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  • 200M€ en 2017 pour mieux rembourser les soins dentaires (Marisol Touraine)

    200 M€ seront consacrés aux remboursements des soins dentaires dans le budget de la Sécurité sociale de 2017, a annoncé le 25 septembre 2016 Marisol Touraine, ministre de la Santé, invitée de l’émission « Dimanche politique » de France 3.

    La ministre qui a déclaré que les soins dentaires étaient une « préoccupation » pour les Français souhaite mettre en place «à partir de l’année prochaine, un système dans lequel il y aura un prix maximum pour les prothèses». Une mesure qui s’inscrirait dans un «plan national pour renforcer l’accessibilité des soins dentaires».

    Alors que des discussions entre les chirurgien-dentistes et l’Assurance maladie ont démarré le 22 septembre 2016 pour établir une nouvelle convention tarifaire intégrant une revalorisation des soins de base, le directeur de l’Assurance maladie, Nicolas Revel, aurait affirmé avoir comme objectif de « réduire le reste à charge des ménages sur les soins dentaires en limitant les dépassements d’honoraires dès 2017″.

    Le montant annuel des soins bucco-dentaires est estimé à environ 10 milliards d’euros, dont plus de 2 milliards sortiraient directement de la poche des patients, une fois les remboursements de l’Assurance maladie et des mutuelles déduits. Résultat : près de 40 % des Français renoncent à des soins recommandés par le dentiste, faute de prise en charge suffisante, comme l’a rappelé ma Cour des comptes dans son rapport sur la sécurité sociale.

    Pour y remédier, la Cour recommande que l’assurance maladie prenne en charge la prévention, les actes légers et d’entretien et que les soins les plus lourds comme l’orthodontie et les prothèses soient pris en charge par les complémentaires de santé.

  • Innovation en santé : 5M€ pour accompagner les start-up dans le grand Besançon

    Près de 5 M€ de fonds publics, additionnés de fonds privés, apporteront leur aide à la création d’outils et d’espaces pour le développement de start-up dans le Grand Besançon. C’est l’annonce faite le 20 septembre 2016 lors de la soirée de lancement à Témis Innovation à Besançon durant laquelle étaient présentées les start-up évoluant dans le secteur du médical et du bio médical en Bourgogne Franche-Compté ayant intégré le réseau Health Tech France du label French Tech. 40 sociétés sont dénombrées dans les domaines des microsystèmes connectés: l’e-santé, les dispositifs médicaux, la microrobotique ainsi que les thérapies innovantes. L’objectif est d’accompagner entre 10 et 20 nouvelles start-up par an.

    D’après Régis Roche, président de la commission start-up et directeur de la société Stemcis,  » Le premier objectif à court terme est de repérer, de détecter les potentialités via les réseaux universitaires (doctorants), via les incubateurs et de les fédérer. A moyen terme, c’est aussi intervenir au niveau étatique avec l’aide du réseau national et de faire en sorte qu’une partie des aides, notamment le crédit impôt recherche, soit dédiée aux start-up avec un accès plus facile pour ces dernières… »

    D’ici trois ans il est prévu de créer :
    Un centre de développement Bio-innovation sur Témis Santé
    Un « village de l’innovation » porté par le Crédit Agricole sur le site de Saint-Jacques à Besançon
    Un  » accélérateur régional « 
    Une offre « Welcome in Besançon » dédiée aux start up spécialisées dans le médical
    Le lancement d’un concourt national de projets Medtech
    Un mentorat : accompagnement de chaque start-upeur par un ou plusieurs chefs d’entreprise.

  • Performance et innovations pour la santé de demain : une « Journée Santé » d’Engie

    Engie organise le 13 octobre 2016 à Paris une journée thématique « Performance et innovations pour la santé de demain », en partenariat avec SPH Conseil et Suez.

    Programme

    10h-10h30 : introduction

    • David Gruson, délégué général de la Fédération hospitalière de France
    • Alain Colle, président du groupe de coordination Santé d’Engie

    10h30-12h30 : tables rondes

    • Réussir les mutualisations entre établissements de santé
    • Mettre en œuvre les nouveaux outils de la performance énergétique et environnementale
    • Répondre aux besoins de l’hôpital de demain grâce au digital

    12h30-14h30 : cocktail déjeunatoire et market place innovation

    14h30-15h45 : ateliers à la carte

    • Les marchés globaux : CREM, REM, CR
    • Smart Grids : présentation du savoir-faire d’ENGIE Ineo, échanges sur l’intérêt en milieu hospitalier
    • La valorisation des biodéchets par la méthanisation
    • Maintenance des établissements : prévenir les risques sanitaires, mutualiser la maintenance des équipements biomédicaux
    • Sécuriser et fiabiliser le partage de fichiers entre professionnels de santé avec Cryptobox
  • Dentistes : le plafonnement des soins prothétiques au menu des négociations avec l’Assurance maladie

    Une revalorisation des tarifs de certains soins dentaires mais un plafonnement d’actes plus coûteux, telle est la position sur laquelle s’accordent chirurgiens dentistes et ministère de la Santé à l’ouverture le 22 septembre 2016 des négociations entre les chirurgiens dentistes et l’Assurance maladie.

    La ministre de la Santé a précisé dans un entretien aux Echos le 23 septembre 2016 que son objectif était de « plafonner le tarif des prothèses et revaloriser les soins conservateurs (comme le traitement des caries ou le détartrage, NDLR) ».

    Au moment où s’ouvrent ces négociations qui doivent aboutir à la mi-décembre, la Cour des comptes s’est inquiétée dans son rapport sur l’Assurance maladie diffusé le 20 septembre 2016 du renoncement de près d’un assuré sur cinq à des soins dentaires pour des raisons financières. La Cour propose une prise en charge à 100% par l’Assurance maladie d’un suivi annuel obligatoire de la santé dentaire et des soins qui lui seraient associés et un remboursement des soins prothétiques par les complémentaires avec des tarifs plafonnés.

    Les chirurgiens dentistes réclament, eux, « une revalorisation importante des soins de base » qui, selon le CNSD, représentent 25% de leurs honoraires mais 52% de leurs actes. Ils proposent en contrepartie de plafonner les soins prothétiques.

  • PLFSS 2017 : 4,1Mds€ d’économies et des investissements pour moderniser l’offre de soins

    L’objectif des dépenses d’assurance maladie pour 2017 confirmé à 2,1% avec une progression des dépenses des soins de ville supérieure à celles de l’hôpital ainsi que des mesures permettant de réaliser 4,1Mds€ d’économies sont les deux chiffres clés du projet de PLFSS présenté le 23 septembre 2016 par les ministres de la Santé et du Budget.

    Au final, l’Assurance maladie restera la seule branche de la sécurité sociale en déficit de 2,6Mds€ contre 3,4Mds€ programmés pour 2016.

    Ce projet de loi prévoit également que, dans le cadre de la modernisation de notre système de santé, 2Mds€ seront consacrés sur les 5 prochaines années à améliorer l’offre de soins dans les territoires avec une priorité donnée au numérique pour favoriser le lien ville-hôpital et pour faire évoluer les systèmes d’information des GHT ainsi qu’à l’innovation technique et organisationnelle à travers notamment le financement des projets d’investissement dans les infrastructures et les organisations permettant d’exploiter le big-data et de développer la télémédecine.

    Le détail des principales mesures concernant les économies et la poursuite de la modernisation du système de soins :

    4,1 Mds€ d’économies

    La compensation de la hausse automatique des dépenses (inflation, salaires…), les nouvelles dépenses liées à la hausse du prix des consultations de médecins décidée dans le cadre de la convention entre les syndicats et l’Assurance maladie ainsi que le dégel des salaires des fonctionnaires hospitaliers imposent de trouver 4,1Mds€ d’économies. C’est 600 millions de plus que pour 2016.

    • 700M€ de marge grâce à l’Ondam relevé à +2,1% au lieu de 1,75% prévus
    • 1,4Mds€ d’économies sont prévues sur le médicament avec la baisse du prix de certains médicaments (500M€) et de quelque 200 dispositifs médicaux (90 millions d’euros), mais aussi de la promotion des génériques (340M€) et des biosimilaires (30M€). Un nouveau fonds sera créer pour financer à long terme l’innovation. Il va être doté de 800M€ au départ, dont 200 millions seront affectés dés 2017 à l’assurance maladie.
    • 1,1Mds€ d’économies doivent provenir d’une meilleure pertinence des soins. La baisse des tarifs de remboursement des radiologues et biologistes doit rapporter 165 millions d’euros. Une meilleure prescription des médicaments et dispositifs doit produire 380M€ d’économies. Enfin une meilleure efficience des prescriptions, notammment sur les arrêts de travail fera économiser 320M€.
    • 640M€ d’économies seront réalisés sur le « virage ambulatoire ». En 2017, il est censé rapporter 160M€. A côté, une meilleure efficience des prescriptions à l’hôpital doit se solder par 250M€ de dépenses en moins.
    • 845M€ d’économies sont attendus de l’hôpital à travers l’optimisation des achats (505M€ grâce à l’extensiàon des centrales d’achat et 260M€ prévus sur la liste dite « en sus » des médicaments hospitaliers particuliers) et l’amélioration de la gestion des établissements (80M€). 

    La poursuite de la transformation du système de soins

    Des soins de ville plus accessibles

    Au-delà des mesures prises dans le cadre du Pacte Territoire Santé lancé en 2012 et complété en 2015, le PLFSS prolonge la stratégie nationale de santé qui vise à garantir l’accessibilité des soins des soins de ville sur le territoire et à mieux coordonner et moderniser prise en charge des patients et parcours de soins.

    • Installation des jeunes médecins: afin de continuer à soutenir l’installation des jeunes médecins, une protection maternité de 3 000€ par mois durant 3 mois sera accordée aux femmes médecins qui respectent les tarifs opposables.
    • Développement de la télémédecine: le PLFSS intègre la poursuite du déploiement de la télémédecine pour moderniser et enrichir l’offre de soins en prorogeant d’un an les expérimentations prévues par la LFSS de 2014 et en les étendant à l’ensemble du territoire et non plus aux seules 9 régions initialement retenues. Les démarches administratives seront allégées afin que les porteurs de projets puisseent se lancer plus rapidement. Par ailleurs, la rémunération de téléconsutations et le recours à la téléexpertise est rendue possible par la nouvelle convention médicale dans la mesure où les bénéfices de la télémédecine sont démontrés.

    Soutenir l’effort de prévention

    • Les moyens des ARS en matière de prévention, financés par le Fonds d’intervention régionale créé en 2012, sont renforcés grâce à un mécanisme de fongibilité asymétrique: si des crédits de prévention ne peuvent pas être employés à d’autres fins, des crédits finançant d’autres actions peuvent être redéployés vers la prévention. L’évolution des crédits prévue en 2017 permettra de renforcer la prévention en matière de lutte contre le VIH et de généraliser le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus.

    Nouvelle étape de la réforme du financement des hôpitaux

    Le PLFSS 2017 prévoit une nouvelle étape de la réforme du financement des établissements de santé engagée en 2012 en sortant du « tout tarification à l’activité (T2A) ». Il s’agit de décliner plusieurs propositions de la mission conduite par Olivier Véran qui vise à mieux soutenir le virage ambulatoire et à favoriser l’égalité d’accès aux soins critiques sur tout le territoire:

    • Lever les freins au développement des prises en charge ambulatoires avec la création d’un niveau de rémunération intermédiaire entre prise en charge externe et hospitalisation de jour.
    • Réformer le financement des activités de soins critiques en le faisant évoluer vers un modèle mixte, combinant financement à l’activité et financement forfaitaire, afin de stabiliser le financement des unités de soins critiques en améliorant la prise en compte de leurs coûts.
    • Etendre le modèle de financement des hôpitaux de proximité aux activités de soins de suite.

    2Mds€ sur 5 ans pour la modernisation du système de santé

    2Mds€ seront mobilisés sur 5 ans pour faire évoluer l’offre de soins dans les territoires, un effort d’investissement construit autour de 3 priorités:

    • Une stratégie territoriale en matière immobilière avec des investissements qui doivent être le reflet d’un projet médical s’appuyant sur les filières ville-hôpital-médico-social et viser la construction d’un parcours patient avec des logiques de recours central s’agissant de la modernisation des plateaux techniques.
    • Une priorité donnée au numérique, aux outils de coordination territoriaux et aux organisations de parcours. Il s’agira de s’appuyer sur l’expérience du programme « Territoires de soins numériques » engagé en 2012 pour développer les plateformes d’appui aux professionnels, favoriser le lien ville-hôpital et faire évoluer les systèmes d’information des GHT.
    • Une place renforcée pour l’innovation soutenue par le programme « investissement d’avenir ». La diffusion accélérée de technologies de santé scientifiquement validées est nécessaire pour que le plus grand nombre de patients en bénéficient. Pourront notamment être financés des projets d’investissement dans des infrastructures et des organisations permettant d’exploiter le big-data ainsi que des projets en télémédecine.

  • 1er hackathon niçois sur la e-santé du jeudi 6 au samedi 8 octobre 2016

    Développer des solutions mobiles et des services innovants destinés au secteur de la santé c’est l’objet du 1er hackathon organisé par les pôles innovation et prospectives santé de la ville de Nice du jeudi 6 au samedi 8 octobre 2016.

    La compétition aura lieu au centre d’innovation « 27 Delvalle » en marge du salon Neuroplanet, pendant près de 48h sous la conduite de l’association Telecom Valley. Les participants sont pour la majeure partie des élèves d’écoles d’ingénieurs, de médecine, des designers et des codeurs.

    S’appuyant sur les témoignages de professionnels du secteur de la santé (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes et étudiants en médecins) les participants devront développer des solutions numériques et mobiles pour la santé basées sur des projets innovants répondant aux besoins et problématiques exposés.

    Afin de nourrir leur réflexion et réaliser les projets, des plate-formes d’Open Data seront mises à disposition, dont celles de la métropole de Nice Côte d’Azur.

    5 000 dollars de dotation et un drone Parrot seront attribués aux lauréats par la ville de Nice.

  • L’Anap publie les « actes » de ses universités d’été 2016

    « Comment faire les bons choix pour améliorer ensemble la santé de nos territoires », telle était la thématique des universités d’été de l’Anap qui se sont tenues à Lyon les 2 et 3 septembre 2016. L’agence propose depuis le 5 septembre 2016 un document qui en reprend les principales contributions, conférences et ateliers.

    H&TI vous résume les principaux points abordés au cours de ces deux journées :

    Contributions

    Prendre en compte la parole des usagers et encourager l’élaboration de contributions citoyennes en santé

    • Connaître et comprendre les différents parcours de soins
      • « Quelle est la définition de cette notion ? De quels parcours parle-t-on ? Parcours de soins ? Parcours en santé ? Quand et comment intégrer ce parcours ? Autant de questions que se posent les usagers de santé et qui ont émergé lors des échanges ».
    • S’impliquer dans les décisions de santé
      • « La question de l’implication des usagers et citoyens dans les décisions de santé soulève différentes questions telles que les choix en santé, l’information nécessaire pour opérer des choix éclairés, l’implication dans des décisions individuelles mais aussi à l’échelle de la société ».

    Conférences et débats

    Pourquoi améliorer la santé de nos territoires ? Une vision d’hier… à aujourd’hui

    • Loi de santé, création des GHT : comment faire coopérer les acteurs au bénéfice d’une offre de santé de qualité sur un territoire ?
      • La création des Groupements hospitaliers de territoire (GHT) résulte de la reconnaissance d’une grande inégalité d’accès aux soins sur le territoire. « L’objectif est de sortir des parcours initiés et de mettre en place une égalité d’accès à des soins de qualité sur un territoire », précise J. Hubert.
    • Nouvelles molécules, révolution thérapeutique,maîtrises des dépenses : comment concilier innovation et accessibilité ?
      • La récente polémique sur la molécule Sofosbuvir qui traite l’hépatite C mais qui, compte-tenu de son caractère onéreux, n’est pas accessible à tous les malades concernés relance le débat sur la manière de concilier innovation et accessibilité. Autrement dit, la question est posée :« Comment faire mieux pour maintenir que tout soit accessible à tous ? »
    • 2017, la santé sera-t-elle un enjeu du débat politique ?
      • Pascal Terrasse, député de l’Ardèche, a donné sa vision de la place de la santé dans les débats politiques pour 2017. La sécurité et l’emploi sont au cœur des préoccupations actuelles. C’est pourquoi la santé semble moins présente. Pour autant, elle n’a été que très rarement omniprésente dans les débats politiques pour les présidentielles ; alors que pour les Français,les questions de santé sont une priorité.

    Ateliers de prospective

    • Les nouveaux modes d’information vont-ils modifier les comportements des usagers ?
      • Le numérique change la manière dont les patients sont informés sur leur santé. Les professionnels de santé peuvent en tirer parti pour améliorer les prises en charge, les fournisseurs d’information en santé doivent utiliser des critères de qualité de l’information pour la publier.
    • En quoi les enjeux de santé vont-ils façonner l’aménagement des territoires ?
      • L’enjeu de la santé de demain sera de combattre les inégalités d’accès à la santé en adaptant les offres aux besoins de chaque territoire. Une multiplicité de leviers sont envisageables.
    • Le traitement du cancer en hôpital de jour, en chirurgie ambulatoire et à domicile
      • Grâce aux progrès médicaux, le traitement d’un nombre croissant de cancers peut se faire sans devoir rester la nuit à l’hôpital : en « chirurgie ambulatoire », en « hôpital de jour » (HDJ) ou à domicile pour la chimiothérapie orale en médecine.
    • Comment le virage ambulatoire va révolutionner les pratiques ?
      • Le virage ambulatoire constitue une triple révolution : progrès thérapeutique (microchirurgie…), évolution des pratiques professionnelles (Récupération rapide après chirurgie-RRAC…) et transformation organisationnelle (chirurgie ambulatoire…). Cet atelier proposait de se projeter dans l’avenir en débattant sur ses conséquences sanitaires, sociales, architecturales et économiques.
    • Quelles solutions pour faire face à la prise en charge et à l’accompagnement du handicap en France ?
    • Que peuvent attendre les aînés de leur vie en santé au cours des 20 prochaines années ?
      • À travers une enquête européenne et une expérience de terrain, l’atelier a permis d’identifier les nouveaux besoins et les attentes des plus de 65 ans comparés au ressenti des plus jeunes vis-à-vis de leurs aînées. Il en ressort la nécessité d’adapter les offres de soins proposées et les structures d’accueil pour répondre à des besoins très personnalisés.
    • Territoires de soins, territoires et soins : qualité rime-t-elle toujours avec proximité ?
      • Cet atelier a mis en exergue la difficulté de définir et d’organiser l’équité spatiale en matière de soins tout en garantissant une qualité de prise en charge. Quels soins gardés en proximité ? Quel est le juste équilibre entre territoire de pouvoir et de savoir ? Quel rôle doivent jouer les nouvelles technologies dans la constitution des territoires ?
    • Le développement de la e-santé va-t-il à l’encontre de la logique des territoires ?
      • 80 milliards d’objets connectés en 2020, sans frontières ni territoires. La e-santé remet-elle en cause la Nouvelle Politique de Santé, qui inscrit l’organisation et le fonctionnement du système de santé dans un cadre territorial ?

    Ateliers de retour d’expériences

    • Impliquer les acteurs du territoire de santé dans une démarche parcours :l’expérience du grand Besançon pour les personnes âgées est-elle reproductible,et à quelles conditions ?
      • Le Pr Régis Aubry du CHU de Besançon et Hélène Dhuicq de l’ARS Bourgogne-Franche Comté ont fait part d’une expérience de terrain, menée par le biais d’une recherche-action autour d’une population de personnes âgées. Leur démarche fut initiée sur le constat de rupture de parcours et de la méconnaissance des acteurs entre eux.
    • Pari : un dispositif personnalisé de repérage et d’accompagnement des travailleurs indépendants âgés les plus fragiles
      • Le programme d’action pour une retraite indépendante (PARI), cible les retraités en matière de prévention (individu/entreprise) au travers d’actions personnalisées répondant à une logique de parcours au travers de la synergie entre différents partenaires. Le programme PARI vise à répondre à l’enjeu d’anticipation de la perte d’autonomie en détectant la fragilité des individus.
    • Organisations territoriales innovantes pour les soins dentaires des personnes en situation de handicap, tout âge et toutes déficiences confondues
      • Il existe de réelles difficultés d’accès aux soins bucco-dentaires des personnes en situation de handicap, pouvant être liées à l’accessibilité physique ou à des troubles du comportement ou relationnelles. Des chirurgiens-dentistes, des professionnels du médico-social et des personnes en situation de handicap se sont mobilisés au sein de leurs territoires pour construire des réponses adaptées aux besoins des personnes en situation de handicap.
    • La Cité de l’autonomie et de l’insertion :quand le parcours transcende les établissements
      • Quatre établissements et services d’enseignement, de formation, d’insertion professionnelle et rééducative mettent en commun sur un même site les compétences et les expertises des professionnels pour repenser l’approche « parcours » afin de mieux répondre aux besoins des enfants,des adolescents, et des jeunes adultes ainsi que de leur famille et des professionnels. C’est ainsi qu’a été pensée, par l’ASEI (Agir, soigner, éduquer, insérer), la Cité de l’Autonomie et de l’Insertion (CAI).
    • Odyssée : Améliorer ensemble la santé de nos concitoyens sur nos territoires
      • Le projet a débuté en 2006 par une initiative des professionnels libéraux. Le réseau était à l’origine orienté vers les soins palliatifs, la cancérologie. Il est désormais polyvalent. Odyssée est à l’origine un réseau de professionnels constitués entre « pairs » avec un fort ancrage territorial.
    • Une coopération public privé mutualité réussie et pérenne : le GCS Territorial Ardenne-Nord
      • Comment trois opérateurs que tout opposait sur un territoire sinistré ont pu, sous le pilotage serré mais réaliste de l’ARS, restructurer profondément l’offre MCO, SSR, EHPAD et HAD sans casse sociale et au bénéfice des patients et des usagers.

    Les ateliers débat

    • Faut-il avoir peur de la santé numérique ?
    • Le Territoire : nouvel échelon de la démocratie en santé ?
    • Professionnels de santé : quelle démographie pour quels métiers ?
    • Atelier débat : faut-il limiter le recours aux urgences ?
  • Maintien à domicile : un projet européen en phase pilote avec Viveris Technologies

    Le projet européen PhysioDom pour le maintien à domicile des personnes dépendantes entre dans sa phase pilote, précise le 22 septembre 2016 un communiqué de Viveris Technologies, partenaire du projet et spécialiste des problématiques médicales. Viveris a été choisi pour assurer la coordination technique de PhysioDom et travaille aujourd’hui sur le business model.

    525 patients et 200 professionnels de santé répartis en Espagne, Angleterre et aux Pays-Bas participent à la phase pilote du projet PhysioDom, plateforme mutualisable consacrée à la gestion du dossier de suivi à domicile.

    L’objectif est de faciliter l’organisation d’un réseau de services de proximité, sociaux et de santé tout en correspondant à tous les types de réseaux de services impliquant le domicile. Cette plate-forme a été élaborée pour prendre en charge jusqu’à 600 000 habitants, ce qui correspond à 12 000 domiciles équipés.

    PhysioDom, comment ça fonctionne ?

    Le dossier médical et social de chaque patient est rendu accessible aux professionnels sociaux et de santé grâce à cette plate-forme, opérant ainsi la simplification du suivi médical et social de ces derniers. Il est constitué de :

    • Capteurs communicants
    • Un raccordement au réseau domotique
    • Une box équipée du système PhysioDom, raccordée à la télévision du patient
    • Un accès au Dossier Suivi Domicile pour les professionnels agréés

    La télécommande de la télévision permet aux professionnels de naviguer à travers des menus déroulants, directement au domicile du patient, ainsi que d’avoir accès au dossier depuis leur cabinet, et pouvant le compléter depuis leurs ordinateurs. Les patients peuvent de leur côté en consulter les modifications à tout moment.

    PhysioDom offre ainsi la possibilité de

    • Superviser les besoins du patient à domicile
    • Superviser une population en lui offrant un coaching nutritionnel personnalisé
    • Gérer les échanges entre le domicile et les services de proximité
    • Assurer la sécurité et la confidentialité des échanges

  • Diabète : la HAS favorable au remboursement de l’appli Diabéo et du lecteur Freestyle Libre

    La Haute Autorité de Santé annonce le 20 septembre 2016 que sa Commission d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDIMTS) est favorable au remboursement de deux dispositifs médicaux innovants pour la mesure de la glycémie et l’accompagnement des diabétiques : Freestyle Libre, du laboratoire Abbott, et Diabéo de Sanofi.

    Si cet avis est suivi par l’Assurance Maladie, Diabéo sera la première appli médicale remboursée par la Sécurité sociale. Quant au remboursement des appareils permettant la mesure du glucose en continu, il est demandé depuis longtemps par les associations de patients diabétiques.

    Le diabète représente en outre un enjeu commercial majeur pour les laboratoires pharmaceutiques : si les ventes du traitement blockbuster de Sanofi contre le diabète, Lantus, ont engendré un chiffre d’affaires mondial de 6,390 milliards d’€ en 2015, son brevet européen est venu à expiration la même année.

    Simplification de la mesure du glucose avec Freestyle Libre

    Freestyle Libre est un dispositif médical composé d’un capteur transcutané que l’on fixe sur son bras, à remplacer tous les 14 jours, et d’un lecteur qui, au passage au-dessus du capteur, affiche le taux de glucose.

    La CNEDIMTS a « reconnu le progrès apporté par ce dispositif chez les patients nécessitant plus de trois autosurveillances glycémiques par jour et son intérêt de santé publique. Elle a précisé qu’il devait être réservé aux patients ayant reçu une éducation thérapeutique et une formation spécifique à son utilisation, avec un période d’essai d’au moins un mois afin de sélectionner les patients capables d’utiliser le système et de tolérer le capteur ».

    Diabéo, une appli pour améliorer l’accompagnement et le suivi du traitement

    Diabéo est une appli qui se compose d’un carnet de surveillance électronique permettant au patient de saisir ses mesures de glycémie, doses d’insuline injectées, alimentation, données d’activité physique… et de recevoir automatiquement des conseils adaptés. Elle permet également une surveillance et un accompagnement à distance par des médecins.

    La CNEDiMTS « a reconnu l’intérêt de cette solution de télésurveillance médicale pour les patients adultes diabétiques de type 1 qui ont des difficultés à équilibrer leur traitement en insuline, en précisant qu’une formation spécifique à l’utilisation de Diabéo était nécessaire. »

    En ce qui concerne le diabète de type 2, la CNEDIMTS attend les résultats d’une étude pour confirmer l’intérêt de Diabéo. Il en est de même pour les cas où la surveillance et le suivi sont assurés par des infirmiers.

  • Aide à domicile : 50M€ seront inscrits dans le PLFSS

    Le doublement du montant du fonds d’appui aux bonnes pratiques et d’aide à la restructuration des Services d’Aide et d’Accompagnement à domicile (SAAD) qui se montera ainsi à 50M€ a été annoncé par Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie auprès de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé. Cette annoncé relayée le 19 septembre 2016 par un communiqué du ministère, a été faite à l’occasion des Assises nationales de l’Aide à domicile. Cette disposition sera inscrite dans projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2017.

    Ce fonds est destiné aux conseils départementaux et aux SAAD qui s’engagent à respecter le Guide des utilisateurs. Un guide co-construit avec l’ensemble des acteurs du secteur, fédérations et départements. Il repose sur 3 piliers :
    – Le libre choix : la personne âgée doit être libre de choisir son intervenant à domicile; tout le monde n’est pas en capacité de devenir employeur ;
    – Le juste tarif : des services dont le coût de revient des interventions est pris en compte, dans le cadre de la tarification.
    – Les conditions de travail des professionnels de l’aide à domicile.