l’analyse médicale de la sueur. L’utilisation de feuilles de plastique permet de garder les coûts de production finaux faibles. L’une des prochaines étapes sera la transmission sans fil des données du capteur.
  • Le 1er prix du concours Lépine pour une application en santé

    Alors que Sanofi attend la prise en charge par l’assurance maladie de Diabeo, que Medtronic vient de lancer son offre Minimed Connect, le traditionnel concours Lépine de la Foire de Paris a récompensé le 7 Mai 2016 une application santé créée par Benoît Mirambeau, un directeur de supermarché de 48 ans. Cette application pour protocoles diabètiques a permis à son inventeur de se voir décerner la plus haute distinction du concours, le prix du Président de la République.

    Le patient saisit lui-même la mesure de ses données biologiques dans cette application intégrant le protocole de traitement prescrit par le médecin. Elle mesure le taux de glycémie en temps réel et calcule en conséquence la dose d’insuline exacte à injecter. Sur et sous-dosage d’insuline sont ainsi systématiquement évités via des alertes d’hypo ou d’hyperglycémie, et les saisies manquantes ou erronées sont signalées grâce à cette application géo-localisable, par SMS ou e-mail.

    Mirambeau Benoît, né d’une mère diabétique, espère grâce à ce 1er prix du concours Lépine 2016 obtenir une aide pour l’agrément de son application comme dispositif médical.

    Le suivi du diabète concerne 3 millions de Français

    Le suivi du diabète concerne 422 millions de personnes dans le monde (source OMS), dont 3 millions de Français. Le concept mis au point par Benoit Mirambeau pourrait être décliné à d’autres pathologies, comme la HTA, nécessitant dosage et adaptation en temps réel du traitement.

    Un autre prix du concours Lépine a récompensé lui aussi une invention innovante en santé: le prix coup de cœur de la Chambre de commerce et d’industrie Paris-Ile-de-France est revenu à l’application WatcHelp, une montre connectée mise au point par la maman d’un enfant autiste, qui envoie des alertes aux personnes atteintes de troubles cognitifs pour leur rappeler de prendre leur médicament ou toute autre action du quotidien.

  • Diabeloop : un « pancréas artificiel » pour les diabétiques de type 1

    Un nouveau dispositif pour le traitement du diabète de type 1 a été présenté par la société Diabeloop début mars 2016. Le diabète de type touche près de 200 000 personnes en France (5% à 10% des cas de diabète) selon les chiffres de l’Inserm.

    Ce « pancréas artificiel » permet une insulinothérapie « en boucle fermée », à l’inverse des dispositifs communément utilisés à ce jour qui reposent sur des pompes à insuline et des capteurs de glycémie (CGM). Ces derniers fonctionnent en « boucle ouverte » imposant au patient de réguler lui-même ses apports en insuline.

    Diabeloop est un capteur placé sur le ventre du patient. Il transmet les informations sur la glycémie en temps réel à un terminal par Bluetooth. Un algorithme calcule alors la dose d’insuline nécessaire au patient, qui est injectée à l’aide d’une pompe.

    Une offre de services associés: des infirmiers sont joignables 7j/7 J et 24h/24 via une plateforme téléphonique pour répondre aux questions des patients.

    Diabeloop est intégrée au CERITD à Evry.

    Fonctionnement de Diabeloop

    Une commercialisation prévue fin 2017

    • Une étude internationale menée avec le soutien des Instituts nationaux de la santé américains dans six centres américains et en Europe dont 10 CHU en France, a été lancée début 2016 afin de valider l’intérêt du système en vie réelle chez 240 patients jour et nuit. La commercialisation est annoncée fin 2017.
    • Le coût de Diabeloop est estimé à environ 9 000 euros par patient et par an, soit environ 10 % de plus que le coût actuel d’une pompe à insuline avec un capteur en continu. En vue de l’obtention du remboursement courant 2019, une étude est prévue en 2018 chez 200 patients pour montrer la supériorité du système par rapport aux traitements existants.

    Un marché naissant

    A l’instar de Diabeloop, deux autres sociétés ont annoncé leur entrée sur le marché d’ici deux ans :

    • BigFoot Biomedical a dévoilé sa version de pompe en boucle fermée le 25 janvier 2016 et espère une commercialisation en 2018. 
    • Medtronic travaille également sur un pancréas artificiel et a annoncé en février 2016 avoir terminé une étude aux Etats-Unis sur son MiniMed 670G. La société attend la validation de son dispositif par la FDA avant d’annoncer une date de commercialisation.
  • Big Data : Google accède aux données de 1,6 millions de patients britanniques du NHS

    Un accord d’exploitation de données a été signé entre Google DeepMind (le programme d’intelligence artificielle d’Alphabet) et le NHS. Cet accord donne accès à Google aux informations médicales de 1,6 millions de patients britanniques suivis depuis 2011 dans trois hôpitaux londoniens. C’est ce que révèle le site Internet du New Scientist dans un article publié le 29 Avril 2016.

    Deepmind et le NHS avait annoncé un partenariat en février 2016 portant sur le développement d’une application destinée à aider les professionnels à suivre les patients souffrant de maladies rénales (Stream). Mais selon le New Scientist, cet accord va bien plus loin que ce qui avait été annoncé publiquement.

    Les données partagées avec Deepmind ne se limiteraient pas aux pathologies rénales mais à l’intégralité des informations concernant les patients, incluant les éventuels usages de drogue ou les avortements, le statut du patient au jour le jour et même le journal des visites.

    Quelques limitations

    L’accord que s’est procuré le New Scientist fait toutefois état de restrictions. Google n’a pas le droit d’utiliser ces données pour d’autres secteurs de ses affaires. Par ailleurs, les données analysées ne sont pas stockées chez DeepMind mais par une entreprise tierce en Grande-Bretagne. Enfin, DeepMind à l’obligation d’effacer les données dès la fin de l »accord en 2017.

    Le document met également en lumière un autre projet de Google, dénommé Patient Rescue. Cette plateforme fournira de l’analyse de données aux hôpitaux du NHS. Les flux de données provenant des hôpitaux seront utilisés pour concevoir de nouveaux outils dans la lignée de Stream permettant d’améliorer la médecine prédictive.

    L’open data dans le code de la santé publique en France

    La collecte, l’analyse et la sécurité des données médicales est une question cruciale sur laquelle toutes les inquiétudes n’ont pas été levées. En France, la ministre de la Santé a lancé le 28 Avril 2016 une grande consultation publique sur le sujet. L’article 47 de la loi de modernisation de la santé prévoit en effet un « open data de santé », ainsi qu’une plus large accessibilité aux données de santé pour la recherche et l’innovation. L’objectif de la loi étant de chercher un équilibre entre la protection de la vie privée et l’ouverture des données pour créer le meilleur impact économique et social possible. A ce titre, la cour des comptes dénonçaient la mauvaise gestion de ces données dans un rapport remis à l’Assemblée nationale le 19 Avril 2016.

  • Partenariat entre Mondocteur.fr et Uber pour conduire les patients chez leur médecin

    Conduire les patients à leur rendez-vous médical, c’est le service que propose Uber et mondocteur.fr. Un partenariat annoncé le 28 avril 2016.

    Ce nouveau service permet aux patients de commander un véhicule via mondocteur.fr sans passer par la plateforme Uber.

    Ce partenariat est une première en France. Uber avait toutefois déjà passé un accord similaire aux États-Unis avec l’association MedStar Health qui milite pour l’amélioration de l’accès aux soins.

    Mondocteur.fr, racheté en 2013 par Lagardère active via sa filiale Doctissimo, dispense un service de prise de rendez-vous en ligne avec les professionnels de santé. Présente dans 250 villes françaises, la société revendique aujourd’hui 10 millions de visiteurs uniques par mois et 5 000 cabinets médicaux référencés. La plateforme vise à échéance 2018 20% des cabinets médicaux et 100 000 praticiens en s’appuyant sur Doctissimo.

  • Apple Care Kit : les trois premières applications dévoilées

    Les trois premières applications développées à partir de CareKit, la plateforme open source qui permet aux développeurs de créer des applications destinées aux personnes souffrant de diverses pathologies et souhaitant partager leurs informations avec leur médecin, ont été dévoilées par Apple le 28 avril 2016.

    Les 3 applications dévoilées :
    • One Drop permet au patient de gérer son diabète,
    . Glow se concentre sur la grossesse et la première année du bébé,
    • Start est utilisée pour dépister les symptômes de la dépression.

  • Un boitier connecté lancé par Harmonie Mutuelle avec Orange

    Un boitier de santé connecté pour personnes âgées sera commercialisé en mai 2016 par Harmonie Mutuelle. Annoncée le 27 avril 2016 dans un communiqué commun Harmonie Mutuelle-Orange, la mise à disposition de cet objet connecté permettra de détecter les situations d’urgence. Baptisé « Phony », ce boitier est fabriqué par Orange qui assure cette opération à travers sa plateforme big data et internet des objets.

    Le boitier « Phony », conçu et assemblé par Eolane (membre de la Cité de l’internet des objets à Angers), comporte des capteurs qui détectent des situations d’urgence et qui sont reliés à un bipeur portatif porté par les personnes malades ou âgées à leur domicile. Ce boitier est connecté 24 heures sur 24 grâce à la technologie en téléphonie d’Orange à un centre d’appel spécialisé mis en place par Harmonie Mutuelle. L’opérateur utilise pour la connexion les nouvelles fréquences 869 Mhz réservées au plan européen à l’alerte sociale.

    1,2 million d’euros sur trois ans pour la e-santé

    Avec sa division Healthcare qui assure sa présence dans la e-santé, Orange a conclu en 2013 un accord de coopération sur la santé connectée avec Harmonie Mutuelle. Les deux partenaires se sont engagés à investir 1,2 millions d’euros sur trois ans pour financer des projets novateurs en matière d’e-santé. Le boîtier d’Orange, Live Intercom, qu’Harmonie Mutuelle va commercialiser en mai 2016 sous le nom de « Phony » est la première réalisation commune des deux partenaires.

    Accompagner le vieillissement

    L’internet des objets permet à Orange de lier les activités de ses deux structures, Orange Healthcare et OAB (Orange applications for business). « Parmi les sujets que le digital impacte, il y a non seulement la vie économique mais aussi le domaine de la santé, avec le vieillissement de la population qui induit une transformation profonde sur la société, la sphère administrative et l’ensemble de l’environnement, par exemple les assurances et les mutuelles », a déclaré au Monde Thierry Bonhomme, directeur général d’Orange chargé de la branche entreprises (Orange business service), à l’occasion de l’annonce du lancement du boîtier « Phony ».