IOT

  • Été 2018 : le PRS Occitanie centré sur l’adaptabilité des services et l’empowerment du patient

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2018.

    Le projet régional de santé (PRS) Occitanie a été arrêté le 3 août 2018 par Monique Cavalier, directrice générale de l’Agence régionale de santé (ARS) Occitanie, pour être progressivement mis en place dès la rentrée 2018.

    Ce projet, qui résulte de réflexions menées en collaboration avec les instances de démocratie sanitaire et environ mille professionnels et usagers partenaires de l’ARS, porte l’ambition de réduire d’ici 2022 les inégalités face à la santé notamment au moyen du respect de 5 engagements.

    Parmi ces engagements, deux font appel pour leur réalisation à des innovations techniques ou organisationnelles. Il s’agit d’objectifs :
    – de renforcement de la coordination des acteurs, nécessaire pour mettre à disposition des usagers des services de santé adaptables à leur cas particulier ;
    – de renforcement de l’implication des patients dans le système de santé, afin de de les rendre acteurs de leur propre santé.

    « Renforcer la coordination des acteurs pour des prise en charge adaptées « 

    L’innovation au service de l’adaptabilité des services

    Dans un environnement cloisonné caractérisé par une démographie médicale défavorable, un des engagement de ce PRS est de réussir à proposer des réponses personnalisées au moyen d’une meilleure coordination des acteurs.

    Celle-ci doit s’appuyer sur 2 types d’avancées :

    • des innovations organisationnelles « permettant de renforcer la coordination entre professionnels et d’accompagner l’évolution des pratiques et des métiers » ;

    Un des objectifs de ce PRS est notamment de promouvoir la prise en charge ambulatoire des patients. Des formes organisées de prise en charge ambulatoire ont en effet vu le jour au cours de ces dernières années, formes dont ce projet doit s’inspirer.

    De plus, dans le champs du handicap en particulier, une meilleure articulation des réponses sanitaires et médicosociales est nécessaire : « Au-delà de la coordination, la démarche d’intégration vise à permettre d’améliorer l’efficience et la qualité des parcours, en jouant sur la subsidiarité, en évitant les redondances et en réduisant les dysfonctionnements et les ruptures », explique le PRS, inspiré par l’exemple des guichets intégrés à même de prendre en compte « l’intégralité des ressources d’un territoire, pour offrir des réponses harmonisées, complètes et centrées sur le besoin des personnes ».

    •  des innovations techniques : les usages du numérique se déploient dans le domaine de la santé par exemple sous la forme de la télémédecine, qui intéresse particulièrement l’ARS.

    En effet, la médecine permet non seulement de relier les structures sanitaires et médico-sociales entre elles, améliorant la coordination de la prise en charge des patients et de réduire l’inégalité d’accès aux soins entre les territoires, mais également, grâce aux objets connectés, de favoriser « l’autonomie, la sécurité et la qualité de vie des patients, dans le cadre du suivi des maladies chroniques, au domicile et en lien avec les professionnels de premier recours ».

    Exemples de projets concrets

    Concrètement, il est prévu que cet engagement mène :

    • au déploiement de la télémédecine ;
    • au développement des échanges entre ville et hôpital en sortie d’hospitalisation au moyen de procédés tels que la lettre de l’échange d’informations ;
    • à la promotion d’exercices permettant une meilleure synergie des compétences, au service du patient : promotion des microstructures de prise en charge des addictions, développement des lieux d’exercice associant les équipes des maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) et les centres médico-psychologiques (CMP), mise en place de pôles de compétences et de prestations externes, organisation de réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) en onco-hématologie, etc.

    « Accompagner la personne pour lui permettre d’être actrice de sa santé »

    Le patient comme acteur du système de santé

    Le concept « d’empowerment » en santé, c’est-à-dire de renforcement de la capacité de la personne à être actrice de sa santé, « s’est affirmé comme une clé de transformation majeure du système de santé, dans un contexte de développement des moyens d’information et de l’affirmation progressive du droit des usagers et de la citoyenneté des personnes handicapées dans le cadre législatif (loi du 2 janvier 2002, loi du 11 février 2005, etc.) », rappelle le cadre d’orientation stratégique du PRS Occitanie.

    Cette notion à la fois individuelle et collective, qui pousse à concevoir le système de santé comme une organisation apprenante adaptée aux besoins de chacun et favorisant la prise de décision éclairée, représente pour les patients un levier de préservation de leur propre autonomie, d’où sa place importante dans un PRS qui vise à réduire les inégalités de santé.

    Exemples de projets concrets

    Pour répondre à cet engagement d’empowerment, l’ARS prévoit de développer des projets à trois niveaux.

    • Le premier niveau concerne la compétence des patients en santé : accompagnement du suivi des adolescents diabétiques de leur traitement, programme d’éducation thérapeutique à destination des patients non dialysés atteints d’insuffisance rénale, etc.
    • Le deuxième niveau est centré sur l’appui aux aidants familiaux : extension de dispositifs de soutien à la parentalité des enfants et adolescents souffrant de troubles psychiques, création de structures de répits dans le champ du handicap, etc.
    • Le troisième niveau vise, en amont, à impliquer les usagers dans « l’élaboration et la mise en œuvre de programmes pédagogiques tant en direction des patients que des soignants ». « L’amélioration des organisations des soins par la mobilisation de patients partenaires » est également prévue par le PRS.

  • Été 2018 : ECHAlliance (Europe) et le CWCDH (Commonwealth) s’allient pour booster la e-santé

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.

    Fin juillet 2018, la société d’intérêt communautaire European Connected Health Alliance (ECHAlliance) et le Commonwealth Center for Digital Health (CWCDH) – lancé à Londres en avril 2018 par la Commonwealth Medical Association – ont annoncé avoir conclu un partenariat stratégique pour accélérer et superviser le déploiement international du secteur de la santé numérique à grande échelle, faciliter la collaboration pour les projets internationaux de e-santé et créer des opportunités économiques.

    La ECHAlliance et le CWCDH réunissent à eux deux 78 pays, avec une population combinée d’environ 3 milliards de personnes, soit 40 % de la population mondiale. En raison du nombre important de pays concernés, de leur diversité et des écarts plus ou moins important entre les pays au niveau du stade de développement du numérique atteint, cette union devrait faciliter l’identification, le partage et l’application des meilleures pratiques et innovations dans le domaine.

    Ce partenariat fournira également aux bailleurs de fonds publics et privés du secteur de la santé numérique un accès à un réseau international et à des organisations mondiales pour les aider à déployer la e-santé et à concevoir des services de santé durables et de qualité.

    « Nous avons beaucoup appris en créant les réseaux internationaux existants en Europe, au Canada et en Chine (source : IT News). Nous pensons également que le partenariat ouvre de véritables opportunités commerciales pour le commerce à double sens entre l’Europe et le Commonwealth (…) » .

  • Été 2018 : le GCS Alsace e-santé dresse le bilan de ses avancées dans le numérique en 2017

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2018.

    Dans son rapport d’activité 2017 (en lien ci-contre), publié fin juin 2018, le groupement de coopération sanitaire (GCS) Alsace e-santé dévoile son bilan de l’année écoulée mais aussi des dix années de collaboration entre l’instance et les acteurs de santé et du médico-social « autour de projets d’envergure [et] innovants », les trois GCS du Grand Est devant prochainement se rapprocher à travers la création du groupement région d’appuis au développement de la e-santé (Grades) dans le Grand Est.

    En ce qui concerne l’exercice 2017, Alsace e-santé revient sur les « dossiers phares » qu’elle a menés, soit :
    • pour le partage d’informations en biologie médicale : le déploiement du dossier médical partage (DMP), le lancement du service de partage Simaral et d’Albiom, un outil permettant aux patients de visualiser en ligne l’historique de leurs résultats d’examens de biologie médicale ;
    • pour l’échange d’informations médicales : l’installation d’une messagerie sécurisée de santé et la mise en place du projet EST 67 ;
    • pour la coordination des soins et l’orientation des patients : le lancement du site Sidocom et du projet de généralisation du déploiement de ViaTrajectoire Handicap sur le Grand Est ;
    • pour la description de l’offre de soins : l’interconnexion de Sante.fr avec le ROR Grand Est;
    • pour les réunions de concertation pluridisciplinaire : le lancement de la version 4.0 de e-RCP, un service informatisé et sécurisé de gestion et de production des fiches RCP ;
    • pour la veille juridique et l’accompagnement des membres de l’organisation : la poursuite du développement de Capssis, un service de conseil et d’accompagnement pour la sécurisation des systèmes d’information de santé.

    « Nous regrettons ,dans cet inventaire des projets concluants, l’absence de la télémédecine ainsi que de Télécical (plateforme de télémédecine dédiée à la cicatrisation des plaies complexes et chroniques), qui ont vu tous deux leurs financements compromis et n’ont pas trouvé leurs modèles économiques », ajoutent dans l’éditorial du document Jonathan Lotz et le Dr Pascal Charles, respectivement directeur et administrateur d’Alsace e-santé.

    Les deux responsables ont par ailleurs annoncé la création de l’Association pour la promotion du numérique en santé (APNS) afin de continuer à fédérer les membres d’Alsace e-santé.

    Principaux projets menés par Alsace e-santé en 2017

    • Janvier 2017 : déploiement du DMP auprès des assurés de 9 CPAM pilotes en France, dont celle du Bas-Rhin ;
    • 17 janvier 2017 : lancement du projet de généralisation du déploiement de ViaTrajectoire Handicap sur le Grand Est en présence de l’ARS Grand Est, de représentants des conseils départementaux et des MDPH ainsi que des GCS Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne ;
    • promotion des usages numériques : création du pôle « promotion des usages numériques » ;
    • 10 avril 2017 : e-RCP et DCC – lancement de la version 4.0 de e-RCP ;
    • juin 2017 :
      • EST 67 : l’ARS Grand Est est officiellement retenue à la suite de l’appel à projet de la Direction générale de l’offre de soins pour développer l’usage des messageries sécurisées de santé comme support de lettre de liaison et des résultats d’examens de biologie médicale ;
      • 20 juin : cérémonie de lancement du service de partage Simral ;
      • 26 juin : interconnexion de Sante.fr avec le ROR Grand Est ;
    • août 2017 : lancement du site www.sicodom.org ;
    • décembre 2017 : les résultats probants de l’expérimentation Télécical ont tous été partagés à la communauté scientifique francophone ;
    • 18 janvier 2018 : Capssis – atelier sur le programme d’échange sur les enjeux du numérique pour le médico-social (PReMS) sur le RGPD.

    Les services d’Alsace e-santé par profil d’utilisateurs

    À propos de la convergence des 3 GCS Grand Est

    En ce qui concerne les années à venir, le directeur d’Alsace e-santé, Jonathan Lotz, et l’administrateur du GCS, le Dr Pascal Charles, estiment « louable » la convergence des 3 GCS au sein d’un Grades mais précisent que, selon eux, « la tâche est complexe et n’est pas facilitée par les enjeux de pouvoirs perçus ».

    Création d’une Association pour la promotion du numérique en santé

    Les deux responsables annoncent par ailleurs qu’en raison de « la disparité de [l’]entité, il [leur] a semblé important de continuer à fédérer les membres d’Alsace e-santé en créant (…) l’APNS (Association pour la promotion du numérique en santé), dont la vocation est de préserver cette dynamique territoriale de concertation interprofessionnelle et de la mettre au service de la structure qui sera en charge de déployer et de porter les différents services. »

  • Été 2018 : le rapport d’Annie Vidal (LREM) sur la démarche qualité en Ehpad approuvé par la FNAQPA

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.

    La Fédération nationale avenir et qualité de vie des personnes âgées (FNAQPA), organisation représentative du secteur gérontologique, a communiqué à la fin du mois de juillet 2018 sa satisfaction quant aux propositions émises par la députée Annie Vidal (LREM) dans son rapport sur l’évolution de la démarche qualité en Ehpad adopté le 26 juillet 2018 par la commission des affaires sociales de l’Assemblé nationale.

    Parmi les impacts favorables que la fédération voit en la potentielle application des mesures formulées par Annie Vidal, l’harmonisation d’une démarche d’évaluation à la fois cohérente à l’échelle nationale et adaptée aux particularités de chaque établissement « rejoint pleinement la position de la FNAQPA ». Celle-ci affirme en effet défendre depuis longtemps l’évitement de « toute standardisation des réponses aux attentes ».
    Ces attentes, qu’elles soient émises par des professionnels ou par des patients, seraient par ailleurs prises en compte dans une démarche d’inclusion de l’ensemble des parties prenantes si les mesures proposées étaient mises en œuvre.

    De plus, la FNAQPA s’est affirmée « très favorable aux indicateurs d’impact et de résultat, afin de mettre en avant la performance et l’efficience dont font preuve [les] établissements ».

    Enfin, les propositions concernant l’augmentation de la communication et de la transparence, notamment à destination du grand public, rejoindraient également les positions de la FNAQPA, qui considère l’évaluation comme un « levier de valorisation de la qualité du travail [des] établissements, et de plus grande attractivité pour l’ensemble du secteur médico-social ».

  • Été 2018 : la FHF émet 16 recommandations d’actions pour le développement de la médecine polyvalente

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.

    La Fédération hospitalière de France (FHF) a rendu public le 17 juillet 2018 son rapport daté du mois de juin sur le développement de la médecine polyvalente à l’hôpital (en lien ci-contre). Elle y présente un état des lieux qualitatif de l’exercice de cette pratique et 16 recommandations d’actions pour que les centres hospitaliers puissent l’adopter plus facilement et que la formation des médecins soit possible et adaptée. « Le développement de la médecine polyvalente permettra de garantir une meilleure qualité des soins pour tous les patients », commente la FHF dans un communiqué.

    Parmi ses recommandations, la fédération exprime sa volonté « de ne pas diminuer le nombre de lits dans les services de médecine polyvalente post-urgences afin de ne pas fragiliser les filières en aval des services d’urgences ». Elle estime, par ailleurs, qu’il est « essentiel » de profiter de la mise en place des GHT pour faciliter le travail en réseau et renforcer « les liens fonctionnels des praticiens exerçant en structures de médecine polyvalente ou en SSR avec les services de médecine interne ».

    Le rapport a été établi à la suite d’une réflexion menée par un groupe d’experts sous la présidence du Professeur Philippe Morlat, chef de service de médecine interne et maladies infectieuses au CHU de Bordeaux. Au total, six réunions de travail ont été organisées entre février 2016 et juillet 2017, complétées par différents échanges réalisés au sein du conseil d’administration de la FHF au premier semestre 2018.

    Contexte

    La médecine hospitalière polyvalente recouvre diverses activités : services de médecine à prédominance post-urgences, services de soins de suite et réadaptation polyvalents, activité de médecine en milieu chirurgical, médecine somatique en centre hospitalier spécialisé et unité hospitalière de sécurité interrégionale.

    Selon la FHF, environ 3 500 praticiens, dont 500 à temps partiel, exercent la médecine polyvalente actuellement en France. Cette pratique n’est cependant pas reconnue par les autorités ordinales et n’est pas identifiée par une formation diplômante universitaire spécifique. Les praticiens l’exerçant ne sont sont donc pas reconnus comme des médecins spécialistes.

    Or, la médecine polyvalente hospitalière s’est fortement développée ces dernières années, souligne la fédération, « et le besoin de santé auquel elle répond est croissant ». Cette évolution s’explique notamment par l’évolution démographique de la population française et par les modifications de l’exercice de la médecine ambulatoire.

    L’exercice de cette pratique particulière représente « un enjeu notable pour les pouvoirs publics qui se doivent d’assurer la pérennité d’accès à des soins de qualité pour tous les citoyens quelle que soit leur situation sociale ou géographique », commente Frédéric Valletoux, président de la FHF (communiqué).

    Deux objectifs majeurs identifiés par la FHF

    Compte tenu de l’état actuel de la pratique de la médecine polyvalente en France, la Fédération identifie deux nécessités :

    • assurer « une formation adaptée pour les médecins appelés à répondre aux besoins de prise en charge des patients hospitalisés dans les services de médecine polyvalente, de SSR indifférenciés, ou justifiant de soins somatiques dans des services de chirurgie, psychiatrie ou de médecine hyperspécialisée » ;
    • assurer « une identité d’exercice professionnel et un développement professionnel continu (DPC) pour les praticiens en poste dans ces structures ».

    Synthèse des propositions émises par la FHF

    Afin de former des praticiens à l’exercice de la médecine polyvalente à l’hôpital, de favoriser leur exercice et de mieux répondre aux besoins de santé de la population, la Fédération hospitalière de France propose :

    Formation initiale

    • 1. de promouvoir les formations universitaires diplômantes de « médecine polyvalente hospitalière » auprès des internes dont la maquette d’enseignement de diplôme d’études spécialisées (DES) ne couvre pas ce domaine et qui souhaitent travailler dans ce champ d’exercice ;
    • 2. de mettre en place une formation spécialisée transversale (FST) de « médecine hospitalière polyvalente » accessible par spécialité aux étudiants de troisième cycle issus de différents DES ;
    • 3. d’augmenter le nombre d’internes au flux du DES de médecine interne dont la maquette de formation inclut les compétences nécessaires à l’exercice de la médecine polyvalente hospitalière ;
    • 4. de sensibiliser les internes inscrits au DES de gériatrie à l’exercice dans les services de médecine polyvalente à orientation gériatrique ;
    • 5. de prévoir un nombre suffisant de postes en médecine interne ou gériatrie lors de l’ouverture des accès à un deuxième DES (programmée à compter de 2021) ;
    • 6. de réaliser sous l’égide de l’Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS) une enquête démographique permettant d’établir les besoins précis de formation dans le domaine de la médecine polyvalente ;

    Organisation hospitalière

    • 7. de favoriser le regroupement au sein d’une même structure des activités de médecine polyvalente, de médecine interne et de court séjour gériatrique lorsqu’elles coexistent dans un même centre hospitalier ;
    • 8. de ne pas diminuer le nombre de lits dans les services de médecine polyvalente post-urgences afin de ne pas fragiliser les filières en aval des services d’urgences ;
    • 9. de créer des postes d’assistants spécialistes ou de praticiens pour assurer la prise en charge médicale dans les services de chirurgie et de médecine hyper spécialisée (en lien fonctionnel avec les services de médecine interne ou de gériatrie de proximité) et la prise en charge somatique dans les centres hospitaliers spécialisés ;
    • 10. de créer si nécessaire des équipes mobiles de « médecine hospitalière » ;
    • 11. de favoriser au niveau des GHT le travail en réseau des services de médecine polyvalente et des SSR polyvalents avec les services de médecine interne ou de gériatrie des hôpitaux voisins de plus grande taille. Ces liens fonctionnels peuvent aboutir à la création entre établissements de structures médicales fédératives ou communes (fédération médicale inter-hospitalière, pôle inter-établissements, voire équipe médicale commune) ;
    • 12. de proposer des conditions d’exercice à l’hôpital attractives tant d’un point de vue professionnel que personnel ;

    Développement professionnel continu

    • 13. de permettre l’adhésion des praticiens de médecine polyvalente aux sociétés savantes de médecine interne ou de gériatrie et de faciliter ainsi leur participation aux congrès et formations ;
    • 14. de mettre en place des partenariats entre ces sociétés savantes et la Fédération française de médecine polyvalente pour mener des actions de formation ;
    • 15. de faciliter l’accès des praticiens de médecine polyvalente à des formations universitaires diplômantes dans leur domaine d’exercice (cf recommandation n°1) ;
    • 16. de favoriser l’accès aux qualifications ordinales en médecine interne ou gériatrie des praticiens exerçant la médecine polyvalente hospitalière.
  • Été 2018 : lancement de l’appel à projets pour le Prix de l’innovation sociale maladies rares 2019

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité du mois d’août 2018.

    La Fondation Groupama a lancé par communiqué le 25 juillet 2018 et pour la 5ème année consécutive un appel à projets visant à décerner son Prix de l’Innovation sociale 2019.

    Un soutien financier d’une valeur de 20 000 euros sera alloué au projet lauréat, qui devra proposer une idée novatrice, « une action innovante, marquant une avancée significative ou une rupture permettant de changer la donne pour les personnes atteintes de maladies rares et de leur famille« , par exemple en contribuant à rompre l’isolement, à favoriser le lien social ou l’insertion professionnelle ou encore à aider au développement de l’éducation thérapeutique des enfants comme des adultes malades.

    Les dossiers doivent être déposés avant le 7 octobre 2018 sur le site officiel en lien ci-contre.

    Modalités de sélection

    Les porteurs des projets susceptibles d’être retenus peuvent être :

    • des associations ;
    • des entreprises ;
    • des équipes de recherche. 

    Par ailleurs, seuls les projets en phase de développement « industriel » pourront recevoir un soutien financier de la part de la Fondation Groupama.

    La sélection sera réalisée en deux temps :

    • des représentants d’associations de maladies rares et de Groupama sélectionneront un premier lot de projets ;
    • la sélection finale reviendra au conseil d’administration.

    Les résultats du prix seront communiqués au cours du mois de février 2019, lors de la soirée de la Fondation Groupama.

    Critères d’éligibilité et d’évaluation

    Pour être éligibles, les projets doivent, d’une part, être présentés par une structure à même de justifier son existence en France métropolitaine, et, d’autre part, concerner exclusivement les maladies rares (telles que définies par l’Organisation mondiale de la santé et recensées dans l’annuaire Orphanet) en s’inscrivant dans l’une des thématiques suivantes : « contribuer à rompre l’isolement« , « favoriser le lien social ou l’insertion professionnelle » ou « aider au développement de l’éducation thérapeutique du patient ».

    En outre, la Fondation Groupama évaluera les projets selon des critères :

    • d’innovation : « le projet doit apporter une réponse innovante à un besoin non satisfait » ;
    • d’ouverture : « il doit avoir une capacité de modélisation pour un transfert d’expertise et d’expérience à d’autres catégories de personnes ou de pathologies » ;
    • de faisabilité : « une étude approfondie quant à la faisabilité technique [du projet] » doit avoir été menée et la viabilité de son modèle économique justifiée ;
    • d’évaluation : « les modalités d’évaluation prévue à partir d’objectifs clairement définis » devront être précisés a priori par les porteurs de projets ;
    • de mise en œuvre : celle-ci devra avoir lieu dans les 24 mois consécutifs à la remise du prix.
  • Été 2018 : un expert health tech australien des maladies respiratoires va aider la Défense américaine

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité du mois d’août 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations du secteur de la e-santé sur le marché d’Asie-Pacifique.

    ResApp Health, une société australienne leader en santé numérique qui développe des applications mobiles pour le diagnostic et la prise en charge des maladies respiratoires, a annoncé le 16 août 2018 par communiqué avoir signé un partenariat avec Lockheed Martin, première entreprise américaine de défense et de sécurité, dans le cadre du programme Warfighter Analytics using Smartphones for Health (WASH) de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), une instance du département de la Défense des États-Unis en charge de la recherche et du développement des nouvelles technologies à usage militaire.

    L’objectif du programme WASH est de concevoir une suite logicielle visant à prédire l’état de préparation des combattants ainsi que les maladies chroniques et aiguës potentielles dans différents contextes, le tout en utilisant uniquement un téléphone portable standard et non des dispositifs médicaux spécialisés et coûteux.
    L’équipe bénéficiera de l’expertise de ResApp dans le développement d’algorithmes d’apprentissage automatique (machine learning) basés sur l’audio pour mesurer la santé respiratoire à l’aide de microphones pour smartphones.

    ResApp Health, dont plusieurs solutions sont actuellement testées en Australie et aux États-Unis, envisagent également un développement à l’échelle asiatique mais aussi au niveau européen.

    Deux études cliniques en cours en Australie et aux États-Unis

    ResApp Health élabore des algorithmes d’apprentissage automatique qui analysent le bruit de la respiration des personnes pour diagnostiquer et mesurer des affections respiratoires sans avoir besoin de matériel médical particulier.

    Des études cliniques actuellement en cours dans des hôpitaux majeurs des États-Unis et d’Australie ont démontré que ces dispositifs pouvaient conduire à un diagnostic précis de pneumonie, de bronchiolite, de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), d’asthme, de faux croup (laryngotrachéite) et d’infections des voies respiratoires supérieures.

    Deux projets sont actuellement testés par ResApp :

    • L’étude Breath Easy (Breathe-Easy Paediatric Study) fait l’objet d’une expérimentation au Joondalup Health Campus, le plus grand établissement de soins de la banlieue nord de Perth, en Australie, et au Princess Margaret Hospital for Children (PMH) de Perth. 681 patients pédiatriques participent à une évaluation de l’efficacité de l’application conçue par l’entreprise australienne pour le diagnostic de la maladie respiratoire aiguë chez l’enfant via l’analyse des sons émis au moment d’une toux.
      Les résultats sont attendus ce mois-ci, avant que ResApp ne procède à des soumissions réglementaires pour un déploiement en Australie et en Europe.
    • L’étude Smartcough-C-2 est quant à elle en cours aux États-Unis au sein du Massachusetts General Hospital, à la Cleveland Clinic et au Texas Children’s Hospital chez des enfants âgés de 29 jours à 12 ans présentant des signes ou des symptômes d’affections respiratoires aiguës. L’étude C-2 fait suite à l’étude Smartcough-C menée en 2017, qui n’avait pu aboutir en raison d’ »anomalies procédurales ».
      Smartcough-C-2 a entraîné plusieurs changements au sein des établissements de soins, notamment une formation améliorée du personnel hospitalier et l’intégration d’une application d’enregistrement produisant des données audio sur la toux de meilleure qualité.
      La société australienne espère que les résultats, attendus dans les semaines à venir, constitueront la base de sa présentation pour la pré-intégration de sa solution ResAppDx sur le marché américain.

    L’entreprise australienne a également obtenu de très bons résultats concernant le dépistage de l’apnée du sommeil dans une étude clinique de validation.

    ResApp : vers un développement en Europe et ailleurs en Asie

    ResApp Health a par ailleurs récemment annoncé avoir obtenu un brevet en Australie pour sa « méthode et son appareil de traitement des sons des patients » (« Method and Apparatus for Processing Patient Sounds« ), basés sur l’analyse de leur toux.

    La société a aussi reçu une autorisation de dépôt de brevet aux États-Unis et plusieurs de ses applications sont en attente d’approbation dans divers régions du monde (Europe, Japon, Chine et Corée du Sud).

    Les clients potentiels des produits conçus par ResApp sont, entre autres, des prestataires de soins spécialisés dans la télé-médecine, des services d’urgence et de soins primaires mais aussi des organisations humanitaires opérant dans les pays en développement.

  • FASN 2019 : « La cancérologie à l’heure du numérique », le 2 avril 2019, Paris

    Dans le cadre de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) 2019, l’entreprise de conseil stratégique en e-santé Care Insight organise le 2 avril 2019 à Paris, en partenariat avec Unicancer, un événement « 36 heures chrono » sur le thème de la cancérologie à l’ère du numérique afin d’accompagner la transformation numérique et organisationnelle de l’offre de soins. 

    Réussir le virage numérique en cancérologie est l’un des enjeux clé pour faire avancer la santé numérique. Transformations, nouveaux usages et parcours de soins ville-hôpital seront au cœur des discussions de ces Rencontres nationales de la santé numérique. Le programme mettra en lumière les retours d’expériences d’acteurs de santé sur les grands programmes et expérimentations déployés au sein des établissements de santé et sur les nouvelles formes de coordination mises en place pour les professionnels impliqués dans la prise en charge des patients atteints d’un cancer.

    La journée sera rythmée par des conférences et des ateliers experts, des challenge start-ups, des instants networking & matchmaking ainsi que des pitchs innovation…

    L’inscription, gratuite pour les professionnels de santé et les acteurs associatifs et institutionnels, doit être réalisée sur Faireavancerlasantenumerique.com.

    Programme

    9h00 Accueil

    9h20 -9h35 Introduction Care Insight & Unicancer

    • Pascale Flamant, déléguée générale, Unicancer
    • Sandrine Degos, Présidente, Care Insight

    10h45 -11h00 Pause café – Network

    10H20 -10h45 Keynote – « L’IA façonnera-t-elle le patient de demain ? » Réflexion philosophique autour de l’évolution des pratiques

    • Nicolas Rochet, data scientist, Lica (laboratoire d’intelligence artificielle et collective)

    9H35 -10h20 Agora – Réussir le virage numérique en cancérologie : transformations, nouveaux usages et parcours de soins ville-hôpital

    • Animatrice : Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight
    • Dr Emmanuel Briquet, membre du bureau de l’Union nationale hospitalière privée de cancérologie (AFC-UNHPC)
    • Pr Gilles Calais, président, FHF Cancer
    • Pr Norbert Ifrah, président, INCa (Institut national du cancer)
    • Pr Patrice Viens, président, Unicancer (à confirmer)

    11h00 -12h00 Les ateliers

    • LAB 1. L’impact de l’hyper-technicité sur la relation patient/médecin : quelle est la place de l’humain ?
      • Animatrice : Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight
      • Dominique Duquennoy, customer successand consulting director, Expert System
      • Camille Jean, maître de Conférences, LCPI, Arts et Métiers ParisTech
      • Dr Aline Sarradon-eck, chercheure, SESSTIM UMR 1252 (Sciences Economiques & Sociales de la Santé & Traitement de l’Information Médicale)
      • Aurélie Scheer-Danton, coordonnatrice du projet GlobuloQuest, Fédération Leucémie Espoir
    • LAB 2. Comment le numérique transforme-t-il l’organisation des soins ?
      • Animateur : Pascal Briot, directeur général adjoint, Centre Eugène-Marquis
      • Amélie Tora, E-health& healthcare consultant, Dedalus France
      • Claire Lenain, directrice de l’offre de service et de la communication, Asip Santé
      • Dr Nathalie Quenel-Tueux, oncologue, Institut Bergonié, porteur du Projet E-Dom Santé
      • Bénédicte Serradeil, directrice des achats, hôpital européen de Marseille
    • LAB 3. La transformation des métiers en cancérologie
      • Animatrice : Christelle Galvez, directrice des soins et des parcours de santé, Centre Léon Bérard
      • Dr Julien Edeline, MCU-PH Oncologie Médicale, Centre Eugène Marquis, Porteur du projet Approprie
      • Julien Guerin, Head of Health Data Factory, Institut Curie
      • Marie Lang, Directrice, GCS CNCR – Comité national de coordination de la recherche

    12H00 -12H30 Restitution des ateliers

    12H30 -13H45 Pause déjeuner – Network

    13H45 -14H15 Start-ups challenge

    Comité d’experts :

    • Sandrine Boucher, directrice de la stratégie médicale et performance, Unicancer
    • Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight
    • Joséphine Marie, chargée d’investissements, Fonds Patient Autonome, Bpifrance
    • Dr Jean-François Moulin, oncologue, Institut Paoli-Calmettes

    14h15 -14h55 Table ronde Cancérologie, Data & « Ethicsby design »

    • Animateur : Dr Jean-François Moulin, oncologue, Institut Paoli-Calmettes
    • David Gruson, membre du Comité de la chaire santé de Sciences Po Paris, fondateur de l’initiative Ethik-IA
    • Nicolas Rochet, data scientist, Lica (laboratoire d’intelligence artificielle et collective)
    • Pr Laurence Devillers, professeure à l’université Paris-Sorbonne et chercheuse au Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (Limsi) du CNRS

    14h55 -15h10 Start-ups challenge : annonce du lauréat

    15h10 -15h25 Pause café – network

    15h25 -15h45 Keynote – Quelle est la valeur ajoutée des outils numériques à l’expertise patient ?

    • Catherine Cerisey, fondatrice, Patients & Web

    15h45 -16h30 Table ronde – Des traitements sur mesure : data, analyse prédictive, personnalisation et efficacité du suivi

    • Animateur : Pr Alain Morel, responsable de la plateforme de génomique, Institut de cancérologie de l’Ouest
    • Dr Michel Angue, consultant Médical Senior, Parsek
    • Pr Fabrice Denis, oncologue et expert e-santé, Institut inter-régional de cancérologie Jean Bernard
    • Dr Pierre-Etienne Heudel, oncologue médical, Centre Léon Bérard
    • Dr Charlotte Ngo, chirurgien cancérologue, AP-HP

    16h30 -16h35 Clôture

    16h35 -17h00 Cocktail network

  • La construction du parcours de soins à l’aide des outils numériques (Créteil, le 13/09/2018)

    La Fondation FondaMental, qui organise chaque année un cycle de conférences destinées aux professionnels de la santé ainsi qu’aux chercheurs, proposera d’aborder le 13 septembre 2018 au sein du pôle de psychiatrie de l’hôpital Albert Chenevier de Créteil (94), la construction du parcours de soins à l’aide des outils numériques.

    Cette conférence, animée par Frédéric Durand-Salmon — CEO de BePATIENT — et soutenue par Otsuka Pharmaceutical France, Lundbeck France ainsi que l’Université Paris-Est Créteil, fait partie du cycle « Psychiatrie numérique, des outils connectés et des maladies mentales » visant à exposer comment des objets quotidiens tels que des smartphones et des tablettes peuvent devenir des supports de diagnostic, de suivi en temps réel et d’intervention auprès de patients de plus en plus acteurs de leurs soins.

  • Été 2018 : l’Anap publie un guide pour assurer le télésuivi des patients sous anticancéreux

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans les domaines « acteurs » et « écosystème ».

    L’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap) a publié le 27 juillet 2018 un guide présentant « un cadre commun de mise en œuvre » des dispositifs de e-santé pour le télésuivi des patients sous anticancéreux oraux (lien ci-contre).

    Le document se base sur sept retours d’expériences de centres hospitaliers et de centres de lutte contre le cancer (CLCC) ayant intégré de tels outils, analysés par un groupe de travail pluridisciplinaire dans l’optique de mieux comprendre « en quoi et comment le virage numérique peut faciliter la prise en charge coordonnée de [ces patients] ».
    « La (…) publication s’attache (…) à identifier les freins et les leviers de réussite pour déployer des dispositifs de e-santé », précise l’Anap.

    L’agence constate une « éclosion d’initiatives innovantes » reposant sur des dispositifs de e-santé, tels que des plateformes web et des jeux éducatifs, visant à connecter patients et professionnels de santé et assurer le suivi à distance des traitements. Cependant, elle note que le développement de ces outils pose diverses questions au niveau organisationnel, du pilotage et de la conduite de projets mais aussi technique et territorial.

    Une analyse des dispositifs de télésuivi déjà mis en place

    Parmi les retours d’expérience analysés par l’Anap figurent celui :

    • du Centre Jean Bernard du Mans, qui a mis en place l’application Moovcare (Sivan Innovation) ;

    • du Centre hospitalier privé de l’Europe (Port-Marly, Yvelines) : serious game ChimiOrale ;

    • du CLCC Léon-Bérard à Lyon : portail patients MyCLB ;

    • de l’Institut Paoli-Calmettes à Marseille et de l’Institut Sainte-Catherine à Avignon : pilulier connecté Thess.

    Pour chacun des programmes de télésuivi, l’Anap détaille dans sa publication les enseignements identifiés au niveau organisationnel et technique, du pilotage et de la conduite du projet, et présente une évaluation des outils de e-santé déployés.

    Elle estime que la mise en place de tels dispositifs pour le suivi des patients sous anticancéreux oraux « doit impérativement conjuguer deux volets indissociables » : la performance technique du dispositif et la coordination des acteurs.

    Un modèle organisationnel comme cible à atteindre

    L’Anap propose un « modèle organisationnel cible », à atteindre en vue de faciliter la circulation de l’information entre les patients et les professionnels de santé ville-hôpital, indiquant que le télésuivi doit s’inscrire « dans la complémentarité des recommandations professionnelles d’une prise en charge standard », qui comprend une primo-consultation longue par l’oncologue ou l’hématologue, une consultation infirmière et une consultation pharmaceutique.

    Le modèle organisationnel de l’agence présente l’articulation entre les composantes du parcours de soins du patient et les fonctions attendues de l’outil de e-santé. Parmi ces fonctions, elle cite :

    • le reporting des symptômes et des effets indésirables par les patients ;
    • la possibilité de poser des questions et de recevoir des commentaires personnalisés sur la gestion des symptômes ;
    • l’accès à des fiches d’information sur les médicaments ;
    • la possibilité de recevoir des précisions sur la conduite à adopter en cas d’oubli du médicament ;
    • l’accès à des sites d’information référencés et validés ;
    • l’enregistrement des données de suivi du traitement et le stockage des informations du dossier patient ;
    • l’accès à un plan de traitement personnalisé ;
    • une option de rappel de prise du médicament ;
    • l’accès au calendrier des rendez-vous médicaux et à l’annuaire des professionnels de santé à contacter.

    Faciliter le suivi des patients grâce à un algorithme d’aide à la décision

    Côté professionnels de santé, l’Anap indique que le dispositif de e-santé à pour but de « faciliter le [suivi] par les équipes soignantes à l’aide d’un algorithme d’aide à la décision validé [qui] doit permettre une gradation de la réponse au patient selon le grade de toxicité de sa thérapie orale ».

    Les professionnels de santé libéraux (médecins traitants, infirmiers libéraux, pharmaciens d’officine) doivent aussi avoir accès à des fiches d’information sur les anticancéreux oraux, à des protocoles de conduite à tenir en cas d’effets indésirables, aux coordonnées des équipes hospitalières et à un système de reporting vers les soignants hospitaliers.