Efficience

  • Séminaire « innovation, co-conception et dynamiques collectives en santé » : le 26 novembre 2019, Paris

    Le Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGE) et le Forum des Living Labs en santé et en autonomie (LLSA) organisent un séminaire le 26 novembre 2019 à Paris sur la thématique « innovation, co-conception et dynamiques collectives en santé ». L’événement est parrainé par le ministère des Solidarités et de la Santé.

    Axé sur les processus d’innovation et sur l’importance des pratiques interdisciplinaires et collaboratives, le CGE a publié en février 2019 un rapport sur la politique industrielle en matière de dispositifs médicaux (DM), en lien avec le ministère des Solidarités et de la Santé. Ce dernier a en parallèle publié sa feuille de route stratégique du numérique en santé, qui « met également l’accent sur ce type de démarche et l’importance des expérimentations en conditions réelles », commente le CGE dans un communiqué présentant le séminaire.

    À noter que le Forum des Living Labs en santé et en autonomie (LLSA) est un réseau associatif composé en majorité de living labs et de diverses parties prenantes (représentants de patients, de professionnels, de laboratoires de recherche, d’organisations à but lucratif ou non). Ses missions sont d’élaborer, de partager et de diffuser les idées, les connaissances et les meilleures pratiques dans le domaine de l’innovation participative. Cette action inclut notamment le développement et la mise en œuvre de la méthodologie « Concept Maturity Level en Santé » ou « CML Santé », note le CGE. Cette méthodologie permet notamment de mesurer le plus précisément possible la maturité des projets innovants.

    « Lors du séminaire du 26 novembre, les porteurs de projets collaboratifs, des living labs, des entreprises, des laboratoires de recherche ayant expérimenté ces nouvelles approches partageront leur expérience, leurs difficultés et leurs réussites, explique le CGE. L’approche méthodologique « CML santé » sera également présentée à partir de cas concrets. Des intervenants des ministères de l’économie et des finances ainsi que des solidarités et de la santé témoigneront de l’importance des collaborations interministérielles sur un tel sujet. »

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, sont à réaliser en ligne via ce lien.

    Programme

  • États-Unis : des hôpitaux partagent avec Google des données de leurs patients sans les en informer

    « Le projet « Nightingale » de Google rassemble les données de santé de millions d’Américains » sans qu’ils en soient informés. C’est ce qu’affirme le Wall Street Journal dans un article daté du 11 novembre 2019 : le quotidien précise que les données en question comprendraient pour chaque patient « les résultats de laboratoire, les diagnostics [et] les dossiers d’hospitalisation », constituant « un historique complet de [sa]santé », ainsi que des données « identifiantes » comme « son nom et sa date de naissance ».

    Google explique dans un communiqué publié le 12 novembre que ce partenariat avec le réseau de santé Ascension, l’un des plus grands du pays, vise notamment à transférer les entrepôts de données de celui-ci vers Google Cloud, et ce dans le respect de la réglementation en vigueur sur la sécurité des données. La loi HIPAA autorise en effet les acteurs de santé à partager avec leurs partenaires des données protégées dès lors que l’objectif est d’aider à l’accomplissement de la fonction de soin. Le géant américain se défend en déclarant que ce type de collaboration est « une pratique courante » dans le monde de la santé et que « les données d’Ascension ne peuvent être combinées avec aucune donnée Google relative aux consommateurs ».

    La mise en cause du partenariat de Google avec Ascension fait écho au recours collectif engagé fin juin 2019 contre un projet similaire qui lie le géant du numérique et le centre médical de l’université de Chicago. Un patient de cet établissement, nommé Matt Dinerstein, l’attaque en justice, soulignant qu’il « a promis dans les formulaires d’admission des patients de ne pas divulguer leurs dossiers à des tiers, tels que Google, à des fins commerciales ». L’université, déclare-t-il, n’a pas informé ses patients, ni obtenu leur consentement, « avant de remettre leurs dossiers médicaux confidentiels à Google pour son propre bénéfice commercial ». L’université de Chicago a demandé le 7 novembre 2019 à la juridiction concernée de rejeter cette action, soulignant que Matt Dinerstein lui-même reconnaissait que Google avait accepté dans son contrat de partenariat de pas tenter d’identifier qui que ce soit à partir des données patient.

  • Télémédecine : les patients, plus éloignés de leurs données VS droits des patients confortés (débat)

    « À l’image de la télémédecine elle-même qui éloigne physiquement le patient du médecin, les solutions numériques sur lesquelles elle s’appuie n’éloignent-elle pas elles aussi le patient de ses données personnelles ? » C’est la question posée par Lucie Cluzel, professeure de droit à l’université de Nanterre, en conclusion de son intervention lors de la journée d’études « La télémédecine saisie par le droit », organisée à l’université Paris II le 8 novembre 2019. La juriste juge « très relative » l’effectivité du « droit à l’autodétermination informationnelle » en télémédecine, car « le télé-patient est le plus souvent captif ».

    Lucie Cluzel pointe en premier lieu « la question de la finalité du traitement » des données : « Comment être sûr que le traitement sera effectivement réalisé uniquement dans une seule finalité alors que les prestataires ont accès à ces données[, qui] ont une grande valeur ? ». Elle soulève également la question du consentement du patient : concernant la réutilisation des données pour la recherche, il « n’a pas à donner son consentement » et « n’a droit qu’à l’information et à l’opposition au traitement » et « dans les autres cas de réutilisation, même si on lui demande son consentement, on peut se demander s’il est vraiment libre de refuser », analyse-t-elle. Enfin, à propos de l’hébergement des données externalisées, le patient a le droit de s’y opposer, mais « souvent on ne le lui dit pas », et « de toute façon, demande Lucie Cluzel, a-t-il le loisir de s’y opposer sauf à aller se faire soigner ailleurs ? ».

    La télémédecine n’a « pas d’incidence sur la structure actuelle des droits des patients, il se pourrait même que les droits des patients soient confortés par la télémédecine », estime de son côté Caroline Lantero, maître de conférence à l’université de Clermont-Ferrand. Le risque d’atteinte au secret médical n’est « pas plus grand » selon elle si la relation de soins est « numérisée » que si elle est « présentielle », et la numérisation pourrait au contraire « appeler une prise de conscience ». D’autre part, juge la juriste, « on pourrait voir poindre [dans les textes réglementant la télémédecine] la nécessité d’un consentement écrit », de sorte que « la dématérialisation matérialiserait encore plus le consentement ». « Les droits des patients sont globalement méconnus : avec la télémédecine, ce ne sera pas pire », conclut Caroline Lantero.

  • Les dépenses de santé dans la zone OCDE devraient dépasser la croissance du PIB d’ici 2030 (rapport)

    Les dépenses de santé par habitant augmenteront à un taux annuel moyen de 2,7 % dans la zone OCDE et atteindront 10,2 % du PIB d’ici 2030, par rapport à 8,8 % en 2018 : elles dépasseront ainsi la croissance du PIB au cours des 15 prochaines années dans la quasi totalité des pays de la zone. C’est ce que révèle le Panorama de la santé 2019 de l’OCDE, publié le 7 novembre 2019.

    Dans le détail, l’organisation indique que les États-Unis est le pays qui a dépensé le plus dans le secteur de la santé en 2018, avec 16,9 % de son PIB. Suivent ensuite :
    • la Suisse : 12,2 % de son PIB ;
    • l’Allemagne, la France, la Suède et la Japon : 11 % de leur PIB.
    A contrario, certains pays affichent des dépenses de santé inférieures à 6 % de leur PIB, comme le Mexique, la Lettonie, le Luxembourg et la Turquie, avec un taux à 4,2 %.

    Les auteurs du rapport notent que les dépenses pourraient, de manière générale, être plus efficaces dans les domaines des médicaments génériques, de l’organisation des professionnels de santé (en transférant certaines tâches des médecins vers les infirmiers ou d’autres profesionnels) et de la sécurité des patients.

    La panorama met par ailleurs en avant « des tendances préoccupantes pour ce qui est des résultats sur le plan de la santé et des modes de vie malsains », relevant que l’espérence de vie progresse moins vite dans la plupart des pays de l’OCDE, en particulier aux États-Unis, en France et aux Pays-Bas. La consommation d’alcool, de tabac et d’opioïdes ainsi que l’obésité sont notamment pointés du doigt.

    À noter : Les indicateurs de l’édition 2019 de ce panorama ainsi que les notes par pays seront disponibles ldébut décembre.

    « les systèmes de santé peuvent et doivent faire mieux pour améliorer la santé de nos populations, commente Stefano Scarpetta, directeur de l’emploi, du travail et des affaires sociales à l’OCDE. Il est essentiel, si nous voulons affecter des ressources là où elles auront le plus d’impact, d’évaluer comment les systèmes de santé transforment la vie des individus pour le meilleur. »

    Génériques, organisation et sécurité des patients : des améliorations possibles

    Dans son panorama, l’OCDE indique que les dépenses pourraient globalement être plus efficaces dans les domaines suivants :

    • les médicaments génériques : le recours à ces produits pourraient permettre de réaliser des économies, note l’OCDE, mais actuellement ils ne représentent que la moitité du volume des produits pharmaceutiques vendus dans les pays de la zone.
      •  En 2017, « les génériques ont représenté plus des trois quarts du volume des produits pharmaceutiques vendus au Chili, en Allemagne, en Nouvelle-Zélande et au Royaume-Uni, mais moins d’un quart au Luxembourg et en Suisse », précise l’organisation ;
    • la répartition des tâches des professionnels de santé : selon le rapport, transférer certaines tâches effectuées par les médecins vers les infirmiers et d’autres professionnels de santé peut atténuer la pression des coûts et permettre de gagner en efficacité. « Les systèmes de santé et de protection sociale emploient aujourd’hui plus de travailleurs que jamais auparavant, les soins et les services sociaux représentant environ un emploi sur dix dans les pays de l’OCDE », contextualise l’organisme.
    •  la sécurité des patients : l’améliorer est bénéfique pour la santé et peut aussi permettre de réaliser des économies, commentent les auteurs du rapport, relevant que près de 5 % des patients hospitalisés ont contracté une infection nosocomiale en 2015-2017.

    L’espérance de vie progresse moins vite dans la plupart des pays

    L’espérence de vie moyenne dans la zone OCDE est de 81 ans. L’organisation note que, depuis peu, elle progresse moins vite dans la plupart des pays, notamment aux États-Unis, en France et aux Pays-Bas. « L’année 2015 a été particulièrement mauvaise, l’espérance de vie ayant reculé dans 19 pays », indique-t-elle.

    Une augmentation de l’obésité et du diabète

    Cette évolution est notamment liée à la prévalence croissante de l’obésité et du diabète, « qui n’a pas permis de maintenir les progrès accomplis précédemment en matière de réduction des décès dus aux maladies cardiaques et aux AVC », analyse l’OCDE. Les taux d’obésité continuent d’augmenter dans la plupart des pays de l’OCDE : 56 % des adultes sont en surpoids ou obèses et près d’un tiers des enfants âgés de 5 à 9 ans sont en surpoids.

    À noter également que les maladies respiratoires, comme la grippe et la pneumonie, ont entraîné davantage de décès ces dernières années, notamment chez les personnes âgées.

    Le nombre de décès liés aux opioïdes est élevé dans certains pays

    Le problème des opioïdes est également mis en avant dans le rapport. Depuis 2011, les décès liés à ces substances ont augmenté d’environ 20 % dans les pays de l’OCDE, faisant environ 400 000 victimes aux États-Unis. Le nombre de décès dus aux opioïdes est également assez élevé aux au Canada, en Estonie et en Suède.

    La consommation de tabac et d’alcool reste préoccupante 

    « Le tabac [et] l’alcool continuent de tuer prématurément et de dégrader la qualité de vie », observe par ailleurs l’OCDE :

    • les taux de tabagisme diminuent mais 18 % des adultes fument encore quotidiennement ;
    • la consommation d’alcool atteint en moyenne 9 litres d’alcool pur par personne et par an dans les pays de l’OCDE, soit près de 100 bouteilles de vin : près de 4 % des adultes sont dépendants à l’alcool.

    La pollution atmosphérique également pointée du doigt

    La pollution atmosphérique est responsable d’environ 40 morts pour 100 000 habitants dans les pays de l’OCDE. Les taux de mortalité sont beaucoup plus élevés dans des pays comme l’Inde et la Chine, avec environ 140 décès pour 100 000 habitants.

    Facteurs de risques pour la santé dans les pays de l’OCDE

    Panorama de la santé 2019 dans les pays de l’OCDE (en anglais)

  • Influence for Health : sensibiliser et soutenir les patients via les réseaux sociaux (témoignages)

    Sensibiliser, mobiliser, apporter du soutien ou encore changer le regard sur une pathologie par le biais des réseaux sociaux. Tels sont les objectifs des patients et professionnels de santé venus témoigner en octobre à l’occasion de l’édition 2019 d’Influence for Health, un événement dédié aux influenceurs santé coorganisé par Orange Healthcare, RCA Factory et Buzz e-santé, en partenariat avec le Réseau communication santé, le Festival de la communication santé et What’s Up Doc. Ces nouveaux acteurs de la santé numériques agissent pour certains au sein d’une association de patients ou de professionnels, pour d’autres en dehors.

    Les influenceurs présents lors de l’événement représentent à eux 6 plusieurs centaines de milliers de followers, et plusieurs millions de vues chaque mois. Health & Tech Intelligence revient en détail sur ces témoignages :
    • Martin : comment Instagram lui a permis de surmonter son handicap ;
    • The French Radiologist : une étudiante en médecine devenue influenceuse ;
    • Karine : comment se mobiliser sur les réseaux sociaux face au cancer ;
    • Vincent : comment les réseaux sociaux l’ont aidé dans son activité de kinésithérapeute ostéopathe ;
    • Diab’Aide : 2 jumelles parlent de leur quotidien de personnes diabétiques sur YouTube ;
    • Seper Hero : un voyage à l’origine d’une communauté qui a donné sens à la vie de Marine, atteinte de sclérose en plaques (SEP).

    « À Orange, nous développons des outils de communication numérique. Nous proposons de l’hébergement en données de santé. Ici, nous voulons montrer que les services de santé numériques sont au service des professionnels de santé et des patients« , commente Emmanuelle Pierga, directrice de la communication d’Orange Healthcare.

    Focus sur 6 acteurs de santé présents sur les réseaux sociaux

  • Asie : MyDoc (Singapour) et l’assureur BaoViet déploient des services de santé numériques au Vietnam

    La société singapourienne MyDoc, qui propose l’une des principales applications de téléconsultation en Asie, signe un accord avec BaoViet, l’une des plus importantes sociétés d’assurance du Vietnam avec une part de marché de 40 %. L’objectif de cette alliance est de développer des cliniques numériques (solutions de e-santé) au Vietnam afin d’améliorer l’accès aux soins au sein du pays. Selon les 2 partenaires, qui ont annoncé leur alliance début novembre 2019, c’est la première fois qu’un service de clinique cashless est proposé aux titulaires d’une assurance maladie au Vietnam.

    Le service sera déployé par étapes, avec des médecins locaux agréés du groupe de cliniques DHA, établissement partenaire, et un grand groupe de pharmacies multi-sites. Les adhérents de l’assurance BaoViet pourront accéder gratuitement à une conciergerie numérique et à des services de santé à valeur ajoutée sur leur téléphone mobile, dont des téléconsultations et la e-prescription, en anglais mais aussi en vietnamien.

    En dehors du Vietnam, MyDoc étend actuellement ses activités à Hong Kong, en Thaïlande, aux Philippines et en Inde, où il exploite des cliniques virtuelles et physiques pour les employés du siège de son investisseur UST Global.

    À noter que la start-up n’est pas la seule société singapourienne à s’intéresser au marché vietnamien. Depuis le mois de septembre, Doctor Anywhere, une plateforme de télémédecine de la cité-État, a conclu deux accords respectifs avec deux entreprises vietnamiennes pour déployer des services de e-santé au sein du pays.

    « Des normes et des procédures strictes » pour sélectionner les partenaires cliniques

    « Nous sélectionnons soigneusement les meilleurs partenaires cliniques à travers une série de normes et de procédures strictes, indique le Dr Snehal Patel, P.-D.G. et cofondateur de MyDoc dans un communiqué. Toutes les équipes cliniques sont tenues de suivre une formation clinique et sur les produits [mais aussi de] passer des consultations tests avant d’obtenir la certification. Ce n’est qu’en faisant passer nos patients au premier plan que nous pourrons fournir des soins de qualité aux 600 millions de personnes en Asie du Sud-Est. »

    MyDoc multiplie les partenariats avec les compagnies d’assurance

    MyDoc a récemment noué des partenariats avec d’autres compagnies d’assurance telles que Prudential, en 2019, et AIA, en 2018, pour offrir à leurs clients respectifs un système intégré de gestion de santé ou de dépistage, généralement au moyen d’applications destinées aux clients conçues par les compagnies d’assurance.

    « Nous simplifions le processus de réclamation de l’assurance maladie et nous nous attaquons au manque de capacité dans le domaine des soins en réduisant les réadmissions à l’hôpital, commente le Dr Snehal Patel (communiqué). Notre modèle de passerelle intégrée offre plus qu’un accès rapide aux meilleurs soins. Nos équipes de recherche clinique peuvent utiliser des millions d’études réalisées sur des données cliniques anonymisées sur sept ans pour identifier les modèles de maladie et leurs traitements. Nous permettons aux fournisseurs leaders comme BaoViet d’obtenir les bons soins au bon moment et de les pratiquer hors des hôpitaux. »

    Le Vietnam attire les start-ups de e-santé singapouriennes

    Un taux d’inflation médicale en hausse

    Le Vietnam affiche actuellement le taux d’inflation médicale le plus élevé d’Asie (14,2 %). Selon les chiffres officiels, d’ici 2021, le pays devrait dépenser 22,7 milliards de dollars (20,48 Mds €) dans le domaine des soins, soit une augmentation de 12,5 % par rapport à 2017 (16,1 Mds USD ; 14,52 Mds €).

    Doctor Anywhere a signé 2 accords avec des sociétés vietnamiennes depuis septembre

    Les sociétés de e-santé basées à Singapour ont récemment étendu leur présence au Vietnam.

    En septembre 2019, Doctor Anywhere, une start-up de télémédecine de la cité-État, a signé un accord de coopération stratégique avec Bao Minh Insurance, un autre grand groupe d’assurance vietnamien. Le but de ce partenariat est de regrouper sur une plateforme unique une série de services de santé en ligne et hors ligne, notamment de téléconsultation et de délivrance de médicaments, un marché en ligne pour les achats en matière de santé et de bien-être ainsi que des services de santé à domicile.

    Doctor Anywhere a également signé en octobre un accord avec ViettelPay, une société qui appartient à Viettel, le plus grand opérateur de téléphonie mobile du Vietnam. Par le biais de cette alliance, les clients de ViettelPay vont pouvoir se connecter directement à la clinique virtuelle de Doctor Anywhere pour consulter un médecin et accéder à une gamme de services de bien-être directement sur l’application ViettelPay.

  • H&TI Webinar : la prise en charge de l’AVC, chiffres clés et innovations (visionner l’échange)

    À l’occasion du webinar portant sur la prise en charge de l’AVC en France, organisé le 30 octobre 2019, Health & Tech Intelligence a eu le plaisir de recevoir Franz Bozsak, P.-D.G. et cofondateur de Sensome, qui a notamment présenté sa solution dédiée à la thrombectomie, une alternative à la prise en charge de l’AVC qui consiste à retirer par voie endovasculaire, à l’aide d’un stent, le caillot qui bouche l’artère cérébrale pour rétablir la circulation sanguine. La technique a été validée par la Haute autorité de santé (HAS) en 2017.
    La session était animée par le Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique de Care Insight.

    Lors de cette conférence, les deux participants sont revenus sur le plan AVC 2010-2014, comprenant notamment la mise en place de la télé-AVC, ainsi que sur les facteurs de risques et la répartition géographique de cette pathologie. L’alternative à la thrombolyse intraveineuse qu’est la thrombectomie était au cœur de la discussion. Cette pratique en augmentation pose désormais la question de son accessibilité à tous.
    La vidéo de cet échange est disponible en ligne et visionnable ci-dessous. 

    Le prochain H&TI Webinar sera consacré aux challenges IA en santé, avec comme invité Hugo Mania, chargé de mission cloud & datacenter au ministère de l’Économie et des Finances. Connectez-vous le 19 novembre 2019 de 11 heures à 11h35 pour suivre cette nouvelle session. Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, sont à réaliser via ce lien.

    Visionner le webinar « la prise en charge de l’AVC en France » :

    Pour aller plus loin :

    Consulter ici l’indicateur réalisé par H&TI sur l’AVC.

  • WeHealth (Servier) et Ad Scientiam lancent une appli mobile dédiée à la réadaptation cardiaque

    Cardicare est une nouvelle application mobile dédiée au domaine de la réadaptation cardiaque. Développée à destination des patients par WeHealth Digital Medicine, la division e-santé de Servier, et Ad Scientiam, start-up pionnière dans le développement de dispositifs médicaux connectés et de biomarqueurs digitaux, la solution sera distribuée par Servier en Europe. Le partenariat entre les deux sociétés, présenté à l’occasion du congrès de l’ESC 2019 à Paris en septembre, a été officialisé fin octobre.

    Cardicare propose plus précisément des programmes d’activité physique personnalisés aux patients ayant besoin d’une réadaptation cardiaque. Conçu dans le respect des recommandations de l’ESC et de l’American Heart Association (AHA), l’outil comprendra les modules suivants :
    • des questionnaires d’auto-évaluation, avec des échelles analogiques visuelles mesurant, entre autres, l’appétit, la fatigue, la perception de soi ;
    • un contenu d’éducation thérapeutique pour accompagner la réduction des facteurs de risques et augmenter l’adhésion du patient ;
    • un moteur de recommandations d’activité physique fournissant des plannings hebdomadaires personnalisés qui s’adaptent automatiquement aux antécédents et aux préférences du patient, grâce à un algorithme propriétaire. 

    La première version de Cardicare devrait être achevée en 2021. Dans les prochains mois, le dispositif sera évalué dans le cadre d’une étude clinique multicentrique de validation (France, Italie, Espagne et Portugal). L’objectif est de démontrer que la solution permet une amélioration de la capacité physique des patients ainsi qu’une meilleure observance aux programmes de réadaptation cardiaque prescrits. Les premiers recrutements sont prévus au cours du premier semestre 2020.

    Contexte : une sous-utilisation de la réadaptation cardiaque

    Le développement de Cardicare intervient dans un contexte où il est démontré que la pratique régulière d’une activité physique améliore la capacité physique et baisse la mortalité cardiovasculaire1.

    Malgré ces bénéfices reconnus, chez les patients ayant subi un infarctus du myocarde, la réadaptation cardiaque est sous-utilisée dans la plupart des pays. En France, une étude récente a montré un taux de participation de 22,7 %2.

    Par manque d’accompagnement, les patients qui participent à ces programmes ont ensuite du mal à suivre les recommandations d’activité physique de leur cardiologue.

  • Hitachi et le Centre Léon Bérard lancent un lab de recherche pour lutter contre le cancer via l’IA

    L’entreprise tech japonaise Hitachi et le centre de lutte contre le cancer lyonnais Léon Bérard (CLB) signent un accord afin de promouvoir conjointement la recherche et le développement en vue d’améliorer l’efficacité des diagnostics et des traitements du cancer par le biais de l’intelligence artificielle (IA). Dans ce cadre, ils créent un nouveau laboratoire de recherche, baptisé « Hitachi Lyon Lab », sur le site du CLB, indique l’établissement français dans un communiqué publié le 6 novembre 2019.

    Plus précisément, la société japonaise et le centre lyonnais mèneront ensemble « une activité de recherche et de développement sur de nouvelles technologies de dépistage et de diagnostic des cancers grâce à l’exploitation de l’imagerie médicale, comme la TDM/IRM, à l’aide de l’IA« , explique le CLB. Les deux partenaires prévoient également de développer des outils de prédiction de la réponse à la radiothérapie grâce à l’utilisation des données transcriptomiques et génomiques des tumeurs.

    « Il est devenu possible d’analyser les informations du génome d’un individu à faible coût »

    Selon les statistiques de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Japon est le pays effectuant le plus grand nombre de TDM et d’IRM par million d’habitants, note le Centre Léon Bérard (CLB) dans son communiqué.

    « Avec les progrès réalisés dans le domaine des équipements d’imagerie de diagnostic, le nombre d’images examinées par les radiologues est en augmentation et les technologies visant à réduire la charge de travail des radiologues grâce à l’intelligence artificielle (IA) sont en cours de développement, contextualise le CLB. De plus, en raison des grandes avancées en matière de technologie d’analyse génétique de ces dernières années, il est devenu possible d’analyser les informations du génome d’un individu à faible coût, tandis que la médecine personnalisée offrant des soins médicaux adaptés à chaque individu est devenue un centre d’intérêt majeur dans les pays développés. »

    Lutte contre le cancer : 2 partenaires experts

    Hitachi est spécialisé dans les domaines diagnostiques-cliniques et informatiques

    Hitachi développe des solutions conçues pour améliorer la qualité et l’efficacité des soins médicaux dans les domaines diagnostiques-cliniques (tels que des équipements d’imagerie de diagnostic et des systèmes d’hadronthérapie) et informatiques (tels que des technologies de l’information et des systèmes basés sur IA)

    L’entreprise japonaise cherche également à améliorer la prise en charge des personnes atteintes de cancer en proposant des système d’hadronthérapie (méthode de radiothérapie) à divers hôpitaux de renommée mondiale. Ainsi, elle a permis de traiter plus de 60 000 patients dans ce cadre à ce jour, indique l’établissement lyonnais.

    Le Centre Léon Bérard fournit des diagnostics et des traitements de pointe

    Le Centre Léon Bérard, de son côté, se concentre principalement sur des activités orientées sur le soin, la recherche et la formation. Il est affilié à Unicancer, la fédération nationale des centres de lutte contre le cancer, qui rassemble 20 centres similaires.

    Le CLB fournit des diagnostics et des traitements de pointe aux patients atteints de cancers, dont des protocoles de radiothérapie et des traitements innovants. « Les images, ainsi que les données moléculaires des tumeurs, qui vont être au cœur de cette nouvelle collaboration,sont collectées et conservées au CLB à des fins de diagnostics, [de] traitements mais aussi de recherches, avec le consentement des patients », précise l’établissement français.

    Hitachi Lyon Lab : l’expertise clinique du CLB associée au savoir-faire d’Hitachi en IT/IA

    Dans le cadre de leur partenariat, Hitachi et le Centre Léon Bérard vont mener des recherches au sein du nouvel Hitachi Lyon Lab afin d’améliorer l’efficacité des diagnostics et des traitements du cancer, en combinant l’expertise clinique et les données associées aux traitements contre le cancer des patients du CLB avec le savoir-faire d’Hitachi dans le domaine de l’imagerie de diagnostic et d’IT/IA.

    Ainsi, ils développeront conjointement des technologies d’imagerie de diagnostic capables de détecter les éventuelles localisations cancéreuses et d’accompagner les radiologues dans l’établissement d’un diagnostic à partir d’images de type TDM et IRM avec l’aide de l’IA, explicite l’établissement lyonnais.

    « L’identification de marqueurs biologiques exploitant les données génomiques dans un contexte de résistance permettra également de prédire les réponses et de formuler des pronostics quant à l’issue de la radiothérapie », ajoute le CLB.

  • Health Data Week : appel à candidatures challenge start-up « IA, data & patients » (deadline : 08/11/19)

    « IA, data et patients : les pépites de la data en santé » est la thématique du challenge start-up organisé dans le cadre de la deuxième édition de la Health Data Week (HDW), qui aura lieu du 18 au 22 novembre 2019. Les candidatures, qui doivent être réalisées en ligne via ce lien, sont à déposer au plus tard le 8 novembre.

    Pour participer, les candidats doivent présenter un projet proposant une solution data et IA à destination des patients. Les entrepreneurs sélectionnés disposeront de 5 minutes pour pitcher sur scène, sans support visuel, lors d’un afterwork qui se tiendra le 19 novembre, de 18h30 à 20 heures (Paris). Chaque présentation sera suivie par 3 minutes de questions-réponses avec le jury.

    Pour cette édition 2019, la HDW est consacrée aux enjeux de la data et de l’intelligence artificielle en santé. L’objectif de cette semaines spéciale, initiée en 2018 par le think tank Health & Tech (Cercle des décideurs numérique et santé), est de partager et de diffuser le savoir-faire au plus grand nombre, tout en construisant une vision partagée des enjeux et des réalités de l’IA en santé.