Efficience

  • Soins ville-hôpital : Cegedim et Pharmagest annoncent l’interopérabilité de leurs solutions en France

    Cegedim, société spécialiste de l’informatique médicale, et Pharmagest, fournisseur de logiciels dans le domaine officinal et en e-santé, à destination des établissements sanitaires et médico-sociaux, ont annoncé le 9 novembre 2018 la mise en place d’un partenariat technologique stratégique en France visant à fluidifier le parcours patient et les relations ville-hôpital grâce à leur expertise logicielle.

    En s’associant, les deux partenaires souhaitent contribuer à assurer l’interopérabilité pour les professionnels de santé en ville et à l’hôpital afin de répondre aux enjeux de la désertification médicale et au vieillissement de la population en France. Leur démarche sert notamment le déploiement d’outils de télémédecine.

    Interopérabilité de technologies au service d’un parcours de soin plus fluide

    Les deux acteurs s’accordent à dire que l’efficacité des professionnels de santé et la qualité des soins qu’ils prodiguent est fonction de la disponibilité des informations médicales à propos des patients pris en charge.

    Leur collaboration vise à dépasser les limites d’interopérabilité que rencontrent les systèmes actuellement à la disposition des professionnels de santé. Ils estiment que « seul un partenariat technologique fort entre des acteurs majeurs peut conduire à l’élaboration d’un système d’information de santé fiable et efficace ». Ainsi, aussi bien les logiciels que les bases de données des deux acteurs en France sont rendus interopérables.

    Soutenir le déploiement de la téléconsultation et de la télésurveillance

    Afin d’appuyer leurs clients dans le déploiement d’outils au service de la télémédecine et leur permettre de garantir la qualité des soins à destination des personnes âgées et isolées dans les déserts médicaux, Cegedim et Pharmagest annoncent l’interopérabilité de leurs solutions à destination des entités et professionnels suivants :

    • les EHPAD (logiciels Malta informatique) et les médecins de ville, centres de santé, MSP et paramédicaux (logiciels Cegedim) ;
    • les structures de HAD (logiciels Dicsit) les médecins de ville, centres de santé, MSP et paramédicaux (logiciels Cegedim) ;
    • les hôpitaux (GHT équipés par Axigate) et les médecins de ville, centres de santé, MSP et paramédicaux (logiciels Cegedim et plateforme de prise de rendez-vous Docavenue) ;
    • les pharmaciens (LGPI Global Services de Pharmagest et Smart Rx de Cegedim) et les médecins de ville, centres de santé, MSP et paramédicaux (logiciels Cegedim et Docavenue Téléconsultations), avec une plateforme de mise en relation dans le cadre de la téléconsultation entre les pharmacies équipées du module OffiTéléconsult by Pharmagest et les médecins équipés par Cegedim de Docavenue Téléconsultation.

  • Medicen s’engage pour l’IA en santé : le pôle accompagne l’institut PRAIRIE et TheraPanacea

    L’Institut PRAIRIE, un des quatre instituts spécialisés en IA retenu le 6 novembre 2018 par les autorités pour faire partie du réseau d’élite 3IA, et la société TheraPanacea ont été sélectionnés par Medicen pour leur fournir un accompagnement qui s’inscrit dans la volonté du pôle de compétitivité d’appuyer les politiques de développement de l’IA en santé, selon une annonce du pôle du 8 novembre 2018.

    Medicen prend cette orientation en misant sur les projection de croissance du secteur qui atteindrait près de 20 milliards d’euros en 2023.

    Institut PRAIRIE – Paris Artificial Intelligence Research Institute

    À l’occasion du sommet AI for Humanity en mars 2018, Emmanuel Macron, Président de la République, a dévoilé la stratégie française en matière d’IA en annonçant la création d’un réseau d’instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle. C’est à cette occasion que l’Institut PRAIRIE a été créé.

    Il réunit :

    • acteurs académiques:
      • CNRS 
      • Inria
      • l’Université PSL;
    • entreprises :
      • Amazon
      • Criteo
      • Facebook
      • Faurecia
      • Google
      • Microsoft
      • NAVER LABS
      • Nokia Bell Labs
      • Groupe PSA
      • SUEZ
      • Valeo.

    Objectifs

    L’ensemble de ces acteurs poursuivent trois objectifs :

    • contribuer de manière significative au progrès des connaissances fondamentales en IA diffusées librement au sein de la communauté scientifique internationale ;
    • participer à la résolution de problèmes concrets à fort impact applicatif ;
    • contribuer à la formation dans le domaine de l’intelligence artificielle.
    • positionner la France dans le domaine de l’IA à l’échelle internationale.

    « Avec PRAIRIE, l’idée est de rassembler dans un même lieu des chercheurs en intelligence artificielle sur l’apprentissage, le traitement automatique des langues, la robotique… C’est-à-dire tous les sous-domaines qui sont nécessaires pour les rassembler et progresser sur l’intégration de tous ces champs », indique Eric Fleury, directeur du centre de recherche Inria de Paris. « Cet institut va mener des recherches fondamentales, comme dans un laboratoire classique, avec des doctorants, des post-doctorants, des chercheurs, des visiteurs étrangers, en lien avec des instituts étrangers de premier plan, et avec toutes les entreprises qui participent. »

    Mailler un écosystème local et international

    L’Institut PRAIRIE à Paris accueillera des chercheurs juniors et seniors, des doctorants et post-doctorants, ainsi que des visiteurs. Il a vocation à être ancré dans des partenariats forts avec les acteurs majeurs de l’IA française en recherche, formation, et innovation, dans un système de gouvernance regroupant les acteurs académiques et industriels.

    En outre, il s’appuiera à échelle international sur un réseau de partenariats avec les centres d’excellence en IA pour favoriser les échanges. Des accords de collaboration ont déjà été signés avec :

    • Center for Data Science à NYU ;
    • le laboratoire d’intelligence artificielle de UC Berkeley (BAIR) ;
    • l’Institut de robotique de l’Université de Carnegie-Mellon à Pittsburgh ;
    • MILA à Montréal ;
    • Max Planck Institute de Tübingen ;
    • le Czech Institute of Informatics, Robotics and Cybernetics (CIIRC) ;
    • Turing Institute de Londres.

    Un marché à fort potentiel

    Medicen, souhaite soutenir les projets en IA, car il s’agit d’un domaine qui recèle de potentiel d’emplois et de croissance, selon le pôle.

    Il exprime par cette initiative son soutien aux projets déjà soutenus par l’État ou la Région, dans le cas de TheraPancea, qui, pour son logiciel de radio-oncologie, a reçu en octobre le prix AI Challenge Paris  Region doté de 700 000 euros.

    Selon le communiqué de Medicen, les projections en termes d’emploi et de croissance dans le domaine de l’IA en santé sont favorables : le marché de l’IA en santé représentait en 2016 environ 1,2 milliard d’euros et devrait représenter en 2023 près de 20 milliards d’euros, avec un taux de croissance annuel de près de 50%.

  • RDV Médicaux saisit l’Autorité de la concurrence pour que l’AP-HP ouvre l’accès à sa base médecins

    RDV Médicaux a saisi l’Autorité de la concurrence pour que l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP) ouvre l’accès à sa base de médecins à tous les acteurs de la prise de rendez-vous en ligne, annonce la plateforme dans un communiqué publié le 6 novembre 2018.

    La start-up explique regretter que la prise de rendez-vous en ligne avec les médecins de l’AP-HP ne soit interconnectée « qu’avec le service d’un seul acteur du marché ». Les médecins et les patients ayant fait confiance à d’autres opérateurs, tels que RDV Médicaux, se voient ainsi contraints, selon ses observations, « de s’inscrire auprès du seul opérateur auquel l’AP-HP a donné accès à sa base de données s’ils veulent prendre rendez-vous dans un hôpital public parisien ».

    La société a ainsi choisi de saisir l’autorité pour que cette dernière « diligente une enquête auprès des acteurs du marché et détermine en particulier si l’exclusivité de l’accès aux agendas des médecins de l’assistance publique octroyée à une société privée ne contrevient pas aux règles d’une saine concurrence par les mérites au préjudice des patients comme des médecins« .

    Contexte

    En octobre 2018, RDV Médicaux et Docavenue se sont associés dans l’optique de faire communiquer leurs plateformes de rendez-vous médicaux en ligne (voir article en lien ci-contre) et ainsi, entre autres, d’ »assurer aux patients une offre plurielle », commente RDV Médicaux dans son communiqué.

    Objectif souhaité : rendre interopérable les services de prises de rendez-vous en ligne

    « Dans la continuité de ce partenariat », la start-up appelle l’AP-HP, « établissement public en charge de la défense des intérêts de tous ses patients usagers et conformément à ses missions de santé publique », à ouvrir sa base de données répertoriant l’ensemble de ses médecins à l’ensemble des opérateurs du marché de la prise de rendez-vous en ligne.

    Selon RDV Médicaux, un tel accès permettrait de rendre interopérable les services de prises de rendez-vous en ligne.

  • Projet 3IA : 4 instituts fortement impliqués dans la santé retenus dans le cadre de l’appel à projets

    Les sites de Grenoble, de Nice Sophia Antipolis, de Paris et de Toulouse avaient été présélectionnés pour être désignés comme « Instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle » (3IA) dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé durant l’été 2018, qui s’inscrit dans le programme national pour l’IA du président de la République Emmanuel Macron.

    Les quatre sites en question sont plus précisément : MIAI@Grenoble-Alpes (Grenoble), 3IA Côte d’Azur (Nice), Prairie (Paris) et Aniti (Toulouse). Tous ces instituts ont pour application privilégiée la santé aux côtés d’autres secteurs tels que l’environnement, le développement des territoires et les transports, précise le communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) paru le 6 novembre 2018.

    Ces candidats doivent étayer leur proposition de projet avant le 15 janvier 2019 en vue de l’obtention de la labellisation 3IA. Une fois celle-ci obtenue, les établissements se verront attribuer une subvention de valeur variable, prélevée dans l’enveloppe globale de 100 millions d’euros budgétée par le programme prioritaire de recherche du PIA3 et le Mesri.

    Initiative au sommet : un réseau d’excellence 3IA

    Le 25 juillet 2018, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’Investissement, ont lancé un AMI afin de recueillir les candidatures des pôles de recherche, de formation et d’innovation qui pourront candidater pour l’obtention du label 3IA.

    Frédérique Vidal a déclaré à ce propos : « Le développement des technologies d’IA s’accélère fortement et irrigue l’ensemble des secteurs de l’économie et de notre vie quotidienne, en posant de nouveaux sujets économiques, sociaux, éthiques et démocratiques. Cette compétition est mondiale et, en son sein, les [États-Unis] et la Chine font la course en tête en portant des visions de l’IA sensiblement différentes de la vision européenne. Pour ces deux raisons, la France et l’Europe se doivent d’être à la pointe mondiale de l’IA et l’impulsion donnée par le Président de la République est décisive. Les 4 sites présélectionnés pour les instituts permettront de former un réseau avec les meilleures institutions de recherche mondiale en IA. »

    Le programme national en IA à 3 axes

    Cet appel à manifestation est la concrétisation du 3e défi d’intelligence artificielle du programme national en IA tel que défini par le Conseil de l’innovation du 18 juillet 2018 aux côtés des mesures suivantes annoncées :

    • amélioration des diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle ;
    • sécurisation, fiabilisation et certification des algorithmes d’IA ;
    • renforcement des moyens des appels à projet portant sur l’intelligence artificielle de l’Agence nationale de la recherche (+10 M€/an) dès 2018.

    12 candidatures reçues au total et 4 retenues

    Douze dossiers ont été déposés au total par 12 sites : Bordeaux, Grenoble, Lille, Marseille, Nancy, Nice Sophia Antipolis, Paris (deux), Paris-Saclay, Rennes, Strasbourg, Toulouse.

    Sur ces douze candidats, quatre ont été retenus par un jury international réunissant des personnalités scientifiques reconnues dans le domaine de l’IA sous la présidence d’Aude Billard, professeur à l’École polytechnique fédérale de Lausanne.

    Les instituts doivent déposer un projet détaillé avant le 15 janvier 2019. La suite du processus se décline comme suit :

    • obtention du label 3IA définitivement après examen par le jury international ;
    • sélection des premières chaires individuelles de recherche au sein de chaque 3IA ;
    • accord d’un soutien financier par l’Agence nationale de la recherche.

    « Le 3e programme des investissements d’avenir, partie intégrante du Grand plan d’investissement, a pour objectif de poursuivre la transformation du paysage français de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, précise pour sa part Guillaume Boudy. Avec l’action intitulée « Programmes prioritaires de recherche », nous soutenons la structuration de certains secteurs scientifiques et/ou technologiques qui présentent des enjeux particuliers pour la France. Parmi ces programmes, celui consacré à l’IA est et restera le plus important, ce qui illustre clairement l’investissement de l’État dans ce secteur. Cet appel à manifestations d’intérêt a donné lieu à un nombre élevé de propositions de grande qualité, traduisant l’engagement des communautés scientifiques concernées mais aussi – et cela a été souligné par le jury international – celui des entreprises partenaires. »

  • Microsoft a été certifié hébergeur de données de santé en France

    Microsoft, acteur majeur du cloud public a été certifié HDS en France, telle est l’annonce faite dans le cadre des journées Microsoft experiences 18 qui se sont déroulées les 6 et 7 novembre 2018 au Palais des congrès de Paris.

    Cette certification concerne l’ensemble de l’offre cloud depuis la France de Microsoft que la société va désormais proposer aux organisations et aux entreprises du secteur de la santé, notamment aux établissements de santé et aux start-up spécialisées : Azure et Office 365, déjà disponibles, ainsi que Dynamics 365, qui sera lancé au cours de l’année 2019.

    Objectif : optimiser le parcours de santé et accélérer la transformation du secteur de santé en France

    « Nous sommes très heureux d’être le premier acteur majeur du cloud public à obtenir la certification d’hébergeur de données de santé en France », se félicite Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft France. « Elle valide le très haut niveau de sécurité et de protection que nous sommes en mesure de proposer à l’ensemble des acteurs de la santé depuis nos data centers français. Ces derniers vont ainsi pouvoir s’appuyer sur le Cloud Microsoft pour déployer les applications et les services de santé de demain dans le respect de la réglementation en vigueur en matière de protection des données et de respect de la vie privée ».

    Microsoft dispose depuis le printemps 2018 de quatre data centers (centres de stockage de données), dont trois sont installés en région parisienne et un à Marseille.

    En répondant de manière plus adaptée aux besoins de performance des usagers, Microsoft souhaite contribuer à la transformation du secteur de la santé en France.

    En ouvrant ces centres de stockage de données en France, l’industriel a souhaité répondre à un impératif de performance pour ses client.

    Afficher des informations ou actualiser des dossiers en temps réel et entraîner un algorithme dans le domaine de l’imagerie médicale requiert de réduire au maximum le temps de latence, ce que la localisation des centres de stockage sur le territoire national permet de faire. Il s’agissait du premier pas accompli au printemps 2018 vers la certification HDS.

    « Cette certification constitue une nouvelle étape dans le développement de nos data centers français. Elle valide également notre engagement à apporter le meilleur du cloud à l’ensemble des organisations et des entreprises », conclut Laurent Schlosser, directeur de la division Secteur Public de Microsoft France. « Nous espérons pouvoir ainsi contribuer activement à accélérer la transformation du secteur de la santé en France et aider les professionnels de la santé à saisir les opportunités de technologies telles que l’intelligence artificielle pour relever le défi d’une santé toujours plus efficace et proche des patients ».

    Partenariats en santé

    Dans le respect de la réglementation en vigueur en matière de protection des données et de respect de la vie privée, Microsoft assure la réversibilité permettant à tout client de récupérer ses données et applications métiers à tout moment.

    Les hôpitaux sont la première cible de cette offre de Microsoft et ils pourront s’appuyer sur Azure pour développer de nouvelles applications intelligentes ou utiliser les applications tierces hébergées sur Azure illustratives de la santé du futur : santé prédictive, télémédecine, suivi thérapeutique pointu, etc.

    Laurent Treluyer, directeur des systèmes d’information de l’AP-HP, commente ainsi la nouvelle de Microsoft : « Nous attendions avec impatience la localisation des data centers Microsoft sur le territoire français alliée à la certification hébergeur données de santé pour nous permettre d’accélérer le développement des outils collaboratifs au sein de l’AP-HP, premier groupement hospitalier européen ».

    Liouma Tokitsu, CEO de la start-up Ad Scientiam ajoute : « Depuis sa création en 2013 à l’Institut du cerveau et de la moëlle épinière (ICM), Ad Scientiam collabore avec les chercheurs de la Pitié-Salpêtrière pour mettre au point ses dispositifs médicaux logiciels. Le traitement des volumes massifs de données collectées représente une opportunité extraordinaire pour la recherche et la prise en charge des patients mais également un challenge technologique. La plateforme Microsoft Azure permettra désormais d’effectuer l’ensemble des traitements de données : du stockage sécurisé au déploiement de nos modèles et algorithmes d’IA« .

  • Selon 93 % des médecins, la téléconsultation résoudrait certains problèmes des patients (Hellocare)

    93 % des médecins estiment que la téléconsultation résoudrait certains problèmes de leurs patients, révèle un étude réalisée en juillet 2018 par Hellocare, une société qui propose une plateforme de télémédecine.

    En ce qui concerne le type de problèmes concernés, 96,4 % répondent qu’un tel dispositif permettrait aux patients de limiter leurs déplacements, 85, 7 % de réduire le délai avant une consultation, la même proportion cite une baisse du renoncement aux soins, enfin, 60,7 % pensent que l’un des avantages des consultations à distance est la diminution du temps passé en salle d’attente.

    Cette enquête, présentée sous la forme d’une infographie diffusée le 5 novembre 2018, est un complément à une étude Ipsos intitulée « Télémédecine : une réponse complémentaire efficace pour faciliter l’accès aux soins », publiée le 29 mai 2018. Elle a été menée à partir d’un échantillon de 30 médecins et de plus de 1 000 patients français.

    Autres enseignements principaux de l’étude

    • 20 % des consultations pourraient déjà être faites en ligne, soit environ 60 consultations par mois par médecin généraliste ;
    • 68 % des médecins généralistes déclarent déjà échanger avec leurs patients par SMS, une proportion qui est de 58 % chez les spécialistes ;
    • 6 personnes interrogées sur 10 ont déjà renoncé à consulter un professionnel de santé et 38 % ont attendu trop longtemps avant de consulter pour un problème a priori bénin et qui s’est par la suite aggravé.
  • SimforHealth, un des fondateurs du 1er centre de formation médicale par la RV au Canada

    SimforHealth est devenu partenaire de la Queen’s University canadienne (Ontario) le 16 octobre 2018 afin de l’accompagner dans la construction du premier centre de formation médicale via réalité virtuelle (RV) au Canada. L’entité fera partie intégrante de la faculté des sciences de la santé.

    Elle permettra aux étudiants en médecine et aux résidents d’acquérir de l’expérience en matière de soins aux patients dans un environnement réaliste mais entièrement sécuritaire. Pour le corps professoral, ce centre servira à :
    • étudier l’impact de la RV sur l’apprentissage ;
    • explorer la façon dont la RV peut être utilisée efficacement en médecine ;
    • élaborer un contenu pédagogique pour les futurs classes et programmes d’études.

    Il est prévu que le centre ouvre en janvier 2019.

    Objectif : une formation médicale plus sûre et plus efficace

    Un partenariat tripartite

    SimforHealth a été retenu pour son expertise en réalité virtuelle (RV) et en formation médicale, notamment pour sa plateforme logicielle de RV MedicActiV, que le centre utilisera pour former ses étudiants. La société fournira aux étudiants un simulateur numérique de prise en charge d’un pneumothorax.

    Un autre partenaire est partie prenante du projet. Il s’agit de la société HTC, acteur majeur à échelle internationale de la RV qui propose des outils haut de gamme qui dominent le marché (HTC VIVE et VIVE Pro) et qui est le concepteur de l’un des meilleurs systèmes de casque de RV au monde sur le plan de l’expérience utilisateur par son rendu réaliste.

    Queen’s University souhaite se positionner comme leader de la formation médicale par RV

    Selon le Dr Daniel Howes, directeur du Centre de simulation clinique de la faculté des sciences de la santé de Queen’s University, « la réalité virtuelle nous offre de nouvelles opportunités passionnantes de simuler de manière réaliste un large éventail de situations cliniques. Nous voulons que les apprenants fassent toutes leurs erreurs de débutant dans l’environnement virtuel et non sur de vrais patients ».

    La construction du bâtiment d’environ 750m2 qui accueillera le centre et l’installation d’outils de simulation de réalité virtuelle commenceront cet automne pour que l’entitée soit inaugurée au début de 2019.

    L’université souhaite devenir leader de la formation médicale immersive par simulation car elle y voit l’avenir de la formation.

    Dans un premier temps, les enseignements prodigués au centre de simulation se feront dans le cadre de la formation médicale de premier cycle. À l’avenir, les enseignements du centre seront élargis à toutes les étapes de l’enseignement médical, y compris à la formation postdoctorale spécialisée.

  • Un projet de fonds d’investissement régional en santé de 100 M€ sur les maladies neurodégénératives

    Le comité industriel de Dhune, centre de recherche marseillais spécialisé dans les maladies neurodégénératives et le vieillissement, a annoncé le 25 octobre 2018 le lancement de l’étude de préfiguration d’un fonds d’investissement régional en santé (First), spécifique à la Provence-Alpes-Côté d’Azur et dédié aux start-ups centrées sur les sciences de la vie. Le lancement du First est prévu  pour le dernier trimestre 2019.

    Le futur fonds, « premier du genre en France » selon le centre, sera doté de capitaux publics et privés dont le total pourrait atteindre ou dépasser les 100 millions d’euros selon les résultats de l’analyse prévue dans l’étude de préfiguration.
    Il vise à participer « au développement de la filière santé, en complémentarité avec les structures d’accompagnement performantes déjà en place, en assurant aux projets les plus porteurs de la Région un financement de long terme ». L’objectif est ainsi de renforcer la compétitivité du territoire et son attractivité à l’échelle nationale et internationale ainsi qu’à favoriser la création d’emplois.

    Plusieurs projets de la région Paca dans différents domaines du secteur des sciences de la vie, tels que la e-santé, la silver économie et la medtech, pourraient bénéficier de ce fonds.

    Composition de l’équipe du projet First

    L’étude de préfiguration du fonds sera animée par M. Frédéric Bénéton, ancien banquier et P.-D.G. de start-ups en santé.

    Le projet First est piloté par l’association ProFirst, créée pour l’occasion, présidée par M. Roland Rizoulières, économiste de la santé et maître de conférences à Sciences Po Aix.

    Parmi les membres du bureau exécutif figurent :

    • le Pr Paul Hofman, directeur de la fédération hospitalo-universitaire OncoAge, CHU de Nice (vice-président) ;
    • le Pr Olivier Blin, professeur à l’université d’Aix-Marseille, chef du service de pharmacologie clinique et pharmacovigilance à l’AP-HM et directeur du centre Dhune (secrétaire général) ;
    • M. Michel Mancis (membre du conseil d’administration) ;
    • le Dr. Frédéric Prate, directeur du Centre de référence santé, bien-Être et vieillissement de l’université Côte d’Azur (secrétaire général adjoint) ;
    • M. Bruno Buisson, P.-D.G. de Neuroservice (vice-président) ;
    • M. Alexandre Tokay, P.-D.G. de Vect-Horus (trésorier).
  • Les Rencontres Innovation & Galien : le 12 décembre 2018 à Paris

    Les Rencontres Innovation & Galien, portées par The Galien Foundation, le Groupe Profession Santé (Le Quotidien du médecin, Le Quotidien du pharmacien, etc.) et Décision Santé, auront lieu le 12 décembre 2018 à Paris au Salon des arts & métiers, à partir de 16h30.

    À cette occasion sera remis le prix Galien, qui distingue des innovations en santé récentes et à disposition du public ainsi que des travaux de recherche parmi les plus porteurs dans les domaines « travaux de recherche », « médicament », « dispositif médical », « e-santé » et « accompagnement du patient « .

    Les inscriptions à l’événement seront ouvertes prochainement (voir lien ci-contre).

    Programme

    16h30 : accueil des participants, émargement

    17h-18h : talks scientifiques

    Plusieurs chercheurs de renommée internationale vont intervenir sur le thème des maladies rares.

    18h-19h : restitution des travaux du Cercle Galien

    Présentation des travaux annuels du Cercle Galien.

    « Le Cercle Galien soulève (…) les enjeux du succès de l’innovation en santé, identifie ses impacts sur le système de santé et préconise des solutions pour assurer l’organisation la plus propice à l’essor des innovations les plus prometteuses, indique le site officiel de l’événement. Avec un comité d’experts qui regroupe décideurs institutionnels, professionnels de santé, experts, industriels et entrepreneurs, nous analysons la façon dont les organisations peuvent intégrer ces innovations de façon pérenne et efficace pour optimiser les prises en charge. »

    Le Cercle Galien est modéré par Gilles Noussenbaum, médecin et rédacteur en chef de Décision stratégie santé.

    19h-20h : cocktail networking

    20h : dîner de gala

    Révélation des lauréats et cérémonie de remise des prix du Concours de pitch Innovation & Galien et des Prix Galien France 2018.

  • Téléconsultation chez l’opticien : le SNOF rejette le principe de confondre prescription et vente

    Le conseil d’administration du Syndicat des ophtalmologistes de France (Snof) a rejeté à l’unanimité le principe de développer des protocoles de vidéo-consultation ophtalmologique chez l’opticien, apprend-on dans un communiqué publié le 19 octobre 2018.

    Cette décision est motivée par l’annonce du lancement de la plateforme de téléconsultation en ophtalmologie Pro-visio.fr par Althalia, en partenariat avec la chaîne d’opticiens GrandVision.

    Bien que la volonté de réduire les délais d’attente et de faciliter l’accès aux soins est saluée, le syndicat a condamné ce partenariat qui pose des problèmes déontologiques en mêlant les soins médicaux et une activité commerciale.

    Les nœuds du problèmes

    Le docteur Thierry Bour, président du Syndicat des ophtalmologistes de France (Snof) a déclaré : « Les activités de soins et de prescription d’une part, et celles de vente d’équipements optiques d’autre part, doivent rester séparées dans l’intérêt des patients. Nous ne pouvons pas accepter qu’un protocole de télémédecine autorise la présence d’un opticien-lunetier durant une consultation médicale, fut-elle à distance. (….) Cela ne retire rien au fait que les opticiens-lunetiers sont des partenaires essentiels des ophtalmologistes depuis des années. »

    Le Snof a pris la décision de condamner l’association entre Althalia et GrandVision en se fondant sur les motifs suivants :

    • atteinte au secret médical ;
    • confusion entre prescription et vente ;
    • pratique de la médecine dans des locaux commerciaux contraire au code de déontologie médicale (article 19 qui indique que la médecine ne peut être pratiquée comme un commerce et article 25 selon lequel les médecins n’ont pas le droit de dispenser des consultations, des prescriptions ou des avis médicaux dans des locaux commerciaux).

    Des protocoles développés par le Snof

    Le président du Syndicat des ophtalmologistes de France souligne que des lieux plus légitimes qu’un local commercial pour effectuer des téléconsultations existent déjà et rappelle l’existence de cabinets secondaires d’ophtalmologie ou des maisons de santé équipés en matériel adéquat au sein desquels la patient peut bénéficier de l’assistance d’un orthoptiste.

    Le travail aidé

    Le Snof rappelle par ailleurs dans son communiqué que dans l’objectif de réduire les délais d’attente et favoriser l’accès aux soins, les ophtalmologistes pratiquent depuis plus de quinze ans le travail aidé avec plusieurs professions telles que les orthoptistes, les infirmiers ou les assistants médicaux.

    Selon une enquête du syndicat réalisée auprès de ses adhérents datant de juin 2018, 60 % des ophtalmologistes y ont déjà recours et le nombre de patients vus grâce à cette organisation a augmenté de 26 % selon la Cnam.

    Protocoles de télémédecine

    De plus, le Snof rappelle qu’il développe déjà des protocoles de télémédecine tels que :

    • le protocole Muraine (RNM), qui est le premier protocole de télémédecine national avec des orthoptistes ;
    • le protocole RNO, entré dans le régime commun en juillet 2018 et qui permettra de prendre en charge plus de 100 000 patients par an.