Institutions

  • Surveillance des patients et big data : Medopad renforce sa présence à Singapour

    Le gouvernement britannique a annoncé fin mai 2018 qu’il aidait les entreprises prometteuses à conclure des accords à travers le monde, dont la société experte en intelligence artificielle et en technologie mobile Medopad.

    Courant mai, l’entreprise basée à Londres – spécialisée dans les applications de surveillance des patients et l’analyse de données – a signé deux nouveaux partenariats avec des organisations de soins à Singapour et aux Bahamas, créant ainsi 100 emplois en Grande-Bretagne.

    Le Département du commerce international soutient Medopad

    Le Département du commerce international britannique (DIT) a fourni ces derniers mois à Medopad des conseils et des orientations sur des questions techniques, de financement et de passation de marchés. Le directeur général de Medopad, Dan Vahdat, a déclaré que les recommandations du DIT avait aidé l’entreprise à mener à bien des « réunions cruciales ».

    Diabète : un partenariat avec l’agence singapourienne A*STAR

    Le réseau mondial du DIT a par ailleurs fourni à l’entreprise anglaise une assistance qui lui a permis de remporter un contrat avec l’Agence pour la science, la technologie et la recherche de Singapour, plus connue sous le nom d’« A*STAR ».

    À travers ce partenariat, Medopad développera conjointement avec l’organisme singapourien un outil de surveillance visant à mieux gérer le diabète pour 400 000 personnes, précise le site Digitalhealth.net.

    Medopad cherche aussi à s’étendre aux États-Unis. La société a récemment signé un protocole d’accord avec l’université américaine Johns Hopkins dans le but d’explorer de nouvelles solutions de soins utilisant le principe de l »apprentissage automatique (machine learning) et des technologies qui facilitent la surveillance des patients.

    Le DIT investit aussi dans une université chinoise

    TusPark, l’organisme de développement du parc scientifique de l’Université Tsinghua à Pékin, fait également partie des entreprises à avoir bénéficié d’une aide du Département du commerce international britannique. L’organisme gouvernemental a versé 8 millions de livres sterling (9 M. € ; 10,7 M. US$) pour financer la création d’un centre d’innovation à Newcastle, dans le nord-est de l’Angleterre.

    TusPark : 200 M. £ investis dans 5 bâtiments au Cambridge Science Park

    TusPark a récemment investi 200 millions de livres (229 M. € ; 267 M. US$) dans cinq nouveaux bâtiments au sein du Cambridge Science Park, le plus ancien parc scientifique du Royaume-Uni, créant directement quatorze emplois et offrant aux entreprises la possibilité d’en créer des milliers d’autres dans le cadre du projet.

    Le parc scientifique comprendra un « biohub » à la pointe de la technologie afin de permettre aux entreprises travaillant sur des produits et des technologies de santé innovants d’avoir accès à des laboratoires et à des espaces de bureaux.

  • Patient monitoring and big data : Medopad strengthens its presence in Singapore

    The UK government announced in late May 2018 that it has been supporting promising companies secure deals around the world, including British artificial intelligence and mobile technology firm Medopad.

    In May, the London-based company – specializing in patient monitoring applications and data analytics – signed two new partnerships with healthcare organizations in Singapore and  Bahamas, creating 100 jobs in Great Britain.

    The Department for International Trade supports Medopad

    The Department for International Trade (DIT) provided advice and guidance on technical, financing and contracting issues. Medopad’s Chief executive, Dan Vahdat, said that the guidance from DIT helped the company to ensure « crucial meetings ».

    Diabetes: a partnership with Singapore agency A*STAR

    DIT’s global network also provided assistance which allowed the UK firm to win a contract with Singapore’s Agency for Science, Technology and Research, better known as « A*STAR« .

    Through this partnership, Medopad and the Singapore organization will jointly develop a monitoring tool to better manage diabetes for 400,000 sufferers, Digitalhealth.net said.

    Medopad is also looking to expand into the United States. The company recently signed a Memorandum of Understanding with the US’s Johns Hopkins University in order to explore new healthcare solutions using machine learning and patient monitoring technologies.

    The DIT also invests in a Chinese university

    TusPark, the science park development body of Tsinghua University in Beijing, is also one of the company which have benefited from assistance from DIT. The UK organization has invested £8 million (€9m; US$10.7m) to create an innovation center in Newcastle, North East England.

    TusPark: £200 million invested in 5 buildings at Cambridge Science Park

    TusPark recently invested $200 million (€229m; US$267m) in five new buildings at Cambridge Science Park, the oldest science park in the United Kingdom, directly creating 14 jobs and offering companies the opportunity to create thousands more in the process.

    The Science Park will include a state-of-the-art « biohub » to provide companies working on innovative healthcare products and technologies with labs and office space.

  • Le Dossier « Les tendances 2018 de la Paris Healthcare Week » est désormais consultable sur HTI

    L’édition 2018 de la Paris Healthcare Week s’est achevée le jeudi 31 mai à l’issue de trois journées de présentations et d’échanges soutenus.

    Health & Tech Intelligence s’est mobilisée pour rendre compte en direct des temps forts de l’évènement, dominé notamment par les thématiques suivantes :
    – usages de l’intelligence artificielle en santé ;
    – avancées dans le domaine de la télémédecine ;
    – expérimentations organisationnelles et financières permises par l’article 51 de la LFSS et les dernières évolutions législatives ;
    – orientations stratégiques du ministère des Solidarités et de la Santé et de la Fédération Hospitalière de France, etc.

    Health & Tech Intelligence a également réalisé une série d’entretiens auprès d’industriels du domaine de la santé et de start-up innovantes. Il en a résulté une quinzaine d’articles, regroupés dans un « Dossier » que vous pourrez consulter sur la plateforme HTI à partir du mercredi 6 juin 2018.

    Pour consulter le dossier « Les temps forts de la Paris Healthcare Week 2018 », cliquez ici.

  • PHW18 : « Faire du patient un partenaire à part entière du système de santé », Agnès Buzyn

    Lors de la conférence inaugurale de la Paris Healthcare Week 2018, ce 29 mai 2018, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, a rappelé les axes prioritaires de son action :
    • catalyser un changement de culture vers plus de prévention ;
    • réduire le reste à charge des patients ;
    • faire de la télémédecine un levier de réduction des disparités d’accès aux soins ;
    • adopter des indicateurs de qualité et de sécurité pour 10 pathologies ;
    • replacer le patient au cœur du système de santé ;
    • favoriser l’usage des big data de l’intelligence artificielle et des innovations en santé.

    De nombreuses actions engagées en faveur de la transformation du système de santé depuis 2017

    Depuis sa prise de fonction en mai 2017, la ministre des Solidarités et de la Santé et ses partenaires ont rendu publics plusieurs plans d’action en faveur d’une reconfiguration du système de santé, à savoir la stratégie nationale de santé et le plan d’égal accès aux soins.

    Le plan « priorité prévention » est en cours d’élaboration. Sont également à l’étude des stratégies d’évolution du système de santé demandé par le Premier ministre, à la suite de son discours d’Eaubonne du 13 février 2018 sur la « stratégie de transformation du système de santé ».

    La situation budgétaire et financière des hôpitaux est préoccupante, rappelle la ministre : « nous devons tout faire pour y répondre, c’est l’enjeu de la transformation du système de santé ». Il convient, à cet effet, de « nous interroger sur les fondements de l’organisation du système de santé français et de mieux articuler les soins hospitaliers et de ville », poursuit-elle.

    Adopter des financements au parcours et au forfait dès 2019

    La Ministre en appelle à la « diversification des modes de rémunération » des professionnels de santé. Elle « souhaite ainsi des financements aux parcours, aux forfaits, qui soient de nature à favoriser la pertinence des soins ».

    Agnès Buzyn a confié à Jean-Marc Aubert, directeur de la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES), une mission sur l’évolution des modes de financement de l’ensemble du système de santé. Les résultats de cette mission seront intégrés au projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 et seront effectifs à compter de 2019.

    «Nous devons intégrer des actions de prévention à notre système de santé » 

    La Ministre travaille à la réorganisation du système de santé, dont elle a fait l’une des priorités de son ministère: « Nous devons mettre en œuvre un changement profond dans l’organisation de nos soins. L’essor des GHT (groupements hospitaliers de territoire) doit à ce titre se poursuivre ». Agnès Buzyn rappelle la nécessité d’améliorer la coopération et le décloisonnement entre les acteurs hospitaliers et les acteurs de ville et du secteur médico-social. Les actions de préventions seront valorisées.

    Le système de santé français est confronté à quatre transformations majeures

    Le système de santé subit de nombreuses pressions, rappelle la ministre : « des efforts seront nécessaires pour le maintenir à un haut niveau de performance ». Ses « faiblesses » sont attribuables à plusieurs facteurs : prévention insuffisante, lutte imparfaite contre les facteurs de risque, permanence des inégalités sociales de santé, etc.

    Agnès Buzyn énumère quatre transformations majeures auxquelles son administration s’efforce de répondre :

    • La transition épidémiologique : les patients sont plus âgés et atteints de pathologies chroniques parfois complexes qui nécessitent de repenser les parcours.
    • L’accès aux soins : les inégalités territoriales d’accès aux soins ne cessent de se creuser. Il convient à ce titre de « mieux réfléchir territorialement sur les filières de prises en charge » pour garantir à tous l’accès au système de santé, rappelle la Ministre.
    • Les évolutions scientifiques, techniques et numériques : les progrès en la matière se poursuivent : « il nous faut plus d’agilité et de réactivité » pour étendre la marge de manœuvre des industriels de santé et de la recherche publique, et pour donner aux professionnels de santé les moyens de s’approprier ces innovations.
    • Recentrer le système de soins autour du patient : « Nous ne pouvons négliger le savoir du patient atteint de maladies chroniques, parfois rares », affirme Agnès Buzyn, qui annonce ainsi vouloir faire du patient un « partenaire à part entière du système de santé ». 

    Agnès Buzyn rappelle les axes prioritaires de la stratégie nationale de santé  

    Amorcer le virage préventif du système de santé

    La Ministre veut insuffler un « changement de culture vers plus de prévention ». Ce changement doit être porté par tous les professionnels de santé. Les ministres de l’enseignement et de la santé ont à ce titre lancé le service sanitaire, le 26 février 2017, qui vise à familiariser les étudiants avec les outils de prévention et d’éducation à la santé pour leur exercice médical future. Effectif à la rentrée 2018, il concernera 47 000 étudiants en santé, appelés à devenir des « ambassadeurs de la prévention dans tous les milieux de vie ».

    Réduire le reste à charge des patients

    « Le reste à charge est trop important » : nous travaillons sur un panier de soins de qualité totalement pris en charge pour l’optique, le dentaire et l’audio prothèse :« Nous devrions aboutir avant la fin de l’année, à la mise en œuvre progressive du reste à charge zéro pour nos concitoyens », affirme-t-elle.

    Faire de la télémédecine un levier de réduction des inégalités d’accès aux soins

    Il est impératif de « faciliter l’accès aux soins ». Le plan d’égal accès aux soins lancé en octobre 2017 avec le Premier ministre constitue le dernier jalon d’une succession de plans de santé lancées par les ministres pour réduire les disparités d’accès aux soins. Agnès Buzyn souhaite notamment faire de la télémédecine et de la réorganisation territoriale, des leviers effectifs de réduction des inégalités territoriales de santé.

    La télémédecine est « l’une des avancées organisationnelles », inscrite dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018. La ministre précise que l’accord conventionnel est en cours de finalisation et va être signé prochainement. Il sera « transposé à l’hôpital dans les mêmes délais d’entrée en vigueur ».

    Adopter des indicateurs de qualité pour 10 pathologies

    La Ministre a demandé à la Haute autorité de santé d’élaborer des indicateurs de qualité de parcours qui porteront sur les 10 pathologies chroniques les plus fréquentes. Ces indicateurs seront rendus publics à la fin de l’année 2018.

    Favoriser les innovations en santé, l’usage du big data et de l’intelligence artificielle

    L’ innovation constitue le 4e axe de la stratégie nationale de santé. Il convient « tenir compte des apports des grandes données de santé et de l’intelligence artificielle », conformément aux orientations décrites par le président Emmanuel Macron dans son discours du 29 mars 2018.

    Le dossier médical partagé va être généralisé en septembre 2018 et permettra l’accès en ligne pour chacun des usagers du système de santé, à ses propres données médicales. Enfin, il convient d’engager le chantier de la dématérialisation de l’intégralité des prescriptions.

    La Paris Healthcare week a débuté le mardi 29 mai et se poursuit jusqu’au jeudi 31 mai 2018. Les équipes de Health & Tech Intelligence y participent et couvrent en direct l’évènement, dont le programme est consultable sur ce site internet. 

  • Chaire Avenir santé numérique : Mines Saint-Etienne va évaluer la performance des TIC en santé

    La Fondation de l’Avenir Pour la recherche médicale appliquée et l’Ecole des Mines Saint-Etienne ont signé le 23 avril 2018 une convention d’entrée de l’école dans la chaire Avenir Santé Numérique.

    La contribution du Centre Ingénierie et Santé (CIS) des Mines Saint-Etienne va porter sur l’évaluation de la performance des nouvelles technologies en santé.

    Pour rappel, la chaire, mise en place en janvier 2018 pour une durée de trois ans et portée par La Mutualité Française, l’Université de Paris-Est Créteil et des chercheurs affiliés à l’Inserm, se donne pour objectifs de “permettre le développement d’approches innovantes pour la conception de nouveaux produits, d’évaluer la performance d’une organisation de soins et d’évaluer l’émergence des modèles de soins intégrés avec des patients devenant acteurs-utilisateurs”.

    Le titulaire de la chaire est le Dr Tu Anh Duong, dermatologue au CHU Henri Mondor.

    Une convention pour l’évaluation de performances des filières de soins intégrant les TIC en santé

    La signature de la convention s’est déroulée en présence de Dominique Letourneau, président du directoire de la Fondation de l’Avenir, Maurice Ronat, président du groupe Eovi Mcd mutuelle, Rémi Bouvier, directeur général d’Eovi Mcd santé et services, et Pascal Ray, directeur des Mines Saint-Étienne.

    “Notre programme de recherche portera sur des aspects de modélisation de flux et filières de soins intégrant des nouvelles technologies en santé, évaluation de performances des filières de soins intégrant le numérique en santé (données de santé et prédiction)”, a expliqué Vincent Augusto, enseignant-chercheur au Centre Ingénierie et Santé (CIS), département Ingénierie des Systèmes de Soins et des Services de Santé (I4S) et référent École pour la chaire.

    « L’entrée de l’Ecole des Mines de Saint-Etienne dans la Chaire Santé Numérique représente une force de frappe intéressante en ingénierie santé qui se met au service de l’évaluation et de l’intégration de la santé numérique comme outil et objet de recherche », a précisé Dominique Letourneau. 

    Cette convention comprend une dotation triennale de 150 000 euros, ce qui permettra l’embauche au CIS d’un post-doctorant sur ces thématiques d’évaluation des dispositifs : efficacité et qualité des technologies telles que la téléconsultation, les connexions de suivi et de prévention de santé…

  • Des expériences en santé personnalisées, un des 11 principes pour préparer la santé 2030 selon l’IES

    Le Lab Santé de l’Institut Esprit service (IES) a réuni, mardi 22 mai 2018, des acteurs et écosystèmes (entreprises, universités, administrations, associations, experts, membres du Medef) autour de la question « Quelle santé d’ici 2030 ? ».

    Cette journée a été l’occasion de travailler ensemble, dans une démarche prospective, sur les questions de la e-santé, de la transformation des métiers de la santé, de la mutation des écosystèmes et de la gouvernance ou encore de la place de l’usager. 

    Le Lab Santé 2030 a émis onze lignes directrices : « plus que des propositions successives, celles-ci sont à prendre comme un tout pour accélérer la mise en œuvre d’un programme d’infusion, de transformation, d’accompagnement ».

    Parmi ces avis : « bénéficier des opportunités de l’IA dans le monde de la santé avec réalisme et sans effet de mode » ou encore « offrir des expériences en santé riches en services et personnalisées en fonction des problématiques individuelles ».

    11 lignes directrices pour préparer la santé 2030

    IA et données de santé

    1/ Remettre l’humain et la dimension relationnelle en priorité au cœur de l’expérience de santé, physique et digitale, et co-construire avec toutes les parties prenantes un parcours de vie efficient, évolutif et contextualisé, fiable et garant le plus longtemps possible d’une autonomie en bonne santé.

    2/ Faciliter une innovation en santé qui intègre les ruptures sociétales, technologiques et scientifiques le plus en amont possible pour accélérer les mutations internes au sein de chaque acteur, des écosystèmes et disposer d’une gouvernance efficiente.

    3/ Offrir des expériences en santé riches en services et personnalisées en fonction des problématiques individuelles et non plus seulement globales ou selon un modèle unique applicable à tous.

    4/ Travailler sur l’évolution des modèles économiques en santé et la couverture des territoires en favorisant les mutualisations, les interopérabilités, les modèles de financement et de revenus multi-sources, l’autonomie croissante des établissements.

    5/ Répondre aux enjeux et bénéficier des opportunités de l’intelligence artificielle dans le monde de la santé avec réalisme et sans effet de mode, tout en y introduisant des principes éthiques et de responsabilisation, de validation des algorithmes en lien avec le droit et la protection des données et des personnes.

    6/ Apporter des réponses cohérentes à l’ensemble des enjeux sur la donnée de santé,en particulier en termes de valorisation, collecte, analyse, prédictibilité, protection,transparence, régulation.

    Accompagner les mutations des métiers de la santé

    7/ Sensibiliser et former dès le plus jeune âge le citoyen à prendre soin de lui-même en tant que personne dans une politique volontariste d’éducation à la santé et de prévention.

    8/ Accompagner les mutations des métiers actuels, faciliter la création de nouveaux métiers complémentaires et substitutifs, intensifier pour les professionnels de santé les programmes d’acculturation et de formation au numérique, à la fois sous les angles technologiques, médicaux et d’usages.

    9/ Renforcer l’ouverture de la santé vers les autres secteurs d’activité dans un contexte d’internationalisation croissante pour notamment créer des synergies et accélérer l’intégration des ruptures technologiques, sociétales et économiques.

    10/ Amplifier les coopérations plurielles et internationales entre acteurs et les hybridations entre établissements publics et privés, associations, entreprises,monde académique, pour renforcer au plan européen nos écosystèmes de santé et généraliser les expérimentations réussies.

    11/ Mettre du sens, de la confiance, de l’éthique, de l’efficience, de l’équité et de la responsabilisation au cœur des enjeux de chaque acteur de santé en accélérant les transformations culturelles, managériales et organisationnelles.

  • Chine : le géant de la télémédecine Good Doctor entre en bourse à Hong Kong pour 934 M€ (1,12 Md USD)

    Le South China Morning Post a rapporté fin avril 2018 que Good Doctor (Ping An Insurance Group), la plus grande plateforme de soins en ligne de Chine, prévoyait une entrée en bourse sur le marché de Hong Kong. La société a annoncé qu’elle espèrait lever 8,77 milliards HKD (934 M € ; 1,12 Md USD) pour l’occasion.

    Si l’opération aboutit, il s’agirait pour Hong Kong de la plus importante entrée en bourse d’une entreprise basée sur internet depuis l’introduction de ZhongAn Online Property & Casualty Insurance en septembre 2017, qui avait alors levé 11,9 milliards HKD (1,3 Md € ; 1,5 Md USD).

    Good Doctor veut s’imposer sur la scène internationale

    Les actions ont commencé à être négociées sur le marché principal début mai.

    « Nous voulons utiliser les bénéfices de [l’OPI] pour développer notre activité et financer de futures acquisitions nationales et internationales », a déclaré Wang Tao, président et chef de la direction de l’application médicale Good Doctor.

    4,32 Mds HKD recueillis par les investisseurs principaux de Good Doctor

    Sept investisseurs de premier plan devraient recueillir 4,32 milliards HKD (460 M € ; 550 M. USD) : BlackRock (États-Unis), Capital Research and Management Company (États-Unis), le fonds d’investissement du gouvernement de Singapour GIC Private, le bureau d’investissement du régime de pensions du Canada, Pantai Juara Investments, qui est détenu en propriété exclusive par le fonds d’investissement du gouvernement malaisien, CT Bright Holdings, une unité d’investissement du conglomérat thaïlandais CP Pokphand, et Swiss Re Direct Investments Company.

    Citigroup et JP Morgan (États-Unis) feront office de co-sponsors.

    40 % du produit net servira à l’expansion de l’entreprise

    Selon les informations officielles, environ 40 % du produit net servira à l’expansion de l’entreprise, au niveau notamment de son commerce électronique, de l’embauche de professionnels de la santé mais aussi de la vente, de l’acquisition de nouveaux utilisateurs et du financement des activités de marketing.

    Un peu moins d’un tiers sera affecté au financement d’investissements ou d’acquisitions potentiels en Chine et à l’étranger ; un cinquième sera consacré à la recherche et au développement ; le reste servira à financer le fonds de roulement et les objectifs généraux de la société.

    Good Doctor : l’une des « licornes » chinoises les plus prometteuses

    Grâce à son équipe médicale interne et à des partenariats conclus avec des hôpitaux et des pharmacies, Good Doctor offre actuellement quatre services en ligne majeurs (des consultations avec des médecins mais aussi des services soins, de gestion de la santé et de bien-être) ainsi qu’un centre de santé en ligne où les acheteurs peuvent acheter des médicaments et des dispositifs médicaux.

    193 millions d’utilisateurs

    La filiale de Ping An Insurance Group est actuellement la plus grande plateforme médicale en ligne en Chine de par son nombre d’utilisateurs. Fin 2017, 193 millions d’utilisateurs étaient enregistrés sur l’application.

    Une croissance normale

    La société a enregistré une perte d’1 milliard de yuans ( 132 M. € ; 158 M. USD) en 2017, sa troisième perte annuelle, mais Lee Yuansiong, directeur général adjoint de Ping An Insurance Group, a déclaré que cela était normal pour une « licorne »* technologique en cours de développement.

    « Les licornes suivent habituellement quatre phases : la construction de scénarios, l’obtention de trafic[/d’utilisateurs], la génération de revenus et la génération de profits, a ajouté M. Lee. Good Doctor est toujours dans la phase d’obtention d’utilisateurs (…) »

    Il a par ailleurs indiqué que Ping An Insurance Group et Good Doctor coopéreraient étroitement sur les activités à venir et qu’il était optimiste sur l’évolution de l’application.

    * Une licorne (« Unicorn » en anglais) est une start-up valorisée à plus d’un milliard de dollars américain (836 M. €).

  • China: Telemedicine giant Ping An Good Doctor plans an IPO on the Hong Kong market for $1.12bn

    The South China Morning Post reported in late April 2018 that China’s largest online healthcare platform Good Doctor (Ping An Insurance Group) was planning an IPO on the Hong Kong market. The company has announced that it hopes to raise a flotation of HKD 8.77 billion (€934m; US$1.12b).

    If priced at the top, it could be the city’s biggest flotation by an internet-based business since ZhongAn Online Property & Casualty Insurance’s blockbuster IPO in September 2017 – the company raised HK$11.9 billion (€1.3bn; $1.5bn).

    Good Doctor wants to expand internationally

    Shares started trading on the main exchange on May.

    “We want to use the [IPO] proceeds to expand our business, and fund future domestic and overseas acquisitions,” said Wang Tao, chairman and chief executive officer of Good Doctor. 

    Good Doctor’s investors will put a combined HK$4.32 billion into the float

    Seven cornerstone investors will put a combined HK$4.32 billion (€460; US$550m) into the float: BlackRock (US), Capital Research and Management Company (US), the Singapore government’s investment fund GIC Private, Canada Pension Plan Investment Board, Pantai Juara Investments, which is owned by the Malaysian government’s investment fund, CT Bright Holdings, an investment unit of Thailand’s conglomerate CP Pokphand, and Swiss Re Direct Investments Company.

    Citigroup and JP Morgan (US) will act as the joint sponsors.

    40% of the net proceeds will be used to expand the business

    According to official information, about 40% of the net proceeds will be used to expand the business, including its e-commerce business, hiring sales and medical professionals, acquiring new users and funding marketing activities.

    Just under a third will be devoted to funding potential investments or acquisitions in China and abroad; a fifth will be allocated to research and development; the rest will be used for working capital and general corporate purposes.

    Good Doctor: one of the most promising Chinese « unicorns »

    Thanks to its in-house medical team and partnerships with hospitals and pharmacies outlets, Good Doctor offers four major online services (doctors consultations, consumer health care, healthcare management and wellness interaction) as well as an online health mall where shoppers can buy medicines and medical devices.

    193 million users

    The Ping An subsidiary is currently China’s largest online health care and medical platform by user numbers. At the end of 2017, 193 million users were registered on the application.

    A classic growth

    The company recorded a loss of 1 billion yuan (€132million euros; US$158m) in 2017, its third annual loss, but Lee Yuansiong, deputy chief executive officer for Ping An Insurance Group, said that this was normal for a tech « unicorn »* in its early phase.

    « Unicorns usually have four phases: building scenarios, obtaining traffic, generating revenue, and generating profit, » Mr Lee said. « Good Doctor is still in the obtaining users and traffic phase. »

    He also said that Ping An Insurance Group and Good Doctor will cooperate closely on businesses in future and that he was optimistic on the latter’s outlook.

    * A « unicorn » is a privately held startup company valued at over US$1 billion (€836m).

  • Ouverture des candidatures au Lab Santé, hackathon sur le thème de l’innovation en santé et de l’IA

    Avec le mécénat de la Fondation MACSF, Start Up Inside et l’Institut Pasteur organisent le Lab Santé : un hackathon ouvert à tous, qui se tiendra du 1er au 3 juin 2018, sur les thèmes de l’innovation en santé et de l’intelligence artificielle.

    Il réunira une soixantaine d’entrepreneurs de tous horizons : chercheurs, UX et UI designers, développeurs, data scientists, intrapreneurs de grands groupes et professionnels de santé.

    Des experts rejoindront une équipe pluridisciplinaire pour incuber un projet : de la problématique à la solution, en passant par un prototypage pour transformer une idée en start-up.

    Pour candidater, suivre ce lien.

    Plus d’informations auprès de Annie Cohen – 01 71 23 83 69 – annie.cohen@macsf.fr ou Aurélie Zanussi – 01 71 23 73 98 – aurelie.zanussi@macsf.fr

  • 2e édition du Forum franco-québécois de l’innovation en santé, Paris, 15-16 mai 2018

    La 2e édition du Forum franco-québécois de l’innovation en santé, organisée par Medicen Paris Région, Medteq, Aviesan et l’ensemble de leurs partenaires, se tiendra à Paris les 15 et 16 mai 2018.

    L’événement qui rassemble chercheurs académiques et cliniciens, universitaires, entreprises de toute taille, hôpitaux, pôles, organismes publics, investisseurs et experts, met à l’honneur les thématiques suivantes :
    • santé numérique ;
    • imagerie médicale ; 
    • écosystèmes d’innovation
    • biomatériaux et médecine régénératrice ;
    • santé musculo-squelettique et biomécanique.

    Tous les détails sont disponibles via ce lien.

    Informations pratiques

    L’inscription est gratuite.

    Contacts :

    Olivier Fontaine : ofontaine@medicen.org

    Alexandra Da Costa : adacosta@medicen.org

    Natasha Brachet : natasha.brachet@innovitech.com

    Edith Lamoureux : edith.lamoureux@economie.gouv.qc.ca

    Le programme

    • MARDI 15 MAI 2018

    8h00 ACCUEIL CAFE

    8h30 MOTS DE BIENVENUE Alexis GENIN, Head of Research and Technology Development, ICM ; Line BEAUCHAMP, Déléguée générale et représentante personnelle du premier ministre du Québec pour la Francophonie ; Claire GIRY, Directrice Générale Déléguée de l’Inserm, Jacques MILETTE, Président du Conseil d’Administration, MEDTEQ ;Christian LAJOUX, Président, Medicen Paris Region

    9h00 CONFÉRENCES INTRODUCTIVES

    Carl-Eric AUBIN, Professeur, Département génie mécanique, Polytechnique Montréal / Chercheur, CHU Sainte-Justine / Directeur exécutif et scientifique, Institut TransMedTech ; François BERTRAND, Professeur, Directeur Recherche, Innovation et Affaires Internationales, Institut TransMedTech, Polytechnique Montréal ; Franck LETHIMONNIER, Directeur Institut Technologies pour la Santé, Aviesan

    10H00 IMAGERIE DIAGNOSTIQUE ET INTERVENTIONNELLE – session québécoise

    Modérateur: Diane CÔTÉ, Présidente Directrice Générale, MEDTEQ

    Gilles SOULEZ, Professeur Titulaire, Directeur du Département de Radiologie, Radio-Oncologie et Médecine Nucléaire, Centre hospitalier Universitaire de Montréal; Samuel KADOURY, Professeur responsable de la Chaire de recherche du Canada en interventions assistées et imagerie médicale, Polytechnique Montréal ; Roger LECOMTE, Professeur titulaire, Université de Sherbrooke – Département de médecine nucléaire et de radiobiologie & Guillaume POIRIER, Président IR&T (Sherbrooke) – le point de vue de l’industriel

    11H00 PAUSE CAFÉ

    11H15 IMAGERIE DIAGNOSTIQUE ET INTERVENTIONNELLE – session française

    Modérateur: Pr Guy FRIJA (HEGP, AP-HP)

    Hélène VERNHET-KOVACSIK, PU-PH, Chef du Département de Radiologie, Centre Hospitalier Arnaud de Villeneuve de Montpellier ; Mickaël TANTER, Directeur de l’unité Physique des ondes pour la médecine, Directeur adjoint de l’Institut Langevin (Paris) ; Jérôme KNOPLIOCH, Chief Engineer, Director of Architecture, GE Healthcare (Buc)

    12H15 DÉJEUNER RÉSEAUTAGE

    13H30 SANTÉ NUMERIQUE – session québécoise

    Modérateur : François BERTRAND (Polytechnique Montréal)

    Alan EVANS, Professor of Neurology and Neurosurgery, Psychiatry and Biomedical Engineering, McGill, Scientific Director of Healthy Brains for Healthy Lives (à confirmer) ; Alexandre LE BOUTHILLIER, Fondateur d’Imagia

    14H30 APPROCHES TECHNOLOGIQUES – SANTÉ NUMÉRIQUE – session française

    Modérateur : Philippe GESNOUIN (EIT Health and EIT Digital, INRIA), Jean MARTY, PU-PH, Chef de pôle Réanimation & anesthésie, CHU Henri Mondor, AP-HP ; Xosé M FERNANDEZ, Chief Data Officer, Institut Curie ; Carlos JAIME, Country Manager France, InterSystems 

    15h30 RENCONTRES B2B En parallèle, visite des plateformes de l’ICM

    18h30 COCKTAIL RÉSEAUTAGE

    • MERCREDI 16 MAI 2018

    8h00    ACCUEIL CAFÉ

    8h30 SANTÉ MUSCULOSQUELETTIQUE – BIOMÉCANIQUE ET BIOLOGIE MOLÉCULAIRE – session québécoise

    Modérateur : Pr Carl-Eric AUBIN (Polytechnique Montréal)

    Antonio NANCI, Chaire de recherche du Canada en Tissus calcifiés, biomatériaux et imagerie structurale / Directeur du Département de stomatologie, Faculté de médecine dentaire, Université de Montréal ;  Maxime RAISON, Professeur agrégé au Département de génie mécanique, Polytechnique Montréal ;  Alain MOREAU, Professeur, Faculté de médecine dentaire et Chercheur CHU Sainte-Justine / Co-fondateur et directeur scientifique, Inception Therapeutic

    9H30 APPROCHES TECHNOLOGIQUES – MÉDECINE RÉGÉNÉRATRICE ET BIOMATÉRIAUX – session française

    Modérateur : Didier LETOURNEUR, Directeur, INSERM 1148, Laboratoire de Recherche Vasculaire Translationnelle, Hôpital Bichat (Paris)

    Emmanuel MARTINOD, PU-PH, Chirurgie thoracique et pulmonaire, Hôpital Avicenne, AP-HP (Bobigny) ; Alain LAMPROYE, Directeur Général, Laboratoire pharmaceutique YposKesi (Evry) ; Joelle AMEDEE, Directrice de recherche,  Laboratoire Inserm U1026, Université de Bordeaux, Bioingenierie Tissulaire (BioTis)

    10h30 PAUSE CAFÉ

    10h45 SESSION DE PITCHS ACADÉMIQUES / CLINIQUES

    12h00 DÉJEUNER RÉSEAUTAGE

    13h30 TABLE RONDE « LE QUÉBEC : UN ÉCOSYSTEME D’INNOVATION EN SANTÉ UNIQUE »

    Modérateur : Alexandre LE BOUTHILLIER, Fondateur d’Imagia

    Philippe JOUVET, Professeur titulaire, Chef du service des Soins Intensifs Pédiatriques et responsable scientifique de l’Unité d’évaluation des technologies et modes d’intervention en santé, CHU Sainte-Justine (Montréal) ; Jacques DE GUISE, Directeur du laboratoire de recherche en imagerie et orthopédie (LIO), CRCHUM (Montréal) ; Carl-Éric AUBIN, Professeur titulaire, Département de génie mécanique (Polytechnique Montréal), CHU Sainte-Justine, Directeur exécutif et scientifique de l’Institut TransMedTech (Montréal) ; Diane CÔTÉ, Présidente Directrice Générale, MEDTEQ (Montréal) ; Marie MEYNADIER, Présidente, EOS Imaging Montréal ; Don OLDS, CEO, Neomed Institute

    14h30 SESSION DE PITCHS INDUSTRIELS

    15h30 PAUSE CAFÉ

    15h45 TABLE RONDE « LE SYSTÈME D’INNOVATION FRANÇAIS »

    Modérateur : Représentant de Medicen Paris Region, Valérie VILGRAIN, PU-PH, Chef de service de radiologie, Hôpital Beaujon, AP-HP

    Christophe CANS, Directeur Senior Marketing stratégique, INSERM Transfert, Marc BONNEVILLE, Président de l’ARIIS – Alliance pour la Recherche et l’Innovation des Industries de Santé; Marco PINTORE, Délégué Général, Alsace BioValley ; Alexandre LE GUILCHER, Direction Innovation R&D, Evolucare Technologies ; Jean-Marc GROGNET, Directeur Génopole (Evry)

    16h45 CONCLUSIONS – MEDTEQ, Aviesan et Medicen Paris Région

    17h00 CLÔTURE DU FFQIS