Etablissements

  • UniHA choisit Enovacom pour la connexion des dispositifs biomédicaux

    UniHA, réseau coopératif d’achats groupés pour les hôpitaux, a choisi Enovacom pour connecter les appareils biomédicaux, selon un communiqué d’Enovacom du 18 octobre 2016. L’objectif est d’intégrer les données vitales des patients dans les dossiers de soins informatisés, et faire ainsi gagner du temps aux soignants tout en garantissant la qualité des informations.

    Ce choix a été fait à l’issue de l’appel d’offre « Informatisation d’un Service de Réanimation, de Surveillance Continue avec intégration au SIH et connexion des équipements Biomédicaux » lancé par le réseau UniHA et coordonné par le Centre Hospitalier de Libourne.

    L’appel d’offre était constitué de deux lots:
    • Un premier concernant le logiciel de réanimation IMD Soft et la possibilité de choisir le logiciel Enovacom Patient Connect pour connecter les appareils biomédicaux aux dossiers informatisés de l’hôpital pour collecter et intégrer les données vitales des patients,
    • Un second lot pour l’achat du seul logiciel Enovacom Patient Connect.

    Les 67 établissements adhérents du réseau UniHA dont plusieurs ont déjà déclaré leur intérêt pourront donc bénéficier de cet accord.

  • Le Comité d’alerte sur les dépenses d’assurance maladie émet des réserves sur l’ONDAM 2017

    Près d’1 Md€ de dépenses « transférées ailleurs afin de soulager l’ONDAM » sont les éléments à partir desquels une « réserve de méthode » a été émise le 12 octobre 2016 par le Comité d’alerte sur l’évolution des dépenses de l’assurance maladie dans le cadre du PLFSS qui prévoit 4,05 Mds€ d’économies sur l’ONDAM 2017.

    • 270 M€ liés à la deuxième étape de la réduction du taux de cotisation maladie des personnels de santé exerçant en ville se traduisent par 270 M€ de dépenses en moins dans le cadre de l’ONDAM bien que cette somme reste à la charge de l’Assurance maladie,
    • 220 M€ liés à la création du fonds pour le financement de l’innovation pharmaceutique sont en fait prélevés dans le Fonds de Solidarité Vieillesse,
    • 230 M€ qui doivent être mobilisés pour financer les établissements médico-sociaux seront prélevés sur la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA),
    • 250 M€ de remises à consentir par les industriels du médicament sont comptabilisées par avance alors que ces recettes ne sont pas inscrites dans les projets de budget et servent habituellement de « matelas de sécurité » pour boucler l’ONDAM en fin d’année,

    tels sont les quatre points qui font dire au Comité d’alerte sur les dépenses d’assurance maladie que l’évolution de l’ONDAM fixée à 2,1% en 2017 est « minorée plus qu’à l’accoutumée ».

  • Stratégie e-santé 2020 : convention entre le CNES, la DGS et le service de santé des Armées

    Intégrer les outils du spatial dans la santé et imaginer des pratiques nouvelles, tels sont les objectifs de la convention cadre de coopération signée le 14 octobre 2016 entre les directeurs du Centre national d’études spatiales (CNES), de la Direction générale de la Santé (DGS) et du service de santé des armées (SSA).

    Cette convention s’inscrit dans la feuille de route de la stratégie e-santé 2020.

    La convention vise à intégrer les outils du spatial dans le domaine de la santé et à imaginer des pratiques nouvelles. Plusieurs volets de coopération ont été identifiés :

    • télé-épidémiologie pour l’identification des zones à risque et l’évolution des épidémies ;
    • gestion de crises sanitaires ;
    • télémédecine ;
    • apports de la médecine spatiale.

    Un comité de pilotage co-présidé par le CNES, la DGS et le SSA doit se réunir une fois par an pour proposer et instruire de nouveaux projets de coopération.

  • Une pénurie de 18 millions de professionnels de santé en 2030 sans investissements massifs (ONU)

    La Commission de haut niveau sur l’emploi en santé et la croissance économique de l’ONU, co-présidée par François Hollande et Jacob Zuma, président d’Afrique du Sud, a présenté son rapport final le 20 septembre 2016. Elle appelle notamment à créer urgemment de nouveaux emplois afin d’empêcher une pénurie de 18 millions de professionnels de santé en 2030 au niveau mondial.

    Deux fois plus de professionnels de santé nécessaires en 2030

    Selon la Commission de haut niveau sur l’emploi en santé et la croissance économique, 40 millions de nouveaux emplois devraient être à pourvoir dans le secteur de la santé d’ici 2030, soit un doublement des personnels de santé mondiaux actuels. En l’absence d’action, ces nouveaux besoins aboutiraient à une pénurie de 18 millions de professionnels de santé, en particulier dans les pays les plus pauvres.

    10 recommandations

    La Commission émet 10 recommandations pour renforcer l’investissement dans les personnels de santé et le rendre plus efficace :

    • Stimuler les investissements afin de créer des emplois décents dans le secteur de la santé, en particulier pour les femmes et les jeunes ;
    • Maximiser la participation économique des femmes et favoriser leur autonomisation en institutionnalisant leur leadership, en combattant les préjugés sexistes et les inégalités entre les sexes dans l’éducation et sur le marché du travail de la santé, et intégrer la problématique hommes-femmes dans les processus de réforme de la santé ;
    • Développer la formation initiale et continue des agents de santé ;
    • Réformer les modèles de services centrés sur les soins hospitaliers et privilégier la prévention et la fourniture efficace de soins primaires et ambulatoires qui soient de qualité, abordables, intégrés, communautaires et centrés sur la personne, en accordant une attention particulière aux zones mal desservies ;
    • Exploiter le potentiel de technologies de l’information et de la communication d’un bon rapport coût/efficacité en vue d’améliorer l’éducation sanitaire, les services de santé centrés sur la personne et les systèmes d’information sanitaire ;
    • Investir dans les principales capacités du Règlement sanitaire international, notamment le renforcement des compétences des agents de santé nationaux et internationaux dans les situations de crise humanitaire et les situations d’urgence de santé publique aiguës ou prolongées ;
    • Mobiliser des financements adéquats auprès de sources nationales et internationales, publiques ou privées, le cas échéant, et envisager une vaste réforme du financement de la santé si nécessaire ;
    • Favoriser la collaboration intersectorielle au niveau national, régional et international ;
    • Favoriser la reconnaissance internationale des qualifications des professionnels de la santé ;
    • Entreprendre des recherches et des analyses robustes sur les marchés de l’emploi en santé.

    Un plan d’action à 5 ans

    L’OMS, l’OCDE et l’Organisation internationale du Travail réuniront l’ensemble des parties prenantes d’ici la fin 2016 pour élaborer un plan à cinq ans de mise en œuvre de ces 10 recommandations.

  • Série « SI hospitaliers » : 3 questions à Gildas Le Borgne, directeur adjoint du CH de Bretagne Sud

    Le CHBS de Lorient est établissement support du GHT groupe hospitalier Sud Bretagne, qui comprend également les centres hospitaliers de Quimperlé, Port-Louis-Riantec, Le Faouët, et l’EPSM Charcot de Caudan.

    Dans quel contexte le GHT Sud Bretagne s’est-il mis en place ?

    Les coopérations entre établissements de notre territoire sont anciennes, car il existe une forte complémentarité entre eux. Les établissements plus petits étant confrontés à des contraintes aiguës de démographie médicale (et donc d’activité), ils ont besoin de s’arrimer à un établissement de référence comme le CHBS.

    La constitution depuis 2014 d’une communauté hospitalière de territoire (CHT) a permis d’apprendre à travailler ensemble et à amplifier les coopérations : les autres établissements ont accès au plateau technique du CHBS et bénéficient également de consultations avancées de la part de praticiens du CHBS.

    L’environnement était donc favorable à la constitution d’un GHT.

    Que vous a apporté la constitution du GHT ?

    Le décret sur les GHT ne va pas au bout de la logique de coopération d’un point de vue juridique, et le dispositif de concertation est très lourd. Nous avons donc fait rapidement le choix de constituer une direction commune entre les établissements de l’ancienne CHT, ce qui a été facilité par la forte implication des élus. Nous souhaitons aller encore plus loin, et pouvoir mettre en place une véritable stratégie de groupe à responsabilité intégrale. Pour cela, nous préparons la fusion des établissements au 1er janvier 2018 – à l’exception de l’EPSM Charcot. Elle a été approuvée par nos instances, et est maintenant soumise à validation de l’ARS.

    Quelles sont les implications de cette fusion en termes d’organisation ?

    Le chantier à mener est très exigeant mais stimulant en matière de ressources humaines, mais plus encore de système d’information. Nous avons réalisé un état des lieux de nos applications informatiques, et travaillons à la mise en place d’une base d’identité patient et d’un dossier patient unique, ce qui représente une importante montée en charge.

    Nous poursuivons dans le même temps nos collaborations avec les professionnels de santé libéraux pour améliorer le service de messagerie sécurisée que nous leur proposons afin de favoriser la coordination des soins avec l’amont et l’aval.

     

  • Links Up : l’accélérateur de start-up de l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée lancé le 6 octobre 2016

    Links Up, le programme de trois ans (2016-2019) d’aide à la croissance des jeunes entreprises dans la e-santé et l’e-tourisme de l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée a été officiellement lancé le 6 octobre 2016 à Toulouse par Nadia Pellefigue, vice-présidente d’Occitanie en charge de l’économie.

    Piloté par le Groupement européen de Coopération territoriale (GECT) Pyrénées-Méditerranée, Links UP vise à stimuler la croissance et la compétitivité des start-up en développant leurs opportunités d’accès aux financements, en les rapprochant des besoins du marché, en facilitant leurs échanges tout en assurant leur pérennisation.

    Le coût total du projet est estimé à 1 045 000 €, avec un taux de cofinancement de 75 % du FEDER soit 783 750 €. La programmation du projet ne sera définitive qu’après la signature de l’accord d’octroi du FEDER.

    «Il faut voir Links Up comme un accélérateur que nous apportons aux start-up du e-tourisme et de la e-santé. Nous voulons les aider à aller plus vite dans la recherche de financement et dans la mise sur le marché de leurs produits car les start-uper sont des entrepreneurs pressés », a déclaré Nadia Pellefigue lors de la présentation de Links Up.

  • Un projet pour faire des médecins libéraux des « chefs d’entreprises de soins ambulatoires » (CSMF)

    Faire des médecins libéraux de véritables entrepreneurs d’établissements de soins ambulatoires, c’est la principale innovation du système de santé proposée le 12 octobre 2016 par la CSMF (syndicat non signataire de la convention médicale adoptée le 25 août 2016) dans le cadre d’un « new deal » de la profession. La Confédération souhaite soumettre ce projet à tous les candidats à l’élection présidentielle de 2017.

    Les éléments structurants de ce « new deal » sont, selon la CSMF:
    – L’abrogation du tiers payant,
    – La mise en place de quatre niveaux de consultation permettant une revalorisation des actes médicaux,
    – Le déploiement d’outils de partage d’informations dans le cadre d’une simplification des taches administratives,
    – Une organisation territoriale faisant du médecin de ville un chef d’entreprise disposant des moyens de diriger de « véritables établissements de soins libéraux » et de contractualiser avec les collectivités locales ou les ARS,
    – Une appropriation par les praticiens, grâce au soutien financiers des pouvoirs publics, de l’innovation et des technologies e-santé (télémédecine, aide à la décision en ligne).

    « Construire la santé de demain »

    Non signataire de la dernière convention médicale adoptée le 25 août 2016, la CSMF, présidée par Jean-Paul Ortiz,  propose un projet politique « pour construire la santé de demain ».

    C’est sur la place et le rôle du médecin libéral à l’échelle des territoires que la CSMF innove: elle propose de faire des praticiens des chefs d’entreprise d’établissements de soins libéraux ambulatoires.

    • Ceux-ci pourraient contractualiser avec les collectivités locales ou les ARS pour la mise en oeuvre d’un exercice mutlisite (structures libérales et établissements publics)
    • Les regroupements de structures seraient favorisés grâce aux outils numériques
    • Gage de la réussite du virage ambulatoire, ces médecins devront d’approprier avec le soutien financier des pouvoirs publics l’innovation et les technologues de e-santé (télémédecine, aide à la décision en ligne).

    Quatre niveaux de tarification mieux valorisés

    La CSMF propose dans le même temps de structurer la tarification en quatre niveaux « plus lisibles et mieux valorisés que la grille actuelle »:

    • Consultation de base
    • Consultations coordonnées et de suivi
    • Expertise
    • Consultations longues et complexes

    Abrogation du tiers payant

    La CSMF appelle aussi à une simplification à travers:

    • L’abrogation du tiers payant
    • L’allègement des tâches administratives
    • Le déploiement d’outils de partage d’information.
  • MyHR : « Le gouvernement australien prend très au sérieux la sécurité des données » (porte-parole)

    En août 2016, le dossier numérique de santé australien My Health Record (MyHR) a été pointé du doigt par le Dr. Bernard Robertson-Dunn, président du comité de santé de l’Australian Privacy Foundation (APF), une ONG visant à protéger le droit à la vie privée des Australiens.

    Parmi les principales critiques émises par l’expert : l’inutilité du système et la mise en danger des informations personnelles des patients.

    Un porte-parole du ministère de la Santé australien a accepté de répondre à H&TI pour tenter de mieux comprendre le fonctionnement de MyHR. Il nous en dit plus sur l’état actuel du dispositif, les moyens mis en place pour assurer la sécurité des données collectées, les coûts réels de l’outil et les aspects à améliorer.

    My Health Record : retour sur les fondamentaux

    À quoi sert My Health Record ?

    My Health Record est le dossier de santé numérique national australien (il a été lancé en juillet 2012). Il permet à un individu et à ses médecins de partager en ligne de manière sécurisée des informations importantes sur la santé du patient, comme ses antécédents médicaux, les médicaments qu’il prend actuellement, ses allergies, etc. Ce système est surtout bénéfique pour les personnes prises en charge par différents professionnels de la santé ou qui suivent un traitement continu dans le cas de maladies chroniques ou complexes.

    Avec un dossier MyHR, les patients n’ont également pas à répéter sans cesse leurs antécédents médicaux face à un nouveau médecin. Cela peut aussi faciliter les démarches en cas d’urgence médicale : les fournisseurs de soins, comme les hôpitaux connectés au système MyRH, ont un accès direct aux informations du patient.

    Qui peut avoir accès aux données accessibles via MyHR ?

    Les organismes de santé tels que les hôpitaux publics et privés, les médecins généralistes et spécialistes, les pharmacies et les prestataires de santé connexes peuvent tous visualiser et télécharger des documents cliniques stockés sur un dossier personnel MyHR. Les particuliers peuvent eux aussi consulter et télécharger des données relatives à leur santé sur leur dossier.

    En vertu de la Loi 2012 relative à My Health Record, les données de santé de chaque MyHR peuvent être recueillies, utilisées et divulguées « à n’importe quelle fin » à condition d’obtenir le consentement du bénéficiaire des soins. L’une des fonctions du système est « de préparer et de fournir des données anonymisées à des fins de recherche et de santé publique ». Avant que cette loi puisse être mise en œuvre, un cadre législatif pour l’utilisation secondaire du dispositif doit être établie.

    Réponses aux critiques du Dr. Robertson-Dunn

    Selon le Dr. Bernard Robertson-Dunn, MyHR « met en danger les données personnelles de patients ».

    Le gouvernement prend très au sérieux la confidentialité et la sécurité des données personnelles des individus. Le système My Health Record dispose d’outils similaires à ceux utilisés pour la sécurisation des données bancaires, y compris de puissants logiciels de cryptage, des pare-feux et des connexions sécurisées.

    L’outil fonctionne en conformité avec les normes australiennes de sécurité et subit des contrôles indépendants réguliers permettant d’assurer la conformité du système à ces différentes règles et d’évaluer son niveau de vulnérabilité. Ces normes de sécurité sont régulièrement mises à jour pour tenter de contrer au mieux les nouveaux types de cyber-menaces.

    Outre les contrôles techniques du système actuellement en place, il existe toute une série de sanctions pénales et civiles prévues par la Loi 2012 relative à My Health Record, applicables envers ceux qui utilisent délibérément à des fins malveillantes les données de santé d’un individu.

    Le ministère de la Santé australien a révélé l’existence d’une faille de sécurité lors de la publication d’informations de santé anonymisées, a indiqué le 8 octobre 2016 The Saturday Paper. Les données de médecins et de millions de leurs patients seraient concernées.

    Le président du comité de santé de l’APF assure aussi que très peu d’Australiens utilisent MyHR et que, parmi les personnes enregistrées, une minorité se servirait de l’outil. Combien de citoyens utilisent réellement My Health Record ?

    Il y a actuellement plus de 4,2 millions d’Australiens, soit environ 18 % de la population du pays, qui possède un dossier MyHR. Au 18 Septembre 2016, ces personnes avaient téléchargé plus de 111 000 documents sur leurs comptes, dont 70 000 bilans de santé, plus de 30 000 notes de santé personnelles et près de 12 000 directives préalables à certains soins.

    Il y a par ailleurs plus de 9 000 organisations de fournisseurs de soins enregistrées via le système MyHR. Au 18 Septembre 2016, ces prestataires ont téléchargé plus d’1 million de documents cliniques via le dispositif, dont près de 314 000 bilans de santé partagés, plus de 533 000 bilans de sortie d’hôpital, 108 000 bilans de rendez-vous médicaux et plus de 25 000 lettres de spécialistes.

    Le Dr. Bernard Robertson-Dunn reproche notamment au gouvernement « de n’avoir jamais dit [aux Australiens] comment [MyHR] améliorait le système de soin, ni de quel manière il permettait de réduire les coûts de santé ». Que lui répondez-vous ?

    L’outil a le potentiel pour améliorer l’efficacité du système de santé australien et réduire les coûts dans le domaine de santé :

    • en améliorant l’accès aux informations de santé ainsi que leur qualité (meilleure prise de décision clinique) ;
    • en réduisant le risque de prise de traitement indésirable ;
    • en diminuant le nombre d’hospitalisations évitables ;
    • en réduisant la duplication inutile des examens médicaux ;
    • en améliorant la coordination et la qualité des soins de santé.

    Il peut aussi aider les praticiens à être plus efficaces en réduisant la paperasse (moins d’utilisation de papier, moins de télécopie de dossiers entre collègues, etc.).

    [Aucun chiffre n’a été communiqué par le ministère sur ce point.]

    Combien coûte le dispositif ? Le Dr Robertson-Dunn évoque une dépense annuelle de 400 M AU$ (271 M €). Ce chiffre est-il correct ?

    Non. Dans le cadre du budget 2015-2016 « My Health Record : une nouvelle orientation pour les dossiers électroniques de santé en Australie », le gouvernement australien a annoncé un financement de l’ordre de 455,1 millions de AU$ (308,5 M €) pour poursuivre l’utilisation de MyHR, améliorer le système, renforcer les dispositifs nationaux relatifs à la santé numérique et soutenir les phases d’essais entreprises dans certaines régions. Ce programme de financement doit s’étaler sur trois ans.

    Il point également du doigt le manque de praticité de My Health Record. « Les données sont pour la plupart présentées dans des fichiers PDF (…) [et le dossier doit être complété.] Cela signifie que les notes et les données de chaque visite chez le médecin devraient être répertoriées, ainsi que les résultats de tous les tests effectués (…) »

    La majorité des documents accessible sur MyHR ne sont pas en format PDF, cela vaut notamment pour les bilans de santé partagés, les bilans de rendez-vous médicaux, les prescriptions et les dispenses de médicaments. Nous continuons à travailler avec les fournisseurs de soins et les professionnels de l’industrie pour faciliter encore davantage l’utilisation du système.

    My Health Record est un résumé électronique des données de santé de chaque patient enregistré mis à la disposition de l’individu en question et des fournisseurs de soins concernés. Il ne s’agit pas d’un dossier médical complet : il ne remplace pas les dossiers médicaux détenus par les praticiens et ne modifie pas les obligations actuelles des prestataires de soins, qui doivent continuer à maintenir leurs propres dossiers cliniques détaillés pour chacun de leurs patients.

    MyHR fournit des informations de santé supplémentaires sur le patient dont le praticien peut ne pas avoir accès autrement, par exemple si l’individu a été reçu dans un autre hôpital qu’habituellement ou s’il a consulté un autre médecin.

    Chaque semaine en Australie, entre un à trois médecins prennent en charge un patient pour lequel ils n’ont que peu ou pas de renseignement du tout. Plus d’un cinquième des médecins généralistes font face à cette situation tous les jours. Avec My Health Record, un praticien se trouvant dans cette situation aura accès à au moins une partie des informations sur son patient.

    Avez-vous prévu certains changements pour améliorer l’efficacité du dispositif ?

    Il y a eu, et il y a aura encore, toute une série d’améliorations du système. Au cours de l’année 2015-16, des changements importants ont été apportés. Voici quelques exemples :

    • L’outil a changé de nom : le « Personally Controlled Electronic Health Record » est ainsi devenu « My Health Record ».
    • Son utilisation a été simplifiée pour le rendre plus accessible et permettre aux usagers de créer facilement un dossier mais aussi de mieux gérer le contrôle d’accès à leurs données.
    • Les patients peuvent désormais télécharger une copie de leurs documents de planification préalables aux soins via leur dossier MyHR.
    • Il y a eu aussi quelques changements pour encourager la participation aux essais en cours dans le nord du Queensland et dans la région de Nepean Blue Mountains en Nouvelle-Galles du Sud. Cela comprend notamment l’introduction d’un canal hébergé séparément pour les participants de la zone d’essai pour qu’ils puissent avoir le choix de refuser la création automatique d’un dossier à leur nom s’ils le souhaitent.
    • L’interface de l’outil a été améliorée et modernisée : elle s’adapte désormais automatiquement au type de terminal utilisé (ordinateur, téléphone portable ou tablette).
  • Un Portail unique de signalement des événements sanitaires indésirables en janvier 2017

    (36h Chrono, La Réunion)

    L’ASIP Santé a présenté le 5 octobre 2016 à l’occasion de l’étape réunionnaise de la campagne « Faire avancer la santé numérique » l’état d’avancement du projet de portail des signalements qui sera mis en ligne en janvier 2017.

    Piloté par la Direction générale de la santé (Ministère des Affaires sociales) le portail servira de guichet unique aux professionnels de santé et aux citoyens pour déclarer tout incident dans la pris en charge de sa santé.

    Le portail a deux ambitions majeures

    Faciliter la déclaration des événements indésirables en :

    • orientant le déclarant grâce un module de guidage pour identifier la ou les vigilances concernées
    • permettant la saisie en ligne d’un signalement pour les vigilances qui ne disposent pas d’un outil de télé-déclaration, ou orienter automatiquement vers l’application de déclaration pour les vigilances déjà outillées

    Fluidifier la transmission pour les acteurs en charge de l’évaluation en :

    • adressant automatiquement et sans délai la déclaration aux acteurs en charge de l’évaluation (agences sanitaires, ARS, structures régionales…)

    La V1 disponible en janvier traitera de l’ensemble des vigilances réglementaires :

    Liés à la prise d’un produit ou d’une substance

    • Médicament
    • Matériel (instrument, dispositif médical implanté, pansements, prothèses…)
    • Produit sanguin labile (transfusion)
    • Complément alimentaire
    • Substance psychoactive
    • Produit cosmétique
    • Produit de tatouage
    • Autres produits …

     

    Liés à une pratique médicale

    • Infection Associée aux Soins (infection nosocomiale)
    • Evénement indésirable grave (entrainant le décès, des séquelles irréversibles graves, ou des risques  pour la santé publique)

     

  • Le GCS Tesis (La Réunion) met en place des méthodologies d’innovation pour ses projets e-santé

    « La Ruche », tel est le nom de l’espace dédié à la e-santé mis en place par Le GCS Tesis Réunion Mayotte à La Réunion.

    Mettre en place des systèmes d’information et outils numériques qui génèrent de l’usage et soient adoptés par les professionnels de santé et les patients nécessite une adaptation des outils aux besoins et pratiques des utilisateurs.

    Pour y parvenir, grâce à l’impulsion donnée par l’attribution de 30 M€ dans le cadre des projets Territoire de soins numériques, Antoine Lerat, directeur de Tesis, a conçu un espace de cocréation intégrant architecture, technologies et methodologie pour inciter à l’intelligence collective.

    Cette démarche de coconstruction est soutenue par l’Agence Régionale de Santé Océan Indien.

    Concrètement la démarche repose sur l’embarquement par des formats ludiques et participatifs et des techniques de management collaboratif de publics qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble.

    L’espace propose :

    • Un show room des innovations proposées par des start-up du territoire,
    • Un espace de coconstruction dédié aux séances collaboratives doté d’ecrans digitaux et interactifs,
    • Des bureaux partagés en plug and work

    La communication et le management transversal sont des clés du fonctionnement de l’espace.

    Dans le cadre des rencontres Esanté qui se sont tenues du 4 au 7 octobre 2016, plusieurs GCS d’autres régions ont pu expérimenter l’utilité de « la Ruche ».