International

  • ARS : responsables e-santé et projets (hors socle minimum de services)

    Les ARS doivent, depuis une instruction de mai 2016, déployer en priorité un socle minimum de services en matière de e-santé, composé de :
    • la messagerie sécurisée de santé (MS Santé) ;
    • le dossier médical partagé (DMP) ;
    • le répertoire opérationnel des ressources (ROR) ;
    • le partage des images ;
    • la télémédecine.

    A cela s’ajoute le programme Paerpa ainsi que, pour certaines régions, l’expérimentation TSN et la mise en place de plateformes territoriales d’appui.

    Certaines ARS portent des projets supplémentaires : Health&Tech vous propose d’en retrouver la liste sous format synthétique, hors socle minimum de services, dans un contexte de renforcement du rôle des ARS auprès des GCS, avec la parution d’une instruction en février 2017 les incitant à se transformer en GIP.

  • Présidentielle : 72 % des Français estiment que les candidats ne parlent pas assez de santé (sondage)

    A l’occasion de la présentation des projets des candidats à la présidentielle en matière de santé qu’elle a organisée le 21 février 2017, La Mutualité française publie les résultats de l’enquête sur les attentes des Français dans ce domaine :

    • regard sur le système de santé ;
    • souhaits prioritaires pour le faire évoluer ;
    • attentes vis-à-vis de l’élection présidentielle de 2017 à cet égard.

    Cette enquête a été réalisée en ligne par Harris interactive du 30 janvier au 7 février 2017 sur un échantillon de 2 000 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas et redressement appliqués à plusieurs variables (sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

    Une inquiétude sur l’avenir du système de santé

    • 61% des Français considèrent que leur de système de santé fonctionne bien, mais 68% d’entre eux se montrent pessimistes quant à l’avenir de celui-ci.
    • 46 % estiment que le système s’est dégradé au cours des 5 dernières années (contre 11% estimant qu’il fonctionne mieux).
    • 68% d’entre eux se disent pessimistes pour l’avenir de leur système de santé alors que 32% s’avèrent confiants.

    La santé jugée trop peu présente dans la campagne

    • 3 Français sur 4 se déclarent intéressés par la campagne pour l’élection présidentielle de 2017 mais 72% estiment que les candidats ne parlent pas assez de santé.
    • En effet, seuls 27% des sondés pensent que les propositions des candidats correspondent à leurs préoccupations personnelles.

    Pour eux, les deux enjeux clés de ce campagne sont l’accès aux soins pour tous (32% de premier choix) et le financement de la protection sociale (29% de premier choix), devant la prise en charge des personnes dépendantes et la prévention en matière de santé.

    Le financement de la protection sociale

    • 85 % des Français estiment que le déficit de la Sécurité sociale est élevé, voire très élevé (38%).
    • Pour 73% d’entre eux, ce déficit peut même remettre en cause l’avenir de la Sécurité sociale.
    • 68% pensent qu’en moyenne cette dernière rembourse moins de 60% des dépenses de santé et que les soins seront moins bien remboursés à l’avenir.

    D’après l’enquête Harris interactive, de nombreux Français ont déjà le sentiment que leur « reste à charge » a augmenté depuis 5 ans, quel que soit le type de soins. Pour eux, la réduction du déficit de la Sécurité sociale passe en priorité par une meilleure organisation du système de santé (89% l’estiment prioritaire ou importante), la lutte contre les abus (88%) et le développement de la prévention (83%).

    En revanche, certaines mesures visant à réduire le déficit sont nettement moins populaires : l’augmentation des taxes ou des cotisations sociales des salariés est jugée prioritaire ou importante pour seulement 19% des sondés.

    L’accès aux soins

    • 52% des Français interrogés pensent que l’organisation actuelle du système de santé permet à toutes les personnes d’accéder à des soins de qualité.
    • 78% estiment facile d’obtenir un rendez-vous rapide avec un généraliste, et 22% pour un spécialiste.
    • Par ailleurs 77% d’entre eux se disent favorables à la généralisation du tiers payant.

    Les mesures jugées prioritaires pour améliorer l’accès aux soins sont l’implantation des médecins dans les déserts médicaux pour plus de 90% des sondés, et la limitation des dépassements d’honoraires par les professionnels de santé (87%). En revanche, la possibilité de se faire soigner dans un autre pays et la réduction des tarifs des généralistes ne sont pas considérés comme des leviers majeurs (39% et 40% seulement des Français estiment ces mesures prioritaires ou importantes, respectivement).

    Le maintien de l’autonomie : les Français insatisfaits

    • En moyenne, 63% des Français pensent que la prise en charge des personnes dépendantes et/ou vulnérables n’est aujourd’hui pas satisfaisante.
    • 58% d’entre eux estiment en effet que la prise en charge de la dépendance devrait peser davantage sur la Sécurité sociale que sur les proches.

    Pour les Français, les priorités sur ce sujet sont le développement de lieux adaptés aux personnes handicapées (privilégié à 92 %) et le maintien à domicile le plus longtemps possible (91%).

    Prévention, santé et environnement : une large adhésion des Français

    Les Français se montrent largement favorables à la plupart des actions de prévention, en particulier concernant le dépistage précoce de certaines maladies, jugé prioritaire ou important par 92% des sondés.

    Les complémentaires santé : les Français partagés

    Les Français interrogés se montrent partagés quant à la répartition idéale de la prise en charge des dépenses entre Sécurité sociale et mutuelles et les complémentaires santé :

    • 36% estiment que ces dépenses doivent être plus prises en charge par la Sécurité sociale, et moins par les mutuelles et autres complémentaires santé. 20% estiment l’inverse.
    • 42 % pensent que la répartition actuelle ne doit pas être modifiée.

    La santé du futur : une faible adhésion aux nouvelles technologies

    84% des Français admettent n’avoir jamais eu recours à un objet connecté pour se renseigner sur leur santé.

    Les sondés sont partagés concernant l’utilisation des nouvelles technologies dans les différentes pratiques de consultations et de soins (suivi quotidien à l’aide d’objets connectés, télémédecine, assistance par des robots etc.)

    Quant au partage de leurs données de santé aux mutuelles, les Français sont plus enclins à transmettre des informations médicales que des données relatives à leur vie quotidienne. Par ailleurs, les professionnels de santé, et dans une moindre mesure, les organismes publics, bénéficient de la confiance d’une majorité de Français (respectivement 79% et 55%) concernant le partage de données de santé personnelles via les nouvelles technologies.

  • Présidentielle : le renforcement de la prévention, la priorité commune à tous les candidats

    L’amélioration de la prévention est apparue comme une priorité de l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle venus exposer leurs propositions en matière de santé lors d’une matinée organisée par La Mutualité française le 21 février 2017. Les cinq candidats présents étaient, dans l’ordre de passage, Emmanuel Macron, Nicolas Dupont-Aignan, Benoît Hamon, Yannick Jadot et François Fillon.

    La lutte contre les déserts médicaux et la diminution du reste à charge ont également occupé une part importante des propositions.

    La télémédecine, quant à elle, a été mentionnée brièvement par François Fillon et Yannick Jadot. Emmanuel Macron est allé plus loin sur ce sujet, ainsi que sur la question de l’innovation en santé, avec un fonds dédié à son financement.

    Prévention : un constat commun, des solutions divergentes

    Emmanuel Macron : une « révolution de la prévention »

    Estimant que le « système de soins français est excellent mais que le système de santé n’est pas bon », Emmanuel Macron propose entre autres de diversifier les modes de rémunération des professionnels de santé pour mieux prendre en compte la prévention, lancer de grandes campagnes de prévention, et instaurer un service sanitaire de trois mois pour tous les étudiants en médecine afin qu’ils participent à des actions de prévention.

    Le remboursement à 100 % des prothèses auditives à l’horizon 2022 doit favoriser la prévention de la perte d’autonomie chez les personnes âgées.

    Nicolas Dupont-Aignant : « assurer la qualité de la prévention »

    Nicolas Dupont-Aignant axe notamment son programme sur le renforcement de la médecine scolaire, « délaissée depuis des années ».

    Benoît Hamon : répondre à la « transition épidémiologique »

    Face à l’augmentation des maladies chroniques, Benoît Hamon souhaite mettre en œuvre un programme de prévention autour de 5 axes :

    • la lutte contre les addictions
    • un plan alimentation, avec un renforcement de l’accès aux aliments issus de l’agriculture biologique ;
    • la lutte contre les perturbateurs endocriniens ;
    • la lutte contre les particules fines ;
    • la lutte contre la sédentarité, avec le remboursement par l’Assurance maladie de l’activité physique prescrite aux personnes souffrant de maladies chroniques.

    La constitutionnalisation des « communs » (eau, air) permettrait de financer des politiques publiques évitant de grands scandales sanitaires.

    Yannick Jadot : lutter contre les maladies liées à l’environnement

    Yannic Jadot a axé ses propositions sur la lutte contre les maladies liées à l’environnement. Il souhaite que 10 % des dépenses de santé aillent à la prévention.

    François Fillon : une consultation de prévention tous les deux ans

    François Fillon a centré ses propositions en matière de prévention sur l’instauration d’une consultation de prévention tous les deux ans, prise en charge par l’Assurance maladie.

    Le remboursement à 100 % des lunettes pour les enfants entre dans sa politique de prévention.

    Accès aux soins : maisons de santé, la télémédecine en support

    Les candidats ont appelé à un développement important des maisons de santé afin d’améliorer l’accès aux soins, à l’exception de Nicolas Dupont-Aignan, qui souhaite les réguler.

    Emmanuel Macron, Yannick Jadot et François Fillon ont également mentionné la télémédecine comme outil d’accès aux soins :

    • Emmanuel Macron appelle à « développer le numérique et la télémédecine » ;
    • Yannick Jadot propose des unités de base de premiers soins, avec des infirmiers participant à des actes de télémédecine ;
    • François Fillon propose de « garantir une offre de télémédecine sur tout le territoire » et de rembourser la téléconsultation médicale.

    Organisation des soins : territorialisation et priorité aux soins primaires

    Ouvrir les GHT

    Emmanuel Macron et François Fillon proposent d’ouvrir les GHT au secteur privé afin de mieux organiser les soins sur les territoires.

    Renforcer la place des médecins libéraux

    François Fillon souhaite que le système soit « fondé sur la médecine libérale » et que le rôle de la médecine de ville soit conforté, avec un médecin traitant « au cœur du parcours de soins ».

    Nicolas Dupont-Aignan propose d’assurer une médecine de proximité sur tout le territoire en augmentant le numerus clausus et en augmentant le tarif de la consultation en secteur 2. Pour lui, « on ne peut pas traiter la question de l’hôpital sans s’occuper d’abord de la médecine de ville ».

    Financement : diminuer les restes à charge et réformer la T2A

    Une volonté commune de diminuer les restes à charge

    L’ensemble des candidats s’accorde sur la diminution des restes à charge :

    • Emmanuel Macron souhaite un remboursement à 100 % des frais optiques, dentaires et auditifs d’ici 2022, et un tiers payant généralisable plutôt que généralisé ;
    • Nicolas Dupont-Aigan souhaite un remboursement à 100 % et un « coup d’arrêt aux dérives des assurances » ;
    • Benoît Hamon souhaite élargir l’accès à l’aide à la complémentaire santé ;
    • Yannick Jadot souhaite limiter les dépassements d’honoraires ;
    • François Fillon propose d’arriver à un reste à charge le plus proche possible de zéro pour les dépenses de santé les plus coûteuses pour les ménages.

    Revoir la T2A

    Trois candidats proposent de revenir sur la T2A :

    • Emmanuel Macron souhaite limiter la T2A à 50 % dans le financement des hôpitaux ;
    • Benoît Hamon propose de « revoir la T2A, qui ne convient pas pour tout » ;
    • Yannick Jadot propose de supprimer la T2A.

    Innovation : un plan de 5 milliards pour Macron

    Emmanuel Macron est le candidat qui a le plus insisté sur le rôle de l’innovation en santé :

    • création d’un fonds de 5 milliards d’euros pour financer l’innovation médicale ;
    • accompagnement du développement de l’innovation technologique, qui va « transformer la gestion de la dépendance ».

    François Fillon, de son côté, a proposé que l’Etat se désengage des entreprises dont il est actionnaire afin de créer un fonds permettant d’installer le haut débit sur l’ensemble du territoire et donc d’y donner accès à la télémédecine.

  • Asia Pacific: towards a digital surveillance model free to manage chronic diseases

    In a study published in January 2017, Frost & Sullivan (F&S) warns that there is a scarcity of sustainable business models in the field of remote patient monitoring (RPM) and mobile health (mHealth).

    Despite the increasing demand for products related to this sector, The US firm said that caregivers have always been looking for a business model that can best tap the monetization opportunities.

    F&S reported that « Asia-Pacific is moving towards a platform monitoring model for chronic disease management, wherein devices will be provided for free and the revenue will be generated from monitoring services and data insights, » said Frost & Sullivan Transformational Health Industry Analyst Shalani Andria.

    A refund system for telemedicine services?

    Home health monitoring market is expected to generate nearly $2.2 billion (€ 2.073 billion) by 2020 in APAC.

    « Despite the slow start to the market, savvy vendors are investing early as they detect potential for exponential growth once a funding model is established, » Shalani Andria said.

    According to Frost & Sullivan, the issue of a scarcity of sustainable business models in the mobile health sector has become more important with vendors increasingly establishing partnerships and joint ventures with telecommunications companies, healthcare providers, insurance companies, governments and other stakeholders of the industry. « The inherent risks in such relations can be mitigated by choosing a business model that can best tap the monetization opportunities, » the firm said.

    APAC Home Health Monitoring Market, Forecast for 2020, part of the Frost & Sullivan’s Connected Health Growth Partnership Subscription, finds that in Asia-Pacific, payers like insurance companies wille reimburse telemedicine services or will provide it for free to policy holders to reduce hospital admission claims.

    Other areas of the healthcare industry « covered by the subscription include health IT, 3D printing, video telemedicine and automation robots, implantable electronics, and eHealth ».

    Home care: there are inspiring business models in Asia-Pacific

    F&S believes there are significant opportunities in the Asia-Pacific region. Certainly, the region is faced with the heterogeneity heterogeneity in regulations for remote monitoring and data sharing in individual countries, and also with a lack of clarity on government support. However, once these barriers are overcome, health professionals can develop a sustainable ecosystem in terms of revenue generation and deliver end-to-end home monitoring support.

    The mHealth and RPM demand hotspots are India, China and Japan, which are becoming centers of business model innovation.

    • India: government is multiplying initiatives to improve access to technology throughout the continuum of care and is pursuing an open door policy towards international vendors.
    • China: the large size of the country and the development of the middle class with increased spending power are assets, Frost & Sullivan analyzed. The experts of the firm also noted that there is an increase in « international-local joint ventures in home care services due to the government’s privatization of home care services ».
    • Japan’s growing elderly population and the high rate of new technologies adoption are two key factors encouraging innovation in terms of business model in the field of home care.

    Moreover, collaborative initiatives like Australia’s National Telehealth Home Monitoring, South Korea’s National Telehealth Demonstration Project, or Singapore’s National Cardiac Monitoring,should drive the market for home health monitoring in APAC.

    « [Evolving] from being tech companies to being clinical service providers » (Shalani Andria, F&S)

    « Vendors are already incorporating Big Data, analytics and intelligence tools in home monitoring solutions, said Shalani Andria. They need to realize that the humanization of home monitoring solutions will continue to be an important factor in Asia-Pacific, and will have to evolve from being tech companies to being clinical service providers. »

  • Diabète : lancement d’un programme pour renforcer dépistage et éducation thérapeutique à la Réunion

    Une convention de partenariat permettant la mise en œuvre de 4 axes de lutte contre le diabète à la Réunion et à Mayotte a été signée par l’ARS Océan Indien et de nombreux partenaires locaux le 17 février 2017.

    Cette convention s’inscrit dans la lignée de la conférence de consensus installée en avril 2016 pour déterminer des référentiels d’intervention sur le diabète, dont la prévalence est particulièrement élevée à la Réunion (11,1 % de la population) et à Mayotte (9,1%).

    Les actions suivantes seront mises en œuvre à La Réunion et à Mayotte en 2017 :

    Observation

    Inscription de La Réunion dans deux études sur les personnes diabétiques et leurs comportements, pour adapter leur accompagnement et améliorer leur accès aux soins (ENTRED 3 – Échantillon National Témoin Représentatif des Personnes Diabétiques ; étude comportementale ORS Océan Indien).

    Dépistage du diabète

    • Encouragement des médecins généralistes à dépister le diabète chez leurs patients à risque, pour favoriser la prévention de l’entrée dans la maladie et ses complications et la prise en charge précoce.
    • Soutien aux opérations de dépistage collectif, en lien avec des actions de prévention et avec les médecins traitants.

    Prévention du diabète

    • Engagement d’une expérimentation pour accompagner 4 000 à 5 000 personnes pré-diabétiques, ou femmes ayant eu un diabète gestationnel, dans une activité physique régulière et dans l’adoption de comportements alimentaires sains pour éviter l’entrée dans la maladie.
    • Sélection des premiers quartiers pour déployer des programmes de promotion de la santé nutritionnelle.

    Éducation thérapeutique

    Ouverture d’un programme régional à destination des 4 000 personnes nouvellement diagnostiquées chaque année, pour leur apprendre à vivre avec la maladie, et en prévenir les complications.

  • 2 millions d’euros pour les 9 lauréats du « Concours handicap et innovation »

    2 millions d’euros, tel est le montant de l’ensemble des subventions allouées aux 9 lauréats du « Concours handicap et innovation : autonomie à tous les âgées de la vie et conception universelle », reçus le 15 février 2017 par Ségolène Neuville, secrétaire d’État auprès de la ministre des Affaires Sociales et de la Santé, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion.

    Ce concours, qui s’inscrit dans le cadre de l’action « Projets industriels d’avenir » du Programme d’investissements d’avenir, a pour objectif de soutenir le développement de PME et répondant aux besoins spécifiques des personnes en situation de handicap, pour encourager l’accessibilité, la stimulation cognitive, l’essor de la robotique d’assistance et de rééducation.

    Les projets devaient se fonder sur une innovation, technologique ou non. Les besoins spécifiques des personnes en situation de handicap demeurant souvent complexes à cerner et à prendre en compte pour les concepteurs, une attention particulière fut portée aux projets co-conçus et testés avec les usagers finaux.Ils pouvaient être en phase de recherche industrielle, de développement expérimental, voire d’industrialisation.

  • La prévention, axe fort du 3e rapport de l’INCa sur les avancées du plan cancer 2014-2019

    • Le potentiel exploitable des données de santé,
    • les quelques avancées de l’innovation,
    • l’amélioration de l’accès aux soins et des conditions de prise en charge des patients,
    • les nombreux efforts d’optimisation de la prévention,
    • la valorisation et le renforcement de la recherche,
    • les nombreux investissements et évolution des modèles de financement,
    • les progrès dans l’organisation des soins,

    tels sont points essentiels du 3e rapport de l’INCa sur la progression et l’avancement du plan cancer 2014-2019 publié le 14 février 2017.

    Adressé au président de la République, ce rapport établi par l’INCa pour le compte des ministres chargés de la santé et de la recherche dresse l’état de chacune des 208 actions du plan cancer, doté de 1,5 milliard d’euros.

    Articulé sur 4 axes « guérir plus de personnes malades », « préserver la continuité et la qualité de vie », « investir dans la prévention et la recherche » et « Optimiser le pilotage et les organisations » et à travers 17 objectifs, il permet également de faire le point sur la mise en œuvre du plan cancer par les ARS et propose une synthèse de son avancement sous forme de tableaux de suivi.

    Des données de santé mieux exploitées

    Les données minimales médicales, administratives, et organisationnelles requises lors des réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) en cancérologie ont été informatisées. Par ailleurs, de nombreuses nouvelles données ont été publiées :

    Publications

    • 8e édition des « Cancers en France »: les données et tendances dans les domaines de la recherche, des soins, des conséquences de la maladie, de la prévention et du dépistage, ainsi que les indicateurs épidémiologiques, sont rapportés de façon interactive.
    • Nouvelle version de la rubrique « Les données du cancer » sur le site de l’INCa à l’adresse http://lesdonnees.e-cancer.fr/: cette rubrique comporte 300 indicateurs, 100 fiches de synthèses et 650 projets de recherche financés par l’INCa et le ministère des Affaires sociales et de la Santé.
    • Synthèse des dernières données sur l’incidence et le dépistage du cancer du sein en France.
    • Premières données départementales d’incidence du cancer de la thyroïde.
    • Résultats de l’étude BIOMARQUEURS-France dans « The Lancet ».
    • Résultats d’une enquête dans 5 régions françaises sur l’accès aux tests moléculaires des mutations des gènes EGFR, RAS et BRAF.
    • Démarrage de 5 essais cliniques de phases précoces, sélectionnés dans le cadre du programme de partenariat public-privé avec des laboratoires pharmaceutiques.

    Innovation : quelques avancées

    • L’accès à l’innovation est porté à l’international et sa prise en compte évolue en France.
    • Un benchmark international sur l’innovation médicamenteuse a permis d’avancer vers l’évolution des dispositifs d’évaluation des médicaments anticancéreux.
    • Lancement du premier essai clinique entièrement dédié aux cancers pédiatriques « AcSé Esmart ».

    Une amélioration de l’accès aux soins et des conditions de prise en charge des patients

    • Les patients ont un meilleur accès à la médecine de précision grâce à une analyse des tumeurs plus complète, et la recherche est poursuivie pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et améliorer leur efficacité.
    • Avec le déploiement du NGS (séquençage haut débit) ciblé en 2015, plus de 10 000 patients ont bénéficié d’un examen de leur tumeur.
    • L’accompagnement des patients a été amélioré s’agissant des soins de support et de l’hospitalisation à domicile
    • Le patient ressource fait l’objet d’une expérimentation.
    • L’élargissement de l’accès au crédit et la réforme des services de santé au travail pour le maintien en emploi visent à diminuer l’impact du cancer sur la vie personnelle et professionnelle
    • L’accès à l’assurance et au crédit dans des conditions normales a été élargi.
    • Un accord-cadre avec le Collège de la médecine générale a été signé.

    A l’avenir, la définition d’un panier des soins oncologiques de support (SOS) permettra d’améliorer cet accompagnement.

    De nombreux efforts d’optimisation de la prévention

    • Un accent particulier a été mis sur la prévention tertiaire grâce à des outils d’aide à l’arrêt du tabac mis à la disposition des professionnels de santé pour les aider à accompagner leurs patients; et un appel à projets.
    • Le premier défi collectif de grande ampleur de santé publique avec mobilisation de la société civile contre le tabagisme avec « Moi(s) sans tabac » a eu lieu.
    • La communication a été renforcée sur la prévention primaire prioritaire, 40 % des cancers étant évitables.
    • Un parcours éducatif de santé est mis en œuvre pour les élèves de la maternelle au lycée depuis la rentrée 2016.
    • Une chaire dédiée à la recherche en prévention des cancers a été créée et un colloque international organisé pour soutenir le développement de la recherche interventionnelle.
    • La recherche, la surveillance et la gestion des cancers liés au travail ou à l’environnement ont fait l’objet de travaux pour prévenir et détecter des cancers.

    La valorisation et le renforcement de la recherche

    • Deux nouveaux programmes d’actions intégrées de recherche ont été lancés pour renforcer la recherche en cancérologie pédiatrique et sur les cancers du pancréas.
    • Un programme international, alliant six pays d’Afrique de l’Ouest, deux pays d’Asie du Sud-est et quatre pays du pourtour méditerranéen, favorise la recherche sur le cancer de l’utérus.
    • La connaissance du stade de développement du cancer au moment du diagnostic et celles des cancers pédiatriques a été améliorée.
    • Un appel d’offres pour l’acquisition des matériels dans les laboratoires et plateformes de recherche a été lancé.
    • Un colloque franco-américain pour valoriser la nouvelle génération de nanomédicine a été organisé.
    • L’étude Sicapro sur l’incidence des cancers par profession et par secteur d’activité a été lancée.

    De nombreux investissements et une évolution des modèles de financement

    • Les modèles de financement de la radiothérapie oncologique et de la consultation de primo-prescription en chimiothérapie orale évoluent : un recueil d’information sur les consultations a été mis en place pour évaluer et revaloriser les besoins de financement de ces deux activités.
    • 4 M€ ont été alloués aux établissements d’ HAD pour qu’ils puissent délivrer des traitements coûteux.
    • 3 M€ ont été alloués à 36 équipes pour accompagner la mise en œuvre & l’évaluation de la chirurgie ambulatoire.
    • Un fonds a été créé pour financer des mesures de lutte contre le tabagisme.

    Par ailleurs, l’expérimentation d’un nouveau modèle de financement de la radiothérapie oncologique est en cours.

    Des progrès dans l’organisation des soins

    • Des propositions de réorganisation régionale et territoriale des organisations de la cancérologie ont été établies par l’INCa.
    • Le bilan de l’expérimentation des infirmiers dédiés de coordination en cancérologie (IDEC) pour soutenir la coordination ville-hôpital est très positif.

    En outre, le déploiement d’une offre régionale adaptée aux spécificités des adolescents et jeunes adultes permettra de soutenir et adapter les soins et l’accompagnement.

  • Investissements d’avenir (PIA) : Alsace BioValley et Health Factory lancent les Défis Santé Numérique

    Health Factory et le pôle de compétitivité Alsace BioValley ont annoncé le 9 février 2017 avoir été retenus pour organiser des Défis Santé Numérique à l’échelon national dans le cadre du PIA.

    L’objectif de ce programme est de faire émerger des innovations dans le secteur du numérique en santé, fruits de collaboration entre grands groupes industriels, établissements de soins et start-up & PME.

    Le premier défi est lancé en février 2017.

    Modalités de participation

    Les acteurs de la santé (grands industriels, établissements de santé, assureurs, acteurs publics) sont invités à soumettre un défi Santé numérique pour résoudre l’une de leurs problématiques médicales sur le site : http://defis.santenumerique.co/

    Les start-up & PME innovantes pourront répondre à chaque défi proposé par un acteur de santé. Elles seront alors intégrées dans des consortiums collaboratifs, aux côtés des porteurs du défi.

    Chaque candidat ou consortium constitué déposera ensuite un dossier présentant son projet d’innovation, dossier qui sera étudié et évalué par un jury en fonction du caractère innovant et de la capacité à répondre à la problématique posée initialement.

    Les projets lauréats bénéficieront d’un financement jusqu’à 45 000 €.

    Le premier Défi santé numérique

    Lancé en février 2017, ce défi est porté par le Centre Henri Becquerel (Centre de Lutte contre le Cancer de Rouen).

    Défi à relever

    Au regard des besoins identifiés par les patients, leurs proches et les professionnels de santé, une solution numérique adaptée à la prise en charge des patients atteints de cancer et traités par chimiothérapie ambulatoire devrait comprendre l’ensemble des fonctionnalités suivantes :

    • permettre l’échange d’informations entre les patients et les professionnels de santé ;
    • assurer une remontée d’informations par les patients sous forme active et passive ;
    • assurer le décodage et l’encodage de l’information d’une façon compréhensible par son destinataire, professionnel ou patient ;
    • s’appuyer sur des systèmes experts d’intelligence artificielle pour aider à la priorisation, la redirection, la décision sur l’ensemble des flux d’information ;
    • assurer une interopérabilité satisfaisante avec les systèmes d’information tant hospitaliers que libéraux, y compris les portails dédiés aux patients.

    Calendrier

    • 28 février 2017 – Paris : présentation du défi & échanges au Numa
    • 23 mars 2017 – Strasbourg : présentation du défi & échanges à l’IRCAD
    • 10 avril 2017 : atelier de design-thinking au Numa
    • 20 avril 2017 : date limite de dépôt de la lettre d’intention
    • 31 mai 2017 : date limite de dépôt du dossier de candidature
    • 20 juin 2017 : audition devant le jury
    • début juillet 2017 : annonce des lauréats

    Tous les documents nécessaires sont téléchargeables sur le site http://defis.santenumerique.co/defi-chimio

    L’ensemble de ce programme est conçu et piloté par Alsace BioValley et Health Factory, financé par la DGE via Bpifrance et l’ASIP Santé, et soutenu par Alsace Innovation, le GCS Alsace e-santé et Rhenatic.

  • Big Data : les dix recommandations de la Commission européenne

    La Commission européenne a publié, en décembre 2016, une étude sur le Big Data en santé, dans laquelle elle émet 10 recommandations pour favoriser son déploiement. Elle présente également 10 initiatives exemplaires d’utilisation en Europe.

    Les dix recommandations de la commission européenne

    • Recommandation 1 – Sensibiliser le grand public : Développer et mettre en œuvre une stratégie de communication pour sensibiliser à la valeur ajoutée du Big Data et en promouvoir une image positive.
    • Recommandation 2 – Renforcer les compétences : Former aux métiers des sciences de la donnée pour répondre aux besoins en compétence des marchés émergents.
    • Recommandation 3 – Développer les sources de données de santé : Développer et diversifier les sources existantes de Big Data de la Santé et en découvrir de nouvelles, garantir leur qualité et assurer leur protection.
    • Recommandation 4 – Favoriser l’open data : Promouvoir l’accès et le partage des données sans compromettre le droit des patients à la protection de leur vie privée et à la confidentialité.
    • Recommandation 5 – Mieux se servir des données analysées : Appliquer de manière ciblée les résultats de l’analyse des données en se basant sur les besoins et les intérêts des parties prenantes, y compris des patients.
    • Recommandation 6 – Améliorer les méthodes d’analyse : Identifier les potentiels de l’analyse des données, améliorer les méthodes d’analyse et promouvoir l’utilisation de méthodes novatrices.
    • Recommandation 7 – Elaborer un cadre de gouvernance des données: Mettre en oeuvre des mécanismes de gouvernance qui assurent un accès et une utilisation équitable et en toute sécurité des Big Data pour la recherche médicale.
    • Recommandation 8 – Standardiser les normes : Développer des normes techniques pour les Big Data de la Santé afin de simplifier leur application et améliorer leur interopérabilité.
    • Recommandation 9 – Prévoir un financement dédié sous l’égide de la commission européenne : Assurer un investissement réfléchi guidé par la Commission Européenne afin de garantir rentabilité et durabilité.
    • Recommandation 10 – Harmoniser le cadre juridique: Clarifier et aligner les réglementations existantes sur la protection des données de santé.
  • ANSM : Appel à projets associations de patients et d’usagers du système de santé 2017

    Pour la sixième année consécutive, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) lance un appel à projets s’adressant aux associations de patients et autres usagers du système de santé. Cet appel à projets annuel vise à stimuler des initiatives associatives axées sur le bon usage et la réduction des risques liés aux produits de santé. Les réponses sont attendues pour le 6 avril 2017.

    L’appel à projets 2017 dispose d’une enveloppe budgétaire provisionnelle globale de 75 000 euros et s’adresse aux :

    • associations de personnes impliquées dans le soutien aux personnes malades ou aux personnes handicapées
    • associations d’aidants informels
    • associations de victimes
    • associations d’usagers ou de consommateurs dans la mesure où elles ont une implication avérée dans le domaine des produits de santé.

    La subvention maximale accordée par projet est de 30 000 euros. Les associations pourront choisir librement la thématique de leur choix sous réserve que les projets proposés s’inscrivent bien dans le champ d’intervention de l’ANSM.

    Les projets présentés pourront émaner d’une association, d’un collectif d’associations ou de plusieurs associations dans le cadre d’un projet collaboratif. Les associations de professionnels de santé ne sont pas éligibles.

    ->  Ensemble des documents sur l’appel à projets 2017, notamment les modalités de réponse

    Les projets devront être réalisés dans un délai maximum de 18 mois après l’attribution de la subvention.

    Date de clôture :  Le dossier doit être envoyé par courrier électronique et par courrier postal au plus tard le 6 avril 2017 à minuit  (cachet de La Poste faisant foi).

     Depuis la 1ere édition de cet appel à projets, 36 dossiers ont été retenus et financés.