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  • 49 M€ pour développer la e-santé au Gabon

    56 M$ (plus de 49 M€), c’est le montant du prêt accordé par la Banque Mondiale à travers la BIRD au Gabon pour accélérer le développement de la e-santé dans le pays. L’objectif est de permettre l’accès de toutes les strates de la population gabonaise aux soins de santé de qualité partout où elles se trouvent.

    Le développement de la e-santé au Gabon doit permettre de faciliter l’accès aux spécialistes, de pallier les longues distances nécessaires pour se rendre à l’hôpital en offrant la possibilité aux patients de consulter par internet, faire interpréter leurs symptômes, se faire prescrire des examens et obtenir un protocole de traitement adapté à sa pathologie.

    Les populations des zones rurales, en manque de spécialistes sont celles qui bénéficieront le plus de cette amélioration d’accès aux soins de santé.

    Le gouvernement gabonais développe et déploie également un nouveau SNIS, exploite les TIC afin de répondre aux besoins du personnel des cliniques et des gestionnaires du système de santé et d’améliorer la productivité des professionnels de santé, en termes de réduction des charges administratives et d’erreurs médicales.

    La mise en place du service e-santé, composante du projet eGabon, ensemble de services numériques orientés vers les populations, est assurée par le ministère de la Santé, en collaboration avec l’ ANINF et la CNAMGS.

  • Australie : une société de télécoms partenaire du gouvernement pour le dépistage du cancer

    Le ministère de la Santé australien a conclu fin mai 2016 un accord avec Telstra afin de créer un registre national du dépistage du cancer.

    Le programme se concentrera au départ sur deux maladies : le cancer de l’intestin et le cancer du col de l’utérus. Il devrait être opérationnel à partir de mai 2017.

    La création du registre national s’appuiera pour l’essentiel sur un traitement des données patients. Les détracteurs du projet s’inquiètent de cette exploitation de données sensibles par Telstra, un groupe spécialisé dans les télécoms.

    Dépistage du cancer : un budget de plus de 180 millions de dollars

    Le budget consacré à ce plan sera de 223 millions de dollars australiens (146 M€) sur cinq ans (4 mai 2016-30 juin 2021), indique à H&TI un porte-parole du ministère de la Santé australien.

    Une seule base de données, un dossier unique par patient

    Le plan prévoit de mieux gérer le dépistage du cancer de plus de 11 millions d’Australiens :

    • Le but premier est de regrouper le registre national sur le cancer de l’intestin et les huit autres registres d’États et de territoires sur le cancer du col de l’utérus existants.
      Pourquoi choisir de se focaliser sur uniquement deux maladies ? « Il n’y a pas de technologies appropriées en terme de rentabilité pour le dépistage de tous les cancers », répond le ministère de la Santé.
    • Telstra Health (filiale santé du groupe) rassemblera sur un seul et même support les données de différents acteurs du secteur, dont :
      – plusieurs organismes gouvernementaux, tels que My Health Record and Medicare – qui gère les dossiers de santé et d’assurance-maladie – ;
      – les médecins généralistes ;
      – les praticiens spécialisés ;
      – divers prestataires de santé privés et publics.

    « Le registre fournira une seule base de données avec un dossier unique par patient, a indiqué Cynthia Whelan. Les patients pourront accéder à leur dossier en ligne et, avec leur consentement, les médecins généralistes et les spécialistes auront accès depuis leur poste de travail aux données et aux dossiers des patients de n’importe quel État [australien] et de n’importe quel territoire [national]. »

    • Dans un second temps, le regroupement des données de dépistages liées à d’autres maladies, comme le mélanome, est envisagé.
      « L’une de nos exigences était que la plateforme ait la capacité d’être étendue à d’autres programmes de dépistage du cancer », ajoute le porte-parole du ministère interrogé.
    • Un centre de contact sera mis en place pour assister les médecins et les patients ainsi qu’un service de messagerie pour gérer la sensibilisation au dépistage et inciter la population à réaliser des tests.

    La protection des données personnelles en question

    Comment garantir la protection de ces informations personnelles ? C’est la question que se posent certains experts du secteur. Pourquoi le gouvernement australien « juge approprié de confier à une compagnie de télécom nos données médicales personnelles et les résultats de nos dépistages du cancer » ?, s’interroge notamment dans les colonnes de The Australian Antony Harrowell, conseiller en affaires et en nouvelles technologies (Huxxer Corporation).

    Telstra garantit la protection des données

    Le directeur général de Telstra Health, Shane Solomon, rassure les patients. « Le Pr Ruth Salom  et moi-même qui travaillons sur le projet sommes très sensibles aux questions relatives à la confidentialité et à la sécurité des données des patients (…) Notre engagement sur ce sujet est absolu. Nous avons conscience de la gravité des problèmes engendrés si ces informations sont utilisées à tort. » (The Australian Financial Review)

    Il rappelle qu’en remportant l’appel d’offres, Telstra s’est « engagé à respecter les normes de confidentialité très strictes imposées par le Commonwealth ». Le système utilisé pour l’exploitation des données doit, par exemple « atteindre un certain niveau de sécurité et toutes ces données doivent être stockées en Australie, ce qui est bien le cas ».

    Le gouvernement, seul détenteur des données recueillies

    Le gouvernement australien affirme qu’il n’avait pas les moyens de créer seul un registre national de dépistage du cancer.

    Il précise cependant que le Commonwealth sera l’unique possesseur de la propriété intellectuelle et des données de ce nouveau registre.
    « Toutes les données du registre seront [protégées] par des politiques gouvernementales strictes afin de prévenir toute mauvaise utilisation ou perte, explique à H&TI le ministère de la Santé. Pour ce faire, Telstra Health devra régulièrement effectuer des tests indépendants afin de démontrer que le système continue d’être au conforme au règlement en vigueur. De plus, toute utilisation des données du programme non liée au fonctionnement du registre sera rigoureusement interdite. »

  • Belgique : 3,25 M€ débloqués pour des applications santé

    3,25 M€ pour l’expérimentation d’applications numériques de santé: c’est le budget annoncé et débloqué le 8 Juin 2016 par la ministre de la Santé belge, Maggie De Block, pour 2016 et 2017.

    Fin Juin 2016 un appel à projets sera lancé sur l’établissement d’un cadre juridique autour de ces applications et une analyse du modèle de financement adapté.

    « Les applications santé constituent une situation gagnant-gagnant pour le patient et pour le prestataire de soins. Les patients peuvent suivre eux-mêmes leur santé en permanence mais également se faire suivre plus rapidement. Et la charge administrative pour les prestataires de soins va diminuer car ils pourront échanger des informations numériques beaucoup plus facilement et rapidement », a expliqué Maggie De Block.

    Le traitement du diabète, la santé mentale, les AVC aigus, les soins cardio-vasculaires, et les soins pour les patients souffrant de douleur chronique seront les cinq domaines privilégiés dans ces expérimentations d’applications santé.

  • eHealthWeek Amsterdam 2016 : Daniel Forslund reçoit le prix HIMSS du leadership en e-santé

    Daniel Forslund, commissaire à l’innovation et la e-santé de la ville de Stockholm, reçoit le prix HIMSS du leadership en e-santé le 8 Juin 2016, à l’occasion de la eHealthWeek qui se déroule à Amsterdam du 8 au 10 Juin 2016.

    Le Suédois a notamment mis en place le première stratégie en e-santé de la Suède en 2005 et 2006. Il est aussi celui qui a œuvré au sein du gouvernement suédois pour la pérennisation de cette stratégie pour les prochaines années.

    Il est également à l’origine du financement et de la mise en place du programme 3R, un des plus importants investissements dans le secteur de la e-santé en Suède, d’un montant de 240 M€. Ce programme a pour objectif de renouveler à grande échelle les systèmes de dossiers de santé informatiques de la ville de Stockholm et d’autres régions de Suède.

    Plus récemment, Daniel Forslund a lancé un nouveau service qui offrira aux patients de Stockholm et de sa région un accès sécurisé à leur dossier médical. Un service obligatoire pour tous les professionnels de santé, déployé à partir d’Octobre 2016.

    Christina Roosen, vice-présidente des affaires publiques de HIMSS Europe a déclaré à son sujet :

    • « Daniel a joué un rôle clé dans la e-santé en Suède et en Europe. « 
    • « Dans ses différentes fonctions tout au long de sa carrière, il a réussi à grandement influencer les autorités au plus haut niveau pour leur faire prendre conscience des enjeux que représentent les TIC dans le secteur de la santé. »
    • « Daniel a porté en personne la question au niveau des ministres de l’Union Européenne en produisant un rapport durant la présidence suédoise du Conseil Européen dès 2009. Ce rapport révélait les coûts générés par le manque d’investissements des gouvernements dans la e-santé. Depuis, il a laissé son empreinte en tant que commissaire à l’innovation au sein de la municipalité de Stockholm ».
  • Déficit de 5,2 Mds€ pour l’assurance maladie en 2016 (estimation CCSS)

    5,2 Mds€ en 2016, c’est le montant que devrait atteindre le déficit de la branche maladie de la Sécurité sociale, selon le rapport de la CCSS.

    Ce rapport présenté le 7 juin 2016 aux ministres de la Santé et du Budget estime que le déficit total de la Sécurité sociale devrait se réduire en 2016 à 9,1 Mds€, soit 600 M€ de mieux par rapport au prévisions du gouvernement.

    Mais malgré un Ondam fixé à 1,8%, le taux le plus bas depuis 1998, le déficit de la branche Maladie devrait rester supérieur à 5 Mds€, s’élevant à 5,2 Mds€. Cela représente une amélioration de 1 Md€ par rapport aux prévisions votées à l’automne 2015 dans le budget de la Sécurité sociale et 0,6 Md€ de moins qu’en 2015.

    Toutes les autres branches du régime général, retraites et accidents du travail, devraient enregistrer une amélioration et le déficit de la branche Famille devrait se réduire de 500 M€ par rapport à 2015.

    « Ces résultats montrent que la politique de maîtrise des dépenses de la Sécurité sociale porte ses fruits », a commenté Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé.

  • Complémentaires santé : une réforme de la fiscalité proposée par Terra Nova

    La mise en place d’un régime fiscal « plus favorable » aux complémentaires santé est proposée par Terra Nova (think-tank proche du PS) dans un rapport publié le 2 juin 2016. Ce régime serait lié à un engagement des mutuelles de:
    . ne pas refuser des assurés pour raison de santé
    . limiter à un écart de un à trois les cotisations à ses différents contrats
    . accompagner les patients dans leurs parcours de soins.

    L’auteur du rapport, Luc Pierron, conseiller de Thierry Beaudet, actuel président de la Mutuelle MGEN et candidat à la présidence de la Mutualité Française, souligne que « la taxe sur les adhérents à une complémentaire a augmenté de 658% en quinze ans, grimpant de 1,75% en 1999 à 13,27% en 2012 ».

    « L’État prend d’une main et redonne de l’autre, sans logique établie. Il prélève ainsi chaque année 4,2 milliards d’euros sur les contrats santé, et reverse en même temps 4,7 milliards d’euros par an d’aide à l’acquisition de ces mêmes contrats. Or, seule la moitié de ces aides est versée à des publics précaires, le reliquat bénéficiant à d’autres catégories de la population sur la seule base de leur statut professionnel», s’étonne Luc Pierron.

    Ce dernier ne précise pas le taux auquel serait ramené la fiscalité dans le cadre de la mise en place du régime « plus favorable » qu’il préconise.

    Terra Nova attaque également dans son rapport la réforme des contrats responsables, menée depuis 2013. Ceux-ci, qui représentent 96% du marché, bénéficient d’une fiscalité avantageuse en échange du respect de certains principes. Les remboursements des dépassements d’honoraires et des lunettes sont par exemple plafonnés. Mais ces plafonds «trop élevés, permettent de continuer d’accorder des garanties très généreuses», relève l’auteur du rapport qui ajoute: « à contrario, ces mêmes contrats responsables ne sont pas obligés de rembourser correctement les soins dentaires et d’audioprothèses, alors même que ce sont les complémentaires santé qui prennent principalement en charge ces soins ».

    Le rapport de Terra Nova souligne par ailleurs que « les pouvoirs publics devraient inciter les mutuelles, assurances santé et autres instituts de prévoyance à investir dans le système de santé, comme un centre de santé, un hôpital ou une maison de retraite »

  • L’agence du Numérique lancée par Emmanuel Macron et Axelle Lemaire le 07/06/2016

    L’agence du Numérique sera lancée le 7 juin 2016. Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, et Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat en charge du Numérique, seront présents lors de ce lancement.

    L’agence du Numérique « a vocation à mener des actions de terrains, concrètes, en proximité avec les entrepreneurs, les élus, les acteurs de la médiation numérique, dans une logique de désintermédiation et de connexion entre les acteurs », selon un communiqué du ministère de l’Economie.

  • E-santé : les principaux projets innovants financés par l’UE réunis dans un document

    « Qu’ont inventé les meilleurs cerveaux européens pour améliorer la santé et les soins à l’aide des TIC? », c’est la question posée par la Commission Européenne dans un document intitulé « Recherche et Innovation dans le champ des TIC appliqués à la santé et au bien-être, un tour d’horizon », mis à jour et publié début juin 2016.

    Pour répondre à cette question, le document réalisé par DG Connect, dresse la liste des projets en cours ou récemment terminés financés par l’Europe dans les domaines de la e-santé.

    • 14 projets dans le domaine des soins et du bien-être
    • 9 projets dans le domaine de l’innovation médicale

  • GHT mode d’emploi : un kit et un vade-mecum en 15 points-clés (DGOS)

    La DGOS propose un vade-mecum sur les GHT. Ce mode d’emploi détaille 15 points-clés de la réforme des GHT et contient un chapitre sur la convergence des SIH.

    Le vade-mecum fait partie d’un kit sur les GHT publié le 24 mai 2016 sur le site du Ministère des affaires sociales et de la Santé. Un guide plus complet est annoncé par la DGOS avant la fin de l’été 2016.

  • Recherche en santé : la Nouvelle-Zélande double son budget et s’intéresse de près au numérique

    La Nouvelle-Zélande va augmenter de 97 millions de dollars NZD (59 millions d’euros) sont budget dédié au financement de la recherche en santé au cours des quatre prochaines années, a annoncé le gouvernement en mai 2016.

    Il s’agit du « plus important coup de pouce donné [à ce secteur] dans l’histoire du pays », souligne Steven Joyce, le ministre néo-zélandais des Sciences et de l’Innovation.

    Recherche en santé : le budget augmentera de 56 % d’ici 2020

    Le montant annuel de l’enveloppe accordée au HRC augmentera de 56 % d’ici 2020 : de 77 millions NZD (47 millions d’euros) en 2015-2016, il passera à 120 millions NZD (73,5 millions d’euros) en 2019-2020.

    • « Cet investissement accru (…) témoigne de notre engagement à faire en sorte que la recherche en santé demeure une force pour la Nouvelle-Zélande », a déclaré le ministre de la Santé Jonathan Coleman lors de la présentation officielle du nouveau budget.
    • « Investir sur le marché de la recherche médicale est aussi une grande opportunité pour notre pays d’augmenter nos exportations à haute valeur ajoutée », a expliqué M. Joyce.
    • « Nous avons besoin d’un programme de recherche dans lequel les chercheurs, les agences gouvernementales et le secteur privé travaillent ensemble afin d’obtenir les meilleurs résultats », a-t-il ajouté.

    Objectif : offrir aux patients de nouveaux traitements, de nouveaux médicaments et de nouvelles technologies le plus rapidement possible.

    L’e-santé au cœur des priorités du gouvernement

    Le gouvernement néo-zélandais a par la même occasion publié le document dévoilant l’avancée des discussions sur l’élaboration d’une nouvelle stratégie dans le domaine de la recherche en santé.

    On y découvre, entre autres, que l’e-santé fait partie des priorités. Parmi les principaux objectifs annoncés :

    • identifier et prioriser les nouvelles technologies dans le domaine de la santé ;
    • optimiser l’utilisation combinée des données de santé ;
    • fournir un accès à une technologie de pointe de façon rapide, efficace et à moindre coût : une attention particulière sera accordée aux nanotechnologies et à la télémedecine ;
    • assurer la protection des données.

    En octobre 2015, le gouvernement a déclaré être en train d’élaborer avec le cabinet Deloitte un dossier national de santé électronique (EHR).