Femtech

  • Australia will lead the medical technology’s market, according to Bill Ferris (ISA)

    Bill Ferris, chair of Innovation and Science Australia (ISA), believes the sector of medical technology will play a major role in the country’s innovation and think Australia could become the world leader in genomic medicine.

    The expert shared this analysis in March 2017, just before a speech on March 15 to the Australian American Chamber of Commerce, where he outlined the six key challenges that will face the country to become a « top tier innovation nation ».

    Australia: digital health services and big data management at the heart of innovation

    Innovation and Science Australia is an independent statutory board which provides strategic advice to the whole Government of the Commonwealth of Australia on all science in science, technology and business development.

    According to Bill Ferris, the most promising sectors on the Australian healthcare market are:

    • Digital health services (digital medical documentation, history platform…), which facilitate big data access and analysis, enabling better prevention. This sector is « the one I’m most optimistic about it », said Bill Ferris.
    • Big data: an effective big data management is essential, especially in the field of precision medicine. Success in this sectors stems « from our capabilities in gene sequencing and pathology analysis, » said Bill Ferris. « That is a huge area of activity and from our analysis Australia is already right up there and could be positioned at the front of the bus. »

    Australia has already founded the Australian Genome Facility Referencing with the Melbourne branch based at the Walter and Eliza Institute, while Sydney has the Kinghorn Center for Clinical Genomics at the Garvan Institute.

    In November 2015, the National Health and Medical Council has delivered the second largest grant in its history of $25 million (€23 M) to the Australian Genomic Health Alliance, a national network of 47 partner organizations, including hospitals, research institute, and universities.

    The Australian medical sector is among the most advanced in the world, according to Bill Ferris

    The Australian medical industry is already world-class in terms of knowledge creation, said Mr Ferris. According to him, the $500 million (€463 M) Biomedical Translation Fund would lead to more commercial successes and the database set up by the Ministry of Health, My Health Record (MyHR), would open up new opportunities for startups.

    « [Through MyHR], privacy issues have already been well covered and in that sense we’re ahead of almost anyone in the world… It can become a valuable resource for better service delivery, prognosis, diagnosis and the basis for a whole pile of new business applications, including precision medicine. »

    The six key challenges outlined by Bill Ferris:

    • 1. Encouraging more Australian companies to achieve global best practice in innovative activity on the healthcare market;
    • 2. Getting greater economic and social benefits through more innovative procurement and service delivery performance of governments;
    • 3. Developing an education system more responsive to the changing needs of citizens and businesses;
    • 4. Strengthening collaboration between Australian research and commerce sectors to increase innovation and commercialization;
    • 5. Maximizing strategic international engagements to bring in the talent, knowledge and capital to fuel the innovation system;
    • 6. Selecting high-impact projects capable of making changes in Australia’s innovation outcomes out to 2030 and beyond.

    This six challenges will form the backbone of the recommendations Innovation and Science Australia will submit to the government by the end of 2017. Main goal: positioning Australia to be a world innovation leader by 2030.

    « Our workforce will require the skills to generate, transfer and implement knowledge and ideas. We need an integrated education and skills system that produces and supports a workforce capable of reacting and adapting to change. We want our children to have highly developed skills in the areas of logic, creativity, and social interaction, » said Bill Ferris.

    He also mentioned the possibilities of using major high-impact large scale projects to drive innovation.

    « In developing the 2030 Strategic Plan, we hope to identify one or more major, game-changing, initiatives with scale that can deliver significant direct and spill-over benefits to the innovation system and broader economy. »

  • « Il faut investir massivement dans la transformation numérique du système de santé » (M. Gagneux)

    Michel Gagneux, directeur général de l’Asip Santé, invité dans le cadre de la conférence semestrielle de Syntec numérique du 29 mars 2017, dédiée à la santé, a exposé sa vision du numérique en santé dans les prochaines années : après une décennie qui a permis d’arriver à un premier palier de maturité, il est temps de préparer les services de nouvelle génération, ce qui implique notamment des investissements massifs.

    Les deux conditions à réunir pour accélérer

    Regrettant la difficile pénétration dans les usages des premières briques numériques construites depuis 10 ans (messagerie de santé, DMP, etc.), Michel Gagneux a estimé qu’il était temps de préparer les services de nouvelle génération (extension numérique au médico-social, big data, etc.) tout en concrétisant les premières avancées, car « on ne peut pas se permettre de prendre autant de temps ».

    Deux conditions sont à ses yeux nécessaires pour ce faire :

    • élaborer une stratégie nationale forte, fixant un cadre et des priorités, sur 5 ans, et l’appuyer sur une gouvernance interministérielle permettant de répondre également aux finalités économiques de la e-santé. Le conseil stratégique du numérique en santé est, de ce point de vue, une première étape ;
    • investir massivement dans la transformation numérique du système de santé. Michel Gagneux a indiqué que les dépenses en matière d’informatique de santé représentaient 0,75 % du total des dépenses de santé en France, contre 2,5% en Suède et 2 % aux États-Unis.

    Les 4 priorités pour ce nouveau cycle

    Michel Gagneux a identifié 4 priorités d’action pour le nouveau cycle de numérique en santé qui débute :

    • un grand programme d’investissement pour la numérisation des hôpitaux, qui doivent être « moteurs des échanges » ;
    • le développement des services numériques aux patients, « grands absents de la politique publique », qui doit être une priorité absolue ;
    • la mise en œuvre d’une politique d’accompagnement du changement auprès de l’ensemble des acteurs, professionnels de santé comme éditeurs de logiciels ;
    • un programme global pour des sujets comme les outils d’aide à la décision, les outils de parcours et de coordination, ou encore le déploiement des objets connectés.

  • « Le SPIS est un dispositif de co-construction permanente » (Giovanna Marsico, déléguée au SPIS)

    Giovanna Marsico, déléguée au service public d’information en santé (SPIS), a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence à l’occasion du lancement de sante.fr, la première brique du SPIS :

    • la place du citoyen dans les politiques publiques de santé,
    • le rôle de l’Etat dans l’information
    • l’utilisation du numérique et des objets connectés dans la prévention,

    Tels sont les principaux points abordés au cours de cet entretien.

    Comment faire évoluer les politiques publiques en santé par une réflexion centrée sur le citoyen ?

    Aujourd’hui, le système de santé est contraint par de nombreux facteurs. Le premier, c’est le facteur économique. Il y aussi des facteurs contextuels comme l’évolution de l’épidémiologie de la population, l’évolution des pratiques au sein de la population et la volonté des citoyens d’être plus informés et plus impliqués dans les choix qui les concernent.

    Si les politiques de santé ont toujours été conçues par les  politiques et les autorités sanitaires, elles se retrouvent aujourd’hui confrontées aux attentes grandissantes de la société de participer à leur orientation, notamment sur des enjeux sensibles. La question se pose alors pour les pouvoirs publics d’ouvrir des espaces de concertation qui ne se limitent pas à l’architecture classique des représentants associatifs mais qui impliquent aussi des nouveaux usages et outils collaboratifs. Ces outils nécessitent forcément une éducation de la population aux enjeux du système de santé, d’où le besoin d’assurer une information accessible, transparente, exhaustive et indépendante.

    Les outils numériques peuvent-ils servir à cela ?

    L’intérêt de s’appuyer sur des  outils numériques dépend largement de la cible que l’on souhaite atteindre. Des programmes à destination des jeunes trouveront un terrain idéal sur les réseaux sociaux ; inversement, des actions adressées à une population précaire seront plus efficaces via des notifications sur mobile.

    Le cœur des services numériques est situé dans les usages : si les destinataires y trouvent un intérêt, l’outil est efficace et répond à sa mission. Mais il doit être adapté à ses destinataires : d’où l’intérêt d’impliquer les destinataires d’outils et services à leur conception.  

    Que peut attendre le citoyen du numérique dans sa prise en charge ?

    Il faut distinguer plusieurs sujets dans le numérique. Il y a d’abord internet comme source d’information et donc comme facteur favorisant l’accès à la santé, car l’information en est un déterminant.  

    Il y a aussi le développement des services à destination des usagers, des soins, et des services favorisant la prévention. L’amélioration de la coordination des soins grâce à la télémédecine, aux outils de télésurveillance, téléconsultation, télé-expertise, téléassistance médicale, fait partie du développement naturel des pratiques ; la prise en charge évolue en fonction des nouveaux besoins et du développement de ces outils. Elle peut être améliorée clairement par l’intégration des outils de télémédecine, à condition qu’ils soient cadrés sous le profil réglementaire et déontologique et qu’ils soient accessibles à tous les usagers.

    Une autre question est celle du dossier personnel qui permet au citoyen d’avoir accès à ses données et donc d’être en capacité de participer aux choix qui le concernent. Aujourd’hui, l’Assurance Maladie propose un Dossier Médical Partagé permettant aux citoyens de mettre les données à disposition des professionnels de santé (médecins, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, etc.) qui les accompagnent,  de simplifier la transmission d’informations entre professionnels, de réduire les examens et prescriptions inutiles ainsi que les interactions médicamenteuses et de faciliter la prise en charge en urgence.  Une orientation vers des outils de téléchargement de données du patient, type BlueButton, est en cours dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de la e-santé.

    Le 3e champ est celui du numérique au service de la médecine prédictive : prendre connaissance d’un facteur de risque important de développer une maladie peut représenter un intérêt majeur pour les citoyens mais cela passe par une réflexion éthique et juridique qui représente un vrai enjeu sociétal.  Ce sujet ouvre, évidemment,  la question de la protection : peut-on imaginer une organisation dans laquelle le citoyen qui a un risque accru de développer certaines maladies sera obligé à une plus lourde imposition fiscale ? Ou bien des exclusions importantes de garanties ? 

    On ne peut pas faire l’économie d’un débat sociétal, dans lequel on met le citoyen en condition de connaître et de se saisir des enjeux, d’anticiper les impacts futurs et de participer aux décisions.

    Passer du système curatif au système préventif : est-ce une demande des citoyens ?

    La conscience de l’intérêt de la prévention demande beaucoup de connaissances et de lucidité de la part des citoyens. De manière pragmatique, si l’on devait se baser sur le fait que ce soit une demande des citoyens, on devrait imaginer qu’ils soient tous conscients des bonnes pratiques nécessaires pour préserver leur patrimoine santé et donc être déjà en position de diminuer leurs facteurs de risque individuels de manière spontanée, par exemple arrêter de fumer, faire du sport, manger bio, etc.

    Au contraire, c’est la responsabilité de l’État que de développer de l’information auprès des citoyens et de les mettre en condition de pouvoir adhérer à des meilleurs choix de vie. L’État ne peut pas se limiter à attendre que les citoyens en fassent la demande.

    Quel rôle peuvent jouer les objets connectés dans la prévention ?

    Les objets connectés ne changent pas la culture. La culture change quand le citoyen se trouve confronté à un intérêt spécifique. Une démarche de prévention basée sur les seuls objets connectés, à mon sens, risque d’être porteuse d’inégalités. La prévention passe d’abord par l’éducation à l’école primaire, à l’école maternelle, et pour le moment elle n’a pas suffisamment investi ces dimensions-là. La prévention doit aussi investir l’entreprise, car c’est là que les gens passent la plupart de leur temps.

    Le fait d’avoir un outil en quantified-self ne permet pas à lui seul de changer la pratique. Au contraire, cela peut entraîner un sentiment de compensation : je fais 10 000 pas par jour, donc je peux fumer un paquet de cigarettes Bien sûr, l’objet connecté peut être utile pour accompagner, mais le déclenchement de la démarche doit venir d’un intérêt reconnu. Il faut mettre les gens en condition de pouvoir développer certaines activités au-delà de l’objet connecté. Et il ne faut pas que l’objet connecté soit un outil angoissant : la prévention ne passe pas par la peur mais par une reconnaissance de l’amélioration de la qualité de vie. Le bénéfice de la prévention ne réside pas systématiquement dans la réduction du risque.

    Les objets connectés ne sont pas nécessairement adaptés à tout le monde et on ne peut pas penser qu’ils puissent être adaptés à tout le monde.

    Que doit apporter le SPIS aux citoyens ?

    Le SPIS est un service public ayant vocation à faciliter l’accès des citoyens vers des informations fiables, indépendantes, accessibles, compréhensibles et utiles à leurs parcours de vie. Ces informations existent en partie, produites par les acteurs publics, mais elles sont assez éparpillées et ne sont pas de premier accès pour les citoyens. Par ailleurs, il y a aussi des champs d’information demandés par les usagers qui ne sont pas encore couverts par les acteurs publics et sur lesquels le citoyen ne peut s’adresser qu’à des contenus produits par des acteurs privés, parfois à but lucratif.

    La vocation du SPIS est d’une part de créer de la cohérence et d’autre part de s’assurer que le citoyen puisse avoir ce point d’accès à un domaine d’information qui lui convienne. Nous avons commencé à faire cela à travers une première incarnation du service public d’information santé qui est le moteur de recherche santé.fr. Il permet de formuler ses requêtes et de trouver des informations de caractère éditorial ou de caractère annuaire, référencées par le service public d’information santé. Ce ne sont pas uniquement des informations de caractère public, mais aussi des informations de caractère éventuellement privé (à but non lucratif), par exemple produites par des associations, des collectivités locales, des universités, dont les contenus sont en adéquation avec le standard d’information défini par le service public d’information santé. Le but est de permettre au citoyen, via ce moteur de recherche, de chercher toutes les informations qui peuvent l’intéresser mais qui sont qualifiées par le service public comme fiables, indépendantes, à jour, accessible et compréhensibles.

    C’est le premier palier de réalisation du SPIS. La logique, essentielle à mes yeux, est que ce service va se construire et évoluer en fonction des usages. Sa ligne éditoriale provient de l’analyse des usages que les citoyens en feront, leurs retours et leur feedback qui nous permettront de savoir où il y a des manques, des incohérences, et quels sont les services qu’il faudra développer en fonction de leurs besoins.

    Le SPIS représente un vrai dispositif de co-construction permanente grâce au travail d’implication des usagers, qui font également partie de la gouvernance de ce service.

  • Paris Healthcare Week 2017 : un programme axé sur le parcours patient

    La Fédération Hospitalière de France et Initiative Santé ont présenté, le 22 mars 2017, le programme de la Paris Healthcare Week 2017 (PHW) . L’édition 2017 se déroulera du 16 au 18 mai à Paris (Porte de Versailles). Elle sera principalement axé sur le parcours patient et sur le continuum de soins Ville Hôpital.

    La PHW est le rendez-vous de la FHF (regroupant HopitalExpo, GerontHandicapExpo et Health-IT), le salon Intermeditech et le salon Infirmier. En 2016, la PHW avait regroupé 750 exposants et attiré près de 30000 visiteurs.

    Les axes de la PHW 2017

    Le thème majeur de l’édition 2017 sera la coopération entre médecine libérale, hospitalière et médico-sociale. C’est dans cette optique que le salon Infirmier, la jeune Fédération  des Soins Primaires et l’ordre des pharmaciens sera pleinement présent afin de valoriser les rôles de tous les professionnels de soins au sein du système de santé.

    Dans ce cadre de convergence ville-hôpital, des solutions innovantes seront exposées pour:

    • une meilleure communication entre les professionnels de santé,
    • favoriser la télémédecine et la télé-expertise, (30 start-up de télémédecine, de messagerie de santé, …)
    • sécuriser le parcours de soins,
    • optimiser la documentation médicale (DMP).

    Un parcours Médecin 3.0 sera proposé en collaboration avec Vidal et le Quotidien du Médecin pour valoriser les innovations numériques disponibles pour les praticiens.

    Favoriser la continuité de la convergence ville-hôpital dans un contexte d’alternance présidentielle

    La PHW 2017 s’inscrit dans un calendrier proche du débat présidentiel. A ce titre, la FHF a présenté ses propositions axées sur la débureaucratisation du système et le recentrage des ARS. De plus, face à l’incertitude de la politique future, la FHF tient à faire du secteur de la santé un levier économique en proposant l’augmentation de l’engagement du Programme d’Investissement d’Avenir (PIA) pour consolider l’axe innovation. Elle souligne également la mobilisation autour de l’international et appelle à la création d’un fonds de capital risque de 20 M€.

    L’alternance présidentielle met en lumière les grands chantiers du décloisonnement de la médecine ville-hôpital et de la co-construction du parcours de soins de patient, notamment la télémédecine, la transition numérique des GHT et le développement des plateformes régionales d’appui.

  • 2ème édition de la Paris Healthcare Week – du 16 au 18 mai 2017

    Améliorer le parcours patient en décloisonnant la médecine de ville, hospitalière et médico-sociale, telle est l’ambition de la deuxième édition de la Paris Healthcare Week qui se tiendra à Paris du 16 au 18 mai 2017.

    Le rendez-vous annuel rassemblera les salons de la Fédération Hospitalière de France, le salon Intermeditech et le salon Infirmier.

    Objectifs et programme

    Présentation d’innovations

    La PHW sera l’occasion pour des start-up et les acteurs de la santé de présenter leurs solutions innovantes pour améliorer le parcours patient.

    Lieu de débats dans la santé

    La PHW permettra aux acteurs de la santé de se pencher sur les chantiers à entreprendre dans le système de santé.

    Cinq salons

    • Les GerontHandicapExpo et HopitalExpo comportant:
      • des villages thématiques: Animation/Bien-être, Conseil&Formation, Externalisation des services,…
      • des agoras thématiques: Construire et équiper, Accueillir et soigner, Manager,…
    • Le salon HIT comportant:
      • 270 exposants,
      • des villages thématiques autour des start-up innovantes et de la e-santé,
      • des agoras autour du Big Data, de la télémédecine, la santé connectée, …
    • Le salon Intermeditech comportant trois thématiques:
      • Nouveaux matériaux, nouveaux procédés, nouvelles technologies, nouveaux usages;
      • Impact des évolutions réglementaires et nouvelles normes pour la relation sous-traitance/fabricant;
      • Accès au marché et financement de l’innovation.
    • Le salon Infirmier comportant:
      • 40 ateliers,
      • 30 tables rondes.

    Contacts et inscription

    Badge valable 3 jours du 16 au 18 mai 2017 :

    • Mardi de 9h00 à 18h00
    • Mercredi de 9h00 à 18h00
    • Jeudi de 9h00 à 17h00

    Inscription lien ci-contre

    Contact: aube.jeanbart@pgpromotion.fr, Direction salons et équipe commerciale

  • Lancement de l’Union nationale des associations agréées d’usagers du système de santé (UNAASS)

    L’Union nationale des associations agréées d’usagers du système de santé (UNAASS), dont la création était prévue par la loi de modernisation du système de santé, a officiellement été installée le 21 mars 2017 par Marisol Touraine, ministre de la Santé. Une centaine d’associations ont participé à son assemblée constituante.

    Le président, le bureau et le conseil d’administration de l’UNAAS seront désignés d’ici la fin du mois de mai 2017.

    L’UNAASS a pour missions :

    • de donner des avis aux pouvoirs publics sur les politiques de santé
    • d’animer un réseau associatif sur le territoire
    • d’agir en justice pour défendre les intérêts des citoyens
    • de représenter les usagers auprès des pouvoirs publics et de proposer à la ministre en charge de la santé une liste d’associations agréées pour la formation des représentants des usagers du système de santé.

    Des délégations territoriales, qui seront prochainement créées, réuniront les représentants des associations agréées au niveau national et régional, pour

    • travailler avec les Agences régionales de santé ;
    • animer le tissu régional associatif.

    L’UNAASS sera financée par le fonds national pour la démocratie sanitaire de la CNAMTS, les cotisations de ses membres, des subventions publiques, les financements conventionnels privés, et des dons et legs.

    Un bureau transitoire pour préparer l’élection du Conseil d’administration autour de 8 collèges

    Un bureau transitoire de 13 membres a été désigné parmi les représentants des associations signataires avec mission de préparer l’élection du premier Conseil d’administration de l’Union. Ce bureau est présidé par Edouard Couty, en charge de la création de l’Unaass.

    Le Conseil d’administration devrait être installé par un vote en assemblée générale ordinaire d’ici la fin mai 2017.

     

  • Les six membres du nouveau collège de la Haute Autorité de Santé désignés

    – Anne-Marie Armanteras de Saxcé, directrice générale de l’offre de soins,
    – Christian Thuillez, conseiller recherche et enseignement auprès de la DGOS
    – Gérard Pouvourville, professeur d’économie à l’Essec
    – Isabelle Adenot, présidente du conseil national de l’Ordre des Pharmaciens
    – Elisabeth Bouvet, infectiologue à l’hôpital Bichat
    – Cédric Grouchka, déjà membre du collège,

    Sont les six membres du nouveau collège de la Haute Autorité de Santé, dont la composition a été divulguée lundi 20 mars 2017. Ils entreront en fonction début avril 2017.

    Le Collège est responsable des orientations stratégiques, de la programmation et de la mise en œuvre des missions assignées à la HAS. Il délibère notamment sur les avis, recommandations et décisions de certification, la procédure de certification des établissements de santé.

    Le collège de la HAS était précédemment composé de 8 membres, désignés par le président de la République (2), le président du Sénat (2), le président de l’Assemblée nationale (2), et le président du CESE (2).

    Il est désormais composé de 6 membres. Trois ont été désignés par Marisol Touraine, ministre de la Santé : Anne-Marie Armenteras de Saxcé, Christian Thuillez et Gérard de Pouvourville. Isabelle Adenot a été proposée par le président du Cese, Elisabeth Bouvet par le président de l’Assemblée nationale, et Cédric Grouchka par le président du Sénat.

    La CSMF a réagi à cette composition en regrettant l’absence de médecins libéraux parmi les membres du Collège.

  • Adoption des innovations : l’institut du Québec recommande un système fondé sur la valeur (rapport)

    Explorer les lacunes du système de santé québécois dans l’adoption des innovations et de la mise en place de mesures qui permettraient de réduire l’augmentation des coûts de santé, telle est l’ambition du rapport de l’Institut du Québec, publié le 15 mars 2017. En s’appuyant sur les expériences de l’Australie, du Danemark, des Pays-Bas, de la Suède, du Royaume-Uni et des États-Unis, le rapport vise à favoriser l’intégration de l’innovation dans le système de santé en termes de méthodes d’achats et de financements.

    D’un système fondé sur les coûts à un système d’approvisionnement fondé sur la valeur

    L’institut du Québec pointe le fait que le système d’approvisionnement fondé sur la valeur a déjà été mis en place dans certains pays. Il s’agit d’une approche centrée sur le patient et sur l’intégration du système mettant l’accent sur la qualité de l’approvisionnement plutôt que sur la minimisation de ses coûts et sa quantification. Ces solutions sont notamment des:

    • paiements groupés pour l’ensemble de l’épisode de soins;
    • définition d’un appel de solutions par la présentation d’un cas hypothétique – exemple d’appels d’offre en Suède fondé sur l’évaluation de coûts de traitements pour des plaies;
    • essais préalables de produits avant de procéder aux appels d’offres;
    • ententes de partage de risques;
    • évaluation globale des coûts-bénéfices;
    • mise en place de registres de patients dont les données sont accessibles pour favoriser la transparence de l’efficacité des prises en charge;
    • ouverture au dialogue avec les entreprises avant les appels d’offres

    Le constat posé par l’IdQ est que la réalité économique du pays vis-à-vis de l’innovation fait face à une croissance faible et à une baisse de l’investissement. Parallèlement, le vieillissement de la population va exercer des pressions certaines sur les coûts.

    Les définitions de la valeur varie en fonction des acteurs. Pour les patients, par exemple, « elle peut signifier des soins accessibles qui les aident à rester en bonne santé et à améliorer leur qualité de vie ». Ainsi, les méthodes d’approvisionnement fondés sur la valeur donne « une perspective plus globale de l’approvisionnement qui prend en compte la qualité, les coûts totaux qui s’étendent sur l’ensemble du cycle de vie du produit, et des considérations socio-économiques plus larges lors de l’achat de produits de medtech ».

    Selon l’IdQ, ces méthodes sont avantageuses pour:

    • Les patients: modèles sont davantage axés sur la prévention plutôt que sur le traitement;
    • Les parties prenantes:
      • Les professionnels de la santé: méthodes plus sûres et efficaces, qui offrent un meilleur rendement en matière de prestation des soins;
      • Les systèmes de santé: améliore la transparence qui encourage les améliorations cliniques;
      • Les fournisseurs: intégration de leurs activités en aval et à la construction d’un modèle holistique des soins (exemple de la dialyse en Allemagne par Fresenius Medical Care)

    Recommandations pour le gouvernement du Québec

    • Coordination des groupements d’achats: mettre l’accent sur « une compréhension commune de la valeur et de la perspective de l’utilisateur quant à la création de la valeur, plutôt que sur une vision traditionnelle axée sur la livraison de résultats »
    • Mise en place d’appels de solutions: élaborer des contrats d’approvisionnement axés sur les résultats
    • Transparence des données: partager des données sur les résultats en matière de santé afin de mesurer et à communiquer les informations pertinentes tout en respectant la vie privée; 
    • Mesures facilement applicables dès maintenant: redéfinir des ententes de partage de risques
  • Standards d’interopérabilité dans la e-santé : appel à réactions de l’Union européenne

    La DG CONNECT de la Commission européenne a diffusé le 16 mars 2017 un appel à contributions sur l’interopérabilité dans la e-santé. Les parties prenantes sont invitées à réagir à un rapport sur l’efficacité de l’interopérabilité dans la e-santé en termes de coûts lorsqu’elle est conçue à partir de standards, avant le 31 mars 2017.

    Le rapport a été élaboré dans le cadre du projet eStandards, qui travaille à une feuille de route pour élaborer des standards de façon collaborative, en s’appuyant sur les preuves et les retours d’expérience.

    Le rapport, « Cost effectiveness of the use of standards-driven toolsets for designing, developing and deploying interoperable solutions or products », fait état d’un accord général parmi les participants sur le rôle des outils élaborés à partir de standards dans le renforcement de la qualité des produits et des services de e-santé, grâce à l’amélioration constante des spécifications.

    D’un point de vue économique, les parties prenantes indiquent que le recours à des standards permet de diminuer le temps d’accès au marché, lorsqu’ils sont clairs et de bonne qualité.

    Les réactions au rapport peuvent être transmises à la DG Connect via le lien suivant, avant le 31 mars 2017.

  • Présidentielle : ce que proposent les candidats en matière de e-santé et d’innovation

    A cinq semaines du premier tour de l’élection présidentielle et dans la lignée du débat télévisé, Health&Tech Intelligence propose un récapitulatif des propositions des candidats en matière de e-santé et d’innovation en santé.

    E-santé

    François Fillon

    • Garantir une offre de téléconsultation sur tout le territoire d’ici 2022
    • Permettre un remboursement incitatif des actes de télémédecine par l’Assurance maladie
    • Mettre en place le dossier médical partagé pour faciliter et sécuriser le parcours de soins

    Benoît Hamon

    • Développer le numérique à l’hôpital avec un plan « Hôpital digital 2022 »

    Marine Le Pen

    • Investir dans les nouveaux outils numériques pour permettre des économies durables
    • Soutenir les startups françaises pour moderniser le système de santé

    Emmanuel Macron

    • Déverrouiller massivement la télémédecine
    • Aider financièrement les patients, les associations, les professionnels et les établissements à s’équiper en technologies numériques

    Innovation

    François Fillon

    • Faciliter la création de partenariats publics-privés pour donner naissance à des entreprises innovantes dans le secteur de la santé.
    • Conclure un « contrat de mandature » avec les industriels de santé pour leur donner la visibilité nécessaire pour investir et développer leur activité en France.
    • Faire de la France un leader dans le domaine des biotechs.
    • Créer un label « Hôpital France » pour valoriser et mieux exporter l’ensemble des savoir-faire hospitaliers français : expertise clinique, formation, compétence dans le domaine du numérique, qualité de gestion

    Marine Le Pen 

    • Créer un secrétariat d’État dédié aux mutations économiques rattaché au ministère des Finances afin d’anticiper les évolutions des formes de travail liées aux nouvelles technologies (ubérisation, robotisation, économie du partage…)

    Emmanuel Macron

    • Assurer des autorisations plus rapides de mise sur le marché
    • Mise en place d’un plan d’investissements de 5 milliards d’euros en soins primaires, dans l’innovation en santé, dans le déploiement de la télémédecine et dans l’hôpital de demain

    Jean-Luc Mélenchon

    • Mettre en place une stratégie nationale de santé quinquennale

    Organisation des soins

    François Fillon

    • Territorialiser le numerus clausus
    • Faciliter la création des maisons de santé pluridisciplinaires
    • Transformer les groupements hospitaliers de territoire (GHT) en groupements de santé de territoire (GST) pour les ouvrir aux cliniques privées et aux médecins libéraux

    Benoît Hamon

    • Développer les maisons de santé pluridisciplinaires

    Marine Le Pen

    • Maintenir les hôpitaux de proximité
    • Développer les maisons de santé pluridisiciplinaires

    Emmanuel Macron

    • Développer les GHT pour y inclure les établissements privés
    • Doubler le nombre de maisons de santé pluridisciplinaires d’ici 2022
    • Déconcentrer le pouvoir des Agences régionales de santé

    Jean-Luc Mélenchon

    • Développer massivement les centres de santé pluriprofessionnels

    Financement

    François Fillon

    • Progression de l’Ondam inférieure à 2% par an
    • Suppression du tiers-payant généralisé
    • Ramener l’assurance maladie à l’équilibre d’ici à 2022 en faisant 20 Mds€ d’économies en 5 ans

    Benoît Hamon

    • Révision de la T2A
    • Suppression des franchises médicales

    Marine Le Pen

    • Création d’un cinquième risque de Sécurité sociale consacré à la dépendance
    • Suppression de l’Aide Médicale d’État

    Emmanuel Macron

    • Plafonnement à 50% de la T2A
    • Tiers-payant généralisable et non généralisé
    • Progression de l’ONDAM de 2,3% par an
    • 15 milliards d’euros d’économies sur 5 ans

    Jean-Luc Mélenchon

    • Revenir sur la T2A
    • Supprimer les dépassements d’honoraires