Institutions

  • Le Cercle Galien recommande de former rapidement les PS à l’IA avec une vision européenne (rapport)

    « Former rapidement les professionnels de santé aux évolutions de l’intelligence artificielle (IA), des technologies numériques basées sur l’utilisation des algorithmes et des bases de données, et de la réglementation en la matière avec une vision européenne. » C’est l’une des 6 recommandations du Cercle Galien, présentée dans son rapport annuel 2019 « La région, pivot de la gouvernance – Système de santé : Que faut-il nationaliser ? Que faut-il décentraliser ?« , publié le 16 janvier 2020.

    Alors que le Prix Galien met en lumière les innovations disponibles pour les patients en France, le Cercle Galien a été fondé pour soulever les enjeux de l’innovation en santé, identifier ses impacts sur le système de soins et suggérer des réponses pour en assurer l’essor.

    Dans ce rapport 2019, le groupe de réflexion émet 6 recommandations : 
    • 1. mettre en œuvre une gouvernance régionale décisionnaire avec notamment la nomination d’un directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) irrévocable conjointement par la ministre de la Santé et le président du conseil régional, avec l’édition d’une feuille de route ;
    • 2. contractualiser avec les conseils régionaux pour porter des objectifs nationaux et mettre en œuvre des projets issus des territoires ;
    • 3. déployer des services de proximité ;
    • 4. généraliser au niveau régional des expérimentations locales sur le financement (forfaits, capitation, épisodes de soins…) ;
    • 5. coordonner le secteur médico-social départemental avec les régions afin de garder une cohérence dans les prises en charge et les parcours ;
    • 6. valoriser la data et l’intelligence artificielle, et accompagner les évolutions des métiers des professionnels de santé au niveau national.

    Sont par ailleurs mis en avant dans ce document des exemples de nouveaux dispositifs déployés depuis quelques années au Danemark, au Portugal et aux Pays-Bas concernant la prise en charge du diabète. Des modèles à même d’inspirer le système français selon le Cercle Galien. A contrario, le rapport revient en détail sur l’échec du projet de centralisation du système de soins en Finlande.

    Les 6 recommandations du Cercle Galien

    6. valoriser la data et l’intelligence artificielle, et accompagner les évolutions des métiers des professionnels de santé au niveau national :

    • former rapidement les professionnels de santé aux évolutions de l’intelligence artificielle (IA), des technologies numériques basées sur l’utilisation des algorithmes et des bases de données, et de la réglementation en la matière avec une vision européenne.

    1. mettre en œuvre une gouvernance régionale décisionnaire avec notamment la nomination d’un directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) irrévocable conjointement par la ministre de la Santé et le président du conseil régional, avec l’édition d’une feuille de route :

    • objectif : renforcer l’autonomie des acteurs de santé et leur capacité d’initiative et de coopération au service du parcours en faisant évoluer le rôle des ARS.

    Afin d’encourager une véritable coopération des acteurs, le Cercle Galien estime que le rôle des ARS doit évoluer « vers une dimension moins régulatrice, privilégiant davantage l’accompagnement et la facilitation des projets, tout en conservant en ligne de mire l’équité d’accès aux soins et à l’innovation ».

    2. contractualiser avec les conseils régionaux pour porter des objectifs nationaux et mettre en œuvre des projets issus des territoires :

    • faire notamment évoluer les projets régionaux de santé (PRS) pour s’adapter aux spécificités des bassins de population au sein de chaque région ;
    • donner aux régions des compétences et des marges de manœuvre fortes en matière de prévention en s’appuyant sur leurs spécificités épidémiologiques et les acteurs régionaux :
      • le cercle cite les prérogatives actuelles (enseignement secondaire et supérieur, formation professionnelle, apprentissage et alternance, transports…) comme exemples possibles pour la mise en place des actions de prévention « ambitieuses et efficaces ».

    3. déployer des services de proximité :

    • développer des équipes mobiles régionales dédiées à des priorités sanitaires afin de favoriser un accès aux soins dans tous les territoires en s’inspirant des expérimentations en cours :
      • exemple : projet d’équipe mobile de soins bucco-dentaires en Ehpad pour mettre en place une prise en charge quand l’offre de soins est insuffisante ou quand les déplacements sont impossibles en mixant les approches (consultations à distance grâce à la télémédecine, par exemple, et unités mobiles avec prise en charge au plus près des patients isolés) ;
    • élaborer des registres de données de santé et les analyser afin de proposer au niveau régional des organisations innovantes type parcours, avec des degrés de recours adaptés en s’appuyant sur les data et l’intelligence artificielle (IA) et rendre obligatoire l’interopérabilité des systèmes pour accroître le partage des données ;
    • organiser des concertations par région, puis nationales, des professionnels de santé sur ces questions de services de proximité et les parcours.

    4. généraliser au niveau régional des expérimentations locales sur le financement (forfaits, capitation, épisodes de soins…) :

    • qualité et pertinence doivent être les fils rouges de toute prise en charge dans une logique de parcours et à toutes les étapes du parcours, en privilégiant la logique de résultat et les bonnes pratiques médicales ;
    • faire émerger un véritable modèle économique pour des centres de santé de premier recours, qui répondent aux besoins de proximité des patients :
      • des initiatives intéressantes ont été déployées sur les territoires mais leur modèle économique demeure fragile. Pourtant, de telles structures de proximité sont attendues par les citoyens : composées d’une équipe pluridisciplinaire, appuyée sur des pratiques avancées pour libérer du temps médical, avec imagerie et biologie médicale sur place, elles répondent aux besoins et désengorgent les urgences ;
    • diversifier les modes de financement en allant vers des forfaits mixtes plus ambitieux que ceux mis en place actuellement afin de décloisonner les financements, permettant ainsi d’éviter des forfaits séparés entre ville et hôpital, entre privé et public, etc., pour accompagner les patients tout au long de leurs parcours de soins.

    5. coordonner le secteur médico-social départemental avec les régions afin de garder une cohérence dans les prises en charge et les parcours :

    • la région est le bon niveau de décentralisation du fait de sa taille critique pour penser le système de santé et le secteur médico-social, dans un cadre général fixé par l’État portant sur la lutte contre les inégalités et l’équité d’accès aux soins. La région constitue une unité de référence car elle investit à la fois dans la santé, dans la mobilité et le logement, des déterminants forts et à part entière de la santé des citoyens ;
    • favoriser une pleine appropriation des outils d’organisation de l’offre de santé et médico-sociale par les acteurs, en privilégiant la liberté d’initiative et les modèles innovants ;
    • avec la loi de santé se développent des outils prometteurs (hôpitaux de proximité, CPTS, etc.) : ils ne seront pleinement opérationnels que s’ils :
      • communiquent entre eux, proposent une vision moderne du système de santé (réponse fine aux besoins des territoires, développement du « hors les murs »…) ;
      • s’affranchissent d’une vision territoriale centrée sur les seuls GHT pour permettre la coopération de tous les acteurs sanitaires et médico-sociaux sans distinction de statut.
  • Team-up for start-up : contribuer au développement de projets health tech, le 28/01/2020 à Paris

    Bpifrance organise le 28 janvier 2020 à l’Institut Pasteur la soirée Team-up for start-up, l’occasion pour les acteurs du secteur (industriels, incubateurs, fonds, etc.) de rencontrer des start-ups health tech et de proposer leurs compétences pour accélérer le développement de ces jeunes sociétés.

    « Cet événement vise à offrir aux porteurs de projets et aux jeunes start-ups en incubation ou en accélération l’opportunité de rencontrer des personnes intéressées pour contribuer à leur développement comme ressource extérieure, associé ou co-fondateur potentiel« , précise Bpifrance sur son site web.

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires (nombre de place limité), sont à réaliser avant le 17 janvier 2020 par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Programme

    • 17h-18h : accueil des contributeurs

    • 18h-20h : pitchs des porteurs de projets (3 minutes chacun) suivis de discussion en table ouverte

  • 18ème Forum Paris Biotech Santé : « La France, start-up nation en santé ? », le 24/01/20 à Paris

    Paris Biotech Santé, un incubateur et une pépinière de start-ups innovantes en santé, organise son 18ème forum le 24 janvier 2020 sur la thématique « La France, start-up nation en santé ? ». Cette matinée sera rythmée par 2 tables rondes portant sur le financement des jeunes entreprises : la première sera centrée sur le marché français, la seconde sur l‘international.

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, sont à réaliser en ligne via ce lien.

    Programme

  • TakeCareShow 2020, journée nationale sur la e-santé : le 10 octobre à Reims (inscriptions ouvertes)

    La 3ème édition du TakeCareShow, journée nationale de la e-santé organisée par Innovhealth et Hélium, aura lieu le 10 octobre 2020 au Centre des congrès de Reims.

    Le TakeCareShow a pour objectif de rassembler l’ensemble des professionnels de la santé et de la e-santé (hôpitaux, assurances, mutuelles, fabriquant d’objets connectés, acteurs de la silver économie, etc.), qui présenteront les dernières technologies développées au niveau mondial.

    La journée est rythmée par des conférences, des débats et des tables rondes portant sur la santé de demain à échelle internationale. Pour l’édition 2020, un espace salon sera mis en place pour proposer aux professionnels et au grand public de découvrir les dernières innovations du secteur.

    Le programme détaillé de l’événement sera dévoilé ultérieurement. Les inscriptions, gratuites, sont d’ores et déjà ouvertes. Elles sont à réaliser en ligne en suivant ce lien.

  • Invitation H&TI Morning : Swedish health data strategy, le health data hub suédois (23/10/19)

    H&TI a le plaisir de vous inviter à une matinale dédiée à la data en Suède le 23 octobre 2019 au 103, rue de Grenelle à Paris de 10 heures à midi. Après la session portant sur le plan santé digitale du NHS, nous avons le plaisir de recevoir M. Lars Lindsköld, senior advisor healthcare à l’AI Innovation of Sweden, pilote du « health data hub » (HDH) suédois et auteur de AI and Machine Learning for Decision Support in Healthcare, édité en 2018.

    Il présentera notamment la stratégie mise en place pour centraliser les données, ainsi que les aspects techniques et les modes de financements des projets suédois et définira les clés de succès de la mise en œuvre. Nous nous interrogerons sur la transférabilité de ce modèle au moment où le HDH français va naître.
    Les échanges auront lieu en anglais.

    Pour vous inscrire, merci d’envoyer un mail à Azeline.martino@care-insight.fr.

  • La DGOS lance un nouvel AAP sur la convergence des SI des GHT (14 M€) – deadline le 18/11/19

    La DGOS lance un appel à projets (AAP) pour « soutenir la traduction opérationnelle » de la convergence des systèmes d’information (SI) des groupements hospitaliers de territoire (GHT). Dans une instruction datée du 6 septembre 2019 sont définis la répartition de l’enveloppe de 14 millions d’euros (2019-2020) entre les différentes régions, les thématiques éligibles, les montants forfaitaires pour chaque thématique, le calendrier de mise en œuvre de l’AAP et les modalités de gestion par les agences régionales de santé (ARS). Cette instruction est publiée en complément des mesures prises dans le cadre du programme Hop’en, précise la DGOS.

    Sont éligibles à l’accompagnement financier national 2019-2020 les opérations de convergence des SI hospitaliers suivantes :
    • la mise en place d’une équipe commune chargée des SI du GHT (thématique n°1) ;
    • l’outillage des fonctions support mises en commun au sein du GHT (thématique n°2) ;
    • la mise en place d’un socle technologique commun (thématique n°3).

    Le barème forfaitaire national par thématique est détaillé en annexe 1 de l’instruction.

    L’enveloppe sera déléguée en 2 temps : « 50 % dès 2019 de délégation des financements « aides à la contractualisation » et les sommes complémentaires lors des circulaires budgétaires de délégation des financements « aides à la contractualisation » (…), au regard de l’avancement des projets accompagnés. Les sommes non consommées pourront être réallouées à d’autres régions », est-il expliqué dans l’instruction.

    Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 18 novembre 2019. Les GHT peuvent répondre à l’appel en ligne (modalités précisées dans l’instruction). Les notifications seront adressées aux GHT le 2 décembre. Si leur candidature est retenue, « la première partie des financements (50 %) leur sera allouée dans les jours qui suivront, avant la fin de l’année », indique la DGOS.

    Des projets de convergence des SI des GHT sont menés depuis 2016

    Des projets de convergence des SI des établissements appartenant au groupement sont menés depuis 2016 dans le cadre de la mise en place des GHT.

    Pour rappel, le programme Hop’en succède au programme « Hôpital numérique », qui a dédié 400 millions d’euros à la modernisation des systèmes d’information hospitaliers (SIH) de 2012 à 2017.

    Ce programme est doté d’une enveloppe de 420 millions d’euros dans le cadre du grand plan d’investissement (GPI), notamment pour accélérer la transformation numérique des établissements de santé publics et privés. Pour les établissements publics, ces financements peuvent être alloués à un groupement hospitalier de territoire (GHT) ou à une partie des établissements (un ou plusieurs) du groupement.

    Une 1er AAP lancé en 2017 pour accompagner la mise en œuvre opérationnelle des projets médico-soignants partagés des GHT

    Fin 2017, la DGOS avait lancé un premier appel à projets (AAP) pour accompagner la mise en œuvre opérationnelle des projets médico-soignants partagés des GHT.

    Doté de 25 millions d’euros, il était réparti en 16 thématiques, dont 4 portaient sur les SI des GHT.

    Un appel à projet géré par chaque ARS

    Le présent AAP est géré par les ARS. Chacun d’entre elles dispose d’une enveloppe régionale disponible jusqu’à fin 2019 pour l’amorçage et fin 2020 pour l’usage. Cette enveloppe est calculée en fonction du volume d’activité des établissements publics de santé parties aux différents GHT (annexe 2).

    Chaque ARS « est chargée d’instruire les candidatures reçues et de sélectionner les projets qui seront accompagnés dans le respect des critères d’éligibilité, des conditions de financements présentées et selon ses propres procédures », indique la DGOS.

    Lors du processus de sélection, chaque ARS devra associer et informer les représentants locaux des établissements éligibles. Chaque agence est également chargée d’assurer le suivi des projets et de valider le paiement des tranches supplémentaires pour que les sommes afférentes puissent être déléguées, est-il précisé.

    La DGOS assure de son côté le suivi des délégations financières et le calendrier global de l’AAP. Elle est est ainsi responsable :

    • de la mise à disposition d’une plateforme permettant le dépôt et le suivi des dossiers ;
    • de la consolidation des éléments remontés par les ARS ;
    • du suivi du respect des enveloppes régionales par les ARS.

    Une enveloppe déléguée en 2 temps

    • Pour chaque projet (un même GHT peut être accompagné au titre de plusieurs projets), un financement d’amorçage est attribué dès la sélection du projet : ce premier financement forfaitaire s’élève à 50 % des sommes totales.
    • Les sommes restantes seront attribuées à mesure que les GHT concernés présenteront les éléments de preuve de l’atteinte de paliers définis. Ce sont les ARS qui définissent les modalités de suivi des projets et de vérification de l’atteinte des paliers en question.

    Modalités de candidature

    Les candidatures peuvent être envoyées jusqu’au 18 novembre 2019. Chaque GHT doit candidater auprès de l’ARS de laquelle relève son établissement support.

    Chaque GHT peut candidater pour plusieurs projets :

    • il peut s’agir de plusieurs projets relevant de la même thématique : par exemple, un GHT qui souhaite mettre en place à la fois un réseau de téléphonie commun mais aussi homogénéiser ses référentiels et nomenclatures, peut déposer 2 projets au titre de la thématique n° 1 ;
    • il peut s’agir de plusieurs projets correspondant à différentes thématiques.

    Le nombre de projets auxquels candidate chaque GHT, n’est pas limité.

    Critères d’éligibilité :

    Pour candidater, les GHT doivent remplir les critères d’éligibilité suivants et les justifier dans leur dossier de candidature sur l’outil de dépôt et/ou sur l’observatoire des systèmes d’information de santé (oSIS) selon les conditions :

    • le projet médical partagé et le projet de soins partagé ont été approuvés (la décision d’approbation des avenants concernés, par l’ARS concernée, peut par exemple être jointe au dossier) ou, à défaut, ont été transmis à l’ARS et fait l’objet d’un premier dialogue de gestion ;
    • le DSI de GHT est nommé (la décision de nomination de ce responsable peut par exemple être jointe au dossier) ;
    • l’ensemble des indicateurs des 3 onglets de la convergence GHT doivent être remplis sur oSIS ;
    • le schéma directeur des systèmes d’information du GHT a été validé, conforme aux objectifs du projet médical partagé.
      • Ce schéma directeur doit reprendre a minima les éléments de la fiche pratique 2 du guide méthodologique « Stratégie, optimisation et gestion commune d’un système d’information convergent d’un GHT » et présente en annexe 4 (cette fiche présente les éléments suivants : introduction au SDSI, état des lieux des différents SI, objectifs, le système d’information cible, les projets du schéma directeur, évaluation, pilotage du système d’information) et doit être déposé par l’établissement support sur l’oSIS dans l’espace dédié.

    « Chaque ARS peut définir, au regard de ces critères et d’éléments complémentaires définis régionalement en cohérence avec la politique nationale du numérique en santé, un cadre de candidature plus précis (notamment quant au contenu du dossier de candidature) », note la DGOS.

    Candidater :

    Les dossiers de candidatures doivent être déposés sur l’espace de candidature en ligne disponible pour sa région sur le site démarches-simplifiées (voir annexe 5). « Afin de pouvoir accéder à cet espace et remplir le formulaire de candidature, chaque GHT doit désigner le référent du projet qui pourra demander la création d’un compte usager directement sur le site », est-il indiqué.

    Les éléments complémentaires régionaux et les modalités de sélection des projets formalisés doivent être transmises par chaque ARS au bureau PF5 de la DGOS (dgos-si-ght@sante.gouv.fr) pour adaptation du formulaire de candidature à la région concernée.

    Modalités de sélection :

    Lors du processus de sélection, les ARS devront prêter une attention particulière :

    • à la robustesse et au réalisme des projets déposés ;
    • à la soutenabilité du projet, au terme de son financement par le présent dispositif (au regard notamment des dépenses pérennes et récurrentes induites) ;
    • à l’articulation avec d’autres modalités de financement ou d’accompagnement déjà octroyées ou envisagées, notamment du précédent appel à projet GHT.
  • Les Rendez-vous Carnot : la e-santé parmi les thématiques à l’honneur (16-17 octobre 2019, Paris)

    L’Association des instituts Carnot organise ses journées « Rendez-vous » les 16 et 17 octobre 2019 à Paris sur 2 thématiques, la santé et les machines intelligentes. TPE, PME, ETI et chercheurs sont conviés à l’événement pour rencontrer de potentiels futurs partenaires en santé et accélérer leur projets d’innovation R&D.

    « Les médicaments de demain ne seront ni découverts ni administrés comme ceux d’hier. La découverte des futurs médicaments reposera largement sur l’utilisation des technologies digitales, à commencer par l’intelligence artificielle (IA), contextualisent les organisateurs. La prise en charge thérapeutique des patients quant à elle, passera encore plus qu’aujourd’hui par la conjonction de l’administration d’un médicament et de l’utilisation de dispositifs médicaux. »

    Les expertises des équipes et des plateformes technologiques des instituts Carnot du consortium Findmed fournissent un support pour la maturation de projets de recherche innovants. Elles couvrent toute la chaîne de valeur du médicament et des dispositifs médicaux. « Ces ressources permettent à la fois une accélération des processus de découverte des médicaments et une personnalisation des traitements à chaque patient », commente l’association.

    Findmed associe également aux Rendez-vous Carnot 2019 les pôles de compétitivité en santé français. L’objectif est d’offrir plus d’opportunités aux PME dans le but de développer les synergies et les coopérations entre les différents acteurs de l’écosystème de l’innovation.

    Les inscriptions, pour prendre rendez-vous avec un expert de l’un des instituts Carnot du consortium Findmed ou d’un pôle de compétitivité, ou pour assister aux pitchs, doivent être réalisé sur le site Rdv-carnot.vimeet.events, accessible via ce lien.

    Au programme :

    • partnering : rencontre avec de potentiels futurs partenaires en santé et accélération des projets d’innovation !
    • sessions de pitch : présentation des expertises et des offres R&D des instituts Carnot membres du consortium Findmed destinées aux industriels ;
    • conférence : Findmed « From Drug to Drug+, to Medtech ». Damien Salauze, directeur des opérations Findmed , présentera la nouvelle dynamique de convergence du consortium destinée aux PME innovantes du médicament et des dispositifs médicaux.

    Des focus sont proposés par le réseau Carnot sur des espaces dédiés pour :

    • découvrir des innovations illustrant les réalisations permises par les dernières avancées scientifiques et technologiques ;
    • prendre connaissance des plateformes technologiques du réseau Carnot accessibles dans ces domaines ;
    • suivre les pitchs spécialisés d’experts ;
    • rencontrer des experts sur place ou sur rendez-vous en s’inscrivant en tant que porteur de projets d’innovation.

    Programme

    Mercredi 16 octobre 2019

    • 10h00 Oncopédiatrie
      • Sandy Azzi Hatem, Manager SIREDO – Chargée d’affaires Oncopédiatrie Carnot Curie Cancer
    • 10h15 Optimiser votre drugabilité
      • Pr. Aurélie Malzert-Fréon, CERMN, Université Caen Normandie Carnot I2C
    • 10h30 Collecte et analyse des données avec l’IA : comment aider les professionnels de la santé
      • Romain Farel, Chargé de partenariats industriels Carnot TN@UPSaclay
    • 10h45-10h50 Medicen Paris Région : Présentation du pôle de compétitivité Santé en Ile de France
      • Adélaide Larcher, Chargée d’affaires développement du réseau et des partenariats Medicen Paris Région
    • 11h05 Restauration de la fonction visuelle par thérapie optogénétique
      • Serge Picaud, Directeur de recherche INSERM, Institut de la Vision Carnot Voir et Entendre
    • 11h20 Offre R&D de positionnement partenarial de l’institut Carnot CALYM
      • Kevin Carvalho, Chargé de missions FINDMED Carnot CALYM
    • 11h35 Plateforme CIRE : service de chirurgie et d’imagerie in vivo dédié aux modèles ovins et porcins
      • Carnot France Futur Elevage
    • 11h50 BioValley France, provocateur d’innovation et cluster d’expérimentation
      • Guillaume Facchi, Coordinateur des programmes stratégiques BioValley France
    • 14h00 La plateforme du Carnot IPGG Microfluidique : un outil pluridisciplinaire pour la santé
      • Guillaume Laffite, Ingénieur de recherche Carnot IPGG Microfluidique
    • 14h15 La spectrométrie de masse : un nouvel outil pour le diagnostic médical
      • Pr. Carlos Afonso, Professeur des Universités, Université Caen Normandie Carnot I2C
    • 14h30 Big Data et médecine de précision
      • Timothé Cynober, Chargé d’affaires Data Science Carnot Curie-Cancer
    • 14h45 Atlanpole Biothérapie
      • Nicolas Siami, Chargé de missions Atlanpole Biothérapie
    • 14h50 Plateforme GALA : une offre technologique pour la conception et le développement d’une galénique avancée
      • Maria-Inés Ré, Directrice de recherche Carnot M.I.N.E.S
    • 15h05 Influence de l’alimentation sur l’environnement luminal des cellules épithéliales de l’intestin
      • François Blachier, Directeur adjoint de l’unité Physiologie de la Nutrition et du Comportement Alimentaire Carnot Qualiment
    • 15h20 De la recherche à la clinique : le modèle ICM pour le traitement de maladie Parkinson
      • Claire Roudot, Chargée d’affaires Biotechnologies Carnot ICM
    • 15h35 Lyonbiopôle
      • Stéphanie Pelège, Responsable communication et évènements Lyonbiopôle
    • 15h40 L’institut Carnot Imagine : focus sur la recherche de molécules pour les maladies génétiques
      • Nicolas Doulet, Chargé de partenariats industriels Carnot Imagine
    • 17h00 L’institut Carnot Pasteur Microbes et Santé, votre partenaire privilégié pour la recherche partenariale
      • Isabelle Buckle, Directrice de la DARRI de l’Institut Pasteur et Directrice adjointe du Carnot Pasteur MS
    • 17h15 Nouveaux outils de suivi de l’impact du médicament sur le patient
      • Eric Gouze, Business Development Manager – Dispositifs Médicaux et eSanté Carnot Leti
    • 17h30 Présentation d’un projet européen sur la complémentation de l’alimentation en caséines ou protéines de soja
      • François Blachier, Directeur adjoint de l’unité Physiologie de la Nutrition et du Comportement Alimentaire Carnot Qualiment

    Jeudi 17 octobre 2019

    • 09h45 Méthodologies électroanalytiques pour la détection de petites molécules d’intérêt biologique dans des milieux complexes
      • Sophie Griveau, Maître de Conférence Chimie ParisTech Carnot IPGG Microfluidique
    • 10h00 Quand l’expérience utilisateur renforce la R&D MedTech
      • David Patole, UX designer – cLLAPS LivingLab Carnot ICM
    • 10h15 Cluster NSL et Eurasanté : boosters d’innovation pour la filière Santé et Nutrition en Hauts-de-France
      • Marine Morfaux, Chargée d’affaires Santé Nutrition Cluster NSL – Eurasanté
    • 10h20 Les dispositifs médicaux
      • Yoann Schumacher, Chargé d’affaires Dispositifs Médicaux Carnot Curie-Cancer
    • 10h35610h50 Nouveaux outils logiciels pour l’optimisation des pratiques en imagerie médicale
      • Guillaume Boissonnat Carnot TN@UPSaclay
    • 11h05 Présentation de la Plateforme StreetLab
      • Emmanuel Gutman, Directeur Général StreetLab Carnot Voir et Entendre
    • 11h20 Intelligence artificielle au service de la santé des animaux
      • Pr. Didier Concordet, Toulouse, Inra/Ecole nationale vétérinaire Carnot France Futur Elevage
    • 11h40 Conférence FINDMED : From drug to drug+ to medtech
      • Damien Salauze, Directeur opérationnel Action Carnot filières FINDMED
    • 14h00 Phosphates de calcium bio-inspirés et applications biomédicales
      • Christelle Combes, Cirimat – Equipe PPB – Phosphates, Pharmacotechnie, Biomatériaux Carnot Chimie Balard Cirimat
    • 14h15-14h30 Biomatériaux pour l’ingénierie tissulaire de tissus mous
      • Sophie Fullana Girod, Cirimat – Equipe PPB – Phosphates, Pharmacotechnie, Biomatériaux Carnot Chimie Balard Cirimat
    • 14h45 Les plateformes de l’institut Carnot Pasteur Microbes et Santé au services de vos projets de R&D innovants
      • Anna Kehres, Responsable opérationnel et administratif du C2RT à l’Institut Pasteur Carnot Pasteur MS

    Pour plus de renseignements, consulter le site officiel de l’événement, accessible via ce lien.

  • Australie : un centre pour faciliter la commercialisation des outils de santé numériques en Indo-Asie

    L’Association australienne de l’industrie de l’information (Australian Information Industry Association, AIIA), organisme représentant le secteur des technologies de l’information et des communications (TIC) en Australie, demande à ses membres et aux associations homologues de toute l’Asie d’investir dans le nouveau centre qu’il déploie pour faciliter la commercialisation des solutions de santé numériques en Indo-Asie : l’Indo-Asia Digital Health Centre for Innovation and Commercialisation (centre de santé numérique pour l’innovation et la commercialisation en Indo-Asie, ou Indo-Asia DHC).

    Le centre en question sera basé en Australie-Occidentale (AO) et se concentrera sur la zone Indo-Asie. Il aidera les chercheurs et les innovateurs de l’AO à évoluer sur un marché estimé à 4-5 milliards de personnes. L’AIIA indique que le DHC attirera des subventions, des financements et du capital-risque pour financer des preuves de concepts (PoC) visant à résoudre des problèmes de santé cruciaux sur les marchés de l’AO et de l’Indo-Asie. Des investisseurs sont recherchés pour un financement précoce ainsi que pour les phases de série A et B.

    « La vision du centre est de favoriser les partenariats mondiaux, de supprimer les obstacles à l’entrée sur le marché et de faciliter le déploiement plus rapide de solutions de santé numériques pour les cliniciens, les patients et les soignants dans le système de santé de l’Australie ainsi que sur le marché florissant de l’Indo-Asie », commente Ron Gauci, le directeur général de l’AIIA, dans un communiqué publié début septembre 2019.

    L’appel de l’AIIA fait suite à la publication du rapport sur la santé durable émis en avril par le ministre de la Santé australien Roger Cook, soulignant la nécessité d’investir dans les soins numériques et de favoriser une culture plus dynamique de l’innovation et de la recherche en Australie-Occidentale.

    Une collaboration avec les secteurs public et privé

    L’Indo-Asia DHC sera une société à but non lucratif. Le centre collaborera avec des prestataires de santé publics et privés, des universités, des organisations de recherche et des entreprises de technologie médicale pour développer et commercialiser des technologies de santé numériques.

    « Nous avons des membres qui se sont avérés être les plus innovants du monde mais qui rencontrent de réels problèmes de collaboration et ont besoin de conseils de spécialistes en innovation, en développement de produits et en commercialisation, commente Ron Gauci, directeur générale de l’AIIA. Ils bénéficieront grandement de l’accès au capital-risque pour exporter à l’étranger et créer des emplois localement en Australie-Occidentale (AO). Ils ont également besoin de l’aide opportune du ministère de la Santé pour valider les projets pilotes, vérifier les concepts et faciliter l’innovation dans cet État. Si nous ne pouvons pas convertir les investissements en idées et les idées en commercialisation, nous ne pouvons pas créer d’emplois. »

    La demande de profils experts en TIC augmentera de près de 100 000 d’ici 2023

    Selon Ron Gauci, le secteur des TIC en Australie-Occidental de a été un important fournisseur de technologies d’innovation dans les secteurs des logiciels d’exploitation minière, de l’énergie, de la santé et de la fabrication. Il emploie plus de 660 000 personnes au niveau national. Plusieurs rapports indiquent que la demande de profils experts en TIC augmentera de près de 100 000 d’ici 2023.

    « En tant qu’organisme sectoriel national, nous représentons une industrie d’exportation de 3,2 milliards de dollars (2,9 Mds €) composée à la fois des grandes multinationales et d’une base importante de petites et moyennes entreprises, parmi lesquelles les organisations de l’Australie occidentale sont bien représentées », ajoute-t-il.

    L’AIIA indique que l’Indo-Asia DHC va :

    • réunir des chercheurs, des innovateurs, des entrepreneurs et des investisseurs en capital-risque de premier plan issus de l’Australie-Occidentale pour tirer parti des nombreuses pépinières d’innovation en début de croissance afin de promouvoir les investissements et d’adapter les innovations commercialement prêtes ;
    • se concentrer sur l’exportation d’innovations en matière de santé numérique en AO afin de créer des échanges commerciaux avec l’Asie et l’Asie-Occidentale sur un marché de 400 milliards de dollars (366 Mds €), en croissance de 21 % par an. Les investisseurs en capital-risque ont injecté 2,4 milliards de dollars (2,2 Mds €) rien qu’en janvier 2019 en Amérique du Nord dans ce secteur. Pourtant, en AO, le manque d’échelle et les réseaux au sein de l’Asie font défaut ;
    • collaborer avec un consortium d’organisations de premier plan dotées de capacités de recherche dans le domaine de la santé et de la recherche internationale, telles que le CSIRO, l’université d’Australie-Occidentale, l’université de Notre Dame, l’université de Murdoch, l’université de Curtin, St John of God Health Care, le Telethon Kids Institute et un assureur privé ;
    • associer des capacités de recherche de pointe autour de PoC afin de relever les grands défis de la santé numérique dans la région et offrir aux investisseurs des solutions validées ainsi qu’un placement préférentiel dans les investissements ultérieurs de séries A et B ;
    • travailler en étroite collaboration avec les prestataires de santé publics et privés, les pôles d’innovation hospitaliers, le réseau de traduction de la santé en OA, des technologistes médicaux indépendants, des chercheurs, des innovateurs, des institutions, le gouvernement, des philanthropes et des investisseurs en capital-risque afin de créer un réseau de collaboration et de commercialisation ;
    • se concentrer sur les plus grands défis et la plus grande demande du marché autour des domaines suivants :
      • médecine de précision / personnalisée ;
      • biosenseur et wearables ;
      • application lifestyle et pour patients ;
      • la télémédecine ;
      • l’analyse prédictive et l’intelligence artificielle ;
      • les cliniques de santé numériques ;
      • la santé numérique pour le mental ;
      • la santé numérique dédiée au vieillissement / à la démence ;
      • la pharmacie numérique.

    Objectif : créer un système de santé durable, fondé sur des preuves

    Ron Gauci précise que l’Indo-Asia DHC créerait des voies académiques pour développer l’éducation la formation à la santé numérique en Australie-Occidentale, en collaborant avec des universités et des établissements académiques pour faire en sorte que la recherche en santé numérique informe et soit en adéquation avec la formation, les effectifs et les soins délivrés aux patients, afin de créer un système de santé du futur durable, fondé sur des preuves et de haute qualité.

  • Meet My Investor 4 : Malakoff Mederic Humanis et Deuxième Avis (29/08/19, Paris)

    Pour leur 4e session, les Meet My Investor s’installent dans le Lab de Malakoff Médéric Humanis le 29 août 2019 à Paris.

    • Elsa le Floc’h, directrice de programme start-up health tech à Malakoff Médéric, présentera MM Innov’, un fonds d’investissement doté de 150 millions d’euros dont l’un des axes est celui de la santé. « Avec déjà plus de 10 entreprises à son palmarès, ce jeune fonds offre de belles opportunités aux jeunes pousses de la health tech, commente Medicen Paris Région, organisateur de l’événement. Malakoff Médéric Humanis ne souhaite pas limiter la relation avec les start-ups à un accompagnement financier mais l’étendre à la conclusion de partenariats stratégiques ou commerciaux. »

    • À  ses côtés, Pauline d’Orgeval, co-fondatrice et présidente de la plateforme Deuxiemeavis.fr (Carians), reviendra sur le partenariat conclut avec Malakoff Médéric Humanis pour proposer le service Second avis médical.

    Les inscriptions, gratuites pour les adhérents Medicen (89,67 € sinon), doivent être réalisées sur le site Eventbrite.fr, accessible via ce lien.

    Principe de Meet My Investor : un investisseur invité à pitcher devant des P.-D.G.

    « Toutes les entreprises appréhendent le pitch devant un board d’investisseur. Medicen inverse ce format et invite chaque mois un investisseur à pitcher devant des [P.-D.G.] pour présenter la stratégie d’investissement d’un fonds et partager ses conseils pour optimiser [les] chances de lever des fonds, explique l’organisateur. À ses côtés, le [P.-D.G.] d’une entreprise financée par le fonds livre son retour d’expérience sur une levée de fonds réussie. »

    Programme de Meet My Investor 4 :

    • 8h30-9h : accueil café
    • 9h-9h20 : présentation du fonds MM Innov’
    • 9h20-9h40 : retour d’expérience de Carians (Deuxième Avis)
    • 9h40-10h : Q&A avec la salle
    • 10h-10h30 : networking

    Pour accéder au Lab de Malakoff Médéric, se munir d’une pièce d’identité.

  • Investissement d’avenir : AAP sur la mutualisation et le partage de données pour l’IA

    Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, et Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’Investissement, lancent un appel à projets (AAP) visant à financer des initiatives de mutualisation et de partage de données destinées au développement de solutions d’intelligence artificielle (IA) mais aussi à soutenir la mise en place de plateformes numériques dans les filières du Conseil national de l’industrie (CNI). Cet AAP s’inscrit dans le cadre de l’action « Accompagnement et transformation des filières » (ATF) du programme d’investissements d’avenir (PIA), opéré par Bpifrance.

    « Piloté par le Secrétariat général pour l’investissement, le PIA permet à la France de renforcer la compétitivité des filières stratégiques françaises par l’innovation pour garantir la pérennité du tissu industriel et répondre aux besoins du marché tout en favorisant la transition écologique et énergétique, rappelle les initiateurs de l’appel. Le nouvel appel à projets national « Filières » (…) vise à soutenir financièrement des projets en permettant le recours à des moyens de production, ou [à] des infrastructures de tests, d’essais ou de recherche-développement partagés. L’AAP permet ainsi d’accélérer l’investissement dans l’innovation, clé de la nouvelle industrie française. » 

    L’appel est ouvert jusqu’au 29 janvier 2020 à 12 heures (midi). « Il sera procédé à des relevés intermédiaires les 23 janvier 2019, 7 mai 2019 et 2 octobre 2019 à 12 heures (midi) », précisent les organisateurs.

    Dans cette action, et dans le respect des règles européennes, le PIA interviendra « sous la forme de subventions et d’avances récupérables », ajoutent-ils, précisant que l’État « bénéficiera (…) d’un intéressement aux résultats des projets soutenus ».

    Le dossier de candidature, téléchargeable via ce lien, doit être déposé sur le site Extranet.bpifrance.fr, accessible ici.

    Objectifs de l’appel à projets

    Cet appel à projets fait suite à un appel à manifestation d’intérêt organisé par la Direction générale des entreprises (DGE). Il vise à soutenir la création et/ou l’enrichissement et/ou l’exploitation de très grandes bases de données mutualisées, centralisées ou distribuées, sectorielles ou cross-sectorielles, permettant l’élaboration d’applications industrielles de l’intelligence artificielle.

    Détails des objectifs :

    • les projets soutenus doivent démontrer un apport concret et déterminant à une filière industrielle et à sa structuration, en bénéficiant notamment à plusieurs petites et moyennes entreprises (PME) ou entreprises de taille intermédiaire (ETI) issues de cette filière ;
    • les plateformes numériques de filière ont vocation à mutualiser au sein des filières des outils numériques contribuant à la compétitivité des acteurs de la filière et à la performance des échanges entre ces acteurs ;
    • les initiatives de mutualisation et de partage des données destinées au développement de solutions d’intelligence artificielle pourront viser la constitution, la mise à disposition et l’exploitation de nouvelles bases de données mutualisées.

    Projets attendus

    Le projet doit :

    • être créateur de valeur pour une ou plusieurs filières, ou à défaut un ensemble d’entreprises représentatives d’une filière. Les outils ainsi créés doivent être ouverts aux tiers, dans le cadre de conditions d’accès transparentes, non discriminatoires et clairement établies.
    • présenter une phase d’amorçage de 5 ans maximum ainsi qu’un plan d’affaires démontrant une autonomie financière vis-à-vis du soutien public à l’issue de cette phase ;
    • être porté de manière individuelle par une l’entité qui réalisera l’ensemble des dépenses présentées, assurera la gestion des outils créés à travers le projet et sera l’unique bénéficiaire de l’aide publique.

    Critères d’éligibilité et de sélection

    • présenter un dossier complet ;
    • correspondre à la nature des projets attendus et attester d’un impact en termes d’intérêt stratégique, de création et de répartition de valeur pour la ou les filières industrielles visées ;
    • présenter un coût de la phase d’amorçage supérieur à 2 000 000 euros pour un projet à vocation nationale ou multirégionale ou une aide publique totale sur la phase d’amorçage supérieure à 2 000 000 euros pour un projet à vocation régionale ;
    • être porté par une seule entité, unique bénéficiaire de l’aide publique ;
    • capacité du porteur à mener à bien le projet ;
    • autonomie financière vis-à-vis du soutien public à l’issue de la phase d’amorçage ;
    • degré d’ouverture et d’interopérabilité des outils mutualisés ;
    • prévoir une gouvernance intégrant les représentants de la filière détenant au moins la moitié des droits de vote ;
    • impacts et contribution à la transition écologique et énergétique.

    L’instruction des dossiers est conduite par Bpifrance, sous la coordination du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI).

    Contact :

    • adminfilieres@bpifrance.fr 
    • Julie Baudet : 01 53 89 78 83
    • Julien Simon : 01 53 89 87 25