Efficience

  • Australie : Oventus Medical lance un dispositif via l’impression 3D pour soigner le ronflement

    Oventus Medical a récemment lancé une nouveau système d’impression 3D à Melbourne dans l’optique de créer O2Vent, un dispositif anti-ronflement adapté aux besoins spécifiques du patient.

    Le produit sera tout d’abord lancé en Australie puis à échelle mondiale, États-Unis en tête.

    O2Vent : un projet issu d’un partenariat entre une société privée et une organisation publique

    Oventus Medical, basé à Brisbane (Queensland), a ouvert sa nouvelle installation d’impression 3D au campus de Clayton (Victoria) du CSIRO.

    Cette décision s’appuie sur un partenariat existant entre l’entreprise australienne et le CSIRO : la multiplication des collaborations entre secteur privé et secteur public fait partie des priorités du gouvernement australienne.

    Via ce projet, la société souhaite produire un nouveau dispositif personnalisable, le O2Vent. Il s’agit d’un protège-bouche en titane fabriqué par impression 3D ayant pour fonction d’assurer un flux d’air optimal et ainsi de réduire les effets du ronflement pour les personnes souffrant d’apnée du sommeil.

    Coût du traitement anti-ronflement : environ 1 700 euros (2 500 AU$)

    Oventus développe O2Vent depuis environ trois ans. Le prototype initial a passé avec succès des essais cliniques (voir encadré) et a été imprimé à l’aide de l’imprimante 3D CSIRO Lab22.

    Le produit est disponible auprès des cliniciens accrédités Oventus. Il est monté et livré sous la supervision d’un dentiste.

    Le coût total du traitement est d’environ 2 500 AU$ (1 743 €). Cette somme inclut le prix de l’appareil mais aussi celui des consultations et des interventions dentaires connexes. Cependant, les coûts finaux doivent être discutés entre le patient et le clinicien.

    Une partie plus ou moins importante des frais peuvent être pris en charge par les assureurs de santé privés. Le programme, tout ou partie, n’est cependant pas remboursé par la sécurité sociale (Medicare), excepté si un traitement par rayons X est inclus dans le programme du patient (à discuter avec l’assureur).

    O2Vent : le dispositif devrait être lancé aux États-Unis

    « En combinant l’expérience de fabrication de notre équipe de recherche avec les fonctionnalités logicielles de Data61 de CSIRO, nous avons pu créer un processus interne unique pour fabriquer des protège-bouches personnalisés individualisés pour chaque client d’Oventus, a commenté dans un communiqué le Dr. Keith McLean, directeur de la recherche du service fabrication du CSIRO. De plus, nous avons été en mesure d’aider Oventus à produire un important volume de dispositifs au sein du campus de Clayton (…) »

    Oventus est coté à la Bourse australienne des valeurs mobilières depuis juillet 2016, après un premier appel public à l’épargne de 12 millions d’AU$ (8,4 M €). À cette période, l’entreprise a déclaré que le capital recueilli serait utilisé pour commercialiser et distribuer l’appareil O2Vent.

    Le dispositif d’Oventus a été approuvé par la FDA

    En avril 2016, le produit a été approuvé par l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA). Un fait important pour l’entreprise australienne, qui souhaite s’étendre aux États-Unis dans un futur proche avant d’étendre ses ventes à d’autres pays. Elle rappelle d’ailleurs que plus de 37 millions de personnes souffrent régulièrement de ronflement aux États-Unis.

  • Télésurveillance : les cahiers des charges représentent une « étape importante » (Alliance eHealth)

    La publication des cahiers des charges sur la télésurveillance est « une brique essentielle au déploiement de la télémédecine », se félicite l’Alliance eHealth France dans un communiqué le 19 décembre 2016.

    L’Alliance eHealth, qui regroupe les organisations professionnelles représentant les industriels de la e-santé (Leem, Lesiss, Snitem, Syntec Numérique et Feima), salue un « pas décisif » mais appelle toutefois à une accélération du déploiement de la télémédecine dans ses différentes modalités au-delà du stade de l’expérimentation, avec un « cadre financier et organisationnel pérenne », et une « clarification du cadre d’évaluation des solutions industrielles déployées ».

    L’Alliance eHealth France avait déjà exprimé cette position en juillet 2016.

  • « Les sociétés qui sauront innover seront les gagnantes » (Elias Zerhouni, Sanofi)

    « La médecine pratiquée aujourd’hui ne sera pas capable de limiter l’impact de la maladie sur la population humaine … Dans ce siècle, les sociétés qui pourront innover seront les gagnantes », tel est le sens de l’allocution d’Elias Zerhouni, Président « monde », Recherche et Développement de Sanofi, qui s’est exprimé en tant que grand témoin sur « la santé du futur » à l’occasion de la 2ème édition de PharmaCité à laquelle a assisté HTI le 13 décembre 2016.

    Pour lui, deux mots synthétisent les défis essentiels auxquels les scientifiques doivent faire face : complexité et précision.

    Il explique que la précision médicale repose sur quatre piliers, prédiction, personnalisation de la médecine, préemption de la maladie et participation du malade et qu’il existe une opportunité de faire converger science et intelligence artificielle pour inventer des solutions innovantes, dont la seule limite est mentale et non technologique.

    Les défis essentiels auxquels les scientifiques doivent faire face : complexité et précision

    Pour Elias Zerhouni, les avancées contre la maladie se heurtent à la complexité biologique qui s’avère plus grande que celle imaginée il y a 30 ans : « Le cerveau est impénétrable dans sa complexité. Notre pourcentage de connaissances aujourd’hui vis-à-vis de cette complexité est de 10%. » 

    Il explique que les secrets fondamentaux des maladies humaines n’ont pas été pénétrés (mécanismes du diabète, d’Alzheimer et de la SEP), mais que la complexité des sciences de la vie est source d’opportunités : « Dans ce siècle, les sociétés qui pourront innover seront les gagnantes avec leurs solutions intelligentes qui permettront de vivre sainement. Le système des ministères est un système de maladies. »

    Les quatre piliers de la précision médicale

    1) La prédiction

    C’est pour Elias Zerhouni « La capacité à prédire dans cette complexité ce qui va toucher le malade avant que sa pathologie soit chronique ». Il prend l’exemple du diabète et d’Alzheimer : « Ce sont des pathologies qui se développent pendant 20 ans, or lorsque le système est détruit, la thérapie est difficile pour revenir en bonne santé ».

    2) La personnalisation de la médecine

    3) La préemption de la maladie

    Elias Zerhouni indique que c’est « la capacité de comprendre la maladie dans son essence : grâce aux biomarqueurs on pourrait savoir quel malade va souffrir de quelle maladie ».

    4) La participation du malade

    Elias Zerhouni explique qu’un certain paradigme appartient au passé : celui du malade qui attend d’être malade pour voir son médecin. Il précise qu’une transformation s’est opérée : désormais « le malade participe à sa santé car il n’est pas malade mais risque de l’être ».

    L’énorme progrès grâce à la convergence des sciences

    La convergence des sciences physiques et biologiques est à l’origine d’un progrès énorme : l’imagerie avec logiciels et informatique par exemple. La convergence est même organisationnelle : ces sciences impactent la capacité de séquençage du génome, essentielle à la compréhension du code génétique par exemple.

    Elias Zerhouni pense que des efforts multidisciplinaires sont nécessaires à la compréhension de la complexité biologique et qu’une coopération avec les malades est essentielle.

    « L’opportunité existe de converger avec la science et l’IA pour trouver des solutions innovantes »

    Selon Elias Zerhouni, « la limite est mentale et non technologique : il y a des millions de malades sans traitement car ces patients n’ont pas le GPS de leur maladie. On peut leur en fournir le guidage virtuel et pratique ».

    Pour lui, la notion d’intégration des technologies est essentielle au progrès de la science et de la médecine, mais nécessite des réseaux de coopération complexes.

    Eliminer les blocages

    Il souhaite un réseau d’innovation globale, une ouverture entre et vers les innovateurs (académiques, gouvernementaux et industriels), ainsi qu’un cadre de coopération pour plus de rapidité afin de réduire les coûts financiers et la maladie elle-même, c’est-à-dire, la perte de capacité dont les patients souffrent.

    Il estime qu’il y a des opportunités extraordinaires en France : « La France présente le meilleur potentiel de progrès dans les sciences de la vie car il y a une convergence scientifique extraordinaire ».

    La France a un système unifié dont il confie rêver pour les Etats-Unis. « En France on peut monter une filière des sciences de la vie et de biotechnologies dominante, avec un cadre légal politique et social permettant la rupture des silos pour réunir ces synergies. Il faut éliminer les blocages connus ».

  • Simulation chirurgicale : une pose de prothèse de genou en réalité virtuelle (Fondation Moveo)

    Une simulation chirurgicale de pose d’une prothèse totale de genou en réalité virtuelle baptisée « Virtual Knee », c’est ce que la Fondation Moveo, (fondation médicale pour le développement du numérique en chirurgie),Trois Prime (éditeur de contenu en réalité virtuelle), et Ceraver (industrie de matériel chirurgical) ont présenté lors du 91e congrès de la Société Française de Chirurgie Orthopédique Traumatologique (SOFCOT) qui s’est déroulée, du 8 au 11 Novembre 2016, au Palais des Congrès de Paris.

    Les chirurgiens peuvent perfectionner leur savoir-faire technique en répétant les différentes étapes de la chirurgie concernée. L’enjeu pédagogique du Virtual Knee réside dans la mémorisation et la standardisation des différentes étapes de l’opération chirurgicale, de l’ordre d’utilisation des outils et de leur positionnement.

    Le programme permet de s’immerger dans une salle d’opération et d’opérer sur un patient virtuel. Les mouvements du chirurgien sont analysés grâce à des capteurs infra-rouges et au gyroscope du casque de réalité virtuelle. Des manettes permettent d’interagir avec les outils et le patient.

  • E-pharmacie : l’Inde lance un code de conduite

    Garantir aux consommateurs la sécurité et la qualité des médicaments, c’est l’objectif du code de conduite visant à auto-réguler l’activité des pharmacies en ligne au sein du pays, lancé fin novembre 2016 par la Fédération des chambres indiennes de commerce et d’industrie (FICCI) .

    Jusqu’ici, la réglementation concernant les e-pharmacies en Inde était opaque.

    En France, la loi s’est précisée à ce propos en 2013 suite à l’adoption en mai 2011 par le Conseil européen d’une nouvelle directive. Objectif : garantir un niveau de protection élevé de la santé publique contre les médicaments contrefaits.

    Vente de médicaments en ligne : l’Inde durcit sa réglementation

    Le Dr. Didar Singh, secrétaire général de la FICCI, a déclaré lors d’une conférence à New Delhi que l’Inde devait s’adapter aux nouvelles tendances et adopter des modèles d’e-pharmacies plus modernes, à condition qu’ils soient appliqués dans le cadre de la loi.

    Parmi les nouvelles mesures envisagées :

    • la vente de médicaments sous ordonnance ne pourra être réalisée en ligne qu’en échange de le part du patient d’une copie valide de l’ordonnance émise par un médecin agréé (copie physique ou scannée) ;
    • aucun médicament jugé sensible ne pourra être proposé en ligne : des contrôles seront mis en place pour limiter le risque de ventes illégales ;
    • seules les pharmacies agréées et domiciliées en Inde pourront effectuer des ventes de médicaments sur internet ;
    • Les e-pharmacies doivent se donner les moyens suffisants pour s’assurer que tous leurs partenaires soient dûment enregistrés, comme l’impose la loi nationale sur les drogues et les cosmétiques, avant d’effectuer la vente de médicaments via l’intermédiaire de ces partenaires ;
    • Les responsables des pharmacies en ligne doivent veiller à ce que les médicaments soient emballés, transportés et livrés de telle façon que leur authenticité et leur qualité soient préservées.
    • Les responsables de pharmacies en ligne doivent nommer une commission de médiateurs (ombudsman), composée de membres réputés de la société civile afin de répondre aux éventuels griefs des consommateurs.

    Il n’y a que très peu de pharmacies en ligne en Inde (NetMeds, MedPlusMart, MediDart…) en raison d’un manque de sensibilisation des professionnels de l’industrie et du manque de clarté de la loi.

    Le gouvernement n’a jusqu’ici pas mis en vigueur de loi précise encadrant de manière spécifique les entreprise de commerce électronique.

    Par exemple, les textes de loi n’indiquent pas clairement si la somme versée par le client doit être perçue avant ou après la livraison du médicament.

    En outre, la loi indienne sur les stupéfiants et les cosmétiques ne faisait jusqu’alors aucune différence entre les médicaments vendus sur internet et ceux délivrés directement depuis une officine physique. Cette opacité a entraîné plusieurs conflits entre les fabricants et les vendeurs en ligne, notamment avec le groupe de lobby pharmaceutique AIOCD : près de dix poursuites ont été engagées à l’encontre de pharmacies en ligne en juillet 2016, rappelle le principal quotidien économique indien The Economic Times.

    En instaurant un encadrement plus clair et plus stricte, le gouvernement espère apaiser les tensions entre les différents acteurs du secteur pharmaceutique et ainsi assurer aux consommateurs la qualité et la fiabilité des produits vendus en ligne.

    Europe : une directive adoptée depuis 2011

    En mai 2011, le Conseil européen a adopté une nouvelle directive liée à la vente de médicaments sur internet.

    Il a ainsi institué, en modification de la directive 2001/83/CE, un code communautaire « relatif aux médicaments à usage humain, en ce qui concerne la prévention de l’introduction dans la chaîne d’approvisionnement légale de médicaments falsifiés ».

    Cette nouvelle loi a introduit des mesures plus strictes de contrôle et de sécurité harmonisées pour l’ensemble des États membres de l’Union européenne :

    • la détection des médicaments contrefaits est ainsi facilitée ;
    • la qualité des contrôles au niveau de la production et de la distribution est améliorée.

    Résultat : l’introduction de produits falsifiés au sein de la chaîne légale du médicament est limitée.

    Les pharmacies en ligne doivent répondre à un certain nombre d’exigences depuis l’adoption de cette directive :

    • Les fabricants de médicaments doivent vérifier que les fabricants importateurs ou distributeurs européens de produits actifs utilisés sont enregistrés auprès de l’autorité compétente de l’État membre au sein duquel ils sont établis ;
    • Les fabricants doivent s’assurer par le biais d’audits que les substances utilisées ont été fabriquées et distribuées de manière conforme aux bonnes pratiques de fabrication et de distribution ;
    • Des contrôles réguliers et des inspections répétées, effectuées à l’improviste, sont réalisées. Au cours de ces audits, des certificats de bonnes pratiques pour les substances actives peuvent être délivrés.
    • Pour chaque nouvelle autorisation de mise sur le marché, une attestation de bonnes pratiques de fabrication est délivrée.

    La directive impose aussi aux pharmacies en ligne de répondre à un minimum de conditions. Ces dernières doivent :

    • jouir d’une autorisation ou d’une habilitation à délivrer des médicaments au public, en direct ou à distance, comme l’exige la réglementation nationale du pays dans lequel le consommateur est établi ;
    • notifier aux autorités compétentes de l’État membre en question les informations liées à la pharmacie en ligne, soit l’adresse du site internet, le nom et l’adresse du lieu d’activité à partir duquel les produits sont fournis, etc. ;
    • préciser sur le site les coordonnées de l’autorité compétente ;
    • faire apparaître un lien hypertexte vers le site de l’État membre ;
    • afficher sur la page d’accueil du site le logo officiel commun à tous les États membres de l’Union européenne.
      En cliquant sur le logo, les visiteurs peuvent vérifier que le site sur lequel il navigue fait bien partie de la liste des sites autorisés à pratiquer une activité de commerce de médicaments sur internet.

    De plus, chaque État membre est contraint d’instaurer un registre national officiel délivrant les informations sur la législation nationale, la finalité du logo, et fournir la liste des pharmacies en ligne légales, leur site internet et les informations générales de sensibilisation sur les risques liés à la falsification des médicaments.

    Tous ces sites sont centralisés sur un site mère de l’Agence européenne des médicaments.

    SANCTIONS – Toute infraction liée à l’encadrement et à l’harmonisation de la vente de médicaments sur internet peut faire l’objet de sanctions, qui se doivent d’être efficaces, proportionnées et dissuasives de la compétence des États.

    E-pharmacie : la législation française, plus sévère que la loi européenne

    Suite à la directive européenne de 2011, les pharmaciens pratiquant en France, titulaires d’une officine ou gérants d’une pharmacie mutualiste ou de secours minières, ont le droit de vendre des médicaments en ligne depuis le 2 janvier 2013.

    Tous ces pharmaciens sont inscrits à l’Ordre national des pharmaciens.

    Cette pratique d’e-commerce très spécifique est encadrée par le code de la santé publique.

    • La vente doit, par exemple, être effectuée depuis le site internet officielle de l’officine en question. S’il y a cessation d’activité, le site doit être fermé.
    • Le pharmacien est responsable du contenu du site et des conditions à partir desquelles sont réalisées les ventes.
    • Avant l’ouverture d’une e-pharmacie, le pharmacien doit obtenir l’autorisation de l’agence régionale de santé (ARS) dont il dépend. S’il obtient l’autorisation, il doit ensuite informer l’Ordre national des pharmaciens de la création du site.
    • Les sites de pharmacies en ligne qui n’ont pas de frontière, ni une personne physique ou morale légalement autorisée à vendre des médicaments dans un État de l’Union européenne doivent suivre la législation nationale s’ils souhaitent vendre à une personne résidant en France.

    SANCTION – « En cas de manquement aux règles applicables au commerce électronique de médicaments, le directeur général de l’ARS territorialement compétente peut, dans les conditions précisées par les textes, mettre en demeure et/ou prononcer la fermeture temporaire du site pour une durée maximale de cinq mois, prononcer une amende administrative à l’encontre du pharmacien et assortir cette amende d’une astreinte journalière, précise l’Ordre national des pharmaciens sur son site. Lorsqu’au terme de la durée de fermeture du site internet le pharmacien ne s’est pas mis en conformité, le directeur général de l’ARS peut prononcer dans les mêmes conditions une nouvelle fermeture. »

    Une liste officielle des pharmacies en ligne autorisées disponibles en ligne

    L’Ordre national des pharmaciens tient à jour sur son site officiel une liste des sites français autorisés à vendre des médicaments sur internet.

    En France, seuls les médicaments sans ordonnance peuvent être commercialisés sur internet. Dans son arrêt du 17 juillet 2013, le Conseil d’État rappelle que la vente en ligne des médicaments soumis à une prescription obligatoire est interdite.

    Les sites français autorités à pratiquer une activité de commerce en ligne de médicaments doivent présenter, au minimum, les informations suivantes :

    • la raison sociale de l’officine ;
    • l’adresse postale, l’adresse mail et le numéro de téléphone de l’officine ;
    • les noms et prénoms du ou des pharmaciens responsables du site ;
    • le nom et l’adresse de l’agence régionale de santé territorialement compétente ;
    • les coordonnées de l’Agence nationale de sécurité du médicament ;
    • la dénomination sociale et les coordonnées de l’hébergeur du site.
    • Le site doit aussi présenter un lien vers les sites de l’Ordre national des pharmaciens et le ministère de la Santé.
    • Par ailleurs, depuis le 1er juillet 2015, les sites de vente de médicaments légaux doivent afficher sur chacune de leurs pages liées au commerce en ligne de médicaments, le logo officiel commun à tous les États membres de l’Union européenne (arrêté du ministère de la Santé du 20 avril 2015).
  • IA : un fonds d’investissement dédié ouvert par Microsoft Ventures

    L’ouverture d’un fonds d’investissement dédié à l’intelligence artificielle, c’est ce qu’annonce Nagraj Kashyap, vice président-corporate de Microsoft Ventures le 12 décembre 2016 sur le blog de Microsoft.

    Ce nouveau fonds qui se concentre sur les projets liés à l’IA a déjà financé 19 entreprises depuis son ouverture ainsi qu’un incubateur nommé Element AI. Cet incubateur, installé à Montréal au Canada, est composé de chercheurs universitaires connectés avec les principaux laboratoires de R&D d’Amérique du Nord.

    “Les entreprises de ce fonds aideront les hommes et les machines à travailler ensemble afin d’accroître l’accès à l’éducation, enseigner de nouvelles compétences et créer des emplois, améliorer les capacités des travailleurs existants ou le traitement des maladies”, explique Nagraj Kashyap dans son billet de blog.

  • E-santé : l’Asie, n° 2 à la place de l’UE sur le marché des soins d’ici 2025 (F&S)

    L’Asie devrait passer devant l’Europe sur le marché des soins et ainsi se positionner en deuxième position d’ici 2025, derrière l’Amérique du Nord, indique le cabinet Frost & Sullivan (F&S) dans son analyse « Vision 2025 – Future of Healthcare », publiée en novembre 2016.

    De manière générale, les auteurs de l’étude anticipent un changement profond du marché de la santé d’ici dix ans :
    – au niveau des secteurs clés de l’industrie : les technologies health tech seront au cœur des nouveaux systèmes de santé ;
    – mais aussi des régions leaders : l’Asie-Pacifique et l’Amérique latine sont à suivre de près.

    Pour les acteurs de l’e-santé, il s’agit du moment opportun pour investir sur ces marchés en pleine croissance. Le marché mondial de la santé devrait atteindre une valeur de 2,69 billions de dollars (2,5 billions €) d’ici 2025, estime F&S.

    Marché des soins : l’Asie, bientôt devant l’Europe et l’Amérique du Nord ?

    Les auteurs de l’étude estiment que l’industrie mondiale de la santé devrait connaître un TCAC de 5,6 % pour ainsi atteindre une valeur de 2,69 billions de dollars (2,5 billions €) d’ici 2025.

    Les régions leaders du secteur devraient changer. L’Amérique du Nord, aujourd’hui le plus important marché de la santé du monde, ne pourrait ainsi maintenir sa position au-delà de 2028. Même constat pour le marché européen, n°2 actuellement, qui devrait progressivement décliner : l’Asie pourrait devenir le nouveau leader d’ici dix-quinze ans.

    • La croissance des dépenses de santé en Asie-Pacifique (en % du PIB) devrait être supérieure à celle de l’Amérique du Nord et de l’Europe d’ici 2025, soutenant la forte croissance du marché.
    • Dans environ dix ans, l’Amérique latine devrait quant à elle passer devant le Japon et devenir le quatrième plus grand marché mondial des soins, anticipent les experts de F&S.

    Les services de soins devraient être davantage centrés sur le patient

    Le vieillissement global des populations du monde entier font partie des nouveaux défis à relever et continueront de représenter un challenge financier pour les systèmes de santé existants. Les différents États n’auront d’autres choix que d’améliorer leurs systèmes, avancent les auteurs de l’étude.

    Ils pensent que cette évolution démographique entraînera un changement de vision du secteur : les soins seront, entre autres, davantage centrés sur le patient et la qualité des services fera partie des principales priorités des acteurs de l’industrie.

    Au vu de l’augmentation des maladies chroniques, la prévention et le suivi des patients seront au centre des préoccupations des gouvernements. « [On le constate] à travers la part croissante accordée [par les acteurs du marché] à la prévention, au suivi et au diagnostic dans les dépenses de santé », précise Siddharth Shah, analyste à F&S.

    L’émergence de solutions health tech va engendrer des opportunités chiffrées en milliards de $

    Les avancées technologiques (interfaces reliant ordinateurs, patients et médecins ; avatars numériques ; objets connectés, etc.) permettront de progresser dans certains domaines, jusqu’alors verrouillés par manque de dispositifs techniques, comme le suivi à domicile ou l’analyse précise des données de patients en vue de la délivrance d’un meilleur diagnostic ou d’une meilleure prévention.

    Selon les experts de Frost & Sullivan, le secteur des solutions IT devrait connaître la croissance la plus rapide sur le marché de la santé au cours des dix prochaines années, affichant un taux de croissance de plus de 16 % jusqu’en 2025.

    Cette transformation du marché est l’occasion pour les stakeholders de l’industrie d’engager de nouveaux investissements dans le domaine de l’e-santé. « L’émergence de solutions technologiques visant à résoudre tous ces problèmes (vieillissement de la population, augmentation des maladies chroniques…) permettra la formation de nouvelles opportunités – chiffrées en milliards de dollars – dans tous les secteurs [de la santé] », commente M. Shah.

  • Soins intégrés et traitement du Big Data : le COCIR publie ses recommandations

    « Vers un parcours de soins intégrés » et « Tirer partie du Big Data grâce au traitement analytique », tels sont les titres des deux documents présentés par le COCIR à l’occasion de son 3e sommet e-santé à Bruxelles le 8 décembre 2016.

    Les deux documents présentent les recommandations du Cocir et les actions requises des industriels des TIC, des Etats membres de l’Union Européenne et des autorités de protection des données.

    Le sommet e-santé du Cocir, organisé dans le cadre du sommet européen sur l’innovation numérique pour un vieillissement actif et en bonne santé, a également été l’occasion d’évoquer le « Blueprint » pour la transformation numérique des soins et de la santé dans une société vieillissante.

    Le Blueprint a été initié en décembre 2015 lors de la 4e conférence du partenariat européen sur l’innovation pour un vieillissement actif et en bonne santé (EIP on AHA). Le commissaire européen sur l’économie digitale et la société, Günther Oettinger avait souligné comment l’innovation digitale, permise par un marché unique du numérique, pouvait transformer les changements démographiques en opportunité pour l’économie et la société en Europe.

    Le Commissaire européen à la santé et la sécurité alimentaire Vytenis Andriukaitis a d’ailleurs annoncé la validation en décembre 2016 du premier réseau de référence européen (European reference network – ERN) sur la télémédecine. Réseau qui devrait être opérationnel en 2017.

    Intégration des soins dans le parcours patient

    « Afin d’accélérer le développement et l’adhésion au processus de soins dynamiques et partagés qui permettront la délivrance de soins intégrés, le Cocir pense que les actions suivantes doivent être prises par les industriels des TIC, les Etats membres de l’UE et les autorités européennes de protection des données. »

    Actions des industriels des TIC en santé

    • Fournir de nouvelles technologies capables de combiner des données hétérogènes provenant de différentes sources, pour les soins chroniques ou aigus et le bien-être, afin de démontrer la faisabilité du recours au Big data dans le monde réel, en dehors des laboratoires et des expériences pilotes.
    • Développer de nouvelles approches pour faire face à l’explosion des données et des connaissances médicales, et créer un nouvelle génération de moteur de raisonnement et d’analyse pour gérer le contexte dynamique de la délivrance des soins.
    • Créer une technologie pour la gestion de l’information et la représentation de la connaissance prenant en compte la relation complexe entre les technologies et leur impact social.
    • Développer des moyens de mesurer l’efficacité et l’ergonomie des nouvelles approches d’interface utilisateur.

    Actions des Etats membres et des autorités européennes de protection des données

    • Développer des cadres de gouvernance des données de santé offrant un processus adapté pour guider l’utilisation et le partage des données de santé entre les organisations, tout en protégeant la vie privée des patients.
    • Clarifier l’impact du règlement général de protection des données personnelles sur le traitement et le partage  des données de santé et se rapprocher des professionnels de santé pour les guider sur les implications pratiques du nouveau cadre de protection des données.
    • Encourager le développement de processus de gestion et de standards supportant des architectures communes qui favorisent des processus dynamiques de partage inter-organisations, aux niveaux national et régional.

    Actions communes requises des Etats membres et des industriels des TIC en santé

    • Poursuivre le déploiement de cas d’usages, ainsi que les terminologies et les profils liés qui permettent le partage de dossiers médicaux, afin d’élargir le champ du partage des informations de santé.
    • Financer la recherche avancée pour améliorer les outils et les systèmes des TIC en santé pour la gestion de l’information, la représentation de la connaissance, l’optimisation des processus dynamique et l’aide à la décision.

    Tirer partie du Big Data grâce au traitement analytique

    « L’utilisation du Big data dans le secteur de la santé permettra certainement la délivrance de soins basés sur la valeur et d’une médecine basée sur la preuve. Les interventions de santé publique, tout comme la recherche biomédicale et l’implication du patient, bénéficieront aussi grandement des informations fournies par l’analyse du big data. Cependant, cela ne se produira que si nous ouvrons la route permettant l’adhésion au Big data en santé grâce à une action politique forte. »

    Actions requises des industriels des TIC et des professionnels de santé

    • Investir dans des mesures de sécurité qui sauvegardent la confidentialité des données de santé. Cela implique non seulement un investissement dans des structures physiques et numériques mais aussi dans des procédures standardisées et la formation des équipes.

    Actions requises des Etats membres

    • Construire la confiance du public dans la sécurité de l’information et diffuser des campagnes d’information en faveur du partage de données et répondant aux inquiétudes du public sur les mauvais usages de ces données. Les programmes de sensibilisation auront plus d’impact s’ils sont créés et diffusés au niveau régional.
    • Encourager l’adoption de standards internationaux pour l’information clinique en mettant en place des leviers politiques, y compris des mesures législatives et des incitations financières.
    • Permettre l’extraction de données des dossiers médicaux électroniques pour des sujets secondaires, incitant les professionnels de santé à enregistrer leurs données cliniques de manière standardisée. Les pays en retard sur ces questions devraient accélérer le développement des dossiers médicaux électroniques.

    Actions requises de la Commission Européenne et des Etats membres

    • Lancer une initiative européenne sur qualité des données de santé qui complète et renforce les initiatives nationales existantes pour améliorer la fiabilité des données.

    Actions requises des autorités européennes de protection des données

    • Assurer une mise en œuvre harmonisée du règlement général de protection des données personnelles à travers un dialogue structuré avec les industriels et les autres acteurs, permettant une  réutilisation des données, dans les mêmes conditions, dans toute l’Europe.
    • Développer et mettre en place un cadre de gouvernance des données de santé pour assurer des pratiques de gestion des données de santé et un accès aux données efficaces, transparents, et équitables, tout en protégeant la vie privée des patients.

    Actions communes requises des autorités de santé, des financeurs et des professionnels de santé

    • Créer une nouvelle génération de professionnels des TIC et de scientifiques spécialisés dans les données cliniques.
    • Accélérer le développement de modèles de remboursement basés sur la valeur pour les TIC en santé et mettre en œuvre de nouvelles approches pour récompenser la valeur de solutions TIC qui réduisent le gaspillage, améliore la qualité des soins et contribue à améliorer les résultats.
  • Présidentielles 2017 : les propositions du LEEM

    • Garantir aux Français un accès aux meilleurs soins,
    • Réconcilier maîtrise des dépenses de santé et attractivité industrielle,
    • Rendre au modèle français son efficacité et sa cohérence,

    sont les trois objectifs du « pacte de mandature » proposé le 11 décembre 2016 par le Leem aux candidats à l’élection présidentielle de 2017.

    « Alors que les Français vont être appelés à élire leur prochain président de la République, la campagne électorale doit être l’occasion de leur proposer un vrai projet pour la santé », a souligné Patrick Errard, le président du Leem, en présentant ce pacte.

    Les objectifs du « pacte de mandature » du LEEM

    1. Faire de la France l’un des leaders mondiaux de la santé au service des patients

    Un pays fer de lance européen dans la réalisation d’essais cliniques, indispensables au déploiement du progrès médical, à l’amélioration de la qualité de vie des patients et au rayonnement des équipes de recherche publiques et privées.

    Un modèle mondial de l’accès à la santé, par un accès précoce à l’innovation thérapeutique et par une meilleure adaptation de l’organisation des soins aux innovations de demain.

    2. Permettre à la France de capitaliser sur ses atouts industriels, en conciliant maîtrise des dépenses de santé et politique d’attractivité

    Un outil industriel renforcé, tant sur la production issue de la chimie que sur les nouvelles productions issues des biotechnologies.

    Une attractivité retrouvée pour les investissements en santé, par une approche stratégique de la régulation économique et par une politique équilibrée de financement de l’innovation.

    3. Refaire de la France un modèle incontesté en termes de cohérence politique, d’efficience administrative et d’expertise scientifique

    Une action publique cohérente, inscrite dans un pacte de mandature.

    Des règles plus claires et plus stables, alignées sur les meilleurs standards européens.

    Une administration efficace, qui permette à la France de renouer avec son leadership en Europe.

    Une expertise restaurée et respectée, capable de saisir les nouveaux enjeux de l’évaluation des produits de santé.

  • Collaboration entre Watson Health et Pfizer pour accélérer la recherche en immuno-oncologie

    Watson Health et Pfizer ont annoncé le 1er Décembre 2016 une collaboration visant à utiliser IBM Watson Drug Discovery pour accélérer la recherche en immuno-oncologie.

    L’outil cognitif basé sur le Cloud Computing et le machine learning permet d’identifier de nouveaux médicaments, des thérapies combinées et des stratégies de sélection de patients en immuno-oncologie.

    Les chercheurs en oncologie de Pfizer utiliseront Watson Drug Discovery pour analyser des volumes massifs de sources de données disparates, y compris des données sous licence et publiquement disponibles ainsi que des données exclusives de Pfizer.

    Avec cet outil, ils analyseront et testeront des hypothèses pour générer des informations fondées sur des données probantes pour une interaction en temps réel. La technologie personnalisée peut également prendre en charge des évaluations de sécurité efficaces.