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  • Louis Omnès définit les piliers de l’hôpital numérique (colloque e-santé de l’HEGP)

    – Un réseau Internet sécurisé,
    – un dossier patient commun,
    – un hôpital communicant,
    – un hôpital automatisé/robotisé,
    – un bâtiment intelligent,
    – un hôpital écologique,

    tels sont pour Louis Omnès, ancien directeur de l’HEGP qui s’exprimait lors du colloque e-santé de l’HEGP le 20 octobre 2016 , les piliers de l’hôpital numérique.

    Il a également décrit la eGouvernance impliquée par l’hôpital numérique, qui vise à instaurer des modes de travail collaboratif entre les acteurs de santé et améliorer la coordination du parcours de soin.

    L’HEGP est un des hôpitaux les plus « numérisés »: il est classé au stade 6 de l’EMRAM qui prend notamment en considération l’intégration du dossier patient, la prescription connectée multi-domaines et par protocoles, l’aide à la décision clinique et la sécurisation du circuit du médicament. La grille d’analyse comprend 8 niveaux, de 0 (pas de plus-value médicale du système d’information) à 7 (dossier médicaux informatisés complets).

    Louis Omnès dresse le portrait de l’hôpital numérique idéal, dont les fondements repose notamment sur une logistique robotisée et automatisée.

    Les piliers de l’hôpital numérique

    • Un réseau VDI Internet Protocol
      Correspondant selon la définition de l’ancien directeur de l’HEGP à « une live box à l’échelle de l’hôpital », sécurisée à 99,9%.
    • Le dossier patient commun :
      Informationnel (événements, compte-rendus, résultats de laboratoire) bénéficiant d’un pilotage médico-économique, d’une gestion des ressources (prise de RV).
    • Un hôpital communicant:
      • en interne : terminal multimédia, gestion des appels (IP, Mssanté, PC mobile, aide à la saisie, dictée numérique, reconnaissance vocale).
      • en externe : EMR pacs partagés, supports de décision clinique,  télémédecine. Tout ceci intégré dans une traçabilité spatio-temporelle : les dispositifs sont identifiés et localisés en temps réel.
    • Un hôpital automatisé/robotisé :
      Transports, processus (circuit du médicament, stérilisation, analyses laboratoire), tâches (robotisation chirurgicale, aide soignante, armoires & chariots digitalisés.
    • Un bâtiment intelligent :
      • Gestion des énergies : régulation automatique
      • Gestion de la sécurité des biens et des personnes
      • Orientation numérique : kiosques interactifs, guidage optique
    • Un hôpital écologique :
      • Bâtiment durable HQE
      • Gestion optimisée et automatisée des interventions de maintenance, gestion maîtrisée (simulation/contrôle) de maintenance des actifs physiques
      • Green IT : visualisation et gestion optimisée du parc
      • Gestion écologique des déchets d’activités

    Selon Louis Omnès, un hôpital numérique nécessite par définition, une eGouvernance.

    La eGouvernance

    Dans le système de santé, l’hôpital est un acteur important, une gouvernance IT nécessite un alignement stratégique, une stratégie médicale et organisationnelle ainsi qu’un pilotage sécurisé de la logistique informationnelle.

    L’hôpital produit une valeur multiforme offrant : rapidité de soin, qualité de soin par PEC multidisciplinaire, sécurité par traçabilité, maîtrise des coûts de production, diffusion du savoir, attractivité pour les personnels et les malades.

    La eGouvernance du système de santé territorialisé peut s’insérer dans un cercle vertueux : la performance du système de santé peut être améliorée par le parcours patient :

    • En interne par le dossier patient électronique, le bed management, la modélisation du chemin clinique par rapport aux grandes pathologies.
    • En externe par le dossier électronique ouvert, la médecine de premier recours, des portails e-patient & e-praticiens, réseau de moyen et long séjour, HAD, télémédecine (consultation, surveillance, expertise, assistance), plate-forme d’objets connectés.

    Ceci doit être alimenté par le partage du savoir entre professionnels et usagers via des outils informatiques d’aide à la prescription, un accès généralisé des données type guidelines, ainsi que par des consultations virtuelles de suivi, un deuxième avis à travers l’éducation santé, la télé-information, le conseil et la vigilance, des rendez-vous internet.

  • Big data : un projet d’atlas des cellules humaines

    Un projet d’atlas des cellules humaines, c’est ce que des chercheurs américains et britanniques du MIT, de la Harvard Medical School et du Broad Institute ont lancé le 14 octobre 2016, dans le but d’établir une carte de référence d’un corps sain, en recensant tous les types de cellules contenues dans tous les tissus et organes humains. Ce projet a été rendu public par le Broad Institute le 13 octobre 2016

    Cette initiative de longue haleine devrait mobiliser les chercheurs durant près d’une décennie, et aboutir à modifier la compréhension du développement de l’organisme et de ses pathologies.

    Le projet regroupe des chercheurs d’Harvard, du MIT, ainsi que du Sanger Institute and Welcome Trust en Grande Bretagne. Le challenge est la protection des données que l’on pourra extraire de cette nouvelle « bibliothèque », tout en les rendant accessible librement à tous les scientifiques à travers le monde.

    Une immense banque de données accessible à tous les scientifiques

    Les cellules sont connues comme éléments fondamentaux de la compréhension de l’état biologique d’un état sain et d’un état pathologique. Le défi réside dans l’établissement précis du nombre et des types différents existants, distincts selon les organes.

    « Nous allons découvrir de nouveaux types de cellules, comment les cellules évoluent au cours de la croissance et de la maladie et mieux comprendre la biologie », explique Sarah Teichmann, spécialiste de génétique cellulaire qui participe à ce projet.

    Cet atlas sera principalement une immense banque de données librement accessible à tous les scientifiques à travers le monde entier, contribuant à transformer la recherche face à la progression de pathologies comme l’asthme, Alzheimer ou les cancers.

    Le corps humain est composé de milliers de milliards de cellules, unités fondamentales de la vie, qui se divisent, grandissent et assurent une kyrielle de fonctions différentes dès l’état embryonnaire de l’être humain.

    « Les outils pour comprendre de quoi nous sommes constitués »

    Jusque très récemment, les connaissances de la communauté scientifiques étaient restreintes à l’observation microscopique ou à des analyses génétiques de groupes de centaines ou de milliers de cellules dont on caractérisait les priorités globales.

    Grâce aux progrès technologiques sur le génome humain, les chercheurs parviennent désormais à distinguer les cellules de différents tissus ou organes, d’analyser leurs priorités, de mesurer et déterminer quelles molécules elles produisent etc.

    Aviv Regev du Broad Institute précise que « nous avons maintenant les outils pour comprendre de quoi nous sommes constitués, ce qui nous permet de comprendre comment notre corps fonctionne et de déterminer le dysfonctionnement de tous ces éléments qui se traduit par la maladie. »

    Des partenaires de recherche dans le monde entier

    Les projets pilotes de première phase sont déjà en cours, en étroite coordination avec les partenaires de recherche dans le monde entier. Ces projets comprennent des enquêtes sur:

    • Le système immunitaire humain à un niveau extrêmement élevé de résolution
    • Diverses cellules trouvées dans les différentes parties du cerveau et du système nerveux
    • Le tissu epithélial qui tapisse l’intérieur et à l’extérieur des organes et une couche protectrice dans les vaisseaux sanguins
    • Les tumeurs de patients atteints de cancer étudiés à une seule cellule de résolution, notamment des cellules malignes, entourant les cellules normales et les cellules immunitaires.
  • Imagerie médicale : nombre d’EML installés selon la forme juridique en France (2015)

    Le nombre d’équipements matériels lourds en imagerie médicale selon la forme juridique du détenteur de l’autorisation (source DGOS).

  • Journée de l’innovation en santé de la région Hauts-de-France à Lille le 29 novembre 2016

    Le pôle d’excellence santé des Hauts-de-France organise la journée de l’innovation en santé qui se tiendra au Grand Palais de Lille le 29 novembre 2016.

    Un des objectifs de cette journée est de renforcer les liens entre le monde de la recherche et de l’industrie à travers des conférences et pitchs, rencontres BtoB, déjeuner et soirée networking.

    Au programme :
    – Tables rondes et conférences sur le rôle des collaborations public-privé dans la stratégie d’innovation des entreprises; présentation de six structures d’excellence pour mettre en place des collaborations.
    – Déjeuner rencontre : intervention de Karine Charbonnier-Beck, Vice-Présidente à la Formation et aux Relations avec les entreprises, au Conseil Régional des Hauts-de-France, organisé par Clubster Santé
    – Rendez-vous BtoB pour initier les collaborations public-privé
    – Deux cycles de pitch
    – Soirée Welcoming Biofit 2016 : rencontre des décideurs du secteur pharma-biotech

  • Échange d’informations de santé : « le marché atteindra les 137 M$ en Asie d’ici 2020 » (Frost&S.)

    L’investissement grandissant du secteur public sur le marché de l’échange d’informations de santé (Health Information Exchange) en Asie-Pacifique attire des fournisseurs informatiques locaux et internationaux dans la région, révèle une étude publiée courant septembre par Frost & Sullivan.

    Natasha Gulati et Shalani Andria Pandian, respectivement responsable et analyste « industrie » au sein du pôle Transformational Health du cabinet de conseil (Asie-Pacifique), détaillent les résultats de ce rapport pour H&TI.

    APAC : « Le marché HIE devrait connaître une croissance de 10,8 % entre 2015 et 2020 »

    La prochaine génération de prestations de soins en Asie-Pacifique (APAC) devrait être un exemple au niveau des initiatives entreprises par les gouvernements dans le secteur de l’échange d’information sur la santé, observent les auteurs de l’étude intitulée Analysis of the APAC Health Information Exchange Market.

    Le marché dans la région APAC devrait connaître une croissance de 10,8 % (TCAC) entre 2015 et 2020 et ainsi atteindre les 173 millions de US$ (156,9 M€).

    Comment définiriez-vous le marché de l’échange d’informations de santé (Health Information Exchange) ?

    L’Health Information Exchange (HIE) ou l’échange d’informations de santé est la capacité de faire circuler par voie électronique des informations cliniques entre les diverses organisations de santé, principalement les hôpitaux, les compagnies d’assurance et les organismes de santé publique. L’objectif est de maintenir la qualité des informations échangées et de créer un continuum des données sur la santé d’un individu à mesure qu’il se déplace d’établissements en établissements de santé tout au long de sa vie.

    Dans notre étude, nous avons divisé l’HIE en deux catégories :

    • l’HIE public, qui est géré soit par le gouvernement central, soit par les administrations régionales ;
    • l’HIE privé, qui est mis en place par des groupes de santé privés pour partager des données médicales dans leurs établissements et dans les hôpitaux à travers différents systèmes d’information .

    « Bien que rudimentaire à l’heure actuelle, l’échange d’informations de santé dans la région (APAC) connaîtra une croissance exponentielle en raison du fort intérêt des gouvernements, qui cherchent à collaborer avec des prestataires privés pour créer des plateformes complètes et pertinentes », explique l’étude. Quels sont les récents partenariats signés entre un État et le secteur privé ?

    Le ministère de la Santé de Malaisie (MOH) a signé un partenariat avec Mimos Sdn Bhd (un fournisseur local) pour développer un dispositif informatique améliorant l’offre de soins dans les hôpitaux publics. Il s’est également associé à Viamed pour mettre au point MyHIX, une plateforme nationale d’échange d’informations sur la santé.

    Le ministère de la Santé de Singapour (MOH) a quant à lui signé avec Oracle, Orion Health, Infini et ArcSight pour élaborer toute une série de services autour de son dossier national de santé numérique (NEHR).

    Les gouvernements de la région Asie-Pacifique expriment également de manière récurrente la nécessité d’une collaboration entre le secteur public et le secteur privé dans le cadre d’échange d’expertises et du développement d’un écosystème durable.

    Pourquoi les gouvernements sont-ils si intéressés par un rapprochement avec le privé dans le domaine de la santé ?

    Au regard de la situation du marché de l’HIE, l’intervention de l’État est pertinente pour la création d’un système global et holistique car elle nécessite un coup de pouce d’un point de vue réglementaire.

    Les gouvernements investissent dans l’échange d’informations de santé parce qu’ils aident ainsi à réduire les coûts dans le secteur et à améliorer la qualité des soins et des diagnostics. Cependant, un ministère de la Santé ne dispose pas directement les capacités informatiques pour construire une plateforme HIE. Il doit travailler en partenariat avec un fournisseur de l’industrie (locale ou multinational) pour se procurer les technologies, l’expertise et les services nécessaires.

    À un niveau plus large, nous avons observé un niveau croissant des partenariats entre le public et le privé dans le domaine de la santé en Asie-Pacifique parce que les États de la région cherchent à réduire les dépenses de santé et à les optimiser afin d’obtenir les meilleurs retours sur investissement. En parallèle, les autorités peuvent déployer la politique nécessaire pour que le secteur privé fournisse les ressources techniques et humaines adéquates afin de stimuler le développement de nouveaux marchés.

    Selon votre point de vue, un partenariat entre le public et le privé est-il le meilleur modèle pour investir sur le marché de l’HIE ?

    Les partenariats entre le public et le privé sont particulièrement utiles pour mettre en place de nouveaux modèles de prestation des soins. En effet, le développement de nouveaux marchés implique une rupture complète des paradigmes existants et la création de nouveaux procédés, de nouvelles attitudes, de nouveaux comportements et, par conséquent, de nouveaux business modèles. La collaboration public-privé est cruciale pour modifier le fonctionnement du marché.

    De manière plus concrète, les partenariats entre le public et le privé assurent une meilleure utilisation des ressources des deux côtés : elles permettent au gouvernement d’optimiser ses dépenses , garantissent une certaine efficacité du personnel dans les systèmes de santé publique et créent de nouveaux canaux de sensibilisation pour le secteur privé.

    Quels pays sont les leaders de ce marché ?

    Si l’on se concentré spécifiquement sur l’échange d’informations de santé, Singapour et l’Australie sont les drivers en Asie-Pacifique. Mais le Japon suit de près avec la mise en place de différents réseaux d’informations sur la santé régionaux (les RHINs) à travers le pays.

    À Singapour, le NEHR est maintenant entré dans sa seconde phase de développement, répertorier tous les établissements et praticiens communautaires sur la plateforme. Les centres de soins infirmiers, de soins palliatifs et de soins à domicile disposent désormais de services de télémédecine en mesure de transmettre leurs données au dispositif NEHR, une évolution qui permet d’améliorer l’efficacité globale du système de santé publique dans le cadre de la gestion des maladies chroniques.
    Au niveau hospitalier, la redondance de tests médicaux est également réduite grâce au partage des historiques médicaux des patients entre les hôpitaux, les médecins et les établissements communautaires participant au programme. Ce succès encouragera les autres pays de la région à investir dans l’HIE.

    Pourquoi avez-vous décidé de focaliser votre étude sur le marché de l’HIE? Est-ce vraiment le secteur le plus prometteur du marché de l’e-santé en Asie comme vous le sous-entendez?

    Aux États-Unis, le marché de l’HIE est boosté par l’Organisation nationale d’information sanitaire (EIO) : différents hôpitaux dans une même région se réunissent et investissent dans le développement d’une plateforme d’échange d’informations de santé commune afin de permettre une circulation électronique des données entre eux.

    L’échange d’informations est la prochaine étape du développement du marché de la santé pour les pays d’Asie-Pacifique. L’adoption de dossiers médicaux électroniques (EMRs) et de dossiers de santé électroniques (EHRs) s’est rapidement intensifiée dans les pays de la région au cours des trois dernières années. Toutefois, des lacunes subsistent au niveau de la continuité des soins entre les hôpitaux parce que les EMRs et les régions ne sont pas encore parvenus au même niveau d’évolution.

    L’évolution naturelle du marché serait de désormais relier ces EMRs cloisonnées à des plateformes HIE communes. Voilà pourquoi, bien que le marché soit encore assez faible par rapport à d’autres innovations en santé, l’échange d’informations est un élément sur lequel l’industrie doit se concentrer si elle souhaite atteindre ses objectifs sur l’ensemble de la région.

    Il y a beaucoup de gouvernements qui encouragent le développement de l’HIE dans la région mais les stades de développement ne sont pas les mêmes :

    • L’Australie investit par exemple énormément pour relancer son dossier de santé national : le passage du Personally Controlled Electronic Health Record (PCEHR) à MyHealth témoigne de la volonté de l’État de développer une plateforme nationale efficace pour partager des données de santé numériques.
    • Le gouvernement chinois cherchent quant à lui à rattacher les plates-formes régionales HIE à une plateforme nationale unique dans un futur proche.
    • La Malaisie, elle, a mis en place une plateforme HIE nationale mais seuls les hôpitaux publics y sont reliés pour l’instant ; les groupes hospitaliers privés disposent de leur propre système HIE.
    • L’Inde, enfin, a déployé un projet national d’échange d’informations de santé en 2012 mais il n’a finalement pas abouti car, à l’époque, le marché n’était pas encore prêt. Mais nous avons remarqué que des collaborations et des discussions étaient en cours au sein de l’industrie de manière assez soutenue, ce qui prédit la mise en œuvre d’initiatives encourageantes dans le secteur dans les années à venir.
  • Exchange of health information, « the market will reach $ 137 million in Asia » (Frost & Sullivan)

    The growing public sector investment in the Exchange Information Exchange (HIE) market in Asia Pacific attracts local and international IT vendors in the region, reveals a study published in September by Frost & Sullivan.

    Ms Natasha Gulati and Ms Shalani Andria Pandian, respectively Industry Manager and Industry Analyst within the Transformational Health division of the consulting firm (Asia-Pacific), detailed the results of this report to H&TI.

    “The HIE market in APAC will grow at 10.8% from 2015 to 2020”

    The next generation of care delivery in Asia Pacific (APAC) should be an example in terms of initiatives undertaken by governments in the HIE, observe the authors of the study.

    “The HIE market in APAC will grow at compound annual growth rate (CAGR) of 10.8% from 2015 to 2020 to reach US$173.0 million (€156,9 M),” the study, called Analysis of the APAC Health Information Exchange Market, says.

    First, can you explain what do you exactly mean when you speak about « Health Information Exchange »?

    Health Information Exchange (HIE) is the capability to electronically move clinical information among various healthcare organizations, primarily hospitals, insurance companies and public health organizations. The goal is to maintain the quality of the information being exchanged and create a continuum of an individual’s health data as he/she moves through various points of care throughout his/her life.

    In our research we have segmented HIE into Public HIE which is driven by either the central or the state/regional governments, and Private HIE which is the initiative by private healthcare groups to share medical data across different HIS (Hospital Information Systems) in their organizations and hospitals.

    “Although rudimentary at present, HIE in the region (APAC) will see exponential growth due to the strong interest from governments that seek to partner with private providers to create comprehensive and relevant platforms,” your study says. Could you give some concrete examples of partnerships?

    Ministry of Health Malaysia (MOH) partnered with Mimos Sdn Bhd (a local vendor) to healthcare IT solution for public hospitals. MOH also partnered with ViaMed to develop MyHIX the national health information exchange platform.

    Ministry of Health Holdings Singapore partnered with Oracle, Orion Health, Infinite and ArcSight to develop the National Electronic Health Record product suite, the national platform that allows mobilization of electronic health records between participating hospitals.

    Governments across the APAC region are also continuously expressing the need to have public-private collaboration to exchange expertise and to develop a sustainable ecosystem.

    Why governments are so interested about partnership with private companies to improve their healthcare system?

    Within the context of HIE government intervention is relevant for creating a comprehensive and holistic system as it requires a regulatory push.

    Governments are investing in HIEs because they help to reduce cost and improve quality of care and diagnosis. However, a health ministry will not directly have the IT capabilities to build an HIE platform. They will have to partner with an industry vendor (local or MNC, multinational corporation) to procure the necessary technologies, expertise and services.

    At a broader level we have seen an increasing level of public-private partnerships in healthcare because governments across the region are trying to reduce healthcare expenditure and optimize the spending based on which routes can generate the best returns on investment. While the government can provide the necessary policy imperative the private sector provides the technical resources and manpower to drive development of new markets.

    According to you, are public-private partnerships the best model to invest in this sector?

    Public-private partnerships are particularly useful in bringing in new models of care delivery. This is because developing new markets involves a complete break from existing paradigms and creating new processes, new attitudes, behaviours and consequently business models.

    Public-private collaboration to change the way the market behaves is crucial. Of course, at a more granular level, public-private partnerships ensure better utilization of resources from both sides; allow the government to optimize spending; brings in corporate-level efficiency into public health systems; and creates awareness channels for the private sector.

    Which countries are the leaders in the HIE market or could become leaders?

    For HIE specifically Singapore and Australia are leasing the way in APAC. Japan is following closely with the implementation of various Regional Health Information Networks (RHINs) across the country.

    In Singapore the NEHR now has entered the second phase to have all community clinics, homes and GPs on the platform. The nursing homes, hospice and care homes now have integrated telehealth solutions that are able to feed data to NEHR, improving the overall efficiency of the public healthcare system in chronic disease management.
    At hospital level, test redundancy is also reduced as a result of data sharing between hospitals, GPs, as well as participating community clinics and homes.

    Learnings from this success will health other countries in this region to start investing on HIE.

    Why have you decided to focus on the HIE market? Is it really one of the most promising sectors in the eHealth market in Asia? And what about the other regions (Europe, USA…)? Are they really lagging behind in this area?

    The HIE market in the US is driven by Health Information Organization (HIO), a group of hospitals in a region get together and invest on developing a common HIE platform to allow electronic data exchange between them.

    HIE is the next milestone for APAC countries. Adoption of electronic medical records (EMRs) and electronic health records (EHRs) has scaled up rapidly across APAC countries in the last three years. However, gaps still remain in continuity of care because EMRs across hospitals, and regions are not 100% interoperable.

    The natural evolution of the market would be to now link up these siloed EMRs through HIE platforms. Thus, while the market is still small compared to other healthcare IT solutions it is an item that needs to be built up in order to achieve healthcare goals across the region.

    There are many government driven HIE across this region at various stages of development :

    • Australia huge investment to revive its national health record, from Personally Controlled Electronic Health Record (PCEHR) to MyHealth shows it commitment to develop a national platform to share electronic health data.
    • China has regional HIE platforms which the government is looking to tie to a national platform in the near future.
    • Malaysia has national HIE platform but only public hospitals are ties to it currently and the private hospital groups have their own HIE.
    • India rolled out a national HIE project in 2012, it did not pick up as the market was not ready back then, but we are seeing some collaboration and industry level dialogues are happening now backed by various recently announced favorable initiatives.
  • Génomique et big data : le CEA et Biofacet développent un logiciel de traitement de données

    Le démarrage de la seconde phase d’un développement logiciel de traitement de données de séquençage à haut débit (NGS), c’est ce qu’ont annoncé le Centre national du génotypage du CEA et la société Biofacet le 9 octobre 2016.

    L’objectif de cette nouvelle phase est de produire une plate-forme logicielle de stockage, d’organisation et d’interrogation de variants de séquences issus de données NGS sur des génomes complets, faisant suite à la validation d’une étude pilote conduite en 2015 sur des exomes.

    Interroger à grande échelle des banques de données nationales ou internationales

    La communauté scientifique peine à exploiter la masse des données cumulée par les programmes de séquençage. Les technologies classiques se heurtent à l’explosion de production de ces données, ainsi qu’a la spécificité de leur domaine.

    L’ambition consiste à croiser massivement des données de variants de séquences tout en les exploitant finement : repérer les variants d’un génome, recouper à grande échelle pour déceler des profils de variants communs afin de constituer un outil de recherche puissant, ainsi qu’une aide au diagnostic et à la prise en charge des patients.

    Pour ce faire, le CEA et Biofacet ont développé les spécifications d’un système de gestion de base de données capable de stocker et d’interroger à très grande échelle des banques de données nationales ou internationales de variants provenant de séquençage d’exomes ou de génomes complets (WGS).

    Une nouvelle technologie de traitement

    Il en résulte une technologie intégrée dans le logiciel Biofacet, qui offre la possibilité d’agréger et interroger des études sur des milliers d’échantillons. Afin de réaliser un couplage optimisé entre données numériques et phénotypiques, la technologie élaborée permettant notamment :

    • L’interrogation « profonde » des données, c’est-à-dire la possibilité d’établir des requêtes sur la totalité des valeurs produites par des SNP-callers et ce pour chaque position du génome (3 milliards de nucléotides pour le génome humain).
    • L’interrogation mixant les génotypes et phénotypes, ciblant ainsi les causes ou effets potentiels des variants de séquences liés à des pathologies.
    • L’ajout incrémental d’échantillons

    Jean-François Deleuze, directeur du CNG précise que « le développement de la médecine de précision ne pourra se concrétiser sans des outils capables d’analyser rigoureusement les données de variants à très grande échelle. De par sa couverture massive, le séquençage Whole Genome introduit une rupture technologique, non couverte par les outils classiques du Big Data ».

  • Evaluation des candidats médicaments : Biophytis lance sa plateforme e-santé SARA-data

    Collecter les données patients des études cliniques SARA afin de combiner des données hautement standardisées provenant d’études cliniques avec des mesures de paramètres de santé au quotidien, c’est l’objectif de la plateforme d’e-santé, SARA-data dont la mise en place a été annoncée le 11 octobre 2016 par la société de biotechnologie Biophytis. Cette dernière est spécialisée dans le développement de candidats médicaments pour traiter les maladies du vieillissement.

    Cette plateforme permettra d’évaluer l’efficacité du premier représentant d’une nouvelle classe de candidat médicament de traitement de la sarcopénie, dystrophie musculaire liée à l’âge et caractérisée par une perte de masse et de force musculaire, entraînant une perte de mobilité chez les seniors.

    Une plate-forme de données cliniques

    Cette plate-forme permet de collecter, à partir de toutes les sources disponibles et en temps réel, des données cliniques issues d’essais, et plus particulièrement de l’étude SARA-OBS, elle comprend :

    • Electronic Case Report Form (e-CRF) et l’Electronic Patient-Reported Outcomes (e-PRO, cahier d’observation et résultats déclarés par les patients), outils facilitant la mise en place d’une gestion plus fiable, plus rapide et plus économique des données collectées, par rapport au recueil de questionnaires papier standards
    • Un portail internet permettant aux seniors de remplir les e-PRO à distance depuis leur domicile
    • Les données provenant de la bio-imagerie et les résultats bio-analytiques, dont les biomarqueurs, seront stockées pour d’éventuelles recherches complémentaires
    • L’enregistrement en continu de l’activité physique spontanée, via un accéléromètre connecté

    Bluecompanion partenaire du développement de SARA-data

    La start-up européenne innovante dans le domaine de la e-santé, Bluecompanion a été sélectionnée par Biophytis pour élaborer cette plate-forme.
    Le CEO de Biophytis, Stanislas Veillet explique ce choix : « Avec Bluecompanion, nous avons conçu SARA-data de façon à enregistrer, intégrer et rendre disponibles sur la même plate-forme digitale différents types de données-sources : questionnaires patients, mesures et enregistrements d’activité physique, et images DXA, combinées aux mesures cliniques standards ».

  • Cancer du sein : la plateforme ESME (Unicancer) rassemble les données de 14 000 patientes

    « Centraliser les données des dossiers patients, pharmaceutiques, médicaux et administratifs, PMSI », c’est ce qui permet à la plateforme ESME de disposer en octobre 2016 les données de plus de 14 000 patientes traitées pour un cancer du sein métastatique prises en charge dans un CLCC entre 2008 et 2013 (données centralisées chez AZ Network, hébergeur agréé de données de santé). Il s’agit de la source européenne d’information la plus importante dans ce domaine.

    Alors que pour la 23ème année consécutive en France, la campagne de lutte contre le cancer du sein « Octobre Rose » est organisée du 1er octobre 2016 au 15 novembre 2016, HTI fait le point sur les apports du programme ESME lancé par Unicancer.

    Le programme ESME a été développé grâce au soutien financier de trois premiers partenaires industriels: Pierre Fabre, Pfizer et Roche. D’ici 2019, les données de 30 000 patientes prises en charge jusqu’en 2018 seront collectées.

    « Le programme ESME (Épidémio-Stratégie  MédicoÉconomique) né sous l’impulsion de R&D UNICANCER, constitue la plus grande plateforme de données de vie réelle sur les patients traités pour un cancer en France. Il s’agit d’une avancée unique pour mieux comprendre les stratégies thérapeutiques et évaluer l’utilisation des traitements dans les cancers. Contrairement aux essais cliniques randomisés, ESMÉ s’intéresse à l’ensemble des patients traités pour un cancer du sein métastatique. Le suivi des patients par les médecins est personnalisé et n’est donc pas standardisé comme dans un essai clinique », souligne Mathieu Robain, directeur du programme ESME.

    L’extension de ce programme au cancer de l’ovaire et au cancer du poumon est actuellement à l’étude.

    Décrire la réalité de la prise en charge

    Lancé en 2014, le programme ESMÉ de R&D UNICANCER marque une nouvelle façon de faire de la recherche sur les cancers à partir du recueil et du traitement de données.

    Le programme ESMÉ, Épidémiologie et Stratégie MédicoÉconomique, met à disposition des chercheurs et cliniciens des informations cliniques issues de la pratique courante reportées dans les dossiers médicaux et extraites des bases de données de l’ensemble des CLCC (chacun des centres contributeurs n’ayant accés qu’aux données qu’il a lui même fournies).

    Ces données sont centralisées après retour systématique au dossier médical par des attachés de recherche clinique spécifiquement formés. Il n’y a aucune création de nouvelles données, mais uniquement une structuration des données pour permettre de décrire la réalité de la prise en charge des patients et évaluer l’impact des stratégies thérapeutiques dans le traitement du cancer.

    Des données multi-sources

    Les données anonymisées sont issues des sources médicales disponibles dans les établissements (dossiers patients, pharmaceutiques, médicaux et administratifs, PMSI…). Elles apportent des informations sur l’histoire et les caractéristiques de la maladie cancéreuse, sur sa prise en charge médicale et sur les événements cliniques au cours de la prise en charge (progression, décès…).

    Exhaustivité, qualité, indépendance

    La centralisation des données s’appuie sur trois caractéristiques majeures: une sélection exhaustive des patients à partir d’une méthodologie « multi-sources », une démarche qualité avec un processus de validation poussée, ainsi qu’une totale indépendance dans la mise en œuvre et dans l’exploitation des données. Afin de garantir l’impartialité du programme, les partenaires industriels peuvent demander des analyses spécifiques, mais n’ont aucun accès aux données. Une fois cette demande acceptée par le comité scientifique, R&D UNICANCER prépare le plan d’analyse statistique, réalise l’analyse avec le soutien des experts des CLCC puis adresse un rapport avec l’ensemble des analyses effectuées. Les données sont présentées sous forme agrégée, sans information individuelle. À côté du comité scientifique présidé par le Dr David Pérol, un comité de déontologie est chargé de la prévention des conflits d’intérêts. En plus de la nécessaire autorisation de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés), un Comité de Protection de la Personne (CPP) a été officiellement informé de cette initiative.

    Une volonté d’ouverture aux chercheurs

    La plateforme de données se destine également à la recherche académique. Chaque Centre accède librement à ses propres données. Pour accéder à la base globale, un projet doit être déposé au Comité scientifique. À ce jour, 23 projets émanant des Centres ont été présentés. Les chercheurs académiques dont le projet a été validé disposent d’un accès individuel sécurisé aux données pour réaliser l’analyse.

  • Les réseaux sociaux pourraient faciliter la pharmacovigilance (Académie nationale de Pharmacie)

    Les réseaux sociaux pourraient rapidement devenir des outils de promotion, de rapprochement, de partage, appliqués à la santé, et plus particulièrement en pharmacovigilance.

    C’est la conclusion de la séance thématique de l’Académie nationale de Pharmacie organisée le 12 octobre 2016 à la faculté Paris Descartes sur le thème: « Réseaux sociaux, un nouvel outil de pharmacovigilance ? ».

    Cinq projets ayant pour objectif de rechercher et analyser des EI rapportés par les patients dans les réseaux sociaux ont été présentés lors de cette séance:

    – Vigi4MED, financé par l’ANSM et présenté par Cédric Bousquet, Pharmacien, INSERM St-Etienne, Coordinateur du projet.

    – ADR-PRISM, financé par le Fond Unique inter-ministrériel et présenté par Mr Schuck, président de Kappa Santé.

    –  Le projet pilote SANOFI présenté par le Dr Stéphanie TCHERNY-LESSENOT, Responsable de l’unité pharmco-épidémiologie, pharmacovigilance globale et épidémiologie, Sanofi.

    – Web RADR, présenté par Mr Houÿez, Directeur de l’Information et de l’Accès aux Traitements (Director of Treatment Information and Access), Eurordis, membre du groupe de travail « Patients and consumers » de EMA.

    – Le projet RENALOO, présenté par le Dr Evelyne PIERRON, Médecin, Consultant Pharmacovigilance, Conseil d‘Administration de RENALOO.

    Un avantage évident des réseaux sociaux est qu’ils pourraient rapidement devenir des outils de promotion, de rapprochement, de partage, appliqués à la santé, et plus particulièrement en pharmacovigilance. Ils pourraient être une solution complémentaire de la déclaration à la BNPV qui rebute nombre de patients.

    Une sous-notification des effets indésirables

    Alain Saint-Pierre, docteur et membre de l’Académie nationale de Pharmacie, indique que malgré plusieurs dispositifs réglementaires, il existe une réelle sous notification des EI.
    Selon l’ANSM, l’origine des déclarants est constituée à :

    • 65 % par des médecins spécialistes
    • 20 % de pharmaciens
    • 8 % de médecins généralistes
    • 5 % par des non professionnels de santé, c’est-à-dire les patients.

    Ceci se confirme au niveau européen : l’EMA indique un nombre total de notifications d’1 228 342, le pourcentage relatif aux déclarations patients étant de 4 %. Sur les réseaux sociaux l’information est bien plus disponible mais de moindre qualité, contrairement aux notifications réalisées sur la BNPV sur laquelle il y a peu d’information, mais fiable.

    Surabondance de données sur les réseaux sociaux

    Sur les réseaux sociaux l’information est bien plus disponible mais de moindre qualité, contrairement aux notifications réalisées sur la BNPV sur laquelle il y a peu d’information, mais fiable.

    A titre d’exemple, Doctissimo héberge 5 millions de messages rien que sur le cancer. L’anonymat, la recherche d’informations, de soutien, de partage, incitent les patients à davantage se confier sur les réseaux sociaux plutôt que sur la BNPV.

    Si bien que l’EMA a déjà mis en place une ébauche réglementaire pour encadrer ce qui pourrait constituer des données « exploitables » en pharmacovigilance. Les titulaires d’AMM ont certaines obligations quant à leurs supports numériques :

    • Les bonnes pratiques de PV européennes prévoient déjà dans certaines circonstances la déclaration d’EI potentiels détectés sur internet ou médias numériques
    • Les titulaires d’AMM doivent régulièrement rechercher les EI potentiels sur internet ou les médias numérique sous leur responsabilité pour une éventuelle déclaration
    • Les médias numériques sont considérés comme dépendant du titulaire de l’AMM s’ils appartiennent, sont financés ou contrôlés par lui
    • Si le titulaire de l’AMM est au courant d’une notification d’un EI potentiel sur un média numérique non sponsorisé par lui, cette notification doit être évaluée pour savoir si elle doit faire l’objet d’une notification aux autorités.

    Le défi du traitement des informations recueillies sur les réseaux sociaux réside dans le fait de traduire en langage médical ce qui ne l’est pas. Puis de répertorier tous les EI, ce qui constitue un problème de temps.

    Réseaux sociaux et pharmacovigilance: les 5 projets présentés

    Faire redescendre l’information vers les professionnels

    Le président de l’Académie nationale de Pharmacie, Claude Monneret, a conclu cette séance en résumant les trois informations importantes qu’il avait lui-même retenues :

    • Les réseaux sociaux pourraient permettre de renforcer la PV par croisement des données, si des précautions sont instaurées.
    • Il est nécessaire de faire « redescendre » l’information vers les professionnels et favoriser le partage des données entre eux.
    • Les réseaux sociaux devraient pouvoir participer à l’amélioration de l’éducation thérapeutique des patients.