Formation

  • L’université nationale de Singapour soutiendra la création de start-ups en e-santé

    L’Université nationale de Singapour (NUS) devrait consacrer 25 millions de dollars singapouriens (15,62 M €; 18,16 M USD) sur une période de cinq ans à l’incubation et au lancement de 250 startups spécialisées dans les technologies de pointe, co-créées avec ses étudiants diplômés et son personnel de recherche. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle initiative annoncée le 4 septembre 2018 par le ministre des Finances singapourien, Heng Swee Keat, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du nouveau bâtiment de l’établissement : « innovation4.0 » (i4.0), la dernière contribution de la NUS à l’initiative « smart nation » de la cité-État.

    Installé au sein du innovation4.0, le Graduate Research Innovation Programme (Grip) de la NUS fera appel aux étudiants des cycles supérieurs, aux boursiers postdoctoraux et aux personnels de recherche de l’université pour fonder et développer des start-ups à fort potentiel basées sur des technologies novatrices qui leur donneront un avantage durable sur les acteurs historiques de leur secteur ou leur permettront de créer de nouveaux marchés. La santé numérique fait partie des domaines clés de ce programme.

    Le processus de sélection du premier lot de start-ups est actuellement en cours et devrait être finalisé d’ici le mois d’octobre 2018. Les sociétés retenues suivront un programme intensif de validation et de création d’entreprise de trois mois, en collaboration avec des acteurs expérimentés de l’entrepreneuriat, et pourront recevoir un financement total de 100 000 SGD (environ 62 500 €), en partie versé par la NUS, afin de les aider à déployer leurs solutions sur le marché.

    100 000 SGD (62 500 €) seront versés aux start-ups sélectionnées

    Le premier appel à candidatures pour le Graduate Research Innovation Programme (Grip) sera lancé au cours du mois de septembre 2018, a déclaré le président de l’université nationale de Singapour (NUS), Tan Eng Chye.

    Dans les trois à six mois suivant la sélection des dossiers, et une fois le processus de création d’entreprise achevé, les start-ups retenues seront évaluées par un panel d’experts dans l’optique d’obtenir un premier soutien de 50 000 dollars singapouriens (31 266 € ; 36 321 USD), qui leur permettra de financer le développement de leurs prototypes et de poursuivre leur formation auprès d’acteurs expérimentés de leur secteur.
    Les jeunes sociétés recevront ensuite 50 000 dollars supplémentaires de la part de la NUS afin de poursuivre le déploiement de leur projet commercial et de se lancer sur le marché.

    Dans le cadre du programme, l’université nationale de Singapour fournira également des conseils en gestion de projet, des services de prototypage, et permettra aux start-ups de tester leurs solutions en laboratoire.

    Des « espaces de travail interactifs » centrés, entre autres, sur la santé numérique

    Le bâtiment innovation4.0 (i4.0) est centré sur six domaines et abrite 12 entités de recherche, y compris le NUS Smart Nation Research Cluster et le Cybersecurity Laboratory, ainsi que des équipes spécialisées dans l’intelligence artificielle (IA) et la science des données. La NUS a indiqué que jusqu’à huit équipes de recherche supplémentaires devaient s’installer dans les nouvelles installations d’ici la fin 2019.

    Des « espaces de travail interactifs » destinés à alimenter des idées dans des domaines tels que la santé numérique (digital health), la mobilité intelligente (smart mobility), la vie intelligente (smart living) et la logistique intelligente (smart logistics), vont être mis en place au sein de l’i4.0.

    Lorsqu’il sera pleinement opérationnel, d’ici deux ans, le bâtiment devrait abriter plus de 1 000 chercheurs, inventeurs et personnels de soutien, a avancé l’université.

    Le gouvernement singapourien veut investir massivement dans le numérique

    Le ministre des Finances singapourien, Heng Swee Keat, a déclaré que le gouvernement singapourien avait déjà beaucoup investi afin de pouvoir exploiter les nouvelles opportunités offertes par la convergence numérique et qu’il était prêt à investir davantage mais qu’il devait « se différencier et [explorer] en profondeur » le secteur car de nombreuses autres grandes entreprises et pays investissaient également massivement dans les technologies numériques. « Nous allons donc investir stratégiquement et jouer sur nos points forts », a-t-il expliqué.

    Un MoU signé entre le programme national AI Singapore et une société experte en IA

    M. Heng a également assisté à la signature d’un protocole d’entente entre le programme national AI Singapore et Element AI, l’une des principales sociétés mondiales d’applications d’intelligence artificielle (IA).

    Element AI aidera les entreprises locales à comprendre et à adopter l’IA plus rapidement et de manière significative afin de « créer ensemble à un impact mondial » sur le marché, a ajouté le ministre.

  • Matinée « Faire de la France la nation leader de l’innovation » à Paris, le 25 septembre 2018

    M&M Conseil, cabinet de conseil en affaires publiques parisien, organisera en partenariat avec le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) les 6èmes rencontres de l’innovation, qui se tiendront à Paris le 25 septembre 2018. 

    Centré sur l’objectif « Faire de la France la nation leader de l’innovation », cet événement sera présidé par Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin et vice président de l’Offre parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, et Danièle Hérin, députée de l’Aude et vice-présidente du groupe d’études « économie numérique de la donnée, de la connaissance et de l’intelligence artificielle ».
    Seront également présents Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé du Numérique, ainsi que Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

    L’inscription est possible avant le lundi 24 septembre 2018 via le lien ci-contre ou par mail à l’adresse électronique suivante : sec@mmconseil.com

    Programme

    08h45-09h00 : Ouverture des rencontres

    Par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

    09h00-10h40 : Session n°1 : « La France innovante et compétitive »

    Problématiques abordées :

    • Quelles politiques publiques pour favoriser l’innovation ?
    • L’intelligence artificielle, nouvelle priorité du quinquennat en matière d’innovation ?
    • Quelle dynamique des partenariats entre tous les acteurs pour l’IA en France ?
    • L’innovation au service de la croissance économique : mythe ou réalité ?
    • L’éco-innovation : faire de la France un paradis vert mondial ?
    • L’innovation, une priorité de l’enseignement supérieur et de la recherche ?
    • Les enjeux de la R&D : quels financements de l’innovation ?
    • L’innovation, une nécessité vitale pour les PME ? La propriété intellectuelle face au défi de l’innovation.

    Session présidée par Danièle Hérin, députée de l’Aude, vice-présidente du groupe d’études « économie numérique de la donnée, de la connaissance et de l’intelligence artificielle ».

    Avec la participation :

    • de Marko Erman, directeur « recherche » et « technologies » du groupe Thales ;
    • de Michel Ginestet, président de Pfizer France ;
    • de Christine Hennion, députée des Hauts-de-Seine, en charge du rapport sur la politique européenne en matière d’innovation de rupture ;
    • de Célia de Lavergne, députée de la Drôme, co-présidente du groupe d’études « Start-ups et PME » ;
    • de Ludovic Peran, Public Policy & Gov’t Relations, Google France ;
    • de Marie-Noëlle Semeria, directrice de la R&D à Total.

    10h40-10h50 : Keynote : « Fabriquer l’innovation »

    Par Gilles Garel, professeur titulaire de la chaire de gestion de l’innovation du Conservatoire national des arts et métiers.

    10h50-11h00 : Keynote : « Quelle labellisation pour l’innovation française ? »

    Par Kat Borlongan, directrice de la French Tech.

    11h00-12h30 : Session n°2 : « Territoires et filières innovants »

    Problématiques abordées :

    • L’innovation dans nos territoires : un instrument au service de la réduction des inégalités ?
    • La défense, locomotive française en matière d’innovation ?
    • Les transports du futur : un secteur porté par l’intensification de la concurrence ?
    • L’innovation au service de la transformation énergétique :vers une ubérisation du domaine de l’énergie ?
    • RGPD et blockchain : l’innovation numérique face à l’enjeu de la protection des données.
    • La santé et l’innovation : un levier pour offrir un meilleur parcours de soins ?
    • L’innovation française peut-elle conquérir le monde?

    Session présidée par Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin, vice-président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.

    Avec la participation :

    • du Pr Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé ;
    • d’Anne Genetet, députée des Français établis hors de France ;
    • de Michel Joly, président de Gilead France ;
    • de Marie Lebec, députée des Yvelines, présidente du groupe d’études « Attractivité de la France, export, investissement, compétitivité » ;
    • de Didier Patry, directeur général de France Brevets ;
    • de Jean Perrot, directeur des relations institutionnelles pour la R&T d’Airbus

    12h30-12h45 : Clôture des rencontres

    Par Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé du Numérique.

    12h45 : Déjeuner-débat (sur invitation)

    Déjeuner autour de Johanna Michielin, directrice générale du CNRS Innovation.

  • Été 2018 : le projet européen de silver tech Activage lance son 1er appel à propositions

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans les domaines « acteurs » et « écosystème ».

    Le 31 juillet 2018, le projet européen Activage a lancé un premier appel à propositions (lien ci-contre). Le date limite de dépôt des dossiers est fixée au 31 octobre 2018.

    Activage, projet sélectionné sur la ligne d’appel « IoT- 01-2016: Large Scale Pilots » et doté d’un budget global de 20 millions d’euros, a pour but de contribuer au bien-être des personnes âgées et de leur permettre de rester indépendantes en vivant à leur domicile en toute sécurité par la mise en place de dispositifs reposant sur les technologies de l’IoT.

    Ce premier appel s’adresse essentiellement aux PME et aux start-ups mais aussi aux centres de recherche issus des États membres de l’Union européenne. Activage est mis en œuvre depuis 2017 et jusqu’en 2020 dans 9 sites de déploiement européens de 7 pays différents : la France (Grenoble), l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Finlande, la Grèce et le Royaume-Uni.

    Les bénéficiaires doivent développer des solutions IoT matures en utilisant l’écosystème IoT des sites de déploiements européens actuels pour mener leurs tests, leurs démonstrations et l’adoption du produit par le marché.

    Le budget de chaque projet est limité à 60 millions d’euros, avec un financement prévu jusqu’à 70 % au total.

    Les porteurs de projets peuvent bénéficier de l’aide du bureau d’assistance Activage pour préparer au mieux leur candidature et trouver des partenaires en envoyant un message à opencall@activageproject.eu (contact France : Laure Quintin, laure.quintin@minalogic.com).

  • Deep tech : 75 M € levés par le PSL Innovation Fund de l’université PSL et Elaia Partners

    Lors d’une conférence de presse organisée le 29 juin 2018 à l’Institut Pierre-Gilles de Gennes (Paris), la société de capital investissement Elaia Partners a annoncé la première clôture du PSL Innovation Fund, un nouveau fonds lancé en septembre 2017 avec l’université française de recherche Paris-Sciences-et-Lettres (PSL).

    S’élevant à 75 millions d’euros et d’ores et déjà opérationnel, il permettra de financer les chercheurs et inventeurs du réseau PSL pour les aider à transformer leurs idées en start-ups prometteuses.

    Ce fonds sera souscrit par le Fonds national d’amorçage 2 (FNA 2), géré par Bpifrance pour le compte de l’État, mais aussi par BNP Paribas, le groupe industriel Naval Group, FamilleC, holding familiale du groupe Clarins, la MGEN et la société de capital risque KPN Ventures.

    Géré par Elaia Partners, le PSL Innovation Fund vise à déployer une stratégie d’investissement early stage (création) multisectorielle dans les domaines d’excellence de l’université PSL, en particulier les sciences de la vie, l’ingénierie biomédicale, l’intelligence artificielle, les technologies digitales, l’énergie et l’environnement ainsi que les matériaux.

    « Une étape majeure pour l’innovation et l’entrepreneuriat à PSL »

    Le fonds soutiendra les start-ups, de l’amorçage technologique et pré-amorçage, afin de les aider à déployer des innovations de rupture deep tech, et renforcera la collaboration entre divers professionnels du secteur et les porteurs de projets dès la phase de développement des solutions dans les laboratoires et jusqu’à leur intégration à échelle internationale.

    « Le déploiement de PSL Innovation Fund marque une étape majeure pour l’innovation et l’entrepreneuriat à PSL, a déclaré Alain Fuchs, président de Paris-Sciences-et-Lettres. Les plus belles startups de nos chercheurs, maturées par les équipes de transfert technologique du périmètre, puis financées par Elaia Partners via ce fonds, auront un impact décuplé et deviendront les champions de demain. »

    Un réseau de professionnels expérimentés

    La levée de fonds réunit l’université PSL, considérée comme l’une des meilleures universités françaises dans plusieurs classements internationaux, Bpifrance et des grandes entreprises issues des secteurs des sciences de la vie, de l’assurance mais aussi industriel, de la banque ainsi que du numérique et des télécoms. Les start-ups pourront bénéficier de ce vaste réseau de professionnels pour déployer leurs solutions en bénéficiant de l’expérience de professionnels chevronnés.

    « Après la révolution issue des innovations d’usage créée par les plateformes digitales, les deep tech constituent le nouvel horizon de croissance sur lequel la France peut capitaliser », a commenté Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance.

    Renforcement de l’équipe Elaia Partners

    Pour déployer ce fonds, l’équipe d’Elaia Partners s’est étoffée. Anne-Sophie Carrese, associée d’Elaia Partners en charge des investissements en transfert de technologie, est rejointe par Franck Lescure, associé en charge du secteur des sciences de la vie, et par Cédric Favier, directeur d’investissement.

  • La UK Space Agency et NHS England investissent 4,5M€ pour exploiter la technologie spatiale en santé

    L’Agence spatiale britannique UK Space Agency a lancé début juillet 2018 une initiative conjointe de 4 millions de livres sterling (4,5 M€) avec le NHS England afin de réorienter la technologie spatiale vers le domaine de la santé.

    La somme investie est dédiée aux innovateurs chargés de démontrer comment la technologie initialement conçue pour le secteur spatial, telle que l’exploration et les communications par satellite, pourrait être utilisée dans l’optique d’améliorer les traitements et les soins au sein du NHS.

    Jusqu’à quatre applications seront retenues et recevront un financement de l’Agence spatiale britannique pour nécessaire à leur développements, avec le soutien du NHS England et de l’Agence spatiale européenne (ESA).

    NHS : 4 défis à relever

    Simon Stevens, directeur général de NHS England, a mis en avant les quatre défis à relever dans son discours de juin 2018 à l’occasion de la conférence de la confédération du NHS :

    • la gestion des conditions à long terme ;
    • le diagnostic précoce du cancer ;
    • la satisfaction des besoins en santé mentale ;
    • la transformation des services de soins primaires.

    Technologies spatiales et secteur de la santé : les projets se multiplient

    Les précédentes initiatives visant à adapter les technologies spatiales à des applications médicales comprennent notamment :

    • le développement d’une pilule dotée d’une micro caméra qui peut être avalée par les patients pour diagnostiquer les problèmes intestinaux ;
    • des pantoufles contenant des capteurs GPS pour faciliter le suivi des personnes atteintes de démence ;
    • des camionnettes mobiles de dépistage du cancer du sein qui utilisent la technologie financée par l’Agence spatiale britannique pour renvoyer les images capturées aux centres d’évaluation ;
    • une application pour aider à prévenir le cancer de la peau ;
    • un moniteur portable basé sur un équipement gyroscopique inspiré par le programme spatial américain afin de mieux prévenir les chutes chez les personnes âgées.

    Les dernières initiatives majeures entreprises en Europe et en France

    • Europe : Un appel à projets, intitulé « Cross4Health » et financé par le programme européen Horizon 2020, s’est clôturé le 16 mai 2018.
      Il s’adressait aux start-ups spécialisées dans les secteurs de l’aérospatial ou de l’énergie et dont les technologies pouvaient être transposées au domaine des dispositifs médicaux et des biotechnologies ou être traduites en solutions numériques (TIC) pour la santé.
    • France : Un partenariat stratégique entre Lyonbiopôle, pôle de compétitivité santé basé à Lyon, et le Centre national d’études spatiales (CNES), a été officiellement lancé le 29 mars 2018.
      Objectif : « Permettre aux acteurs de la santé « terrestre » de bénéficier des résultats de la recherche médicale spatiale mais aussi d’imaginer des passerelles réciproques ».

    « Le spatial pourrait accompagner par exemple la transformation numérique en santé, en contribuant à faciliter l’accès à une santé pour tous, accélérant la R&D et participant à l’amélioration de l’offre de soins, expliquait en avril à H&TI Christophe Cizeron, président de Lyonbiopôle. Les vols habités nécessitent également de relever d’autres défis en santé pour limiter les effets de la microgravité, du confinement et des radiations sur le corps humain. Les recherches et solutions dans ce domaine peuvent avoir des retombées pour des applications sur terre dans la lutte contre le vieillissement et de nombreuses pathologies ! »

  • Fondation Saint-Pierre : appel à projets « Grand prix de l’innovation pour la santé de l’enfant »

    La Fondation Saint-Pierre, qui fête cette année ses 100 ans avec l’Institut Saint-Pierre, crée le Grand prix de l’innovation pour la santé de l’enfant. Dans ce cadre, un appel à projets a été lancé en avril 2018. Les candidats ont jusqu’au 30 septembre pour soumettre leur dossier sur le site officiel de l’événement (voir ci-contre).

    La compétition, nationale, vise à « soutenir des innovations susceptibles d’améliorer chez l’enfant une autonomie altérée par une maladie chronique invalidante ou un handicap et (…) de le projeter positivement dans la possibilité d’une vie d’adulte autonome et actif, [par le biais de l’exploitation de nouvelles technologies] », précise l’organisation dans un communiqué.

    Les deux lauréats de cette première édition, qui seront sélectionnés parmi dix finalistes, recevront une dotation financière globale de 10 000 euros ainsi qu’un accompagnement stratégique.

    Deux catégories sont mises à l’honneur : « talents d’innovation » (dotation : 70 000 € sur 3 ans) et « espoir » (30 000 € sur 3 ans).

    Deux lauréats, deux catégories :

    Catégorie 1 : talents d’innovation

    Ce prix sera remis à une innovation déjà présente sur le marché.

    Il devra s’agir d’un nouveau produit, d’une nouvelle méthode organisationnelle d’exercice de la médecine, de nouveaux services à la santé ou encore de nouvelles méthodes ou procédés de pratiques médicales. Les innovations développées pour l’adulte mais en voie d’être étendues à l’enfant sont inclues.

    Dotation : 70 000 euros sur trois ans.

    Catégorie 2 : espoir

    Ce prix sera décerné à un projet en phase de développement de maquettes ou de prototypes porteurs d’innovation, encore ni introduits sur le marché, ni mis en œuvre.

    Dotation : 30 000 euros sur trois ans.

    Le concours national organisé par la Fondation Saint-Pierre s’adresse aux porteurs de projets de start-ups ou de laboratoires de recherche « qui se mobilisent, créent et inventent aujourd’hui le monde de demain ».

    Il offrira aux vainqueurs l’opportunité unique de pénétrer « un marché aujourd’hui peu investi mais extrêmement porteur, celui de la santé de l’enfant », commente la fondation.

    Trois objectifs majeurs recherchés pour favoriser l’autonomie des enfants

    Améliorer la qualité de vie dans son environnement.

    Cette catégorie concerne les innovations permettant l’amélioration de la qualité de vie de l’enfant, et par répercussion de sa famille, et de sa prise en charge dans son environnement à l’hôpital (serious game, système de liaison avec les parents, etc.), à son domicile (équipement robotique, domotique, adaptation du lieu de vie, etc.) ou pendant ses loisirs (prothèses, orthèses, équipements sportifs adaptés, etc.).

    Améliorer l’éducation thérapeutique

    La thématique porte sur des innovations dont le but est d’améliorer l’éducation thérapeutique pour l’enfant, sa famille ou ceux qui le prennent en charge.

    Réduire les inégalités

    Cette division cible les innovations aidant à réduire des inégalités d’accès à la santé pour les enfants qui sont éloignés d’un centre spécialisé de référence (amélioration des connexions, conseils en ligne, communication vidéo ou autre, suivi à distance, etc.).

    Tout les dossiers reçus seront évalués par des jurés indépendants sur la base de 5 critères :

    • innovation ;
    • efficacité démontrée ;
    • écoconception ;
    • pertinence du modèle d’affaires ;
    • management.

    Appel à projets : calendrier

    • Avril 2018 : ouverture de l’appel à projets ;
    • 30 septembre 2018 : clôture des candidatures ;
    • Octobre 2018 : présélection de 10 finalistes ;
    • 13 novembre 2018 : présentation des finalistes et remise des prix.
  • Asie : le montant total des investissements en health tech atteint 2,8 Mds € (S1 2018)

    Galen Growth Asia (GGA), société singapourienne spécialiste du secteur des technologies de santé, a publié le 11 juillet 2018 son bilan du premier semestre 2018 sur les investissements en health tech à travers l’Asie (2018 Half Year Asia HealthTech Investment Landscape report).

    Le montant total des financements réalisés depuis le début de l’année (107 transactions) s’élève à plus de 3,3 milliards de dollars US (2,824 Mds €), une somme bien plus importante que celle prédite par GGA pour cette période au cours du premier trimestre 2018 (1,5 Md US$ ; 1,283 Md €). C’est un « record », commente Julien de Salaberry, P.-D.G. et fondateur de Galen Growth Asia. « L’élan est tel que nous prévoyons un financement global de 5 milliards US$ (4,279 Mds €) pour le deuxième semestre. »

    EN BREF :
    • Ping An Hao Daifu (Good Doctor) a enregistré la plus importante introduction en bourse (IPO) du secteur en Asie (1,1 milliard US$ ; 941,298 millions €) ;
    • renforcement de l’attrait des investisseurs pour les entreprises en phase de croissance : la valeur des transactions augmentent et la distribution globale des financements dans les opérations de croissance représente 30 % du financement total. Cependant, l’intérêt des entreprises pour la santé numérique « reste timide » dans la zone Asie-Pacifique.
    • Le marché indien représente 35 % du volume des transactions.

    Principaux enseignements

    « Un niveau de financement sans précédent »

    Le montant global des financements du premier semestre (S1) 2018 dans le secteur de la health tech en Asie atteint plus de 3,3 milliards US$ (2,824 Mds €), soit plus de 550 millions US$ (470,7 M€) supplémentaires par rapport à l’année 2017 (2,4 x la somme totale du S2 2017).

    Selon les prévisions de GGA, il devrait atteindre 5 Mds US$ (4,279 Mds €) d’ici la fin de l’année.

    « Après neuf trimestres consécutifs de croissance (…), la dynamique continue et place l’écosystème [de la health tech en Asie] au deuxième rang mondial en termes de valeur des transactions. »

    Des transactions d’une valeur moyenne de 26,5 M€

    La croissance rapide de la valeur totale des transactions au cours de cette période s’accompagne d’une croissance plus lente du nombre total d’opérations : hausse de 24 % par rapport au second semestre 2017.

    La valeur moyenne des transactions s’élève à 31 M$ (26,5 M€), contre 16 M$ (13,7 M€) au deuxième semestre de l’année 2017.

    Un appétit grandissant des investisseurs

    • Les opérations de dernière phase (série E et au-delà) au trimestre 2 (T2) 2018 représentent environ 7 % de tous les nouveaux tours de financement en volume, soit une hausse de 75 % par rapport au premier trimestre 2018 grâce à une forte activité au niveau des introductions en bourse.
    • Les opérations concernant les sociétés en phase de croissance représentent environ 30 % du volume total des transactions, les opérations relatives aux entreprises en phase de démarrage représentant le reste (environ 62 %).

    La Chine domine le marché mais l’Inde y prend une place de plus en plus importante

    • La part totale des transactions en valeur réalisées en Chine représente un taux « incroyable » de 32 % (hors trois valeurs aberrantes/outliers) et 40 % du volume total des transactions.
      La Chine a par ailleurs enregistré la plus importante entrée en bourse de l’histoire de la région, Ping An Hao Daifu ayant levé 1,1 milliard US$ (941,298 millions €) dans le cadre de son IPO (Ping An Good Doctor).
    • L’écosystème de l’Inde « occupe probablement la deuxième place la plus importante » du marché, enregistrant un volume constant d’environ 35 % du volume total des transactions.

    Parcours du patient : l’un des secteurs les plus attractifs en health tech

    Les catégories liées au parcours du patient continuent d’être prédominantes dans les 5 premières catégories par volume de transactions. Exemple : les applications liées à la génomique se retrouvent en 4ième position en termes de volume de transaction.

    Entrées en bourse

    « Alors que les États-Unis ne [prévoient pas] beaucoup d’activité IPO dans le secteur de la santé numérique en 2018, après le succès de l’introduction en bourse de Ping An Good Doctor (Ping An Hao Daifu), qui a recueilli 1,1 Md$ (941,298 M€), nous prévoyons d’autres introductions en bourse au deuxième semestre 2018, y compris celle de We Doctor (GuaHao) qui a récemment levé 500 millions de dollars (428 M€) dans le cadre d’une levée de fonds pré-IPO. »

    Écosystème de la health tech en Asie-Pacifique

    • Selon le rapport, 5 marchés abritent 81 % de toutes les start-ups connues dans le secteur de la health tech en Asie :
      • Inde (32 %) ;
      • Chine (22 %) ;
      • Singapour (11 %) ;
      • Japon (8 %) ;
      • Australie (8 %).
    • Singapour continue d’être un lieu attractif pour les entreprises en raison de son cadre juridique solide, de sa stabilité économique et du soutien apporté par le gouvernement.
    • L’Indonésie maintient sa position sur les marchés en développement, reflétant l’innovation locale en raison de sa démographique (taux de fécondité en baisse), du poids que représentent pour la société certaines maladies, notamment chroniques, et de son infrastructure sanitaire limitée.
  • Asia: half year health tech funding reaches €2.8 billion (Galen Growth Asia)

    Galen Growth Asia (GGA), a Singapore-based health technology expert company, released its 2018 Half Year Asia Health Tech Investment Landscape report on July 11, 2018.

    The half year (H1 or Q1) funding (107 deals) reaches more than 3.3 billion US dollars (€ 2.824 billion), it’s a « record-breaking » score, noted Julien de Salaberry, CEO and founder of GGA, much more than what their Q1 2018 prediction for this period said ($1.5B ; €1.283B). « The momentum is such that we are predicting a year end bonanza of US$5B (€4.279B) for the second half of the year. « 

    BRIEFLY :
    • Ping An Hao Daifu closed Hong Kong’s biggest IPO in the health tech sector in Asia (US$1.1B; €941.298M).
    • There is a strengthening of investor appetite for growth stage ventures: deal value has grown and the overall distribution of funding in growth stage deals has accounted for 30 % of total funding. However, enterprises’ digital health focus remains « largely timid » in Asia-Pacific.
    • The Indian market represents 35% of deal volume share.

    Key trends

    « Funding reaches unprecedented levels »

    H1 2018 funding romps in at half time at US$3.3B (€ 2.824 billion), more than $550M (€470.7M) higher than 2017 full year (2.4 x H2 2017).

    According to GGA, it is on track to reach US$5 billion (€4,279B) by the end of the year.

    « After 9 consecutive quarters of deal value growth, the robust momentum continues and places the Asia [health tech] ecosystem at #2 in the world by deal value. »

    An average deal value of €26.5M

    The rapid growth in deal value total during this period is accompanied by a slower growth in the total number of transactions: an increase of 24% vs the second half (H2) of 2017.

    The average deal value has reached $31 million (€26.5M), up from $16 million (€13.7M) in H2 2017.

    Maturing investor appetite

    • Last stage deals (Series E and beyond) in Q2 2018 represent about 7% of all new venture rounds by volume, up 75% vs Q1 2018 due to a strong IPO activity.
    • Growth stage deals in turn account for about 30% of deal volume, with early stage deals accounting for the remainder (about 62%).

    China dominates the market but India is taking an increasingly important place

    • Total deal share by value made in China represents an « incredible » 32% (excluding three outliers) and 40% of total deal volume.
      China was also home to the largest IPO in history for the region: Ping An Hao Daifu raised $1.1 billion (€941.298M) as part of its IPO .
    • India’s ecosystem « holds its position as probably the second largest », recording a steady 35% of total deal volume.

    Patient journey: one of the most attractive sectors

    Categories related to patient journey continue to be predominant in the top 5 categories by deal volume. Example: genomics related applications related to genomics is now 4th by deal volume.

    IPO

    « Although the US does not expect to see much digital health IPOactivity in 2018, after the success of the Ping An Good DoctorIPO which raised $1.1B (941,298€ M), we expect further IPOs in H2 2018including We Doctor (GuaHao) which recently raised $500M (€428M) inits pre-IPO round. »

    Asia-Pacific health tech ecosystem

    • According to the report, 5 markets are home to 81% of all known start-ups in the health tech sector in Asia:
      • India (32%);
      • China (22%);
      • Singapore (11%);
      • Japan (8%);
      • Australia (8%).
    • Singapore continues to be an attractive location for ventures because of its strong legal framework, economic stability and incentives by governments.
    • Indonesia maintains its position in developing markets, reflecting local innovation due to its demographic (declining fertility rate), the burden of some diseases, especially chronic diseases, and limited health infrastructure.
  • Fonds InnoBio 2 : Bpifrance et 5 laboratories pharma réunissent 250 M€ pour la biotech et la e-santé

    Dans un communiqué du 12 juillet 2018, Bpifrance a annoncé la création du fonds d’investissement InnoBio 2 porté par Bpifrance et 5 laboratoires pharmaceutiques –  Sanofi, Boehringer Ingelheim, Takeda, Ipsen et Servier – qui à terme sera doté d’une somme totale comprise entre 200 et 250 millions d’euros.

    Cette annonce fait suite aux engagements pris par Edouard Philippe, Premier ministre français, à l’occasion du Conseil stratégique des industries de santé du 10 juillet 2018. InnoBio 2 vise à soutenir le développement de sociétés innovantes sur le territoire français dans le secteur des sciences de la vie. Il vise avant tout le domaine des produits biopharmaceutiques et du développement des bioprocédés. La nouveauté de cette version réformée réside dans l’extension de la liste des projets éligibles à la santé numérique et les médicaments de prescription.

    Le ralliement d’autres souscripteurs institutionnels et pharmaceutiques est attendu pour arriver à atteindre la dotation souhaitée.

    « La France, un pays de premier plan pour l’innovation en sciences de la vie » (N. Dufourcq)

    « Le lancement d’InnoBio 2 confirme le succès rencontré par le premier fonds, devenu un fonds de place et jouant un rôle prépondérant dans un écosystème de start-ups de sciences de la vie désormais d’envergure mondiale. Ce nouveau fonds permettra de consolider la position de la France comme un pays de premier plan pour l’innovation en sciences de la vie. », commente Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance.

    Pour rappel, le premier fonds InnoBio avait été lancé en 2009 et doté de 173 millions d’euros. Grâce à ce fonds, 18 investissements visant des sociétés françaises de biotechnologies totalisant un montant de plus de 150 millions d’euros ont été réalisés.

    Bpifrance rappelle également que sur ces 18 participations, 11 ont donné lieu à des projets aujourd’hui cotés en Bourse. Par ailleurs, douze autres partenariats ont été signés avec des laboratoires pharmaceutiques.

    Priorité aux premiers et seconds tours de table

    Les investissements du fonds InnoBio 2 ont vocation à soutenir avant tout les entreprises prêtes à lancer le développement clinique de leurs produits et services innovants en vue de générer des plus-values.

    La nouvelle version du fonds dont la durée initiale est fixée à dix ans est prorogeable deux fois d’un an.

  • Innovations en santé : Sanofi augmente sa participation à 2 fonds d’investissement à hauteur de 208M€

    À l’issue du Conseil stratégique des industries de santé (CSIS) qui s’est tenu le 10 juillet 2018 à Matignon, Sanofi a annoncé qu’il allait renforcer sa participation dans deux fonds d’investissement dédiés à l’innovation dans le secteur de la santé.

    • Le groupe pharmaceutique va augmenter de 145 à 330 millions de dollars US (123,93 à 282 millions d’euros) la capacité d’investissement de Sanofi Ventures, son fonds de capital risque, dont le champ d’action est élargi à la santé digitale.

    • Il a également conclu un protocole d’accord avec Bpifrance pour lancer le fonds InnoBio 2, auquel il contribuera à hauteur de 50 millions d’euros. Objectif : investir, notamment dans le secteur du numérique, et soutenir le développement de sociétés innovantes en santé, en France et plus largement en Europe.

    Montant global de la somme investie : environ 208 millions d’euros.

    Plusieurs laboratoires augmentent leurs investissements en France

    À la suite du CSIS, d’autres laboratoires ont souhaité marquer leur approbation aux mesures en faveur des industries du médicament et du dispositif médical présentées par le Premier ministre, Édouard Philippe, en choisissant le 10 juillet 2018 pour annoncer des investissements en France :

    • Merck MSD investira 80 millions d’euros d’ici à la fin de l’année notamment dans une soixantaine d’essais cliniques et 10 millions d’euros dans le secteur des données de santé ;
    • Novartis a dévoilé un partenariat avec Cell4Cure – filiale spécialisée dans les thérapies cellulaires et géniques créée en 2010 par le groupe biopharmaceutique français LFB – afin de produire dans l’Essonne, à destination de l’Europe, ses traitements personnalisés du cancer, tels que Kymriah, une thérapie permettant de reprogrammer les cellules immunitaires d’une personne malade pour qu’elles puissent détruire les cellules cancéreuses mortelles ;
    • Celgene, qui va débuter un essai clinique avec un même type de produit, envisage de multiplier par deux son investissement en recherche clinique au cours des trois prochaines années.