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  • Données privées : l’Asso médicale australienne va rencontrer le ministre pour lever « toute ambiguïté »

    Le nouveau président de l’Association médicale australienne (AMA), Tony Bartone, a déclaré courant juillet 2018 avoir reçu des engagements écrits du ministre de la Santé, Greg Hunt, et du département de la Santé, assurant que les autorités policières n’auraient pas accès aux données répertoriées dans le dossier de santé numérique national, My Health Record (MyHR), en l’absence d’une ordonnance judiciaire.

    Dans une déclaration publiée en juillet 2018, l’Agence de la santé numérique australienne (ADHA), qui exploite le système MyHR, a déclaré qu’ »aucun document n'[avait] été publié au cours des six dernières années et [qu’]aucun ne sera publié à l’avenir sans une ordonnance du tribunal/du coroner ou d’un ordre similaire ».

    Tony Bartone a indiqué lors d’un événement organisé par le National Press Club (NPC) qu’il avait l’intention d’organiser une rencontre avec le ministre de la Santé, Greg Hunt, pour s’assurer que « toute ambiguïté [sur le sujet] soit levée ». Il a par la suite annoncé que le ministère l’avait contacté « pour organiser une réunion afin de discuter de tous les aspects du déploiement de My Health Record ».

    « La priorité de l’AMA a toujours été de soutenir [MyHR] et ses précurseurs pour les bénéfices cliniques importants qu’il apportera aux médecins, aux patients et au système de santé », a expliqué le président de l’association dans un communiqué publié à la suite de son discours. L’AMA a toujours été protectrice et vigilante quant à la confidentialité de la relation médecin-patient, et elle ne devrait pas être affectée [dans le cadre de l’implémentation du dossier de santé numérique]. Compte tenu du débat public cette semaine [sur les inquiétudes relatives à la création automatique d’un DMP pour tous les Australiens], j’appuie les appels lancés au gouvernement pour qu’il fournisse de solides garanties quant à la sécurité sur le long terme des [données privées recueillies sur] My Health Record. »

    L’opposition suggère la suspension du déploiement de MyHR

    « [Greg Hunt] s’est engagé à dissiper toute ambiguïté apparente dans la législation originale de 2012 avec une réponse qui comble les attentes de l’AMA », a précisé Tony Bartone.

    Le chef de l’opposition, Bill Shorten, a déclaré que, bien qu’il ait soutenu la mise en place de dossiers de santé numériques, le gouvernement fédéral devrait interrompre le développement de My Health Record, du moins provisoirement. « Je pense qu’il serait judicieux de la part du gouvernement de suspendre le déploiement du système [MyHR] jusqu’à ce que toutes les questions de confidentialité soient réellement traitées, a-t-il déclaré à la presse le 25 juillet 2018 (source : Computerworld.com.au). J’ai l’impression qu’ils ont consulté des professionnels de la santé mais que la communauté dans son ensemble ne sait pas qui aura accès [aux] dossiers. »

    My Health Record : aucune divulgation des données autorisée sans mandat

    La semaine du 23 juillet 2018, un article publié par la Bibliothèque du Parlement a fait valoir que l’article 70 de la loi sur l’établissement du système de My Health Record « [représentait] une diminution significative du seuil légal relatif à la divulgation de renseignements médicaux privés aux organismes d’application de la loi ».

    « À l’heure actuelle, à moins qu’un patient ne consente à la divulgation de ses dossiers médicaux ou que sa divulgation ne soit requise pour satisfaire aux obligations de signalement d’un médecin (par exemple en cas de suspicion d’abus sexuel sur un enfant), les organismes d’application de la loi peuvent seulement accéder aux dossiers d’une personne par l’intermédiaire de son docteur et avec un mandat, une citation à comparaître ou une ordonnance de cour », précise l’article.

    État de la législation sur la divulgation des données à un organisme d’application de la loi

    En vertu de l’article 70 de la loi sur My Health Record (My Health Records Act 2012), l’ADHA, en tant qu’opérateur du système MyHR, est autorisée à divulguer des données à un organisme d’application de la loi s’il « croit » que cette divulgation est « raisonnablement nécessaire » pour :

    • « la prévention, la détection, l’investigation, la poursuite ou la répression des infractions pénales, des violations d’une loi imposant une sanction ou des infractions à une loi prescrite » ;
    • « l’application des lois relatives à la confiscation des produits du crime » ;
    • « la préservation des recettes publiques » ;
    • « la prévention, la détection, la réparation d’un acte sérieusement répréhensible ou prescrit [ou l’investigation relative à cet acte] » ;
    • «la préparation ou la conduite d’une procédure devant une cour ou un tribunal, ou l’exécution des ordonnances d’une cour ou d’un tribunal».

    L’article spécifie que l’Agence de la santé numérique australienne a déclaré que sa politique d’exploitation des données exigeait l’utilisation d’un mandat pour permettre la divulgation d’informations alors que la législation nationale ne l’impose pas.

    Le Parti travailliste demande une prolongation de la période permettant de se retirer de MyHR

    Au cours de la semaine du 23 juillet 2018, Catherine King, porte-parole sur les questions de santé du Parti travailliste (Labor), a demandé une prolongation de la période de trois mois au cours de laquelle les citoyens australiens peuvent se retirer du système My health Record (opt-out option). Ceux qui ne manifestent pas leur volonté de retrait du système auront un dossier à leur nom automatiquement créé.

  • Aurélien Rousseau succède à Christophe Devys au poste de directeur général de l’ARS Île-de-France

    Dans un décret daté du 25 juillet 2018, le Président de la République, Emmanuel Macron, sur le rapport du Premier ministre, Édouard Philippe, et de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé la nomination de Aurélien Rousseau, maître des requêtes au Conseil d’État, au poste de directeur général de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France. Il prendra ses fonctions le 3 septembre 2018.

    « Le Premier ministre et la ministre des Solidarités et de la Santé sont responsables, chacun en ce qui le concerne, de l’application du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française », indique le texte.

    Aurélien Rousseau succèdera à Christophe Devys, qui avait été nommé à ce poste en 2015 après avoir été secrétaire général du Conseil d’État (2007-2012) et chargé de la direction du cabinet du directeur général de l’AP-HP. Il devrait réintégrer le Conseil d’État lorsqu’il aura pris congé de ses nouvelles fonctions.

    Né en 1976 à Alès, dans le Gard, Aurélien Rousseau a commencé sa carrière en tant que professeur d’histoire-géographie en Seine-Saint-Denis avant d’assurer le rôle de directeur du cabinet de l’adjoint au maire de Paris (Bertrand Delanoë) chargé du projet métropolitain, de 2001 à 2006. Après avoir été diplômé de l’École nationale d’administration (Ena, promotion Willy-Brandt), il a intégré le Conseil d’État en 2009. Auditeur puis maître des requêtes, son poste actuel, au sein de l’institution publique, il enseigne en parallèle à Sciences Po Paris et à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

    En 2012, Aurélien Rousseau est nommé directeur adjoint du cabinet du maire de Paris Bertrand Delanoë ; en 2014, il devient secrétaire général adjoint en charge de la mise en place de la métropole du Grand-Paris ainsi que du pôle espace public et logement.
    En octobre 2015, il est nommé à Matignon en tant que directeur adjoint du cabinet et conseiller social du Premier ministre, alors Manuel Valls. Il conserve le même rôle auprès du successeur de Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, en décembre 2016, fonction qu’il assurera jusqu’au départ de ce dernier en avril 2017. En mars 2017, il remplace Christophe Beaux à la Monnaie de Paris, se retrouvant ainsi P.-D.G. de l’établissement.

    Par ailleurs, en mars 2018, Aurélien Rousseau s’est vu confier par la ministre des Solidarités et de la Santé le pilotage d’un groupe de travail « ressources humaines et formation » pour établir une stratégie de la transformation du système de santé français.

  • Former à la e-santé : nouvelles formations et initiatives pédagogiques en santé numérique

    En 2018, on assiste à une multiplication des formations spécialisées en e-santé.

    Quelques semaines avant la rentée universitaire 2018-2019, Health & Tech Intelligence propose dans le dossier « Nouvelles formations et initiatives pédagogiques en e-santé » (lien ci-contre), un retour sur quelques exemples de cursus innovants ou d’actions de promotion de l’enseignement en santé numérique.

    Ce dossier est articulé en 3 axes.
    D’abord, quelques exemples de nouvelles formations en santé numérique créées par des Universités françaises sont exposés. Il s’agit en particulier de formations diplômantes telles que des masters ou des diplômes universitaires (DU) dont les enseignement sont dispensés à Caen, Lille, Bordeaux ou Paris.
    Puis, des initiatives émanant d’organismes privés français tels que des groupements d’écoles d’ingénieurs privées et des organismes proposant des formations à distance de type MOOC sont citées. 
    Enfin, afin de replacer ces créations françaises dans le contexte international, quelques exemples d’actions étrangères sont rappelés.

  • Deep tech : 75 M € levés par le PSL Innovation Fund de l’université PSL et Elaia Partners

    Lors d’une conférence de presse organisée le 29 juin 2018 à l’Institut Pierre-Gilles de Gennes (Paris), la société de capital investissement Elaia Partners a annoncé la première clôture du PSL Innovation Fund, un nouveau fonds lancé en septembre 2017 avec l’université française de recherche Paris-Sciences-et-Lettres (PSL).

    S’élevant à 75 millions d’euros et d’ores et déjà opérationnel, il permettra de financer les chercheurs et inventeurs du réseau PSL pour les aider à transformer leurs idées en start-ups prometteuses.

    Ce fonds sera souscrit par le Fonds national d’amorçage 2 (FNA 2), géré par Bpifrance pour le compte de l’État, mais aussi par BNP Paribas, le groupe industriel Naval Group, FamilleC, holding familiale du groupe Clarins, la MGEN et la société de capital risque KPN Ventures.

    Géré par Elaia Partners, le PSL Innovation Fund vise à déployer une stratégie d’investissement early stage (création) multisectorielle dans les domaines d’excellence de l’université PSL, en particulier les sciences de la vie, l’ingénierie biomédicale, l’intelligence artificielle, les technologies digitales, l’énergie et l’environnement ainsi que les matériaux.

    « Une étape majeure pour l’innovation et l’entrepreneuriat à PSL »

    Le fonds soutiendra les start-ups, de l’amorçage technologique et pré-amorçage, afin de les aider à déployer des innovations de rupture deep tech, et renforcera la collaboration entre divers professionnels du secteur et les porteurs de projets dès la phase de développement des solutions dans les laboratoires et jusqu’à leur intégration à échelle internationale.

    « Le déploiement de PSL Innovation Fund marque une étape majeure pour l’innovation et l’entrepreneuriat à PSL, a déclaré Alain Fuchs, président de Paris-Sciences-et-Lettres. Les plus belles startups de nos chercheurs, maturées par les équipes de transfert technologique du périmètre, puis financées par Elaia Partners via ce fonds, auront un impact décuplé et deviendront les champions de demain. »

    Un réseau de professionnels expérimentés

    La levée de fonds réunit l’université PSL, considérée comme l’une des meilleures universités françaises dans plusieurs classements internationaux, Bpifrance et des grandes entreprises issues des secteurs des sciences de la vie, de l’assurance mais aussi industriel, de la banque ainsi que du numérique et des télécoms. Les start-ups pourront bénéficier de ce vaste réseau de professionnels pour déployer leurs solutions en bénéficiant de l’expérience de professionnels chevronnés.

    « Après la révolution issue des innovations d’usage créée par les plateformes digitales, les deep tech constituent le nouvel horizon de croissance sur lequel la France peut capitaliser », a commenté Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance.

    Renforcement de l’équipe Elaia Partners

    Pour déployer ce fonds, l’équipe d’Elaia Partners s’est étoffée. Anne-Sophie Carrese, associée d’Elaia Partners en charge des investissements en transfert de technologie, est rejointe par Franck Lescure, associé en charge du secteur des sciences de la vie, et par Cédric Favier, directeur d’investissement.

  • 1,5 million de dossiers de santé piratés dans la plus importante cyberattaque menée à Singapour

    Le système de santé de Singapour a récemment été victime de la plus importante cyberattaque jamais perpétrée à son encontre, a annoncé le 20 juillet 2018 le gouvernement de la cité-État. Des hackers ont volé les informations personnelles d’environ 1,5 million de personnes, dont celles du Premier ministre Lee Hsien Loong.

    Cette attaque qualifiée de « délibérée, ciblée et bien planifiée » a visé les patients ayant effectué un séjour dans des cliniques entre le 1er mai 2015 et le 4 juillet 2018, a précisé le ministère de la Santé dans un communiqué.

    « Ce n’était pas le travail de hackers occasionnels ou de gangs criminels », a-t-il ajouté, expliquant que les hackers avaient ciblé leur attaque sur des données concernant le Premier ministre et en particulier les médicaments qui lui avaient été prescrits en ambulatoire.

    « Nous n’avons pas trouvé de preuve d’une violation similaire dans les autres systèmes informatiques de santé publique », ont déclaré l’Agence gouvernementale de sécurité cybernétique (CSA) et l’agence de santé IHiS. « Dès sa découverte, la brèche a été immédiatement réparée, empêchant une nouvelle exfiltration illégale ».

    Cette faille survient quelques jours après que les Australiens aient eu l’opportunité de se retirer de la base de données de santé nationale du gouvernement fédéral, My Health Record, replaçant au premier plan les préoccupations concernant la protection des informations patients.

    Le hackeur serait un acteur étatique

    Les hackers ont posté l’image d’un masque de Guy Fawkes, symbole du mouvement hacktiviste Anonymous, sur le site du Premier ministre avec le commentaire : « C’est super d’être Singapourien aujourd’hui ».

    Les autorités ont refusé de commenter l’identité des pirates, citant la « sécurité opérationnelle », mais des experts ont expliqué à l’AFP que la complexité de l’attaque et sa focalisation sur des personnes de renom comme le Premier ministre indiquaient que le hackeur devait être un acteur étatique.

    Entre-temps, un rapport de police a été établi le 12 juillet 2018. Des enquêtes sont en cours.

    Les professionnels de santé « temporairement interdits d’utiliser des ordinateurs »

    Les employés de SingHealth, le plus grand groupe d’établissements de santé de Singapour, sont temporairement interdits d’utiliser des ordinateurs professionnels. « [Les pirates] ont d’énormes ressources et n’abandonnent jamais », a justifié l’organisation.

    « La violation des données de santé décrit une nouvelle réalité. Nous ne pouvons pas revenir aux dossiers papier, a déclaré Olli Jarva, consultant en gestion pour le groupe Integrity Software du développeur de logiciels Synopsys (source : Personaltechmd.com). Compte tenu de la nature de cette attaque, il est difficile de dire exactement quelle [sera] l’issue de l’opération, surtout quand les attaquants ne se sont pas identifiés. »

    Wong Onn Chee, directeur de la technologie au sein de la société de sécurité Resolvo Systems – l’un des experts majeurs en matière de fuite d’informations en Asie -, a souligné que lorsqu’il était question de cybersécurité, « ce n’est pas une question de si, mais de quand ».

    Protection des données de santé : une préoccupation centrale aussi en Asie

    L’attaque survenue à Singapour s’est produite alors que la privatisation des données personnelles fait l’objet d’un débat mouvementé en Australie.

    Les Australiens ont eu la possibilité, pendant trois mois, de choisir de ne pas figurer dans la base de données de santé nationale, My Health Record : le gouvernement fédéral crée automatiquement pour chaque citoyen un dossier de santé numérique à moins qu’il n’exprime explicitement sa volonté de ne pas faire partie du système ( “opt out” model).

    Cette décision a suscité de vives discussions entre les professionnels de santé, les organismes de santé mentale, les défenseurs de la vie privée et les professionnels de la sécurité informatique.

    “opt out” model : faciliter l’accès aux informations de santé…

    Les responsables de My Health Record ont promis de centraliser les dossiers de santé, permettant aux différents professionnels de santé du pays d’accéder plus facilement à toutes les données des patients et donc, potentiellement, de sauver davantage de vies (possibilité d’alerter les médecins en cas d’allergies ou d’antécédents médicaux majeurs…).

    …au dépens de leur privatisation ?

    Cependant, de nombreux d’individus redoutent des abus. Parmi les inquiétudes centrales des patients figure la crainte de ne pouvoir sortir du système. Par exemple, si certains parents décident d’ouvrir un dossier de santé numérique pour leurs enfants, celui-ci peut être annulé lorsque les enfants grandissent mais il ne peut pas être supprimé, le gouvernement ayant spécifié que le dossier serait conservé pendant trente ans après la mort du patient concerné. Cependant, après son annulation, le dossier sera inaccessible aux professionnels de la santé, assurent les autorités.

  • L’université de Lille lance un master « data science pour la santé »

    Après l’annonce, le 13 juin 2018, du lancement du master « data science pour la santé », l’université de Lille et plus précisément la faculté d’ingénierie et de management de la santé (ILIS), a achevé le 17 juillet 2018 la réception des dossiers de candidatures à cette nouvelle formation.

    L’ILIS, partenaire de Polytech’ Lille et soutenue par de grandes organisations du secteur biologie-santé, accueillera ses premiers étudiants à la rentrée universitaire 2018 dans l’objectif de les former en deux ans à devenir des data scientists, soit des experts en sciences des données. 

    Ce type de professionnels, encore peu nombreux, est très recherché, notamment dans le domaine de la santé. Polyvalents, les health data scientists sont doués d’une compétence triple : maîtrise de l’ingénierie des données, de l’analyse de problématiques concernant la santé ou le système de santé et de la gestion de projets centrés sur les données de santé éventuellement à même d’aider la prise de décision clinique, médicale, industrielle ou de santé publique. La révolution numérique s’accompagnant d’une accumulation exponentielle du nombre de données de santé, ces spécialistes ont pour rôle de contribuer à l’exploitation de ces informations au bénéfice de la recherche, de la santé publique et de l’innovation industrielle.

    La première promotion de ce master comptera des étudiants titulaires d’une licence en sciences pour la santé, en biologie, en mathématiques, en informatique ou en physique-chimie ou de tout autre diplôme relatif à la santé ou au traitement des données.

    Des informations complémentaires concernant ce master sont disponibles via le lien ci-contre.

  • TIC Santé Meeting : une soirée sur la e-santé et le maintien à domicile le 20/09/2018 à Talence

    Le prochain TIC Santé Meeting aura lieu le jeudi 20 septembre 2018 à 18 heures à l’Institut de formation en soins infirmiers de la Maison de santé protestante de Bordeaux-Bagatelle (MSPB), situé dans la commune de Talence (Gironde). Cette rencontre sera centrée sur les thématiques de la e-santé et du maintien à domicile et sera organisée par le Cluster TIC Santé Nouvelle-Aquitaine. 

    Les personnes souhaitant participer à l’événement doivent s’inscrire sur le site officiel (lien ci-contre).

    18h00 :

    Accueil

    18h30 : 

    Mot d’introduction

    Participant : Christian Fillatreau, président du Cluster TIC Santé Nouvelle-Aquitaine

    18h40 :

    Mot d’introduction

    Participant : Guénolé Jan, directeur du pôle « social, médico-social et formation » de la Maison de santé protestante de Bordeaux-Bagatelle (MSPB). 

    18h50 :

    Présentation des enjeux du maintien à domicile

    Participant  : Frédéric Piant du Conseil Gestion Formation en Dispositifs Médicaux (CGPDM)

    19h00 :

    Présentation de projets

    • MSPB : DomCare, une équipe urgence nuit et une équipe de soutien aux aidants à domicile ;
    • AVAD : NTIC et prestations de santé à domicile ;
    • Home-Assist : des services personnalisés et évolutifs selon le niveau d’autonomie ;
    • Ta vie Téléassistance : des formules de téléassistance ;
    • Orence : la dématérialisation simplifiée de gestion des informations entre prestataires de dispositifs médicaux et services d’hospitalisation à domicile et de maintien à domicile.

    20h00 :

    Cocktail

  • La UK Space Agency et NHS England investissent 4,5M€ pour exploiter la technologie spatiale en santé

    L’Agence spatiale britannique UK Space Agency a lancé début juillet 2018 une initiative conjointe de 4 millions de livres sterling (4,5 M€) avec le NHS England afin de réorienter la technologie spatiale vers le domaine de la santé.

    La somme investie est dédiée aux innovateurs chargés de démontrer comment la technologie initialement conçue pour le secteur spatial, telle que l’exploration et les communications par satellite, pourrait être utilisée dans l’optique d’améliorer les traitements et les soins au sein du NHS.

    Jusqu’à quatre applications seront retenues et recevront un financement de l’Agence spatiale britannique pour nécessaire à leur développements, avec le soutien du NHS England et de l’Agence spatiale européenne (ESA).

    NHS : 4 défis à relever

    Simon Stevens, directeur général de NHS England, a mis en avant les quatre défis à relever dans son discours de juin 2018 à l’occasion de la conférence de la confédération du NHS :

    • la gestion des conditions à long terme ;
    • le diagnostic précoce du cancer ;
    • la satisfaction des besoins en santé mentale ;
    • la transformation des services de soins primaires.

    Technologies spatiales et secteur de la santé : les projets se multiplient

    Les précédentes initiatives visant à adapter les technologies spatiales à des applications médicales comprennent notamment :

    • le développement d’une pilule dotée d’une micro caméra qui peut être avalée par les patients pour diagnostiquer les problèmes intestinaux ;
    • des pantoufles contenant des capteurs GPS pour faciliter le suivi des personnes atteintes de démence ;
    • des camionnettes mobiles de dépistage du cancer du sein qui utilisent la technologie financée par l’Agence spatiale britannique pour renvoyer les images capturées aux centres d’évaluation ;
    • une application pour aider à prévenir le cancer de la peau ;
    • un moniteur portable basé sur un équipement gyroscopique inspiré par le programme spatial américain afin de mieux prévenir les chutes chez les personnes âgées.

    Les dernières initiatives majeures entreprises en Europe et en France

    • Europe : Un appel à projets, intitulé « Cross4Health » et financé par le programme européen Horizon 2020, s’est clôturé le 16 mai 2018.
      Il s’adressait aux start-ups spécialisées dans les secteurs de l’aérospatial ou de l’énergie et dont les technologies pouvaient être transposées au domaine des dispositifs médicaux et des biotechnologies ou être traduites en solutions numériques (TIC) pour la santé.
    • France : Un partenariat stratégique entre Lyonbiopôle, pôle de compétitivité santé basé à Lyon, et le Centre national d’études spatiales (CNES), a été officiellement lancé le 29 mars 2018.
      Objectif : « Permettre aux acteurs de la santé « terrestre » de bénéficier des résultats de la recherche médicale spatiale mais aussi d’imaginer des passerelles réciproques ».

    « Le spatial pourrait accompagner par exemple la transformation numérique en santé, en contribuant à faciliter l’accès à une santé pour tous, accélérant la R&D et participant à l’amélioration de l’offre de soins, expliquait en avril à H&TI Christophe Cizeron, président de Lyonbiopôle. Les vols habités nécessitent également de relever d’autres défis en santé pour limiter les effets de la microgravité, du confinement et des radiations sur le corps humain. Les recherches et solutions dans ce domaine peuvent avoir des retombées pour des applications sur terre dans la lutte contre le vieillissement et de nombreuses pathologies ! »

  • Soins à domicile : une prise en charge améliorée grâce à l’HAD et des SSIAD conjoints

    Les personnes âgées de plus de 60 ans malades ou en perte d’autonomie, les personnes handicapées et les personnes atteintes d’une maladie chronique bénéficiant de l’intervention d’un SSIAD ou d’un SPASAD peuvent conjointement bénéficier, si besoin est, depuis le 1er juin 2018 d’une prise en charge dans le cadre d’une HAD, relaie le Portail national d’information pour l’autonomie des personnes âgées et l’accompagnement de leurs proches le 19 juillet 2018.

    Des soins coordonnés par des acteurs dont les actions étaient exclusives jusqu’à récemment pour un maintien au domicile prolongé de la personne, des complications évitées dues au déplacement à l’hôpital et des soins surs, tels sont les objectifs poursuivis par le nouveau dispositif.

    Les conditions devant être réunies pour la mise en place des services conjoints

    Selon le ministère des Solidarités et de la Santé, les 3 critères suivants doivent être satisfaits :

    • le SSIAD qui suit le patient a signé une convention avec un établissement d’HAD pour organiser les modalités de prise en charge ;
    • le patient bénéficie à son domicile des soins de l’équipe d’un SSIAD ou d’un SPASAD depuis au moins 7 jours consécutifs OU le patient revient à son domicile après une hospitalisation avec hébergement, et avait été pris en charge par un SSIAD ou un SPASAD pendant au moins 7 jours consécutifs avant cette hospitalisation et conserve sa place dans le SSIAD ou le SPASAD à sa sortie d’hôpital ;
    • le médecin (traitant, hospitalier ou au choix) prescrit au patient une hospitalisation à domicile.

    Afin d’être guidés dans leur décision d’orientation des patients, les médecins prescripteurs sont invités à utiliser l’outil Adop’had.

    Textes réglementaires instaurant l’intervention conjointe SSIAD-SPASAD-HAD

    • Instruction N° DGOS/R4/DGCS/3A/2018/136 du 4 juin 2018 relative à l’articulation entre les SSIAD-SPASAD et les établissements d’HAD pour assurer la prise en charge continue du patient à son domicile
    • Décret n° 2018-430 du 1er juin 2018 prévoyant les conditions d’admission et les modalités de prise en charge conjointe des patients par un établissement d’hospitalisation à domicile et un service de soins infirmiers à domicile ou un service polyvalent d’aide et de soins à domicile
    • Arrêté du 1er juin 2018 fixant la durée de la prise en charge minimale par le service de soins infirmiers à domicile ou le service polyvalent d’aide et de soins à domicile permettant une intervention conjointe avec un établissement d’hospitalisation à domicile
    • Décret n° 2018-271 du 13 avril 2018 relatif à l’intervention des établissements d’hospitalisation à domicile auprès des personnes bénéficiant de prestations réalisées par un service de soins infirmiers à domicile ou un service polyvalent d’aide et de soins à domicile

    L’instruction du 4 juin 2018 détaille les modalités de coordination entre les SSIAD ou SPASAD et les établissements d’HAD dans l’objectif d’assurer la continuité, la qualité et la sécurité de la prise en charge des patients à leur domicile :

    • elle explicite le périmètre, les modalités de mise en œuvre et de facturation ;
    • elle fixe les conditions de l’évaluation de l’intervention conjointe d’un SSIAD ou d’un SPASAD avec un établissement d’hospitalisation à domicile ;
    • elle inclut en annexe une proposition de modèle de convention de partenariat entre les deux types de structures et un modèle de fiche de liaison entre les établissements.

    Les Modèle de convention et de fiche de liaison à destination des équipes de SSIAD / SPASAD ou d’un établissement d’HAD sont disponibles au téléchargement via les liens ci-contre.

    Un parcours continu possible grâce au nouveau dispositif

    Les avantages que présente le dispositif sont les suivants :

    • donner accès à des soins hospitaliers adaptés à une personne en la maintenant à domicile ;
    • maintenir une partie des professionnels du SSIAD avec lesquels la personne a établi des liens privilégiés dans un contexte de santé détériorée ;
    • garantir une prise en charge effectuée par des professionnels disposant d’une bonne connaissance de la situation et intervenant de manière coordonnée.

    L’intervention des équipes de l’hospitalisation à domicile complète les services dispensés par les équipes du SSIAD ou du SPASAD en fonction des besoins pontuels liés à l’évolution de l’état de santé de la personne.

    La personne prise en charge est maintenue dans un environnement sécurisant tout en bénéficiant de soins continus et sûrs.

  • CHU de Tours : une conciergerie pour améliorer l’expérience patient et le quotidien des soignants

    Le CHU de Tours a ouvert le 28 juin 2018 un service de conciergerie pour les patients, leurs proches et les professionnels de l’établissement afin d’améliorer le séjour des usagers et simplifier le quotidien de ses employés.

    Conçu par la start-up française Happytal, le dispositif va être instauré sur les sites de Bretonneau (ouverture le 28 juin 2018) et de Trousseau (ouverture le 29 juin 2018), où deux comptoirs seront à disposition des utilisateurs.

    L’initiative s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la politique d’amélioration du confort hôtelier entreprise par le CHU de Tours.

    De manière générale, l’offre élaborée  par Happytal vise à améliorer le confort du patient avant, pendant et après (retour à son domicile) sa prise en charge à l’hôpital. Ainsi, l’usager peut, par exemple, remplir sa préadmission en ligne, signer les accords de prise en charge et accéder à différents services de conciergerie pendant son séjour hospitalier.

    Selon Pierre Lassarat, co-fondateur de la société, l’ensemble des dispositifs proposés par son entreprise permet d’économiser environ 700 000 euros net par hôpital (source : APMnews).

    Services proposés par la conciergerie du CHU de Tours :

    • accès à une trousse d’hygiène ;
    • alimentation ;
    • aide à domicile ;
    • coiffure ;
    • esthétique ;
    • réflexologie ;
    • pressing ;
    • presse et livres ;
    • jeux ;
    • garde d’enfants et d’animaux.

    La particularité de l’offre établie par le CHU de Tours est que « l’établissement a fait le choix de ne pas financer cette prestation par les recettes des chambres particulières », précise le centre hospitalier dans un communiqué.

    Les avantages des services Happytal pour les hôpitaux

    Happytal aide les établissements de soins :

    • à améliorer la qualité de vie de leurs employés ;

    « Nous commençons à aller sur des prestations destinées aux agents hospitaliers (food truck, relais colis, pressing). Nous réfléchissons aussi à l’attractivité des hôpitaux ; [nous envisageons] de travailler avec des mairies pour proposer des guides de la ville aux agents hospitaliers qui viennent d’emménager et des prestations pour faciliter l’emménagement. » (Pierre Lassarat, APMnews)

    • à optimiser leur gestion, en particulier sur l’utilisation des chambres individuelles (facturées plus chères aux patients que les autres chambres), et la facturation : le dispositif d’Happytal permet de recueillir les demandes signées de chambre particulière, de gérer de manière prévisionnelle les lits et les placements en chambre individuelle.

    « Nous aidons les hôpitaux à répertorier les chambres individuelles, c’est bénéfique pour le patient en termes de confort et de réduction du risque de maladie nosocomiale, et aussi pour l’hôpital qui facture un supplément. À l’aide d’un algorithme, [nous faisons] des recommandations aux hôpitaux vis-à-vis de l’utilisation des chambres individuelles. » (Pierre Lassarat, APMnews)

    Selon le cofondateur de la société, tous ces services permettent aux hôpitaux d’économiser 1 million d’euros par an, soit 700 000 euros net par établissement.

    « Nous créons des ponts ville-hôpital »

    « 700 prestataires locaux travaillent avec nous (coiffeur, boulanger, fleuriste, etc.), a détaillé Pierre Lassarat. Nous créons des ponts ville-hôpital, pour le patient, mais aussi entre les patients et les prestataires de proximité qui ne sont pas armés pour collaborer avec des hôpitaux. Nous facilitons donc la relation entre ces prestataires locaux et les hôpitaux. Ces ponts bénéficient au le patient, à l’économie locale et à nous-mêmes car nous avons trouvé un modèle de développement pérenne et stable sur les territoires. »

    Happytal entend servir 300 hôpitaux publics et 400 institutions privées d’ici 2021

    • Prestataire français de services et de conciergerie, Happytal a déployé ses services dans 57 établissements publics de santé et 4 Ehpad depuis sa création en 2013.
    • Elle envisage de servir 300 hôpitaux publics et 400 institutions privées d’ici 2021 « mais sur un modèle un peu différent », a déclaré Pierre Lassarat, co-fondateur de l’entreprise, lors d’une interview réalisée début juillet par APMnews. « Nous souhaitons vendre nos outils en mode SaaS à des structures privées, qui opéreraient les solutions avec leurs propres salariés. »
    • La société souhaite également se développer à l’étranger. Elle a récemment ouvert ses services au CHU Saint-Pierre, à Bruxelles, et vise un déploiement plus large en Europe en 2019, puis à échelle internationale en 2021.

    Une croissance de 200 % entre 2015 et 2016

    Happytal a enregistré une croissance de 200 % entre 2015 et 2016 puis de 100 % entre 2016 et 2017.

    En 2015, l’entreprise a été sélectionnée par le Resah pour la mise en place d’une prestation de services de type « conciergerie d’hôpital ». En 2016, elle a conclu un accord-cadre avec l’UniHA pour intégrer son catalogue.