Cyber

  • La relation de soins à l’épreuve de l’IA : enjeux éthiques et perspectives (22/11/19, Gironde)

    « L’intelligence artificielle bouleverse les repères dans le soin : quels en sont les enjeux éthiques et les perspectives ? » Telle est la problématique du colloque organisé le 22 novembre 2019 à Pessac, en Gironde, par l’Espace de réflexion éthique de Nouvelle-Aquitaine (Erena) et le CFPPS, centre de formation continue du CHU de Bordeaux.

    « L’évolution rapide des technosciences et notamment les progrès dans le secteur de l’intelligence artificielle bouleversent les repères classiques dans le domaine du soin, contextualisent les organisateurs. Ils offrent des perspectives nouvelles en matière de santé mais constituent aussi un véritable défi pour les autorités sanitaires en termes de sécurité et de qualité et imposent un devoir de lucidité sur les enjeux et les risques. Le questionnement éthique peut ainsi se placer à différents niveaux : individuel, institutionnel, législatif, sociétal et politique. »

    Le bulletin d’inscription, téléchargeable via ce lien (fin de document), est à retourner avant le 20 novembre 2019 au CFPPS par email, fax ou courrier (coût par participant : 70 euros, gratuit pour les étudiants).

    Contact pour les inscriptions :
    CFPPS – Alexandra Urbain
    tél : 05 57 65 65 86 – Fax : 05 57 65 63 87
    Email : alexandra.urbain@chu-bordeaux.fr

    Programme

    Matin

    Après-midi

    Intervenants :

    • Laurence Devillers, professeur en intelligence artificielle ;
    • Anne-Laure Boch, neurochirurgienne, docteur en philosophie ;
    • Marie-José Del Volgo, directeur de recherches en psychopathologie et praticien hospitalier ;
    • Nelly Le Reun, médecin gériatre ;
    • Clément Goehrs, médecin en santé publique ;
    • Lucile Dupuy, docteur en sciences cognitives et ergonomie des interfaces ;
    • Bernard Nordlinger, professeur d »université-praticien hospitalier, chirurgien spécialiste des cancers digestifs.

    Conditions d’inscription (places limitées)

    • Montant de l’inscription : 70 € (repas compris) ; gratuit pour les étudiants
    • Pour les agents hors CHU de Bordeaux : retourner le bulletin d’inscription avant le 20 novembre 2019 au CFPPS par mail, fax ou courrier ;
    • Pour les agents CHU de Bordeaux : transmettre le bulletin d’inscription de formation habituel par voie hiérarchique avant le 20 novembre 2019

    Cette journée peut faire l’objet d’une prise en charge au titre de la formation continue.

  • Chine : Ping An Good Doctor va déployer ses cabinets virtuels dans la région autonome du Guangxi

    Ping An Good Doctor, la principale plateforme de santé numérique chinoise, signe un accord de coopération stratégique avec le comité chinois du conseil de la promotion du commerce international, en collaboration avec le gouvernement de Zhuang du Guangxi, afin de créer une plateforme web de santé dans le Guangxi, une région autonome de la République populaire de Chine située dans le sud du pays.

    Cette initiative est déployée en réponse aux exigences présentées dans la note relative à l’émission des avis directeurs visant à encourager le développement de la distribution de médicaments au détail (pour la mise en œuvre d’un essai) promulguée en juillet 2019 par la Guangxi Medical Products Administration, l’agence de réglementation des médicaments et des dispositifs médicaux. Dans ce cadre, Ping An Good Doctor va promouvoir de manière proactive ses « One-minute Clinics » (cabinets virtuels) dans le Guangxi, tout en développant activement le modèle dit « Internet + Drug Circulation » (« circulation de médicaments + internet ») dans chaque ville et village rural de la région.

    Seront également mises en œuvre des mesures pilotes visant à installer dans la région des distributeurs automatiques de médicaments dans les grands lieux publics et les collectivités éloignées pour répondre aux besoins des consommateurs en termes de médicaments.

    Plus de 100 types de médicaments en vente libre dans les « One-minute Clinics »

    Chaque « One-minute Clinic » comprend une salle de diagnostic indépendante et une armoire à pharmacie intelligente, dans lesquelles plus de 100 types de médicaments en vente libre sont stockés à basse température, ce qui permet aux patients d’avoir accès 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, et depuis n’importe quel endroit, à des consultations médicales ainsi qu’à des services leur permettant de mieux gérer leur santé et d’achat de médicaments.

    Un développement des hôpitaux numériques

    Avec le soutien du gouvernement de la région autonome et des autorités compétentes, Ping An Good Doctor construira également des hôpitaux physiques centrés sur le numérique dans le Guangxi. Dans ce cadre, la société partagera son expérience en matière de fonctionnement des établissements numériques et coopérera avec les hôpitaux physiques locaux du Guangxi pour construire de nouveaux hôpitaux numériques.

    Ping An Good Doctor multiplie les opérations depuis quelques mois

    • En août 2019, Ping An Good Doctor a lancé son service de médecin privé en Chine. Par le biais de cette offre, il fournira aux utilisateurs des services médicaux complets, tels que des consultations en ligne accessibles 24h/24 et 7j /7, des consultations de deuxième cycle avec des médecins de renom ainsi que des services de gestion de la maladie.
    • Par ailleurs, l’entreprise a conclu en juillet une coopération stratégique avec près de 50 hôpitaux chinois afin de développer conjointement un nouveau modèle d’hôpital numérique.

    Objectif : installer des « One-minute Clinics » dans un maximum de lieux publics

    L’objectif de Ping An Good Doctor est d’installer dans un avenir proche des « One-minute Clinics » dans les entreprises, les grandes communautés, les chaînes de pharmacies, les points de service des autoroutes, les campus universitaires, à l’entrée et à la sortie des stations de métro et de train à grande vitesse ainsi que dans d’autres lieux publics du Guangxi.

    Une extension vers l’ASEAN

    Seule province en Chine à la frontière de l’ASEAN, le Guangxi multiplie les efforts pour développer les industries centrales, le domaine de la santé constituant le principal secteur de développement et attirant les investissements commerciaux. La coopération de Ping An Good Doctor avec le gouvernement du Guangxi va ainsi permettre à la société d’étendre sa présence en ASEAN.

  • Le fonds de dotation Janssen Horizon lance un nouvel AAP « IA et maladies » (deadline : 29/11/2019)

    Janssen Horizon, un fonds de dotation dédié à l’innovation en santé, lance un appel à projets (AAP) sur la thématique suivante : « Apport de l’intelligence artificielle dans les domaines de la neurologie, de la psychiatrie, de l’oncologie, des maladies infectieuses et des maladies auto-immunes (de la recherche académique à la recherche préclinique) ».

    Les dossiers de candidature doivent être envoyés par voie électronique sur le site du fonds, accessible via ce lien, avant le 29 novembre 2019 à 13 heures.

    En dehors de l’étude des candidatures spontanées, Janssen Horizon lance 2 AAP par an pour soutenir des jeunes chercheurs* basés en France. Les montants des dotations vont de 50 000 à 150 000 euros répartis sur 2 à 3 ans.

    En 2017, un premier appel à projets sur le thème « intelligence artificielle et maladies » a permis de soutenir les projets de 3 jeunes chercheurs à hauteur de 450 000 euros, rappelle le fonds dans un communiqué publié le 11 octobre 2019.

    Cadre de l’appel à projets :

    Cet appel à projets (AAP) répondra à des travaux de recherche translationnelle ou dans le domaine des sciences humaines et sociales dans les 5 domaines transversaux ci-dessous et dans les 4 domaines thérapeutiques suivants :

    • maladies infectieuses ;
    • oncologie et hémopathies malignes ;
    • maladies auto-immunes ;
    • maladies neurodégénératives.

    Les 5 grands domaines de recherche identifiés dans le cadre de cet AAP : 

    • big data et médecine de précision intégrant des données biologiques et cliniques ;
    • identification de nouvelles cibles thérapeutiques ou de biomarqueurs prédictifs grâce à une meilleure connaissance de la physiopathologie des maladies ;
    • evidence based medicine permettant de mieux répondre aux besoins des patients ;
    • modélisation de systèmes experts d’aide au diagnostic précoce par exemple dans les maladies neurodégénératives telle que la maladie d’Alzheimer ;
    • analyse des données du web en santé permettant l’analyse fine d’une grande quantité de données de santé.

    Conditions d’inscription :

    • tout dossier déposé doit répondre à la charte des candidats commune aux appels à projets et aux candidatures spontanées (ci-contre) ;
    • le dossier doit faire entre 20 pages (minimum) et 25 pages (maximum) ;
    • la candidature doit être en lien avec la thématique de l’appel à projet ;
    • la recherche doit être menée en France et par de jeunes chercheurs ;
    • le dossier de candidature est à remplir de manière intégrale et une lettre de soutien d’un mentor doit y être jointe ;
    • cet AAP porte sur des projets dont la durée doit être comprise entre 24 et 36 mois ;
    • une dérogation d’une année par congés de maternité, congés parental, congés longue maladie sera accordée ;
    • le porteur de projet s’engage à fournir une attestation sur l’honneur détaillant les financements obtenus et/ou sollicités, l’identité des financeurs sollicités ainsi que les montants.

    Critères majeurs de sélection et d’évaluation des dossiers :

    • l’innovation ;
    • la faisabilité ;
    • le besoin médical important ;
    • la réputation de l’équipe projet ;
    • la méthodologie.

    « Le comité se réserve le droit d’ajouter d’autres critères en cours d’évaluation », précise sur son site web Janssen Horizon.

    Procédure de sélection des projets :

    • chaque dossier de candidature complet et répondant à l’intérêt général poursuivi par Janssen Horizon sera soumis, par l’équipe de suivi des appels à projet du fonds de dotation, pour avis au conseil scientifique ;
    • en cas d’avis favorable du conseil scientifique, le porteur sera invité à fournir un protocole de recherche, un calendrier détaillé de l’avancée des travaux de recherche et un budget détaillé ;
    • l’avis du conseil scientifique sera transmis au conseil d’administration qui se réunira pour prononcer d’un éventuel financement.
  • Nouvel organigramme de Medicen : le domaine « santé numérique » présidé par Carlos Jaime (InterSystems)

    Le pôle de compétitivité Medicen Paris Region, annonce une nouvelle configuration de ses domaines d’activités ctratégiques (DAS) « pour relever les défis de la compétition internationale des innovations en santé ». Le pôle s’organise désormais autour de 5 secteurs stratégiques : le diagnostic biologique, l’imagerie, les biothérapies et molécules, la santé numérique et les techno-thérapies. 

    Le DAS « Santé Numérique » est présidé par Carlos Jaime, directeur général d’InterSystems France.

    La nouvelle organisation « reflète le décloisonnement indispensable entre cliniciens et ingénieurs, entre académiques et industriels », souligne Medicen dans un communiqué daté du 10 octobre 2019. Stéphane Roques, délégué général du pôle de compétitivité, fait part de sa conviction que « la santé de demain est interdisciplinaire ».

    Le nouveau DAS techno-thérapies a été créé pour accompagner « les innovations technologiques appliquées au traitement du patient [et] intégrées à l’acte de soin ». Agathe Arlotti, responsable de l’équipe innovation santé à Medicen cite les implants, l’impression 3D, les exosquelettes, la robotique ou encore les nanoparticules.

    Les leaders d’opinion en santé » placés à la tête des DAS se réuniront plusieurs fois par an pour identifier des sujets d’innovation transversaux », annonce le pôle, qui précise que « leur prochaine rencontre abordera notamment le bloc opératoire du futur et les enjeux du point-of-care.

    Le nouvel organigramme de Medicen

    Les dirigeants des DAS sont les suivants :

    DAS « Santé Numérique »

    • Présidence : Carlos Jaime, Directeur Général, InterSystems France
    • Vice-Présidence : Philippe Gesnouin, Responsable du Transfert Technologique dans les Sciences de la Vie et la Santé, Direction du Transfert et de l’Innovation, Inria.

    DAS « Diagnostic biologique »

    • Présidence : Jérôme Sallette, Directeur de l’Innovation & du Développement, Cerba Healthcare
    • Vice-présidence : Pr Patrice Debré, Laboratoire d’immunologie cellulaire et tissulaire, hôpital Pitié-Salpêtrière, (AP-HP).

    DAS « Biothérapies et Molécules »

    • Présidence : Hugues Dolgos, Directeur adjoint Biopharmacie, Servier
    • Vice-présidence :
      • Pr Jérôme Larghero, Directeur du Département de Biothérapies et du Centre Meary de Thérapie Cellulaire et Génique de l’AP-HP, Hôpital Saint-Louis (AP-HP)
      • Dr Jean-Louis Pinquier, Consultant en développement clinique précoce et médecine translationnelle, ex-directeur adjoint du département de Pharmacologie Clinique et Exploratoire à Sanofi.

    DAS « R&D Imagerie »

    • Présidence : François Kotian, Ingénieur en chef, GE Healthcare
    • Vice-présidence :
      • Pr Guy Frija, Radiologue, Université Paris Descartes / ESR
      • Pr Alain Luciani, Imagerie Médicale, GHU Henri Mondor, Université Paris Est Créteil, AP-HP
      • Pr Valérie Vilgrain, Chef de service de l’Imagerie Médicale, Hôpital Beaujon, AP-HP

    DAS « Techno-thérapies »

    • Présidence : Antoine Groheux, Responsable innovation Medtronic France
    • Vice-présidence :
      • Pr Eric Vicaut, Responsable de l’unité de recherche clinique du Groupe Hospitalier Saint-Louis Lariboisière Fernand-Widal et du Centre du Dispositif Médical (CEDM)
      • Dr Jean-Marc Collombet, chef de l’unité « Biothérapie Ostéo-Articulaire », Institut de Recherche Biomédicale des Armées (IRBA)
  • Société française de santé digitale : 12ème congrès de la télémédecine, les 3-4/12/2019 à Paris

    La Société française de santé digitale – SFSD (ex Société française de télémédecine-SFTéléméd et FormaticSanté) organise son 12ème congrès de la télémédecine les 3 et 4 décembre 2019 au centre de conférence New Cap Event à Paris.
    Cette nouvelle édition sera consacrée à la pratique de la télémédecine – plus d’un après l’entrée dans le droit commun de la téléconsultation – , à la formation des acteurs de santé ainsi qu’aux outils déployés, avec une attention notamment portée sur le développement de l’IA.

    Les tables rondes porteront sur la question de la pratique de la télémédecine et seront organisées sous l’angle de la multi-professionnalité, intégrant le regard du médecin, du pharmacien, du soignant, du chercheur, des tutelles, du juriste et du spécialiste en sciences humaines et sociales. 

    Les inscriptions (tarifs préférentiels pour les adhérents) sont à réaliser via ce lien.

    Pour une demande de partenariat, contacter Laurent Wippern (laurent.wippern@care-insight.fr), de la société Care Insight.

    À noter : le 8 octobre, la Société française de télémédecine (SFTéléméd) et FormaticSanté se sont unis pour créer la Société française de santé digitale (SFSD). La nouvelle organisation est présidée par le Pr Nathalie Salles, qui était déjà à la tête de la SFTéléméd, et ce depuis décembre 2018.

    Programme

    Mardi 3 décembre

    Mercredi 4 décembre

  • Invitation H&TI Morning : Swedish health data strategy, le health data hub suédois (23/10/19)

    H&TI a le plaisir de vous inviter à une matinale dédiée à la data en Suède le 23 octobre 2019 au 103, rue de Grenelle à Paris de 10 heures à midi. Après la session portant sur le plan santé digitale du NHS, nous avons le plaisir de recevoir M. Lars Lindsköld, senior advisor healthcare à l’AI Innovation of Sweden, pilote du « health data hub » (HDH) suédois et auteur de AI and Machine Learning for Decision Support in Healthcare, édité en 2018.

    Il présentera notamment la stratégie mise en place pour centraliser les données, ainsi que les aspects techniques et les modes de financements des projets suédois et définira les clés de succès de la mise en œuvre. Nous nous interrogerons sur la transférabilité de ce modèle au moment où le HDH français va naître.
    Les échanges auront lieu en anglais.

    Pour vous inscrire, merci d’envoyer un mail à Azeline.martino@care-insight.fr.

  • AAC sur les démarches innovantes des établissements pour faciliter le virage ambulatoire (ARS PDL)

    L’ARS Pays de la Loire (PDL) souhaite faire la promotion des démarches innovantes menées dans les établissements de santé pour faciliter le virage ambulatoire. Dans ce cadre, elle lance un appel à candidatures (AAC) à destination des établissements de la région (enveloppe de 250 000 euros).

    Axe fort de la stratégie nationale de santé, le virage ambulatoire est un élément structurant dans la transformation du système de santé : l’agence souhaite accompagner les hôpitaux dans ce processus de transformation de l’offre. Un des objectifs pour l’ARS Pays de la Loire est de pouvoir capitaliser et diffuser des bonnes pratiques aux autres établissements par un retour d’expérience formalisé.

    Le dossier de candidature, accessible via ce lien, doit être déposé uniquement par voie électronique au plus tard le 27 octobre 2019 à l’adresse suivante : ars-pdl-dosa-aes@ars.sante.fr. Des précisions complémentaires pourront être sollicitées par messagerie auprès du Dr Philippe Bagman, jusqu’au 20 octobre, à l’adresse suivante : philippe.bargman@ars.sante.fr.

    Les résultats seront adressés au porteur du projet par email à la mi-novembre.

    Périmètre de l’appel à candidatures

    Pourront être sélectionnés les établissements de santé des Pays de la Loire qui :

    • sont autorisés pour l’activité de médecine en hospitalisation complète et partielle ;
    • sont dotés d’un plateau technique et d’équipes médicales dans différentes spécialités hors cancérologie, suffisamment étoffées pour développer ou créer ce mode de prise en charge alternatif à l’hospitalisation complète.

    Ils devront réaliser au préalable :

    • un diagnostic préalable où ils décrivent, par spécialité médicale ou par pathologie, les finalités de recours aux soins dans les parcours des patients et identifient les séjours programmés réalisables en hôpital de jour ;
    • une activité de médecine suffisamment importante en volume pour que le développement des prises en charge en hôpital de jour permette à terme une adaptation de l’offre en hospitalisation complète (séjours de médecine d’au moins une nuit hors activité interventionnelle, hors CMD 14, 15, 28 et 90, quels que soient les modes d’entrée/sortie).

    Modalités de dépôt des candidatures et contacts

    Le dossier de candidature doit comporter :

    • un dossier de candidature ;
    • une lettre d’engagement signée conjointement par le directeur et le président de CME

  • THINK TANK : Le Cercle des décideurs numérique et santé reçoit Olivier Clatz – 15/10/19

    Le Cercle des décideurs Numérique & Santé reçoit M. Olivier Clatz, directeur du grand défi « Comment améliorer les diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle ? », nommé en mars 2019 par le Conseil de l’innovation.

    Olivier Clatz est le co-fondateur et l’ancien patron de la société Therapixel, spécialiste de l’interprétation des mammographies par réseaux de neurones. L’objectif à atteindre dans le cadre de ses nouvelles fonctions « est bien déterminé » selon lui : c’est « un environnement dans lequel on a des données bien structurées et accessibles dès la production », « dans lequel les porteurs de projets peuvent expérimenter, se déployer facilement », a-t-il déclaré dans le cadre d’un entretien accord à Health & Tech Intelligence après sa nomination. L’enjeu pour lui est de  trouver une mise en œuvre pertinente « opérationnelle et technique ».

    Au cours de ce dîner seront notamment abordées les avancées du futur Health Data Hub, visant à faciliter l’accès et la structuration des données de santé à échelle nationale.

    Rappel : Afin de « faire de la France une puissance de premier plan dans le domaine de l’innovation de rupture », le ministère de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation a recruté 2 directeurs de programme en charge de la mise en œuvre des grands défis fixés par le Conseil de l’innovation.

    Leur mission consiste à faire aboutir les grands défis liés à l’IA visant à améliorer le diagnostic médical par l’IA ou à sécuriser et fiabiliser l’IA, en proposant une démarche à suivre et en sélectionnant des équipes en charge de mettre en œuvre le défi.

    Les deux directeurs sont placés sous l’autorité du Premier ministre, au Secrétariat général pour l’investissement (SGPI).

    Le directeur du grand défi « Comment sécuriser, certifier et fiabiliser les systèmes qui ont recours à l’intelligence artificielle ? » est Julien Chiaroni.

  • USA : Donald Trump signe un décret pour améliorer l’accès des seniors à la télésanté et aux DM

    « Rationaliser les processus d’homologation pour que les produits innovants, notamment « les dispositifs médicaux révolutionnaires » et les « avancées en matière de télésanté et de technologies similaires », soient commercialisés plus rapidement » mais aussi « correctement remboursés et largement disponibles ». C’est l’objectif assigné par Donald Trump à son secrétaire à la Santé, Alex Azar, dans un décret présidentiel (executive order) signé le 3 octobre 2019 au Sharon L. Morse Performing Arts Center dans la localité de The Villages en Floride, qui abrite une forte communauté de retraités. Le président en campagne pour sa réélection a ainsi affirmé sa volonté de « protéger et [d’]améliorer Medicare pour les aînés ».

    Dans le texte en question, Donald Trump demande à Alex Azar d’engager d’ici à un an des actions réglementaires concernant Medicare Advantage, la branche de ce programme d’État en direction des personnes âgées qui est confiée à des compagnies d’assurance privées. Il s’agira plus précisément, selon le décret, de réduire au minimum les délais et le nombre d’étapes entre l’homologation d’une innovation par la FDA et la décision de la rembourser prise par les centres de gestion du système Medicare, les CMS (Centers for Medicare & Medicaid Services). Dans le cadre de cette mission, il est également prévu de « clarifier l’application des critères de remboursement », notamment les éléments de preuve qui les fondent, et de coordonner les processus d’évaluation parallèles de la FDA et des CMS.

  • Cnam : une transformation numérique « bien engagée » mais à « amplifier » (Cour des comptes)

    « La transformation numérique de la relation de service des caisses de sécurité sociale avec les assurés est bien engagée mais n’a pas bouleversé leurs rapports habituels avec ces derniers. » C’est ce qu’affirme la Cour des Comptes dans son rapport annuel sur « l’application des lois de financement de la Sécurité sociale », publié le 8 octobre 2019. Après une enquête réalisée auprès des caisses nationales et de 9 caisses locales, la haute juridiction relève que les démarches en ligne « demeurent souvent lourdes et complexes » et que les gains d’efficience liés au numérique sont souvent « limités aux fonctions d’accueil ». Elle demande d’engager « une stratégie plus active » afin d’exploiter « l’ensemble des potentialités du numérique ».
     
    La Cour des Comptes demande aux caisses de simplifier les démarches des assurés :
    • « en généralisant les formalités réalisables sur leurs espaces personnels des sites Caf.fr, Ameli.fr et Lassuranceretraite.fr » ;
    • « en proposant des téléservices communs aux branches pour déclarer les événements de la vie (grossesse, naissance, séparation, départ à la retraite, perte d’un conjoint) ;
    • en développant les téléservices utilisant France Connect, « par lequel les assurés autorisent le recueil et l’utilisation de leurs données individuelles auprès des administrations qui en sont à l’origine ».

    La Cour recommande de fixer aux branches du régime général de Sécurité sociale « des objectifs nouveaux ou plus ambitieux de qualité du service rendu aux assurés », en matière notamment :
    • de « qualité des réponses apportées aux appels téléphoniques et aux courriels »;
    • de « développement d’échanges à distance sur rendez-vous » ;
    • d’ « accompagnement à l’utilisation des outils numériques de la sphère sociale » (ministère chargé de la Sécurité sociale, caisses nationales) ;

    Des avancées indéniables

    Le Cour des comptes salue dans son rapport la « place croissante des téléservices » dans l’offre des caisses du régime général, qui couvrent déjà « la demande de prestations, la simulation de droits, la gestion du dossier de l’assure, le suivi des démarches engagées et la messagerie ». Elle souligne que « fin 2018, on dénombrait près de 29,6 millions de comptes personnels Ameli contre 20 millions fin 2015 » et que « la très forte croissance des connexions a fait du compte personnel numérique le premier mode d’entrée en contact des assurés avec leur caisse ».

    La Cour constate que « les effectifs affectés aux fonctions d’accueil ont notablement diminué dans les trois branches », sous l’effet du développement des téléservices et de la réduction des flux de visites et d’appels téléphoniques, « non seulement en valeur absolue, mais aussi en part relative de leurs effectifs globaux, eux-mêmes en réduction ». La Cnam estime les gains potentiels résultant du développement des téléservices « assurés » a environ 200 ETP (équivalents temps plein) sur la période couverte par la COG (Convention d’objectifs et de gestion) 2018-2022, pour les services suivants : commande de la carte Vitale, délivrance d’une attestation de droit et d’un relevé d’indemnités journalières, et transmission d’une déclaration de ressources.

    Des progrès supplémentaires attendus de MaSanté 2022

    L’offre de téléservices reste cependant « incomplète » selon la Cour : cette dernière regrette que l’offre de service en santé accessible via le compte Ameli soit « encore limitée a la prévention et a des conseils en santé individualisés » mais rappelle qu’elle est appelée à s’enrichir substantiellement dans les années a venir, avec la création de l’ESN (espace numérique de santé personnel) par la loi santé du 24 juillet 2019.

    Il est notamment relevé dans le rapport que dans les 3 branches, « le suivi en ligne des dossiers en cours ne leur permet pas de connaître précisément l’état d’avancement de l’instruction » car l’ancienneté des applications de gestion des prestations « rend difficile la remontée d’informations ».

    Des effets de substitution moindres que prévu

    « L’usage des téléservices progresse à un rythme rapide mais la forte croissance des contacts suggère que les téléservices se sont pour partie juxtaposés plutôt que substitués aux modes traditionnels de contact, commente la Cour des Comptes. Les caisses ne sont pas encore parvenues a orienter les assurés vers les téléservices pour toutes les opérations simples. Si les CPAM disposent d’un système d’information de gestion de la relation-client « intégrant la quasi-totalité des canaux de contacts et un référentiel des motifs de contacts commun aux différents canaux », elles «exploitent encore insuffisamment les potentialités de cet outil », note la haute juridiction.

    La Cour constate que les modes de contact traditionnels (courriers papier, visites aux accueils et appels téléphoniques) « restent très utilisés » même s’ils ont reflué : alors que les feuilles de soins sont actuellement télétransmises à 95 %, les caisses ont reçu en 2018 51,2 millions de feuilles de soins papier (10,5 millions de moins que deux ans plus tôt). Parallèlement, « le téléphone reste le mode de contact préféré pour l’Assurance maladie » et « les visites en accueil sont fréquentes en cas d’enjeu financier », est-il noté dans le rapport.

    La juridiction relève enfin que « la télétransmission des données n’implique pas nécessairement un raccourcissement de leurs délais de traitement, ainsi « le délai pour attribuer la CMU-C est d’environ un mois, que la demande soit adressée par courrier ou télédéclarée ». Elle précise que « dans de nombreux cas », c’est « l’existence de multiples opérations manuelles de traitement des données » qui « explique la longueur de ces délais ».