Efficience

  • Téléconsultation chez l’opticien : le SNOF rejette le principe de confondre prescription et vente

    Le conseil d’administration du Syndicat des ophtalmologistes de France (Snof) a rejeté à l’unanimité le principe de développer des protocoles de vidéo-consultation ophtalmologique chez l’opticien, apprend-on dans un communiqué publié le 19 octobre 2018.

    Cette décision est motivée par l’annonce du lancement de la plateforme de téléconsultation en ophtalmologie Pro-visio.fr par Althalia, en partenariat avec la chaîne d’opticiens GrandVision.

    Bien que la volonté de réduire les délais d’attente et de faciliter l’accès aux soins est saluée, le syndicat a condamné ce partenariat qui pose des problèmes déontologiques en mêlant les soins médicaux et une activité commerciale.

    Les nœuds du problèmes

    Le docteur Thierry Bour, président du Syndicat des ophtalmologistes de France (Snof) a déclaré : « Les activités de soins et de prescription d’une part, et celles de vente d’équipements optiques d’autre part, doivent rester séparées dans l’intérêt des patients. Nous ne pouvons pas accepter qu’un protocole de télémédecine autorise la présence d’un opticien-lunetier durant une consultation médicale, fut-elle à distance. (….) Cela ne retire rien au fait que les opticiens-lunetiers sont des partenaires essentiels des ophtalmologistes depuis des années. »

    Le Snof a pris la décision de condamner l’association entre Althalia et GrandVision en se fondant sur les motifs suivants :

    • atteinte au secret médical ;
    • confusion entre prescription et vente ;
    • pratique de la médecine dans des locaux commerciaux contraire au code de déontologie médicale (article 19 qui indique que la médecine ne peut être pratiquée comme un commerce et article 25 selon lequel les médecins n’ont pas le droit de dispenser des consultations, des prescriptions ou des avis médicaux dans des locaux commerciaux).

    Des protocoles développés par le Snof

    Le président du Syndicat des ophtalmologistes de France souligne que des lieux plus légitimes qu’un local commercial pour effectuer des téléconsultations existent déjà et rappelle l’existence de cabinets secondaires d’ophtalmologie ou des maisons de santé équipés en matériel adéquat au sein desquels la patient peut bénéficier de l’assistance d’un orthoptiste.

    Le travail aidé

    Le Snof rappelle par ailleurs dans son communiqué que dans l’objectif de réduire les délais d’attente et favoriser l’accès aux soins, les ophtalmologistes pratiquent depuis plus de quinze ans le travail aidé avec plusieurs professions telles que les orthoptistes, les infirmiers ou les assistants médicaux.

    Selon une enquête du syndicat réalisée auprès de ses adhérents datant de juin 2018, 60 % des ophtalmologistes y ont déjà recours et le nombre de patients vus grâce à cette organisation a augmenté de 26 % selon la Cnam.

    Protocoles de télémédecine

    De plus, le Snof rappelle qu’il développe déjà des protocoles de télémédecine tels que :

    • le protocole Muraine (RNM), qui est le premier protocole de télémédecine national avec des orthoptistes ;
    • le protocole RNO, entré dans le régime commun en juillet 2018 et qui permettra de prendre en charge plus de 100 000 patients par an.
  • « Patient-In » : Le laboratoire Servier rejoint la plateforme Patient Focused Medicines Development

    Servier a annoncé dans un communiqué publié le 25 octobre 2018 avoir rejoint la plateforme collective Patient-Focused Medicines Development-PFMD, un mouvement indépendant qui œuvre pour l’implication des patients tout au long du cycle de développement des médicaments.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique du laboratoire intitulée Patient-In, par laquelle le groupe s’engage à travailler avec les patients et pour les patients afin d’apporter des solutions thérapeutiques innovantes qui répondent au mieux à leurs besoins.

    Cette collaboration a pour objectif de renforcer l’implication des patients, de plus en plus co-acteurs de leur santé, dans la stratégie d’innovation de l’entreprise.

    L’intégration du patient est d’une importance stratégique pour Servier

    À l’occasion de son ralliement à la plateforme Patient-Focused Medicines Development, Servier affirme  que la volonté de devenir un acteur pharmaceutique d’envergure mondiale centré sur le patient est fermement inscrite dans sa stratégie de développement à l’international.

    « En devenant un membre actif de la plus importante communauté internationale centrée sur les patients nous pourrons créer et adopter de nouveaux outils, de nouvelles compétences et pratiques pour déployer notre stratégie « Patient-In » bien plus rapidement et plus efficacement. Cette collaboration ne sert qu’un seul objectif : développer des traitements toujours plus efficaces pour mieux répondre aux besoins des patients. Telle est la vocation de Servier », a déclaré Olivier Laureau, président de Servier.

    PFMD, un collectif développe des outils pour mieux prendre en compte le patient

    Patient-Focused Medicines Development est une plateforme à but non lucratif lancée en 2015 par The Synergist. Ce dernier est une organisation à vocation sociale qui répond à un besoin croissant de faire face collectivement aux problèmes de société en s’attaquant aux systèmes défaillants ou inefficaces.

    Dans le cadre du projet PFMD, son engagement consiste à faire reconnaître par tous l’importance d’inclure le patient tout au long du cycle de conception et de développement de la recherche et des médicaments.

    Le collectif promeut une démarche avec les patients et non seulement pour les patients. Il inclut 28 partenaires, acteurs de la santé, dont la collaboration a déjà débouché sur le développement d’outils visant à faciliter la gestion du processus d’inclusion du patient dans le processus de développement des médicaments :

    • méthodologies et lignes directrices ;
    • formations ;
    • plateforme d’échange de connaissances ;
    • Patient Engagement Management Suite, une suite de gestion de l’implication des patients qui favorise la participation active des patients et de leurs représentants.

    Ces outils permettent un développement plus rapide et plus efficace de nouveaux médicaments qui répondent au mieux aux besoins des patients et contribuent à améliorer leur expérience.

    Nicholas Brooke, directeur général de PFMD, explique : « Les tendances majeures en matière de santé et de technologie convergent, ce qui signifie que nous sommes sur le point d’assister à un tournant décisif ; mais peu sont prêts pour cette nouvelle ère. En amenant à de meilleurs soins et à de meilleurs traitements, ce changement de paradigme ouvre la voie à tout un monde d’opportunités pour les personnes et les organismes qui l’ont anticipé. Ceux qui n’ont pas réussi à s’y préparer… doivent se préparer à ne pas réussir. »

  • Syntec numérique : le Health Data Hub ne doit « pas être une infrastructure centralisée »

    Auditionné dans le cadre du déploiement du Health Data Hub, le comité santé du Syntec numérique s’est dit satisfait de « retrouver [ses] messages dans le rapport » de préfiguration du projet, rendu public le 12 octobre 2018.

    Dans un point presse organisé le 17 octobre, l’organisation syndicale, qui a également publié en septembre une note de position sur le projet, a indiqué que les données de santé constituaient « un enjeu majeur pour le pays et que l’État devait avoir un rôle de régulateur et non d’opérateur », ajoutant que le « Health Data Hub ne devait pas être une infrastructure centralisée ».

    Selon le Syntec, le Health Data Hub doit s’articuler autour de 5 axes stratégiques

    Ces cinq axes sont :

    • favoriser le partage de données dans le respect du droit des personnes ;
    • accélérer la production de données de qualité par les acteurs de santé ;
    • développer l’interopérabilité ;
    • enrichir les données de santé existantes ;
    • mettre en place une action pluriannuelle dotée d’une gouvernance associant les acteurs.

    « Nous allons être vigilants sur ce projet et pousser l’État à l’exécuter »

    « Nous allons être vigilants sur ce projet et pousser l’État à l’exécuter. Il ne faut pas que cela se transforme en usine à gaz », a déclaré au cours du point presse Olivier Vallet, coprésident du comité santé du Syntec numérique (source : Tic Santé).

    Une vision partagée par sa consœur Isabelle Zablit-Schmitz, qui copréside elle aussi le comité. À propos aussi bien du Health Data Hub que du plan « Ma santé 2022 », elle estime que « les entreprises vont avoir besoin d’engagements, de visibilité et de lisibilité sur la façon dont tout cela va être déployé pour s’organiser et investir ».

    Comité santé du Syntec numérique : une présidence à deux têtes

    La gouvernance du comité santé du Syntec numérique, syndicat professionnel des entreprises du secteur du numérique comprenant 150 adhérents, a été remaniée en juin 2018.

    Il est désormais présidé par deux personnes :

    • Olivier Vallet, P.-D.G. de Docapost (La Poste), qui représente les grandes entreprises de la health tech ;
    • Isabelle Zablit-Schmitz, présidente de Clavesis, qui représente « les petites structures ».

    Ils ont succédé à Pierre Leurent, qui s’est retiré après l’entrée en Bourse fin mai 2018 de Voluntis, dont il est le directeur général.

    Le comité a été réorganisé « de façon à ce qu’il représente toutes les personnes membres de l’organisation et qu’il fasse émerger le secteur du numérique en santé en France », a expliqué Isabelle Zablit-Schmitz.

    Lancement de groupes de travail

    Le comité a lancé il y a quelques semaines des groupes de travail composés de professionnels du secteur (éditeurs de logiciels, ingénieurs informatiques et grandes entreprises du secteur des nouvelles technologies, dont Atos, Visiomed et OpenHealth).

    L’objectif de ces groupes est d’apporter leur expertise en e-santé aux entreprises adhérentes et aux pouvoirs publics, en produisant des analyses et des propositions sur des thématiques clés du secteur, telles que l’analyse des données de santé, l’interopérabilité des systèmes d’information et la télémédecine.

    Ils « se sont fixés une trajectoire à trois ans sans calendrier de publication de rapports », a noté Olivier Vallet.

  • Convergence des systèmes d’information des GHT – état d’avancement au 2e semestre 2018

    Adrien Picard, chargé de mission à l’ASIP Santé, a partage au cours d’un atelier du Cercle des Décideurs Numérique et Santé le 16 octobre 2018 son analyse et son retour d’expérience sur le suivi et la mise en place des projets SI dans les territoires, en lien avec le ministère des Solidarité et de la santé et les partenaires locaux.

    L’ASIP accompagne les GHT dans la convergence de leurs systèmes d’informations, en mettant en place un dispositif complet d’appui des GHT vers la convergence des SI, sous le pilotage de la DGOS.

    Plan d’action de l’ASIP santé au deuxième semestre 2018

    Au second semestre 2018, l’ASIP renforce son dispositif d’accompagnement sur le volet SI avec une structure en trois axes: 

    • la visibilité des projets numériques, grâce à l’analyse des schémas directeurs des SI GHT ;

    • un lien de « terrain » avec les GHT, par l’animation de comité régionaux ;

    • l’expertise de l’ASIP santé par un appui ponctuel aux acteurs de terrains.

    Analyses et retours : panorama de projets médicaux et de soins partagés des GHT

    Les analyses menées par l’ASIP Santé portent sur les différents projets médicaux et des soins partagés par les GHT (échantillon de soixante GHT correspondant à 639 filières), les filières les plus représentées étant : 

    • par approche pathologique (45% des GHT) : majoritairement les cancers et les grossesses;

    • par le mode de prise en charge des patients (42% des GHT) : majoritairement les urgences de soins critiques;

    • par une approche populationnelle (13% des GHT) : majoritairement les personnes âgées. 

    Schémas directeurs des SI (SDSI)

    Dans le cadre du dispositif national d’accompagnement des GHT, l’ASIP Santé recueille et analyse enfin les schémas directeurs SI des GHT. Une première analyse de 80 SDSI a été réalisée en juillet-août 2018, afin de : 

    • disposer d’une visibilité d’ensemble sur les projets numériques envisagés par les GHT ;

    • d’étudier les opportunités de partage et de convergence SI entre GHT ;

    • d’identifier les actions portées par les GHT, les régions, et les acteurs nationaux ;

    • d’alimenter les réflexions pour la construction du programme de modernisation « Hop’EN ».

    Une convergence des identités des professionnels

    En juillet 2018, 34% des GHT ont un projet de convergence de leur référentiel des identités de santé et 36% des GHT ont un projet de convergence de leur « active directory » qui permet de représenter et de stocker les éléments constitutifs du réseau tels que les ressources informatiques.

    Pour l’hébergement des données de santé:

    • 34% des études sont en cours ;
    • 19% d’internalisation sont en cours ;
    • 13% de résultats regroupent les chiffres non-communiqués ou les projets non démarrés.

    Pour l’avancement de la convergence du socle fonctionnel et le  » dossier patient informatisé  » DPI: 

    • 75% des GHT sont au stade de l’étude ; 

    • 9% au stade de la solution en cours d’achat ; 

    • 10% des GHT ont acheté la solution ; 

    • 18% sont en cours de déploiement ; 

    • 5% ont une solution déployée.

  • A. Buzyn relance la filière Silver Eco, renouvelle sa gouvernance et crée une task force Numérique

    Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la santé, a relancé le 22 septembre 2018 la filière Silver Economie en en confiant l’animation à France Silver Eco et son président Luc Broussy et en mettant en place des instances nouvelles :
    • 1 bureau d’animation au côté du président de la filière ;
    • un Conseil national de la Silver Economie composé de 65 membres et qui se réunira tous les deux mois pour formuler des orientations de la filière et les proposer au Gouvernement
    • 3 pôles : Innovation, Export/Europe/International et Formation ;
    • 3 groupes de travail : La diffusion des innovations technologies et numériques dans le secteur médico-social ; Territoires, villes, urbanismes, mobilité ; Logements adaptés pour une vie autonome ;
    • un Conseil des Silver Territoires.

    Élu président de la filière, Luc Broussy s’est engagé à remettre à la ministre d’ici la fin de l’année une feuille de route 2019/2020 fixant les grandes priorités stratégiques de la filière.

    L’ensemble de ces acteurs vont accompagner la filière et animer le Conseil national de la Silver économie.

    Après le lancement de la consultation nationale publique en ligne et d’un débat public rassemblant les acteurs de terrain du grand âge, cette action est la réalisation de l’engagement pris par la ministre dans le cadre de son plan « Grand âge et Autonomie » annoncé le 30 mai 2018.

    Le Conseil national de la Silver Economie est composé de 65 membres de la filière et se réunira désormais tous les deux mois pour gouverner la filière et formuler des propositions aux pouvoirs publics.

    Un bureau d’animation de la filière

    Au total, six personnes accompagneront le président Luc Broussy rassemblées au sein d’un Bureau d‘animation de la filière :

    • Delphine Mallet, directrice des services Silver Economie du groupe La Poste ;
    • Olivier Vallée, directeur des marchés Silver Economie du groupe industriel Legrand ;
    • Laure de la Bretèche, directrice adjointe des Retraites et des Solidarités à la Caisse des Dépôts ;
    • Isabelle Hébert, directrice générale de la MGEN et directrice de l’innovation du groupe VYV ;
    • Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF ;
    • Benjamin Zimmer, directeur de Silver Alliance et secrétaire général de Silver Valley.

    3 task forces

    Trois pôles de mobilisation forte ont été créés :

    • le pôle Innovation est animé par Nicolas Menet, DG de Silver Valley ;
    • le pôle Export/Europe/International est animé par Ludovic Guillaume, directeur du développement d’Orpea – Synerpa ;
    • le pôle Formation est animé par Benoît Goblot, président de Synapse.

    3 groupes de travail autour des territoires, du logement et des innovations numériques

    Chacun de ces trois groupes a été doté d’un groupe de pilotage composé de deux responsables :

    • le groupe Territoires, villes, urbanismes, mobilité est piloté par Valérie Egloff, conseillère régionale de Normandie, et Pierre-Olivier Lefebvre, délégué général du réseau Villes amies des aînés ;
    • le groupe Logements adaptées pour une vie autonome est piloté par Jean-Philippe Arnoux, directeur Silver Economie et Accessibilité de Saint-Gobin Distribution Bâtiment France, et Hervé Meunier, Filien ADMR  ;
    • le groupe Diffusion des innovations technologies et numériques dans le secteur médico-social est piloté par Laurent Levasseur, président de Bluelinea, et Jean-François Goglin, conseiller numérique de la Fehap.

    Un Conseil des Silver Territoires

    Le Conseil des Silver Territoires sera animé par Valérie Egloff, conseillère régionale de Normandie et Françoise Jeanson, conseillère régionale de Nouvelle Aquitaine.

  • Singapour et la Finlande renforcent leur collaboration dans le domaine de la Tech Santé

    aUne dizaine de sociétés du secteur des technologies de santé faisaient partie de la délégation finlandaise qui s’est rendue à Singapour du 12 au 19 septembre 2018 pour participer à la semaine Meet Finland in Singapore (Rencontrez la Finlande à Singapour). L’événement « a suscité un vif intérêt chez les entreprises et les investisseurs », ont commenté les organisateurs dans un communiqué diffusé en octobre 2018.

    L’événement a ouvert de nouvelles possibilités de collaborations entre Singapour et la Finlande, en particulier dans le domaine de la santé numérique. Plusieurs technologies favorables et prêtes à être commercialisées dans le domaine de la santé et du bien-être ont en effet trouvé un accueil favorable à Singapour, alors que Singapour cherche à adopter des solutions smart health afin de fournir des services de soins améliorés de manière plus efficace. Parmi elles, le dispositif conçu par la start-up Triumf Health, un serious game apportant un soutien psychologique aux enfants atteints d’une maladie chronique.

    Triumf Health fait partie de l’écosystème Icory, un consortium d’entreprises finlandaises qui cherche à développer des solutions centrées sur le patient, et dont ses représentants ont par ailleurs annoncé qu’ils souhaitaient travailler avec deux hôpitaux de Singapour, le KK Women’s and Children’s Hospital (KKH) et le National University Hospital (NUH), pour développer leurs produits sur le marché asiatique.

    120 délégués finlandais pour promouvoir la collaboration avec Singapour

    L’ambassade de la Finlande à Singapour, Business Finland, la plus importante agence publique de financement de la recherche en Finlande dirigée par le ministère finlandais de l’Emploi et de l’Économie, et les villes de Helsinki, Espoo et Turku ont réuni un total de 120 délégués finlandais comprenant des innovateurs et des sociétés de technologie afin de promouvoir la collaboration commerciale entre la Finlande et Singapour.

    Singapour, « un marché lucratif » pour les solutions de santé numérique

    « Singapour est une smart nation et un marché lucratif pour les solutions de technologie de la santé, de réalité augmenté (AR) et de réalité virtuelle (RV), a déclaré Paula Parviainen, ambassadrice de la Finlande à Singapour (source : Scandasia.com). Les deux pays reconnaissent la nécessité de créer des moyens efficaces de prendre en charge la population vieillissante (…), en utilisant les technologies de la AR et de la RV afin de répondre à l’évolution du mode de vie et aux attentes grandissantes des consommateurs. »

    L’analyse des big data, un secteur prometteur en santé

    Lors de l’ouverture d’une conférence sur les technologies de la santé, Meria Heikelä, directrice du programme national de santé personnalisé finlandais (Finland’s National Personalized Health Program), a insisté sur l’importance du secteur de l’analyse des big data qui a « offert à Singapour et à la Finlande de nombreuses possibilités de fournir des solutions de soins personnalisés ».

    « Dans le secteur des soins, il existe une pression croissante pour produire des services plus rentables et offrir une approche plus centrée sur le patient et adaptée aux soins personnalisés. Nous sommes donc très heureux de travailler avec Singapour [dans l’optique de] créer des solutions pour des parcours de soins personnalisés, centrés sur le patient, qui prennent en compte les besoins particuliers des patients », a-t-elle poursuivi.

    Projet Icory : un partenariat avec deux hôpitaux singapouriens

    Un consortium d’entreprises de santé finlandaises

    Au centre de la collaboration entre les deux pays figure le projet iCory, présenté à l’occasion de l’événement. L’initiative est financée par Business Finland et soutenu par un consortium comprenant des entreprises finlandaises de santé et de bien-être, des universités et des hôpitaux.

    Des solutions intelligentes centrées sur le patient

    L’écosystème iCory cherche à créer des solutions intelligentes centrées sur le patient pour les procédures de chirurgie en utilisant les dernières technologies telles que l’apprentissage automatique et la robotique afin d’offrir des soins plus personnalisés.

    Les participants finlandais du projet iCory envisagent une collaboration avec deux hôpitaux de Singapour : le KK Women’s and Children’s Hospital (KKH) et le National University Hospital (NUH).

    Kadri Halijas, P.-D.G. de Triumf Health, une start-up finlandaise à l’origine d’un serious game à destination des enfants atteints d’une maladie chronique et faisant partie de l’écosystème iCory, a déclaré (source : Scandasia.com) : « Certains marchés ne sont pas prêts pour les solutions de santé numériques mais Singapour est certainement l’un des leaders mondiaux. En outre, le fait que la délégation que nous avons rencontrée ait spécifiquement souligné l’importance du soutien psychologique dans la gestion des maladies est unique dans le contexte mondial. En résumé, je dirais que la réunion avec l’équipe de direction des organisations de la santé de Singapour nous a été très bénéfique, car nous avons constaté que [notre solution serait adaptée à] Singapour. »

  • Cancer du poumon : un partenariat Elsan-Sivan Innovation pour utiliser Moovcare dans 4 cliniques

    Permettre aux patients suivis à la polyclinique de Gentilly à Nancy d’utiliser gratuitement l’application Moovcare pour le suivi de leur cancer du poumon, tel est l’objectif du partenariat signé entre Sivan Innovation et le Groupe Elsan annoncé dans un communiqué du 16 octobre 2018.

    L’application Moovcare vise à établir les symptômes et à détecter une potentielle rechute grâce à un questionnaire rempli par un patient en rémission d’un cancer du poumon et permet d’alerter rapidement le médecin.

    L’application a déjà été testée à la Clinique Victor Hugo du Mans et, à terme, devrait être étendue à d’autres cliniques du groupe. À ce titre, un partenariat a été signé entre les deux acteurs pour que l’application soit mise gratuitement à disposition des patients et des professionnels de santé dans 4 des établissements d’Elsan.

    Améliorer le suivi et détecter les rechutes grâce à l’appli Moovcare

    Le communiqué d’Elsan indique qu’entre 75 % à 90 % des rechutes du cancer du poumon sont symptomatiques.

    C’est pourquoi une prise en charge précoce de la rechute est primordiale.

    La société Sivan Innovation a développé une application permettant d’alerter plus rapidement le médecin des éventuels symptômes de rechute du patient. La détection passe par le remplissage d’un questionnaire hebdomadaire par le patient qui vise à dresser la liste des symptômes ressentis sur une liste de douze symptômes les plus représentatifs d’une rechute.

    Taux de survie amélioré

    En cas de soupçon d’une rechute après analyse des résultats, l’application envoie une alerte à l’équipe soignante du patient qui peut prendre contact avec lui pour convenir d’un examen.

    Cette application est dotée d’un algorithme créé par Fabrice Denis, oncologue-radiothérapeute à la clinique Victor Hugo du Mans, un établissement Elsan.

    « Moovcare est une application innovante qui devrait être accessible au plus grand nombre de patients atteints de cancer du poumon pour améliorer leur suivi, leur prise en charge et leur survie », déclare-t-il.

    L’application a été testée par 300 malades dans le cadre de 4 études cliniques initiées par le Dr Denis et par Sivan Innovation sur une période de deux ans. Alors que dans le cadre d’un suivi classique fait dans le cadre d’une prise en charge d’un cancer du poumon le taux de survie est de 33 %, le taux de survie des patients ayant fait partie de ces études atteint les 50 %.

    Partenariat Elsan-Sivan Innovation

    Ce partenariat s’inscrit dans le cadre d’un pilote expérimental d’Elsan ; quatre de ses établissements vont mettre à disposition de leurs professionnels de santé et de leurs patients l’application à titre gracieux. Le premier établissement à en profiter sera la polyclinique de Gentilly à Nancy.

  • Novartis Biome : un laboratoire d’innovation numérique pour collaborer avec les start-ups innovantes

    Novartis a présenté son nouveau réseau de laboratoires d’innovation numériques, Novartis Biome, dont la première entité se situe à San Francisco, aux États-Unis, dans un communiqué publié le 8 octobre 2018. Le but de ce projet est de mettre en place une série d’initiatives pour fournir aux jeunes entreprises de la santé numérique une opportunité de travailler avec le groupe, notamment par le biais d’un concours international de start-ups, les HealthX World Series.

    L’idée provient d’un double constat fait par l’entreprise : « Les inventions numériques prometteuses n’ont souvent aucun impact sur la santé humaine en raison d’une lacune dans l’écosystème [et] les technologies naissantes ne sont généralement pas soutenues par les entreprises qui peuvent les exploiter » (communiqué). L’objectif est donc de « donner un nouvel élan » à cet écosystème et de permettre à ces acteurs de collaborer avec Norvatis pour développer plus efficacement leurs solutions.

    HealthX World Series (HWS) : un challenge start-ups international

    « Il est clair pour quiconque travaille dans le secteur de la santé numérique que la grande majorité des technologies perturbatrices ne proviendra pas des grandes sociétés pharmaceutiques. Mais nous pouvons nous engager et travailler avec des start-ups et des innovateurs [afin de] créer ensemble quelque chose d’audacieux, de durable et d’évolutif », explique Robin Roberts, responsable de l’innovation et de la stratégie à Novartis Biome et cofondateur du projet avec Mohanad Fors, global brand manager au sein du groupe et directeur de Novartis Biome (communiqué).

    Le Novartis Biome vise à se connecter aux innovateurs externes au groupe suisse « de nombreuses manières », notamment en lançant des challenges start-ups via une initiative baptisée « HealthX World Series », dont le but est de rechercher « de manière proactive » les technologies prometteuses du secteur.

    Un programme de 12 mois

    Un programme de 12 mois, adapté aux besoins de croissance de la start-up, est proposé aux entreprises sélectionnées pour les aider à faire progresser le développement de leurs solutions.

    Le Novartis Biome offre un espace de travail, un mentorat et des ressources à la pointe de la technologie. De leur côté, les start-ups peuvent utiliser les big data générées par Novartis pour réaliser des études de validation qu’ils peuvent exploiter dans des environnements cliniques afin de tester leur concept.

    Novartis a la possibilité d’investir dans la technologie après l’évaluation des résultats mais ne demande pas aux entrepreneurs de lui donner une participation dans leur entreprise pour pouvoir participer.

    Veta Health (États-Unis) et Wavy (Pays-Bas) : les 2 premiers gagnants des HWS

    Le premier concours HealthX World Series s’est tenu en septembre 2018 lors du TechCrunch Disrupt SF, à San Francisco, aux États-Unis. Cinq finalistes sur trente participants ont été retenus pour présenter  leurs solutions numériques centrées sur la résolution de problèmes liés à l’insuffisance cardiaque.

    Le jury a désigné les gagnants dans deux catégories :

    « Extended Innovation Challenge » : Veta Health

    La start-up Veta Health, créée à New York en 2016, propose une solution intégrée au dossier de santé électronique (DSE) rassemblant des données de patients en temps réel dans un environnement clinique :

    • pour les organisations de santé : Veta Health offre les outils nécessaires pour rationaliser les flux de travail et la coordination des soins ;
    • pour les cliniciens : une plateforme intelligente facilitant la gestion des soins et rendant possible un suivi à distance, permettant des interventions précoces et de meilleurs résultats pour les patients ;
    • pour les patients : un accès à leurs données de santé ainsi qu’à des outils d’interprétation et d’analyse permettant de comprendre et de participer activement à la gestion de leur santé.

    « Hackathon virtuel » : Wavy

    La société, créée à Utrecht (Pays-Bas) en 2018, développe un outil reliant des objets connectés suivant l’état de santé de l’utilisateur à des haut-parleurs domestiques intelligents, qui indiquent au patient comment lui et ses proches connectés se portent, comment ils progressent au fil des jours, etc. En cas de situation préoccupante, le dispositif peut alerter un proche et les services d’urgence.

    Le groupe prévoit d’organiser plusieurs compétitions internationales de ce type chaque année.

    Montant des prix remis aux 5 finalistes :

    • 1ère place (Novartis Hackathon Challenge) : 12 000 USD (10 453 €) ;
    • 1ère place (Novartis Extended Innovation Challenge) : 12 000 USD (10 453 €) ;
    • 2ième place : 8 000 USD (6 968 €) ;
    • 3ième place : 3 500 USD (3 048 €) ;
    • 4ième place : 2 500 USD (2 177 €) ;
    • 5ième place : 1 000 USD (871 €).
  • Ivbar intègre Logex, un groupe européen spécialisé en analyse des coûts et de la qualité en santé

    Ivbar, société fournissant des outils d’analyse et de mesure de la qualité dans le système de soins, a annoncé le 15 octobre 2018 faire partie du groupe Logex nouvellement constitué avec la société néerlandaise Logex et le finlandais Prodacapo afin d’unir leur force sur le marché des fournisseurs d’outils de mesure de l’efficience en santé, tenant compte à la fois des résultats cliniques et des coûts.

    Les outils mutualisés des trois acteurs visent à proposer une offre au plus près des besoins aux parties prenantes du systèmes de santé, à savoir les opérateurs, les organismes financeurs et les pouvoirs publics en priorité.

    En France, le nouveau groupe souhaite se mettre au service des professionnels de santé afin de les accompagner dans le renouvellement des pratiques médicales, des parcours de santé et des modes de financement du système de santé (value-based healthcare) qui s’inscrit dans la stratégie de transformation du système sanitaire du gouvernement français, Ma Santé 2022. Il s’agit d’une façon de répondre au défi de pression financière que subissent tous les systèmes de santé.

    Une union au service de la qualité et de l’efficience en santé

    Chacun des trois acteurs a déjà déployé sa solutions de mesure de la qualité et de l’efficacité des systèmes de soin dans divers pays tels que les Pays-Bas, la Suède, la Norvège, la Finlande, le Royaume-Uni, la France ou encore la République tchèque.

    Logex propose un service d’accompagnement aux organisations de santé et collabore déjà avec 85 % des établissements hospitaliers aux Pays-Bas. La société procède à l’analyse de données massives à disposition des organisations et procède au développement de modèles mathématiques et analytiques propres qui contribuent à l’optimisation des processus de soin. L’objectif à terme est d’améliorer la rentabilité des soins et l’accès aux soins.

    Ivbar propose une plateforme, ERA, qui permet de mesurer la qualité et de mettre en œuvre des modèles de financement innovants. ERA sert d’outil de base pour la mesure et le pilotage de la performance des établissements. Avec les données qui sont rentrées dans la plateforme, Ivbar fournit des indicateurs de performance objectifs qui permettent ensuite de comparer de manière juste et efficace la performance des établissements ou des organisations.

    Prodacapo est une société finlandaise très implantée dans les pays nordiques et également sur le marché britannique de l’analyse des coûts en santé.

    Le nouveau groupe souhaite offrir une gamme de produits plus large et accroître la capacité à répondre aux défis rencontrés par les acteurs de santé.

    « Alors que nous créons un plus grand groupe international, les clients bénéficieront d’un portefeuille de produits plus varié qui répond à des besoins plus larges à mesure qu’ils améliorent leurs performances. L’utilisation de nos outils pour améliorer la transparence et la compréhension des résultats, l’usage des ressources et des coûts en santé aideront nos clients à se développer et bénéficieront, par conséquent, aux patients et à la société », a déclaré Philipp Jan Flach, P.-D.G. du groupe Logex.

    Soutien dans la réalisation d’objectifs Ma Santé 2022 et appui opérationnel

    En France, Ivbar souhaite accompagner les organisations de santé à relever les défis que rencontre le système de santé français, identifiés par la stratégie de transformation de santé, en contribuant à :

    • donner aux professionnels de santé les outils utiles à leur pratique médical ;
    • définir des parcours de santé pertinents ;
    • repenser le financement de notre système de santé pour prendre en compte réellement la qualité des soins ;
    • faciliter les coopérations entre professionnels ;
    • développer des services numériques adaptés aux usages, etc.

    Ainsi, Ivar pense pouvoir appuyer les acteurs français dans les domaines suivants :

    • actions en faveur de la mesure de la qualité ;
    • mise en œuvre des PRS ;
    • déploiement et extension des expérimentations au titre de l’article 51 de la LFSS 2018 ;
    • déploiement des GHT ;
    • émergence de nouvelles organisations autour des CPTS ;
    • développement croissant des approches par parcours des professionnels de santé, etc.

    Exploiter les données et amplifier leur utilisation

    Filippo Monteleone, président d’Ivbar France, et Patrick Olivier, directeur général de l’entreprise, affirmaient à l’occasion de cette annonce leur ambition « de donner du sens aux données pour donner du sens à l’action ».

    La richesse du SNDS

    Le groupe souligne l’avantage que représente le vivier de données réunies au sein du système national des données de santé (SNDS), qui s’ouvre progressivement et dont le plein potentiel reste à exploiter.

    Ainsi, le groupe ambitionne d’accompagner les acteurs bénéficiant d’autorisations de traitement des données en leur fournissant des outils pour simplifier l’exploitation de ces données complexes en vue de généraliser leur utilisation par les acteurs du secteur.

    Health Data Hub

    Ivbar pense pouvoir contribuer au développement du Health Data Hub, en fournissant un environnement sécurisé pour l’exploitation des données.

    Analyses médico-économiques

    Les établissements de santé étant aujourd’hui les principaux producteurs de données de santé permettant des analyses médico-économiques sur les parcours de soins et l’analyse des coûts de production de soins, le nouveau groupe souhaite les accompagner dans leurs projets médicaux individuels ou s’inscrivant au sein d’un territoire en leur fournissant ses outils de pilotage pertinents des coûts et de la performance.

    Mettre en place de nouveaux modes de financement

    Dans le cadre de Ma Santé 2022, le gouvernement souhaite la mise en place de nouveaux types d’indicateurs nécessaires à la mesure de l’amélioration de l’état de santé telle que perçue par le patient à la suite d’un épisode de soins ou tout au long d’un parcours (PROMs et PREMs), un autre domaine d’expertise du groupe Logex.

    En outre, l’entreprise a déjà joué le rôle d’opérateur central dans la mise en œuvre des premiers financements à l’épisode de soins et au parcours en Suède et estime être en mesure d’appuyer la mise en œuvre des expérimentations en France.

  • Ping An Good Doctor intègre son système de consultation assisté par IA dans 100 hôpitaux chinois

    Ping An Good Doctor, la principale plateforme de santé chinoise, a annoncé le 15 octobre 2018 sa coopération avec plus de 100 hôpitaux de première classe en Chine (Grade III) pour construire des « hôpitaux intelligents » complets en tirant parti de son système de consultation médicale assistée par intelligence artificielle (IA), appelé « AI Doctor« .

    Dans le cadre de cette coopération, le système AI Doctor a été entièrement intégré au système d’information de l’hôpital (HIS), aux applications mobiles et aux comptes publics WeChat, le principal réseau social chinois des hôpitaux. Les patients peuvent par ailleurs numériser un QR code pour accéder au dispositif.

    Parmi les établissements de soins partenaires figurent le 303ème hôpital de l’Armée populaire de libération du peuple chinois, le Qingdao Eye Hospital, le premier hôpital affilié de l’université Jinan et le troisième hôpital affilié de la Southern Medical University.

    Fin juin 2018, Ping An Good Doctor comptabilisait 228 millions d’utilisateurs et 48,6 millions d’utilisateurs actifs mensuels.

    AI Doctor fait gagner du temps aux médecins

    En se basant sur des interactions homme-ordinateur simples et rapides, AI Doctor recueille les informations du patient, telles que ses antécédents médicaux, l’historique de ses prescriptions et ses allergies, puis les introduit dans son dossier de santé électronique (DSE).

    Avant la consultation, le médecin peut donc accéder aux données médicales ainsi structurées du patient, lui permettant d’éviter de poser à la personne des questions qui lui ont déjà été posées par le passé et de ne pas passer à côté d’informations vitales. Par ce procédé, il ne perd également plus de temps à saisir certaines données dans le DSE du patient, ce qui réduit sa charge de travail et améliore l’efficacité ainsi que la précision de ses consultations.

    Des données sur plus de 2 000 maladies courantes

    Comptabilisant plus de 300 millions de consultations en ligne, AI Doctor dispose de données sur plus de 2 000 maladies courantes et répond instantanément à des dizaines de milliers de demandes de renseignements d’ordre médical.

    Selon Ping An Good Doctor, les hôpitaux connectés à AI Doctor ont renforcé l’efficacité et la précision de leurs consultations, réduisant les coûts de fonctionnement tout au long du processus de diagnostic.

    Par ailleurs, la plateforme permet également une gestion numérique structurée des dossiers médicaux. Ainsi, les hôpitaux bénéficient d’un système de registres complet, leurs médecins peuvent établir des diagnostics plus cohérents et ils disposent d’une méthode plus intelligente de collecte des dossiers.

    Le gouvernement chinois mise sur l’IA pour résoudre les défis de santé du pays

    La pénurie des ressources médicales et le déséquilibre de la distribution des médicaments font partie des principaux problèmes du système de santé chinois.

    Les solutions basées sur internet et l’intelligence artificielle (IA), qui peuvent aider à résoudre ces problèmes, sont soutenues par tous les acteurs du secteur et l’ensemble des ministères du gouvernement. En avril 2018, la Commission nationale de la santé de Chine (National Health Commission of China) a publié « Les normes et réglementations de construction en matière d’informatisation hospitalière (essai) » (« National Hospital Informatization Construction Standards and Regulations (Trial)« ), proposant que l’ensemble des principaux hôpitaux du pays utilisent pleinement les applications et les technologies émergentes telles que le services internet, les systèmes d’analyse des big data et l’IA.

    Développer les services numériques pour les patients

    La commission a également déclaré que les hôpitaux devraient fournir des services en ligne aux patients, tels que la prise de rendez-vous à distance, la télé-consultation à l’hôpital et des dispositifs de communication médecin-patient.

    Le nouveau règlement vise également à faire en sorte que les hôpitaux mettent en place des dossiers de santé électroniques complets pour les patients afin d’accélérer la numérisation des hôpitaux et le développement de soins intelligents.

    Les hôpitaux chinois rencontrent des problèmes techniques

    Cependant, de nombreux hôpitaux en Chine rencontrent actuellement des problèmes techniques lors du déploiement de systèmes de santé intelligents, tels que le coût élevé qu’implique une transformation numérique et l’incapacité à bien gérer les DSE et le nombre important de données hospitalières. Ils sont également confrontés à des problèmes d’interopérabilité et d’optimisation du processus de service de santé.

    Ping An Good Doctor élabore une solution complète pour la transformation numérique des hôpitaux

    Pour surmonter ces obstacles, Ping An Good Doctor et les hôpitaux partenaires de l’entreprise sont en train d’élaborer conjointement une solution complète pour la transformation numérique des établissements hospitaliers.

    La solution associe la technologie médicale de pointe et la technologie internet mobile de Ping An Good Doctor aux capacités de service des hôpitaux afin de créer une meilleure connexion entre les hôpitaux, les médecins et les patients.

    Cela contribuera à améliorer l’efficacité des services hospitaliers, à alléger les ressources en services médicaux et à réduire les charges qui en résulteront pour les hôpitaux, les médecins, les patients et le gouvernement, le tout en accélérant le déploiement de la stratégie nationale de « Chine en bonne santé » (« Healthy China »).